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Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 16 septembre 2023 61 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleInstitutions & élections

Féministes : tou·te·s hystériques ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Marie LevergneFait
    « hystérique cette insulte c'est injure patriarcale adressée aux femmes depuis l'Antiquité »
  • 4:00Marie LevergneFait
    « l'hystérie est en réalité un non diagnostic »
  • 7:00Ambre DousselinChiffre
    « le fait que les femmes et les hommes ne soient pas représentés de la même façon en politique ou des entreprises ressort comme le deuxième facteur le plus important »
  • 10:00Manon AubryFait
    « la première fois où j'ai pris la parole dans l'hémicycle au Parlement européen quand je suis descendu de la tribune on m'a demandé si c'était Jean-Luc Mélenchon qui avait écrit mon discours »
  • 21:00Emma FourreauChiffre
    « 64% des personnes qui renoncent à un soin sont des femmes »
  • 23:00Emma FourreauChiffre
    « 80% des familles monoparentales sont des femmes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors on va on va commencer et marafo vite chez Manon Aubry vont nous rejoindre dans quelques minutes je suis marie levergne secrétaire national à la transition féministe du Parti socialiste j'anime en ce moment la convention le temps des femmes et je remercie à cette occasion le super collectif qui m'accompagne pour ceux qui connaissent le Parti socialiste les secrétaires fédéral sur sur tous les territoires et puis l'équipe de choc du secrétariat national Yasmine Laure Alex Audrey du secrétariat national Yasmine Laure Alex Audrey isling sans oublier les membres du COPIL on est très organisé au Parti socialiste et notamment Fatia qui est là qui est parlementaire et puis j'ai vu Laurence Rossignol tout à l'heure qui est aussi dans le dans le dans le copier tout le monde bosse dur pour faire avancer la cause des femmes reparti et le 30 novembre les militants de notre formation politique vont se déterminer sur le programme qu'on va leur présenter un programme féministe qui concernera toutes les prochaines échéances alors pour commencer notre travail nous avons voulu réaliser une enquête pour voir où en était les Françaises et les Français avec le féminisme et nous y reviendrons avec Ambre dousselin experte opinion que je remercie de sa présence merci ambre et bonjour bonjour hystérique cette insulte c'est injure patriarcale adressée aux femmes depuis l'Antiquité nous réduit étymologiquement à notre santé à notre utérus un symptôme pathologique souvent associé à la folie les femmes sont folles les femmes sont hystériques les femmes sont incapables de maîtriser leurs émotions leur souffrance les femmes simulent c'est dans leur tête c'est le stress ou le fameux tu as tes règles ou quoi tapez ce mot sur un moteur de recherche vous n'y verrez que des femmes et quand la culture patriarcale se sent attaquée par ses filles rebelles la défense et de qualifier les femmes faisant campagne pour l'égalité d'être atteinte de tout roulementaux et puis l'hystérie commence avec la médecine elle est restée très longtemps un diagnostic officiel et se maintient aujourd'hui encore dans les cours de médecine dans les couloirs d'hôpitaux psychiatrique dans les expertises judiciaires dans les psychanalytique l'hystérie est en réalité un non diagnostic nous reviendrons dans une seconde partie sur ses souffrances sous-évaluées que connaissent les femmes et lacunes dans la prise en charge de leur santé alors féministe tout hystérique j'ai le plaisir d'accueillir sur notre stand ici à la Fête de l'Humanité Hélène Bidart adjoint de PCF à la mère de Paris pour l'égalité femme homme merci de nous accueillir chez toi Mélissa Camara militante féministe délégué à la mobilisation chez Europe Écologie Les Verts les affiloche adjointe à la maire de Paris en charge des solidarités de la lutte contre les inégalités et contre l'exclusion coordinatrice nationale de génération alors d'abord mesdames est-ce que l'hystérie c'est un syndrome politique merci d'avoir merci d'avoir organisé ce débat et puis de nous inviter à venir échanger sur le sujet pour prendre ce temps là d'abord est-ce qu'il y a parce que les choses changent peut-être pour répondre à ta question parce que vont le débat sur l'hystérie nous renvoie un autre siècle et malheureusement il se passe voilà beaucoup de choses touchant pour que rien ne change on connaît cette formule mais en tout cas voilà ça nous est-ce que les choses ont changé et je crois que il y a un enjeu en effet parce que si cette formule reste si la stigmatisation des femmes reste tant dans le milieu médical que dans tous les milieux il y a des choses qui évoluent néanmoins je vais en venir au fait que peut-être cette question de est-ce que tu es hystérique est-ce qu'elles sont hystériques est-ce que les femmes sont Éric nous renvoient à la prise de parole des femmes et à une prise de parole forte en colère et ça ça nous parle beaucoup en ce moment on a entendu beaucoup dire me too c'est juste sur les réseaux sociaux or c'est un mouvement on nous a dit que ça allait passer que ça allait pas durer ça fait plusieurs années maintenant que ça dure mis tout et qu'il y a des prises de parole oui forte oui en colère et ensuite quand on voit comment ça se traduit dans la justice sur le nombre de plaintes voilà sur les après sur les condamnations ou pas on comprend pourquoi il y a cette colère on comprend pourquoi voilà il y a une véritable envie de hurler et de crier dans un mouvement social comme me too et comment c'est une expression des femmes moi je voulais d'ailleurs mentionner nos camarades espagnoles avec le mouvement caveau il le dit très bien quoi stop ça suffit ça suffit ça on l'entend et on peut comprendre alors je fais le lien avec tous les enjeux médicaux comment pendant des années des décennies des femmes qui avaient l'endométriose n'étaient pas diagnostiqués ouais et donc ça renvoie à ce que tu pouvais dire dans ton introduction on commence à peine avoir de la recherche sur l'endométriose et à comprendre ce qui se passe et elle n'était pas hystérique ces femmes elles supportaient beaucoup beaucoup de souffrance et une souffrance qui était née et donc il y a tous ces enjeux et autour de ces enjeux du corps des femmes qui sont qui vont de la lutte contre les violences aux enjeux de la santé des femmes on comprend bien tout le retard patriarcal qui a été pris dans la société et à quel point il y a un ras-le-bol qui s'exprime aujourd'hui ras-le-bol auquel il faut donner écho et auquel il faut apporter des solutions et donc c'est important en effet d'avoir dans tous les parties des programmes féministes [Applaudissements] merci on accueille maintenant oui redéputé elle est fille et la locale de l'étape parce qu'on est dans ce stand et marafo vite présidente des jeunes socialistes on en était mesdames à la première question sur l'hystérie est-ce que c'est un syndrome politique alors je vais passer la parole à Mélissa puis à Léa et puis comme ça vous avez un peu de temps merci déjà de m'accueillir sur pour