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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 10 octobre 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploi

3 000 professeurs en urgence dans les lycées : "Étonnant que ça sorte du chapeau en trois jours"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:16OuverteRéponse partielle

    Pourquoi existe-t-il ce vivier de 3000 professeurs non affectés alors que des lycéens n'ont pas de professeur ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Avez-vous des exemples de profs de maths affectés à enseigner des lettres modernes à 120 km de chez eux ?

  • 4:12OuverteRéponse partielle

    Avez-vous des éléments tangibles montrant que le nouveau logiciel améliore l'affectation des TZR ?

  • 6:55OuverteRéponse directe

    Avez-vous le sentiment que le gouvernement vous considère davantage et cherche à vous apporter des solutions ?

  • 8:20OuverteRéponse directe

    Avez-vous le sentiment de subir une discrimination sociale ou territoriale dans votre lycée ?

  • 10:29OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous aujourd'hui du gouvernement ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Voilà. Bonsoir Cyril Adrien Salem. Vous êtes journaliste au service politique de de France Télévision. On va entendre dans un instant des réactions de lycéen, des réactions de de syndicat, de prof également parce qu'il y a un certain nombre de questions qui se posent concrètement hein sur le la mise en place de cette mesure. Le gouvernement compte beaucoup sur cette annonce faite en fin de semaine par le ministre de l'éducation pour pour calmer la colère des jeunes. C'est une grosse partie de la réponse gouvernementale en effet, c'est celle qui concerne l'urgence. C'estàd que Édouard Gfrey effectivement annoncé 3000. Alors certains dans son cabinet annoncaient plutôt 3500, peut-être même 4000. En tout cas l'annonce et l'engagement, il est fait sur 3000

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postes de remplacement très très vite. Il va falloir le vérifier dans les dans les lycées. Alors l'idée comment ce qu'ils ont fait c'est qu'ils ont une sorte de cartographie avec un un nouveau logiciel. Il y a 114 lycées qui ont été placés rouges, c'està-dire ultra prioritaire et 400 qui sont oranges où il y a des manques croissants et qu'il faut aussi accompagner mais qui sont pas les plus prioritaires. Donc voilà pour la cartographie et et quand on demande pourquoi est-ce que c'est fait maintenant et pas il y a quelques semaines, c'est la question qui revient beaucoup, c'est la question du système, nous dit-on logistique. C'est vrai que ça paraît, comment dire pour être tout à fait transparent, ça paraît étonnant que ça vienne comme ça du chapeau en 3

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jours, mais si ça a permis à l'éducation nationale de sortir un système efficient rapidement, pourquoi pas ? On va le voir assez rapidement puisque ministre de l'éducation a promis que ça serait mis en place normalement en début de semaine, lundi ou ou mardi. Bonsoir Sébastien Vieille, vous êtes professeur d'anglais au lycée George Cuvier à Montellimar. Vous êtes secrétaire national du syndicat national des lycées et collèges, membre également du conseil supérieur de de l'éducation. Question simple pour commencer pour qu'on comprenne bien cette affaire. Pourquoi est-ce qu'il existe ce vivier de 3000 professeurs aujourd'hui qui ne sont pas affectés alors que de l'autre côté il y a des lycéens qui n'ont pas de professeur devant devant eux dans les classes. Comment expliquer cette

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apparente contradiction ? Oui, bonsoir. Euh, écoutez, on est vraiment très très étonné, hein. On attend de d'avoir encore plus de détails parce que des TZR, hein, c'est-à-dire les titulaires sur zone de remplacement qui ne sont pas affectés, euh oui, ça existe. Mais ça existe parce qu'il n'y a pas de besoin dans leur discipline et dans leur zone. Il faut savoir que ce sont des collègues qui ont vocation à intervenir sur une certaine zone géographique qui peut être assez large et bien évidemment dans leur discipline. Donc s'ils sont encore chez eux, c'est qu'il y avait pas de besoin. Donc franchement on ne voit pas comment ça va être fait. On a lu n nos nos collègues de du site

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France Info ont enquêté et ont recueilli notamment le témoignage d'une d'une jeune prof qui s'appelle Agath qui est prof de math et qui a raconté qu'elle avait reçu une une affectation justement pour aller à 120 km de chez elle dans un lycée alors qu'elle est prof de math pour assurer un remplacement en tant que prof de lettre moderne. Est-ce que quand vous entendez ça, vous tombez de l'armoire ? Est-ce que vous avez d'autres exemples semblables qui ont été déportés à votre à votre à votre connaissance ? Est-ce que ça existe aujourd'hui des profs de math à qui on demande d'aller enseigner des lettres modernes à 120 km de chez eux ? Oui, j'ai vu un ou deux exemples de ce type. Alors, il faut savoir que dans les

