"Ce n'est pas une guérilla judiciaire" : l'avocat de Marine Le Pen est notre invité exceptionnel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardose. [musique] La vérité en face, Marine Le Pen sera bien candidate à la présidentielle [musique] 202. Oui mais voilà.
Oui mais voilà. L'épisode judiciaire n'est peut-être pas terminé et tout est dans le peut-être. Condamné pénalement, elle se pourvoit en cassation.
Elle redevient techniquement [musique] présumée innocente. Elle fera donc campagne sans bracelet électronique et ça change tout [musique] évidemment. Marine Le Pen montre ainsi qu'elle est une combattante, qu'elle ne renonce pas.
Elle met aussi une pression considérable sur la justice et c'est un coup politique parce que c'est la [musique] justice qui devra désormais prendre la responsabilité ou pas d'interrompre cette campagne via la Cour de cassation. Une chose est sûre, cette campagne présidentielle ne ressemblera à aucune autre. On est avec l'avocat l'avocat de Marine Le Pen en direct sur Sud Radio.
Merci infiniment maître Rodolphe Bosslu d'accepter notre invitation. Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Il est 9h7 et évidemment j'imagine que vous n'avez pas beaucoup dormi et que vous ne cessez d'expliquer et de vous intéresser à cette question de droit que l'on évoque depuis hier.
Alors, je vous pose la question tout de suite. Monsieur Rodolphe Bolslu, soyez le bienvenu d'abord sur Sud Radio et bonjour. Merci.
Euh, dites-nous tout, dites-nous tout. Il y a bataille juridique. Il y a bataille juridique sur cette question fondamentale de la jurisprudence de la Cour de cassation parce que on le dit aux auditeurs, donc si tout se passe comme on le pense en janvier ou février prochain, ça reste à définir.
La Cour de cassation pourrait se prononcer et à ce moment-là la question est de savoir si et bien à la fois elle cassera le jugement, elle vous donnera raison. Il y aura évidemment un enjeu à ce niveau-là et donc à ce moment-là il pourrait y avoir par exemple un vis de forme. Ça serait l'une des possibilités.
Mais il y a aussi la question de qu'est-ce que ça efface comme décision ? Est-ce que ça efface la décision en appel, la deuxième, ou bien est-ce que ça efface les deux ? Et de ce point de vue-là, il y a bataille juridique.
Alors, on est évidemment suspendu à vos lèvres. Qu'est-ce que vous en pensez ? Quelle est votre analyse ?
Euh écoutez, c'était vrai que c'est un sujet un peu technique qu'il est difficile de de vulgariser, mais je voudrais faire une première observation, je vous en prie, c'est que j'ai l'impression que tout le monde tombe de l'armoire euh alors que Marine Le Pen ne fait qu'exercer un pourvoie de en cassation qui est quand même une voix de recours traditionnelle, classique et qui ne présente pas de caractère absolument anormal, quoi. Ça c'est le premier point parce que j'ai entendu chez certains de vos confrères qu'il y avait une guerri judiciaire. Non, il y a l'exercice d'une voie de recours normale et légitime.
Ça c'est le premier point. Je pense si je puis me permettre Rodolf que en fait c'est effectivement on a tous été surpris hier parce que tout le monde imaginait que elle accepterait la condamnation. Alors, il y a il y a évidemment la dimension politique qui intervient dans tout ça, mais que d'un point de vue juridique, ça nous paraissait moins compliqué pour elle, je parle dans son intérêt à elle, d'accepter la condamnation et d'espérer en réalité de ne porter le le bracelet électronique que 4 mois et demi compte tenu là aussi je vais pas rentrer dans les détails, mais compte tenu des possibles remises de la de la remise de 3 mois automatique puis de la division par deux.
Et d'une certaine façon, ça lui permettait politiquement de dire bah je serai en campagne officielle sans bracelet électronique et purger d'une certaine façon euh de tout ce qui peut m'être reproché. Elle n'a pas choisi cette option et donc c'est ça qui a étonné. Elle n'a pas choisi cette option.
Elle n'a pas choisi cette option pour une raison assez simple en définitive he c'est qu'elle considère qu'elle est innocente et que se pose toujours dans ce dans ce dossier pour elle et pour nous ses avocats, une question majeure de pur droit sur l'applicabilité ou non des dispositions de 43215 du code pénal au fait. Donc il est légitime de porter cette difficulté au juges suprême qui est la Cour de cassation et la chambre criminelle et euh c'est ce qu'elle a décidé de faire. Alors euh l'autre option que vous invoquiez, bah c'était renoncer à une voie de recours, à la possibilité euh de faire valoir euh une articulation et une argumentation juridique que nous considérons comme particulièrement fondé.
Euh et elle avait, me semble-t-il, un choix assez classique en définitive. Pour ça que je suis très surpris par la surprise que crée euh cette décision qui simpement tout simplement maître parce qu'on se dit il y a un risque. Que se passera-t-il en janvier ?
Et si la alors il y a un risque. C'est vrai, c'est vrai qu'il y a un risque mais c'est l'alléage judiciaire permanente dans tous les dossiers. Alors là, il évidemment il est à combiner avec une élection présidentielle, ce qui n'est pas fréquent, j'en conviens, mais il y a un risque qui est me qui m'apparaît en tous les cas gérable.
Je m'explique. Allez-y. La Cour de cassation devait, c'était l'annonce de son président, devait envisager de rendre une décision en janvier ou février 2027. avant l'élection elle-même, cette décision avait été prise alors que nous étions sous l'empire d'une condamnation de première instance avec l'exécution provisoire.