se débattre sur ce stand autour de ce sujet crucial alors l'hystérie syndrome politique là on voit qu'on est dans un moment de backlash énorme ou les droits des femmes sont attaqués un peu partout en Europe sont attaqués en France et la place des femmes en politique et assez compliqué on voit des femmes politiques justement identifiées comme féministes qui subissent un harcèlement un super harcèlement assez conséquent alors sur Twitter c'est l'extrême droite qui se mobilisent pour faire taire cette parole féministe là on voit la dernière en date c'est comment utiliser les notes pour harceler des députés pour harceler des femmes politiques de premier rang et on voit que cette parole féministe dérange elle dérange aussi au sein des institutions aujourd'hui on a des institutions politiques qui sont sur représentés par des hommes plutôt blancs plutôt hétérosexuels plutôt de plus de 50 ans et en fait les corps des femmes les corps d'autres minorités qui arrivent dans des assemblées ça fait de tâches et ça crée comme à la l'Assemblée nationale je il y a plusieurs femmes députés qui ont témoigné de harcèlement de coupure de parole permanentes de brouhaha quand elle prenne la parole dans ses assemblées et je pense que c'est l'un des grands combats à mener au sein de nos parties c'est effectivement avoir un programme féministe mais c'est aussi mettre en avant des féministes c'est amener des féministes ça amené des minorités dans ces assemblées pour changer radicalement les choses ce qui se fait sans les gens se fait toujours contrôler les gens et en fait il y aura pas de politique publique féministe sans féministe au pouvoir donc cette question aussi à ramène aussi à la question de féministe qui finalement irait trop loin ou qui desservirait leur cause et en fait on desserre toujours la cause quand on remet en cause l'ordre établi lors des établi patriarcale l'ordre établir raciste leur établi hétéro sexistes et donc c'est ça aussi qu'il faut combattre c'est ce cette petite musique qu'on entend un peu partout sur des féministes ou des militants pour les droits fondamentaux qui iraient trop loin on va jamais trop loin quand on refuse de se faire marcher dessus on va jamais trop loin quand on refuse les violences quotidiennes et en fait ce qui est radical aujourd'hui c'est toutes ces femmes victimes de violences chaque jour dans ce pays c'est toutes ces minorités victimes des violences et donc je pense qu'il faut le répéter très fort il faut il ne faut pas avoir peur de mener la bataille culturelle sur ces sujets et d'y aller franco parce que en fait c'est juste pas possible de continuer comme ça avec des violences avec des viols avec des femmes politiques qui ne peuvent même pas prendre la parole au sein de l'Assemblée nationale sans être coupé sans être moquée sans qu'on en revienne à leur état mental ou alors une forme de bêtise enfin on l'a encore vu dans certaines prises de position ces derniers jours donc voilà je pense que c'est à nos parties de faire ce travail sur la mise en avant de féministes un peu partout mais merci Mélissa du coup merci du coup on va demander à Ambre de réagir là dessus notamment parce que sur notre étude mener sur près de 4000 personnes on a eu quelques réponses à ça en tout cas sur ce que pense les Françaises et les Français notamment pour moi une grande surprise sur les facteurs de discrimination et pourquoi on attend peine avec l'égalité femme homme et puis aussi sur une expression radicale du féminisme est-ce que ça veut dire pour les gens parce que nous on a l'impression que c'est hyper présent parce que on est j'ai envie de dire le nez dans le guidon mais la réalité est un peu tout autre bonjour à tous ravie d'être là pour vous présenter donc les résultats de cette étude menée auprès de 4000 personnes et sur cette première question effectivement relative au facteurs des inégalités étaient sont des six hypothèses des facteurs explicatifs qu'ils devaient être classés par les sondés pour par leur importance et au final le fait que les femmes et les hommes ne soient pas représentés de la même façon en politique ou des entreprises ressort comme le deuxième facteur le plus important seulement relégué par les différences de carrière professionnelle ce qui montre à quel point ce sujet est important et à même détrôné des sujets tels que l'éducation et la répartition des tâches domestiques donc on est vraiment sur un sujet qui est beaucoup plus majeur que ce qu'on peut parfois supposer sur l'aspect polémique effectivement on a posé une question très ouverte à la fin de l'entretien qui était y a-t-il un sujet dont on parle assez peu ou assez mal en lien avec les égalités femmes hommes et on aurait pu s'attendre à ce que c'est le sujet de polémique ressorte très fortement mais en réalité ça représente que 2% des verbatim des sondées [Musique] merci [Musique] [Musique] ouais ça passe non [Musique] d'abord merci merci pour l'invitation [Musique] je sais pas si je vais y arriver [Musique] [Rires] alors on est bon on est bon on va essayer comme ça d'abord merci beaucoup pour l'invitation c'est un sujet on y arrive merci merci beaucoup pour l'invitation donc effectivement c'est un sujet qu'on a par ailleurs l'habitude d'aborder souvent ensemble on s'en est pas mal parlé les partis politiques quand même tu l'as dit Hélène s'organise ce structure il y a des choses qui avancent qui progressent mais on a quand même pas au bout du chemin on a des partis politiques au plan national qui souvent s'approprie ces sujets là de manière parfois un peu décalée ou en tout cas pas toujours sur le bon ton et heureusement que il y a quelques féministes dans ces parties là pour rappeler de temps en temps le cadre dans lequel on se on se pose on n'est pas là pour savoir qui va garder les enfants ni pour savoir si on a des belles robes et encore moins pour savoir si on a nos règles c'est pas ça le sujet ça m'empêche pas de qu'on parle de nos utérus parce que ça aurait pas fait de mal dans l'histoire en général et dans le monde politique de pouvoir savoir comment ça fonctionne et essayer parfois même de faire en sorte de faire avancer la recherche ou la médecine sur la question de de nos utérus mais visiblement c'est pas sous c'est pas toujours sous cet angle là que c'est pris et effectivement on est ramené à nos utérus la plupart du temps parce que on est sous considéré y compris et en particulier quand on est amené à avoir des responsabilités nationales être en situation de pouvoir prendre la parole de pouvoir prendre des décisions d'arbitrer de décider d'organiser de structurer comme tout un chacun et il est vrai que souvent ça nous a en tout cas moi je l'ai vécu dans mon engagement qu'il soit syndical associatif ou politique on est souvent renvoyé à nos utérus ce qui a tendance effectivement non seulement à me rendre en colère mais en plus à me rendre encore plus déterminé sur le fait que nous avons un long chemin et qu'il ne faut rien lâcher sur ce sujet alors une fois qu'on s'est dit ça on voit bien que ça avance on voit bien quand même que y compris le sujet féministe le sujet de l'égalité le sujet de la capacité à pouvoir