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interviewLCP - Assemblée nationale· 17 mars 2026 65 min

Émission spéciale élections municipales | Chaque voix compte - 17/03/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Je suis ravie de vous retrouver pour une émission spéciale consacrée aux élections municipales ce soir en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner Elsa Mondingava. Bonsoir Elsa.

Bonsoir Adoline. Bonsoir. Et Olivier Ravanello.

Bonsoir Olivier. Vous allez bien tous les deux ? Très bien.

Bien remis de la soirée électorale de dimanche. Épuisé et prêt pour dimanche prochain. Et oui surtout c'est parti pour le sommaire avec donc à la une de chaque voix compte les les D qui sont jetés.

Les candidats au second tour des municipales avaient jusqu'à 18h pour déposer leur liste. Alors, désistement de dernière minute, ralliment inextrémiste. Vous saurez tout de la photographie de cette ligne de départ et de ces alliances de l'entre de tours qui sont en train d'agacer prodigieusement une partie de l'électorat.

Nous rejoindrons par exemple Marco Pomier à Marseille où le candidat insoumis s'est désisté. À Paris, c'est Sarah Knafo qui a jeté l'éponge. À Bordeaux, l'économiste Philippe de Sertine renonce également.

Nous irons aussi à Toulon avec un duel entre deux femmes que tout oppose, Lor La Valallette et José Massie. Et pour analyser cette ligne de départ, j'accueille Anne-Charlette Bezina. Bonsoir Anne-Charlette, constitutionnaliste, politologue.

Merci d'être là au côté de Stéphane Zumsteg. Bonsoir Stéphane, directeur du département politique et opinion à Ipsos BVA. Merci d'être là ce soir et merci aussi à Virginie Martin.

Bonsoir. Je rappelle que vous êtes politologue à Catch Business School, condatrice du Sing Spiral Institute. Merci tous les trois d'être là ce soir pour parler de cet entre de tours.

Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? Je vais vous raconter une très vieille histoire. Elle est aussi vieille que moi d'ailleurs.

C'est celle de l'Union de la gauche du programme commun. 3 ans que ça dure. Non, pas loin.

Et puis à suivre aussi les infos insolites de cette entre de tour à ne pas manquer dans journal de campagne tout à l'heure avec Valérie Brochard. Vous pouvez vous aussi interroger nos experts ou nous faire part de vos réflexions. Vous flashz le QR code qui est là et c'est Olivier Ravanello qui a la petite tablette pour nous transmettre absolument tous vos messages.

Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque vous raconte.

C'est parti. C'est vrai que c'est le moment le plus stratégique d'une élection et souvent le plus opaque aussi pour les électeurs. Le dépôt des listes pour le second tour des municipales est clos depuis 18h ce soir.

Question flash pour commencer à vous trois. Quel est le fait du jour de votre point de vue ? Charline 18h ce moment du mardi où finalement une nouvelle élection se joue sans les français où on a l'impression qu'on rejoue le match alors que en fait il y a même plus de public.

Stéphan Zomsteg. Alors moi c'est évidemment lié aux fusions ou non fusion entre les socialistes et les insoumis mais de façon un peu détournée. Je voulais juste vous parler quelques secondes de Strasbourg. pendant des mois et des mois, on a expliqué que c'était la guerre entre le PS et les insoumis, que les deux les deux gauches étaient définitivement irréconciliables et on a assisté à à cette à ces nombreuses fusions.

Parallèlement à Strasbourg, la Mire socialiste, membre du Parti socialiste parce qu'elle est concurrencée par une liste, par une fusion entre les écologistes et les insoumis, a décidé d'accepter le soutien d'une liste Horizon. La sanction a été immédiate. Olivier Fort a pris la parole en disant elle n'est elle s'est mis hors du Parti socialiste.

Tout ça contribue encore plus à brouiller l'image du Parti socialiste qui était en guerre ouverte contre les insoumis, qui fusionne absolument partout où c'est possible, en tout cas partout où c'est nécessaire et qui euh exclu l'une de ces mères historiques qui a tant fait pour le Parti socialiste dans sa région. Ouais. Et vous Virginie Martin, quel est le fait du jour aujourd'hui ? peut-être deux retournements possibles avec d'une part à Paris le désistement, le retrait de Sarah Knafo qui réouvre un petit peu évidemment le match et aussi euh du côté de Marseille le retrait euh de la liste à la FFI de Sébastien de Logu qui là aussi réouvre le match et en tout cas redynamise les enjeux.

Ouais. Alors on va justement parler de Marseille dans un instant. Fusion, alliance, retrait, quels sont les accords trouvés entre LFI et les socialistes ou les écologistes ?

Quelles alliances entre la droite et le centre ? Les candidats ont-ils franchi le cordon sanitaire en rejoignant le RN ? Résumé de cette dernière journée de tractation avec Thboc.

Après 48 heures d'intense tractation, la photo du deuxème tour des municipales est désormais connue. 90 % des communes ayant déjà élu leur maire. Seul 16 millions d'électeurs restent en course pour un second tour qui va concerner 2800 municipalités. 60 % de ces élections seront des duels, 30 % des triangulaires et 10 % environ des scrutins avec quatre candidats au plus.

Des chiffres de match à 3 ou qu en hausse par rapport à 2020 qui attestent d'une fragmentation croissante du paysage politique. Une fragmentation et une confusion. À gauche, la question des alliances a créé de nombreuses tensions ces dernières heures.

Dans une demi-douzaine de grandes villes, socialistes et insoumis ont ainsi fusionné leur liste face à la droite ou l'extrême droite comme à Brest, Limoge ou encore Nant et Clermontferrand ou bien à Toulouse où le maire sortant ne décollère pas. C'est une trahison des valeurs républicaines et démocratiques. C'est une alliance de la route.

À l'inverse, PS et LFI sont restés dos à dos à Paris, Bordeaux, à Mien Renn ou encore Marseille où le candidat insoumis Sébastien de Logu a finalement décidé de se retirer face au refus du maire sortant Benoît Paillant de fusionner. Alors, alliance avec elle est fi ou non, une ligne fluctuante au PS qui a brouillé. Un message au départ clair.

Il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et la France insoumise devenu au fil des heures plus ambigues. Je comprends parfaitement les choix qui sont faits. Je ne suis pas d'accord avec l'idée que tous les insoumis sont devenus en fait les clones de Jean-Luc Mélenchon aux grand âes de certains.

Tout cela manque singulièrement de clarté. On ne peut pas dire il y a 15 jours que Jean-Luc Mélenchon tient des propos antisémites et ensuite constituer avec lui et son parti des pseudo fronts antifascistes pour lutter contre la droite ou le centre droit. Se maintenir, se désister.

D'autres candidats ont tu à faire ce choix autant humain que politique. Anim ou encore à Douet, des candidats de droite se sont retiré pour faire barrage à l'extrême droite. À l'inverse à Dragignan, un candidat d'hivers droite a annoncé son ralliment au RN pour faire chuter le maire sortant.

Dans ce paysage mouvementé, la campagne du second tour est désormais ouverte. Elle s'achèvera vendredi à minuit. Et si vous le voulez bien, on va commencer par Marseille avec le coup de tonner sur la cannebière à la mi-journée.

Regardez, c'est dans cet esprit de responsabilité que nous prenons la décision de retirer notre liste et de ne pas participer au paris inconséquent de Benoît Paillant. L'orgueil et l'ego d'un homme ne doivent pas participer et précipiter pardon notre ville dans la Bîme. Sébastien Deelogu, donc le candidat insoumis qui avait réuni 12 % des suffrages au premier tour, choisi de se retirer.

Il l'annonce à midi. Est-ce que Anne Charlin Bezina ça modifie vraiment la donne du second tour à Marseille ? Moi, il me semble que ce qui est important de rappeler, c'est que les consignes de votes, les désistements et cetera ne change rien en réalité à l'opinion, au cœur même de ce qui a influé sur les électeurs.

Et donc on n'est pas propriétaire de ces voies et il me semble au fond que il faut pas considérer en tout cas faut pas qu' on tombe dans ce piège dimanche prochain d'additionner les blogs des uns et les blogs des autres parce que il me semble que tous ces éléments de tergiversation entre le dimanche et le mardi peuvent aussi amener à de l'abstention voire même à du vote contestataire qui n'était pas initialement celui du premier tour. Donc moi je je suis pas sûr que ça ça ça change vraiment la donne. Il me semble néanmoins que c'était totalement inconséquent de se maintenir et ça prouve quand même que la stratégie d'un PS qui tient tête peut être payante aussi.

C'est-à-dire que au fond le choix des alliances n'est pas nécessairement le choix de l'antifascisme. J'ai l'impression qu'en fait on joue beaucoup sur les mots, on joue beaucoup sur les raccourcis d'idées mais au fond une liste PS qui est en tête et qui se maintient c'est aussi la logique électorale implacable de toute élection. Donc je pense qu'il faut rappeler ces principes de base.

Stéphane Zumstegg, Angerline Bezina parle d'arithmétique, de mathématiques dans les institut de sondage. Est-ce que quand on prépare un sondage de l'entre tours, on additionne des voies ou est-ce que en effet ça ne marche pas comme ça ? Ça ne marche pas comme ça en parce que dans les appareils politiques, on a le sentiment que c'est les calculs qu'on fait quand même.

