Extinction Rebellion à l'Assemblée: enchaîné contre la Loi Climat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 80 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:58OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous expliquer le sens de votre action aujourd'hui devant les grilles de l'Assemblée nationale ?
- 2:31OuverteRéponse directe
De quelle manière ce projet de loi aurait pu être plus ambitieux selon vous ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez me citer justement des mesures portées par cette Convention citoyenne qui n'ont pas été retenues ?
- 9:21OuverteRéponse directe
Vous avez le sentiment que les débats ont été bridés à l'Assemblée nationale ?
- 9:53OuverteRéponse partielle
Vous avez des exemples à nous donner de propositions qui ont totalement été évacuées de la Convention citoyenne ?
- 12:07OuverteRéponse directe
Comment, quel regard vous portez sur le travail de l'opposition durant ce débat parlementaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:06InvitéFait
« La loi climat est bien en deçà de l'ambition à laquelle elle devait être. »
- 3:02InvitéFait
« Fin des extensions d'aéroports. »
- 3:51Locuteur non identifiéFait
« La trajectoire sur laquelle on est embarqué aujourd'hui, c'est que les 1,5 degrés qu'on ne devrait pas dépasser, selon les accords de Paris, on va les dépasser entre 2030 et 2035. »
- 10:20Locuteur non identifiéFait
« Ça a été supprimé et on a supprimé que simplement les lignes qui sont à moins de 2h30. »
- 10:32Locuteur non identifiéFait
« On a la même chose par rapport aux véhicules dits non polluants où finalement, en réalité, on a monté la jauge, ce qui fait que ça ne concerne plus que 5% du parc au lieu des 25% du parc. »
- 12:01Locuteur non identifiéFait
« On fait ça pour nos enfants, pour leurs enfants. »
- 15:31Locuteur non identifiéFait
« Il y a une espèce qui disparaît toutes les huit minutes d'après l'IPBES. »
- 15:36Locuteur non identifiéPromesse
« C'est d'exiger une neutralité carbone 2025 absolument avec une descente énergétique planifiée. »
- 18:37Locuteur non identifiéFait
« Le bilan de cette loi est sans appel. Cette loi ne permet pas de baisser autant qu'il le faut nos émissions de gaz à effet de serre. »
- 34:43Locuteur non identifiéChiffre
« La loi climat, en l'état actuel, elle permettrait de réduire de même pas 15%. »
- 34:50Locuteur non identifiéFait
« On veut une loi climat, on ne dit pas qu'on ne veut rien. »
- 35:30Locuteur non identifiéChiffre
« Au niveau européen, ce qui est recommandé, c'est une réduction de 65%. »
- 35:47Locuteur non identifiéPromesse
« On demande la cessation d'ici 2025 de toutes les émissions carbone. »
Temps de parole
- Présentateur36 %
- Locuteur non identifié14 %
- Locuteur non identifié 211 %
- Locuteur non identifié 37 %
- Locuteur non identifié 47 %
- Locuteur non identifié 57 %
- ?6 %
- Invité4 %
- Locuteur non identifié 64 %
- Locuteur non identifié 73 %
≈ 34,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
à tous, bonjour à toutes et bienvenue pour ce direct de l'humanité.
Nous
sommes place du Palais Bourbon devant l'Assemblée Nationale
à
Paris
pour
une action surprise des militants d'Extinction Rebellion. Alors Extinction Rebellion est un mouvement écologiste, un mouvement international de désobéissance civile qui lutte
contre
le dérèglement climatique.
Ces
militants sont en train de s'enchaîner sur les grilles de l'Assemblée Nationale alors qu'aujourd'hui, mardi 4 mai, a lieu le vote
de
la loi Climat et Résilience.
Jusqu
'au bout, le gouvernement a vanté son projet loi Climat comme une première mondiale qui doit faire rentrer
l
'écologie dans le quotidien des Français.
Mais
après trois semaines de débat, le compte n'y est pas pour de nombreuses ONG environnementales,
dont
Extinction Rebellion.
C
'est même un énorme gâchis selon eux.
L
'objectif à l'origine de ce texte
était
de traduire en politique publique les 149 propositions de 150 citoyens tirées au sort de la Convention citoyenne pour le climat.
L
'idée était à l'origine de répondre à la question comment réduire de 40%
les
émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 dans un esprit de justice sociale.
Alors,
peu inspiré des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, le texte, porté aujourd'hui par la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, ressort aujourd'hui bien en deçà des ambitions affichées.
On
va aller tout de suite voir les manifestants. Bonjour, est-ce que vous pouvez
vous présenter ? Je m'appelle Chloé Gerbier, je suis militante d'extinction rébellion.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer le sens de votre action aujourd'hui devant les grilles de l'Assemblée nationale
? La
loi climat est bien en deçà de l'ambition à laquelle elle devait être. Ce n'est pas une loi climat. Ce ne sont pas les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Aujourd'hui, on a 12 propositions, 12 personnes attachées. Les personnes qui ont les clés, ce sont les députés et les ministres, dont par exemple Mme la ministre Pompili, M. Djébari, M. Casbarian et neuf autres, qui peuvent venir détacher ces personnes, détacher ces propositions et nous permettre un futur.
De quelle manière ce projet de loi aurait pu être plus ambitieux selon vous ?
Ne serait-ce qu'en respectant les propositions des citoyens. Déjà, ça aurait été une bonne chose. Elles ont été grandement diminuées. La proposition de loi aujourd'hui, le projet de loi, est plein de dérogations. Donc, évidemment que ça aurait pu être plus ambitieux, c'était très aisé.
Est-ce que vous pouvez me citer justement des mesures portées par cette Convention citoyenne qui n'ont pas été retenues ?
Je
peux vous en citer un certain nombre. Fin des extensions d'aéroports. Aujourd'hui, on n'a pas de fin des extensions d'aéroports. On utilise l'outil de la déclaration d'utilité publique. L'outil de
la
déclaration d'utilité publique, en fait, il n
'y a
pas d'extension d'aéroports qui ont besoin d'une déclaration d'utilité publique, à part deux, ceux qui sont cités comme dérogations au sein même du projet de loi. Artificialisation des salles, on devait... Il y a Cyril Dion qui est là-bas, je pense que vous voulez aller filmer.
On reviendra voir juste après. Il
y a
une prise de parole.
Et
je passe la parole pour commencer à Cyril Dion.
Salut
tout le monde.
On
est venu là, quelques-uns, pour soutenir l'action d'extinction rébellion, en
tout
cas l'action de protestation.
On
est arrivé à un moment où on ne sait plus très bien quoi faire pour signifier et au gouvernement et aux parlementaires que la situation est extrêmement grave,
que
la trajectoire sur laquelle on est embarqué aujourd'hui, c'est que les 1,5 degrés qu'on ne devrait pas dépasser,
selon
les accords de Paris, on va les dépasser entre 2030 et 2035,
que
les 2 degrés, on va les dépasser entre 2040 et 2045
et
que ça,
c
'est déjà quasiment acquis.
Et
qu'à partir du moment où on va les dépasser, on ne sait plus ce qui se passe.
Et
qu'il est fort possible que cette planète devienne partiellement inhabitable. Donc ça fait 50 ans aujourd'hui, on peut dire que depuis le premier rapport Meadows, en 71, l'alerte a été donnée, ça fait 50 ans.
Ça
fait 50 ans que les actions qui sont engagées sont infiniment trop mesurées.
Voilà, alors,
pendant que, voilà, il commence à y avoir des actes de violence de la part des policiers
qui
tirent
les manifestants. Soit
émis auprès de nos représentants ou directement auprès de la population en référendum
d
'initiative partagée, afin que nous écoutons le travail magnifique de ces 150 citoyens qui ont pris 6 mois pour travailler tout ça, qui étaient de toutes les tranches de la société et qui ont fini
sur des propositions magnifiques.
Et donc la
proposition, c'est juste de
suivre
ce
que Macron
propose à la base. Pour une fois.
Voilà. Voilà,
vous pouvez voir les
militants sur les grilles de l'Assemblée nationale qui sont
enchaînés
avec des cadenas, avec des U, avec des chaînes. Et bien sûr, ce sont des députés qui ont les clés et qui pourront
les
détacher
de ces chaînes.
La grève, c'était pas pour l'aise, c'était la semaine d'avant, où il avait fait 27-28 degrés. Voilà. Mais on est aussi
là pour dire qu'on a une solution
et
que changer le modèle agricole, c'est une des solutions pour lutter contre le dérèglement.
Et
bien, cette semaine, il
n'y a
rien. Donc on pense qu'il y a une
matière... Voilà, la banderole
a été également enflammée.
Il
semblerait que l'extincteur ne fonctionne pas.
Voilà.
Peut-être qu'il n
'est
pas encore aux normes.
... ... ... ... ... ...
...
... ... ... ...
... ... Présenter, nous dire un petit mot. Je me présenter, je suis également moque d'Extinction Rebellion. Et ici, on est ici aujourd'hui pour protester contre la loi climat qui est en train de passer à l'intérieur en ce moment même, qui nous semble très largement insuffisante. On est là pour faire entendre la voix des 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat qui ont effectué un travail de dingue pendant 9 mois qui est en train d'être vidé de tout son sens. Et en ce moment même, voilà, derrière les murs de l'Assemblée nationale, on est là pour interpeller nos députés.
Nous avons accroché 12 citoyennes qui représentent chacune 12 propositions de la Convention citoyenne pour le climat qui n'ont pas été retenues dans la proposition de loi. Et on est là pour faire entendre notre voix, la voix citoyenne et notre droit à tous. Vous avez le sentiment que les débats ont été bridés à l'Assemblée nationale
?
A priori, oui, puisque la loi devait passer sans filtre. Or, les statistiques ne sont pas en faveur de ce fameux sans filtre puisqu'elles n'ont été retenues qu'à très très faible proportion. Seulement une dizaine d'entre elles ont été retenues texto. Et toutes les autres ont été au mieux aménagées, au pire vidées de toutes leurs substances. Donc on estime qu
'il
y
a
eu un sérieux travail des lobbies qui a été effectué au sein de ces murs, auprès de nos députés.
Vous
avez des exemples à nous donner de propositions qui ont totalement été évacuées de la Convention citoyenne ? Là, pour plus de précisions, je vous invite à vous rapprocher de quelqu'un qui a plus de renseignements que moi. Après, ne serait-ce que vous prenez l'histoire des lignes aériennes où on demandait à ce que toutes celles qui avaient une alternative sur un
espace
-temps de 4 heures, ce qui est assez raisonnable, sachant que vous mettez déjà 1h30 à aller à l'aéroport, il faut être 1h avant, etc. Donc voilà, tout ça,
ça
a été supprimé. Ça a été supprimé et on a supprimé que simplement les lignes qui sont à moins de 2h30. Donc ça n
'a
absolument aucun sens.
On
a la même chose par rapport aux véhicules dits non polluants où finalement, en réalité, on a monté la jauge, ce qui fait que ça ne concerne plus que 5% du parc au lieu des 25% du parc. Toutes les lois ont été... Tous les projets de loi, toutes les propositions ont été complètement vidées de leur substance dans l'idée de faire passer une espèce de loi démago dans le cadre de la réélection de notre président en 2022. Je pense qu'ils partaient de l'idée que comme c'était 150 citoyens et vu le mépris qu'on peut avoir parfois pour le peuple quand on est au sommet de l'État, on se dit qu'ils ne vont rien répondre.
Et
en réalité, ils sont arrivés avec un projet qui était construit, qui avait une vraie mise en application possible, qui était juridiquement hyper béton. Et derrière, là, les lobbies ont commencé à s'inquiéter, à se dire, merde, il faut peut-être qu
'on
fasse quelque chose. Et ils ont commencé à opérer un travail de lobbying énorme pour désinguer complètement ce projet de loi.
Et
donc là, ce qui va être voté n'a absolument aucun sens, aucun intérêt, sinon un intérêt purement démagogique dans le cadre d'une future élection présidentielle.
Trop
faible et trop tard, on pourrait résumer ce projet ? Trop tard, alors que c'est maintenant qu'il faut que les choses bougent. À chaque fois, on nous reproche de ne pas être dans le cadre de la loi. On fait des choses qui sont très peu délectuelles et qui sont très respectueuses des lois. On continue à nous condamner pour ça. Or, à un moment donné, on ne sait plus dans quel cadre agir pour être entendus. On est de simples citoyens qui cherchent simplement à faire entendre des choses qui sont essentielles pour la préservation du vivant, pour la préservation de l'espèce, pour la préservation de tout. On fait ça pour nos enfants, pour leurs enfants. Et il faut bien qu'ils le comprennent.
Comment,
quel regard vous portez
sur le
travail de l'opposition durant ce
débat parlementaire ? L
'opposition, elle est de toute façon faible parce qu'il y a une assemblée qui est majoritairement acquis à la cause du président. Donc, globalement, c'est très, très compliqué. Et le travail, il ne
peut
être qu'à la marge sur un truc qui a déjà été démantelé avant même d'être présenté à l'assemblée. Donc, c'est très compliqué, en fait. On se fout largement de notre gueule, en fait. C'est ça, le problème.
Merci,
bon courage.
Je
vous en prie, merci.
Merci
d'être là. Merci d'être là.
Merci d'être là,
oui.
Je
vous en prie, pour,
disons,
commencer à
atterrir. C'est-à-dire qu'en gros, on devait faire quelque chose avec toi. On a créé,
on
t'a créé dans la... Comment dire ? Dans le consensus, on t'a créé pour que tu puisses inspirer les gens, pour que tous les jours, les gens puissent se dire on est heureux de vivre et en même temps, on doit faire quelque chose pour la planète. Loi climat, je ne te reconnais plus aujourd'hui.
Quand
je suis ici,
un
peu ému,
de
me dire que on aurait dû...
Je
ne sais pas ce qu'on aurait dû, mais en fait, on t'a confié
à
d'autres personnes. On t'a
construit
ensemble et on t'a confié à d'autres personnes. Et aujourd'hui, en fait, tu n'es pas à la hauteur. Tu n'as pas fait ce que tu étais censé faire. Tu devais permettre aux gens d'isoler leurs bâtiments
et
de vivre mieux chez eux tout en réduisant leur empreinte carbone. Tu devais permettre aux gens de se déplacer
avec
intelligence pour là aussi réduire
le
carbone. Tu devais également
nous
permettre de mieux nous nourrir, nous permettre d'aller plus loin et en même temps de vivre dans un cadre de vie. Donc, ce que je veux dire aujourd'hui à la loi climat, c'est que on en attendait beaucoup d'elle. Je parle au passé et j'en attends encore un petit peu, mais là, j'avoue sérieusement qu'avec tout ce qu'on a fait, tout ce qu'on a donné à cette loi climat, les huit mois de création du rapport et après les huit mois qui ont suivi de défense où au final,
on
était face à comment dire, les personnes qui ne voulaient pas avancer. Là, aujourd'hui,
il
faut que tu te ressaisisses,
il
faut que tu ailles plus loin.
Tu
vas passer par d'autres personnes, les sénateurs et j'ai bon espoir que tu puisses un petit peu gagner en ambition. Malheureusement,
il
ne faut pas qu'il
y ait
un peu d'ambition.
l
'ambition est trop faible. Donc, loi climat, on te regarde, j'espère que tu trouveras vraiment ta voie. Voilà. Donc, on est prêt sur Obeyon, on a un moment déjà des coloniens violents. On a quatre grandes revendications. La première, c'est de communiquer sur l'urgence de la situation. C'est de dire la vérité. Demandez autour de vous qui connaît la différence entre un monde à 1, 3, 4, 7 degrés de réchauffement climatique depuis 1800. Il y a une espèce qui disparaît toutes les huit minutes d'après l'IPBES.
La
deuxième de nos revendications, c'est d'exiger une neutralité carbone 2025 absolument avec une descente énergétique planifiée.
Notre
troisième revendication est de reconnaître et de mettre fin à la disparition des écosystèmes en réclamant une loi pour punir de crimes les écocides.
Et
la dernière,
c
'est de réparer la démocratie en exigeant la création d'une assemblée populaire qui serait décisionnaire et pas avec tous ces filtres !
Vous
le découvrez sur ces images des militants extrêmement déterminés.
Je
suis ici aujourd'hui pour apporter mon soutien à cette action d'extinction-rébellion et notamment à plusieurs de ces jeunes femmes qui se sont attachées avec le coup à ces barreaux de se tenir la main. Je voudrais leur dire qu'elles sont très courageuses et qu'avec elles c
'est
le début des débats à l'Assemblée nationale. Du début des débats à l'Assemblée nationale à nous mobiliser partout en France. On était 55 000 à Paris à dénoncer massivement le manque d'ambition de ce projet de loi qui était porté par le gouvernement. Et puis par la suite, il y a eu les Cégeun, dont certains sont ici aujourd'hui, qui tous les jours sont venus devant l'Assemblée nationale pour interpeller les élus. Ils souhaitaient pouvoir exercer leurs droits de citoyens et pouvoir échanger avec les élus de la nation. Mais se sont vus et à interdire la possibilité de le faire comme toutes les tentatives d'interpellation menées ici même.
Et moi-même, je suis venue avec d'autres activistes d'Action Non-Violente COP21 et les Amis de la Terre pour déposer 577 paquets siglés d'un faux logo Amazon à voter contre, enfin voter pour le moratoire de construction des entrepôts de e-commerce
et
empêcher le massacre que fait Amazon en France.
Le
résultat pour les activistes et des députés qui ont retourné leur verse alors qu'ils s'étaient engagés à voter pour ce moratoire.
Le
bilan est sans appel. Le bilan de cette loi est sans appel. Cette loi ne permet pas de baisser autant qu'il le faut nos émissions de gaz à effet de serre. Cette loi laisse le champ libre aux gros pollueurs, aux responsables, aux principaux responsables du changement climatique. Cette loi n'apporte aucune protection aux plus précaires, à celles et ceux qui souffrent déjà des impacts du dérèglement climatique.
Cette
loi ne permet pas aux travailleurs et aux travailleuses des secteurs les plus polluants d'anticiper la reconversion des emplois.
Cette
loi, c'est un choix politique qui vise à favoriser une certaine partie de la population par rapport à une autre.
Cette
loi est grave, cette loi est une honte. et face au poids des lobbies, comment pouvons-nous nous faire entendre en tant que citoyens face à la provocation d'une ministre qui prend l'avion pour Marseille au lendemain des textes sur la suppression des vols quand des alternatives en train existent
?
Peut-on encore apporter du crédit à la ministre de la Transition écologique qui compare ce matin sur Twitter la loi climat, une loi aussi importante à l'achat d'une baguette de pain
? Et
quand la démocratie vacille, notre devoir à nous en tant que citoyennes et citoyens comme le font les activistes d'Extinction Rebellion aujourd'hui derrière moi,
c
'est de refuser ces lois injustes et qui menacent nos conditions de vie sur Terre.
Dans
cette bataille climatique que nous menons avec de plus en plus de jeunes, de plus en plus de secteurs de la population engagée, chaque avancée, chaque mini-vectoire a été arrachée au terme d'une lutte acharnée. Et puisque la majorité présidentielle, puisque le gouvernement, puisque les députés ne veulent pas nous entendre, puisqu'ils nous méprisent, nous n'avons pas d'autre choix que d'engager avec quels et eux le rapport de force. Alors nous sommes là aujourd'hui, nous bravons les interdits. Alternatiba, action non-violente COP21, mais je pense aussi à Youth for Climate, Extinction Rebellion, nous continuerons à mener ce type d'action.
Et le dimanche 9 mai, partout en France, nous appelons une fois de plus à faire entendre nos voix partout dans la rue et pour dire que cette loi climat est un échec cuisant, qu'elle passe totalement à côté des enjeux de l'histoire et que déjà, ensemble, nous construisons l'après. Merci beaucoup et merci Extinction Rebellion.
...de
l'Assemblée nationale,
des
militants extrêmement déterminés,
tant
qu'ils estiment que ce projet de loi va être un énorme gâchis.
Donc,
on a pas mal de députés qui sont descendus pour venir nous soutenir devant cette action, devant l'Assemblée nationale. Déjà, on peut les remercier parce qu'il y a pas mal de députés de tous bords qui sont sortis. Donc, merci à vous d'être venus. Et si certains d'entre vous, certains, certaines d'entre vous souhaitent prendre la parole, le micro est à vous.
Bonjour à toutes et à tous et merci. Merci de cette action pacifique, symbolique par rapport à ce qui va se passer ici ce soir, parce qu'on n'est pas majoritaire à l'Assemblée. Donc, malheureusement, cette loi va passer. Je dis malheureusement parce qu'on ne peut plus payer le luxe de faire semblant de s'occuper du climat. Or, cette loi, elle fait semblant. Elle ne règle rien, on le sait. Elle enfonce des portes ouvertes. À certains moments, elle dit de procéder à des expériences qui existent déjà depuis des années. Je pense par exemple à la question des repas végétariens.
Elle
ne règle rien sur la question urgente, absolument décisive d'une bifurcation écologique totale de l'économie. Et puis, elle ne règle rien aussi. On a proposé, par exemple, le fait de retirer des grands projets inutiles et nuisibles. Je pense à la garde, par exemple, de Triangle des Guenesses.
Les
terres nécessaires pour une transition écologique. Cette loi ne le fait pas.
Emmanuel
Macron sur la reconnaissance des mesures qui venaient de la Convention citoyenne pour le climat. Et enfin, je dirais un dernier point. C'est qu'il
y a
cette loi et bientôt, il y a des budgets de la nation. Et on nous a déjà annoncé qu'au nom de la dette, on va baisser les dépenses. Ça veut dire que les milliards d'euros dont on a besoin ne seront pas au rendez-vous. Et qu'on va continuer uniquement à parier sur une croissance aveugle dont nous n'avons plus aujourd'hui les moyens. Voilà pourquoi nous soutenons votre action. Je sais que vous avez des clés. Avec les camarades, les collègues du groupe France Insoumise, on a mis des petites pancartes qui sont chacune des clés qui répondent à ce que vous posez comme question. On l'a posé tout à l'heure à l'Assemblée nationale.
Et que ça soit dans l'Assemblée nationale ou que ça soit ici, on vous soutient. Merci à vous.
Voilà,
Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Saint-Saint-Denis
qui
vient de s'exprimer. Hugo qui a des clés, Caroline qui a des clés.
On
a tous des clés. Merci.
Juste un mot. Très rapidement, je ne
prends
pas souvent la parole, mais vous savez, nous, dedans, souvent, on perd le moral et on se dit qu'on n'y arrivera pas. Et ce que vous faites aujourd'hui, vous nous redonnez la... Franchement, vous nous redonnez la patate et on se dit qu'à un moment donné...
D'autres députés qui sont là, il y avait Mathieu Orphelin, notamment, que j'ai vu là-bas. Il y
a
aussi Hugo Bernalicis, si certains d'entre vous veulent prendre la parole. On vous remercie vraiment d'être venus parce que c'est important d'avoir du soutien dehors. Là, il y a 12 personnes, 11 personnes, du coup, qui se sont enchaînées au gris de l'Assemblée nationale parce qu'il est urgent d'agir. Ces personnes-là, elles avaient... Elles se sont attachées avec un cadenas, un necklock, ce qu
'on
appelle un necklock, c'est des cadenas qui s'attachent au cou. Et en fait, pour ouvrir ces cadenas-là, il y a 12 clés. Et ces 12 clés, elles ont été envoyées aux députés qui ont été les moins convaincants, je dirais, les plus mauvais durant cette loi climat. Et ces députés-là ont les clés pour ouvrir ces cadenas-là pour qu
'on
s'en aille.
Donc
on appelle les 12 députés qui ont reçu ces clés à sortir, à venir, venir discuter avec nous et à ouvrir les cadenas parce que c'est eux qui ont les clés de notre avenir entre leurs mains.
Ils
ont vraiment les clés de notre avenir entre leurs mains au sens... Enfin, littéralement, puisque là, ils ont les clés pour ouvrir ces cadenas-là. Donc on les appelle à venir discuter. Qu'ils aient pas peur, on est complètement non-violent. On est là, on fait une action symbolique pour dénoncer cette loi climat qui va être votée bientôt dans une heure. Et on appelle vraiment tous les députés de tous bords à voter contre cette loi climat parce qu'une loi climat, c'est pas ça. Une loi climat qui réduit les gaz à effet de serre de seulement 15%, c'est complètement indécent. Donc on appelle tous les députés à voter contre et à venir nous rejoindre s'ils veulent discuter. Voilà.
Vous
pouvez aussi interpeller vos élus parce que la bataille n'est pas finie. La loi va partir au Sénat. Donc vous pouvez interpeller vos élus sur le site déni-démocratie.extinction-rébullion.fr en interpellant donc voilà vos députés pour leur dire que vous, citoyens, citoyennes, vous ne voulez pas de cette loi climat. Vous allez sur le site internet, c'est très rapide, il y
a
juste un mail à envoyer et ça dit à vos députés voilà, moi je suis contre cette loi-là parce que cette loi climat ne répond pas à mes attentes en tant que citoyen ou citoyenne. Voilà.
Je
vous remercie en tout cas d'être venus les députés et si d'autres personnes veulent prendre la parole, n'hésitez pas
à
vous manifester. Merci beaucoup. Pour rappel, si on doit le dire encore une fois, on est Extinction Rébellion, un mouvement de désobéissance civile non-violent. On est là pour dénoncer donc cette loi climat qui est complètement indigente, indécente, qui ne va pas assez loin du tout. On a quatre revendications. La première, elle est radicale, c'est la neutralité carbone en 2025
parce
qu'il est urgent d'agir. Il est urgent d'écouter les scientifiques qui nous alertent partout dans le monde.
Les
rapports du GIEC par exemple. Notre deuxième revendication,
c
'est l'arrêt de la destruction des mammifères terrestres et marins. La troisième revendication, c'est de dire la vérité. Et c'est pour ça que les médias sont là parce qu'il faut communiquer massivement sur la catastrophe qui est en cours, la catastrophe écologique qui a lieu. Et notre quatrième revendication, c'est réparer la démocratie, c'est-à-dire mettre en place des assemblées citoyennes et populaires, comme la Convention citoyenne pour le climat en quelque sorte, pour décider d'une transition juste et équitable pour toutes et tous. Voilà.
Donc on a quatre revendications et on espère vraiment qu'elles seront entendues aujourd'hui à la fois par le gouvernement, par nos politiques, par ceux qui nous dirigent parce que c'est eux qui ont les clés de notre avenir entre leurs mains et il faut vraiment qu
'ils
se bougent pour agir.
Bonjour, vous pouvez vous présenter ?
Oui, je m'appelle Lucie. Je fais partie d'Extinction Rebellion.
Vous
expliquez pourquoi aujourd'hui vous êtes enchaînée humainement entre vous devant l'Assemblée nationale un mardi 4 mai.
On
est enchaînée humainement par soutien avec nos camarades qui sont enchaînés physiquement aux grilles de l'Assemblée nationale et c'est pour alerter les citoyens et le gouvernement à la mascarade de la loi climat qui est en train de passer actuellement
à
l'Assemblée avant d'arriver au Sénat. C'est une loi qui était censée transmettre
les
149 propositions des 150 citoyens de la Convention citoyenne mais qui a été en l'état actuel complètement vidé de sa substance et qui aujourd'hui est une vraie mascarade et qui ne nous permettra absolument pas d'atteindre les objectifs en termes de climat pour la survie du vivant, pour la survie de tous en fait. Ce n
'est
pas une lubie. On n'est pas ici pour s'amuser.
On
est ici car on est vraiment
dans
un état de situation urgente critique pour la survie. Pourquoi
on
reste par
terre ? Pourquoi
on reste par terre ? Par soutien pour celles qui sont attrochées et pour rester avec elles et pour aussi alerter, voilà, pour transmettre ce message parce que par terre vous venez me voir comme ça au moins. C'est plus facile d'attirer votre attention quand je suis assise devant l'Assemblée nationale que de chez moi.
Vous
voulez rajouter quelque chose ? On
peut
parler de notre quatrième revendication.
On
est donc Extinction Rebellion. On a quatre revendications principales. La quatrième, c'est la demande d'une Assemblée citoyenne qui soit décisionnaire contrairement à la CCC qui est du coup pas décisionnaire et qui derrière, on peut voir que les mesures qui ont été formulées étaient très intelligentes, très pertinentes et arrivaient à lier à la fois l'écologie et le social. Et ce qui a été repris derrière au Parlement était vraiment ridicule, vidé de son sens. Pour moi, c'était une insulte à leur travail. Oui, les accords de Paris,
pour
les accords de Paris, prévoyaient qu'on réduise nos émissions de gaz à effet de serre de 47%. La loi climat, en l'état actuel, elle permettrait de réduire de même pas 15%. Pour montrer à quel point c'est une mascarade, en fait, elle ne va rien changer. Donc nous, oui, on veut une loi climat, on ne
dit
pas qu'on ne
veut
rien. Mais en fait, si on avance comme ça, c'est des petits pas et des petits pas qui vont vers rien et rien ne changera jamais. Et on se retrouve dans une situation d'autant plus critique parce qu'on pense avancer alors que rien ne change.
Parce que l'objectif de la loi climat, à
l
'origine, c'était de réduire d'ici 2030 de 30%, 40% les gaz à
effet.
40%, mais les accords de Paris déjà prévoyaient de 47%. Donc déjà, là, on perd dans nos ambitions. Et en plus, telle qu'elle a été traduite dans la loi, les propositions des citoyens pour le climat, on perd encore et on arrive à à peu près moins de 15%. Donc pour dire à quel point ça a été évincé et vidé de toute sa substance, en fait. Les 15%, c'est même optimiste. J'ai entendu des chiffres bien inférieurs à moins de 10%.
Et
au niveau européen, ce qui est recommandé, c'est une réduction de 65%. Donc on est vraiment très très loin. Et nous, au sein d'Extinction Rebellion, pour un avenir vivable et pour un avenir agréable, on demande la cessation d'ici 2025 de toutes les émissions carbone, donc
des
émissions nettes qui correspondent à 80% de réduction.
Il y avait des mesures, des propositions dans la Convention citoyenne, notamment sur la réduction de la TVA sur les voyages en train, qui étaient relativement simples à réaliser et qui auraient sûrement
été très efficaces. Absolument. Je ne m'y connais pas particulièrement sur ce sujet précis. Mais effectivement, le fait d'encourager des comportements toxiques, finalement, de prendre l'avion, aujourd'hui, on sait que c'est réservé à une petite partie de la population qui pollue du coup beaucoup plus que la moyenne et que c'est un comportement qui n
'est
pas nécessaire, surtout en période de pandémie.
C
'est ridicule. Et d'autant plus qu'il y a de plus en plus d'alternatives. Prendre le train, c'est une alternative totalement faisable. il
faut
qu'on reprenne le temps d'utiliser des moyens de transport ou des modes de vie qui soient plus vivables, plus en accord avec ce que notre planète est capable de supporter. Merci.
Voilà.
Le live, ce direct, va bientôt prendre fin. Nous reviendrons, nous reprendrons
ce
direct si les événements le justifient.
et
pour l'instant, nous allons attendre avec les militants d'extinction-rébellion
que
les députés qui ont les clés
des
cadenas avec lesquels se sont enchaînés les militantes sur les grilles de l'Assemblée nationale
se
fassent. Donc, on vous donne rendez-vous tout à l'heure pour reprendre éventuellement ce direct. N'hésitez pas à le commenter, à le partager et
à
envoyer vos questions. Merci. Merci.