faire confiance y compris aux femmes encore une fois dans des responsabilités à vocation nationale je sais pas parce qu'en plus je suis chef de partie donc c'est il y en a pas tant que ça déjà de partie femme donc je le dis avec d'autant plus de solennité que on voit bien que un la question féministe des droits des femmes de l'égalité elle progressent elles progresse chez les femmes parce que on en a encore certaines à convaincre on a quelques-unes quand même qui sont bien corsetés dans la matière mais elle progresse aussi chez les hommes et il faut le dire aussi parce que toute façon tout cela ne se fera pas sans que ce soit compris de manière sous l'angle de l'intérêt général toute la société ira mieux à partir du moment où on traitera les hommes et les femmes de manière égalitaire quel que soit leur encore une fois leur perspective leurs ambitions et leurs capacité à pouvoir assumer des responsabilités nationales et donc effectivement ne plus être réduite à notre utérus n'est pas un syndrome mais c'est un combat c'est un combat de du quotidien c'est un combat de chacune qu'on n'a pas terminé de faire encore mais qui nous certainement qui va nous permettre de pouvoir continuer chacune dans nos parties respectives respectives à rappeler pourquoi on est là alors pour rebondir avant de laisser la parole à Manon et à Emma ambre et pour rebondir ce que sur ce que vient de dire Léa est-ce que les Françaises et les Français sont féministes alors la réponse est oui on leur a posé la question de se positionner sur une échelle de 0 à 10 en terme de féminisme et on arrive à une moyenne de 8 sur 10 avec un écart cependant d'un point entre les femmes et les hommes pour revenir à ce qu'on disait voilà avec par ailleurs un répondant sur 5 qui se positionne sur 10 sur 10 ce qui est quand même pas mineur merci Manon bonjour à toutes et à tous je dois excuser le retard demain et de moi parce que nous étions au stand de la France insoumise juste avant ce qui est bien la preuve que cette fête de l'humain est peut-être aussi une fête de la nupesse puisque nous menons ces combats ensemble et peut-être je peux vous raconter aussi moi ma perspective depuis le Parlement européen ou je vois deux choses d'abord en effet sur la manière de faire de la politique la première fois où et je sais que je suis pas la seule à qui ça arrivait la première fois où j'ai pris la parole dans l'hémicycle au Parlement européen quand je suis descendu de la tribune on m'a demandé si c'était Jean-Luc Mélenchon qui avait écrit mon discours et je sais qu'il est arrivé la même chose à Mathilde panot à l'Assemblée nationale et ça veut dire quelque chose de aujourd'hui un milieu politique dont en réalité qui est fait par les hommes pour des hommes et à qui on nous renvoie toujours aux hommes de notre famille politique comme si en fait nous autres femmes politiques nous étions dépendants de personnes et je sais que c'est arrivé à tout le monde à peu près tous les niveaux ou finalement on doit prouver une fois deux fois quatre fois notre légitimité à agir dans dans l'arène politique je sais que je suis pas la seule aussi ici avant de faire de la politique je travaillais dans le secteur associatif et avant de m'engager j'y réfléchi à deux fois et initialement je voulais pas faire de la politique je voulais pas faire de la politique parce que précisément la politique renvoyait ses codes virilistes on est dans une espèce d'arène dans laquelle on se bat même les termes qui sont utilisés lisez tous les articles de politique j'en veux pas aux journalistes qui les écrivent c'est aussi les termes qui sont utilisés parfois par des hommes et y compris faire des femmes politiques et en fait on est des petits soldats qui vont se présenter en va-t-en guerre vous vous souvenez d'Emmanuel Macron en chef de l'armée à l'époque d'une crise du covid ou c'était les femmes en fait qui était les soldats et je trouve ça assez symptomatique aujourd'hui d'un monde politique ou des symboles comme de la violence les mots qui sont utilisés représentent peut-être plus que jamais un univers virilis contre lequel on se bat et le deuxième niveau auquel on se bat c'est au delà de la forme c'est évidemment sur le fond et au Parlement européen on voit peut-être encore plus qu'ailleurs les normes offensive régressives menées par l'extrême droite et soutenu de plus en plus par la droite qui jadis on aurait appelé classique depuis que je siège au Parlement européen je ne compte pas le nombre de fois où j'ai dû voter sur le droit à l'avortement je fais partie d'une formation qui est née avec le droit l'avortement légal comme une évidence et bien notre génération connaîtra peut-être la remise en cause fondamentale du droit à l'avortement mené par ses extrêmes droites à l'échelon européen qui ont déjà obtenu gain de cause dans un certain nombre d'États en gris en Pologne des facto en Italie ou l'accès de plus en plus difficile l'extrême droite qui si elle avait pris le pouvoir aussi en Espagne aurait fait de même et ça ça invite à une bataille commune parce que Simone Veil disait très bien que il suffira d'une crise pour que les droits des femmes soient remis en question et on le voit singulièrement à l'échelon européen et de l'échelon européen on peut revenir à l'échelon local regardons en France comment nos plannings familiaux par exemple sont attaqués ciblés par l'extrême droite comment même le gouvernement ne se pose plus en rempart pour la défense d'un accès qui devrait être un droit fondamental qui est le droit à l'avortement raison pour laquelle nous nous battons en France et en Europe pour constitutionnaliser le droit l'avortement dans la Constitution en France et dans la Charte des droits fondamentaux et c'est pas un combat d'hystérique que de vouloir faire ça c'est un combat fondamental pour ceux qui l'ont conquis avant nous du droit à disposer de notre corps et je pense que ce type de combat à la fois on les amenant sur le devant de la scène politique mais aussi on assumant de faire de la politique sans ces immenses codes viriliste qu'on nous inculque malgré nous parfois et bien je pense que c'est aussi une manière de faire bouger les lignes et de montrer que le combat des féministes n'est pas un combat des hystériques mais en réalité est un combat qui s'inscrit dans la droite lignée du long combat pour l'égalité entre toutes et entre tous et j'espère que notre unité dans ce combat là nous permettra de l'emporter parce qu'au coin de la rue il y en a qui guette [Musique] merci merci Marie et merci à toutes les membres de la Convention nationale quand même du temps des femmes moi j'avais envie être féministe c'est aussi je pense faire preuve de sororité et dire que on a notamment des honnêtement des dizaines des dizaines de militantes et je vois yasminelja et je vois leur beauté là Alexandra jardin qui ont mené d'une main de maître avec Marie levergne cette convention nationale qui est utile la sororité c'est évidemment quelque chose qu'il faut qu'il faut rappeler qu'on doit mettre au coeur de nos de nos pratiques militantes aujourd'hui quand on est une femme en politique quand on est une jeune femme le on