Et si cette condamnation avec l'exécution provisoire bousculer évidemment l'appréhension de la candidature, bousculer l'organisation de l'élection présidentielle parce que cette inigibilité s'appliquait immédiatement et qu'elle ne pouvait pas d'ailleurs avoir de voix de recours. Les choses ont changé. Aujourd'hui, nous sommes avec une décision d'appel qui a considéré que l'exécution provisoire n'avait pu lieu d'être un appel. pas de prononcer d'exécution provisoire en appelle qui a considéré qu'il fallait prononcer une peine mixte ferme pour tenir compte de ce qui avait déjà été exécuté les 15 mois et 30 mois supplémentaires à sortir du surcil.
Donc nous sommes doréavant dans une situation plus classique où ces facteurs un peu de de de de complexification de la procédure qui est l'exécution provisoire n'existe plus. Donc, j'ai la faiblesse de penser, mais peut-être me trompe, je mets que la Cour de cassation doit revenir à une appréhension du dossier plus classique étant précisé que euh si vous voulez, il y a c'est codifié hein quand même devant la cour de gazion, il y a des procédures accélérées et que nous ne sommes pas dans les cas ou dans le cadre des trois cas de procédure accélérée que prévoit la cour de gazion. Justement, maître Rodolphe Boselu, avocat de Marine Le Pen, est-ce que vous espérez euh une décision de la Cour de cassation rapidement ou est-ce qu'il n'y a plus lieu euh qu'elle se presse d'une certaine façon ?
On sait que l'usage moi j'espère une j'espère une décision de la Cord de cassation qui prenne le temps qu'il faudra. Je n'ai pas à lui donner son délai, les délais habituels c'est 12 mois, 18 mois, mais qu'elle prenne le temps d'examiner les moyens juridiques que nous lui soumettons et je pense qu'elle le fera. Vous la vous la mettez [rires] dans l'embarras quand même parce que en mais je la mets pas dans l'embarras, je lui demande de d'agir comme elle le fait toute la journée.
J'ai pas l'impression de la mettre beaucoup dans l'embarras. Alors, elle s'était exprimée sur le fait que oui, elle accepterait de se prononcer assez rapidement mais vous avez raison, c'était du fait de l'exécution provisoire et le le jugement en appel et le jugement en appel change les choses. Vous avez raison de ce point de vue ou et et du caractère totalement exceptionnel de cette exécution.
Je je vous dis quelque chose parce que que que vos auditeurs doivent comprendre. Non mais il y a quelque chose que les auditeurs doivent comprendre, c'est que normalement s'il n'y avait pas eu l'exécution proviseur en première instance, l'appel au fond devant la cour d'appel aurait eu lieu là sans doute en septembre. Hm hm.
Donc la procédure en appel a été précipitée par l'exécution provisoire. D'accord. et nous avons pris euh une audience et un créneau d'audience qui n'était pas initialement celui du dossier de ma cliente, mais parce qu'il fallait trouver rapidement une euh euh [raclement de gorge] une audience pour pouvoir traiter et euh voir le sort à donner à cette exécution provisoire.
Or, le parquet général a dit exécution provisoire disproportionnée. La cour d'appel hier a dit pas d'exécution provisoire. Donc on revient pardon à quelque chose de plus je vais employer un mot neutre classique.
Je ne veux pas parler de normalité parce que ce dossier ne me semble pas s'inscrire dans une normalité mais mais et pour autant la situation elle est celle-là. Maître Rodolphe Boslu euh pour qu'on comprenne bien et qu'on se projette un petit peu dans les mois qui vont venir parce que cette actualité judiciaire, j'ai envie de dire qu'elle restera en double fil de la campagne présidentielle. Elle va rester jusqu'au bout.
Euh on va voir et on sera suspendu aux décisions et à vos éventuelles actions. Comment ça va se passer et comment ça se passe précisément pour la Cour de cassation ? Vous devez formuler un dossier en une fois, en deux fois, en trois fois.
Comment vous formulez vos vœux ? Je ne sais pas si c'est comme cela qu'il faut dire. vos motivation sont des ce sont des mémoires voilà est-ce que vous le faites quel est le timing l'agenda alors le timing alors le moi je d'abord ce n'est pas moi qui m'occuperai de la procédure en dans la cour de cassation puisqu'il y a des avocats spécialement dédiés devant cette juridiction et ce sont eux qui se chargeront euh euh de défendre les intérêts de madame [raclement de gorge] Le Pen.
Mais la procédure est assez classique. En fait, une fois que le pourvoi est inscrit, il y a un délai qui est de 3 mois pour régulariser [grognement] le mémoire au soutien de la demande de cassation, c'est-à-dire le mémoire qui expose toute l'argumentation et nous nous avons des moyens juridiques que je considère comme sérieux et les avocats de la Cour de cassation que nous avons consulté aussi euh notamment al je vais pas rentrer dans le détail mais c'est vraiment très rébarbatif et c'est du pur droit mais sur l'applicabilité de 432 et le caractère non prévisible des règles européennes sur lesquelles se sont fondées le tribunal et la cour pour retenir la la responsabilité pénale de madame Leupen. Et tout ça, ça va faire l'objet d'un mémoire qui va être présenté dans la Cour de cassation.
Alors après, les choses vont être un peu différentes selon que peut-être le Parlement européen fera-t-il un pourvoi aussi puisque je rappelle quand même que les condamnations ont été considérablement diminuées de ce point de vue-là en appel par rapport à celle qui avait été prononcée en première instance. Donc, il y aura peut-être l'obligation de répondre aux mémoires euh de euh du partie civile. Donc ça veut dire qu'on a rendu au mois on est rendu au mois de novembre entre le 30 octobre et le 30 novembre.
Ce que je peux dire, moi je j'ai pas j'ai pas de calendrier précis. Ce que je sais dans mes autres dossiers penaux qui sont devant la Cour de cassation, c'est que Bonan, alors c'est une côte mal taillée, mais on a un délai entre 12 et 18 mois. Voilà.
