"L'Ukraine doit être la priorité de la France" affirme Bruno Le Maire|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Les nouvelles aides pour faire face à la flambée des carburants sont-elles ciblées et suffisantes ?
- 1:57RelanceRéponse directe
Les aides conjoncturelles sont-elles suffisantes face à une crise structurelle ?
- 3:52OuverteRéponse directe
La suppression des certificats d'économie d'énergie est-elle une solution efficace ?
- 5:55OuverteRéponse directe
Le président Macron a-t-il les moyens d'agir sur le détroit d'Ormuz ?
- 7:21OuverteRéponse directe
Faut-il désindexer les retraites pour les pensions supérieures à 2000€ ?
- 9:15OuverteRéponse directe
Votre candidature à la présidentielle est-elle envisagée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Promesse
« Il faut aussi réfléchir à des mesures complémentaires plus structurelles. J'ai proposé la suppression des certificats d'énergie. »
- 2:36Chiffre
« La Cour des comptes elle-même a établi que 30 % des gestes qui sont financés par ces certificats ne sont pas conformes. »
- 7:21Promesse
« Une des propositions, c'est désindexer les retraites. »
Temps de parole
- ?100 %
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7h34 avec Alba Ventura. Nous accueillons Bruno Lemire. Bonjour. Bonjour. Ancien ministre de l'économie. Première question. Les nouvelles aides pour faire face à la flambée des carburants, être ciblé des coups de pouce. Vous qui avez été ministre de l'économie, vous dites que le gouvernement fait ce qu'il peut ou que ça ne suffit pas. Je dis que c'est nécessaire, que c'est juste, je les réclame depuis plusieurs semaines. Mais à partir du moment où nous avons une crise qui est structurelle, comme je le dis d'ailleurs depuis le mois d'avril, on voyait bien que cet accord n'allait pas tenir entre les États-Unis et l'Iran et que nous aurions une nouvelle flambée des prix du pétrole. Il faut aussi réfléchir à des mesures complémentaires plus structurelles. J'ai proposé la
suppression des certificats d'énergie. C'est une manière d'accompagner tous les Français de manière plus structurelle. On on précise certificat d'économie d'énergie, c'est ce que payent les fournisseurs à l'État. Ça finance des travaux de rénovation énergétique, d'équipement pour l'industrie, pour l'agriculture. Donc on s'assoit sur la transition énergétique avec cette idée-là. Mais ça c'est ce qu'on dit Alba Vaventura. Mais le drame qui explique la bonté des extrêmes, c'est l'écart entre le discours et la réalité des Français sur le terrain. D'abord, il y a des aides qui n'arrivent pas. J'étais dans les Ardennes, dans la Tierrache il y a quelques jours. J'ai rencontré un jeune agriculteur 22 ans. Il a demandé depuis avril 15 centimes d'euros d'aide à
laquelle il a droit pour son carburant. [grognement] Nous sommes en septembre et il les a toujours pas touché. Ensuite, vous avez cette fameuse monarchie technocratique que je dénonce qui n'arrête pas de vous dire "On ne peut rien faire, on ne peut rien changer, les certificats d'économie d'énergie, c'est formidable, ça finance la transition écologique." Sauf que c'est faux. Sauf que la Cour des comptes a elle-même établi que ce dispositif était une usine à gaz qui ne donnait pas les résultats nécessaire. Et je pense que plus fondamentalement, si on n'écoute pas la colère, l'inquiétude des Français et si nous ne sommes pas capables de nous remettre en cause pour dire ces dispositifs là sont coûteux mais ils ne sont pas efficaces donc on les change. Nous nourrirons la colère des fran. Je
comprends ce que vous dites. Les aides c'est pas suffisant. un peu du bricolage et il y a une aide qui a une un véritable impact sur le plein d'essence, c'est cette suppression des certificats d'économie d'énergie. Alba aventura que ces aides conjoncturels décidées par le gouvernement sont justes et sont nécessaires, mais qu'à partir du moment à partir du moment, j'aurais pu bien entendu prendre ce type de décision et je les ai prises dans les années passées. Je dis simplement que si la crise est structurelle, il faut aussi des réponses structurelles. J'en propose deux. la suppression des certificats d'économie d'énergie parce que c'est une usine à gaz et que la Cour des comptes elle-même a établi que 30 % des gestes qui sont financés par ces certificats ne
sont pas conformes. Et une deuxième décision évidemment indispensable et le gouvernement va dans cette direction, c'est d'aller vers la transition et se débarrasser du pétrole, aller vers les véhicules électriques, financer l'électrification du pays, accélérer le déploiement de réacteurs nucléaires. Mais là, le gouvernement aroisionné une enveloppe de près de 2 milliards d'euros. À l'époque des gilets jaunes, vous y étiez, c'était 10 milliards d'euros. On a plus les moyens de faire ça. Bruno le maire ? Bien sûr qu'on a plus les moyens et d'ailleurs j'espère bien que en face 450 millions trop dépensé. Vous avez trop dépensé et nous avons dépensé face à une crise qui était sans précédent, la crise du Covid et tout le monde était bien content que nous apportions des aides