va dire on nous fait des reproches assez facile on nous dit tu es manipulé tu es ambitieuse tu es beaucoup de choses qu'on aimerait pas entendre ailleurs et que certains disent ne diraient pas des hommes j'en parlais encore il y a quelques heures avec mes homologues dans les organisations de jeunesse de gauche avec notamment Emma fourreau et et Camille H16 et ma chevalier et annabi kouloulou en tant que jeune femme en politique on nous demande parfois de ne positionner sur beaucoup de questions avant même finalement d'entendre de notre part un discours politique clair quand j'étais à Blois aux universités des socialistes on a eu toujours ce réflexe de et je ne vais pas évidemment citer de nom mais avant de monter sur scène de Me de commenter la longueur de ma robe ou les motifs qui étaient dessus et moi je le dis avec force toutes ces pratiques là doivent cesser et c'est bien parce que nous sommes des femmes politiques qui exercent des responsabilités des responsabilités d'élus et hélène et moi on est élu dans le même arrondissement dans le 11e à Paris des responsabilités politiques dans nos parties des responsabilités Parlement pour certaines ici que nous devons finalement donner l'exemple aujourd'hui quand dans cette étude on nous dit que les femmes ne sont pas suffisamment présentes dans l'espace politique dans l'espace militant et bien on nous devons nous je crois le prendre en compte de manière forte quand Marie est devenue secrétaire national à la transition féministe on a pu réfléchir aux participes à ce qu'on avait envie de mettre en place à la fois pour faire en sorte que des femmes rejoignent l'engagement militant et l'engagement politique mais aussi pour que des femmes osent prendre des responsabilités tout à l'heure j'étais puisque manon a bien raison on passe notre temps à bouger de ton instant à la fête de l'humain j'étais tout à l'heure au stand de copains solidarité étudiante qui est du coup une association qui s'occupe de faire des distributions alimentaires pour des jeunes et bien j'étais avec face à moi un parterre de jeunes femmes dont aucune n'était en responsabilité dans l'association mais me demandais mais donnez-nous des conseils comment est-ce qu'on fait pour s'engager est-ce qu'on a raison de le vouloir est-ce que c'est compliqué par rapport aux études etc et je leur ai dit ce syndrome de l'imposteur là on l'a toutes à plein de niveaux mais essayez de le détruire c'est une mission politique que je pense nous nous sommes fixés nous féministes des parties de gauche alors oui quand aujourd'hui on parle féminisme il faut se rappeler quels sont les combats et pourquoi est-ce que nous menons des combats qui sont utiles nous sommes aujourd'hui à un an de la mort de Massa Amini en Iran nous sommes à un moment politique où nous voyons maintenant on a parlé les droits des femmes régressés en Europe dans le monde nous sommes à un moment politique où on nous dit parfois mais les droits des femmes les femmes ce n'est pas forcément la priorité il y en a d'autres et ben nous nous disons nous sommes socialistes et que insoumis communiste les droits des femmes la conquête de nouveaux droits est une priorité pour nous et elle ne viendra pas ni cacher ni gâcher les autres priorités que nous avons pour la justice sociale et la justice écologique et c'est bien parce que nous menons ces combats là qui sont concrets que nous serons je pense extrêmement puissants à l'avenir il y a une attente dans le peuple de gauche de voir la gauche tout entière porter ses combats féministes et c'est bien parce que nous le faisons que nous réussirons à gagner les prochaines échéances [Applaudissements] merci à tous alors je vous l'avais dit une seconde partie de table ronde sur la santé des femmes hystériques c'est un terme médical qui a disparu mais je le disais dans mon introduction pas tant que ça finalement puisque encore dans les facs de médecine et dans certains hôpitaux il est utilisé et on sait que en France et d'ailleurs partout dans le monde en matière de santé n'être femme c'est un désavantage parce que elles sont peu écoutées parce que nous sommes peu informés parce que bien souvent nous sommes moins bien diagnostiqués et finalement on passe à travers les radars médicaux donc moi je voulais d'abord commencer par interroger ambre sur savoir si les Françaises et les Français estiment que notre système de santé est adapté aux femmes alors malheureusement en effet la réponse va être non et là on va sortir un peu de l'étude de fait pour le parti pour s'intéresser avec d'autres équipes d'autres études qui ont pu être produites notamment par Lipsos l'année dernière qui traduisait le fait que 82% des femmes estimé qu'il failliard le salaire un meilleur accès aux professionnels de santé avec des déficiences qui ont des conséquences concrètes comme le fait que 34% des femmes ont des 34% des femmes ont des difficultés à prendre un rendez-vous notamment avec un gynécologue et près d'une femme sur deux renonce à certains de ses rendez-vous à cause des délais qui peuvent être qui peuvent être trop longs par ailleurs pour revenir sur les délais de diagnostic par exemple pour prendre l'exemple de l'endométriose il faut savoir qu'en moyenne on estime à 7 ans le délai entre les premiers symptômes et diagnostics ce qui est faramineux oui supérieur on a eu une santé qui a longtemps été focalisée sur les sujets de femmes la grossesse la contraception les maladies sexuellement transmissibles les fonctions reproductives en somme et donc finalement mesdames ma question c'est est-ce que quels moyens mettre en place pour une santé des femmes pour sans doute aussi une meilleure prévention sur sur tous ces toutes ces maladies de femmes qui veut commencer moi je peux parler sur la question de l'accès aux soins de la santé je peux parler c'est moi qui fait [Rires] je vais changer de place je peux parler comme ça tu peux parler surtout parce que c'est là pour le coup je prends ma casquette des Luc local d'adjointe à la ville de Paris je peux surtout parler aussi de la question de la santé des femmes précaires qui alors quand je dis précaire dedans il y a le spectre en entier donc on va des femmes qui sont à la rue en passant aux femmes qui sont qui sont primo arrivantes sur le territoire ou des femmes qui sont dans des situations de précarité d'un point de vue professionnel et qui du coup se pose surtout la question de savoir ce qu'elles vont bien pouvoir manger le lendemain ou faire manger à leur famille le lendemain plutôt que de savoir si elles ont mal quelque part s'il faut aller voir un docteur et ça c'est un sujet qui est très invisibilisé la question la santé des femmes précaires pour plein de raisons la santé des femmes en général mais la santé des femmes précaires en général effectivement on les pour les femmes précaires on regarde surtout la question de les mettre à l'abri et c'est ça qui nous préoccupe en premier on regarde ensuite un peu la question de savoir si elles ont pas subi des violences et c'est évident ça fait partie des mais évidemment des sujets qui nous mobilisent énormément et du coup la question de la santé de l'accès aux soins