Budget 2026 : «L'année blanche serait très efficace pour faire des économies», estime Benoît Perrin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
7h12 sur votre invité ce matin Alexandre le c'est Benoît Perin directeur de l'association contribuables associés et bonjour Bonois Périn. Bonjour Alexandre bonjour à tous. Il aura bien gardé le secret François Bairou sur les choix budgétaires qu'il doit annoncer tout à l'heure.
Ses ministres ne sont pas au courant. Emmanuel non plus Emmanuel Macron non plus n'a pas les détails. C'est dire cette tension qui règne, il y a quelques conseillers qui seraient dans la dans la confidence.
Alors, il est probable en tout cas que François Bairou annonce une année blanche. Ça veut dire en particulier un gel des dépenses publiques au lieu de leur laisser suivre l'inflation. Cette année blanche dans le scénario idéal hein, elle permettrait de faire plus la moitié du chemin sur les 40 milliards recherchés.
Ça veut dire 24 milliards d'économie. Je dis dans l'idéal parce que dans la réalité, ça sera certainement moins. Alors, ce qu'il faut comprendre effectivement, c'est que chaque année, la dépense publique en fait, elle progresse naturellement.
Si le législateur ne fait rien, vous avez un certain nombre de prestations qui sont indexées sur l'inflation. Et donc du coup, bah je pense au RSA, je pense à la location de rentrée scolaire, je pense aux allocations logement qui sont donc indexées sur l'inflation. Donc du coup, comme il y a toujours un peu d'inflation tous les ans et ben le cette dépense publique augmente.
De la même manière, les fonctionnaires comme une partie de leur rémunération est basée sur leur ancienneté, ben mécaniquement ça augmente. Bref, toute une tout un dispositif de dépenses qui si on ne fait rien augmente automatiquement. Donc là, l'enjeu de François Berou sur cette histoire d'année blanche, c'est de se dire voilà aujourd'hui en 2025, nous avons 1700 milliards de dépenses.
Il faut exactement bloquer ce chiffre à 1700 milliards de dépenses pour 2026. Le seul sujet qui se pose, c'est effectivement le périmètre. Comme vous l'avez très très bien dit, soit on gèle les dépenses, la la la partie prestation sociale, donc on désindexe ces prestations sociales sur la fraction, soit on euh on désindexe les retraites, soit on désindexe la l'argent qu'on donne aux collectivités locales ou alors on désindexe les budgets qui sont attribués classiquement au ministère.
Donc vous avez pas mal de boutons. Donc cette année blanche en fait le périmètre va être défini tout à l'heure. On sait pas tellement.
Ce qui est certain que cette année blanche, elle est efficace. C'estàd que ça permettrait effectivement de faire la moitié du ch alors il y a beaucoup de choses qui sortent du chapeau effectivement ce matin dans la presse notamment tous les ventails des possibles hein dans lesquels peut-être François Baou va puiser vous parliez des dépenses sociales effectivement Benoît Perin c'est vrai que quand on on peut décréter un gel des dépenses mais on peut pas décréter un gel de la démographie or là quand on parle des dépenses de santé mécaniquement elles sont voulues à augmenter alors c'est ça qui est très compliqué c'est que sur dépenses sociales notamment sur la santé quand vous avez effectivement une population qui vieillit vous avez aussi mécaniquement les dépenses de santé qui augmentent Néanmoins, une fois qu'on part du principe qui effectivement que mécaniquement ça doit augmenter, on est, je crois, en droit de se poser la question de comment faire pour quand même maîtriser cette augmentation. Aujourd'hui, on voit que le déficit de la sécurité sociale qui est à peu près entre 15 et 20 milliards cette année est notamment grande partie produit justement par le déficit de la santé.
Pourquoi ? parce qu'en fait on voit des maîtren il y a plus de pilotage de la de de l'argent qui est consacré à la santé aujourd'hui et donc du coup des mesures assez simpillissement de la population plusissement de la population et bien on se dit qu'effectivement il faut qu'on arrive à trouver des leviers pour maîtriser en fait cette évolution et parmi les pistes évoquées vous avez les jours de carence vous avez aujourd'hui dans les dans le dans la fonction publique vous avez qu'un seul jour de carence dans le public dans le privé il y en a il y en a trois donc l'idée ça serait peut-être d'harmoniser les affions durée également exactement les affections longues durée qui sont extrêmement coûteuses donc là il s'agit peut-être de revoir cette liste justement des affections longue durée. Il y a aussi cette idée de de faire en sorte en gros que vous ayez des arrêt maladie qui soi mieux maîtrisé parce que là aussi on voit que depuis c depuis un centre d'années notamment depuis le Covid on a une explosion en fait de la dépense qui sont liées aux arrêts maladies.
Donc là voilà, l'idée c'est de trouver des petits leviers un peu partout pour essayer de maîtriser cette évolution de la dépense publique. L'année blanche, elle peut concerner aussi les recettes euh Benoît Perin. C'est-à-dire que dans ce cas, on gèle le barême de l'impôt sur le revenu.
