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InterviewBenoît Hamon· 30 janvier 2017 7 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Benoit Hamon au 20h de France 2 - 30.01.2017

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Après cette victoire, c'est le plus beau jour de votre vie politique ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous sentez prêt à endosser ce lourd costume présidentiel ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    François Hollande en 2012 avait 'réenchanter le rêve français', vous avez 'futur désirable'. Pouvez-vous expliquer ?

  • 2:30RelanceRéponse partielle

    Les députés PS font défection. Allez-vous amender votre programme sur des points clés comme le revenu universel ou la réduction du temps de travail ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Vous aviez dit appeler Jean-Luc Mélenchon après votre victoire. L'avez-vous contacté ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron, est-il de droite ou de gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Benoît HamonFait
    « Non, le plus beau jour de ma vie politique, il sera peut-être en mai. »
  • 1:00Benoît HamonChiffre
    « plus d'un million d'électeurs de gauche qui m'ont donné de la force, de l'élan »
  • 2:00Benoît HamonFait
    « Que mes enfants fasse des enfants dans un monde qui soit un monde respirable. »
  • 3:00Benoît HamonPromesse
    « Je maintiens le cap du revenu universel. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Benoît ! Bon merci d'être avec nous. Bonsoir David PS.

Après cette victoire, je voudrais d'abord vous montrer une image. Vous-même hier soir, il y a un mois ou deux, le grand public ne vous connaissait pas. Personne ou presque ne misait sur vous.

C'est le plus beau jour de votre vie politique ? Non, le plus beau jour de ma vie politique, il sera peut-être en mai. C'est une belle étape.

C'est une belle étape parce que elle m'a permis de défendre un projet auquel je crois et qui a réuni plusieurs centaines de milliers, plus d'un million d'électeurs de gauche qui m'ont donné de la force, de l'élan et j'espère que cet élan nous mènera ensemble jusqu'à l'Élysée. C'est pas une question politique mais plutôt personnelle. Est-ce que vous vous sentez prêt prêt à endosser ce lourd costume présidentiel ?

Oui. Sinon, je n'aurais pas pris cette décision. Je mesure l'état d'instabilité qui est celui de la France en Europe, l'Europe dans le monde avec l'arrivée de Donald Trump et l'inquiétude qu'il fait peser sur le continent par ses choix. l'inquiétude que fait peser Vladimir Poutine sur le continent aussi européen.

Et c'est une décision grave parce que je sais que notre pays est en crise, toujours menacé par le terrorisme. Euh jusqu'ici incapable euh de comprendre la transition qu'il faut opérer sur le travail, incapable de penser jusqu'ici la nouvelle protection sociale qui est nécessaire. Il y a des éléments positifs dans le quinquena, mais il me semble qu'il faut maintenant nous tourner vers ce futur là.

Et c'est la raison pour laquelle j'ai parlé d'un futur désirable. Et ce futur désirable, j'espère pouvoir l'incarner avec force dans les semaines qui viennent. Alors justement François Hollande en 2012, il avait une formule réenchanter le rêve français et vous vous avez votre formule.

Vous venez de la prononcer, vous la prononcez à chaque fois presque comme un élément de langage. On vous écoute. Futur désirable.

Un futur désirable. Un futur désirable. Un futur désirable.

Le rôle d'un président, c'est de faire rêver, de faire désirer, même en temps de crise et après les attentats. Moi, j'ai le souvenir de Michel Rocard auquel je dois beaucoup dans ma culture politique qui parlait d'une forme de devoir de grisaille, c'est-à-dire de regarder la réalité telle qu'elle est qu'il avait raison, il faut regarder la réalité telle qu'elle est et souvent c'est la chose la plus difficile pour les responsables politiques qui s'enferment dans le évidemment, mais il faut pouvoir se projeter. Et moi, à partir de ce réel, je veux comme disait Joess, aller à l'idéal, en tout cas montrer un objectif.

Ce futur désirable c'est quoi ? C'est que mes enfants fasse des enfants dans un monde qui soit un monde respirable. Que le travail tel qu'il est en train de se transformer permette demain aux nouvelles générations de ne pas enchaîner que des contrats précaires mais qu'elle puisse être aussi bien protégé ces nouvelles générations que nous ne l'avons été vous et moi.

Et ce sont autour de ces questions qui touchent à l'écologie, à la démocratie. Quel est le pouvoir réel de nos compatriotes de décider de leur vie et de la vie de la nation ? Comment est-ce qu'on construit un modèle de développement où on s'interroge sur nos modes de production, nos modes de consommation, l'impact qu'ils ont sur notre environnement et la dette que nous avons vis-à-vis de la nature et que nous laissons à nos enfants.

Ce sont ces questions-là que je veux porter et qui je parle de futur désirable en tout cas ont réunit des Français dont on n'imaginait pas qu'ils puissent à nouveau peut-être se mobiliser positivement. C'est pas autour d'une angoisse que j'ai mobilisé les Français. C'est pas la peur au ventre.

C'est sur le désir effectivement d'un futur qui soit un futur plus fraternel et plus solidaire. Mais là, il y a un premier moment de vérité. Vous l'avez entendu dans ce journal, vous l'avez observé.

C'est députés PS qui font défection et on entend beaucoup. Soit Benoît Amont met de l'eau dans son vin, soit ce rassemblement, il sera difficile. Alors, est-ce que vous allez amender votre programme sur des points clés par exemple qui ont suscité beaucoup de débats comme les revenus universels ou la réduction du temps de travail ?

Écoutez, ce serait curieux que je dise, il y a de grandes transitions qui supposent des réponses à la hauteur des défis de notre temps et pas des défis du passé. Je serais curieux que je disent il faut en finir avec les solutions du passé qui n'ont pas marché et de dire qu'au terme de la primaire finalement ces transitions ne s'opèrent plus et qu'il faudrait ranger ces solutions. Donc oui, je maintiens le cap du revenu universel.

Cela veut-il dire que je ne m'inspirerai pas et que je n'enricrai pas mon programme des contributions qui sont celles de la famille socialiste ? Évidemment non. Je vais prendre quelques exemples.

Il y a dans ce quinquena des éléments évidemment positifs et je n'ai jamais moi considéré qu'il était indéfendable. Je prends l'exemple Mathias Fel quand il s'est opposé au tafta au traité des transatlantiques avec les Américains. Il a fait porté un bon combat quand Marisol Touren s'est battu sur le compte pénibilité.

C'était un bon combat. Le fait que Najad Valelcassem ait maintenu la priorité à la création de poste dans l'éducation nationale c'était un bon combat. Nous amons, est-ce que vous pouvez citer une proposition de Manu Vals que vous reprendrez dans votre programme ?

Mais nous travaillerons et et je veux dire simplement les choses. Moi, je ne suis pas fermé au fait d'enrichir ce projet. Au contraire, ce que je veux indiquer, c'est que l'espérance qu'il se lève, qui est la chose la plus précieuse qui soit, c'est-à-dire de nourrir un projet politique aussi d'une espérance, pas simplement de la peur, c'est-à-dire de voter contre.

Moi, je souhaite que l'on vote pour ce que je propose et pas contre François Fillon ou Marine Le Pen seulement. Et bien cela je le garderai intact parce que c'est le Lè le plus précieux de cette campagne. L'élan et la force que m'ont donné plus d'un million d'électeurs de gauche qui ont dit quoi ?

Que la gauche se relève, qu'elle a envie de gagner l'élection présidentielle mais que pour la gagner, il faut qu'elle se tourne vers l'horizon et pas qu'elle ressasse ses vieilles querelles et qu'elle se rassemble. C'est la raison aussi pour laquelle rassembler la famille socialiste est pour moi indissenciable de la nécessité de rassembler la gauche. Un point encore rassembler la gauche.

Vous aviez dit dès ma victoire acquise, j'appellerai Jean-Luc Mélenchon. Vous aviez parlé aussi de de Yannick Jad. Jean-Luc Mélenchon, ça y est, vous l'avez eu au téléphone ?

Non, je l'ai pas eu au téléphone. Je verrai Yannick Jadeau demain. J'espère avoir des contacts avec Jean-Luc Mélenchon, mais pas que euh avec les responsables politiques de la gauche.

Je Emmanuel Macron, vous l'appellerez aussi. Il faudra qu'il qu'il tranche. Emmanuel, est-ce qu'il est de droite ?

Est-ce qu'il est de gauche ? C'est un peu un clignotant. Un jour de droite, un jour de gauche.

J'aimerais savoir s'il est de gauche, on discutera. S'il ne l'est pas, on ne discutera pas. Mais plus généralement, je ce qui moi m'intéresse aujourd'hui, c'est que des grandes voies de l'économie, du monde associatif, de la lutte contre l'exclusion, euh de la culture euh viennent enrichir euh le projet politique que je porte.

Moi, je ne veux pas réduire le rassemblement à euh une affaire d'appareil et quand j'étais avec Bernard Casneu dont dont je que je remercie de son soutien, même s'il est exigeant, nous n'avons pas parlé de d'appareil. Nous avons essayé de nous projeter ensemble vers le défi qui est celui de permettre à la gauche d'être au second tour de l'élection présidentielle. Rien ne serait pire que de devoir assister passif à un duel entre l'extrême droite xénophobe et nationaliste qui ne vit que du commerce de la peur et une droite conservatrice qui aujourd'hui elle aussi vit de de ce commerce de la peur et de l'angoisse.

Moi je je veux en tout cas que cette gauche relève la tête et j'irai en m jusqu'au bout autour de cette espérance. Merci Benoît d'avoir répondu à nos questions. Merci David Padas.