en général du bien-être en particulier elle passe après tout ça et du coup elle vient souvent beaucoup trop tard le mot prévention vient d'être utilisé pour des femmes précaires la question de la prévention c'est quasi impossible à ce stade de pouvoir l'envisager et donc du coup on se retrouve avec des avec des publics qui cumulent un certain nombre de difficultés et pour lesquelles c'est très compliqué d'en sortir parce qu'en vérité la question de la santé on dit souvent que la question du logement est la première réponse à la question à la lutte contre la contre l'exclusion la question de la santé en fait aussi très sérieusement partie si on va pas bien dans son corps et si on va pas bien dans sa tête on pourra mettre toutes les toutes les bonnes les bonnes mesures qu'il faut ça ne suffira pas pour pouvoir permettre à la personne de se projeter et d'aller mieux en général et l'autre élément sur la question de la santé au-delà de la question de la santé physique c'est la santé mentale parce que là aussi on a alors au-delà du fait que je parle pour Paris mais je pense que c'est malheureusement partagé par tous les élus locaux que la filière psychiatrique a disparu dans nos territoires et qu'aujourd'hui on se retrouve avec des femmes qui sont en situation de grande exclusion mais qui sont dans nos centres d'hébergement ou dans nos accueil de jour ou dans nos actes de nuit qui n'ont en fait non rien à y faire parce qu'en fait elle relève d'une prise en charge psychiatrique et qu'il n'y a plus rien pour pouvoir les prendre en charge y compris quand on a des addictions y compris bon voilà je mets je m'étale pas tout ça est pas du tout aujourd'hui bien assumé bien porté voire même c'est très fortement dégradé c'est 15-20 dernières années quand je dis très fortement vraiment à Paris c'est 800 places de lit psychiatriques qui ont disparu en cinq ans en 5 ans les trois quarts de la filière psychiatrique a disparu sur le territoire parisien je vous cache pas que ça nous met dans des situations inestriables et ça met les personnes en particulier dans la situation des séquelles et puis je terminerai donc on a la question de la santé physique et pour les femmes précaires la question de la santé mentale et puis je terminerai sur la question parce que même si on aborde pas que cette question là mais sur la question de la maternité de la grossesse de l'accès à la contraception en tout cas du fait de pouvoir avoir prendre soin de son corps y compris dans une situation de grossesse ou de maternité honnêtement je sais que les associations me diraient encore mieux que moi mais on a rarement atteint dans notre pays un niveau de femme à la rue et d'enfants de femmes sortant de maternité ou de femmes très enceintes qui sont qui sont dehors qui n'ont à qui il n'est rien proposé du tout du tout la PHP avait pendant longtemps joué un peu ce rôle de tampon entre le moment où la dame arrive pour un suivi de grossesse on se rend compte qu'elle est en situation de rue donc il y a des choses qui se mettaient un peu en place y compris pas toujours très assumé d'ailleurs c'était de la sororité très souvent c'est à dire que en fait les dames étaient mises dans chambre et elle pouvait le temps qu'on arrive à essayer de débloquer la situation y rester le covid a mis complètement faim à ça et aujourd'hui les femmes elles viennent accoucher elles restent 48 heures 72 heures au mieux et elles sont foutues dehors et sans aucune solution et ça aujourd'hui c'est pareil à Paris on se rend compte que dans la dans le cadre de la dernière nuit la solidarité qu'on a faite on n'a jamais eu autant d'enfants dehors jamais eu autant de femmes dehors on avait baissé le nombre le pourcentage de femmes qui étaient dehors on était passé de 14% à 10%. on est remonté à 16% et c'est bien le syndrome là pour le coup d'une société qui maltraite ces femmes en particulier qui sont dans une situation vulnérabilité plus plus et qui ne n'a plus de solutions pour ses publiques là alors que en réalité ça ne devrait ça ne devrait pas exister dans la septième puissance du monde d'avoir autant de femmes et d'enfants dehors et ça c'est une vraie voilà c'est c'est pour moi une vraie une vraie situation de d'inquiétude y compris ça tire tout vers le bas c'est à dire que quand on est capable d'accepter ou de se résigner à ce que des femmes et des enfants dorment dehors c'est que derrière on est capable de se résigner sur beaucoup de choses moi je ne me résigne pas là-dessus je ne lâcherai pas le sujet et j'ai encore une fois les associations de dire encore mieux que moi mais vraiment c'est pour moi le syndrome d'une société qui va très mal Manon je crois tu dois nous quitter pas trop tard je devrais vous fausser compagnie mais pour pas dénoncer les camarades c'est pour aller chez génération ça marche je serais autorisé je pense qu'on pourrait dire plein de choses sur la prise en charge en terme de santé je veux en mentionner que deux et alors que je pourrais mentionner plein d'autres le premier sur la question des droits des femmes c'est vraiment que j'en parlais tout à l'heure mais le rôle que joue les plannings familiaux pour la santé des jeunes femmes en particulier est essentielle quand j'étais au lycée je pourrai me prendre que mon exemple je suis un petit lycée de Provence peu importe et il y avait un planning familial y compris qu'il y avait une infirmière etc qui était présente dans le lycée non seulement ce planning a fermé les portes dans le lycée mais aussi dans la ville on parle d'une ville d'une petite ville mais ça veut dire que la jeune femme que j'étais qui s'est tournée vers le planning familial à l'époque bah toutes ces jeunes femmes là je ne sais pas vers où elle se tourne et c'est plus généralement à l'offensive qu'il y a et qu'on voit de l'extrême droite vis-à-vis des plannings familiaux la deuxième chose que je voulais mentionner qui est une bataille plus large qui est la question des moyens qui sont attribués à notre système de santé publique et pour ça je veux mentionner l'offensif qui va arriver alors aucune de nous ici n'est députés à l'Assemblée nationale mais comme il y en a ici j'en vois la bataille que vous allez mener bientôt avec le vote du budget qui prévoit notamment d'augmenter le reste à charge pour les médicaments donc concrètement au lieu de débourser un euro pour votre Médoc vous allez en débourser deux la conséquence directe de ça c'est un bah des tas de gens parmi les plus précaires et je pense notamment aux femmes famille monoparentales etc qui vont renoncer aux soins et deux un calcul qui a absolument un mauvais calcul puisqu'à la fin ça va ça va coûter plus cher à la collectivité puisque faire de la prévention évidemment coûte toujours moins cher que ensuite d'essayer de soigner et ça ça fait partie d'une dynamique plus générale d'une volonté de toujours couper plus dans nos services publics d'une bataille et d'un bras de fer qui se mène entre les chevaux français l'échelon européen ou Emmanuel Macron dit et Bruno Le Maire c'est la femme c'est la faute de l'Europe et de la Commission européenne qui nous demande des économies bon tout ça c'est aussi