Bon, voilà. Parce que si vous voulez, il y a des mises en état, après il y a des des avis d'un rapporteur qui un magistrategis. Il y a une procédure au milieu d'admission ou pas du pourvoi.
Bon enfin tout ça suit son cours. Et puis ce sont des décisions extrêmement lourdes. C'est le principe de la cour de cassation jurisprudence. fait des décisions lourdes sur des sujets qui sont des sujets assez assez touchy hein parce que c'est l'applicabilité d'un texte à des députés européens alors qu'on a des décisions par exemple dans l'affaire Sarkozi, on a une décision qui a été rendue et qui est définitive de ce point de vue-là mais qui reconnaît que la l'agent public international ne peut pas être appréhend le détournement de fonds public.
Or euh les députés européens sont considérés comme des agents publics internationaux. Donc voyez, il faut compliqué. Il y a des enjeux considérables et c'est compliqué.
Merci infiniment maître Rodolp Boslu d'avoir été sur l'antenne de Sud Radio. Il est 9h19. Dans un instant, on va poursuivre ces discussions autour des enjeux euh juridiques et on sera avec la magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme, Eveline Cierre Martin et puis tout à l'heure Bris Sokol, politologue et esséiste.
Évidemment nonstop, on parle aujourd'hui sur Sud Radio de Marine Le Pen qui sera candidate pour la présidentielle de 2027. Il est 9h19. 9h10h, la vérité en face.
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Jacques Cardose. La vérité en face avec cette information évidemment majeure depuis hier. Marine Le Pen décide d'être candidate en 2027 malgré sa condamnation.
On sera tout à l'heure avec Bris Sool politologue et essayéiste. On était à l'instant avec maître Rodolphe Bosslu, l'avocat de Marine Le Pen qui nous donnait les tenants et les aboutissants de cette problématique à venir avec l'idée que et bien la Cour de cassation, l'actualité judiciaire restera en double fil jusqu'au terme de la campagne présidentielle. Vous êtes nombreux à nous appeler.
Vous pouvez continuer de le faire au 0826 300 avec Jean-Paul et Olivier dans un instant. Je leur demande quelques secondes. Plus exactement non.
On va commencer tout de suite [grognement] par Jean-Paul et euh tout à l'heure on sera avec la magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme, Eveline Cirin, experte évidemment sur toutes les questions juridiques et on abordera la question juridique. Mais tout d'abord, Jean-Paul avec vous. Bonjour.
Oui, bonjour Jacques et bonjour à tous les auditeurs de Sud Radio. Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio. Quelle a été votre réaction sur cette folle journée ?
Bah sur cette folle journée déjà le le jugement le deuxème jugement qui contredit enfin qui qui contredit en partie le jugement précédent. au jugement précédent. Donc ça avait été un jugement qui avait été fait sur des bases des bases politiques et même peut-être des directives gouvernementales pour effectivement éliminer éliminer les magistrats les magistrats sont indépendants Jean-Paul mais c'est vrai que le premier c'est vrai que le premier jugement a été on va dire au-delà de ce que l'on pouvait imaginer assez sévère on peut dire donc il été il était assez sévère en même temps il était extrêmement rapide dans son traitement donc le le deuxième jugement une nuance un petit peu plus et en même temps renvoie la balle dans le camp de dans le camp de Marine Le Pen en lui faisant en lui demandant de effectivement de prendre des risques.
Donc risque qu'elle prend donc c'est bien. Bon, elle a du grand les Français aiment ça. C'est c'est pas par hasard que les Français apprécient le film sur de Gaulle qui qui est en ce moment sur nos écrans.
Donc on voit un individu qui se lève qui se lève tout seul. Euh donc ça ça c'est effectivement quelque chose pour plaire. Euh bon en même temps ça rétablit aussi le jeu je dirais le jeu démocratique hein.
C'est-à-dire que la candidate de de l'opposition donc peut continuer peut peut effectivement campagner. Mais si je puis me permettre, Jean-Paul, oui, il y a de la grandeur et il y a du cran, mais elle a été condamnée quand même. Oui, mais condamnation ça on peut euh J'entendais tout à l'heure Beou qui parlait et qui était interrogé aussi sur des faits et des faits identiques.
Euh Beou a fait des contorsions pour expliquer que c'était pas pareil enfin et cetera. On s'en fout. En fait, les tous les partis politiques ont fait la même chose.
Euh Beou a été a été blanchi. Euh Mélenchon n'a même pas été jugé euh pour des faits semblables. Donc euh c'est des pratiques qui malheureusement se faisaient.
Euh bon, on va pas on va pas refaire on va pas refaire effectivement l'histoire. Donc euh la la condamné pour ça, il y a pas d'enrichissement personnel côté côté Marine Le Pen. Je veux pas défendre Marine Le Pen, mais il y a pas il faut faire preuve quand même d'objectivité.
Et après euh on reproche, c'est un reproche sur 2 millions d'euros. Euh 2 millions d'euros. Euh quand on voit que l'actuel président en 10 ans a bousillé plus de 1000 milliards hm d'euros, c'est pas 2 millions, c'est plus de 1000 milliards.
Il a bousillé, il a gaspillé effectivement cet argent honteusement. Euh il y a quand même deux poids de mesures. On a besoin de quelqu'un On a besoin de quelqu'un qui effectivement redresse redresse la France.
Et là maintenant, on attend en indépendamment des des jugements, de l'appel et cetera. la la du pourvoie. On attend que Marine Le Pen présente des actions concrètes euh euh concrète, un plan un plan pour effectivement redresser la France.
Exactement. Elle sera attendue là-dessus. Elle sera attendue là-dessus et la campagne ne fait que démarrer puisque c'est la première étape aujourd'hui notamment.
