#CamPuS24 : Le temps des parlementaires
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bienvenue dans cette plainère des parlementaires euh vous le savez depuis la dernière université d'été le campus 2023 on a eu un de sacrés de sacrés changements euh dans le groupe des sénateurs des parlementaires européens et de nos députés à l'Assemblée nationale euh nos groupes ont considérablement amplifié donc c'est une c'est une excellente nouvelle d'avoir d'avoir pu à ce point-là faire de bons résultats donc on a beaucoup plus de de parlementaires à présenter encore que l'an dernier à cette plinière des parlementaires l'idée de cette plinière est donc de vous permettre de présenter le travail qui est mené dans ces trois assemblées par les socialistes euh les cultures de chacune de ces assemblées et vous présenter aussi une partie des travaux que qui sont mené dans vos assemblées respectives et qui qui sont vos priorités pour les Français dans la perspective notamment du budget 2025 c'est-à-dire la fiscalité la santé le logement et la bifurcation écologique euh pour commencer nous avons la chance d'avoir les présidentes et présidents de nos trois groupes parlementaire donc je laisse tout de suite la parole à Nora Mbarek et Raphaël gluxman coprésident de la délégation de la gauche social écologiste au Parlement européen merci merci à vous tous merci Nina permettez-moi d'abord de saluer l'ensemble des parlementaires européens qui sont là dans la salle nous sommes 13 et euh ils sont tous là et merci d'être là vous dire d'abord l'immense plaisir que nous avons avec Raphaël mais moi je serais beaucoup plus brève que lui c'est bien ça notre complémentarité c'est de vous dire qu'il y a un an on était là dans cette même salle où on lançait les élections européennes à avec la conviction qui était la nottre que il fallait avoir un projet enthousiasm un cap clair et surtout une force militante que vous avez représenté vous nous avez accueilli partout depuis septembre dernier on a fait plus de 400 déplacements en métropole et en areem et pour ça et pour ce projet et cette campagne merci à vous on est donc arrivé au Parlement européen il faut le dire le lendemain d'un score extraordinaire qu'on ne qu'onattendait pas même si on a vu que la dynamique de campagne était de notre côté mais avec l'annonce folle d'Emmanuel Macron de la dissolution de l'Assemblée nationale cette victoire en tout cas du projet européen de la campagne qu'on a porté de ce projet enthousiastme est passé un peu sous les radars et on n' pas eu l'occasion en tout cas comme il se doit de revenir vers vous pour vous dire que nous le 10 nous étions au travail au au Parlement européen et que entre le 10 juin et le 27 juillet où on a terminé la session parlementaire et bien nous avons essayé de porter auprès à la fois du groupe socialistes et démocrates mais aussi de la Commission européenne et de la prés de la Commission européenne V deren des thèmes que nous avons pu porter pendant la campagne européenne qui a été la notre bien sûr la poursuite du Green Deal bien sûr le plan de réindustrialisation verte du continent mais aussi euh évidemment des politique publi de protection et on y reviendra tout à l'heure sur la partie thématique autour des services publics de la santé et du logement mais aussi la conviction que nous avons que l'Europe est la réponse à la bifurcation écolog logique qui nous attend qui est déjà là et la réponse pour construire une défense européenne en fait on n' pas eu l'Europe honteuse et du coup elle a été victorieuse au lendemain des élections elle a tellement été victorieuse Queen fait on a pu cranter en revenant à 13 dans le groupe socialiste et démocrate qui ne nous aura pas échappé n'a pas été le premier groupe qui est sorti des urnes du du peuple européen puisque ça a été la droite malgré tout le groupe socialiste et démocrate reste le second groupe du Parlement européen et dans ce groupe-là on a tout de suite élu nos présidents et vice-présidents de groupe et donc nous tenons à saluer évidemment votre nom et remercier encore Christophe Clergeot pour cette campagne interne qui a permis que aujourd'hui la France les socialistes français soi reconnu au groupe et que Christophe soit élu euh 2e vice-président et ensuite en interne du Parlement parce qu'on avait fait une campagne qui tournait autour des ressources propres de la fiscalité qu'on avait pu cranter ce sujet à la fois au niveau français avec le travail d'Aurore lalque et puis d' l'Assemblée nationale et du Sénat déjà pendant la campagne autour de taxes riches mais aussi parce que nous savons que l'élaboration du budget de l'ensemble d'ailleurs du budget européen des budgets nationaux et plus singulièrement si tentz qu'on y arrive un budget national français méritaer des ressources propres avec un vraie débat autour de l'économie et quelle fierté euh de récupérer après pervanche pierres la présidence de la commission ECON autour d'Aurore et derrière Aurore Laluc et là aussi euh félicitations à Aurore et puis on a marqué notre intérêt pour vous le savez pendant la campagne électorale d'avoir une réponse autour de des questions d'agriculture mais finalement plus largement de santé alimentaire de souveraineté alimentaire et donc pour le coup on a pu récupérer la vice-présidence de la commission culture gérée évidemment par la droite par Éric ser Jacomo et donc merci à lui aussi de cette campagne interne qui va nous permettre de cranter des sujets agricoles au Parlement européen et puis je ne peux que dire notre fierté d'avoir eu aussi la vice-présidence de la commission culture la commission culture était une commission prisée par l'extrême droite il faut s'en souvenir donc on a pu faire et faire jou jou le bouclier sanitaire qui est le notre au Parlement européen et donc la la présidence culture n'est plus dans les mains de l'extrême droite et surtout on a une vice-présidente culture autour de Emma rafovic qui va donc pouvoir porter l'exception français au niveau européen et puis je finirai par le poste de coordinateur de la commission budget qui est un important parce qu'il est celui qui va déterminer la ligne des socialistes et démocrates européens mais aussi le rapport de force qui qui est notre arme au niveau budgétaire pour répondre aux enjeux de demain à Jean-Marc Germain que j'excuse puisqu'il est déjà à Bruxelles pour préparer le budget de l'année prochaine donc voilà ça a été les étapes qui ont été notres qui nous a guidé jusque au 26 juillet et puis la rentrée s'annonce avec l'audition des commissaires vous l'avez vu on a un collège de commissaires qui a été rarement aussi peu représenté par le groupe socialiste et démocrate nous n'aurons que quatre socialistes et démocrates dans le collège des commissaires des 27 pays de l'Union et donc on s'apprête à batailler pour venir cranter ce qu'il a été nos sujets européens pour que on puisse retrouver un minimum de réponses européennes à préoccupation de nos concitoyens et je voulais euh en finir par là avoir une campagne enthousiasmante au niveau européen c'est important faire vivre l'Europe dans les territoires c'est important mais ça n'aurait pas pu se passer sans ton talent et donc au nom de tous de l'ensemble des députés européens aujourd'hui élus et je pense au nom de l'ensemble des camarades qui sont dans la salle merci Raphaël et je te passe la parole merci norura vraiment merci et je dois dire d'ailleurs mon honneur et ma fierté de ciriger cette délégation désormais puissante et nombreuse à tes côtés avec toi parce que tu fais un travail absolument extraordinaire au Parlement et je veux aussi vous dire ouais je veux aussi vous dire mon émotion en venant ici vous dire merci merci tout simplement pour ces mois de campagne ensemble on a ensemble montré qu'il y avait un espace politique que l'on pouvait réveiller qu'il y avait dans notre pays des millions de femmes et d'hommes qui étit en attente d'une autre offre politique on a montré que si on se mettait ensemble au travail et qu'on allait ensemble sur les marchés sur les places dans les rues à la sorties des universités ou des usines si on allait ensemble au combat et bien on pouvait redevenir une force dominante de la vie politique française et ça c'est grâce à vous qu'on a pu l'accomplir donc moi la première chose que je veux vous dire c'est tout simplement merci merci de votre courage et de votre mobilisation et si on a réussi à déjouer les pronostics et à imposer notre vision c'est parce qu'on avait comme tu l'as dit un cap clair c'est parce qu'on a été capable de faire reculer à la fois les murs du macronisme et les murs du populisme de gauche on a réussi à montrer que sur notre espace politique avec notre vision du monde de l'Europe et de la démocratie française et bien nous étions capables de remporter des victoires politiques et c'est sur cela que je pense que nous devons bâtir toutes et tous ensemble aujourd'hui le macronisme est fini politiquement fini il reste certes un temps très long de présidence macronienne mais politiquement cet objet là ne fera pas l'avenir et nous avons une opportunité immense en construisant sur ce que nous avons initié au moment des européennes nous avons une opportunité immense d'être l'avenir de la démocratie française et donc nous devons continuer à a travailler ensemble à l'émergence de cette force qui j'en suis certain tant à l'échelle européenne qu'à l'échelle française sera la force qui fera face à l'extrême droite et empêchera le basculement de nos démocraties dans la barbarie alors nous devons absolument avoir confiance dans les principes et dans la méthode que nous avons élaboré ensemble nous devons cesser d'avoir peur notre espace politique notre tradition notre héritage nous pouvons les porter avec fierté et ce que nous avons fait pendant cette campagne des européennes c'est que nous avons montré qu'aucune violence qu'aucune diatribe qu'aucune calomnie ne pouvait nous impressionner et je pense que c'est cet étos là qui doit nous habiter pendant les semaines les mois et les années qui viennent et cela nécessite un travail le travail d'abord que nous allons mener au sein de notre délégation et au sein du groupe social-démocrate à l'échelle européenne pour montrer qu'il y a des conséquences qu'il y a des avancées qui sont rendues possible par votre mobilisation et par la mobilisation des électrices et des électeurs de gauche mais c'est aussi un travail ici en France inlassable si nous avons réussi aux européennes c'est parce que nous avions le projet le plus cohérent et le plus ambitieux c'est parce qu'on pouvait nous prendre sur absolument aucun sujet et bien nous allons ensemble je l'espère faire le même travail en France parce que tout est question de travail et là on un moment c'est pour ça que j'ai hâte d'entendre Boris [Musique] notamment non mais non non mais Patrick aussi évidemment mais celui qui marche sur une terre inconnue et qui a la responsabilité de réinventer à chaque minute sa manière de faire c'est d'abord Boris je veux pas te mettre la pression mais on vit un moment qui est extrêmement plastique de notre histoire et donc il va falloir là qu'on ne se contente pas de répéter les choses qu'on connaît par cœur et les slogans et les postures dont on a l'habitude il va falloir qu'on fasse preuve d'innovation d'inventivité d'agilité intellectuelle et surtout surtout de travail à l'échelle européenne nous savons et nous l'avons développer pendant des mois ce que nous avons à faire imposer la solidarité comme étant un élément constitutif de la démocratie européenne faire en sorte qu'un protectionnisme européen émerge développer les institutions démocratiques européennes faire face à l'offensive de Vladimir Poutine contre les démocraties de notre continent faire en sorte qu'émerge une Europe autonome écologique solidaire et démocratique mais c'est totalement lié avec l'état interne de nos démocraties et la crise que nous traversons aujourd'hui rend à mon avis fondamentale et nécessaire l'échange permanent entre les groupes du Sénat d'abord de l'Assemblée ensuite et du Parlement européen et c'est pour ça que cette session à mon avis est extrêmement intéressante dans ce moment très particulier de la vie française qui n'est absolument jamais arrivé dans l'histoire de la 5e République merci beaucoup maintenant je passe la parole à Patrick caner président du groupe socialiste écologiste et républiain au Sénat merci Nina de te prêter à plusieurs reprises à ce rôle parfois in gr d'animation et de modération de nos groupes de travail tout d'abord je voudrais dire Raphaël fierté qui a été la mienne et de l'ensemble des sénateurs et sénatrices ici présentes d'avoir participé à cette magnifique campagne fierté de de retrouver finalement ce que nous sommes à savoir euh porter des valeurs de tolérance de laïcité des valeurs d'engagement européens qui ont fait que nous avons tangenté les 14 % euh le 9 juin dernier donc je voulais vraiment euh en tout cas au moins au nom de mon groupe je parlerai pas au nom du groupe de de Boris remercier pour nous avoir redonné de la fierté à être socialiste nous ne l'avions pas perdu nous ne l'avions pas perdu cette fierté mais cette campagne nous a donné un boost magnifique et encore une fois merci alors c'est vrai que dans la série des renouvellements que nous avons connu depuis moins d'un an le Sénat a ouvert le bal c'est c le 24 septembre 2024 alors c'est vrai que c'est une élection qui est 24 23 23 23 23 c'est une élection qui est moins médiatique par définition que celle que nous avons connu puisque c'est une élection au suffrage universel indirect les grands électeurs mais elle est forte d'enseignement néanmoins tout d'abord le groupe socialiste est resté le second groupe du Sénat avec 60 sénateurs ce n'est jamais évident face parfois au rouleau compresseur de la droite sénatoriale nous sommes restés le second groupe du Sénat c'est pas neutre parce que par exemple être le premier groupe d'opposition et nous sommes dans l'opposition au gouvernement et à la droite sénatoriale nous avons deux oppositions ça permet par exemple de permettre à Claude renal que je salue d'être le président de la commission des finances ça nous permet d'avoir une relation parfois tendue mais respectée par Gérard Larché président du Sénat à l'égard de ce que nous représentons en tant que tel et ça c'est un élément très important puisque et tout à l'heure on parlera de la culture parlementaire et bien nous avons une existence spécifique dans cette chambre qui s'est rajeunie puisque je tiens à le préciser sur les sénateurs du groupe socialiste qui ont été élus ou réélus en tout cas ceux qui ont été élus pour la première fois les 16 sénatrices et sénateurs qui ont été élus notre moyenne d'âge est de 40 ans ça peut paraître beaucoup pour certains moins pour d'autres et comme nos jeunes sénateurs ont sont un peu fcécieux ils ont dit B vous êtes 64 nous sommes 16 donc nous sommes la génération 1664 voilà je je vois qu'il y a des byologues dans dans la salle mais c'est pas une vraie bière la C64 je connais des bières du Nord qui sont bien plus intéressantes donc nous avons plus que tenu le choc et ça nous permet aussi de garder dans une instance très importante surtout quand il n'y a plus de majorité absolue à l'Assemblée nationale ça nous permet de garder deux sièges à la commission mixte paritaire qui est composée de 14 sièges vous le savez certainement et je tiens à le dire puisque Boris va s'exprimer dans quelques instants j'ai un immense bonheur de savoir que le groupe socialiste est apparenté à l'Assemblée nationale va pouvoir maintenant disposer d'un siège permanent à la commission mixte paritaire et nous serons donc trois présents dans cette commission c'est un bonheur parce que c'est là où les choses se feront dans les conditions et dans la configuration politique que nous connaissons aujourd'hui H a perdu des sièges c'est la première fois depuis deux ou trois trois élections qu'ils perdent des sièges 14 sièges en Mo les centristes sont à peu près au même niveau le groupe proche d'Emmanuel Macron le groupe RDPI dans le jargon sénatorial ce groupe a perdu quelques plumes mais est resté à 22 sénateurs dont la moitié viennent d'outremè et je voudrais en saluant les les ici les collègues militants élu ultramarin je voudrais dire quand même que Emmanuel Macron n'a pas hésité à téléphoner con lui-même à des sénateurs plutôt issus de la gauche pour faire pression sur eux pour qu'ils s'inscrivent au groupe Renaissance à l'Assemblée RDPI chez nous enfin ensemble pour la République maintenant à l'Assemblée et donc c'est vous dire la méthode le moyen utilisé par la macronie en l'espèce j'ai bien entendu Raphaël nous dire la macronie est morte mais bon elle a encore quelques reste je veux dire il faudra vraiment aller jusqu'au bout un point particulier vous le savez il n'y a pas de groupe etfi au Sénat parce qu'il y a pas de sénateur etfi au Sénat et voilà j'ai j'ai noté tout simplement que euh les lesf avaient présenté systématiquement face à nous face à la gauche qui n'était pas rassemblé puisque nous partons chacun sous nos couleurs avait présenté des des candidats qui n'ont pas fait les SCOR suffisants même s'ils ont fait des scorss parfois pour pouvoir être élu au Sénat ça signifie que l'implantation territoriale qui est celle des socialistes en particulier mais aussi des vers aujourd'hui des communistes encore moindre mais quand même existantes cette implantation territoriale est majeure et tout à l'heure nous avons terminé les journées de la fesser sur l'enjeu des municipal de 2026 puisque et je le répète je m'en excuse pour ceux qui m'ont déjà entendu sur le sujet 95 % du corps électoral sénatorial est composé d'élus municipaux c'est un enjeu qui est majeur et en dehors des des afres que nous pourrions connaître à l'Assemblée nationale dans les semaines et mois à venir peut-être même dans un an moins d'un an maintenant et bien cette échéance municipale est majeure cette implantation territoriale fait de nous mes chers camarades la première force politique au sein de la gauche et ceux qui sont ici présents représent 143 députés nationaux et européens c'est la première force politique à gauche dans ce pays alors quels sont les les enjeux qui sont devant nous l'extrême droite c'est le combat de la vie de lutter contre l'ême droite c'est le combat de la vie de Raphaël et de et de nous toutes et nous tous ici l'extrême droite est très peu présente au Sénat député reconquête le sinistre ravier ma chère Nora que tu connais bien et trois élus RN qui sont rentrés cette fois-ci c'est plus que je ne pensais ça signifie que dans les territoires ruraux en particulier là où il y a beaucoup de grands électeurs et bien le RN progresse il y a pas de problème d'immigration il y a pas de problème de pauvreté automatique il a un sentiment de déclassement de relégation sûrement et le RN est en train de progresser après son évolution dans le sud de la France après son évolution terrible dans ma région dans les haut de France et notamment dans le bassin minier le territoire rural et devient maintenant un objectif y compris pour les municipales pour le RN mais ils n'ont pas de groupe ils auraient pu en avoir pour être très clair j'en avais discuté à l'époque avec Bruno rotaillot qui s'en inquiétait euh s'il y avait eu une majorité à l'Assemblée nationale Ren il est évident qu'il y a des sénateurs et qui aurait basculé pour former un groupe un groupe chez nous c'est 10 c'est 15 à l'Assemblée c'est 10 au Sénat ça ne s'est pas fait parce que le résultat est celui qui que vous connaissez aujourd'hui mais nous sommes qu'en surci en répi tant au niveau des chambres ici présentes qu'au niveau national c'est une évidence et ça doit rester notre priorité politique alors pour lutter contre ce mal absolu ce ventre fécond qui être combattu absolument et bien c'est par la justesse et la justice de nos politiques que nous devons essayer de porter finalement l'antidote à ce poison extraordinaire l'Union est bien sûr une partie de cette antidote la question vous connaissez ce la dage est-ce que c'est l'union qui fait la force ou est-ce que c'est la force qui fait l'union je pense qu'il n'y a pas une vérité absolue en la matière mais notre force c'est notre capacité de proposition alors je pourrais vous détailler mais je n'ai pas le temps le bilan de session qui est le nôtre euh j'ai vu que Boris avait ramené le sien d'ailleurs le mien est plus plus épais que le tien mais bon mais vous le retrouverez sur la table des collaborateurs du Sénat que je tiens à saluer du groupe et des sénateurs ici présents encore une fois donc oui on a un bon bilan même si nous sommes dans l'opposition i la gauche rassemblée parce que nous avons beaucoup travaillé avec nos collègues écolo et nos collègues communistes la gauche rassemblée aujourd'hui au cén c'est 98 sénateurs je pourrais y rajouter quelques radicaux de gauche qui sont au groupe dans un groupe différent de des nôtres nous avons travaillé alors je vais pas vous faire une une liste à la prèvert permettez-moi de vous dire que pour moi le combat dans la session précédente qui a été pour nous le peut-être le plus important le plus symbolique ça a été en lien avec l'Assemblée nationale de porter l'inscription de l'IVG dans la Constitution c'était pas un combat gagné d'avance au Sénat c'était pas gagné d'avance on s'est battu voilà je pourrais citer beaucoup de sénateurs et s permettez-moi d'évoquer Laurence sousignol en particulier qui a été notre faire de lance en la matière mais je crois que défendre partout où nous sommes la justice sociale la justice fiscale la justice écologique bien évidemment mais continuer à nous battre sur des combats sociétaux est un élément majeur pour la reconnaissance du peuple de gauche et du peuple tout court de ce que la gauche peut apporter à notre pays et bien je suis fier oui d'être socialiste et d'avoir voté l'inscription de l'IVG dans la Constitution lors du congrès de versaill mais nos combats sont pas terminés je sais pas combien de temps il me reste je termine nos combats sont pas terminé je voudrais vous dire que grâce à Emmanuel Macron le dégoupilleur en chef le caprice vengeur de l'homme vexé le concombre masqué mais c'est pour les anciens ça grâce à Emmanuel Macron entre guillemets nous avions une niche ce qu'on appelle un espace réservé nous avons cinq espaces réservés tout au long de l'année parlementaire on passe 10 textes dans ces espaces réservés deux par Espace nous avions un espace réservé je crois le le le 10 ou le 11 juin patatra il y a eu un événement le 9 juin le concombre masqu fait son œuvre euh cette niche est reportée et je voudrais terminer par là pour vous dire quel type de combat nous allons mener dans la session 2024- 2025 avec les collègues sénatrices et sénateurs ici présents très nombreux et vraiment je les remercie pour leur mobilisation premier élément de cette niche qui aura lieu début octobre parce qu'elle n'est que reportée laamxé scolaire le droit à l'éducation pour tous la capacité capacité de dire simplement que l'enseignement privé ne peut pas être la solution pour permettre à nos enfants d'être bien éduqués dans ce pays et je remercie colombe brossell député sénatrice pardon de Paris qui va porter cette cette niche et puis Rémy Ferraro aussi sénateur de Paris mais c'est pas toujours comme ça je vous rassure euh je vous conforte euh portera un texte sur la contribution des entreprises à l'effort fiscal national qui est absolument nécessaire deux sujets qui montrent que oui la gauche et la droite ce n'est pas la même chose et chez nous le clivage droite gauche au Sénat ça veut dire quelque chose donc pas de confusion de la clarté un cap clair pour nous permettre de continuer à progresser le rééquilibrage est en cours vous le savez bien au sein de la gauche moi je souhaite y prendre avec les groupe au Sénat toute notre part avec l'objectif de redonner non seulement de l'espoir aux Français mais de la fierté dans leur pays je vous remercie merci beaucoup Patrick Boris Valot maintenant président du groupe socialiste et apparenté à l'Assemblée nationale oui en effet c'est c'est moi merci merci beaucoup d'abord dire le plaisir que j'ai être ici avec Patrick avec Nora avec Raphaël qui a montré beaucoup de pugnacité et d'énergie et beaucoup à ses côtés dans la campagne électorale des européennes et qui a en effet tracé un chemin je crois pas que nous ayons les uns et les autres beaucoup manqué de fierté d'être socialiste je crois que c'est ce qui nous a tenu d'une certaine manière souvent debout et c'est ce qui fait que au fond nous sommes des optimiste à la fois de raisons et de et de cœur saluer toutes cette et tous ceux qui sont là c'est heureux de vous voir si nombreux et puis permettez-moi d'abord de commencer par féliciter les députés qui ont été réélus dans des circonstances extrêmement difficiles ils sont 26 députés réélus 40 nouveaux députés et si vous êtes bien capable de faire le décompte 66 c'est plus le nombre des sénateurs mais en proportion on est plus nombreux j'ajoute immédiatement que il manque encore des camarades dans les rangs du groupe socialiste et apparenté et que je ne désespère pas de les voir nous rejoindre d'ici peu parce qu'il manque à nos combats il manque aux grands équilibres que nous essayons de construire dans cette Assemblée nationale et ils sont ils seraiit en tout cas dans le groupe socialiste et apparent chez eux nous avons aussi non seulement des députés mais nous avons aussi des députés qui ont des responsabilités dans les instances de l'Assemblée nationale et je voudrais rapidement en mentionner quelques-unes nous avons au bureau de l'Assemblée nationale Sophie Pantel et Inaki etenis qui ont été l'un des l'autre élu nous avons à la tête d'une commission qui nous tient à cœur parce qu'elle est au fond consubstantielle de ce que nous sommes la commun la commission éducation sport et culture Fatia kelouashi qui est là et puis nous avons la première questure grâce non seulement aux voix qui se sont portées sur elle mais surtout grâce à son talent Christine pireb bon puisquil commence comme ça je voudrais saluer marielette Carlotti Keur du Sénat Sylvie Robert vice-présidente du Sénat c'est pour vous dire qu'on oublie personne naturellement il est il est un peu sous poet il est sympa le concom masqué que j'ai à côté de moi mais il est un peu sous poet je voudrais juste avant d'aller d'aller au fond des des choses en tout cas d'essayer avoir une pensée pour les tous les camarades qui étaient engagés dans cette campagne qui se sont battu avec beaucoup de courage dans des circonscriptions parfois difficiles et je voudrais si vous me autorisez avoir une pensée particulière pour Bertrand petit pour Cécile huntermer et pour ma grande amie Valérie rabau comme vous le savez et comme là aimablement souligné Raphaël me renvoyant aux difficultés présentes et à venir beaucoup de choses ont changé à la faveur de cette élection et pas seulement le fait que je sois obligé de mettre des lunettes pour regarder de près mais vous dire qu'en effet nous sommes élus dans des circonstances particulières dans des circonstances à bien des égards dramatique inquiétante avant même cette dissolution je me souviens que Thomas kenav m'avait dans son bureau dans le H de son bureau pris à part et m'avait dit Boris tu peux le dire on est contre nous notre politique elle marche on est à 7% de chage je lui avais répondu oui mais nous sommes à 40 % d'intention de vote pour le rassemblement national ça veut dire que ça ne marche pas et malheureusement dans les élections européennes en dépit des efforts qui ont été les nôtres nous avons vu progresser le rassemblement national et dans une forme d'inconséquence le président de la République a décidé d'une dissolution dont je crois aucun d'entre nous n'a bien compris le sens ni saisi la part de clarification qu'il en attendait la réalité objective c'est que nous sommes aujourd'hui dans une assemblée nationale qui n'a pas de majorité pas même de majorité relative consistante et qui nous plonge en effet dans un Abî de perplexité et d'inquiétude ce qu'il faut je crois retenir avec vous de cette élection c'est d'abord que les Françaises et les Français ont refusé au rassemblement national à l'extrême droite l'exercice du pouvoir et nous devons je crois ne jamais oublier que nous sommes à leur endroit en dette la seconde leçon que paraît oublier Emmanuel Macron c'est qu'il a été sèchement battu sèchement sanctionné que les Françaises et les Français ont rejeté avec force sa politique mais peut-être plus encore la façon dont il a fait la de la politique et que le choix de la dissolution était sans aucun doute l'acmé de cette pratique solitaire du pouvoir celui qui avait été élu en 2017 sur la promesse d'écouter tout le monde n'avait fini par écouter que lui-même et puis la dernière leçon c'est que le nouveau front populaire a été placé en tête des formations politiques à l'Assemblée nationale et qu' nous faut entendre au fond c'est trois leçons je voudrais simplement un instant parce que dans le tumulte des incertitudes du temps présent des injonctions qui nous ont faites à la responsabilité de la part du découpayeur en chef tel que tu l'appelles celui qui se vantait d'avoir jeté une grenade dégoupiller dans les jambes de ses adversaires et de les regarder courir on oublie parfois l'essentiel c'est au fond cette menace ontologique politique j'is dire cette menace existentielle qui est celle de l'extrême droite au soir des élections si vous me permettez de partager un peu de sentiment personnel dans les Landes pour la première fois de notre histoire nous avons eu l'extrême droite au second tour des trois circonscriptions heureusement là comme ailleurs le Front républicain a fonctionné et nous les avons écarté des responsabilités dans ma circonscription celle d'Henri Emmanuelli celle où j'étais le candidat de la gauche dans une terre de gauche j'étais au premier tour dans mon village même quelques voies au-dessus du rassemblement national j'étais dans ma circonscription 1,5 points au-dessus du rassemblement national et le soir des résultats et de ma réélection je n'ai à aucun moment éprouvé un sentiment de joie ou de soulagement je ne suis même pas je n'ai même pas non plus nourri le sentiment de réprobation de ceux qui avaient voté pour l'extrême droite j'ai d'abord été pris d'un grand sentiment de culpabilité en me posant cette question que je crois dans le travail que nous avons engagé nous devons les unes et les autres nous poser avons-nous fait assez nous avons-nous fait suffisamment pour que notre pays ne se retrouve pas fracturé un pays dans lequel chacun défend sa colère où chacun a peur de l'avenir bien sûr j'ai éprouvé après 7 ans où je ne crois pas avoir manqué à mes concitoyens dans ma circonscription je ne crois pas m'être économiser à l'Assemblée nationale j'ai eu ce que beaucoup d'élus ressentent le soir de défaite électorale ou de victoire relative un peu un sentiment de dépit amoureux mais j'ai surtout eu le sentiment que nous avions nous allions devoir au fond nous livrer un exigente examen de conscience je le dis sans flagélation excessive je le dis avec le sentiment de la responsabilité et avec le sentiment qu'en réalité la reconquête est possible et qu'elle appartient en premier chef à nous à nous les socialistes parce que d'autres à gauche ont une sociologie électorale plus urbaine mais c'est que c'est à nous à nous d'aller à la reconquête de ces 40 ou 45 % de Françaises et de Français qui comme dans ma circonscription ont pensé que le bulletin Jordan Bardella était plus susceptible de répondre à leurs difficultés que le bulletin Boris Vallot qu'ils avaient pourtant sous la main et qu'il connaissaiit ce sont à ce niveau de vote nos voisins nos amis nos famille parfois et c'est elle et eux qu'il faut que nous allions retrouver il va falloir remettre un peu de choses humaines dans nos politiques il va falloir se mettre à hauteur d'hommes il va falloir comprendre les vies invivables les vies difficiles sans les juger prendre les gens tels qu'ils sont et pas tel que nous aimerions qu'il soi ils ont parfois le sentiment que la politique est d'abord le grand tribunal de leur vie de leur façon de vivre surchargé en morale et je dois dire que parfois je me suis posé la question de savoir si à force de vouloir rompre avec l'ordre établi nous ne paraissions pas à beaucoup de nos concitoyens qui ne votaient plus pour nous comme l'incarnation même de l'ordre établi nous allons devoir nous remettre en question pour le meilleur pour donner sens à notre engagement pour donner de l'utilité au socialisme c'est le grand travail auquel nous allons nous livrer et puisque Raphael d'une certaine manière nous a interpellé je le dis les groupes parlementaires je le sais du Sénat et de l'Assemblée nationale ensemble avec vous le Parti socialiste avec ses conventions participera de ce grand travail de reconquête et de clarification de ce que nous voulons pour les Françaises et les Français avec les mots qui parlent de leur vie qui parle de même et si je termin par une proposition et si nous devions retrouver une forme de geste mitandien et bien lançons les assises du socialisme du 21e siècle à l'échelle humaine et je sais que tu aimes leson Bloom voilà ce que je voulais vous dire et peut-être si tu m autorise faire la transition avec la table suivante ouais alors juste pour ça je vais appeler Sylvie Robert s'il vous plaît merveilleux qui va faire une parfaite parce que pour la deuxième partie sur les cultures parlementaires euh tu peux poursuivre ton propos Boris oui je suis censé faire je suis censé faire la jonction je vous vois je vois plus bon bref pour revenir à la situation actuelle lorsque nous avons vu le résultat des élections nous nous sommes évidemment sentis la responsabilité de nous proposer dans l'exercice des responsabilité c'est la raison pour laquelle nous avons conçu au fond un équilibre des pouvoirs ou un équilibre institutionnel radicalement nouveau qui consistait à dire le Front populaire au gouvernement étant en cela fidèle aux électeurs du premier tour le Front républicain à l'Assemblée nationale et au Sénat conscient des circonstances dans lesquelles nous avions été élus et sachant que c'était à l'Assemblée nationale que nous aurions à construire les grands compromis républicains dans les don la 3è et la 4e République ont été capables et qui ont fait les lois immorteles et puis le front social dans le pays rendant d'une certaine manière aux collectivités locales aux partenaires sociaux le pouvoir qui leur avait été con confisqué pour faire respirer une démocratie en été atrophié et faisons le Paris que c'est là dans cette démocratie continue exigeante apaisée aussi que nous trouverions nos inspirations et les solutions et je dois dire que dans la culture qu'il nous faut acquérir nous sommes toutes et tous je le dis avec beaucoup d'humilité parce que ça a été le cas dès 2022 puisqu'il n'y avait pas de majorité relative et que c'est plus encore le cas aujourd'hui nous avons été comme des poules devant un clou ne sachant pas au fond ce qui était être parlementariste je le dis pour les députés j'ai le sentiment que nous sommes des parlementaires sans culture parlementaire sans culture du compromis nous ne savons pas ce que être dans l'opposition veut dire quelle opposition être dans une assemblée sans majorité nous ne savons pas et il ne le Savit pas non plus ce qu'est être une majorité dans une assemblée relative les socialistes ont dès 2022 fait le choix de jouer le jeu du parlementarisme de fait de amender texte par texte de ramener des victoires à la maison comme nous l'avons fait pour les familles monoparentales avec la prime de Noël grâce à notre engagement à notre rapport de force à la conviction qui été la nôtre celle de Philippe Brun la mienne d'autres députés nous avons lancé des groupes transpartisan où nous avons ramené à notre cause et à notre vision des choses un certain nombre de parlementaires dont nous ne partagions pas les convictions politiques mais dont nous avons fait le Paris qu'ils étaient CAPA de nous entendre c'est le cas notamment de la question des déserts médicaux avec Guillaume Garot si je le dis c'est que l'enjeu qui nous est fait le défi qui nous est fait c'est celui d'inventer ce parlementarisme d'inventer des règles du jeu nouvelle de concevoir qu'en réalité oui le pouvoir est à l'Assemblée nationale mais nous sommes dans un cocon il nous faut devenir des parlementaires adultes et ce tout le défi qui nous est fait quelle que soit la configuration gouvernementale à nous parlementaires d'être capable de ramener des victoires de gauche aux françaises et aux Français merci beaucoup Boris pour cette c'était la transition parfaite donc sur les cultures parlementaires et donc maintenant je passe la parole à Sylvie Robert pour le Sénat la culture parlementaire du Sénat merci Nina bonjour à toutes et à tous alors Patrick vous a déjà dessiné la composition de notre chambre et et à employer des mots par lesquels je commencerai qui est qui sont importants puisque ça pourrait paraître un peu lointain quand on parle du Sénat le mot de combat permanent et le fait que nous sommes dans l'opposition à la fois au gouvernement mais aussi à la majorité sénatoriale et que parfois et de plus en plus souvent nous sommes dans des situations de combat pour faire progresser nos idées alors allez-vous me dire ce Sénat qui a donc longtemps été décrié on a voulu le supprimer on critiquait sa composition on se disait que finalement il n'était pas très utile puisque le dernier mot appartenant à l'Assemblée nationale finalement on pouvait s'en passer et bien ce Sénat dans son histoire il a toujours existé et il a toujours finalement su s'inventer un rôle particulier je dirais presque un rôle singulier rôle singulier est celui alors certains me diront peut-être c'est unpre comme comme terme mais de se dire que il est dans une position plus d'influence que de rapport de force parce qu'il n'avait pas le choix et qu'il n'a pas le choix et que pour autant en fonction de l'actualité politique et des contextes politiques et des compositions des assemblées et bien ce Sénat s'invente en permanence dans une culture alors je ne sais pas si c'est une culture sénatoriale particulière mais en tout cas euh c'est peut-être un esprit sénatorial qui règne qui lui permet de faire progresser en tout cas pour nous socialistes nos idées alors je dirais deux choses qui est que finalement ce Sénat et donc les sénatrices et les sénateurs ont toujours parfois eu un peu de liberté par rapport au pouvoir à l'exécutif et parfois aussi pas mal d'indépendance par rapport euh finalement à des logiques partisanes d'abord je pense que le mode de scrutin indirect il fait pour beaucoup et que lorsque nous sommes élu par des grands électeurs et notamment dans des grands électeurs dans le monde rural la question partisane est certes importante mais elle n'est pas obligatoirement suffisante et donc cette forme d'indépendance ou de liberté nous permet de légéférer c'est vrai dans une forme de goût du consensus de recherche parfois d'accord de culture du dialogue de l'échange mais toujours pour faire progresser les textes et je dois vous dire que lorsqu'il s'agit de retraite où nous avons cher Patrick je crois siégé 10 jours 11 jours 11 nuits et 10 nuits là l'esprit sénatorial c'est totalement a totalement disparu nous étions dans une logique de combat et d'opposition pure la comme à l'Assemblée absolument ça ça nous a appris quelque chose comme la loi immigration et je pense que la loi logement de casbarian qui allait arriver nous étions dans le même la même situation ce qui nous permet aussi d'avoir des liens et des rapport constructif et de plus en plus constructif avec les autres groupes de gauche du Sénat que sont les écologistes et les communistes puisque d en amont et vous savez que ça se passe beaucoup dans les commissions puisque ce sont les commissions permanentes qui finamement fabrique la loi et bien nous nous mettons en en situation de pouvoir et bien combattre et la droite sénatorial et je dirais enfin une chose et c'est peut-être pour ça que le Sénat finalement a peut-être changé d'image c'est pas quelle perception vous en avez on parle aujourd'hui de chambre de la stabilité depuis longtemps mais de contrepouvoir c'est que cette forme d'indépendance et de liberté nous a permis d'investiguer dans les commissions d'enquête une liberté benala cabinet de conseil concentration des médias narcotrafic avec Jérôme Durin il y a peu de temps et influence étrangère avec Rachid temal il y a encore quelques semaines c'est-à-dire cette liberté là et cette indépendance nous affranchissent si vous voulez de notre à la fois d'une logique un peu partisane puisque derrière nous allons forcément avoir des préconisations qui vont être transpartisanes et du coup qui vont peut-être donner lieu à des propositions de loi voir même infléchir la position du gouvernement mais c'est une forme de liberté qui aujourd'hui je trouve a donné une couleur au Sénat qui dans le contexte actuel pas seulement de de l'Assemblée nationale mais aussi de l'actualité de la vie politique que nous vivons et bien lui a permis comme je parlais de rôle singulier et bien effectivement de s'inventer une nouvelle culture parlementaire sénatorial en tout cas pour vous dire que l'esprit y règne et que ce combat par le goût du consensus c'est aussi une stratégie politique beaucoup et donc Raphaël je te repasse la parole pour vous noterez quand même que contrairement à la propagande de NorAm bark j'ai été le plus bref et c'est c'est assez rare donc j'espère que vous prenez ça quand même pour un hommage à l'importance de mes collègues ouais et donc là je vais me rattraper par les 4h non je vu du Parlement européen et je sais que les situations sont extrêmement différent vous évoluez dans un monde parfaitement normal parce que nous nous sommes face à cette absence de majorité comme étant un élément cons du Parlement européen et quand on arrive dans cette enceinte et qu'on vient de France au début j'avoue on est un peu perdu et on a tendance à regarder tous les députés qui nous entourent et qui trouvent ça normal et qui vont à la quête de compromis comme des espèces de traîtrre à la pureté de la gauche oui ils veulent que des gens droite votent leur texte et c'est vrai que quand on est habitué à ce qu'il ait une majorité claire et une opposition claire c'est pas logique hein c'est comme si euh tu contrôlais l'ensemble de des des des leviers et que tu allais faire des concessions à une opposition qui peut pas bloquer ton texte donc en France c'est pas fréquent et tu arrives là-bas et tu as effectivement un processus d'acculturation un un un processus même d'abandon de ces préjugés pour comprendre en fait la dynamique parlementaire d'un parlement qui n'a pas de fait majoritaire et donc quand tu veux faire le devoir de vigilance des entreprises et bien tu es obligé d'aller parler à un conservateur slovaque et à une libérale estonienne et tu n'y arriveras pas sans leur vote et au début tu es dans un questionnement permanent est-ce que je cè trop est-ce que le deal qui à la fin arrive change quand même la vie dans un sens meilleur où est-ce que je me perds en fait dans cette quête du compromis et là au début tu peux avoir tendance à dire tant pis je vote contre mais après tu t'interroges si tu as réussi à obtenir une avancée même si c'est pas celle dont tu rêvais au début et que tu portais au début et bien tu as changé les choses et c'est un apprentissage et à la fin s'il y a pas le SMIC à 1600 mais qu'il est à 1500 60 ou à 1570 et ben tu te poseras la question mais enfin tu tu tu finiras par quand même être face à tes responsabilités et ça c'est un phénomène qui est extrêmement enrichissant en réalité parce que tu sors de la posture et qu'en fait peut-être chaque texte dépend de ton vote quand il y a une majorité plétorique tu es dans l'opposition mais tu peux faire des vignettes Twitter toute ta vie c'est super tu es pur parce que finalement ça dépend pas de toi mais si tout d'un coup on est dans une situation comme on va connaître dans les moi qui VI enfin com on connaît bien finalement tout dépend toujours de la décision que tu prends et c'est c'est c'est vertigineux et c'est vertigineux d'autant plus quand on est à ce point habitué au fait majoritaire et je pense qu'en réalité il faut abandonner cette idée de fait majoritaire aujourd'hui ça fait deux fois que les français malgré un mode de scrutin et une organisation des institutions pour que le fait majoritaire émerge ça fait deux fois en fait première fois qui nous envoie une absence de majorité absolue la première fois le président de la République s'est assis dessus et a gouvern comme si de rien n'était comme si rien nait changé la deuxième fois c'est encore plus net là ça va être extrêmement compliqué de s'asseoir complètement dessus et donc il y a un changement de culture à avoir mais ce changement de culture il doit aussi passer et je pense que ça c'est quelque chose sur lequel sur laquelle on peut avancer extrêmement vite passer par un changement du mode de scrutin parce que en réalité la proportionnelle si nous adoptons la proportionnelle pendant longtemps on l'a refusé parce qu'on nous a expliqué que ça permettrait une immense représentation du rassemblement national ou du Front national mais la réalité c'est qu'aujourd'hui c'est le scrutin majoritaire actuel qui risque d'offrir une majorité absolue au au Front National au rassemblement national combien même il n'aurait pas 50 % des voix et c'est ce à quoi on a échappé grâce au formidabl surs républicains des citoyennes et des citoyens on nous dit la proportionnelle c'est l'introuvable majorité aujourd'hui on a l'introuvable majorité avec le scrutin majoritaire et donc la proportionnelle en fait c'est la liberté c'est la clarté de l'offre politique proposée au citoyennes et aux citoyens et c'est ensuite la liberté de nouer des alliances et de former mais des coalitions et c'est comme ça que ça se passe dans l'écrasante majorité des démocraties européennes et c'est comme ça qu'on a des pays qui sont gérés de manière beaucoup plus démocratique que la France où il y a un rapport au pouvoir qu'il va nous falloir changer y compris à gauche y compris à gauche on peut avoir dans son programme dans son projet toutes les 6e 7e 8e 9e République du monde mais en réalité on reste dans un rapport au pouvoir qui est un rapport absolu et c'est de ce rapport là au pouvoir qui va nous falloir sortir mais tant mieux pas pas tant mieux du chaos actuel mais tant mieux qu'on change notre rapport au pouvoir auj aujourd'hui la République française est moins démocratique que la plupart des monarchies européenne c'est c'est un fait on est géré de manière beaucoup plus vertical on a un rapport au pouvoir beaucoup moins déconcentré dépersonnalisé que dans les autres démocrati du continent et donc il faut saisir et c'est toute la qui pè sur les seules épaules de Boris césir ce moment pour engager un un véritable un véritable processus de transformation démocratique de la République française et pour cela tu vas devoir le faire alors que tu ne sera pas aidé ni par les dieux de l'Olympe ni par les saintjus de Twitter mais je suis convaincu que c'est ce que veulent les citoyennes et les citoyens et qu'on peut sortir grandi du moment qu'on traverse peut-être juste en un mot j'aime beaucoup forbyard donc le côté on va pas y arriver sort la clé la clé tout ça on va devoir le faire je suis parfaitement d'accord voilà bien longtemps que je suis convaincu que nous vivons dans une 5e République à bout de souffle que l'élection présidentielle au fond ne convient pas à la gauche qui dans son histoire ne s'est jamais cherché de chef incontestable elle a toujours préféré le chemin du collectif et c'est celui qui était capable de conduire ce travail en commun qui finissait par être au fond le chef dès 2022 avec un certain nombre de de députés de constitutionnaliste nous avons adressé si pages de proposition à la présidente de l'Assemblée nationale pour fonctionner autrement et faire fonctionner ce parlementarisme de fait sans majorité absolue j'ai même pas eu un accusé réception et donc je dis compris à ceux qui sont à gauche pas forcément toujours la culture du compromis je mais vous savez quoi on vaêre 6èiste dans la 5e République soyons 6eist dès maintenant je retrouve quelques de mes amours anciennes merci merci à tous les quatre pour cette 3ème partie ça va être un peu plus sport parce que nous allons traiter de chacun des quatre sujets en 3 minutes pour trois députés à chaque fois donc ça va être un peu le le le speed dating des des sujets parlementaires [Applaudissements] tout de suite j'appelle donc Aurore Laluc député européenne Isabelle briquet sénatrice de la Haute Vienne et il me semble qu'il y avait Philippe Brun mais je crois qu'il a un empêchement ouais c'est parfait donc Go sur le budget et la fiscalité bonjour et merci à toutes et à tous de cette de cette invitation je suis rie de vous retrouver parce qu'on n pas eu le temps d'avoir le temps de se de se dire bravo et merci pour la campagne des européennes et je tenais à remercier tous les tous les militants toutes les militantes pour cette belle campagne qu'on a fait tous ensemble et qui était pleine d'enthousiasme je tiens aussi à remercier Nora m Barc Nora euh tu as listé très brièvement pour ceux qui partent faites-le sans bruit par respect par respectoup parce que cette plinière se poursuit merci je tiens à remercier Nora mbarec par que on parle de la question de la négociation et c'est quelqu'un qui a su négocier pour l'ensemble du collectif de manière magistrale et pendant le mois de juin et de juillet on entendait avec des accents très différents dire le nom de Nora Nora Nora il faut parler à Nora il faut parler à Nora j'imite pas les accents on va pas faire de culturalisme ici et je voulais la remercier 1000 fois et merci aussi parce que je sais que le poste de présidente de la commission euh Écon je le dois aussi en partie à mon expertige mais je dois surtout à la qualité de tes négociations donc merci infiniment euh Norah pour tout ce que tu fais pour ta cheferie de délégation et pour tenir aussi la ligne malgré tous les soubressau nationaux parce que c'était pas évident donc merci merci beaucoup euh il y a un an effectivement sur ton invitation encore une fois j'étais là pour vous dire qu'une partie de mes névroses bah c'était les les questions de réglementation bancaire et financière je suis donc très heureuse de pouvoir ir les exprimer pleinement encore une fois prochainement c'était là aussi on avait parlé la question de la taxation des plus riches et la nécessité de remettre C cette thématique dans le débat public on a réussi à le faire d'ailleurs pendant toute la campagne des des européennes et donc on va continuer en tant que Présidente je vais aller très vite parce qu'en fait ça fait trois fois que change mon billet de train pour pouvoir parler parce que les débats prennent un peu de retard pour la bonne cause enant présidente de la commission des Affaires euh monétaires financières et économiques je vais avoir plusieurs sujets qui vont venir le premier c'est une question de méthode 80 % d'hommes 20 % de femmes voilà ça va être très sympathique parce que l'économie c'est un truc d'homme vous comprenez c'est sérieux et cetera les affaires sociales c'est un truc de femme voilà l'économie c'est un truc d'homme donc ça va être tout un plaisir pour pouvoir s'imposer et puis l'autre enjeu que je vais avoir et c'est là la différence entre le Parlement européen au niveau national c'est que moi j'ai une majorité qui penche vers l'extrême droite j'ai trois groupes d'extrême droite devant moi ensuite j'ai la droite ensuite j'ai Renaissance donc c'est vrai qu'on voit la différence de culture politique c'estàd que moi quand je vois ce qu'il y est à l'Assemblée nationale je me dis mais mon dieu le bonheur puain les gars ils se rendent pas compte qu'ils sont rapport de force positive mais moi j'ai en ego avec ça je suis hyper heureuse et en plus c'est vrai que ce qui est bien c'est qu'au niveau européens les lignes des partis politiques sont claires elles ne changent pas à l'intérieur des salles en règle générale contra ement à certains à certains partis politiques qui ont tendance à changer quand on ferme la porte euh les défis euh seront la question du financement qui sera essentiel le remboursement du plan de relance le fait qu'il va falloir financer la question la la de la transition écologique et de l'industrie et ce seront ma fois là les éléments les plus importants qui vont arriver et le premier dossier qui va m'arriver moi en tant que présidente de la de la Commission ce sera une procédure de déficit excessif pour la France voilà donc les enjeux vont être extrêmement importants dans les mois et les années à venir et je vous rappelle que certes moi je suis contre le PCT de stabilité de croissance mais je vous conseille de lire tous et toutes ce qui a marqué dans le rapport de la Commission européenne face à cette procédure de déficit excessif et je pense notamment au paragraphe 21 qui est le plus gros et qui dit le problème de la France c'est c'est qu'elle a une politique fiscale incohérente le problème de la France c'est que sa politique fiscale ça a été de couper dans les recettes les recettes les recettes et que au bout d'un moment et ben il reste plus grand-chose et donc je souhaite effectivement plein de courage à nos fantastiques député pour pouvoir euh je sais pas si négocier est bon mais traiter cette question du budget et j'espère surtout qu'on pourra faire énormément de pont cette fois-ci entre l'Assemblée nationale et le Parlement européen et je pH merci beaucoup de cette invitation merci pour ces 3 minutes avec des perspectives réjouissantes bon courage alors Isabelle briquet sénatrice de la Haute Vienne pour le Sénat beaucoup donc dans le prolongement de ce qu'a dit Aurore alors je ne doute pas du du courage des députés il va il va en falloir pas mal mais je vous parler du du courage des sénateurs du coup euh et sur sur le thème qu' a abordé qui vient d'être abordé tout à l'heure à savoir la recherche de recettes puisque depuis les les avec les divers gouvernements de d'Emmanuel Macron on a parlé beaucoup de de dépenses de réduction de la dépense jamais de recette nous nous évertions chaque année à proposer des recettes supplémentaires elles sont toutes he rejeté ce ce gouvern enfin ces différents gouvernements depuis 2017 ne n'ont qu'un seul prisme dans la finance publique la limitation des des dépenses et par ailleurs ils se sont également départi d'un certain nombre de recettes fiscales chaque année il nous manque bonantman 60 milliards d'euros de recettes qui correspondent à à des cadeaux fiscaux mais aussi on on a on nous a supprimé on a supprimé la taxe d'habitation qui constitue un un moindre moindre gains pour les collectivités alors que n'en demander personne le demander mais aussi c'est autant de TVA qui ne rendre plus dans les cases de l'État donc nous nos propositions elles elles vont dans un sens toujours de plus de justice mais remettre des recettes puisque demain il faudra financer les services publics essentiels on a parlé beaucoup de santé d'éducation d'environnement il faudra faire face à à cette transition écologique et pour ça il nous faudra des recettes supplémentairirees donc trois volets sur sur ces recettes pour faire face à la transition écologique nous pensons qu' il faut un un une espèce de choc donc là euh on aura des on prévoira on proposera nous proposons des recettes un peu one shot dans laquelle s'inscrivent les la taxation des super profits dont on a beaucoup parlé ce sont ces types de recettes ça c'est valable une fois mais c'est c'est pour donner un coup d'accélérateur à la transition écologique qui absolument nécessaire et qui pour l'instant il faut bien le constater est au point mort d'autre part il nous faudra assurer des recettes pérenne là ça va demander un travail de fond hein pour un pour trouver ses recettes plus fiscalement plus juste notamment en en travaillant sur les recettes issues du capital que l'on peut avoir au lieu de ponctionner toujours et toujours ceux qui les recettent par le biais de l'impôt sur la la valeur travail nous on on veut aller rechercher des reettes des recettes sur les les patrimoines les les plus élevés autre source de de recette c'est par une diminution de la dépense en s'attaquant à ce qu'on appelle les niches fiscales aujourd'hui même la Cour des comptes a dénombré un certain nombre de niche fiscale près de 500 dispositifs de niche fiscale existent aujourd'hui et la Cour des comptes estime qu'il que ça représente en plus de 80 milliards si on compte tous les dispositif d'allègement fiscaux qu'il faudra effectivement étudier de près il y a ce près de 200 milliards sur lesquels on peut avoir un droit de regard alors ça ne veut pas dire que toutes les niches fiscales faut pas pas normalement pas normalement faut pas ça veut pas dire que toutes les niches fiscales seront à remettre en question puisquil y en a certaines suppression de certaines niches pourrait amener des effets assez désastreux par exemple si on supprimait l'avantage fiscal lié à l'emploi à domicile là ça voudrait dire travail au noir ça voudrait dire moins de cotisation après qui rentent dans les caisses enfin voilà il y a des effets il y a des effets qu'il faut bien mesurer mais il y en a certaines que le groupe socialiste porte déjà à chaque à chaque budget comme pour sur les entreprises la suppression de la la taxe la taxe Copé là aussi on peut récupérer un certain nombre de milliards la suppression toujours sur les entreprises de la niche du régime mèfille qui qui qui permet de passer entre les mailles du du filet via certains systèmes je je sais il faut que j'aille vite voilà en fait ce sont environ 25 milliards que l'on peut récupérer vraiment sur des niches qui seront fiscalement plus juste et qui serviront largement au financement de nos services publics qui ont été bien mis à mal et dont je pense notre société a grandement besoin donc je ne suis pas plus longue parce que demain il y aura un atelier finances donc voilà j'essaie Deir merci beaucoup merci beaucoup on va on passe à la thématique de la santé avec Christophe Clergeot député européen etandrine député du rô pour donc 3 minutes grand max chacun je démarre oui bon alors la santé c'est pas au départ une compétence européenne puisque les systèmes de soins c'est d'abord une compétence nationale mais c'est un sujet qui élection après élection monte en puissance et évidemment la crise de la covid a été un tournant considérable pour reposer des questions nouvelles à l'échelle de cette crise à l'échelle européenne s'il y a une spécificité des socialistes dans ce débat c'est de vouloir avoir une approche et je pense qu'on se retrouvera une seule santé le travail l'environnement les systèmes de soins la la santé publique les médicaments tout ça ça doit être une seule stratégie alors à quels enjux on va être confronté au Parlement européen on va aller probablement vers des grands programmes de santé publique nouveaux il y a celui sur le cancer actuellement ursela vanen a proposer des programmes sur l'autisme des programmes sur les maladies cardio-vasculaires sur la santé mentale donc ça c'est intéressant qu'il y ait ce travail de mise en réseau et de programme européens mais pour nous les trois grands enjeux c'est d'abord préserver le socle de ce qui a été fait depuis 40 ans pour protéger les citoyens à travers la sécurité des produits en Europe et les libéraux veulent remettre en cause les normes qui s'appliquent aux produits chimiques aux produits industriels ou aux usages par exemple des pesticides et on aura à traiter de la question des polluants éternels despfac dont tout le monde parle aujourd'hui de manière abondante la deuxième priorité et c'est été un des points forts de la campagne portée par e Luxman c'est la souveraineté sanitaire la capacité à produire en Europe les médicaments les dispositifs médicaux dont on a besoin pour de manière souveraine et indépendante faire face aux crise sanitaire et répondre aux besoins essentiels de la population et ça suppose de remettre en cause finalement tous les dogmes libéraux sur les aides aux entreprises sur les marchés publics et puis le troisième et ça va rapprocher de combat parlementaire c'est rendre résilients les systèmes de santé alors ça veut dire quoi en français ça veut dire permettre aux gens d'être accompagné et soignés queles que soient les circonstances et on a vu pendant la covid que les hôpitaux n'étaient pas capables d'accueillir à la fois les malades de la covid et à la fois les maladies chroniques ou celles et ceux qui devaient opérer de cancer ou d'autres choses donc par exemple pourquoi pas aller vers plus 20 % de capacité sur tous les hôpitaux en Europe pour être capable de faire face aux crises et et comment s'assurer que partout en Europe les citoyens vont pouvoir accéder à un médecin à un dispensaire de soins à proximité c'est une médecine de proximité c'est une médecine communautaire qui est défaillante dans des pas entiers de l'Union européenne c'est une question de solidarité de cohésion européenne et c'est aussi une question de santé publique si on doit affronter des nouvelles crises sanitaires qu'ell soit épidémique qu'ell soit chimique qu'ell soit lié à des conflits et bien on doit pouvoir le faire de manière cohérente à l'échelle de l'Union européenne merveilleux merci beaucoup Christophe Sandrine merci du coup je vais essayer d'être d'être rapide et donc peut-être de passer sur sur le constat mais du coup de rebondir sur ce que tu disais au niveau européen et qui a un impact évidemment assez fort et qui raésonne au niveau au niveau national le combat qui va être le notre évidemment c'est de pouvoir répondre au défis d'accès à la santé d'accès aux soins pour l'ensemble de la population et donc il y a trois gros défis aujourd'hui évidemment et ça fait lien avec aussi la question bien évidemment des services publics c'est la question de l'hôpital et donc on a tout un travail à mener sur la question de l'hôpital public et des moyens qu'on y donne je vous fais juste un bref retour à cet été laav breste ou des urgences fermes en fait où on a des malades qui restent pendant 40 he sur un brancard dans un couloir et donc ça c'est évidemment une société qu'on ne veut pas et donc nous on a en tant que socialiste à agir pour faire en sorte que l'hôpital public et des moyens et pour qu'il ait des médecins à l'hôpital qui puissent nous nous soigner bien évidemment et puis ensuite des travaux qu'on avait déjà engagés qui avaient déjà été engagés par le le groupe socialiste notamment la question des déserts médicaux et donc Guillaume garog avait beaucoup travaillé là-dessus donc ça c'est évidemment des sujets sur lesquels on va continuer à avancer et les déserts médicaux aujourd'hui ça concerne tout le monde c'est pas seulement le milieu rural c'est tous les milieux qui sont qui sont concernés pour rappel en ville c'est quand même un français sur 6 qui n'a pas accès à un médecin généraliste aujourd'hui il y a 10 % de la population qui renonce à des soins pour faute de médecins faute de trouver des médecins et évidemment faute d'avoir les moyens de se soigné et donc je fais évidemment le lien avec la question européenne sur la question des médicaments il y a la question de savoir où on produit les médicaments mais il y a la nécessité de les trouver et aujourd'hui on le voit bien on y est tous confrontés la question de la pénurie des des médicaments et là encore une fois Boris l'a très bien fait tout à l'heure mais Valérie rabot avait engagé un travail assez con consquence sur cette question de la pénurie de médicaments et donc on a encore un travail de PPL à faire sur comment enfin voilà sur la la pénurie des médicament et sur comment en fait on approvisionne et donc en lien évidemment avec je pense le le Parlement européen et le travail que vous pourrez faire aussi dans vos dans vos commissions pour faire en sorte qu'on puisse approvisionner en tout cas l'ensemble à la fois des des hôpitaux des pharmacies mais aussi des Français pour pouvoir se se soigner et avoir des des traitements et puis enfin ce qui qui sera aussi notre philosophie et en tout cas notre l motive le mantra pour le groupe socialiste à l'Assemblée c'est de se dire qu'en fait aujourd'hui il y a des personnes qui sont en difficultés des personnes qui sont dans des situations de pauvreté qui sont extrêmement précaires et donc on doit rappeler un fondamental mais essentiel c'est qu'on doit aujourd'hui être en capacité d'être soigné en fonction de ses besoins en fonction des pathologies qu'on a et pas en fonction de ses moyens et donc on aura aussi bien évidemment tout un travail à préserver laame et la sécurité sociale aussi qui sont mis à mal quand même par ce gouvernement depuis C ans et je l'espère qu'on arrivera à avoir aujourd'hui la force et des consensus vous parliez au niveau européen des alliances qu'il faut aller trouver et là je crois que sur en tout cas la question de la prévention de la sécurité sociale et notamment de de laame on a intérêt à trouver des des compromis pour pour le sauver parce que ce serait l'honneur de la France de de le maintenir voilà merci merci beaucoup on va passer à la thématique de la bifurcation écologique donc je j'invite non j'invite Christophe à rester et Marie Noël btistel député de l'iser et michaell Weber sénateur de la moiselle de nous [Musique] rejoindre on continue la vitesse rapide alors bien merci chers chers camarades chers habis d'abord merci pour pour cet échange et l'occasion effectivement de de faire part des travaux qui sont all les notres je dirais que sur la bifurcation écologique au Sénat finalement les choses sont assez simples c'est commandé par l'actualité et le constat qui est fait après la séquence électorale que nous avons eu vous savez que le Sénat c'est la chambre des territoires et le constat qui est d'abord fait il est double le premier le gouvernement sortant n'accorde plus les moyens nécessaires à cette bification et à la transition écologique il suffit de regarder les moyens budgétaires qui ont été réduits considérablement pour le ministère de la transition écologique ces dernières années et si l'on rentre dans le détail sur l'énergie on a abandonné en réalité le mix énergétique sur la biodiversité on ne parle plus de zon de protection forte par exemple sur les sur le territoire français et bien sûr le budget n'est pas au rendez-vous et le deuxième élément qui me semble important et peut-être encore plus crucial c'est que évidemment il y a une forme de défiance de nos concitoyens sur cette questionl aujourd'hui de plus en plus de nos concitoyens nous avant entendu lors des différentes campagnes que ça soit à l'occasion des des européennes ou aussi des législatives s'inquiète et pour eux et bien cette transition c'est peut-être le le le synonyme ou en tout cas l'inquiétude d'une forme de déclassement parce que et bien l'alimentation de qualité la transition vers une électromobilité et bien suscite des inquiétudes et je crois que nous devons faire de cela une réelle opportunité pour apporter plus d'égalités sur les territoires c'est une opportunité non pas de susciter une inquiétude parce que il y aurait un déclassement et ça crée plus d'inégalité mais au contraire d'apporter plus d'égalité donc les thématiques que nous voulons porter pour plus de justice sociale et territoriale et bien sûr au S de l'alimentation et je pense en particulier à l'agriculture j'ai craint que mon micro commence à s'affaiblir ah oui c'est ça oui effectivement Christophe euh donc sur sur l'alimentation et donc sur les questions de l'agriculture nous avions déjà été mobilisés puisque prêt pour la loi d'orientation agricole qui pour l'instant sans doute sans suite c'est aussi le sujet de l'eau vous savez qu'il y a eu le le le le scandale nestley je suis convaincu que certains de mes collègues vont utiliser ce sujet pour parler de l'eau pas simplement par rapport à à la situation que l'on connaît mais aussi par rapport aux enjeux d'accès à l'eau et à l'eau potable en particulier c'est la question de la mobilité je voudrais vraiment saluer en particulier tout particulrement le travail qui est fait par mon collègue Olivier Jacquin sur la question de la mobilité notamment le ferroviaire le frais de fer ère mais c'est aussi des moyens supplémentaires pour faire face à ces enjeux je pense à l'isfr qui va être un sujet pour nous important et puis un dernier un dernier clin d'œil je pense à nos outr m parce qu'il ne faut pas non plus limiter cette évolution et la bifurcation écologique à la situation particulière de la métropole parce que dans les outr-mers l'approche est tout à fait différente et il faut absolument en tenir compte pour plus d'égalité à l'ensemble du territoire français parce que trop souvent on se cache aussi derrière la spécificité des outremèes pour se pré voloir de répondre aux enjeux merci merci beaucoup Michell la parole est à Marie Noël merci beaucoup donc il m'a été attribué le volet énergie de la transition écologique vaste sujet où on a l'impression qu'on avance pas véritablement parce qu'on n' pas d'objectif et si on n pas d'objectif c'est parce que le gouvernement a refusé de mettre au débat la loi de programmation énergie climat qui pour pourtant a été imposé par un texte qui a été adopté en 2019 donc par cette même majorité et qui imposait une loi de programmation énergie climat sur laquelle s'appuyait ensuite la PPE qui définissait et qui mettait en œuvre les différents objectifs donc pas d'objectif et une inertie en matière de de transition énergétique et notamment de développement des EnR même si nous avons eu une petite loi d'accélération des ENR qui étaient euh évidemment nécessaires mais peu opérationnels et une loi également d'accélération des dispositifs euh pour développer les installations nucléaires mais qui étaient euh pas davantage opérationnel aussi voilà où on en est aujourd'hui donc euh euh le groupe socialiste avec euh la société civile et le parti a organisé toute un travail sur sa propre stratégie énergie climat et qui vous sera restitué euh d'ici quelques temps je pense qu'on est au bout de la réflexion évidemment sur avec les objectifs de réduction des consommations de gaz à effet de serre de retrouver une énergie et de mettre la France en position je rejoins ce que disait tout à l'heure Raphaël sur la fierté d'avoir une France souveraine en matière énergétique et d'être modèle aussi au niveau européen mais ce serait trop long et le temps qui m'a imposé je vais pas vous décliner toutes les mesures que nous av avons déjà envisagé par contre nous avons deux sujets d'urgence qui ne sement pas inquiéter le gouvernement à ce stade c'est le poste arenne vous savez qu'il y a le dispositif de régulation de l'énergie nucléaire qui avait été mise en place pour palier à la situation que Bruxelles considérit comme monopolistique d'EDF et donc EDF devait restituer une part importante puisque c'était 25 % et au regard des évolutions il y a des années où ça se retrouve à 30 % de son énergie nucléaire à ses au fournisseurs alternatif donc à ses concurrents à des prix qui étaient en dessous du prix de marché donc heureusement que ce dispositif arrive en bout de course puisquil il va être éteint à fin 2025 mais alors là on ne sait pas en tout cas le gouvernement ne s'y penche pas sérieusement qu'est-ce qui va remplacer cela ça va évidemment s'appuyer sur la réflexion de la construction du prix de l'électricité et là c'est à l'échelle européenne évidemment avec l'empilement des cûts et notamment la dernière énergie applique et le gaz et il faut en sortir aussi donc tout ça doit être discuté et ça me ça me permet aussi d'arriver au dernier sujet qu'il faut aussi travailler avec les collègues à l'échelle européenne c'est la question de sortir de ce contentieux européen sur la mise en concurrence des ouvrages hydroélectriques j'en avais parlé à à Raphaël pendant pendant la campagne il faut absolument qu'on travaille ensemble sur ce sujet 15 jours avant la dissolution une mission m'avait été confiée pour étudier les quatre opportunités qui se présentaient à nous pour aller convaincre Bruxelles bon ben voilà Emmanuel Macron n prévu autrement et a fait tomber ça à l'eau mais la commission des affaires économiques a promis de relancer la mission dès le 4 septembre donc normalement on sera en capacité de reprendre le travail sur ces quatre solution c'est extrêmement important parce que c'est majeur aussi dans notre souveraineté énergétique au regard du rôle extrêmement important que joue l'hydroélectricité en matière de soutien au système électrique français et puis de la gestion de l'eau et des risques liés à l'eau et des risques de cru dont on parle pas assez souvent quand on parle hydroélectricité on parle souvent production mais il y a aussi on me dit qu'il y a 4 minutes donc tout ça pour dire que il faut absolument raphaë que nous que nous allions à Bruxelles vous rencontrer pour travailler ensemble sur ces sujets qui ne peuvent pas être travaillés que du point de vue français merci beaucoup merci Marie Noël alors vous allez vous dire pourquoi clirej il parle de fois mais c'est de la faute de Nora bark ou c'est plutôt grâce à NorAm bark à mon tour puisque j'ai le plaisir de vous représenter comme vice-président au bureau du groupe socialiste et mon portefeuille c'est la moitié les sujets de la transition ceux qui sont liés au vivants et au territoire donc les commissions pêche Agri environnement et santé alors nous ce qu'on veut faire là encore dans la continuité de la campagne c'est construire une puissance écologique européenne pour la planète et la qualité de nos vies pour la souveraineté énergétique et industrielle pour l'emploi et le pouvoir d'achat ça va être une bataille terrible parce que avant les élections le fameux pacte vert européen Green Deal il était en danger il avait fait l'objet d'un an d'attaque à Ch est de la droite et de l'extrême droite pour aller vers un recul des engagements écologiques européens et si c'est un peu au point mort sur la transition en France si le moteur européen n'est pas remis dans la marche avant et bien il y aura pas d'effet d'entraînement sur les pays on a un risque de pas être au rendez-vous alors ça a été un des gros points de condition du vote pour permettre à ola van derlayen de composer une commission qui était l'engagement de ne pas revenir en arrière sur le Green Deal et de poursuivre toute la dynamique qui avait été lancée à notre initiative et grâce au poids du groupe socialiste en 2019 donc concrètement ça veut dire quoi B maintenir Green Deal et c'est lié à ce qu'a dit Aurore ça veut dire un grand plan d'investissement et des outils sociaux d'accompagnement de la transition écologique ça veut dire réveiller les politiques sur la biodiversité avec la mise en œuvre de la loi sur la restauration de la nature réviser les objectifs climat qui sont pour le moment 2030 mais 2040 qui seront beaucoup plus ambitieux et qui impliqueront au niveau national des objectifs beaucoup plus ambitieux encore de production d'énergie renouvelable donc on n'est pas sorti de l'auberge par rapport à ce que tu disais ça veut dire fabriquer et acheter vert en Europe pour être au rendez-vous de la souveraineté écologique européenne et une nouvelle politique agricole et alimentaire commune qu'on va piloter avec Erric sardiacomo donc voilà toute la feuille de route qui est la nôtre et dans un Parlement comme disaitor plus à droite ça va être un défi que d'arriver sur des décisions progressistes sur toutes ces questions et puis juste un mot merci tu V peut-être leur dire à toutes celles et à tous ceux qui sont restés jusqu'au bout pour nous entendre sur cette illustration concrète bravo surtout qu'en fait il reste encore une salve entière sur le logement [Musique] euh donc je vous propose qu'on fasse vraiment au plus court avec Nora audre Lincel et St fan de l'otrette si on peut même tenir en 2 minutes plutôt que TR c'est wou non non non non nous sommes les bon alors Stéphane député de la Haute Vienne oui c'est moi la parole est à toi et bien bonsoir à à toutes et à tous alors moi je vais commencer par excuser l'absence de mon collègue Inaki et chanise avec lequel nous avons beaucoup travaillé pendant la précédente législature et nous le ferons encore sur l'actuelle sur les les questions de logement et c'est un sujet que nous nous étions répartis donc je vais essayer quand même de vous restituer quand même le le l'intégralité de de son travail puisqu'elle a été particulièrement actif sur sur le sujet alors pourquoi nous nous intéressons à la question du logement à l'Assemblée nationale tout simplement parce que la question du logement est pour nous une question de service de première nécessité avoir un logement c'est indispensable pour sa santé pour sa sécurité pour son insertion sociale et économique difficile d'aller chercher un job si on n pas si on n pas de logement et la vitalité des des territoires alors notre action nous la nous l'avons structuré et nous continuons à la structurer autour de quatre quatre grands chantiers le premier consiste à protéger les locataires contre les pratiques frauduleuses alors autant dire que nous travaillons à contre-courant de ce qu'a fait jusque-là le l'actuel encore ministre des missionnaire du logement et Patrick parlait de la du projet de loi casbarion qui devait arriver en discussion inutile de dire que nous travaillons pas dans dans cette direction le second sujet concerne un habitat permanents et des habitats plus nombreux et abordables pour tous et je voudrais m'attarder sur un premier sujet qui a été vraiment le le cheval de bataille d'ignaki à l'Assemblée sur la précédente législature qui était de lutter contre l'accroissement anarchique des meublés de tourisme la fameuse PPL Airbnb que tout le monde je pense connaît tellement on en a parlé sur sur les réseaux alors il faut savoir que si nous avons plus avanc pu avancer sur ce sujet c'est que c'est un travail qui s'est fait de manière transpartisane à l'assemblée et à tel point que c'est un texte qui a été voté à l'assemblée qui a été voté au Sénat et qui logiquement s'il n'y avait pas eu dissolution B CMP et adoption définitive du texte donc c'est évidemment un sujet sur lequel il faudra remettre une priorité qui que ce soit gouvernement sur la question du logement Isabelle briquet ma sénatrice j'ose dire préféré puisque c'est ma sénatrice au viennoise parler des niches fiscale et sur le sujet des niches fis niches fiscales en matière de logement il y a un certain nombre de niches qui sont à la fois écouteuses et peu efficace on évalue à 18 milliards d'euros le la somme des niches qui pourrait être raboté et qui pourrait être mise à profit d'une politique du logement plus plus ambitieuse et si tu me le permets juste deux derniers points puisque ce sont ceux que j'ai porté dans la précédente législature le premier concerne la garantie universelle des loyers nous l'avions nous avions essayé de le passer au niveau de notre niche parlementaire nous avons eu un barrage en commission malgré le soutien finalement du MoDem du centre qui le remet au goût du jour à la fin de la législature c'est un sujet un sujet sur lequel je pense nous pouvons trouver un un consensus et enfin un dernier point c'est s'adapter aux enjeux et aux défis à venir en matière de logement ma primer ne répond pas à l'enjeu à l'objectif il faut réviser ma prime renve on sait que un des freins à la rénovation énergétique c'est le reste à charge Boris dans une législature encore antérieure avait fait une proposition de loi sur laquelle il faut que nous reprenions cette idée d'une avance remboursable à la mutation du bien et enfin il nous faut dégager de marges de manœuvre nouvelle pour ce qui concerne le logement social voilà en quelques modif ile de résumer en si peu de temps mais voilà un petit peu le panel des actions que nous avons sur le sujetci merci Stéphane Audrey sénatrice du Nord merci pas grandchose à rajouter du coup tu as tu as brossé le le tableau de manière effectivement très juste que vous avez pu noter dans ce qu'à dit Stéphane c'est finalement on sort d'une séquence de 7 années sans politique du logement et que l'enjeu qui et le l'ôutre c'est tout simplement de reconstruire une vraie politique du logement qui se traduise à la fois de manière législative et réglementaire et qui se traduis tu l'as dit à la fin aussi de manière budgétaire avec un un triple enjeu je compléterai peut-être là-dessus qui est de corriger à la fois l'erreur sociale que ça que c'est de ne pas avoir de de politique du logement une erreur sociale on a parlé tout à l'heure des enfants à la rue on a parlé de pouvoir d'achat on a parlé aussi de vivre ensemble de narcotrafic tout ça c'est des sujets qui sont liés au logement qui ne sont pas traités et qu'il faudrait corriger parce qu'au plan social ils ont des conséquences dans l'ensemble de nos territoires urbains comme ruraux très lourde une vraie politique du logement c'est aussi une politique du logement qui viendrait corriger l'erreur environnementale parce que le logement c'est un levier puissant pour la rénovation des bâtiments pour construire des bâtiments Marie Noël en parlait à l'instant qui vont dans le sens de la décarbonation mais aussi pour adapter les bâtiments qui existent éviter qu'on souffre et l'été et l'hiver dans les logements dans lesquels on vit dans les plus modestes mais aussi dans les autres et puis le dernier sujet c'est encore une fois à travers un vrai plan de mobilisation pour le logement de corriger et finalement c'est ça le plus surprenant je dirais de la part du président de la République actuelle et de ceux qui le soutiennent de corriger une erreur économique parce que la politique du logement est connue pour être une politique contracyclique qui est une politique de relance économique à laquelle Emmanuel Macron n'a pas eu recours tout au long de ces dernières années et encore moins quand les temps ont été économiquement difficiles aujourd'hui c'est ce qu'on attendrait dans une situation économique compliquée on a coutume de dire quand le bâtiment va tout va bah le bâtiment il va pas très bien on n jamais aussi si peu construit de logements aujourd'hui que depuis les années 90 donc le siècle dernier on perd des logements même locatif pour différentes raisons Stéphane a très bien rappelé la manière dont on a essayé nous de lutter contre les raisons qui font qu'on manque aujourd'hui de logement à la fois abordable et confortable vous avez vu que les seuls progrès finalement qui ont été fait ils viennent d'initiativ parlementaires souvent socialiste parfois transpartisan d'iniit atif qui sont aussi nourris par le terrain on aurait pu parler aussi de des textes qu'on a voté sur l'habitat indigne la lutte contre l'habitat dégradé qui viennent des communes socialistes de Mathieu anotin de l'île de plein d'autres endroits où on vit tout ça donc c'est toujours l'initiative locale ou parlementaire c'est jamais l'initiative gouvernementale et quand elle est prise elle est au contraire là pour encore une fois au lieu de faire de cela un moteur de relance au contraire affaiblir à la fois les acteurs privés les acteurs sociaux les bailleurs HLM notamment mais aussi les particuliers qui sont les premiers à souffrir de ça et donc nous notre enjeu c'est à la fois dans le budget qui arrive en tout cas priori on espère de vrai institutionnellement à la fois à travers le budget et puis on l'espère une une majorité de projets qui est à construire essayer de corriger ces trois erreurs en même temps parfait merci beaucoup et last not list Nora moi ça va aller très rapidement parce que fort de son constat qui a été le vote et le travail parlementaire des deux assemblées nationales ça s'est finalement révélé être un problème européen je rappelle juste pour mémoire que l'une des conséquences de la défaite d'Antonio Costa au Portugal c'est la crise du logement et notamment dans les capitales et donc fort de ce constat là le groupe socialiste et démocrate et le Parti socialiste européen on ont fait un fait de campagne et euh l'ensemble des capitales j'ai dire et des et des projets nationaux des 27 socialistes ont porté la préoccupation du logement comme un intérêt communautaire et un intérêt vital communautaire pour les citoyens ça s'est matérialisé depuis la rentrée avec l'annonce par Ursula van derlen d'une la création d'un commissaire au logement pour l'instant c'est tout et donc les auditions vont démarrer et nous porterons évidemment à la fois trois pr trois stad de de préoccupation une duplication de de de la de la directive j'allais dire Assemblée nationale française pour une fois on va le faire dans cette dans ce mais comme le devoir de vigilance d'ailleurs on va le faire dans cet ordre là à l'échelle européenne pour encadrer les plateformes type Airbnb et notamment dans les capitales européennes le deuxème combat qui sera le notre c'est certainement aussi de pour ne pas tomber ce que disait tout à l'heure sur la question de la bfurcation écologique et les aides d'État notamment et l'amélioration et l'accélération des aides d'État et l'allègement des des charges des aides d'État sur la construction du logement et notamment auprès des collectivités territoriales notamment pour le logement public et la troisième évidemment orientation qui sera euh sous notre vigilance c'est euh réarmé en tout cas le budget sur la rénovation des logements existants pour lutter contre la facture énergétique des citoyens européens qui est de toute façon valable à l'échelle européenne comme à l'échelle nationale donc on espère avoir puisqu'on a un commissaire c'est une avancée he au niveau européen on n pas pour l'instant un Commissaire à la santé donc on a un vrai commissaire ou ou une commissaire au logement on verra le portefeuille qui sera le sien et les moyens budgétaires qui seront euh les leurs mais ce qui est sûr c'est que dans le cadre du plan de relance européen 80 % des fonds qui ont été consommés par les États quels que soient les États ont beaucoup servi à la rénovation des bâtiments et donc ça veut bien dire qu'on rejoint une préoccupation européenne et citoyens européens et je finis par il est évident qu'on a tracé des on va dire des préoccupations communes entre les trois assemblées donc ça ne fait que commencer ça ne s'était pas arrêté je rappelle el que sur la loi immigration sur le devoir de vigilance sur tout à l'heure le fra ferroviaère on a parlé avec Olive Jaquin l'encadrement sur les travailleurs des plateforme on a une culture aussi à défaut d'avoir une culture commune parlementaire on a une culture de travail des groupes parlementaires et l'important pour nous c'est de pouvoir porter des bonnes idées nationales à l'échelle européenne et vice-versa et donc je retends la main à Boris et à Patrick pour qu'on organise un agenda de travail au de de la rentrée parlementaire bravo c'était une parfaite fin
Raphaël Glucksmann