Macron qui fait du zèle et une trajectoire budgétaire européenne qui à partir de l'an prochain va revenir sous les 3% de déficit et les 60% d'aide les règles budgétaires européennes qui ont été suspendues au niveau européen et qui vont être réintroduites à partir de l'an prochain et en fait l'austérité budgétaire c'est un coup sur la vie c'est un coup concret et ça a un coût particulier pour des femmes qui vont renoncer à se soigner qui vont renoncer à se dépister notamment sur toutes les maladies spécifiques type cancer du sein dont le taux de prévalence a augmenté notamment augmenté chez les plus jeunes chez les trentenaires parce que les dépistage automatique ne se font plus ne se font moins parfois c'est par manque de moyens parfois comme ça a été très bien dit c'est parce qu'il vous fait 6 mois un an un an et demi avant avant d'avoir un rendez-vous chez un gynéco et je pense que dans la sixième allez maintenant on est entre la 6e et la 7e puissance économique mondiale des femmes qui renoncent à se soigner ce n'est absolument pas acceptable et je pense que nous avons largement les moyens pour que chaque femme soit en droit d'être suivie par un médecin sur l'ensemble des problématiques de santé et si ça demande un investissement public alors c'est le coup à payer pour nos générations futures et je pense que ça doit en être une priorité politique merci la médecine elle est androcentrée c'est toute la filière médicale qu'il faut repenser elle a été faite par et pour les hommes Charcot référence elle est tendre au centrée donc il faut reprendre les choses d'abord dans le temps des études de médecine il y a de plus en plus de femmes et d'ailleurs il y a plus de femmes que d'hommes maintenant qui passent les concours et rentre dans les études de médecine or qu'est-ce qu'on y retrouve l'ambiance salle de garde et une sorte de bizutage faite aux femmes pour qu'elle qui étudie la médecine pour qu'elle se conforme à des pratiques sexistes et masculinistes jusque dans leurs conditions d'études il y a des lumières au milieu de ça tout n'est pas noir non plus par exemple le Collectif féministe contre le viol forme les étudiants en médecine et ils vont qu'ils vont aux côtés des écoutantes pour écouter les victimes de viol c'est récent et il faut que ça se généralise et puis c'est ça aussi dans le monde de la recherche on l'a vu on le sait sur l'endométriose on a tout un tas d'exemples les médecines qui relèvent spécifiquement du corps des femmes ont été sous dotés et non pas été organisés mais également sur la médecine dites plus généraliste par exemple lors d'un malaise cardiaque les femmes n'ont pas forcément les mêmes symptômes que les hommes or on forme jusque dans les formations de secourisme moi je les ai fait on vous forme à repérer et à diagnostiquer les malaises des hommes les symptômes des hommes et pas les symptômes des femmes donc c'est profondément en recentré de la formation initiale pendant la recherche et on le retrouve évidemment dans la pratique médicale les femmes elles qui sont patientes elles ont en effet du mal à avoir accès au gynécologue etc puisque toutes ces filières ont été saccagées cassées mais elle passe beaucoup de temps je le crois et de charge mentale à s'occuper des enjeux de santé je ne prends qu'un exemple doctolib 77% des rendez-vous pour les enfants chez des médecins ce sont les femmes qui les prennent donc elles s'en occupent de la santé des femmes mais pas forcément pour elle et je prends l'exemple des enfants mais les femmes sont aussi celles qui sont les aidantes pour les personnes âgées les femmes sont en permanence en lien avec des personnels de santé en permanence pour les autres et elles n'ont pas le temps elles vont utiliser toutes leurs charges mentales pour s'occuper de la santé d'autrui et très peu et donc c'est leur santé c'est au détriment de leur santé que tout cela se fait donc il faut aussi qu'elles aient du temps pour cela et donc on en revient à l'enjeu de la du partage des tâches aussi ensuite quand elles sont malades il faut qu'elles soient crues et ça ça revient à la question de la formation c'est très important c'est ce que je disais tout à l'heure aussi la possibilité du diagnostic de la crédibilité aussi de la parole des femmes en tant que patiente et puis je vais en venir à un élément important l'enjeu de santé est aussi un enjeu pour par exemple si on pose et nous on essaye de le porter auprès des professionnels de santé la question du ce qu'on appelle le questionnement systématique c'est à dire toute personne toute femme qui vient à l'hôpital pour un bras cassé pour un cocard soit disant fait dans l'escalier etc il faut que les personnels de santé soient formés à poser systématiquement la question des violences et particulièrement des violences conjugales et des violences sexistes et sexuelles il faut qu'il soit formé il faut leur donner du temps pour après accompagner ces femmes et leur donner les bonnes clés leur dire voilà quels sont les associations voilà quels sont les professionnels etc vers lesquels tu peux taper à la porte c'est un des importants y compris du point de vue de la santé parce que une femme victime de violence elle va venir une fois à l'hôpital elle va revenir trois mois plus tard elle va revenir 6 mois plus tard elle va revenir un an plus tard elle va avoir beaucoup des violences et l'impact des violences sur le coup de la santé est énorme tout ça parce qu'on ne laisse pas aux professionnels et on ne forme pas les professionnels de santé à diagnostiquer les violences donc c'est extrêmement important aussi et ça on en revient aussi à une logique systémique qu'il faut remettre en cause qui est celle de la T2A je vais pas réexpliquer la taille de ça ici mais forcément les professionnels de santé dans une logique de là non absolument pas le temps de s'occuper et de diagnostiquer correctement les femmes qui viendraient notamment pour des violences conjugales sexistes et sexuelles là aussi il y a des lueurs d'espoir parce que tout n'est pas négatif et je tiens à le dire les combats avance les batailles avancent on a ouvert par exemple à Paris trois maisons des femmes avec la PHP trois maisons des femmes ou les personnels eux-mêmes ont porté ses projets et on co-finance avec la collectivité avec l'hectare où on va avoir des personnels y compris de de commissariat qui viennent prendre les plaintes et où c'est personnels sont formés à une prise en charge globale des femmes victimes de violence à poser des questions et à pouvoir les accompagner donc des solutions existent il faut remettre en cause les systèmes comme la de financement comme la T2A et des solutions existent aussi concrètement comme les maisons des femmes de la PHP et deux dernières choses les gens terminent là quand même les personnels dans le monde de la santé ce sont des femmes très très majoritairement on a dépassé le schéma des infirmières les femmes sont de plus en plus médecin aussi et ce qu'on remarque c'est que le système global du médecin libéral du médecin traitant libéral etc qui doit gérer ses papiers qui est tout seul dans son bureau etc ça ne convient pas aux femmes médecins les femmes médecins ce qu'elles veulent on a eu des études parce que j'étais en charge de la santé dans le dans le 11e arrondissement on achat n'est-ce pas Emma sous la manature précédente les femmes médecins ce qu'elles veulent c'est être salarié parce qu'elles ont une vie en fait aussi qu'elle veut pas se retrouver toute seule dans un cabinet et être en danger donc les femmes médecins elles veulent être dans des centres de santé et permettez-moi de le dire des centres de santé municipaux si c'est possible ou associatif mais elles veulent être dans des centres de santé pour être salariés la crise de recrutement que nous avons c'est aussi ça le système libéral des médecins libéraux à tout prix ça ne fonctionne pas et c'est ça qui fait aussi qu'on n'arrive pas à recruter y compris sur des territoires comme à Paris donc il faut aussi penser que les professionnels de santé sont des femmes la dernière chose c'est juste la manifestation le 28 manifestation pour le droit à l'IVG j'en profite aussi il y aura aussi un meeting le 30 pour le droit à l'IVG nous demandons la constitutionnalisation du droit à l'Évangile nous demandons s'il vous plaît faites vous le relais l'interdiction du groupe des survivants il n'y a pas de raison qu'on menace d'interdiction d'autres groupes bien moins dangereux bien moins nuisibles pour la société on demande l'interdiction des survivants et on demande aussi donc la constipation je l'ai dit on demande aussi des moyens pour permettre l'accès aux trois méthodes aux femmes pas uniquement à l'IVG ni des médicamenteuse mais bien aux trois méthodes qu'elles aient le choix et si on veut qu'elles aient le choix il faut qu'elle soit informée de cela et qu'on ne les renvoie pas systématiquement à la méthode médicamenteuse je suis rentrée dans le détail mais ça me paraît important parce que c'est revendications mine de rien sont vraiment sont des barrières à ce droit à l'IVG en France merci Manon d'être venu non mais t'inquiète pas il y a un stéréotype bien connu les femmes sont plus bavardes mais comme Léa l'ajouter mais elle s'écoute moins parler donc maintenant c'est c'est à Emma et puis à Mélissa merci non mais moi j'ai trouvé ça très intéressant je t'ai pas trouvé bavarde donc tout va bien le on a plusieurs sujets en fait concernant la santé des femmes tu parlais hélène a très juste titre de la formation et de notamment la formation des médecins la formation de toutes ces personnes qui vont finalement dans des filières où ils seront amenés à devenir soignant et soignante on a aujourd'hui un problème important qui date principalement de la réforme bancaire mais c'est le la place des maths et la place notamment de l'enseignement des matières scientifiques pour les filles on a vu ces dernières années le nombre de filles en filière scientifique régresser et tout cela est évidemment un problème puisque cela suppose qu'on aura de moins en moins de femmes médecins de moins en moins de femmes soignantes et c'est quelque chose qui doit nous alerter revenir sur cette réforme là et promouvoir aussi dans nos réformes prochaines et dans le programme en matière d'éducation qu'on prendra une vision évident féministe doit aussi en faire en faire partie on a parlé de du rapport des femmes à leur rendez-vous médicaux à leur symptômes mais finalement à leur parole à leur capacité à se croire et à se faire confiance c'est aujourd'hui un problème évidemment immense on a tendance à nous dire depuis le plus jeune âge que avoir mal c'est normal tout à l'heure on en parlait sur l'endométriose par exemple de nombre de femmes qui sont qui sont comment dire qui savent qu'ils découvrent qu'elles ont l'endroits très tardivement parce qu'on leur a fait croire pendant des années des années qu'avoir mal y compris à ce point-là c'est normal est un est un problème et qui relève en réalité de la confiance que les femmes ont leur propre parole et en leur propre corps quand on sait et c'est Marie qui m'a informé avant avant cette rencontre que les femmes appellent les urgences en moyenne 15 minutes après les hommes que leur santé parce qu'elles ont finalement elles n'ont pas forcément confiance dans leurs symptômes où elles se disent ça ira on pourra faire on verra si ça peut s'arranger avec le temps tout cela est un problème en réalité féminin et on a évidemment un autre sujet c'est que la santé des femmes depuis le plus jeune âge et souvent uniquement abordé sur l'angle du système reproductif du rapport finalement à notre reproduction notre contraception nos parties du corps féminines notre féminité et jamais d'une manière finalement globale et aujourd'hui les problèmes qui touchent les femmes en matière médicale ne sont pas uniquement des problèmes féminins on ne parle pas uniquement de cancer du sein ou du cancer du col de l'utérus on parle aussi par exemple de problèmes cardiovasculaires et quand on sait que cette que les femmes pardon sont touchées 7 fois plus par des infarctus que par des cancer du sein cela suppose qu'il faut aussi qu'on arrive à développer la prévention au niveau enfin pour les femmes mais qui dépassent aussi les préjugés aujourd'hui on a tendance à parler aux femmes de leur santé de leur rapport à leur corps uniquement sur un angle malheureusement sexiste mais qui au-delà d'être sexiste et surtout dangereux puisqu'il crée des problèmes de santé ou en tout cas il n'empêche pas suffisamment de problèmes de santé alors même que des politiques de prévention bien plus ambitieuses permettrait sans doute de les éviter alors je crois que quelle piste d'amélioration on aurait en tout cas quelle politique publique déjà évidemment Manon le disait à très juste titre notre système de santé de manière générale étant crise et mettre réellement de l'argent sur la table pour faire en sorte que l'hôpital public la santé en France soit réellement à la hauteur de ce que beaucoup nous ont dit ces dernières années on nous a dit notre système de santé et le meilleur au monde on s'est rendu compte particulièrement évidemment pendant la crise du covid que c'était pas tout à fait le cas depuis d'autres années également on se rend compte que l'hôpital public a besoin d'être subventionné et ben en donnant plus d'argent à au système densité de manière générale on aidera aussi évidemment les femmes alors ça passe par évidemment de la formation plus de fin j'en parlais tout à l'heure plus de maths tel collège del lycée pour les femmes pour qu'on ait des femmes médecins pour qu'on ait des femmes scientifiques pour connaître les femmes soignantes ça passe aussi par des politiques de prévention d'ampleur qui soit non sexiste c'est Johanna Rolland la mère de Nantes qui dit Nantes sera la première ville non sexiste de France et ben ayons aussi à cœur de développer une politique de santé publique non sexiste oui alors c'est un peu compliqué de passer en dernière parce que beaucoup de choses ont été dites sur la médecine androcentrée sur la nécessité de formation la nécessité aussi enfin l'utilité des plannings du planning familial et d'ailleurs les trois séances de vie sexuelle et affective ne sont toujours pas donné dans les établissements scolaires en France et ça c'est un énorme sujet qui va falloir porter parce que en fait il y aura pas de société féministes sans formation des plus jeunes et sans éducation en fait dès le plus jeune âge des la maternelle pour avoir des politiques publiques qui permettent de prendre en compte la santé des femmes il y a une chose que que qui nous aiderait c'est tout simplement la notion une notion qui m'est cher la notion d'intersectionnalité aujourd'hui on sait que la santé des femmes et profondément liée à facteurs on l'a parlé des a parlé tout à l'heure des femmes précaires on sait aujourd'hui que 64% des personnes qui renoncent à un soin sont des femmes et notamment des femmes précaires des femmes qui sont ce qui vivent sous le seuil de pauvreté qui est des femmes qui subissent des temps partiels qui ont des travails très peu payés des familles monoparentales on sait que à peu près 80% des familles monoparentales sont des femmes et notamment un cercle entre elles vivent sous le sol de provider de pauvreté et en fait ce critère de classe sociale est essentiel aujourd'hui les femmes ouvrières ont plus de risques que une femme cadre de mourir de maladies enfin de d'attaque cardiaque ou autre et en fait cette c'est des femmes qui sont très peu ciblées elles font des métiers aussi où la médecine du travail n'est pas forcément toujours présente des métiers du Caire etc ou la médecine est défaillante et a pas sous les radars donc une politique publique efficace c'est une politique publique qui prend en compte cette notion de classe sociale on sait aussi on a été nombreux et nombreux dans la rue contre la réforme des retraites on a un président qui a supprimé des critères de pénibilité ces métiers du cair notamment une hôtesse de caisse va porter des bouteilles à longueur de journée elle ne porte pas à cette poids pour avoir un critère de pénibilité on a des critères de pénibilité qui sont très endocentrés eux aussi et donc on va avoir des femmes qui vont être cassées par leur travail et dont qui vont passer aussi en radar donc une politique publique efficace une politique publique encore qui prend en compte cette notion de classe sociale parce que en fait aujourd'hui on a des femmes précarisées des femmes ouvrières des femmes prolétaires qui ne sont pas protégés il y a dans la notion d'intersectionnalité il y a aussi toute la question de l'origine on parlait des femmes issues de l'immigration qui sont victimes de violence qui sont précarisées et qui n'ont pas forcément accès notamment à cause de la langue notamment pour tout un tas de facteurs qui n'ont pas accès à des soins et qui sont éloignés des soins donc cette notion elle est aussi à prendre en compte l'origine l'origine aussi un impact par exemple il y a une étude qui a été faite au Royaume-Uni où on se rend compte que les femmes noires ont plus de risques de mourir pendant leur attouchement on a aussi des femmes qui vont être plus qui vont plus subir des césariennes parce que on parlait de formation des médecins tout à l'heure il y a une une légende urbaine qui voudrait laisser croire que les femmes d'origine africaine n'ont pas le bassin assez large pour faire passer un enfant et du coup on va faire des césariennes à tout va ce qui a un impact c'est pas un acte anodin de césarienne et donc ces critères là sont aussi à prendre en compte l'origine l'origine sociale l'origine ethnique on a malheureusement entendu parler du syn méditerranéen une croyance aussi partagée dans la médecine que les femmes principalement d'origine subsaharienne les femmes qui viendraient des pays du Maghreb ne fait enfin simulerait leur symptômes et exagérerait et en fait on a des femmes qui sont mortes en France parce que on n'a pas le SAMU n'a pas voulu envoyer personne parce que il y a ce syndrome méditerranéen qui est dans la tête des médecins et donc c'est toujours cette question de la formation de nos médecins de la formation des soignants donc je pense que une bonne politique publique c'est une politique publique qui prend en compte ces enjeux il y a aussi quelque chose qui est important je pense qui a été mis en place pendant les années sida c'est ce qu'on appelle la médecine communautaire en fait aujourd'hui une médecine qui fonctionne aussi pour les femmes c'est la médecine qui est portée par les femmes pour les femmes et ça a marché avec la communauté homosexuelle autour de la question du VIH et ça peut parle ça peut marcher aussi avec les femmes il y a plein de municipalités qui mettent en place c'est ces groupes de femmes qui vont parler santé qui dans leur quartier etc et c'est des choses qu'il faut mettre en place comment aujourd'hui on a une médecine un peu autre qui n'est enfin qui laisse la place aux patiente qui ont leur mot à dire il y a beaucoup de choses qui ont été dites mais voilà je voulais réellement souligner cette nécessité de prendre des facteurs en compte et notamment l'origine sociale l'origine ethnique etc parce que ça a des grands enjeux sur la vie des femmes sur leurs soins et sur de potentiels vie sauvés en fait [Applaudissements] merci Mélissa même si sur ce dernier point j'avoue mon avis d'hiver moi je pense que on n'a pas besoin d'une médecine communautaire quand on représente 52% de la population et jusqu'au Parti socialiste on est universaliste j'espère bien qu'on aura une médecine pour pour les femmes qui soient adaptées aux femmes et d'ailleurs on l'a pas dit mais à force de répéter que les femmes vivent plus longtemps que les hommes on oublie de préciser que en fait leur espérance de vie en bonne santé elle et égale à celle des hommes ça veut dire que les années qu'on vit en plus que les hommes sont en mots sont en mauvaise santé avant de conclure cette table ronde moi j'avais envie d'une question un peu poil à gratter finalement mesdames et très brièvement qu'est-ce qui se passerait selon vous si les hommes avaient leurs règles alors si les hommes avec leurs règles il faut savoir que les femmes on a à peu près 6 ans nos règles dans notre ville c'est énorme 6 ans de douleur pour certaines d'errance et du coup moi je pense que on aurait une sorte de médicament qui supprimerait totalement les règles alors si les hommes avaient leurs règles je pense que déjà les protections périodiques seraient gratuites ou en tout cas rembourser à 100% mais que ce serait pas aussi cher que ça allait aujourd'hui et je pense aussi que avoir ses règles serait une espèce d'immense symbole de courage de virilité de signe finalement de de grandes forces et comme et comme finalement on est capable de tout retourner je pense que ça se retournerait dans ce sens là fantastique si les hommes arrivaient leurs règles ce serait très simple déjà les syndicats se battraient aussi pour qu'il y ait un congé menstruel [Applaudissements] bien merci mesdames et j'ajoute que on a Karim maire de Saint-Ouen qui a mis en place le congé menstruel première ville de France avoir mis en place le congé menstruel je pense qu'on peut l'applaudir [Applaudissements] cette table ronde prend fin et comme le disait Gisèle Halimi le combat est une dynamique si on arrête on est foutu alors on y va [Applaudissements]