qui, je le rappelle à l'époque, c'était mon mon obsession, arrivait tout de suite dans la poche des hôteliers, des restaurateurs, des artisans, des boulangers. Là aussi, notre obsession doit être la même et l'obsession du gouvernement doit être la même. Des aides simples, lisibles qui arrivent directement dans la poche des Français. On a augmenté les taxes, hein, lorsque vous étiez au gouvernement. Les taxes sur les sens ont souvent augmenté. On a aligné le diesel sur le le gasoil pour finalement quoi ? Pour en arriver à dès qu'on a une crise finalement devoir subir et faire subir les Français. Beaucoup de choses beaucoup de choses certainement pas très bien quand j'étais ministre d'économie des finances mais il y a une chose dont je suis fier que j'ai baissé les impôts et j'ai garanti la
stabilité fiscale au ménage comme aux entreprises. Nous sommes confrontés à une transition écologique majeure qui est un tournant séculaire. Donc il faut accompagner tous les Français dans cette transition. Il y a une flambée des prix de l'essence, c'est insupportable pour les gens. On les aide, on supprime le certificat d'économie d'énergie, 15 centimes d'euros et on accélère la transition vers les usages électriques parce qu'on produit notre électricité, que là on est indépendant et que là on peut avoir une électricité qui on est encore capable nous de construire des centrales nucléaires. Ah ben j'espère bien. On a un EPR Flamville qui va s'arrêter là pendant 1 an encore une fois. Mais c'est c'est là que vous pouvez voir se dessiner l'avenir des Français. C'estàd
qu'il faut pas simplement rester sur la crise qui tous nous angoisse et crée des difficultés. Il faut aussi se dire qu'il y a un point de sortie. Et le point de sortie c'est quoi ? pour la première fois depuis plusieurs décennies se débarrasser d'une énergie fossile qu'on ne produit pas et qui est polluante pour accélérer l'électrification des usages. La bonne nouvelle pour nous les Français pour le siècle à venir, c'est que nous sommes le pays en Europe qui produit l'énergie décarbonée la moins chère grâce à son électricité nucléaire. On n est [raclement de gorge] pas encore là. Mais on peut très bien accélérer dans la formation, dans les changements de l'éducation. Ces révolutions en cours, elles appellent pas des programmes avec des petites réformes une nouvelle vision
du pays dans lesquelles nous allons électrifier les usages, transformer notre système éducatif pour que nous ayons des ingénieurs, des techniciens de maintenance, des soudeurs nucléaires qui réalisent justement ces réacteurs nucléaires et au bout du compte avoir une économie qui tourne bien pour un coût qui soit moins élevé et sans plus dépendre de la production de pétrole. En attendant, pour faire baisser les prix des carburants, le président Macron et surtout les fronts en ce moment à New York à l'assemblée générale de l'ONU, il s'emploie à faire débloquer ce détroit d'ormouse. Vous pensez qu'il a les moyens le président ? Il veut envoyer des militaires pour faire débloquer alors que le président Trump continue de dire qu'il va anéantir l'Iran. Puis ensuite
il dit qu'il a finalement eu 3 heures de discussion constructive. On on comprend plus rien à ce qui se passe mais tous les efforts sur le plan géopolitique tous les efforts sont les bienvenus. Mais dans la situation où nous sommes aujourd'hui où nos moyens sont limités, nous devrons investir dans l'outil de défense pour nous protéger. Je pense que il faut nous concentrer sur ce qui est aujourd'hui la première menace pour le territoire européen et pour la France, c'est-à-dire la menace russe. Russ et s'il y a de l'argent à dépenser, contrairement à ce que dit le Rassemblement national et un certain nombre de partis politiques, c'est de soutenir ceux qui sont notre premier bouclier contre la menace russe, c'est-à-dire l'Ukraine. Et je crois vraiment, je vous le dis sur la
politique énergétique, je vous le dis sur la politique de l'emploi, je vous le dis aussi sur la politique internationale. Il faut savoir définir des priorités. La priorité de la France aujourd'hui doit être le soutien à l'Ukraine et la protection contre la menace. Oui, mais ne dispersons pas nos efforts et ne laissons pas croire que nous pouvons intervenir tous les prioritaire au déblocage du détroit d'ormous. Je je pense tout simplement que nous avons plus de moyens de soutenir l'Ukraine et d'être efficace en protégeant l'Ukraine contre la Russie et donc en protégeant les intérêts français contre la Russie qu'en multipliant les interventions tous. Bruno Lemire, discussion sur le budget qui ont démarré 54 milliards d'euros à réaliser. C'est beaucoup.