Merci infiniment Jean-Paul d'avoir témoigné et de nous avoir dit ce que vous aviez sur le cœur et ce que vous pensez au sujet de tout cela. On est avec Olivier de Melin en Saintmarne. Olivier, j'ai l'impression que vous êtes un petit peu plus critique vous.
Quel est votre regard sur cette sur ces quelques heures assez folles que l'on vient de vivre ? Et c'est et c'est pas terminé. La campagne ne fait que commencer.
Oui, tout à fait. Bonjour à tous. Écoutez, deux deux réflexions que que qui sont partagées avec les gens à qui j'en ai parlé.
Hm hm. En fait, il y a la partie strictement juridique qui fait plaisir aux gens qui détestent Marine Le Pen et qui disent "Voilà, elle est condamné, super et et il est probable à mon avis que que elle puisse pas arriver, qu'elle puisse pas aller jusqu'au bout." Et puis d'un autre côté, il y a est-ce que ça sert quels intérêts ça peut servir d'avoir tapé aussi fort sur le RN ?
Ce soit Marine Le Pen ou moi si j'étais à la place de Bardella, j'irai pas parce que je suis sûr que d'ici quelques jours vous allez voir fleurir des trucs sur Bardella. ils vont se débrouiller aussi pour sortir quelque chose contre lui. Euh ça sert à quoi ?
Je pense que ça sert pas les bons intérêts. Si vous voulez que le Front National, le Rassemblement national euh soit un parti qui soit euh tour des élections, il faut arrêter de lui tarper dessus parce que tout ce que vous allez faire ne fera jamais enfin tout ce que font les juges et le les gens qui sont opposés au RN pour lui mettre des bâtons dans les roues. Ça ne fait à mon sens que renforcer le socle électoral du RN.
Et le et le socle est très très fort actuellement hein. 36 % oui mais oui mais moi enfin honnêtement alors le ça ça montre aussi un autre problème c'est le problème des financements des parties. Moi, je suis vieux.
Peut vous dire que pendant un temps, je crois même que le RPR ou même peut-être déjà avant, il y avait un impôt sur le l'emprunt immobilier ou les crédits immobiliers. Le le Canard enchaîné avait sorti un truc absolument fabuleux là-dessus. L'affaire urbain pour le PS.
Je suis sûr [raclement de gorge] que si on gratte dans tous les partis en ce moment, pas parce qu'ils sont malhonnêtes, mais parce que le système est mal foutu pour le financement, on va trouver la même chose. Alors là, ça tombe toujours sur les parties de droite, Fillon machin. Trust, c'était c'était c'était un problème de de comportement moral.
Mais là, si vous voulez faire que des 35 % restent 35 %, continuez comme ça. Et François Baou le disait tout à l'heure. Effectivement, vous avez raison, la problématique des financements, elle n'est pas résolue. il avait proposé une banque spécifique qui permettent effectivement au aux partis politiques qui ont du mal, alors c'est vrai que en l'occurrence c'est surtout le renseement national qui ont du mal de trouver des financements un peu plus facilement et de ne pas avoir à allermander de l'argent à l'étranger parce que c'est ce qui s'est passé pour le Rassemblement national et j'ai envie de dire que la problématique est la même parce qu'on a entendu hier la députée Edvich Diaz sur les plateaux de télévision hier lancer d'une certaine façon un appel parce que c'est le prochain Et la prochaine problématique pour le Rassemblement national, réunir des fonds.
Même si François Baou ce matin à notre micro nous disait "Oui, la situation a un petit peu changé quand même. Le RN a beaucoup plus de moyens qu'il n'en avait parce que ils ont une représentation qui est beaucoup plus forte dans l'opinion et vous savez qu'il y a un système de financement qui est indexé sur la représentation des hommes et des femmes politiques dans l'espace public." Merci Olivier Melin Olivier De Melin pardon de nous avoir d'avoir témoigné ce matin et de nous avoir apporté votre éclairage et votre expérience au vu des échanges que vous avez pu avoir depuis depuis le jugement et depuis l'annonce de Marine Le Pen hier soir 9h29 sur Sud Radio.
Dans un instant, Eveline Cirin, grande magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme. Elle est avec nous. Et puis j'accueillerai également Bris Sol que les auditeurs de Sud Radio connaissent très bien.
Politologue et séiste, on a beaucoup de choses à se dire. Il est 9h30 sur Sud Radio. Journé spécial le grand matin Sud Radio, la vérité en face.
Jacques Cardose. Dans la vérité en face, on s'attaque à cette question parce que c'est du jamais vu. Tout simplement, c'est du jamais vu dans la 5e République.
Marine Le Pen sera bien candidate en 2027. Elle l'annonce hier dans le 20h de TF1. Oui, mais voilà, quelques heures plus tôt, elle a été condamnée en appel.
Elle a été condamnée en appel et cette condamnation pose beaucoup de questions parce que à la suite et bien Marine Le Pen apprend qu'elle veut se pourvoir en cassation. Alors on est avec Éveline Cirmarin, elle est magistrate honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme. Bonjour madame.
Bonjour monsieur. Soyez la bienvenue sur l'antenne de Sud Radio. On va essayer d'être clair pour nos auditeurs et et et sur une matière qui est extrêmement complexe, on le sait.
Donc merci de vous prêter à ce jeu-là parce qu'on a besoin de pédagogie. Alors, elle se pourvoit en cassation. Première question, est-ce que ça annule les les le jugement en appel automatiquement et est-ce que ça annule ou pas le premier jugement ?