Ce que l'on regarde, c'est comment les électorats pourraient se reporter en supposant que des listes soient absentes. Ça peut être dans le cas de de Sébastien de Lugu, c'était évidemment le cas. Bon, malgré tout, le retrait de de Guu est incontestablement une bonne voire une très très bonne nouvelle pour pour Benoît Paillant.

Est-ce que la situation est plié à Marseille ? Non, parce que des réserves euh du côté du rassemblement national, il y en a peut-être aussi. Martine Vassal, elle a obtenu quasiment le même score que Sébastien de Legu, 12 %.

Et où iront ces gens-là ? Quand on voit ce que sont devenus ou comment votent aujourd'hui les gens qui se disaient de droite RPR ou EMP il y a encore 10 ou 20 ans sur le pour méditerranéen, le Paris aussi c'est de se dire enfin le Paris en tout cas l'hypothèse qui me paraît la plus crédible c'est que le vote vasal va se reporter bien plus quand il ne s'abstiendra pas évidemment en faveur du Rassemblement national qu'en faveur de la liste du printemps marseillais. Donc c'est une bonne nouvelle mais ça ne cl pas complètement le le dossier marseillais.

Il y aura encore du suspense surtout vous avez raison, on n'est pas propriétaire de ces voies et il y a des gens qui se sont abstenus. Il y a des gens qui vont aller voter et on ne sait pas dans quel sens comme il y a des gens qui ont voté au premier tour et qui ne voteront pas parmi l'électorat de Sébastien Deelogu. Évidemment, c'est dans l'ADN des militants de gauche, des sympathisants de gauche de lutter contre le Rassemblement national mais il y a aussi des gens qui ne supportent pas la gauche plus centriste, plus social-démocrate au sein de l'électorat et lesfi.

Il y a des gens qui vont s'abstenir parce que il est hors de question de voter pour je vais employer un terme éculé de social traître parce que pas assez pas assez à gauche ou parce que il y a une partie de cet électorat qui ne supporte pas et qui n'accepte toujours pas le pact de non censure qu'a passé le parti socialiste avec le gouver gouvernement de Sébastien Lecnu. Ceci même en dépit du fait que Benoît Pa ne soit plus membre du Parti socialiste. Mais c'est lui qui incarne la gauche la gauche dite responsable ou raisonnable tel qu'ils s'appellent eux-mêmes.

Si on additionne le score de Benoît Paillant dimanche 36,7 à celui de Sébastien de Logu 12, voilà, on arrive à 48 49. Euh c'est la lecture que vous faites aussi Virginie Martin. Il faut pas se dire que toutes les voix de gauche vont nécessairement se reporter sur Benoît Paillant dimanche prochain.

Bah oui, c'est assez évident surtout que Sébastien de Logu a quand même un discours extrêmement ferme voire euh très critique à l'égard de Benoît Paillant et de depuis des mois et des mois la campagne est extrêmement dure à Marseille entre les entre les deux hommes et même les deux listes si je puis dire. Donc euh évidemment que comme un seul homme ou comme une seule femme, tous les 11 12 % de Sébastien de l'Aogu ne vont pas aller en masse comme ça vers Benoît Paillon. C'est plus complexe que cela évidemment.

Néanmoins, il va récupérer bien sûr une bonne partie, je pense quand même des électorats de De Logu. Mais si De Logu aussi dans le rapport de force qu'a instauré Benoît Paon, il faut aussi comprendre, il faut aussi regarder que les scores de Sébastien Delogu n'étaient pas extraordinaires. Si Sébastien de l'ogu aussi se retire comme cela dans et donc cède au rapport de force de Benapaillon, c'est aussi qu'on voit que dans ses propres quartiers notamment les quartiers nord les arrondissements 13 14 15 16 Sébastien de Logu arrive en 3e position après Benapillon évidemment mais après aussi le rassemblement national donc il faut voir ça aussi il n'est pas en position de force il y a certains secteurs où il fait 3 4 6 % donc vous voyez Ce n'est pas non plus le rat de maré à l'FI.

Et donc là aussi ça interroge la ligne stratégique de Jean-Luc Mélenchon qui dit quand on croise précarité plus immigration, vague d'immigration, on a du LFI. Et bien non, pas toujours, loin de là. Et on a même beaucoup plus de RN, beaucoup plus d'un PS un peu fort plutôt qu'un LFI.

Et Marseille, je trouve, vraiment peut être un idéal typique de la enfin pour contrarier Jean-Luc Mélenchon dans les États-majors de gauche en fait de gauche classique, les socioites comme vous en parliez. Mais vous voyez, c'est c'est vraiment intéressant d'aller regarder secteur et arrondissement par arrondissement bien sûr. Donc maintenant, évidemment que c'est une mauvaise nouvelle pour Franck Alisio.

C'est c'est évident pour le Rassemblant national. Euh le retrait de Dologu euh évidemment est une mauvaise nouvelle pour le RN bien entendu. C'est quoi la mauvaise nouvelle pour le RN ?

C'est le retrait de Delogu ou c'est le maintien de Martine Vassal ? Alors les deux les deux, j'ai envie de vous dire bien entendu le retrait de de Logu qui fait finalement quelqu enfin qui éclaircit le paysage à gauche. C'est très important pour pour Bonapon mais c'est vrai aussi que le maintien de Martine Vassal mais aurait pu enfin elle n'aurait pas pu faire autrement autre chose.

Sinon ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'elle se désiste parce que Al a tendu la main en disant les États-majors autour de Martine Vassal doivent absolument dire qu'elle doit se retirer. Mais si elle se retire ça veut dire quoi ?

C'est qu'elle donne la ville potentiellement au RN. C'est pas possible. Franck Alo et Jordan Bardella ont essayé hein d'appeler Bruno Rota.

Il y a eu des pas des tractations évidemment, c'est pas le mot, mais il y a eu des coups de fil pour ce qui est assez étonnant dans ces coups de fil avec Martine Vassal comme vous disiez, c'est qu'en fait certains voulaient qu'elles se maintiennent mais pour des raisons différentes les uns des autres et certains voulaient qu'elles se désistent mais pour des raisons différentes des uns des autres puisque certains disaient il faut qu'elle se retire justement parce que le risque c'est Franck Alisio. Certains disaient maintenant justement il faut qu'elle permettent l'élection de Franck Alisio en proposant une fusion ou en tout cas en faisant un accord avec le candidat du rassemblement national. Donc c'est vrai qu'à la fin des fins, la seule solution peut-être c'était le maintien.

En revanche, on sait bien que Renaissance qui soutient Martine Vassal par exemple euh eux préféraient que Benoît Paillan soit élu. Ils ne la soutiennent plus vraiment. Elle a pas fait voilà, on se souvient dans sa campagne, ce qu'on retient, c'est qu'elle a retenu le slogan de Pétin.

C'est pas Renaissance peut pas être d'accord avec ça. Donc en fait, si vous voulez, là je pense qu'elle se maintient mais elle se maintient peut-être pour que la ville ne soit pas récupérée par le Rassemblement national, même si dans son quartier, dans ses électeurs, c'est ce que Stéphane Zumsteek disait, peut-être que certains de ces électeurs eux vont se reporter sur Franck Alisio au second tour. Il faut peut-être aussi, je sais pas si je il faut peut-être voir aussi l'idée de la composition des futures oppositions parce qu'on a un peu le sentiment que celui qui gagnerait winner, c'est un peu vrai d'ailleurs parce que y a il y a cette prime majoritaire dans le scrutin municipal mais se maintenir c'est aussi assurer au moins une présence minimale dans un conseil municipal et dans une ville comme Marseille où justement on sait que l'idée de donner les clés au Rassemblement national était particulièrement problématique pour la droite on va dire républicaine.

Et bien de ce fait là, il y a il y a peut-être aussi ce réflexe de se dire on maintient quelques élus au niveau du conseil municipal. Marco Pomier, vous êtes en direct de Marseille avec nous ce soir. Quelle ambiance sur le vieux port !

Ah, le suspense est total ici à Marseille he Adeline, du côté des équipes de Benoît Paillant, on exprime une forme de soulagement hein ce soir après le le retrait de Sébastien de Logu, hein, l'insoumis qui a obtenu 11,9 % des suffrages au premier tour des voies qui pourraient et bien profiter aux maires socialistes sortant hein pour le second tour sans se compromettre, je cite, avec la France insoumise, c'est ce que nous dit l'entourage de Benoît Paillant qui nous confie aussi avoir vu venir he le retrait de Sébastien de Logu à l'annonce ce matin de de sa conférence de presse. De leur côté et bien les insoumis expliquent qu'ils ont voulu montrer et bien qu'ils prenaient leur responsabilité face à l'extrême droite. Contrairement, je cite à Benoît Paï qui a refusé l'alliance avec la France insoumise.

Alors qu'en pensent les électeurs de gauche, les premiers concernés finalement propos recueilli avec Evva Billion. Je regrette qu'il se retire. Je vais mettre un bold blanc.

Voilà. J'aurais souhaité une fusion des listes entre Benoît Paillan et Sébastien de Logu parce que bah parce qu'il est important que les électeurs qui ont voté pour la France insoumise puissent être représenté au conseil au conseil municipal. Je pense que si il avait fait une alliance si il aurait perdu du crédit auprès de son parti politique et de sa famille politique qui est le PS.

