Nicolas Dupont-Aignan invité de BFM Story
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
Le retour des frontières, c'est la fin de Schengen, c'est ce que vous souhaitez ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Madame Merkel est très critiquée à cette volte-face sur les migrants. Elle ferme ses frontières, elle s'est trompée ?
- 2:59OuverteRéponse directe
La position de la France, elle n'est pas très claire non plus ?
- 3:37OuverteRéponse directe
On parle d'un million de réfugiés. En France, on va en accueillir 24 000 en deux ans. Il y a quelque chose qu'on ne comprend pas ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Il faut que tout le monde soit d'accord. On progresse ?
- 8:19OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est en train de vivre la fin de Schengen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« on s'aperçoit que le système Schengen n'est pas valable car il a déresponsabilisé les pays des frontières européennes »
- 0:31Invité politiqueFait
« Il a créé un formidable appel d'air qui entraîne les migrants à aller vers l'Allemagne où il y a du travail ou vers la France où il y a des prestations sociales. »
- 1:07Invité politiqueFait
« il y a urgence à ce que la France contrôle sa frontière avec l'Allemagne »
- 1:42Invité politiqueFait
« de faire croire, surtout en France, qu'il y a tant de difficultés, tant de malheureux dans notre pays qui sont défavorisés par rapport aux fameux migrants qui sont accueillis bras ouverts par le gouvernement. »
- 2:52Invité politiqueFait
« pourquoi l'avoir fait ? »
- 6:47Invité politiqueChiffre
« 15 000 sur 65 000, mais vous n'avez pas expulsé les autres. »
- 7:07Invité politiqueFait
« le ministre, M. Cazeneuve, a osé donner 1 000 euros à chaque place de migrant prise, alors qu'au même moment, il a supprimé les aides. »
- 7:46Invité politiqueChiffre
« Demande d'asile en France. Vous en acceptez 15 000, mais vous n'expulsez pas les autres. »
- 7:54Invité politiqueChiffre
« Non, pas 5 %, on a plus de 20 000 expulsions par an. »
- 10:30Invité politiqueFait
« le système Schengen déresponsabilise les pays de frontières. »
- 10:54Invité politiqueFait
« Ils n'enregistrent même pas le migrant. Ils donnent un billet de train gratuit pour 21 000. »
- 11:40Invité politiqueFait
« la vraie question, c'est de permettre à ces migrants de revenir chez eux, d'être dans les pays comme la Turquie et d'autres »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan42 %
- Invité33 %
- Présentateur15 %
- ?10 %
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Ces frontières qui se referment sur les migrants, on en parle en Hongrie mais aussi en Autriche, en Allemagne et pourquoi pas en France puisque la droite, et Eric Ciotti l'a confirmé, la droite française réclame le contrôle à la frontière franco-italienne. Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Christophe Karech, bonsoir. Le retour des frontières, c'est la fin de Schengen, c'est ce que vous souhaitez ? Enfin,
on s'aperçoit que le système Schengen n'est pas valable car il a déresponsabilisé les pays des frontières européennes qui laissent rentrer parce qu'ils savent que ce n'est qu'un transit. Il a créé un formidable appel d'air qui entraîne les migrants à aller vers l'Allemagne où il y
a
du travail ou vers la France où il y
a
des prestations sociales. Et la conséquence, quand il n
'y
a plus de frontières, c'est-à
-dire
plus de filtres, la frontière, ce n
'est
pas un mur, c'est un filtre, c'est la jungle. Et après la jungle, il y a les murs qui arrivent. Et au contraire, la frontière, c'est un filtre qui devrait permettre de trier les personnes qui relèvent du droit d'asile et celles qui sont des migrants économiques.
Et
j'ajoute, dernier point, qu'il
y
a urgence à ce que la France contrôle sa frontière avec l'Allemagne puisque l'Allemagne, bien sûr, par irresponsabilité, a lancé un appel d'air considérable de manière totalement lâche pour avoir l'air de
faire bien. Madame Merkel a
fait preuve de l'acheter
sur ce dossier. Oui, de l'acheter
parce qu'elle a créé un espoir
fou,
c'est même le journal Libération qui le disait, un espoir fou en Turquie, pas en Syrie, en Turquie, où il y a beaucoup de Syriens qui sont venus après la guerre et qui, bien évidemment, se jettent dans la main des passeurs, risquent leur vie et viennent, croyant, trouver un Eldorado. Et je pense que ce n'est pas responsable de la part du gouvernement allemand et français de faire croire, surtout en France, qu'il y a tant de difficultés, tant de malheureux dans notre pays qui sont défavorisés par rapport aux fameux migrants qui sont accueillis bras ouverts par le gouvernement.