Euh voilà, ça c'est déjà la première question. Oui, il y a il y a eu un un débat à partir d'un article du Canar enchaîné là-dessus, mais vraiment il est à peu près certain juridiquement que la l'arrêt de la cour d'appel annule les décisions qui estont qui étaient prises avant, c'est-à-dire celle du Tribunal Judiciaire de Paris, à savoir que là le pourvoi en cassation suspend les décisions qui ont été prises à savoir la cour d'appel qui la condamne donc à une peine d'emprisonnement dont 1 an avec un bracelet électronique et cette peine d'inéligibilité de 35 mois, c'est-à-dire à peu près 3 ans et demi et 100000 € d'amende. Voilà.
Euh il y a eu effectivement des décisions anciennes de la Cour de cassation euh qui disait que on revenait au jugement euh euh du premier tribunal, mais dans notre jargon, on dit elles n'ont pas été publiées. Ça veut dire que la Cour de cassation a considéré que c'était vraiment des cas d'espèce et voilà. Donc on en est à on attend le pourvoi en cassation, tout est suspendu et en ce qui concerne le l'inéligibilité, elle est pour l'instant éligible et en ce qui concerne le bracelet électronique, elle ne le portera pas pour l'instant jusqu'au pourvoi au cassation.
Et le premier président de la Cour de cassation a dit qu'en janvier 2027, la décision serait rendue. Jusqu'en janvier 2027, elle fait sa sa campagne totalement librement. Voilà, c'est très très clair.
Éveline CierMartin, magistrat honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme, vous nous apportez un éclairage très très clair ce matin. en réalité sur ce débat juridique concernant le pourvoi en cassation qui annule ou pas le jugement précédent ou les deux jugements précédents, vous êtes très clair, il y a débat au sein des juristes, mais en réalité, vous nous apportez un éclairage un peu plus prononcé, c'est que vous nous dites en réalité que [grognement] l'argument contraire à celui du défenseur de Marine Le Pen, en réalité, c'est un argument qui date, c'est-à-dire que on ne reviendra pas en réalité au premier jugement parce que ce qui fait foi dans cette littérature [grognement] là juridique en réalité est très ancien et vous nous le dites n'est pas publié. C'est-à-dire que bah d'une certaine façon ça ne prend ça ne fera pas ça ne fera pas jurisprudence.
ça ne ferais voilà hein. Et donc ça ça ne ça ne dominera pas en réalité les débats. C'est bien ce que vous nous dites.
Oui. Voyez bien sûr il y a il y a des milliers de cas comme ça chaque jour hein devant la justice des gens qui font un pourvoi en cassation qui ont une peine par exemple d'emprisonnement et euh bah voilà regardez monsieur Sarkozy toutes ces procédures judiciair que ce soit dans Big Malion ou dans le trafic d'influence des écoutes téléphoniques. il a été complètement libre de ses feuilles et gestes jusqu'à ce que la Cour de cassation dise c'est définitif et à ce moment-là le bracelet électronique a été porté dans son cas.
Il avait été imposé dans l'affaire des écoutes téléphoniques, mais il est allé jusqu'au pourvoie en cassation sans le porter. Donc tout est comment on dit ? Suspensif.
Ouais. Et et Eveline Sierre Martin Sir Marin pardon. Autre question parce que vous pardon, excusez-moi, parce que vous vous le disiez tout à l'heure et c'est important.
Est-ce que vous pensez que la Cour de cassation va maintenir l'agenda ? Là-dessus, on était avec Rodolphe Boslu, l'avocat de Marine Le Pen qui évidemment lui c'est son intérêt. Il plaide pour que la Cour de cassation prenne son temps et ne soit plus obligé de se d'intervenir aussi vite.
Est-ce que vous pensez que du coup le premier président de la Cour de cassation va à nouveau changer sa vision des choses compte tenu du fait que en appel on nous dit d'autres choses que c'est que que ce qui avait été dit avait été dit sur la base de ce qui avait été de l'exécution provisoire que cette exécution provisoire n'a plus lieu d'être aujourd'hui. Donc voilà et les choses ont changé. Est-ce que le président de la Cour de cassation va lui aussi changer et s'adapter quelque part à euh cette ces ces ces nouveaux événements judiciaire ?
Ah, écoutez, je pense que il y a pas tout à fait les mêmes intérêts entre l'avocat de Marine Le Pen et le premier président de la Cour de cassation. Euh je comprends l'avocat de Marine Le Pen hein, de son point de vue, il a intérêt à ce que ça traîne au maximum de façon à ce que la Cour de cassation statut non pas en janvier 2027, mais le plus tard possible, surtout après les présidentiels. Euh si elle est élue présidente, évidemment elle bénéficiera d'une immunité pendant 5 ans et on attendra 5 ans de plus pour savoir si finalement elle est coupable et quelle peine elle doit avoir.
Ça c'est vraiment l'intérêt de la défense de Marine Le Pen. Maintenant, le premier président de la Cor de cassation, il s'est quand même un peu engagé et il a dit l'année dernière, hein, non, on on jugera en janvier 2027. Et moi, je pense que évidemment la justice tiendra sa parole.
Pourquoi ? parce que c'est aussi l'intérêt de la justice de montrer que ça n'est pas la justice qui finalement décide ou pas dans cette affaire qu'elle est candidate ou pas à la présidentielle. La justice, elle poursuit son chemin et elle rendra une décision en janvier 2027 à mon avis.
Et là, alors là, on a deux hypothèses qui sont vraiment euh contradictoires parce que euh soit la Cour de cassation confirme hein la peine qui a été euh euh infligée euh par la cour d'appel, alors là, elle se retrouve avec un bracelet électronique. Euh c'est pour ça que cette stratégie de faire un pourvoir nous étonne tous un peu, hein. On est d'accord.
D'accord. On est d'accord. Tout le monde a été [rires] très étonné.
On est bien d'accord que c'est un risque. C'est un risque. On s'arrête un instant.
On On On s'arrête un instant sur cette sur ce que vous nous dites parce que vous ne croyez pas une modification de l'agenda. Vous nous dites que le premier président de la Cour de cassation s'est un peu engagé et que il y a le chemin de la justice qui n'a rien à voir avec le chemin politique. On est bien d'accord là-dessus.
Et donc on peut se retrouver en janvier ou février 27, Marine Le Pen aura fait déjà 6 mois de campagne, il aura impacté d'une certaine façon son son discours politique et à ce moment-là, on peut être rattrapé par une nouvelle action judiciaire. Et alors là, dites-nous tout, que peut-il se passer si on lui demande de porter le bracelet électronique, ben elle sera quelque part en pleine campagne officielle cette fois-ci. Voilà, si la Cour de cassation confirme la décision d'hier de la Cour d'appel, elle aura son bracelet électronique apporté alors juridiquement pendant 1 an avec les réductions de peine pendant 6 mois.
Mais voyez, ça veut dire qu'à partir de février 2027, en pleine campagne, elle aura le bracelet à porter. Sauf que sauf que madame Cire Marin, elle le le juge d'application des peines au nom d'un des articles peut décider compte tenu, je crois que c'est les états de santé ou la raison professionnelle euh peut ne pas lui demander de de de porter ce bracelet électronique tout de suite. Est-ce que ça c'est possible aussi ?
Oui, c'est possible. Il y aura un délai, c'est-à-dire que la décision étant prise par la Cour de cassation de confirmer le port de ce bracelet. À ce moment-là, le juge de l'application des peines la convoquera.
Il aura 20 jours, hein pour la convoquer et ensuite les modalités du bracelet seront décidées dans les 30 jours. Mais enfin, il peut pas totalement la dispenser de porter le bracelet. Ça c'est pas possible.
Elle aura ce bracelet à porter. Ça veut dire qu'on mettra un émetteur à son domicile et que bien sûr on peut avoir des horaires très larges pour sortir. Mais malgré tout si elle ne veut pas, si elle veut faire je sais pas un meeting à Mayotte ou à la Réunion, là il faudra qu'elle demande au juges l'application des peines d'en être dispensé pendant 3 4 jours.
Mais il y a une deuxième hypothèse, c'est que et seconde dernière, c'est que la Cour de cassation infirme, c'est-à-dire contredisent la cour d'appel en disant il y a eu une erreur de droit et je pense que le Rassemblement national espère ça. C'est vraiment un trou de souris, c'est c'est minuscule comme possibilité mais ils ont les yeux rivés, je crois depuis le début sur l'affaire Fillon où effectivement monsieur Fillon a fait tout un judic 43215. Alors, comme je suis pas juriste, je ne sais pas de quoi il s'agit, mais vous vous le savez sans doute, 4325, c'est ce que nous disait le maître Rodolphe Boslu ce matin.
Au nom de cet article, il pense qu'il peut effectivement utiliser ce ce trou de souris pour conclure. Alors, c'est c'est autre chose, mais enfin bon, bref, dans l'affaire Fillon, monsieur Fillon avait été condamné un peu comme madame Le Pen. Il a fait tout un parcours judiciaire et la Cour de cassation a cassé le jugement de la cour d'appel.
Alors elle elle espère certainement ça et alors là on repart à une autre cours d'appel de renvoi. Peut-être ils espèrent ça. Ce que vous dit monsieur maître Boslu, c'est autre chose.
C'est que eux plaident depuis le début que il y a pas détournement de fonds public mais il y a abus de confiance. Bon ça c'est absolument jugé. un député euh parce qu'ils disent "Non, un député européen ne peut pas commettre un un détournement ton public parce que c'est pas en quelque sorte un agent euh chargé de service public." Si la Cour de cassation a dit que les députés, les sénateurs étaient tout à fait des agents enfin des des dépositaires de l'autorité publique, chargé de services public parce que ils font des actes dans l'intérêt général.
Donc ça c'est un argument de la défense mais on sait que ça fonctionnera certainement pas. Et ben écoutez, c'est très très clair. Merci beaucoup Eveline Ciermarin, magistrat honoraire et vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme de nous avoir éclairé sur tous ces points, y compris sur l'agenda, sur les possibilités qui peuvent tomber désormais après un possible arrêt, jugement, avis donné par la Cour de cassation en janvier ou février 27, vous étiez en direct sur Sud Radio, il est 9h45, on va poursuivre cette discussion parce qu'évidemment c'est l'actualité du jour avec Bris Sol dans un instant.
Bris Sokol, il est politologue, il est essayé et on va parler maintenant de l'impact de toutes ces décisions dans l'opinion. Il est 9h45. À tout de suite.
Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face, Jacques Cardose. Il est 9h47 et dans un instant, on est avec Bris SO pour parler de l'actualité politique et de Marine Le Pen. Mais n'oubliez pas, n'oubliez pas le Grand Jeu Sud Radio qui vous envoie au soleil en République dominicaine.
Vous pouvez profiter d'un séjour tout compris d'une [musique] semaine pour deux personnes au départ de Paris. Pour la République dominicaine donc c'est logique avec R Europa, la compagnie qui relie l'Europe à l'Amérique latine. Alors pour vous inscrire au tirage au sort, vous envoyez dès maintenant été, attention hein, c'est pas sud hein, c'est été au 7 20 18 par SMS [grognement] et on obtiendra et on désignera, on tirera au sort [musique] l'heureux élus à la fin du mois de juillet.
C'est donc été au 7 2018 [musique] durant tout le mois de juillet. Bonne chance à tous. ette avec Briscol.
Bonjour Bris. Les auditeurs de Sud Radio vous vous connaissent bien. Vous êtes politologue et essayiste.
Alors on évoque avec vous l'impact de cette décision. Marine Le Pen, elle est elle trace sa route, elle décide d'y aller. Elle nous a surpris, faut bien le dire hier à tort peut-être que tous les médias étaient partis dans l'idée qu'elle allait accepter ce bracelet électronique.
Non. Elle dit "Mais moi, je suis innocente." Et elle choisit, elle prend son risque comme disent les jeunes.
J'aime pas tellement cette expression mais c'est un peu ça. Elle elle y va. Et puis on a bien compris à l'instant quels étaient les enjeux avec la Cour de cassation.
Quelle analyse vous faites de tout cela bris ? Moi d'abord d'abord je voudrais revenir un instant sur la décision de justice. Vous savez, on a beaucoup critiqué la justice.
Il y a une vraie défiance à l'égard de la justice. 65 % des Français, voilà, ont une défiance à l'égard de la justice. On a beaucoup critiqué l'état de droit.
Ça a été le cas du du rassemblement national notamment. Et puis là, on a une décision de justice qui est pour moi elle est elle est elle est motivée, exemplaire, elle est proportionnée, elle est compréhensible par le grand public. Euh pourquoi ?
Parce que elle condamne, elle a condamné Marine Le Pen et un certain nombre de d'autres d'autres personnes. Donc, il y a une condamnation mais il n'y a pas euh la justice n'a pas empêché Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle. Et donc c'est tout ça dans le cadre de la décision du Conseil constitutionnel de 2025, voilà, qui précisait un la proportionnalité, il faut une proportionnalité et deuxièmement il faut respecter aussi la la liberté des électeurs.
Voilà, et préserver cette liberté des électeurs. C'est un terme qui est utilisé, y compris dans les attendus du jugement hier. Absolument.
Absolument. C'est pour ça que je je le soulligne. Donc une décision judiciaire qui est qui est vraiment intéressante et qui renvoie la balle à qui ? premièrement à Marine Le Pen parce que c'est elle qui a dû choisir en en [grognement] toute conscience d'y aller ou de ne pas y aller, d'être candidate ou de ne pas être candidate et puis qui finalement comme le disaient certains observateurs politiques hier, je pense à Jean-Luc Mélenchon, mais je je parle je pense aussi à monsieur Retaillou, peut-être Édouard Philippe qui dit finalement c'est l'électeur qui va choisir.
Voilà. Donc il y a ceux qui font des des des cours de de morale de morale publique, mais la justice n'est pas la morale et la politique n'est pas la morale. Et et si la morale faisait l'élection, ça se saurait.
Mais je pense que ce sont les électeurs qui choisissent. Voilà. Euh est-ce qu'ils devons tenir rigueur à madame Le Pen d'être condamné pu c'est maintenant la question puisque on connaît le on connaitt j'ai envie de dire qu'on connaît les règles du jeu.
Voilà le match commence. Le match commence. Et ce qui est intéressant, c'est que en fait quand vous dites le match commence, vous avez raison, c'est l'élection présidentielle qui qui commence.
Regardez hier sur les plateaux de télé, tout le monde s'est précipité, enfin ses opposants. Ah, ça a été spectaculaire. On a bien vu que la campagne commençait hein, chacun all et et tout le monde attendait de savoir si c'était monsieur Bardelin ou madame Le Pen qui serait qui serait candidat.
Il faut pas oublier que euh depuis 2022, le Rassemblement national mais comme comme Lfi de l'autre côté de les chiffers politiques, ils sont en campagne. Vous vous souvenez, il y a eu les élections européennes. Les élections européennes euh c'est le Rassemblement national qui est arrivé en tête.
Jordan Barnella a porté ces élections européennes. Il a fait plus de 31 %. Il y a eu les élections législatives.
Élection législatives. Le Rassemblement national a obtenu 143 de mémoire parlementaire. Juste pour mémoire pour pour montrer cette dynamique du Rassemblement national parce que c'est une réalité comme [grognement] vous avez aussi en face une dynamique d'éfis.
Moi je ce que j'appelle les deux grands imaginaires qui s'imposent et qui vont qui risquent de s'imposer dans cette campagne. C'est les deux grands récits aujourd'hui et les deux grandes dynamiques qui portent la campagne pour le moment. pour le moment.
Mais pour revenir aux législatives, en 2017, le rassemblement national avait que h parlementaires, h euh en 2022, ils en avaient 89, aujourd'hui ils en sont 143. Et lorsqu'on analyse avec Frédéric Dabop, un certain nombre de lorsqu'on pose la question aux électeurs du Rassemblement national, pourquoi vous votez pour le Rassemblement national ? Ils nous disent aujourd'hui et dans toutes les études d'opinion, c'est non pas parce qu'on veut voter contre, mais parce que pour nous c'est un vote d'adhésion.
Donc pour la première fois les électors, ça c'est de quand ce basculement ? Ça c'est à partir de 202324. Donc c'est très récent.
C'est très récent. C'est qu' les électeurs du Rassemblement national ne disent pas on vote le RL. On a beaucoup parlé pendant des années d'un d'un vote de rejet. c'est plus le cas aujourd'hui.
C'est un vote d'adhésion et on l'a vu euh scrutin après scrutin, élection européenne, élection législative, élection municipale. C'est-à-dire que on vote pour les thématiques du Rassemblement national. Quelles sont les thématiques ?
Moi, j'ai été surpris parce que je pensais que le pouvoir d'archait la thématique numéro 1. Il semblerait que ce soit aujourd'hui de nouveau l'immigration. 1, l'immigration, 2, le pouvoir d'achat 3, l'insécurité.
Donc ces thèmes là qui sont les thèmes Quand on entend un représentant du Rassemblement national débuter son son entretien systématiquement par l'immigration, on se dit bah en fait il répond à la thématique, aux trois thématiques, au classement général de l'intérêt des Français si je puis dire. Absolument. Et ce sont des thématiques, on a vu aux élections municipales qui qui sont à la fois des thématiques nationales mais également des thématiques municipales.