Donc je pense que c'est mieux pour sa carrière politique. Après est-ce que c'est vraiment une bonne chose pour la ville ? Je sais pas pourquoi vous ne voulez pas d'alliance.

C'est paillant, c'est que son son truc à lui et je trouve que c'est beaucoup mieux. Il sera lui, je pense. Je pense que Païen, il peut être le moins pire dans cette élection et mais on verra bien de toute façon dimanche ce qui se passera.

Voilà, on rappelle Marco que Benoît Paillant est arrivé au cou à coude avec Franck Alisio dimanche soir. Quand disent les les électeurs de Franck Alisio justement que vous avez rencontré cet après-midi ? Et bien du côté des électeurs Eren, difficile d'avoir des témoignages face caméra malgré le très bon score, vous le disiez de Franck Alisio au premier tour moins de deux points avec le socialiste Benoît Paillant. des électeurs et renes qui nous ont quand même parlé avec qui on a pu quand même discuter et qui nous ont confié pour certains et bien leur scepticisme pour pour le second tour estimant finalement que la réélection de Benoît Paillant était presque acquise après le retrait de Sébastien de Logu.

D'autres en revanche et bien veulent y croire hein, ils misent sur un report des voix des électeurs de de Martine Vassal, la candidate qui a terminé 3e et qui se maintient au second tour. vous en parliez en plateau et si ce scénario et bien du du report des voix se se confirme à Marseille dimanche prochain, alors le scrutin pourrait être extrêmement serré dans la cité faocéenne. Merci beaucoup Marco Pomier avec Eva Billon en direct de Marseille.

Stéphane Zumsteg mathématiquement est-ce que Franck Alisio a encore une chance de l'emporter dimanche soir ? Il n'est pas le favori très clairement le favori c'est c'est le maire sortant Benoît Paillant. Mais c'est absolument pas impossible.

On a parlé de l'électorat de Martine Vassal, on ne sait pas où il doit aller, mais je pense qu'il ira plus en direction pour ceux qui voteront les Vasales premier tour qui iront à nouveau voter au second tour iront plus vers le Rassemblement national que vers Benoît Paï. L'autre élément c'est que on ne sait pas dans quelle mesure il va y avoir des fuites dans l'électorat de Sébastien de Logu du premier tour, des gens déçus qui sont très clairement de la gauche radicale et qui ne veulent pas d'un maire social-démocrate. Donc il y a il y a tout ça.

Il y a le troisème élément aussi. Mais ces électeurs ils vont vont s'abstenir non ? dimanche, ils peuvent s'abstenir, enfin vous avez le choix mais l'électorat de LU va massivement se reporter sur Benoît Paillant.

Ça c'est une certitumé massivement. Une fois que je vous ai dit massivement, je suis incapable de le quantifier par rapport au chaque chaque voix compte. Mais sur Marseille, c'est intéressant le les insoumis se sont retrouvés piégés en fait piégés par l'intransigence du maire sortant mais qui a fait qu'appliquer finalement la doctrine qui était celle du Parti socialiste jusqu'à 19h59 dimanche soir.

Il a appliqué une doctrine ou il y a aussi quelque chose de personnel entre paillon et de alors je ne sais pas il y a peut-être quelque chose de personnel. Je ne sais pas dans quelle mesure il a été soumis à la pression de Jean-Luc Mélenchon ou pas. Et c'est là où je vais en venir dans la perspective de l'élection présidentielle.

Si Sébastien de Legu se maintenait, si ça fait beaucoup de si si le Rassemblement national gagnait la ville qui était responsable aux yeux de l'opinion aux yeux de l'opinion de gauche en France et bien les insoumis leur intransigence et donc Jean-Luc Mélenchon et Jean-Luc Mélenchon, il a besoin de rassurer l'électorat de gauche au sens large dans sa stratégie de rassemblement et de rassemblement dès le premier tour comme il l'a fait en 2017 et que comme il l'a fait encore plus brillamment en 2022. Ça aurait été totalement illisible. Je pense que je vais pas parler de LFI, je vais parler de Jean-Luc Mélenchon.

Il aurait vraiment laissé des plumes dans la perspective de la près. Et la presse c'est évidemment l'élection présidentielle. Bon, on va parler de l'autre désistement du jour, c'est celui à Paris de Sarah Knafo qui n'a donc pas déposé de liste pour le second tour.

Elle qui s'était qualifiée dimanche soir de justesse avec 10,1 % des voix. Ce sera donc dimanche prochain une triangulaire entre Emmanuel Grégoire, Rachidati et Sopia Chikirou. Katia Guilder.

Après avoir appelé en vain à une alliance avec Rashida Dati, Sarah Knafo a fini par renoncer à se maintenir au second tour par sens des responsabilités, par amour de Paris, par respect des Parisiens à qui j'ai dit dès le premier jour de ma campagne que mon objectif était de battre la gauche, j'ai pris cette décision qui est lourde, une décision douloureuse que je prends pour être responsable et pour la capitale de mon pays. lui aussi a jeté l'éponge. Pierre Yve Bournael, le candidat horizon a accepté une fusion de sa liste avec celle de Rachid Dati.

Mais sans lui. Le collectif qui m'accompagne, mes colistiers et mes partis souhaite le changement et je l'accompagne. Je permets cette fusion dans la clarté des principes contre l'extrémisme politique.

Pour moi, le chemin s'arrête. Le chemin s'arrête puisque les Parisiens n'ont pas souhaité que je sois le prochain maire de Paris. Je le respecte profondément. des tractations qui laisse un peu perplexe cet électeur parisien qui a voté pour le candidat horizon au premier tour.

Quand vous avez voté pour une liste qui disparaît, nécessairement vous vous posez la question de savoir pour qui vous allez voter au tour suivant si votre liste n'est plus n'est plus présente. Pour Nazel et Dati, c'est pas tout à fait pareil. C'est pas la même historique, c'est pas le même pédigré.

Donc c'est c'est voilà, c'est c'est ça change vraiment. Dans ce quartier du 16e arrondissement de Paris, certains regrettent les divisions de la droite. Je vois pas pourquoi Bournazel ne veut pas aussi.

Si le but est de faire barrage à Lfi, je vois pas pourquoi les trois ne puissent pas s'unir. Je trouve que Rachel aura beaucoup de mal à arriver à à obtenir satisfaction parce que elle a un pourcentage moindre que le le sortant. Malgré ses 12 points de retard sur son concurrent socialiste, la candidate soutenue par les républicains et le modèemy croire.

On a une chance historique de tourner la page. C'est pas une histoire de mathématique. Nous, je toujours dit, la droite et le centre.

Notre électorat ne supporte pas la division. La division démobilise. Dans le camp d'en face, les partisans d'Emmanuel Grégoire en tête avec près de 38 % sont plutôt confiant.

Ben, j'ai voté pour la liste d'Emmanuel Grégoire et je vais revoter pour lui dimanche prochain. Euh bah pour Emmanuel Grégoire, j'aime son programme et tout et enfin il est de gauche et je suis de gauche. Emmanuel Grégoire qui a refusé de s'allier avec Sopia Chikirou et ses 11,72 % résultat l'insoumise a décidé de se maintenir.

Ce sont les électeurs qui ont fait ce choix et en votant pour nous pour la liste du nouveau Paris Populaire, ils ont souhaité dire "Nous existons, nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone. Nos voix comptent." Des voix particulièrement en colère à l'image de cet électeur du 18e arrondissement qui reste sur sa position de vote.

Moi, je suis un électeur de gauche et j'ai voté Chikiro au premier tour. La perte de confiance que j'ai envers le PS date de assez longtemps pour que je puisse pas mettre un bulletin Grégoire. À Paris, trois listes vont donc s'affronter pour ce second tour.

Suspense pour avoir le nom du nouveau maire de Paris. Suspense. Mais Stéphane Zumsteg, il me semble que vous aviez testé avant le premier tour les quatre figures où Rachid Adati pouvait l'emporter au second tour.

Est-ce qu'une triangulaire sans Bournael nifo c'était faisable ? Oui, ça reste en tout cas au soir du premier tour, c'était très clair qu'Emmanuel Grégorire était quasiment assuré de l'emporter s'il y avait les cinq listes. Là, ce sont deux bonnes quincangulaire.

Quincangulaire. Absolument. Euh là, ça a changé.

La bonne nouvelle, la très bonne nouvelle pour Rachidati, c'est pas le ralliment. Enfin, le ralliment c'est pas un ralliment puisque pour lui, je le cite l'aventure s'arrête là. Pierre Bonazel, c'est pas ça.

C'est évidemment le fait que Sarah Knafo et en le faisant très intelligemment euh se désiste pour Paris sans citer Rachidati. Et c'est très bien vu l'idée et ça c'est une très bonne nouvelle pour elle parce que quand on voit là encore la sociologie du vote en faveur de reconquête en l'occurrence de Sarah Knafo à Paris, l'extrême droite, l'extrême droite classique, le rassemblement national ça n'existe pas à Paris. 1,5% et leur précéd leur score même leur score cumulé était toujours très décevant mais ce sont des gens qui sont de droite ne sont pas de droite radical ou d'extrême droite on peut l'appeler comme on veut ce sont des gens qui encore un terme un peu traditionnel un peu facile à sortir c'est la droite trocadéro c'est quoi c'est des gens qui ont voté RPR qui ont voté UMP qui ont voté LR et qui maintenant ont des gens qui votaient Fillon mais bien sûr des gens qui votaient Fillon et encore Fillon c'était la version de de ce qui reconquête aujourd'hui mais ce sont des gens très clairement de droite avec un niveau de vie, un âge assez âgé en général, un niveau de vie très élevé, en tout cas beaucoup plus élevé que la moyenne.