Une des une des propositions, c'est désindexer les retraites. Est-ce que vous pensez que il faut désindexer les retraites pour ceux qui ont une pension de à peine un peu plus de 2000 € ? Je pense à Baventura qu'il y a urgence à reprendre le contrôle de nos finances publiques et que c'est ce qui nous redonnera la liberté demain pour les investissements dont je viens de parler par exemple dans les réacteurs nucléaires ou dans l'innovation dans la tech. J'étais hier avec Mario Dragui, un certain nombre de géants de la tech en Allemagne. Je peux vous dire qu'on a intérêt à accélérer beaucoup sur l'innovation. D'abord reprendre le contrôle reprendre le contrôle c'est par exemple avoir une réforme des retraites. Oui. Reprendre le contrôle c'est quoi ? C'est des mesures immédiates, des
indexations des pensions de un point, des indexations des prestations sociales, gel du recrutement des fonctionnaires, gel de l'avancement des fonctionnaires, gel des aides aux collectivités locales qui ne sont pas en difficulté financière. C'est l'ensemble de ces mesures. Je préfère le dire avec beaucoup de clarté et pas simplement la désindexation de ceci ou de cela. C'est l'ensemble de ces mesures qui véritablement faire tout le monde permet d'avoir un frein d'urgence, de reprendre le contrôle et de réinvestir ensuite. J'ajoute que ces mesures doivent être justes. Je considère que il faut maintenir une taxation des plus grandes euh entreprises, la surtaxe à l'impôt chez les sociétés parce que c'est très compliqué de dire je demande un effort aux uns et puis les autres vont être
exonérés de cet effort. La dernière chose qui me paraît très importante pour que soit une vraie politique globale cohérente et efficace, c'est de dire des économies d'urgence, des économies qui soient justes, mais on vous garantit qu'effectivement on fera derrière une réforme des retraites 65 ans capitalisation soutien au métiers des plus difficiles pour qu'on ait pas y revenir dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 15 ans. Tout bien compris. Votre candidature à la présidentielle, vous en êtes où ? Vous voyez bien ce que je fais et ce que je continuerai à faire dans les semaines qui viennent. dire voilà la vision du pays. Bah non parce que j'essaie de faire les choses dans l'ordre mais vous en avez d'abord une vision du pays et ensuite éventuellement une candidature si votre
vision convain les Français. Ma vision elle est très simple de la prospérité de l'autorité de l'État et une Fédération d'États-nation à 6 en Europe pour faire face à la Chine aux États-Unis. Voyez ça s'exprime en 10 secondes. Est-ce que ça convainc ? Nous verrons. Mais en tout cas je vais le faire avec beaucoup de beaucoup de détermination. Dernière séquence de cette interview. J'y crois, j'y crois pas. Des propositions, vous nous dites, j'y crois, j'y crois pas. Ne plus rembourser les petits arrêts maladie comme le propose Patrick Martin, le patron du MEDF. J'y crois, j'y crois pas. Je crois surtout que c'est l'intégralité des abus sur la sécurité sociale qu'il faut contrôler. Pas comme toujours le petit boule à l'ornette, mais l'ensemble des abus, les fraudes à la carte vitale,
les abus sur les arrêts maladies qui doivent être sanctionnés. Quand il y a un effort à faire, il y a plus de place pour les tricheurs. Bruno le maire, la prolongation du dispositif ticket resto pour relancer le pouvoir d'achat. Oui, très bien. Les tickets restaurants, c'est très populaire. Je m'en étais beaucoup servi comme des économis.
Bruno Le Maire