Candidature d'Édouard Philippe : «Les conditions de la primaire ne sont pas réunies», considère G...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
Pourquoi Édouard Philippe baisse-t-il et une primaire pourrait-elle le relancer ?
- 2:08RelanceRéponse directe
Pourquoi les conditions d'une primaire ne sont pas réunies ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Les Français veulent-ils vraiment réduire l'immigration de 50% ?
- 5:18OuverteRéponse directe
Faut-il une immigration économique choisie dans certains secteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11InvitéFait
« Je n'ai pas d'exemple, sous la Ve République, d'un candidat à la présidence de la République qui inverse la tendance. »
- 0:54PrésentateurChiffre
« Il y a 40 personnalités qui se sont déclarées. »
- 3:57InvitéFait
« L'industrie automobile est tuée par l'Europe au nom de l'idéologie. »
- 4:25PrésentateurFait
« En proposant de réduire de 50% l'immigration légale, on est aussi à l'écoute des restaurateurs, des travaux publics, des directeurs d'EHPAD, des directeurs d'hôpitaux. »
Temps de parole
- Présentateur58 %
- Invité40 %
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Pierre Boulin, Gilles Boyer, on va en parler, et j'espère assez longuement. Simplement, je le disais, vous êtes proche d'Édouard Philippe. Édouard Philippe baisse dans les chandages, et il baisse fortement. Je n'ai pas d'exemple, sous la Ve République, d'un candidat à la présidence de la République qui inverse la tendance.
Quand
tu commences à tomber... Quand déjà, bonjour. Non mais c
'est vrai, je n'en ai pas. Non
mais j'en ai cherché, je n'en ai pas. Et je parle sous le couvert de Gérard Carréhoux. Donc pourquoi, selon vous, baisse-t-il, et
peut
-être une primaire pourrait-il le relancer ?
Je vais vous répondre deux choses. D'abord, aucune élection ne ressemble à une autre, et franchement, les élections présidentielles passées nous enseignent ça. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on appréhende l'élection qui vient à la lumière des élections passées, on se trompe. Et deuxième chose, nous sommes dans un moment où l'offre de candidats est absolument pléthorique. Je crois qu'il
y
a 40 personnalités qui se sont déclarées. Aujourd'hui, on en a une vingtaine qui sont testées dans les sondages, avec à chaque fois une dizaine d'hypothèses. Et donc, l'offre n'est pas du tout cristallisée.
Et
quand on arrivera en janvier-février, qui est le moment où les Français se plongent dans l'élection, font leur choix, font leur sélection, l'offre en présence se précise. On aura comme à chaque fois 10 ou 12 candidats, j'imagine, à peu près quelque chose comme ça. Les Français hésiteront entre 1 ou 2 ou 3, mais pas entre les 10, pas entre les 12. Et l'offre sera clarifiée. Et à ce moment-là, je suis assez certain qu'on pourra préciser les choses et que la candidature d'Edouard Philippe pourra à nouveau se préciser et se renforcer. Ce que vous dites est exact sur les sondages.
Je vous remercie de noter que nous ne nous sommes jamais prévalus des sondages dans la phase où ils étaient plus élevés.
Parce
que nous en connaissons la fragilité. Il suffit que 3 personnes changent d'avis dans un échantillon et tout d'un coup, on a l'impression que c'est un séisme. Donc je ne conteste pas la baisse. Je la mets aussi sur le compte de l'élargissement de l'offre. Parce qu'évidemment, plus il y
a
de candidats testés et plus la part de chacun se réduit. Et je suis assez certain qu'en début d'année, tout ça va se préciser. Il n
'y
aura pas de primaire.
Ils ne souhaitent pas une primaire de la droite et du centre,
pour
faire court. Écoutez, ceux qui veulent faire une primaire, ils feront une primaire. Moi, je pense qu'une primaire, elle a pour objectif de rassembler des personnalités politiques qui ont au moins 80% de valeur en commun et peut-être 20% de différence. Et une primaire, ça doit correspondre à un engagement des participants de soutenir sans réserve le vainqueur et de lui apporter ses électeurs. Aujourd'hui, ces conditions, elles ne sont pas réunies. Lorsqu'on veut réunir dans une même compétition quelqu'un qui est le pur produit du macronisme, qui défend le en même temps, comme Gabriel Attal, qui veut perpétuer le en même temps.
Il a dit qu'il voulait rassembler la droite et la gauche et que vous voulez y ajouter David Lissnard, qui, de son côté, me semble plus proche d'une certaine union des droites. Comment voulez-vous que les électeurs y retrouvent une forme de cohérence ? Donc moi, je pose ces questions. Une primaire, pourquoi faire ? Et surtout, quel en serait le résultat ? Et le résultat, c'est une chose, mais surtout l'efficacité au moment de sélectionner les candidats.
Bon, écoutez, ça a
le
mérite d'être clair. Et il faut qu
'il
vienne, M. Édouard Philippe, sur ce plateau ? Mais je lui transmettrai votre invitation, M. Prôme. Mais parce qu'on n'a rien contre personne. La difficulté, souvent ce que j'ai dit, ici, et je peux le redire, on a le sentiment qu'il ne fera rien. Vous comprenez ce que je veux dire ?