Des gens qui sont très libéraux sur les questions économiques, très conservateurs sur les questions sociétales et qui se sont rédits tout en venant de la droite dite traditionnelle, se sont rédits sur les questions d'identité, d'immigration, d'insécurité. Ces gens-là sont très clairement de droite, ont été de droite classique et donc vont voter massivement pour Sarah Knafo. Maintenant, même si elle n'a pas annoncé son soutien à Rachidati, même si elle n'a pas cité Rashid Adati, mais elle dit c'est pour battre la gauche, même si Rashid Adati n'a pas demandé le soutien de Sarah Knafo, tout ça peut avoir aussi une influence sur le vote notamment des électeurs de Pierrif Bournazal.

Là encore plutôt plutôt de droite plutôt de centre droit, ils peuvent être effrayés par le fait que alors malgré elle, je sais pas si c'est le terme adéquate, Rachid Atati se trouve se trouve à la tête d'une liste qui n'a pas bougé mais qui est colorée un peu plus de de reconquête qu'auparavant. Ça ça aura forcément ça aura forcément des des conséquences. Les nom, on a les noms ce soir de la liste d'Atsa.

Qu'est-ce qu'on sait d'ailleurs des tractations qui ont débouché sur cette triangulaire notamment les tractations d'ati Bournazel ? Alors ce qu'on sait c'est qu'il y a une mésentente connue entre Rachi Adati et Pierreve Bournael. Ils ont eu des mots très très forts pendant la campagne.

Rachid Adati a dit que c'était l'incarnation physique de la droite la plus belle du monde. Donc bon déjà c'était très très mal embarqué. Donc nous ce qu'on nous raconte c'est que il y a eu très peu de discussions finalement entre les deux.

Ils ne sont pas projetés sur l'entre deux tours vraiment. Et euh Pierre Bournael n'a prévenu personne euh qu'il allait annoncer justement qu'il ne figurerait pas sur la liste. On nous dit il n'a même pas prévenu Édouard Philippe, ce qui est quand même un crime de l'aise majesté dans un parti.

Donc il a pris tout le monde de cours et évidemment on voit ça comme une fusion mais une fusion du coup du bout d'élèves. C'estàd que c'est pas un soutien à Rachi Adati, c'est plutôt histoire de dire bah la plupart de mes colistiers sont favorables. Donc je l'ai laissé c'est la fusion en se pinçant le nez quoi bah voilà mais moi j'y vais pas.

Donc effectivement côté Horizon, il y a une partie qui est assez fâchée avec Pierreve Bournael qui considère que voilà, c'est pas une manière de faire les choses. Après, on rappelle aussi que Pierreel, c'est monsieur élection au sein d'horizon donc on vexe pas non plus trop souvent celui qui s'occupe des élections. Et puis côté Renaissance qui, je le rappelle avait soutenu Pierre Ev Bournazel et Paraashiati, moi un cas du bloc central me disait non, je trouve qu'il y a eu un certain panache dans la décision de Pierrive Bournael finalement fidèle à ses valeurs.

Pierrif Bournael, il sait très bien que le jour où il annonce qu'il fusionne et qu'il se retrouve sur la liste de Rachid Adati, il y a tous les montages vidéos des fois où il a répété qu'il ne le ferait pas. Donc chez Renaissance, on dit que ça avait un certain panache, manière de dire qu'on souhaite pas forcément que Rashid Adati soit élu au final. Et ce qui est intéressant effectivement sur l'électorat de Pierre Bournazel, c'est que c'est très difficile de quantifier ceux qui vont se reporter sur Rachid Adati et ceux qui vont se reporter sur Pierre sur pardon.

Moi on me dit quand même plutôt électorat Rachidati. Mais c'est vrai que s'ils ont voté Pierrive Bournael au premier tour, c'est bien qu'il ne voulait pas en tout cas dès le premier tour voter pour Rachid Dati. Et quand on se penche sur la constitution de la liste dati, on voit donc ce soir Marlène Chiapa, macroniste historique de la liste Bournael.

En revanche, on a perdu Clément Bon en route qui était numéro 3 sur la liste Bournael. Ça a chauffé avec un message qu'il a publié sur ses réseaux qui est pas particulièrement tendre à l'intention de la candidate hein quand même où il estime que ça n'est pas sa manière de faire de la politique. Donc on voit bien que comme vous le disiez, il y a vraiment de la friture sur la ligne avec Renaissance au niveau du ralliment avec Rachid Adati.

Quant à la coloration finalement Knafo ben immanquablement elle y est, elle y sera. La question la gouvernance à droite de Paris euh c'est une gouvernance qui justement on va être forcément un peu teinté cet électorat 16e 17e où on sait que le le le principe est quand même un paris plutôt conservateur. Moi, il me semble que ce qu'on oublie de dire aussi, c'est qu'au fond, même le maintien de la liste Chikirou n'est pas de nature à affaiblir l'avance d'Emmanuel Grégoire.

Bien au contraire parce qu'il y a quand même une tradition à gauche qui est celle du vote utile. C'est ce qui avait justement joué en faveur de Jean-Luc Mélenchon au moment des présidentiel où et notamment de la dernière où on s'était dit bah le vote utile à gauche étant celui-ci, il faut y aller. Et donc il me semble que Sopia Chikirou quand bien même elle se maintient on le comprend pour des considérations finalement personnelles voire même de guerre nationale n'affaiblira pas il me semble l'avance qu'à Emmanuel Grégoire.

Mais là, il me semble qu'on a vraiment un instantané de ce qui peut se passer en 2027. C'est-à-dire que la droite est plutôt défavorable à faire tomber totalement officiellement le cordon sanitaire avec la droite plus extrême. L'alliance avec le centre, elle est très complexe également, mais la gauche au moment de s'unir elle-même, elle est elle est pas très à l'aise.

Donc en fait, moi il me semble que dans cette absence de représentativité totale de la campagne de Paris, il y a ce qui va se passer en 2027, c'est-à-dire la cacophonie. qu'on a tous les jours dans les 11 parce que même pour les même pour les téléspectateurs qui nous regardent et et qu'il soient électeur ou non d'ailleurs, il regarde ce qui se passe à Marseille, il regarde ce qui se passe à Paris, il voit que Sébastien de Logus se retire, il voit que Sopia Chikirou se maintient. D'ailleurs, est-ce que Emmanuel Grégoire, il prend un risque en se passant des voix insoumises ?

Virginie Martin, Stéphane Zumseg ? Ah oui oui oui, il prend il prend bien sûr un risque. Mais mais voilà, c'est c'est ce qu'il dit.

Je prends mon ris, je prends mes responsabilités. il est aussi droit dans ses bottes. Euh voilà.

Après euh après moi ce que je trouve difficile quand même aujourd'hui dans la stratégie de de la France insoumise, c'est de dire euh dans telle et telle ville finalement on lutte contre la droite fasciste alors que parfois il s'agit juste d'Olivier Galzi qui n'est pas Avignon, il est arrivé en tête qui n'est pas le premier des RN, on peut le dire. Et puis euh à Marseille, on se retire logiquement parce qu'évidemment il y a le RN très clairement. Euh et puis à Paris, alors qu'on a une candidate, voilà, un petit peu sulfureuse qui arrive quand même de l'UMP, de la Macronie et cetera, ils auraient pu aussi avoir le même raisonnement puisque Manuel Bompard n'a de cesse de dire que maintenant il faut toujours se désister euh quand il y a le centre droit, la droite parce que quelque part à la fin du jeu, il y a Bruno Rotaillot et donc quelque part le Rassemblement national.

Donc toutes les listes de droite sont devenues un petit peu fascistes si je puis dire en coloration fasciste et qu'il faut un peu s'opposer finalement à cette vague comme cela euh et donc avoir ces postures antifascistes. Puis tout d'un coup à Paris, là c'est la grande exception et et est-ce que voilà, est-ce que tout ça va être tenu ou bien au contraire en tenant tête finalement à la gauche classique traditionnel d'un Emmanuel Grégoire et en finalement elle aussi prenant ses responsabilités, est-ce que là Sopia Chikirou ne finalement ne pousse pas son avantage de leader de la France insouise qu'elle n'est pas tout à fait aujourd'hui finalement et là Mais peut-être un peu plus que Sébastien de Logu. Bien sûr.

Et oui, mais là, elle prend quand même, je trouve, une stature un peu plus nationale en disant je ne vais pas jusqu'au bout et enfin au contraire, je vais jusqu'au bout et je ne vais pas jusqu'au bout dans les fusions et autres, si je puis dire négociation d'appareil. Stéphan Zumseg, le le pari de d'Emmanuel Grégoire, il est double et il pourrait totalement s'avérer payant dimanche prochain. D'une part, c'est de se dire que dans ce duel qui s'annonce, même s'il y aura trois listes effectivement, mais tout ça va se résumer un duel entre Emmanuel Grégoire et Rachid Adati pour la la pour la mairie de Paris.