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textes, si on vous propose un remplacement, on a le droit de le faire qu'il ne soit pas dans votre discipline, vous vous avez vocation à le refuser. Vous n'êtes pas obligé d'accepter une telle chose parce que c'est alors clairement, on va le dire hein, si c'est pour faire de la garderie, faire de l'occupation et dire "On a mis quelqu'un en face des élèves, c'est n'importe quoi. Un professeur de mathématiques ne va pas enseigner les lettres modernes par exemple à des premières quand ils ont le bac à la fin de l'année. C'est ridicule. Le ministre Édouard Jeffrey dit "Jusqu'à présent, on savait mal affecter ces quelques 3000 professeurs. On a travaillé sur un nouveau logiciel, on essaie d'accélérer les choses. Est-ce que vous avez vous des éléments tangibles qui vous

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permettent de penser que c'est le cas ? Alors, je alors en tant que représentant académique, je travaille très souvent avec le le rectorat donc de mon académie et je peux vous dire que les gens qui sont dans les bureaux, ils ont à cœur d'occuper les TZR. Donc, je suis très étonné d'entendre ça. Mais s'il y a un logiciel qui améliore les choses, qui rend la chose plus réactive, on verra. On va attendre de voir. Hm. On va attendre de de voir. Vous confirmez que c'est vraiment en train de se de se de se se déployer. Euh les professeurs reçoivent en ce moment des appels, des mails puisque le ministre a parlé de de profs qui seraient là lundi

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ou mardi. Je n'ai pas eu de j'ai pas eu de contact de collègues qui euh qui m'auraient envoyé à part je vous dis un un ou deux éléments euh me signalant qu'on leur proposait des remplacements qui ne sont pas dans leur discipline. Mais sinon, j'ai pas eu de vague comme ça de collègues qui me signalaient des choses pareilles. Hm hm. Série d'Adrien Salmand, c'est vrai qu' il y a un certain nombre de de doutes hein concernant la la capacité du gouvernement à tenir cette promesse finalement parce queil s'est présenté devant les de Français, il y avait une attente importante. Il a fait cette annonce, elle va pouvoir être vérifiée là dans les jours qui viennent. Ça ça c'est il y a un risque quand même que ça se retourne contre lui contre le ministre si jamais cette promesse ne

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peut pas être tenue et si elle ne pas être vérifiée très clairement parce que nous on est là pour regarder si ça se passe et puis les lycéens et les parents des lycéens seront aussi là pour regarder s'il y a effectivement un professeur en face de leurs enfants. Donc là, c'est une promesse qui est mesurable et qu'on va pouvoir voir au cas par cas avec en plus ce que je vous disais cette liste assez précise de lycées qui sont prioritaires et dans lesquels on verra normalement arriver des des professeurs. Là, on voit bien que c'est un des outils de la boîte à outil de la réponse du gouvernement depuis le début de cette crise qui n'avait pas vu venir cette crise dans cette ampleur et qui essaie de se raccrocher aux branches. Là, la dernière chose qui est dans la boîte à outil du

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gouvernement ces derniers jours et précisément hier, plusieurs membres du gouvernement sont montés au front pour comment dire circonstancier l'état actuel de la mobilisation et selon le gouvernement il y a une décélération nette de la mobilisation. Deuxème pan, coût des dégâts. Vous savez, Matinis a donné ce chiffre, 30 millions d'euros, ce serait les dégâts qui ont été causés depuis le début de la mobilisation. Donc on voit bien que là, il y a tous les leviers psychologiques. À la fois dire attention, ne continuez pas, ça coûte de l'argent. Et dire en effet, on a des mesures d'urgence, vous inquiétez pas. Allez maintenant rentrez dans les lycées et arrêtons de faire cette mobilisation. Ce qui n'est pas gagné puisque je vous rappelle qu'il y a un appel à continuer le 13 et le 17 octobre.