C'est pas ce
que j'appelle être pour quelqu'un non plus, M. Prôme. Non,
mais
quand il fera rien, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'il n'entend pas les demandes sur l'immigration, les demandes sur la sécurité. Alors, c'est quoi faire rien ? C'est ne pas changer les choses. Je l'ai entendu, par exemple, sur l'immigration l'autre jour. Sur l'immigration légale, il ne veut même pas... Il veut l'arrêter de 50%. Oui. Donc, je ne
suis
pas sûr que les Français soient sur cette ligne. M. Prôme. Et l'immigration illégale, évidemment, il
faut
l'arrêter. De la même manière, sur la justice, les Français ont un soif, aujourd'hui, de justice plus sévère, d'immigration moins nombreuse, de moins d'Europe. Une Europe, je prenais l'industrie automobile, l'industrie automobile est tuée par l'Europe au nom de l'idéologie. Et même la personne a dit, on s'est trompé. Donc, ils ont ce sentiment, et ils ont le sentiment avec Édouard Philippe, qu'il incarne une sorte de super techno
qui est
déconnecté d'une réalité. M. Prôme,
vous
dites les Français. Mais bon, ni vous ni moi ne sommes porte-parole de 100% des Français. Il y a des gens qui ne pensent pas comme nous. Il y
a
des gens qui ne pensent pas comme moi. Il y a peut-être des gens qui ne pensent pas comme vous. Je me permets de dire qu'en proposant de réduire de 50% l'immigration légale, on est aussi à l'écoute des restaurateurs, des travaux publics, des directeurs d'EHPAD, des directeurs d'hôpitaux, qui nous disent que sans une immigration légale contrôlée et choisie, ils ne pourront pas continuer, que notre système est à bout de souffle. Il y a des étrangers qui sont au chômage.
Oui, bien sûr. Mais donc, qu'on les fasse
d'abord... C'est
comme les poussons volants, c'est pas la priorité de l'espèce. Mais qu'on les fasse d'abord travailler. Pardon ? Qu'on les fasse d'abord travailler, M. Boyer. Il y a des étrangers qui sont au chômage aujourd'hui. Oui,
oui.
Donc, qu'on compte d'abord que ces gens-là travaillent. Ceux qui sont présents sur le territoire, que ces gens-là travaillent. Quoi, j'exprime là une parole de bon sens ? Nous pensons et je sais quand. Et il
y
a des Français aussi qui sont au chômage. Peut-être que ces gens-là,
il faut
d'abord... Moi, j'entends ce que vous dites, mais... Il y a des Français au chômage, il y
a
des étrangers au chômage, et vous dites qu
'il
faut encore de
l
'immigration pour travailler. En fait, c'est juste inaudible.
Écoutez, moi, je vous donne ma conviction. Je suis assez certain qu'une proportion importante de Français sont aussi à l'écoute de plus de modération sur ces sujets. D'un côté, vous avez ceux qui vous disent qu
'il
faut laisser entrer tout le monde et grander la maison du père. De l'autre côté, certains pensent qu'il faut une immigration zéro. Je pense qu'il nous faut des étudiants et je pense qu'il nous faut une immigration économique choisie dans certains secteurs.
C'est très
intéressant. Mais vous n'êtes pas de cet avis, et je le savais en venant ici, et ce
n
'est pas grave. Mais monsieur Boyer,
ce n
'est
pas que je ne suis pas de cet avis, c'est que tout ça est dévoyé. Les étudiants, c'est intéressant. En théorie, vous avez raison, mais ils rentrent et ce n
'est
pas des étudiants. C'est ça. En fait, le droit d'asile est dévoyé. Les étudiants, c'est dévoyé.
Le logement social,
c'est dévoyé. Toutes ces choses-là, qui sont belles en soi, en théorie, c'est très bien. Mais tout est dévoyé. Les profs nous disent, ils viennent là trois mois, ils ne sont plus dans les amphis au bout de trois mois. Je ne fais qu'entendre cela.
Je pense, monsieur Pro, qu'il m'arrive de penser souvent que la générosité dont nous faisons preuve est parfois retournée contre nous. Parfois. Mais je n'applique pas ce raisonnement à 100% des situations. Et donc, ce que nous voulons, c'est en effet, faire en sorte que notre générosité soit distribuée toujours dans le modèle français qui doit aussi faire notre fierté, mais dans une forme d'équilibre et sans renoncer à ce qu'ils font de nos principes.
Le
droit d'asile est dévoyé, c'est certain. Il est dévoyé parce que ceux qui sont déboutés restent en France, évidemment. Donc évidemment, ça, je ne peux pas le contester. C'est une des grandes faiblesses de notre droit. Mais nous pouvons y remédier. Mais simplement, vous plaquez un raisonnement qui est censé s'appliquer à 100% des situations, alors que dans la réalité, on sait bien que la diversité des situations qui se présentent est différente.
En tout cas, je vous remercie d'accepter ce dialogue. Je ne vous ai pas
interrompu.
J
'ai bien noté, oui. Pourvu que ça dure. J'ai bien noté,
oui.