Il y aura un vote utile au sein de ces presque 12 % de Parisiennes et de Parisiens qui ont voté pour euh pour Sopia Chikirou de se dire "Maintenant, je vais en récupérer combien là encore ? Je ne sais pas 1 2 3 4 % 5 % tout est envisageable mais je vais en récupérer parce que il y aura le front alors ça c'est pas un front républicain mais c'est le front antiashidati d'un électorat. Je parle de l'électorat insoumis qui est très hostile en terme d'image quand il s'exprime à l'égard de Rashid Adati.

Et le deuxième paris c'était de toute façon il avait bien compris que si jamais il y avait une fusion fustelle technique hein euh les les Parisiens n'auraient pas été dup et çaen était fini des reports. On parlait tout à l'heure de l'électeur à Bournaal. C'était çaen était terminé.

Il y avait pas une voix de Pierf Bournaal, j'exagère mais pas mais pas énormément finalement qui tournait vers lui. Et un dernier point sur Sarah Knafon, on se la question que nous nous sommes tous posés, c'est est-ce que tout cela va profiter à Rachid Dati ou pas ? En tout cas, la grande gagnante de ce désistement, elle s'appelle Sarah Knafo.

Elle aurait elle aurait selon moi commisé une faute politique si elle ne s'était pas en ceant parce que c'est quoi ? Évidemment, elle est en faveur de l'accélération de l'Union des droites. Donc se maintenir, c'était ferde.

Alors là, pour le coup, c'était faire perdre Rachid Adati. Donc ça posa un problème de cohérence et même si Rachid après ce désistement, même si Rachid Adati perd dimanche prochain pour dire c'est pas de ma faute la perdante, moi j'ai apporté mes voix, c'est bien que Rashid Adati n'était pas au niveau et si jamais Rachid Adati gagne, elle dira bah c'est grâce à mes 10 % de voix que nous avons gagné. Donc tout ça est un une occasion énorme pour eux conquêter et pour elle de mettre en place en dépit de ce que veulent les républicains la la fusion des droite.

J'ai une toute dernière question sur Paris un peu technique. Pardon Anne-Charlène mais une liste déjà déposée pour le second tour elle peut être retirée ? Une liste déjà déposée pour le second tour peut-elle être retirée ?

Après pas après ce soir. Non non là vraiment on a l'instantané de ce qui va se passer dimanche possible. Mais il y a une parade vous ne présentez pas de bulletin de vote.

Alors ça fait un peu peut-être un peu ridicule pour une partie de l'électorat mais plusieurs en tout cas. Ouais dans l'histoire. Avant de passer aux autres alliances entre socialistes et LFI dans dans d'autres villes, je voudrais qu'on parle des mots de cet entre de tours avec Olivier Ravanelo.

C'est quelle histoire ? On ne commence pas quelle histoire sans le point d'exclamation. D'accord.

On est d'accord Olivier. C'est pas possible. En ce moment les mots ont un sens.

C'est aussi ce que vous vouliez nous rappeler Olivier ce soir. L'histoire que l'on raconte dans cette entre de tours, elle est fondamentale. Et à gauche, on est très créatif dans ce narratif des alliances.

Extrêmement. Prenez accord. C'est un joli mot accord.

Assez simple. On est d'accord. Il y a un accord, on n'est pas d'accord, il y a pas d'accord ni au premier ni au deuxème tour.

Jusque-là, c'est à peu près simple. Sauf que il y a des adjectif qui viennent. Accord national.

Ah, c'était pas pareil. Il fallait donc comprendre que c'était plutôt au niveau local que ça allait se jouer. Alors, qu'est-ce qui s'est passé au niveau local ?

Bah, au niveau local, on a dit fusion. C'est quand même très chaud une fusion, hein. Un couple Israël, vous faites plus la différence entre l'un et l'autre.

Donc, comment on fait pour que la fusion, elle soit un peu moins fusionnelle ? B, on va chercher le mot le plus froid de la langue française. Technique.

Et vous avez une fusion technique. C'est un peu le principe de la douche écossaise adapté à la politique. Et qu'est-ce que ça donne ?

Bah, ça donne que par exemple à Toulouse, ouais, à Toulouse, on fusionne même s'il y a pas de risque à l'horizon. À Marseille, là où le RN est à l'horizon, on fusionne alors ? Ah non, non non, on fusionne pas.

On ne prend pas la main tendue de Delogu. Mais à Paris où il y a pas de risque Ren, on pourrait peut-être fusionner. Ah ben non, là non plus on prend pas la main tendue de chez Kirou.

Euh à Limoge. Ah oui, à Limoge ça passe. À Nant aussi ça passe.

Mais alors à Nant autre chose, autre nouveau mot. Il y a pas de programme commun. Un programme commun euh c'est un vieux mot ça dans en langage socialiste.

Le programme commun, c'est un vieux mot qui nous ramène à la même idée, la même épine, presque on pourrait dire. l'Union des gauches socialistes et communistes réunies pour pouvoir aller prendre le pouvoir. Le principe c'est toujours le même.

On a deux identités, on n'est pas pareil mais à un moment donné pour gagner on se rassemble. En 71 le tout jeune parti socialiste se réunit à Épin et la question est sur la table. Est-ce qu'on fait une alliance avec les communistes ?

Alors pour ce qui est de la question de l'identité, la première composée, écoutez, il y en a un, il s'appelle François Mitteron qui met assez clairement le point sur les celui qui ne consent pas la rupture avec l'ordre établi politique, ça va de soi, c'est secondaire avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. Alors, je sais pas vous, mais moi j'ai compris, hein. J'ai à peu près tout compris.

Tout compris. y compris dans les intonations de voix. Vous voyez que quand on parle de la manière dont on va s'y prendre, on est dans le post politique.

En revanche, quand on est sur la conviction, là on porte le verbe au effort. Mais il y a quand même la question de la tactique. Est-ce qu'on va faire une alliance ou pas une alliance ?

Bah là, cette fois-ci, c'est Pierre Moris qui répond. Camarades, l'essentiel de notre position peut s'exprimer ainsi. La gauche a besoin du concours du Parti communiste et après évolution de la participation du Parti communiste pour battre la droite et la réaction et pour pouvoir avoir en France un gouvernement de gauche.

Je sais pas vous mais j'ai compris là encore. C'est c'est assez simple. Alors à cette époque, on faisait de la politique à gauche avec des des mots clés qui parlaient immédiatement.

Alors, on parlait de motion, on déposait une motion et puis on votait sur des motions et le vainqueur du coup m'a incarné la ligne politique du parti. Alors ça, la ligne camarade, faut pas y toucher, c'est c'était tabou pendant quelques temps. Et puis on se réunissait derrière les noms de famille, on mettait un ou un yin et puis ça faisait que moi j'étais mitérandis, mantiste trardiens, fabusien.

En gros, la chambre était à peu près rangée. Aujourd'hui, à l'époque des punchlines. C'est vrai que tout ça apparaît un peu on entend pas trop parler des foristes.

Non, on entend pas du tout parler de ça. Alors, ça pop up à gauche et à droite, mais on n' pas la même lisibilité. Et c'est ça en fait le fond du sujet, c'est que cette vision et cette façon de faire de la politique peut-être un peu rigide avait un grand mérite, c'était celle de la la lisibilité qui est indispensable pour un électeur.

Cette lisibilité, c'est sans doute celles qui évitent le côté, c'est tous les mêmes, ils font leur tambouille et puis ils font des combinations et entre les deux tours. Et puis c'est surtout ce qui évite d'aller à la pêche le dimanche toujours des élections. On dit quoi ?

On a un problème de lisibilité du côté du Parti socialiste à l'issue de ce premier tour et de ses alliances avant le second tour. Clairement, complètement dans le sens d'Olivier Avanello, la fusion technique, ça n'existe pas hein, parce qu'il y a beaucoup de candidats qui essayent de mettre une réalité juridique derrière. Mais si si, c'est un terme très connu, très convenu.

Ça voudrait dire en réalité on participe ensemble à l'élection mais nous ne travaillerons pas ensemble à l'issue de l'élection. Mais qu'est-ce que ça veut dire précisément pour un électeur ? C'est un électeur qui donne sa voix. c'est un électeur qui donne sa voix pour travailler ensemble.

Donc euh c'est c'est le principe même de la trahison du politique. Et il me semble alors déjà le baromètre du Sévipov auquel on a on a travaillé cette année est quand même le plus catastrophique des 17 vagues. Ça veut dire que la la défiance l'emporte partout en France.

Le dernier bastion qui nous restait, c'était la démocratie locale. Euh aujourd'hui, il me semble précisément que ces accords d'appareil, alors encore une fois, ça peut se justifier de travailler ensemble pour essayer de pas éparpiller des voies et cetera, mais l'absence de clarté totale dans le programme, dans la manière dont finalement on fait des fronts ou pas, ça ça me semble être vraiment symptomatique de ce qui fait que les Français décrochent. Et je rajouterai un dernier point, c'est que je regrette que peu avant l'élection municipale, on nous ait toujours parlé de cordon sanitaire, que ce soit d'un côté ou de l'autre.