On [raclement de gorge] a vu un certain nombre de maires élus ou battu sur les questions de sécurité ou d'insécurité. Euh la thématique du pouvoir d'achat qui avait été on attendait Marine Le Pen, vous savez en 2022 aux élections présidentielles sur la thématique de l'immigration, on est arrivé sur la thématique du pouvoir d'achat qui qui est toujours présent. On a eu la crise des gilets jaunes, on a eu la crise ukrainienne, on a eu l'inflation et cetera.
Cette thématique du pouvoir d'achat est toujours présente dans notre pays. Plus que jamais. François Baou le disait ce matin, il y a un appauvrissement.
Il parle de chiffres qui sont très très clairs. Il y a une popérisation. Il y a une popérisation d'une partie de la population française.
Et donc qui parle à ces gens-là ? Qui peut apporter des solutions ? ces gens-là, voilà, attendent des solutions que pour être concret par rapport à la journée d'hier, est-ce qu'il y a un impact direct ?
Faut-il s'attendre à une modification des intentions de vote par rapport au train de sondage qu'on a pu avoir ces dernières semaines ? maintenant que comme je je reprends cette parabole, les règles du match, on les connaît. On sait qui est le numéro 10 hein, c'est Marine Le Pen, c'est elle qui va qui va diriger le la campagne.
Jordan Bardella, elle va sera avec elle et donc c'est un ticket à l'américaine qui va et c'est un binôme qui peut d'ailleurs répondre aussi à au sondage parce que ces derniers temps Jordan Bardella était en tête. Alors que serait l'impact de cette journée d'hier ? À quoi vous vous attendez vous dans les prochaines enquêtes d'opinion ?
Écoutez, dans pour nous, dans les prochaines enquêtes d'opinion, ce qui va être intéressant, c'est d'abord de mesurer s'il a eu raison ou s'il a eu tort. Ça c'est intéressant. Et et si les Fran et si français Oui, dès aujourd'hui et si les Français considèrent que euh sa décision est une décision qui est euh voilà qui est qui est qui est qui est qui est un peu une décision empreinte de cette notion de justice ou est-ce que c'est une décision qui est qui a du panache et qui est courageuse et à partir du moment là leurs électeurs se décideront s'ils veulent ou pas stop ou encore avec Marine Le Pen au demeurant.
Vous savez l'histoire politique française, je mets à part peut-être Emmanuel Macron et Valérie Giscardestin, c'est une histoire de sédimentation. Il y a une histoire comme il y a une histoire, il y avait une histoire autour de Jacques Chirac, autour, il y a une histoire autour de Jean-Luc Mélenchon, il y a une histoire autour de François Mitterran et voilà, Le Pen Le Pen fait partie de l'histoire politique française. Moi, je je c'est pour ça que je pense que la vie politique, c'est aussi de la sédimentation.
Elle quand vous regardez, vous relisez sa biographie, c'est 1976, l'attentat auquel elle échappe avec son père. C'est euh c'est l'exclusion de son père du Rassemblement national. Est-ce fin toute cette séquence ?
Est-ce qu'au final toute cette série politique française ça et ça réimprime dans la tête des Français toute l'histoire de Marine Le Pen ? Ça oui, moi je pense que on la politique c'est de la mémoire de la sociologie et de l'histoire et que que ce soit Jean-Luc Mélenchon, François Mitteran, Marine Le Pen ou Jacques Chirac, ils s'inscrivent dans dans ce mythe politique français. Bris Sol, merci beaucoup.
Euh le l'invité, le le nouvel arrivant dans ce studio, pardon, c'est pas l'invité, c'est Maxime Yedo. Bonjour Max, bonjour Jacques. Bonjour à toutes.
Bonjour à tous. Un peu troublé. Euh vous êtes pas seul.
Alors, dites-nous tout. Dites-nous tout. Euh Maxime.
Évidemment, j'imagine que vous allez revenir sur ce fait majeur aujourd'hui. Évidemment, 3 heures de conversation, de débat, de discussion avec vous, amis auditeurs, durant 3h au 0826 300 sur cette décision historique qui est tombée hier soir à 20h quand on était devant notre télévision. Marine Le Pen l'a confirmé.
Oui, ce sera elle la candidate du Rassemblement national. Entre midi et 13h, discussion avec un maître du barreau. Sa voix fait trembler des tribunaux entiers.
C'est maître Jeanve Leborgne qui sera notre invité justement aussi pour comprendre ce qui a pu se passer et dans la tête des conseils de Marine Le Pen mais aussi dans la tête des juges avec toutes les conséquences que cela va avoir sur le système judiciaire et bien sûr vous pourrez lui poser toutes vos questions au 0826 300300. Vous aviez François Baou qui était votre invité tout à l'heure. Mon cher Jacqu on lui il a utilisé un mot le jugement d'équilibre.
On a eu pas mal d'appels qui disent oui on sait quand même des juges vis-à-vis desques. La question ce matin, elle est simple. La décision de Marine Le Pen et concernant Marine Le Pen est tombé, est-ce qu'on doit dire quoi ?
Bravo les juges et même si on tire un tout petit peu le fil en réalité ce qu'on peut élire une femme qui factuellement a été condamnée par deux reprises pour détournement de fonds public. Ça fera partie des thèmes de discussion qui nous animeront avec vous amis auditeurs, mais également avec nos amis débatteurs qui nous rejoignons à partir de 10h30. Vous avez le programme pour les trois prochaines heures sur Sud Radio.
Voilà, les termes du débat sont là. Il est 9h58. J'en profite pour féliciter Annique Annique Binard de Nos.
C'est elle qui a gagné la machine Senco qui était à jouer ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Je vous retrouve demain à 7h dans un instant. Maxime Liedu.
Très bonne journée à tous sur Sud Radio. Merci à John et Manu.
Marine Le Pen