Alors c'est vrai que Madame Merkel est très critiquée à cette volte-face sur les migrants. Oui, mais finalement, aujourd'hui, elle ferme ses frontières. Donc elle s'est trompée. Elle fait comme Orban, elle ferme la frontière.
Non, elle ne s'est pas trompée. Simplement, ce que demande Madame Merkel, et elle a bien raison, c'est d'avoir une politique européenne.
Pas
simplement une politique...
Elle demande ou elle
veut imposer ?
Elle
demande. En Europe, sur ces questions-là en particulier, les États décident. Donc elle demande et elle a bien raison de le demander parce qu'aujourd'hui, il ne s'agit pas simplement d'accueillir les réfugiés. Il s'agit de développer une politique globale. Je ne crois pas que ce soit en se barricadant, en mettant des policiers à 20 milles, qu'on va régler le problème qui nous est posé.
Oui,
mais en disant
aux migrants, venez, on vous accueille, est-ce que ce n
'est
pas un appel d
'air
? Pour
régler
le... Oui,
bien sûr qu
'il
y
a
eu un appel d'air.
Il y a eu
un
appel d'air ? Aujourd
'hui, ce qu'elle dit... C'est
bien
que vous le reconnaissiez. Je
suis
content que vous le reconnaissiez.
Alors
pourquoi l'avoir fait
? La France, accessoirement, je le dis, n'a pas eu cette position. La position de la France a été de
dire... Mais qui est la position de la
France, justement
? Elle n'est pas très claire non plus.
On
a l
'impression soit d'être à la remorque de Merkel ou au contraire d
'être un peu gêné par... La
position de la France, et ça a été exprimé encore par Bernard Cazeneuve, c'est d'avoir un règlement européen avec une répartition des réfugiés.
Et
je pense que c'est la bonne position. Parce que c'est la position qui permet à la fois de
respecter le
droit d'asile, de respecter le droit d'asile. M. Dupont-Agnon, le droit d'asile, c'est un droit. Et moi, je souhaite que la France continue à respecter ce droit. Et
deux gaiements
à réguler
les flux qui sont posés.
Ce qu
'on
ne comprend pas, c'est qu'on parle d'un million de réfugiés. Maintenant, le un million a été cité par les autorités allemandes aujourd'hui. Et nous, en France, on dit qu'on va en accueillir 24 000 en deux ans.
Il y a
quelque chose qu'on ne comprend pas,
là.
Mais attendez, il y a les réfugiés
qui... Soit on ment,
soit on
est débordé par la situation. Mme
Merkel a pris des positions pour l'Allemagne.
Elle
n
'a
pas pris des positions pour
la France.
Donc nous,
on
la fera à 24 000. 800 000, un million...
Et nous, ça ne sera que
24 000 sur deux ans.
Ce qu'a dit la France, c'est que nous, dans le cadre de la répartition qui est prévue, notamment dans le plan Juncker, nous, la France, s'engage à accueillir 24 000 demandeurs d'asile dans les deux ans qui viennent,
en
plus, soyons clairs, de ceux qui accèdent à l'asile en France, mais qui sont autour de 15 000 par an. Donc voilà ce qu'a dit la France. Et la France, qu'est-ce qu'elle veut ? Elle veut à la fois que le droit d'asile soit respecté, mais elle veut aussi qu'il y ait une politique globale qui permet de réguler les difficultés. Il est évident que l'Europe ne peut pas accueillir l'ensemble des réfugiés, par exemple, qui sont en Turquie. 1,8
million de réfugiés en Turquie. Qu'est-ce qu'il
faut faire ? Il faut aider ces pays, il faut les soutenir, dans l'accueil qu'eux-mêmes font de ces réfugiés. Il faut avoir une politique
de coopération
avec les Italiens, avec les Hongrois, avec les Grecs, pour mettre en place des centres qui permettent de déterminer qui a le droit à l'asile, qui
n'a pas le droit à l'asile. Il
faut mettre une politique de lutte contre l'immigration clandestine et contre les passeurs. C'est ça la politique qu'il faut qu
'on se voit. Mais qu'on ne fait pas pour l'instant. On ne peut pas
la concevoir uniquement au niveau national.
Ça n'a pas de sens.
La difficulté, c'est qu'on est très nombreux autour de la table, Nicolas Dupont-Aignan.
Il faut
que tout le monde soit d'accord.
Mais on progresse. Comme on ne peut pas le définir au niveau européen, la plupart des
pays... Il faut se replier sur nous.
Si je peux, je vous ai laissé parler. Il faut se replier sur nous. Non. Comme on ne peut pas le définir au niveau européen, puisqu'on dit qu'il
n'y
a qu'à Faucon, et ce n
'est
toujours pas fait, il y a urgence à prendre des mesures de précaution nationale. Et M. Carèche dit qu'il n'y
en
aura que 24 000. Ce n
'est
pas vrai, puisqu'il
y
en a 800 000 qui vont arriver en Allemagne et qu
'il n'y a
pas de frontière entre la France et l'Allemagne. Ce n'est pas vrai, ce que vous avez dit, parce
que
M.
Juncker...
C'est ce qu'a fait l'Allemagne avec l'Autriche. C'est ce que fait l'Hongrie, mais c'est la frontière européenne. Et il
y
a un moment, il faut être réaliste. Car sinon, nous allons avoir une situation immaîtrisable en France. Et ce qui me désole dans cette affaire, c'est qu'on a vu ce qui allait arriver depuis des semaines, mais
rien.
J'étais à la frontière turque il y a maintenant trois semaines. J'ai annoncé. J'ai dit que
c
'est un rythme de 20 000 par semaine. C'est du 100 000 par mois. Et
on a dit... La peur de l'invasion. La réalité,
elle est là. Vous ne
protégez pas le pays.
Vous ne protégez plus
le pays.
J'ajoute d'ailleurs, pour qu
'on
soit clair,
c'est que vous préférez donner 1 000 euros. Combien de demandes d'asile
en France ont été acceptées ? M.
Dupont-Aignan. 15 000 sur 65 000, mais vous n'avez pas expulsé les autres. Ça veut dire que quand des gens demandent une... Non, ce n
'est
pas vrai. Vous savez, les chiffres du ministère de
l
'Intérieur ne sont pas repartis. Et donc la réalité, c'est que comme il n'y a plus de frontières,
on
n'arrive plus à traiter correctement les demandes d'asile. Et on accueille tout le monde. Et la réalité, c'est quand même que samedi, le ministre, M. Cazeneuve, a osé donner 1 000 euros à chaque place de migrant prise, alors qu'au même moment, il a supprimé les aides. Les aides pour les communes, les mal logés.
C'est-à-dire que ce
gouvernement... Là,
c
'est une aide pour les communes. Oui,
mais
nous, nous avons des SDF dans nos villes. Nous avons des gens qui dorment dans les voitures. Les malheureux de l'intérieur. Et dans votre ville, vous n'avez pas accueilli de réfugiés ? Non, je refuse, parce que moi, je veux traiter ceux qui sont malheureux dans notre pays. Et ça, ça n'intéresse
pas le gouvernement. Le gouvernement... Pourquoi vous
donnez d'argent ? Et
le droit d
'asile,
vous le remetez.
Vous le
remettez en cause ou pas ?
Non, je remets en
cause la tromperie du droit d'asile. Le droit d'asile doit être respecté. C'est très simple. Il y a 65 000 hors l'affaire des migrants. Demande d'asile en France. Vous en acceptez 15 000, mais vous n'expulsez pas les autres. Si, on en expulse une partie, pas tout.
Je suis d'accord avec vous. 5
%, rapport parlementaire. Non, pas 5 %, on
a plus de 20 000
expulsions par an. La question majeure, et c
'est
la question fondamentale qu'il faut se poser, outre le changement de politique en Syrie, bien évidemment, la politique d'aide en Afrique, car il faut traiter les causes, c'est une évidence. Mais la question majeure,
c'est que pour
traiter les demandes d'asile et vraiment accepter les malheureux réfugiés, il faut pouvoir contrôler sa frontière. Et c'est ce dont s'aperçoivent tous les peuples.
C
'est ce que veut. Est-ce qu'on est en
train de vivre... Alors attendez, Christophe Karech, est-ce qu'on est en
train
de vivre...
C'est la
fin de Schengen. Est
-ce
qu'on est en train de vivre justement la fin de l'espace Schengen ? On va rappeler que c'était l'un des acquis les plus concrets de l'Union Européenne, cette zone de libre circulation. Alors il y a 26 pays actuellement qui sont membres de l'espace Schengen, 22 membres de l'Union Européenne. Il y a des membres de l'Union Européenne qui n'y sont pas, et puis des pays qui ne sont pas de l
'Union
Européenne, mais qui y sont. Ce n
'est
pas tout à fait simple. Mais en tout cas, ça fonctionnait plutôt bien jusqu'à présent. Là, ça explose un peu sous nos yeux quand même. Est-ce qu'il faut réformer Schengen ? C'est
quoi Schengen ? Schengen, c'est la protection des frontières extérieures de l'Union et la libre circulation à l'intérieur. Mais le premier terme, la première priorité est aussi importante. La protection des frontières de l'Union. Ce que demande la France à travers le plan qu'il va proposer avec l'Allemagne, c'est de faire qu'à ces frontières de l
'Union, il
y ait ce qu'on appelle des hotspots,
des centres... Alors c'est quoi ces frontières ?
C'est la Grèce ? C'est
la
Grèce, l'Italie, ceux qui sont concernés aujourd'hui par la flûte de réfugiés. Donc l'Italie, la Grèce et la Hongrie. Qu'il y ait ce qu'on appelle des hotspots, c'est le terme qui a été retenu. Des centres de
contrôle. Des
centres dans lesquels les
réfugiés... Le terme est peut-être... C'est ça, on fait un tri.
Oui, d'un certain point de vue.
Entre les migrants économiques et les réfugiés. On
répartit en fonction de ceux qui sont acceptés parce qu'ils ont le droit d'asile et ceux qui ne l'ont pas et qui n'ont pas vocation à rester sur le territoire européen. Après, qu'est-ce qui se passe ? Après, vous avez une répartition dans chacun des pays. Parce qu'il est vrai que c
'est plus
facile
pour l
'ensemble de recevoir plusieurs milliers de personnes à 28 que de le recevoir uniquement dans
un pays. Et on le voit.
C'est bien le problème qui est posé en Allemagne. C'est qu'aujourd'hui, l'Allemagne est pratiquement le seul pays qui a ouvert autant ses frontières, mais pour une raison aussi.
Avec une volonté
politique de le faire aussi. Oui,
il y a aussi
le souhait personnel des demandeurs d'asile. On ne peut pas obliger
les demandeurs d'asile
à déposer des demandes d'asile en France. C
'est un problème aussi de
cette règle. Mais pourquoi
le système ne marche pas
? Il faut qu'il y
ait
une solidarité
entre
les pays européens.
Mais
le système ne marche pas pour une raison simple. Ce que dit M. Karech pourrait être juste, sauf que le système Schengen déresponsabilise les pays de frontières. J'ai vu les autorités grecques qui m'ont dit quoi ? Elles m
'ont
dit, nous, d'abord, on n'a pas les moyens. Sur les îles grecques. Et en plus,
on sait que
les migrants ne vont pas rester chez nous. Les Italiens font quoi ? Ils n'enregistrent même pas, et M. Kasseneuve l'a dit d'ailleurs, ils n'enregistrent même pas le migrant. Ils donnent un billet de train gratuit pour 21
000. C'est pour ça qu'il faut être d'accord avec
eux.
Le
système Schengen est
déresponsabilisant.
Oui,
mais
c'est ça
qui ne va pas, parce que les migrants ne veulent pas aller en
Grèce, ils ne
veulent
pas aller en
Hongrie, ils veulent aller en
Allemagne.
Ils ne
marchent pas.
On les oblige à aller en Hongrie ? L'accord, c'est
de donner des moyens à ces pays, parce que vous avez raison.
Il n'y a pas suffisamment de moyens. Concrètement, c'est de contrôler la frontière et d
'accueillir les
migrants.
Quand nos reporters interrogent ces Syriens, notamment, ils veulent tous aller en Allemagne. Et donc, ces Syriens, on leur dit, non, vous n
'allez
pas en Allemagne, on va vous répartir, on va vous mettre un peu en Italie, un
peu en France, un peu en Espagne. Personne
ne se pose la question.
Ça, c'est
possible, ça. Il
faudrait faire
ça, oui, bien sûr. Personne ne se pose la question de savoir si un pays comme la France et un continent européen peut continuer à accepter autant de migrants. Car la vraie question, c'est de permettre à ces migrants de revenir chez eux, d'être dans les pays comme la Turquie et d'autres, car sinon, si on continue comme ça, cette année, c'est un million, mais demain, ça sera deux millions, trois millions. Et c'est là où la politique, pardonnez-moi, de votre gouvernement est irresponsable. C'est parce que vous faites croire à ces migrants qu'ils ont un avenir.
Vous n'êtes pas capable de vous occuper des gens qui sont malheureux dans notre pays, vous ne leur donnez plus de moyens pour les aider, et vous donnez plus d'argent à ceux qui arrivent. Comment voulez-vous que le Français puisse accepter cette politique ? Merci, messieurs, pour ce débat.
Nicolas Dupont-Aignan