Oui. Alors, il y a eu l'affaire Quentin de Ran qui a suscité aussi cette cette il y a eu une actualité liée honnête, cette friandise du côté de la droite de retourner l'expression de Cordon côté. Je n'en suis pas sûr et je crois vraiment que elle a elle a infusé dans l'opinion mais pas tant que ça au moment électoral en réalité parce que précisément le vote au moins local ça doit être un vote d'adhésion.

La proximité, la vérité de la politique qui change la vie. C'était le général de Gaulle qui disait ça en 59. C'est ça qui a disparu.

Et moi pour 2027, ça m'inquiète. H on pourrait citer Nant ou la maire sortante qui est numéro 2 du Parti socialiste, Joanna Roland. Elle jurait avant le premier tour qu'elle ne ferait pas d'alliance avec les mélanchonnistes.

Elle s'est résolue à conclure cette alliance pour euh pour sauver son écharpe. Elle avait récolté 35 % des voix au premier tour. Johanna Roland, bah elle revendique ce soir un front antifasciste.

On peut citer aussi les alliances socialistes insoumis à Toulouse, à Limoge, à Clermont, à Brest, à Avignon. On peut même citer Tul. Tien fief de François Hollande où il est député, le maire sortant qui était un proche de François Hollande a fusionné aujourd'hui là aussi avec la liste PCF LFI écologiste alors que François Hollande avait pendant toute la campagne estimé que tout rapprochement avec LFI au second tour serait une compromission pour la gauche socialiste.

Et hier soir, Olivier Fort 20 France 2, un peu gêné aux entournurs, je sais pas vous, mais il m'a donné l'impression, vous savez ce sketch des ce sketch des inconnus qui font la différence entre les bons et les mauvais chasseurs. Et là, hier soir, on avait l'impression qu'il faisait la différence entre les bons et les mauvais insoumis. Mais vous parliez tout à l'heure de problème de de lisibilité de la stratégie du du Parti socialiste.

C'est bien pire que ça parce qu'en plus ça s'accompagne d'un sentiment de sauf qui peut. Euh on a l'impression de parce que le Parti socialiste, on vous avez cité Nant, vous aurait pu citer Clairmontferrand ou Brest dans des fiefs des fiefs historiques du Parti socialiste, il a enregistré des scores très décevants très décevants euh dimanche dernier, pas partout mais en tout cas dans dans un certain nombre de villes et les fusions ont été immédiates parce que certes, il y a des fusions avec les insoumis pour gagner à Limoge, gagner à Toulouse, mais il y a surtout des fusions pour sauver ces villes. Ce sont pas des fusions de concête parce que là, on pourrait très bien dire que finalement bah c'est l'Union de la gauche qui est qui est la gauche a toujours été unie.

Vous parliez du parti communiste, du Parti socialiste. On est dans la lignée de la tradition de de cette union de la gauche et y compris comme on a pu la connaître avec la NUPS et le nouveau Front populaire. Là, il y a ce sentiment de ville de de de mauvais résultats.

La le Parti socialiste aurait été en danger et aurait et perdrait aurait pu perdre beaucoup de villes sans cette sans cette alliance. Et le côté, il y a le côté on change de stratégie tous les deux jours mais malheureusement pour le Parti socialiste, j'ai un peu peur pour lui que ce soit aussi que ça entretienne l'idée d'un parti qui vend son âme en partie. Ça peut être exprimé par une partie de l'opinion, notamment l'opinion la plus centriste, parce que vraiment là, c'est la fusion à tout prix pour sauver sauver des ex.

Alors, je discutais justement avec un député socialiste, on prenait le cas de l'imoge. Eux effectivement, ils reconnaissent qu'un point de vue national, il y a une grande illisibilité, mais ils me disent à Limoge, en fait, on a un programme qui est très proche. La la réalité, c'est qu'on on s'accorde pas, on fusionne pas juste pour reconquérir la ville.

On a un programme qui est très proche. Damien Modet n'est pas un insoumis agitateur. Il n'a pas eu de prise de parole ou trancière.

C'est quelqu'un qui travaille énormément. Et donc en fait moi je dis le député avec qui je discutais, il est pas proche des insoumis hein, mais il me dit juste là à Limoge, on veut regagner la ville. L'insoumis, on peut très bien travailler avec lui.

Pourquoi pas s'allier ? Ça s'est toujours fait à gauche. Mais pourquoi pas ?

Mais ils le disent partout. Dans toutes les villes où il fusionnent, ils expliquent que il n'y a quasiment pas de différence entre eux et les insoumis. C'est pour ça que je trouve que au pense pas que l'électorat soit dupe la stratégie. très et au contraire très très lisible je trouve.

Je la trouve pas du tout illisible en définitif. Il y a une espèce de de de voilà une parole assez démonétisée tout de même d'Olivier Fort depuis des mois et des mois et des mois. Il dit on veut pas l'accord national très bien mais finalement ils en ont fait avec la NUPES, ils en ont fait avec le nouveau Front populaire, ils ont font régulièrement l'exception.

Ça a été quoi ? Ça a été les européennes avec Luxman qui arrivent tout de suite devant et ils n'en font rien derrière. Pardon ?

Entre temps, il y a eu le 7 octobre. Ah avant le 7 octobre, c'est avant avant 2024. Oui.

Mais entre-temps et après tout ce qui s'est passé, y compris avec l'affaire Quentin Dean euh il y a eu une forme de rupture idéologique. Oui. D'accord.

Oui oui mais alors attendez on savait très bien personne n'a été dupe que quand Olivier Fort dit on ne fera pas d'accord national avec LI on savait très bien que le lendemain des résultats, les accords avec ALI allaient arriver c'était c'était l'évidence c'était écrit d'avance donc on voit bien quand même que les principes et les belles paroles comme cela se fracassent complètement après sur le terrain. qui sont même LFI enfin le PS va même derrière LI à Toulouse avec un député enf avec Picmal qui est quand même pas le plus humain parce que Olivier Fort a maintenant aussi dit qu'il y avait certains alfi certains alfis qui étaient plus humains que d'autres et mauvais voilà je je rebondissais sur cela exactement donc vous voyez c'est c'est quand même enfin ils se dédicent quand même sur leurs valeurs tout ça pour infiner tout de même garder des postes enfin il Faut quand même appeler un chat un chat aussi et ceux qui ont eu une attitude très très nette Benoisman comme païant comme Grégoire s'il gagne est-ce que ils peuvent incarner un renouveau national au sein du c'est ça qui c'est ça qui est important moi je suis tout à fait d'accord avec cela c'est-à-dire que le paris effectivement d'Emmanuel Grégoire ou de Benoît Paillant mais aussi de Trottman par exemple à Strasbourg qui est difficile puisque là alors c'est carrément la trahison absolue bien entendu. puisque elle ne veut pas aller du côté d'Europe écologie les vert qui préfèrent en plus d'aller du côté d'f.

Donc finalement elle fait elle elle fait une un accord on va dire technique ou pas on ne sait plus avec Horizon. Tous les deux finalement on va être punis du côté d'horizon et elle trotman du côté du PS. Jusqu'à quand ?

Je passe pas je pense pas très longtemps mais on a exactement l'inverse aussi à Lille. Enfin, c'est quand même très compliqué mais effectivement si la ligne Je mettrai Trottman dans le lot même si c'est un peu particulier mais si la ligne Emmanuel Grégoire païant et payante là on pourrait peut-être effectivement voir une ligne un peu anti Olivier Fortindre avec des Jérôme Gedge, des Karim Boamram, des meilleurs Rossignol à Rouan et cetera. Cette ligne existe, elle existe.

Elle existe aussi évidemment à place publique via Raphaël Guxman. On l'a entendu tout à l'heure. Cette ligne existe.

Je voudrais vous faire écouter une archive. Oh, c'est pas très vieux. Ça date du 4 mars dernier.

C'était Jean-Luc Mélenchon lors d'une réunion a bondie. Écoutez, ils disent au deuxème tour non plus il y aura pas d'accord. C'est alors tout le monde entend.

Ah, il rompe l'accord. Penses-tu ? Vous savez ce que c'est ?

C'est des gros combinards. Ils vont pas nous coûter trop cher, je pense, à acheter pour le deuxème tour, là où on les achètera. Mais mais quand même, quand ils disent il y aura pas d'accord national, ça veut dire faites votre tambouille.

Faites votre tambouille localement. Et ils sont tous là à se dire a a pourvu qu'on y arrive avec la droite sans les insoumis. Stéphane Zumsteg, elle est redoutable cette archive parce que en fait il a théorisé ce qui arrive aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon en pense ce qu'on veut. C'est un grand politique ça. C'est une vision, c'est un grand stratège mais il avait raison avant les autres.

Après, est-ce que là encore euh il sort très clairement gagnant de ce premier tour ? Je pense qu'il sortira à nouveau gagnant en terme d'images, je parle pas en terme de villes qui basculeront. Euh il est remis en salle, il est mis en salle ou il est remis en salle dans la perspective de la présidentielle.

C'est ça pour l'instant. En tout cas, on verra dimanche prochain. C'est le principal enseignement de ces élections municipales, même s'il est un peu tôt pour faire le bilan global.