Or là, vous dites attention à l'effet pervers, hein, sur le budget des Français eux-mêmes, en fait. Alors, exactement, l'année blanche, c'est on vient d'en parler des économies du budget, mais c'est aussi des recettes augmentées en quelque sorte. Et ça ça serait je crois vraiment un scandale.
C'est vraiment une espèce de petite bombe sociale. Le le le gel de l'impôt sur venu, il n'a pas été fait depuis 2013, donc depuis le der gouvernement euh Jean-Marcot. Donc ça fait très longtemps en fait que automatiquement ce barême est indexé sur l'inflation.
Si on revient dessus, donc en un, ça fait très longtemps qu'on l'a pas fait et de ce serait une augmentation d'impôts. Pourquoi une augmentation d'impôts ? Déguisé en fait.
Déguisé. Exactement. Et donc ce sera pas présenté comme tel. se sera présenté dans une espèce de package en disant oui, on c'est une année surtout sur la baisse des dépenses.
Exactement. Mais en fait ce qu'il faut comprendre c'est que le gel de l'impôt c'est une augmentation d'impôts déguisé. Vous avez des gens qui ne payaient pas d'impôts qui vont rentrer dans l'impôt et des gens qui payaient des impôts à un certain tranche qui vont basculer, qui vont aller dans une tranche supérieure.
Mais quoi qu'il en dise, pour arriver à ces 40 milliards, François Baou, il devra aller chercher aussi du côté des recettes. On évoque par exemple hein une taxe anti-optimisation sur le patrimoine des plus riches. Benoît Perin parmi les nombreuses possibilités.
Ça c'est une recette qu'on utilise à peu près tous les ans dès qu'on a dès qu'on un petit problème budgétaire, on se dit il faut qu'on taxe les ménages les plus exactement et les grosses entreprises. Donc là l'idée ça serait effectivement de prolonger ce qui a été fait l'année dernière parce que je rappelle que l'année dernière l'effort budgétaire était d'à peu près 30 milliards et sur ces 30 milliards vous aviez à peu près 80 % qui étaient des augmentations d'impôts notamment basé justement sur la taxation des des foyers les plus avec des revenus les plus importants. Donc là, on se tourne encore une fois vers cette solution de facilité et je crois qu'il faut faire très attention parce qu'en fait le problème de la France, c'est que on dépense énormément.
On a une dépense publique qui est monstrueuse et tant qu'on ne questionne pas en fait le ce qu'on veut ce qu'on ce qu'on le p l'État et bien on ne sortira pas de ce problème là aujourd'hui. Soit on considère qu'il y a un problème de recette, soit on considère qu'il y a un problème de dépense. Moi je pense qu'il y a un énorme problème de dépense puisqueencore une fois l'État français dépense énormément d'argent et tant qu'on se pose pas la question de que doit faire l'État ?
Vous avez vu les annonces d'Emmanuel Macron sur la défense sanctuariser ? Alors alors François aurait aimé et aurait préféré que que Emmanuel Macron ne chiffre pas à la veille à l'avant-veille de ses annonces à lui la rallonge budgétaire prévue pour la défense. Je rappelle 3 milliards et demi de l'année prochaine en plus 3 milliards encore en plus en 2027 à cela s'ajoute les annonces de Donald Trump.
Benoît Perin alors c'est vrai que livraison d'armes américaine à l'Ukraine mais l'OTAN va payer la note. L'OTAN autrement dit en partie la France. Ex rappeler un peu le contexte effectivement le contexte de François Bureau.
Il a pas tellement de chance en quelque sorte. Il a une croissance qui est faible. il a une assemblée nationale qui est pas conquise à sa cause.
On a la pression des marchés. Faut quand même rappeler que vendredi dernier, la France a emprunté à 30 ans à des taux euh égaux à ceux de 2011. Donc on emprunte au niveau de l'Italie euh sur des taux à 5 ans.
Donc autrement dit, on est on a une vraie pression de marché qui regarde vraiment avec attention en fait la trajectoire budgétaire de la France. On a évidemment les organisations internationales qui nous regardent. Le FMI a encore rendu un rapport il y a il y a quelques jours pour dire qu'effectivement il faut absolument redresser les finances françaises.
Et là le dernier en quelque sorte caillou dans la chaussure de François Berou c'est ces 3 milliards et demi qui doit trouver dans le budget sans pour autant avoir recours à la dette. Et là ça veut dire que si on a + 3 sur le budget de la de la défense va falloir trouver - 3 quelque part dans le cas de cette logique. On va rester sur cette image.
Vous avez parlé de tenaille effectivement budgétaire mais aussi politique hein pour l'avenir proche de François Bairou. Nous serons donc fixés à partir de 16h. Tout à l'heure les annonces très attendues du Premier ministre pour cette recherche d'économie budgétaire l'année prochaine.
Benois Perin. Merci. Merci beaucoup. directeur de l'association contribuable associé sur Europe.