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On va voir très vite effectivement euh si cette stratégie fonctionne. Bonsoir Alexis Dupluit, merci de nous rejoindre. Vous êtes élève en BTS au lycée Marie Scondé de Sarcel. Vous avez euh vous avez 17 ans et on a lu hier dans le dans le Parisien votre portrait euh avec ce titre euh Alexis Dupuit, le symbole de la colère des élèves de banlieu vous racontez les difficultés de votre parcours, votre orientation forcée dans une dans une voie que vous n'aviez que vous n'aviez pas choisie. Est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui quand vous entendez euh ces ces annonces concernant les professeurs remplaçants, concernant également parcours sup, le ministre a reconnu qu'il y avait des

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améliorations, qu'il fallait renforcer la la transparence ? Est-ce que vous avez le sentiment aujourd'hui euh que le gouvernement est en train euh de vous considérer davantage, de vous écouter, de chercher à vous apporter des solutions ? Euh oui, moi j'ai l'impression que le gouvernement il nous écoute en ce moment, mais euh écouter les élèves, c'est un truc, mais aussi il faut les acte avec. Comme je l'ai dit euh dans mon euh dans mon témoignage, il y a beaucoup d'élèves en ce moment qui se sont pas écoutés. Faut faut les rassurer. Faut surtout montrer que que tous ces blocus là mènent à un truc, enfin mènent à quelque chose et surtout

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euh il il faut qu'on il faut qu'on avance dans les dans tout ce qui est parcours sup et cetera et cetera. Est-ce que vous avez le sentiment vous Alexis d'être euh comment dire mal considéré parce que aujourd'hui vous êtes dans un établissement qui est situé en banlieu parisienne à Sarcel. Est-ce que vous vous avez le sentiment de de subir une discrimination euh sociale territoriale euh pour cette raison-là ? Euh je dirais oui. Euh comme comme j'ai pu le dire dans le communiqué, enfin

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dans mon témoignage euh il y a beaucoup de préjugés sur notre sur notre lycée. Il s'intéresse à notre secteur, c'està dire mon lycée à moi. Euh il regarde si on est si on est bien vu, si on est mal vu. Surtout peut-être aussi par rapport à notre couleur de peau et cetera. Quand vous dites il regarde, vous parlez vous parlez de qui ? Euh bah je dirais du sens où euh il y a déjà par rapport euh en terminal par rapport au stages et cetera, les les entreprises regardent tout ça. Par exemple, moi j'ai pris 30 refus comme je l'ai dit dans mon témoignage par enfin pas pas totalement par rapport à ça mais il y en a qui c'était par rapport à ça. Il y a aussi euh pas

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euh comment je pourrais dire ça ? Il y a aussi des entreprises qui qui qui jouent de ça du coup qui jouent de ça qui savent très bien que on est dans dans une dans une incapacité de trouver des stages. Ça veut dire qu'ils nous prennent et ils abusent de nous du sens où ils nous font travailler plus souvent enfin plus souvent ou moins Oui. plus souvent plus. Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui du gouvernement ? Aujourd'hui bah j'attends déjà un changement. en changement. Déjà, on attend tous d'être écouté. Euh on attend aussi euh des preuves derrière ça parce que nous écouter c'est déjà ça. Mais euh montrer un changement c'est aussi c'est

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enfin c'est c'est mieux du sens où euh on est des élèves de enfin on est des personnes de banlieu. Ça veut dire notre voix sera peut-être moins moins écoutée et aujourd'hui voir que ça commence à fonctionner, ça commence à à marcher, ça fait plaisir. Euh on attend aussi un changement de notre lycée. Euh peut-être aussi un changement par rapport aux réorientations. Euh voir enfin parler aux élèves, voir qu'est-ce qu'ils veulent faire plus tard pour les réinenter dans une filière qu'ils veulent parce que moi j'ai pas eu ça malheureusement. Aujourd'hui, je me retrouve dans une filière que j'aime que j'ai pas choisi et c'est pas enfin c'est pas au prof de faire tout ça. Enfin, ils ont un travail à faire dans ça qui qu'ils ont qui ont qu'ils ont très bien

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fait. Et aujourd'hui euh faut qu'on trouve une solution pour enfin faut qu'il trouve surtout une solution pour que tout ça enfin réorienter les élèves où il veent y aller dans le rétablissement. H Je peux vous demander Alexis si vous aviez le choix euh aujourd'hui qu'est-ce que vous souhaiteriez faire aujourd'hui ? J'aimerais travailler dans le monde de la musique, tout ce qui est ingénieur du son. Enfin, parce que moi personnellement, je voulais devenir artiste à la base et euh bah le monde de la musique, c'est celle qui m'intéresse le plus. Euh tout ce qui est musique, tout ce qui est studio, tout ce qui est et cetera. J'aimerais travailler dans ça maintenant. Si la je de le faire, je je l'aurais fait maintenant mais bon, on n pas tout le temps le choix et

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malheureusement faut faire avec. Mais mais moi aujourd'hui, j'ai pas le choix mais j'aimerais que les autres enfin les autres générations aient le choix. Merci beaucoup. Merci beaucoup Alexis Dupui d'avoir été avec nous ce soir en direct sur France Info