Vous avez Jean-Luc Mélenchon, le Jean-Luc Mélenchon de 2017 et 2022, c'est-à-dire celui qui était en capacité d'asphyxier la gauche qui se remet petit à petit en scène. Je n'ai aucune idée de comment se passera l'élection présidentielle de 2027, mais en tout cas s'il y en a un qui dont l'image était abîmée, qui était carbonisée, toute chose qui était répétée jour après jour pendant des mois et des mois, c'était peut-être vrai. En tout cas, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Et quand on voit la pléor de candidats potentiel face à lui dans le reste de la gauche et des gens qui n'ont pas forcément toujours la même envergure politique que lui, ça a été le cas déjà en 2022 et en 2017, il a aussi été aidé dans ses scores par un niveau qui n'était pas le même des autres candidats de gauche. Je ne dis pas que 2027 va être la copie de 2022 en ce qui concerne la gauche, mais toujours est-il que lui personnellement en tant que présidentiable est l'un des principaux vainqueurs. Faut attendre dimanche prochain.

Il y a pas de raison que ça change. Un tout petit moyen et après je voudrais qu'on passe à la stratégie du rassemblement national. Moi, il me semble queen politique, le gros mange le petit et que en fait présent, c'est juste ça, excusez-moi, mais à partir du moment où à gauche les listes communes étaient déjà déposées, étaient déjà faites depuis longtemps, faire ce front à partir de l'affaire Quentin de Rank, c'était trop tard.

Et ça, Jean-Luc Mélenchon, on est très conscient. Donc, il a tout intérêt à extrémiser au maximum sa position puisqu'il sait qu'on lui mangera dans la main. Donc, au fond, c'est pas très difficile de théoriser ce que théorise Jean-Luc Mélenchon. c'est trop tard pour rompre les liens et au fond, il sait qu'en plus il part avec l'avance de 2022 en 2027.

Donc, il a le sentiment d'être la voix qui représente la gauche à charge pour ceux qui veulent faire mieux de faire mieux. C'est lui-même qui l'a dit hein. Je voudrais qu'on s'intéresse maintenant donc à la stratégie du RN parce que tous les yeux du Rassemblement national seront tournés dimanche prochain vers Toulon où sa députée Lor la Valallette est arrivée largement en tête au premier tour mais elle va affronter dimanche la mère sortante d'hiver droite José Massie à laquelle c'est rallié le candidat LR Michel Bonus.

Là aussi chaque voix va compter. Reportage de Clément Perot avec Stéphanie Despierres. La nuit a été courte pour leur la valette.

Pas question de souffler dès lundi matin, elle repart en campagne. Malgré 42 % des voix au premier tour, pour la députée Eren, la victoire n'est pas assurée. Ça va être serré, on le sait.

Je pense que c'est peut-être celui qui en a le plus envie qui va gagner. Et je peux vous dire que niveau de l'envie, on est très très haut. La candidate rejoint sa permanence où son équipe méthodique décortique les résultats de la veille.

Bureau par bureau le 96 44 lor 26 mas 17 bonus objectif identifier les secteurs de la ville où il faut faire campagne pour le second tour ou donc le plan duas on est quasiment stable par rapport à l'initiative donc quasiment du 100 % sauf que ça vote pas assez et bonus mange pas mal quand même. Donc là-bas il y a une belle réserve. Direction donc le quartier du Pont Dulas.

Entouré d'une nuée de journalistes, la candidate cherche à mobiliser les abstentionnistes. Je pensais pas qu'il y ait autant de différence. Ouais, c'est pas mal hein.

D'autant plus que la gauche a déjà voté pour elle, donc elle a pas beaucoup de réserves de voie mais nous faut qu'on aille encore chercher ceux qui ont pas voté. Je suis sûr que vous avez des gens autour de vous qui ont pas voté. Faut vraiment leur dire de se déplacer.

La mesure où il se retire essaie aussi de récupérer une partie des électeurs de droite puisque le sénateur les républicains Michel Bonus arrivé 3e s'est retiré. Moi je vais pas voter pour vous au premier tour. Vous avez voté Michel ?

Oui mais je vais voter pour vous au deuxè. Voilà c'est exactement ce qu'on veut entendre parce que si tout le monde fait ça on gagne hein. Mais tous les électeurs ne sont pas aussi convaincus.

Toulon ça sera jamais une ville frond nationale. Mettez-vous ça en tête ils gagneront jamais. Je pense ils confondent tout monsieur confondent tout puisquil me parle de Jean-Marie Le Pen alors que c'est l'ur la valette mais je crois que vous avez pas su pour la plupart des gens c'est la même chose.

Toulon a déjà été FN de 1995 à 2001. La mère sortante veut donc éviter que l'histoire ne se répète. Au lendemain du premier tour, José Massi choisit la stratégie inverse de l'or la Valallette, la discrétion.

À l'abri des regards, elle discute avec les autres listes. Un rebour du RN pour qui Toulon est un enjeu national. Son équipe joue la carte locale.

Finalement, on représente le rassemblement local, le rassemblement pour Toulon. Voilà, face une candidate qui est une candidate du rassemblement national. On n'importe pas des sujets nationaux dans la campagne.

On ne divise pas. On cherche véritablement à rassembler, avoir une vision d'une ville apaisée. Adjointe depuis 2014, José Massi a pris la tête de la ville en 2023 après la condamnation pour recelle de détournement de fond du baron les Républicains Hubert Falco.

Dimanche, elle a obtenu 29 % des voix, plus de 10 points derrière le RN. Mardi matin, elle prend finalement la parole. Nous sommes, vous le savez, dans un moment grave.

Chacun doit prendre ses responsabilités. Nous avons connu le Front National en 1995. Cela a été un désastre.

José Massie a refusé toute fusion avec d'autres listes. Elle croit quand même en ses chances. Alors on se retrouve dans une position où en effet vous avez dit il me manque il me manque des points.

Bien sûr je suis confiante sinon j'y vais pas. Même si elle n'emploie jamais la formule de Front républicain, elle espère que les Toulonais feront barrage au RN. Mathématiquement, alors j'ai compris qu'il fallait pas additionner, mais quand même si José Massi récupère les voix de Michel Bonus parce que tous deux s'étaient engagés mutuellement à se retirer en faveur de l'autre, s'ils arrivé 3e.

Michel Bonus est arrivé 3e, c'est candidat LR qui est arrivé 3e dimanche, il avait obtenu 15,7 % des voix. José Massie pas loin de 30 2954 et et Lor la Valette 42 %. Euh lors la valette, pas tellement de réserves de voie, pas beaucoup de réserves de voie, vous avez raison, mais beaucoup de S pour qu'elle le perde aussi.

Il faut que les que les reports, on additionne, nous n'avons eu de cesse de le répéter durant cette émission euh et il faudrait aussi deuxième condition que la gauche éliminée, que les électeurs de gauche éliminés jouent le jeu de la droite. Donc ça fait beaucoup l'issue, elle est totalement incertaine à Toulon. C'est très c'est là le vrai match des droites qui se joue dimanche soir en fait, c'est à Toulon.

Yanis hein Yanis mais parce que l'on parle du Rassembl national moi je pense que la victoire du enfin la progression du RN elle est plus notable au premier tour qu'au second tour de ces élections municipales. Il y a un élément qui est essentiel on parle de on a parlé de Perpignan on a parlé d'énimum juste deux chiffres Louis Aliot à Perpignan il est élu en 2020 pour la première fois ma au premier tour il obtient 36 % des voix à l'époque cette année 51 % c'est aussi la démonstration pour le RN que quand il est aux manettes quand il est au il y a une capacité à gérer. On en pense là encore ce que l'on veut mais le discours il est touré pour le Rassemblement national c'est dire mais nous avons dirigé une ville et nous sommes réélus dès le premier tour c'est bien la preuve que nous savons que nous savons gérer on sait gérer des villes c'est pour ça que le RN a besoin de laboratoire et si on sait gérer des villes implicitement derrière c'est facile et ben on saura gérer la France c'est mais après néanmoins quand même cette élection elle est un peu en trompolil pour le RN parce qu'elle n'est pas si spectaculaire que cela et si efficace parce qu' on voit finalement là où ils sont forts, ils sont très forts et ils deviennent de plus en plus forts.

Ils ont leurs bastion évidemment le le nord post-industriel, l'arc méditerranéen, c'est certain. Il consolide leur place, ça c'est certain. C'est certain.

Ça veut pas dire qu'ils vont gagner tout long qui est qui qui est plus complexe évidemment, mais néanmoins, on voit qu'il peine à nationaliser un vote. Il y a eu un début dans il y a quelques années de nationalisation du vote RN. On voit aujourd'hui qu'il est en train là de de stagner considérablement. surtout est-ce que cet entre deux tours ne rappelle pas cruellement au RN qu'il n'a aucune réserve de voie entre deux tours ?

Oui, bien sûr, mais ils ont l'expérience de 2014 qui leur a beaucoup enfin qui qui est vraiment un peu au fer rouge he par rapport à eux puisquils ont eu le sentiment que il y avait un cordon sanitaire contre eux et que de ce fait avec la prime majoritaire et ben ils avaient été complètement sortis du jeu. Je rappelle quand même que il me semble que le mot qu'on a pas trop entendu, c'est celui-ci hein, notamment dans les consignes de vote de Bruno Retaillot par rapport à un Jacques Chirac justement on remontait dans le temps de la gauche. On remonte dans le temps de la droite dans ces municipales.

