Sainte-Soline: l'interview intégrale du ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, sur BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et bonjour monsieur le ministre merci d'être avec nous sur sur le plateau de BFM TV marque phénoménis de l'agriculture d'abord je voudrais que que l'on regarde ces ces images vous aviez appelé ce matin à la responsabilité à l'apaisement avant cette cette manifestation à Sainte-Souline on voit ces images de violence vous les avez vu est-ce qu'on a assisté au scénario du pire tout à l'heure on a assisté au scénario qu'on crée celui de l'expression de violence à l'endroit des forces de l'ordre en particulier des gendarmes donc il faut vraiment saluer l'action et la maîtrise face à des éléments totalement radicalisés et par ailleurs très nombreux et très armés que par ailleurs la volonté qu'ils avaient détruire des biens qui appartiennent à des personnes ne soient pas ne puisse pas vaincre aujourd'hui mais on a évidemment face à nous des éléments très radicalisés qui par leurs actions n'ont pas d'autres motifs que ceux de blesser voir de tuer des gendarmes des forces de l'ordre qui ne font qu'autre chose que respecter l'État de droit et donc faire respecter la République et la démocratie est-ce qu'on sait combien ils étaient c'est ces activistes et quel profil ils ont clairement identifiés j'ai écouté ce qu'a dit de mon collègue et c'est les éléments que nous avions et c'est pour ça d'ailleurs que la manifestation avait été interdite parce que nous avions des éléments qui nous permettait de penser qu'il y avait un millier environ de personnes totalement dans la confrontation et qui ne cherchent que la confrontation ce n'est pas une manifestation qui dégénère ça c'est une manifestation qui est générée pour faire de la confrontation avec des gendarmes avec les forces de l'or et donc c'est pas du tout le même nature que d'autres d'autres situations et donc on avait un millier semble-t-il de personnes qui étaient dans cette situation de vouloir en découdre avec les forces de l'ordre on a vu les images des gens qui brûlent des voitures ou des la deuxième fois que il y a des incidents sur Sainte Soline la fois précédente il y avait beaucoup de gendarmes blessés il semble cette fois-ci qui avait quand même beaucoup plus d'éléments de personnes du type black bloc ultra selon le ministre de l'intérieur ça veut dire que sur ce dossier de de vous ne parvenez pas à peser le débat est-ce qu'il faut reprendre le dialogue ou pas sachant que c'est un monsieur jeudi est-ce que vous croyez qu'on peut dialoguer avec des gens je parle pas des Black Blocs les violences elles sont issues de ces gens-là évidemment mais non mais vous parlez avec les non violents mais ces gens-là on peut pas discuter avec ces gens-là parce que ces gens-là ils ne connaissent qu'une chose c'est la force c'est la violence et c'est au fond de renverser ce que sont les principes généraux de la République ce sont les principes d'un dialogue qui doit être un dialogue pacifique avec les uns et les autres c'est un alibi en fait pour ces gens là c'est un alibi enfin on sait bien qu'il y a un certain nombre d'éléments qu'on a retrouvé à notre qui à Notre-Dame-des-Landes qui dans d'autres dans d'autres sites ou d'autres lieux qui font professions et œuvres quotidiennes ou hebdomadaires à la place de l'Opéra peut-être qu'ils étaient aussi lors des incidents et par ailleurs sur le fond enfin sur le fond sur la question du dialogue c'est un projet ça a été dit par votre interlocuteur agriculteur et j'aurais salut aussi les agriculteurs qui aujourd'hui sont menacés physiquement dans leurs exploitations tous ces gens là qui ont paillettiné le travail des agriculteurs parce qu'ils ont marché dans des champs qui sont qui sont dans notre alimentation de cet été mais violent ou non violents ils ont quand même pas respecté ce qui est le droit de propriété et par ailleurs le travail des autres mais c'est quand même quelque chose qu'il faut dire mais il y a des agriculteurs qui se sont engagés de bonne foi avec des associations environnementales avec des collectivités locales je rappelle qu'un protocole qui a été signé qui est le produit de 12 ans de travail une dizaine d'années de travail il y a eu du dialogue en amont il y a eu beaucoup de dialogues en amont il y a eu même des projets qui ont évolué en termes de volume pour tenir compte à la fois de ce que disait les scientifiques et de ce que disait parfois les associations environnementales mais à la fin quand le projet a passé tous les écueils scientifiques et tous les écoles juridiques si on considère que ça suffit pas et qu'il y a que la violence parce qu'on n'est pas d'accord alors à ce moment-là on n'est plus en République on n'est plus en démocratie je voudrais qu'on écoute si vous le permettez Monsieur le Ministre Benoît bitault que nous avions tout à l'heure qui est heureux député Europe Écologie Les Verts et qui qui justifiait cette mobilisation c'est c'est violence par le fait que l'État n'était pas attentif à tous les recours qu'il y avait été déposés contre ces méga bassines les 30 000 personnes qui étaient là aujourd'hui dénoncent la manière dont elles sont mises en place c'est-à-dire qu'on n'a pas créé les conditions pour que ça fonctionne pour que ça fonctionne il faut restaurer la capacité des bassins versants à retenir l'eau pour que l'eau retenue sur des très résumés [Musique] permettent de recharger les nappes souterraines et une fois que les nappes souterraines on pourra utiliser de l'eau pour satisfaire l'ensemble des usages y compris ceux de l'irrigation voilà maintenant qui disait également que ces méga bassines ne profiteraient qu'à 5% des des agriculteurs qui n'a plus de 90% qui ne pourraient pas en profiter seulement donc tous les agriculteurs n'ont pas accès à l'irrigations je tors le coup un premier procès qui est fait à l'agriculture deuxième élément monsieur vitaux manifestement qu'on n'est pas assez de dossier le projet c'est de passer de 21 millions de mètres cubes sur les saints de solides 21 millions de mètres cubes prélevés en été à 6 millions de mètres cubes prélevés en été le BRGM qui est le buneau recherche géologique et minière qui qui analyse les nappes dit que ce process ce projet il va permettre qui est plus d'eau en été de soutenir les étiages de faire en sorte que les zones humides puissent être maintenues alors que en ce moment elles le sont moins donc c'est un projet vertueux 21 millions 6 millions et on en prend 6 millions d'hiver pour pouvoir couvrir le besoin que nous allons deuxième élément ce sont pas des nappes profondes ce sont des nappes superficielles ils ont donc des nappes qui se remplissent vite mais qui se vident très vite en particulier l'été et donc c'est au moment où elle se remplissent où il y a du trop-plein qu'on peut prendre de l'eau pour faire en sorte que en été qu'on en a besoin un peu plus on puisse la prendre sur la réserve divers et donc c'est ça qui va pas dans ce procès parce que ce procès qui est fait vous agriculteurs c'est pour ça que je le défends avec l'ensemble du gouvernement Gérald Darmanin Christophe Béchu parce que c'est un projet un projet qui est vertueux c'est un projet dans lequel les agriculteurs s'engagent à réduire l'utilisation de produits fans phytosanitaires c'est un pro a un projet dans lequel les agriculteurs s'engagent à réduire la consommation d'eau c'est un projet dans lequel les agriculteurs mais je biteaux parle de haie dans lequel les agriculteurs s'engagent à planter des et si ça ça je sais pas ce que c'est qu'un projet vertueux donc à la fin c'est avec la seule explication qui nous donnera à la fin c'est qu'il n'y a pas besoin d'eau or on a besoin de projet et de retenue et on voit bien cet été dans d'autres endroits si on avait pas ses reponçon Serre-Ponçon c'est un immense ouvrage qui a été fait il y a 50 ans j'imagine qu'il y a 50 ans Monsieur Biteau nous aurait expliqué ça vraiment il ne fallait pas le faire aujourd'hui tout le monde s'en réjouit les agriculteurs les gens qui s'occupent de tourisme les associations environnementales ça permet de maintenir les étagères j'ai donc ces gens qui viennent vous donner des leçons et qui ne tiennent pas compte à la fois de l'administration juridique et par ailleurs du scientifique ils rendent pas service aux choses comment arriver à trouver un point d'équilibre est-ce que ces scènes de violence vont se reproduire oui dis certains parce qu'on n'est pas écouté comment arriver à arrondir les choses rien ne justifie l'avion on est bien d'accord monsieur le ministre rien c'est inexcusable inexplicable inacceptable et les 8 mai les ça suffit et tous ceux qui viennent nous expliquer que la violence deviendrait légitime pour telle ou telle motif je leur dis tout de suite fausse route et trouveront la République pas nous la République la démocratie et les citoyens qui nous regardent et qui nous écoutent et qui considèrent qui n'est pas acceptable en démocratie que on fasse entendre son désaccord ou qu'on essaie de forcer une décision par la violence parce que si on rentre dans cette société là quand votre voisin décide de faire un permis de construire et qui vous plaît pas vous faites quoi vous allez envahir son domicile et vous détruisez sa maison en même temps monsieur le ministre ce que vous dites paraît frappé au coin du bon sens mais sur Notre Dame des Landes on avait entendu également le même discours par des ministres précédents sous d'autres quinquennat et puis c'est dans le cas qui est impressionnant après qu'il y a eu des décisions de justice un référendum que finalement on a décidé de annuler le projet vous n'êtes pas en contradiction je pense qu'on était un degré d'enkystement qui me permettait de ce mot sur Notre-Dame-des-Landes parce que c'est 20 ans au fond on a laissé s'installer les choses et et il y avait quelque chose là aussi c'était la responsabilité cet été Édouard Philippe qui avait pris cette responsabilité personne n'avait très envie après une mission une mission pour regarder les choses mais justement il n'est pas question de donner droit à la violence de cette façon là et donc c'est bien ça ce qui est à l'oeuvre on a eu le même sujet sur Bur comme vous savez le centre d'enfouissement on a le même sujet à sainte-soling sinon ça crédit la thèse que vous n'êtes pas d'accord vous détruisez le bien d'autrui vous menacez ici des agriculteurs ailleurs dans d'autres circonstances des parlementaires et ça vous donne droit à vos demandes ça c'est pas possible mais ça se fixe beaucoup sur des projets qui ont très à l'écologie et et votre gouvernement le président singulièrement et la cible justement des écologistes les plus ultra justement qui considère que vous n'en faites pas assez vous n'avez pas assez vite et que vous prenez pas la mesure du de la dégradation de la crise moi je connais un certain nombre d'écologistes et même beaucoup d'écologistes y compris proche de moi qui défendent l'idée qu'on soit sobre avec l'eau qu'on essaie de faire évoluer les pratiques agricoles et je partage ce point de vue là et qui ne pense pas que c'est une manière d'agir et qui ne pense pas que chaque projet justifie de d'actions de tel de telle nature vous avez des méthaniseurs vous avez des gens aussi ultra radicalisés vous avez des panneaux photovoltaïques vous avez des gens mais ils proposent quoi au fond au-delà de détruire en permanence le bien d'autrui ou simplement par la violence de donner droit à une demande qui scientifiquement en plus n'est pas démontré nous faisons on a besoin de projets de réserves on a besoin de projet énergétique on a besoin de projet nucléaire on va on peut pas être dans un dans une société qui parle la violence règle son conflit mais par exemple vous savez bien que dans cette affaire la FNSEA est soutient votre votre projet la Confédération périzon est contre on voit bien aussi qu'il y a le le modèle agricole qui est défendu à travers ce type de projet qui a un modèle plutôt productiviste qu'un modèle qui serait plus respectueux c'est un modèle qui est respectueux de l'environnement je viens d'essayer de vous expliquer qu'on réduit le prélèvement d'eau que il y a des pratiques et des engagements ou des engagements qui ont été signés contrairement à ce que font certains qui retirent leur signature je pense à Madame bateau d'un protocole qui a été système ministre de l'écologie et députés des défis et qui a retiré sa signature les agriculteurs qui ont engagé leur signature ils sont engagés à réduire puisque c'est le c'est le projet lui-même et deux ils sont engagés à changer les pratiques c'est donc l'évolution du modèle qu'on engage et donc ceux qui disent qu'on n'engage pas le modèle car son évolution il manque il ne raconte pas la réalité des choses ça veut pas dire qu'il faut pas poursuivre à chaque fois qu'on a un projet de cette nature il faut poursuivre avec l'idée que l'eau est un bien rare et que donc pour tout le monde il y a la question de la sobriété mais j'entends parfois certains dire c'est de l'accaparement par les agriculteurs mais les agriculteurs ils accaparent rien l'eau les manifestants sautent solides pardon cette eau qui est mise sur les champs c'est pour les agriculteurs ou c'est pour nous nourrir enfin je veux dire alors à ce moment-là tout forage est un accaparement parce que quand je bois de l'eau qui est l'issue d'un forage dans une nappe phréatique je m'accapare de l'eau mais de quoi parle-t-on c'est cette eau est un bien commun et l'alimentation est un bien commun et nourrir les gens c'est un bien commun et donc on a besoin d'agriculteurs qui portent des projets [Musique] assez violents après cette journée de violence et ce qu'elle me relative qui est revenu à Sainte Soline ce soir sur la journée de mardi 10e journée de mobilisation contre la réforme des retraites on a évoqué sur ce plateau la convergence des des colères des violences qui sont en train de monter crescend donc on le voit ici à sainte-solin on l'a vu ces derniers jours à Paris où où va-t-elle s'arrêter comment peut-elle s'arrêter cette cette violence avec évidemment les forces de l'ordre qui sont fatigués ça fait plusieurs jours qu'elles sont mobilisés à Paris dans certaines villes de province et qui vont affronter cette nouvelle journée de mobilisation et cette colère qui montre comment fait-on pour faire baisser l'attention je compare pas ce qui s'est passé à saint-suli ce que la violence Soline ça a été dit par Monsieur jeudi c'était déjà au mois d'octobre et c'était même avant donc la violence de Sainte-Sophie c'est donc ces éléments là sur lesquels il faut agir deuxième élément à Sainte-Souline c'est une manifestation interdite pour le motif que je viens de vous évoquer à Paris c'est des manifestations autorisées il faut mais la violence et la même faut saluer aussi la responsabilité des forces syndicales qui ont bien encadré ces manifestations et quand vous c'est pas la même chose d'aller manifester quand vous savez qu'il y aura de la violence et au fond même si vous même vous n'avez pas d'acte de violence vous vous rendez d'une certaine façon dans La Malga de la violence que d'être manifestant syndiqué au passage indiqué d'ailleurs avec des élus qui sont les aujourd'hui à Sens Sony sont tes responsables ah ils sont totalement irresponsables oui les députés totalement députés à vous si vous compagnonnez si vous marchez avec des gens qui lancent des cailloux sur les autres si vous n'êtes pas d'accord avec eux il y a qu'une solution soit vous vous êtes capable de les arrêter soit vous sortez du cortège oh c'est pas ce que j'ai vu et j'ai vu des gens qui étaient irresponsables et qui teneront voyant Rome brûler se réjouissent j'ai vu les tweets de Monsieur Mélenchon se réjouissent de voir le feu il y a pas à se réjouir de ça et quand on est élu de la République quand on est responsable quand on est député quand on est responsable d'un parti personne n'intera à faire le pire on va pas le pompier pureman le Pyroman tout court et donc ces gens-là ils ont une responsabilité j'en viens maintenant à la manifestation mardi mais je distingue j'essaie de distinguer les choses manifestation il y a des risques de violence on en a vu cette semaine il y aura un dispositif qui sera je crois ça a été dit par Gérald Darmanin mon collègue de l'Intérieur qui sera solide pour faire en sorte que ceux qui veulent manifester puissent le faire dans de bonnes conditions parce que à la vérité quand vous avez de la violence c'est à ceux qui portent une cause que vous nuisez le sujet vous dites aussi sainte solide sur le ministre mais on a bien vu j'avais des gens de Suisse d'Italie de enfin mais justement les bienvenus que lors de la dernière manifestation contre les retraites il y a ça a été violent à Paris mais ça a été violent aussi dans beaucoup de villes de l'Ouest Nantes Rennes Saint-Nazaire tout à l'heure nous disait nos invités Lorient van et des édifices publics qui étaient pris pour si systématiquement donc la porte de la mairie par d'autres extrémistes donc ça veut dire quand même que il y a une espèce de sinon de convergence mais on voit bien qu'il y a une installation du désordre dans le dans le dans le pays parce que à chaque fois on rétablit l'ordre in China on rétablit l'heure mais quand vous avez des gens qui courent les rues et qui se promènent qui avec un cocktail monotof ou autre les forces de l'ordre font le maximum de ce qu'il est possible de faire pour préserver les personnes d'abord contrairement à ceux qui manifestaient cet après-midi à Sainte-Souline et pour préserver les biens après on a des éléments qu'il faut essayer de contrôler c'est c'est toute la stratégie de maintien de l'ordre qui a été mise en place c'est-à-dire que on a un besoin cette violence des forces de l'ordre jusqu'où va-t-on c'est ce que j'essaie de de faire y compris pour ceux qui me connaissent en général c'est que il y a besoin il y a aucune illégitimité à ne pas être d'accord et à manifester jamais ils vont entendre dire ça je comprends qu'il puisse avoir de l'incompréhension et parfois même de la colère mais il y a aucune légitimité à exercer la violence et donc notre responsabilité collective c'est pas une raison notre responsabilité au niveau du gouvernement c'est d'expliquer de d'essayer d'apaiser les choses et vous me voyez pas ce soir jeter l'huile sur le feu c'est d'essayer d'expliquer les choses et puis deux je pense que les syndicats et j'entends l'expression de des différents responsables syndicaux qui essayent à la fois de marquer leur mécontentement et leur désaccord et en même temps de le faire dans le cas de Galles faudrait juste peut-être revenir sur sur un fait de cette journée vous avez certainement entendu cette extrait sonore vous vous évoquez la sécurité la sécurité notamment dans les routes de Paris à force de l'ordre sont-elles sont-elles épuisées cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux et qui a été rendu public par nos confrères du monde c'est enregistrement sonore dans lequel plusieurs policiers de la brave menace intimide des jeunes des jeunes interpellés dans la rue ça a été ça a été assez violent je vous propose d'écouter le témoignage d'une des personnes qui a été interpellée au voudrais avoir votre réaction après monsieur le ministre c'était le soir de lundi après la découverte de l'émotion de censure rejetée je manifestais à Bastille j'ai été interpellé violemment placé arbitrairement en garde à vue et à ce moment-là je suis rue de Béarn et je j'entends la brave qui la brigade de répression de l'action violente motorisée arriver derrière moi donc là il y a une quinzaine de vingtaine de motards moi une quinzaine qui arrive derrière et qui me tombe dessus je me rends mains en l'air parce que j'ai peur de me faire matraquer et en fait il me balaye je tombe d'eau contre les pavés et il me note je j'entends un [ __ ] je demande comment et mon petit ta gueule et ensuite on m'amène avec les autres menottés et là on est tous alignés et puis ça a été intimidation sur intimidation avec des bavures autant racistes que sexiste en tout cas à mon égard plus l'antisémitisme par rapport à mon prénom j'ai vu donc les policiers de la brave prendra partie le jeune garçon noir et j'étais inquiète pour lui parce que manifestement il connaissait pas forcément ses droits donc c'est pour ça qu'il répondait aux policiers qui a valu une surenchère raciste du coup des des violences verbales terribles et des connotations sexuelles sur ces clairement c'est parti génitales j'ai entendu les couilles de noir ce genre de choses voilà on est on était dans ce niveau là il y a plusieurs témoignages qui vont dans ce sens on y a de préfet de police de Paris à juger ses propos évidemment inacceptable ligpn est saisie mais il y a beaucoup de témoignages les bras aiment sont des unités de policiers à moto dans la mission en fait et d'aller au contact des casseurs pour éviter que ça ça dégénère quand on entend ce type de témoignage vous le disiez effectivement maintenir l'ordre et essayer de de faire les choses correctement il y a aussi des questions sur il y a des faits de cette nature qui ne sont pas la majorité des choses et il faut aussi penser à tout ce qui se passe dans le cadre qui celui peut fixé par le maintien de l'ordre et qui se fait dans d'autres conditions mais quand ça dérape évidemment il faut le dénoncer et évidemment si c'est avéré il faut que les sanctions qui doivent être prises soient prises mais maintenir l'ordre c'est quelque chose de très compliqué dans un pays on dit toujours le la police et la gendarmerie c'est le monopole de la violence légitime elle s'exerce et elle est acceptée dès lors qu'elle est légitime et qu'elle s'exerce dans le code déontologie de pratique dans ce contexte de surenchère des violences est-ce que le gouvernement peut faire un geste d'ici mardi et la nouvelle et la dixième journée de mobilisation par exemple je pense à la pose réclamée par Laurent Berger Laurent Berger le leader de la CFDT il y a un processus qui se poursuit qui est maintenant que le texte est au Conseil constitutionnel je crois que la première ministre la redit encore cet après-midi au Congrès d'horizon la volonté c'est plutôt un volonté d'apaisement l'idée d'une pause en permanence dès qu'on a un sujet ne paraît pas une bonne une bonne méthode mais il a pas il nous appartiendra de réfléchir à la manière dont on peut en tout cas de notre côté apaiser les choses merci beaucoup merci d'être venu sur le plateau de BFM TV ce soir pour répondre à
Marc Fesneau