La question de savoir s'il va y avoir vraiment des mobilisations très puissantes antienne du côté de la droite, ça je suis pas sûr que ce soit vraiment le cas qui plus est dans le sud-est qui est plutôt en train de basculer vers le RN. Donc le le cas de Toulon, je suis d'accord, il est il est pas forcément complètement représentatif parce que il y a quand même une véritable progression, une notabilisation et c'est pas à noun que le premier à prendre la parole dimanche soir ce soit Jordan Bardella pour tendre la main aux autres. D'ailleurs 48 heures plus tard, est-ce que vous avez compris ce qu'il voulait dire quand il parlait au droits de sincère ?

C'est un peu comme les bons chasseurs, non ? Je crois ou c'est il les bons à l'air et les mauvais à l'air. Les bons DVD divers droite et les mauvais divers droites.

Il y a des il y a des droites qui vont devenir Eric Sioti avec l'UDR et puis il y a les autres parce que mais néanmoins même s'ils ont pas de réserve, on va avoir aussi dimanche prochain qui vont quand même gagner sans problème une dizaine vingtaine de villes. Attention, ça aussi c'est important. Ils vont euh ils seront quand même en ballotage favorable aussi via l'UDR d'Éoti à Nice, il ne faut pas l'oublier.

Donc c'est pas une progression nationalisation Casson Nim Agin Draguignon sifour enfin il y a un cluster VAR Bouge du Ronne Paqu en général qui est très important gare aussi c'est quand même pas rien mais en tout cas c'est vrai moi je pense que c'est ça l'enseignement du RN la nationalisation est compliquée pour eux et ils sont en train de perdre ce qu'ils avaient à un moment donné les périphéries des villes ils sont en train de les perdre attention à l'effet de loupe des élections municipales nous n'avons fait que parler ce soir et les autres jours précédent des très grandes villes françaises, c'est-à-dire les territoires où le rassemblement national est à l'échelle globale le plus faible. Ce sont les derniers territoires qui lui sont encore hostiles ou en tout cas réticent. Toujours dans cette logique de nationalisation, oui, il y a toute la France des petites villes et des petits villages où l'ORN est en progression spectaculaire depuis pas depuis 10 ans, depuis 2 ou 3 ans et ça on en a pas parlé.

Et dans le cadre d'une élection dans le cadre aussi parce qu'il ne présentait pas de candidats et qu'ils ont justement revendiqué cette élection nationale ce sont tous les français qui votent et pas les français des centrilles gentrifié des des villes riches pour schématiser et les grandes villes les grandes villes en plus viennent contredire ce qu'on disait précédemment dans les analyses sociologiques électorales précédentes. On dit toujours que les grandes villes ne votaient pas RN. Aujourd'hui, on a on a deux contrexemples majeurs.

Nice d'en côté avec l'UDR et le RN avec Marseille. Parce que quelle que soit la victoire ou non du RN dimanche prochain, le score d'Alicio restera historique. Il faudra s'en rappeler parce que quand on parle des villes gentrifiées, les grandes villes, Marseille en fait aussi partie.

Merci à tous les trois. Si vous voulez bien, on va poursuivre cette émission spéciale municipale avec toutes les informations insolites qui n'ont pas échappé à Valérie Brochard. C'est journal de campagne.

Alors c'est un peu ce que disait Stéphane à l'instant. Bonsoir Valérie. Il faut quand même pas perdre de vue que 3330 sont déjà élus et ne vont passer par le second tour dimanche prochain.

Exactement Adeline et certains d'entre eux ont même été élus. Tenez-vous bien avec. 100 % des voix, pas une seule voix n'a manqué pour lire Michel Fournier dès le premier tour dans la commune des Voivres dans les Vauches.

Son visage vous dit sûrement quelque chose Aline puisqu'il est également ministre de la ruralité et il nous a accordé quelques minutes cet après-midi et vous allez le voir il a le triomphe modeste. Comme beaucoup de de de ma futurs maires au premier tour avec une seule liste, il y a forcément euh 100 % de euh de enfin comment dirais-je de de bulletin positif. un maire c'est plus c'est fini ça un maire n'est jamais seul hein il a des adjoints il a un conseil municipal scrutiniste et ce scrutin dis dans les communes de moins de 1000 habitant il est très important parce que c'est une équipe c'est une équipe un programme et ce n'est pas le seul à triompher sur son territoire je voulais aussi vous parler d'Ive BU j'aime bien m'occuper du de mon village hein parce que mon grand-père a été avant mo alors C'est la continuité et la continuité que lui offrent les 100 % des suffrages exprimés à prier dans l'in prier un score divin pour ce maire âgé de 93 ans reconduit pour un 12e mandat.

D'ailleurs son affiche de campagne c'était prié pour moi hein je crois c'était un truc comme ça c'est possible. Alors, il y a les élus au premier tour et puis il y a aussi le castet des égalités parfaites. Il y a des communes où à la voie près, on n pas réussi à départager deux candidats et donc il va y avoir un second tour.

Et vous avez raison Edline, comme loisi dans l'est de la France entre Nancy et Mess. Alors, il y avait deux listes conduites par deux candidats Adrien Rousel et Mathieu Boulangeot qui ont qui ont recueilli chacun 92 voix. Vous le voyez 92 voix piles d'un côté et de l'autre.

Alors, un second tour est organisé. Ceux qui n'ont pas pu se rendre aux yeures. Dimanche dernier, je peux vous dire Adeline qu'ils ont une sacrée pression sur les épaules pour dimanche prochain les faiseurs de mer.

Alors si jamais l'égalité parfaite perdure au second tour le départage se fait selon l'âge moyen des candidats de la liste. C'est l'article 262 du code électoral et du code d'électorale. Je crois qu'on aisse exactement sur ce plateau.

Et la victoire revient à la liste la plus la plus jeune. Ah non la plus âgée bien entendu. Adeline c'est la règle qu'on appelle place au jeunes.

Le bénéfice de l'âge. Le bénéfice de l'âge. C'est très beau dit comme ça.

Vous vouliez aussi nous parler du cas particulier de Narbon où le maire sortant a failli a failli être élu dès le premier tour d'une voix d'une voix une voix adeline le maire sortant Bertrand pardon Malky attient exactement la moitié des suffrages et rate sa réélection dès le premier tour pour une seule voix une voix que le maire sortant a peut-être eu au téléphone. Écoutez, une de nos codicières, de nos 47 a eu la pauvre un souci de santé dimanche matin. Elle a été prise aux urgences et le le soir, je je je me prends des nouvelles de sa santé et elle est en pleurant mais ça va, tout va mieux mais mais c'est ma faute, c'est ma voix puisque figure-toi que j'ai pas pu aller voter à cause de ces soucis de santé.

Donc elle était euh elle se responsabilisait sur cette absence de voie et alors que bon c'est pas c'est pas forcément la la sienne et puis sa santé était prioritaire. Non, évidemment c'est forcément la sienne, mais c'est vrai qu'elle doit en avoir gros sur sur la patate comme on dit face à à Bertrand Malquier et bien deux listes se sont qualifié au second tour, celle du rassemblement national mené par Frédéric Falcon que nous avons tenté de joindre aujourd'hui mais qui a refusé de répondre à nos questions et la liste d'hiver gauche de Nicolas Saint-Cluc. Alors pour lui, bah cette voix manquante c'est une véritable Aubène, un second tour inespéré.

Il faut maintenant remobiliser. Bon, nous le deuxième tour euh mais pour nous c'est important parce que il faut mobiliser maintenant les personnes qui considèrent que ben cette municipalité de droite ben ne les satisfait pas. Donc on est là sur la mobilisation hein et il y a que ça qui pourra faire en sorte que les gens pourront peut-être écrire une nouvelle histoire.

Ouais. Preuve s'il en fallait une qu'une qu'une seule voix bah peut tout faire basculer. Chaque voix compte.

Exactement. Excusez-moi, je vous le répète tous les soirs. Euh vous vouliez aussi parler euh de du second tour dans l'aube qui va opposer deux candidats, mais on s'attendait pas à ce que ces deux noms-là soient sur des affiches un jour.

Exactement. Je vous emmène dans le village d'Arci où le le second tour va faire sourire he les les amateurs d'histoire et de géopolitique puisque parmi les trois listes qui vont s'affronter et bien les électeurs devront choisir entre celles menées par Antoine Renault Zelinski et celle de Charles Hitler. Ah oui Hitler contre Zins voilà avec doté.

Alors il se présente face à Annie Soua. Annie Soua c'est un petit peu moins chargé historiquement en parlant. Voilà.

Merci beaucoup Valérie et merci à tous les trois d'être venu ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Merci Elsa et merci Olivier. Le second tour c'est dimanche prochain.

Nous on vous donnera d'ailleurs rendez-vous he sur LCP Public Sénat avec Elsa dès dimanche pour vivre et décrypter ce second tour à partir de de 19h30. D'ici là on vous souhaite une excellente soirée sur la 8. Dans un instant, c'est débadoc avec Jean-Pierre Gracien.

Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Passez une belle soirée. à demain.

Émission spéciale élections municipales | Chaque voix compte - 17/03/26 — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote