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DébatNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 14 septembre 2015 12 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan invité de BFM Story

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Le retour des frontières, c'est la fin de Schengen, c'est ce que vous souhaitez ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Madame Merkel est très critiquée à cette volte-face sur les migrants. Elle ferme ses frontières, elle s'est trompée ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    La position de la France, elle n'est pas très claire non plus ?

  • 3:37OuverteRéponse directe

    On parle d'un million de réfugiés. En France, on va en accueillir 24 000 en deux ans. Il y a quelque chose qu'on ne comprend pas ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Il faut que tout le monde soit d'accord. On progresse ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est en train de vivre la fin de Schengen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « on s'aperçoit que le système Schengen n'est pas valable car il a déresponsabilisé les pays des frontières européennes »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Il a créé un formidable appel d'air qui entraîne les migrants à aller vers l'Allemagne où il y a du travail ou vers la France où il y a des prestations sociales. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « il y a urgence à ce que la France contrôle sa frontière avec l'Allemagne »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « de faire croire, surtout en France, qu'il y a tant de difficultés, tant de malheureux dans notre pays qui sont défavorisés par rapport aux fameux migrants qui sont accueillis bras ouverts par le gouvernement. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « pourquoi l'avoir fait ? »
  • 6:47Invité politiqueChiffre
    « 15 000 sur 65 000, mais vous n'avez pas expulsé les autres. »
  • 7:07Invité politiqueFait
    « le ministre, M. Cazeneuve, a osé donner 1 000 euros à chaque place de migrant prise, alors qu'au même moment, il a supprimé les aides. »
  • 7:46Invité politiqueChiffre
    « Demande d'asile en France. Vous en acceptez 15 000, mais vous n'expulsez pas les autres. »
  • 7:54Invité politiqueChiffre
    « Non, pas 5 %, on a plus de 20 000 expulsions par an. »
  • 10:30Invité politiqueFait
    « le système Schengen déresponsabilise les pays de frontières. »
  • 10:54Invité politiqueFait
    « Ils n'enregistrent même pas le migrant. Ils donnent un billet de train gratuit pour 21 000. »
  • 11:40Invité politiqueFait
    « la vraie question, c'est de permettre à ces migrants de revenir chez eux, d'être dans les pays comme la Turquie et d'autres »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan42 %
  • Invité33 %
  • Présentateur15 %
  • ?10 %

≈ 47,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ces frontières qui se referment sur les migrants, on en parle en Hongrie mais aussi en Autriche, en Allemagne et pourquoi pas en France puisque la droite, et Eric Ciotti l'a confirmé, la droite française réclame le contrôle à la frontière franco-italienne. Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Christophe Karech, bonsoir. Le retour des frontières, c'est la fin de Schengen, c'est ce que vous souhaitez ? Enfin,

0:22
Nicolas Dupont-Aignan

on s'aperçoit que le système Schengen n'est pas valable car il a déresponsabilisé les pays des frontières européennes qui laissent rentrer parce qu'ils savent que ce n'est qu'un transit. Il a créé un formidable appel d'air qui entraîne les migrants à aller vers l'Allemagne où il y

0:40
Locuteur

a

0:40
Nicolas Dupont-Aignan

du travail ou vers la France où il y

0:41
Locuteur

a

0:41
Nicolas Dupont-Aignan

des prestations sociales. Et la conséquence, quand il n

0:45
Locuteur

'y

0:45
Nicolas Dupont-Aignan

a plus de frontières, c'est-à

0:47
Locuteur

-dire

0:47
Nicolas Dupont-Aignan

plus de filtres, la frontière, ce n

0:48
Locuteur

'est

0:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas un mur, c'est un filtre, c'est la jungle. Et après la jungle, il y a les murs qui arrivent. Et au contraire, la frontière, c'est un filtre qui devrait permettre de trier les personnes qui relèvent du droit d'asile et celles qui sont des migrants économiques.

1:02
Locuteur

Et

1:02
Nicolas Dupont-Aignan

j'ajoute, dernier point, qu'il

1:03
Locuteur

y

1:03
Nicolas Dupont-Aignan

a urgence à ce que la France contrôle sa frontière avec l'Allemagne puisque l'Allemagne, bien sûr, par irresponsabilité, a lancé un appel d'air considérable de manière totalement lâche pour avoir l'air de

1:17
Locuteur

faire bien. Madame Merkel a

1:18
Présentateur

fait preuve de l'acheter

1:18
Locuteur

sur ce dossier. Oui, de l'acheter

1:19
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'elle a créé un espoir

1:21
Locuteur

fou,

1:22
Nicolas Dupont-Aignan

c'est même le journal Libération qui le disait, un espoir fou en Turquie, pas en Syrie, en Turquie, où il y a beaucoup de Syriens qui sont venus après la guerre et qui, bien évidemment, se jettent dans la main des passeurs, risquent leur vie et viennent, croyant, trouver un Eldorado. Et je pense que ce n'est pas responsable de la part du gouvernement allemand et français de faire croire, surtout en France, qu'il y a tant de difficultés, tant de malheureux dans notre pays qui sont défavorisés par rapport aux fameux migrants qui sont accueillis bras ouverts par le gouvernement.

1:53
Présentateur

Alors c'est vrai que Madame Merkel est très critiquée à cette volte-face sur les migrants. Oui, mais finalement, aujourd'hui, elle ferme ses frontières. Donc elle s'est trompée. Elle fait comme Orban, elle ferme la frontière.

2:05
Invité

Non, elle ne s'est pas trompée. Simplement, ce que demande Madame Merkel, et elle a bien raison, c'est d'avoir une politique européenne.

2:12
Locuteur

Pas

2:12
Invité

simplement une politique...

2:13
Locuteur

Elle demande ou elle

2:14
Présentateur

veut imposer ?

2:15
Locuteur

Elle

2:15
Invité

demande. En Europe, sur ces questions-là en particulier, les États décident. Donc elle demande et elle a bien raison de le demander parce qu'aujourd'hui, il ne s'agit pas simplement d'accueillir les réfugiés. Il s'agit de développer une politique globale. Je ne crois pas que ce soit en se barricadant, en mettant des policiers à 20 milles, qu'on va régler le problème qui nous est posé.

2:40
Présentateur

Oui,

2:40
Locuteur

mais en disant

2:40
Présentateur

aux migrants, venez, on vous accueille, est-ce que ce n

2:43
Locuteur

'est

2:43
Présentateur

pas un appel d

2:43
Locuteur

'air

2:43
Présentateur

? Pour

2:44
Invité

régler

2:44
Locuteur

le... Oui,

2:45
Invité

bien sûr qu

2:46
Locuteur

'il

2:46
Invité

y

2:46
Locuteur

a

2:46
Invité

eu un appel d'air.

2:47
Locuteur

Il y a eu

2:47
Invité

un

2:47
Locuteur

appel d'air ? Aujourd

2:47
Invité

'hui, ce qu'elle dit... C'est

2:48
Locuteur

bien

2:49
Invité

que vous le reconnaissiez. Je

2:49
Locuteur

suis

2:50
Invité

content que vous le reconnaissiez.

2:52
Locuteur

Alors

2:52
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi l'avoir fait

2:53
Invité

? La France, accessoirement, je le dis, n'a pas eu cette position. La position de la France a été de

2:59
Locuteur

dire... Mais qui est la position de la

2:59
Présentateur

France, justement

3:00
Invité

? Elle n'est pas très claire non plus.

3:01
Locuteur

On

3:01
Invité

a l

3:02
Locuteur

'impression soit d'être à la remorque de Merkel ou au contraire d

3:04
Présentateur

'être un peu gêné par... La

3:05
Invité

position de la France, et ça a été exprimé encore par Bernard Cazeneuve, c'est d'avoir un règlement européen avec une répartition des réfugiés.

3:15
Locuteur

Et

3:15
Invité

je pense que c'est la bonne position. Parce que c'est la position qui permet à la fois de

3:20
Locuteur

respecter le

3:21
Invité

droit d'asile, de respecter le droit d'asile. M. Dupont-Agnon, le droit d'asile, c'est un droit. Et moi, je souhaite que la France continue à respecter ce droit. Et

3:33
Locuteur

deux gaiements

3:33
Invité

à réguler

3:34
Locuteur

les flux qui sont posés.

3:37
Présentateur

Ce qu

3:37
Locuteur

'on

3:37
Présentateur

ne comprend pas, c'est qu'on parle d'un million de réfugiés. Maintenant, le un million a été cité par les autorités allemandes aujourd'hui. Et nous, en France, on dit qu'on va en accueillir 24 000 en deux ans.

3:46
Locuteur

Il y a

3:46
Présentateur

quelque chose qu'on ne comprend pas,

3:47
Locuteur

là.

3:47
Invité

Mais attendez, il y a les réfugiés

3:50
Locuteur

qui... Soit on ment,

3:52
Invité

soit on

3:52
Locuteur

est débordé par la situation. Mme

3:54
Invité

Merkel a pris des positions pour l'Allemagne.

3:56
Locuteur

Elle

3:56
Invité

n

3:56
Locuteur

'a

3:56
Invité

pas pris des positions pour

3:57
Locuteur

la France.

3:57
Invité

Donc nous,

3:57
Locuteur

on

3:57
Invité

la fera à 24 000. 800 000, un million...

4:00
Locuteur

Et nous, ça ne sera que

4:00
Présentateur

24 000 sur deux ans.

4:01
Invité

Ce qu'a dit la France, c'est que nous, dans le cadre de la répartition qui est prévue, notamment dans le plan Juncker, nous, la France, s'engage à accueillir 24 000 demandeurs d'asile dans les deux ans qui viennent,

4:14
Locuteur

en

4:14
Invité

plus, soyons clairs, de ceux qui accèdent à l'asile en France, mais qui sont autour de 15 000 par an. Donc voilà ce qu'a dit la France. Et la France, qu'est-ce qu'elle veut ? Elle veut à la fois que le droit d'asile soit respecté, mais elle veut aussi qu'il y ait une politique globale qui permet de réguler les difficultés. Il est évident que l'Europe ne peut pas accueillir l'ensemble des réfugiés, par exemple, qui sont en Turquie. 1,8

4:41
Locuteur

million de réfugiés en Turquie. Qu'est-ce qu'il

4:42
Invité

faut faire ? Il faut aider ces pays, il faut les soutenir, dans l'accueil qu'eux-mêmes font de ces réfugiés. Il faut avoir une politique

4:51
Locuteur

de coopération

4:52
Invité

avec les Italiens, avec les Hongrois, avec les Grecs, pour mettre en place des centres qui permettent de déterminer qui a le droit à l'asile, qui

5:02
Locuteur

n'a pas le droit à l'asile. Il

5:03
Invité

faut mettre une politique de lutte contre l'immigration clandestine et contre les passeurs. C'est ça la politique qu'il faut qu

5:09
Locuteur

'on se voit. Mais qu'on ne fait pas pour l'instant. On ne peut pas

5:11
Invité

la concevoir uniquement au niveau national.

5:14
Locuteur

Ça n'a pas de sens.

5:15
Présentateur

La difficulté, c'est qu'on est très nombreux autour de la table, Nicolas Dupont-Aignan.

5:18
Locuteur

Il faut

5:18
Présentateur

que tout le monde soit d'accord.

5:19
Nicolas Dupont-Aignan

Mais on progresse. Comme on ne peut pas le définir au niveau européen, la plupart des

5:23
Locuteur

pays... Il faut se replier sur nous.

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

Si je peux, je vous ai laissé parler. Il faut se replier sur nous. Non. Comme on ne peut pas le définir au niveau européen, puisqu'on dit qu'il

5:31
Locuteur

n'y

5:31
Nicolas Dupont-Aignan

a qu'à Faucon, et ce n

5:32
Locuteur

'est

5:32
Nicolas Dupont-Aignan

toujours pas fait, il y a urgence à prendre des mesures de précaution nationale. Et M. Carèche dit qu'il n'y

5:39
Locuteur

en

5:39
Nicolas Dupont-Aignan

aura que 24 000. Ce n

5:40
Locuteur

'est

5:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas vrai, puisqu'il

5:41
Locuteur

y

5:41
Nicolas Dupont-Aignan

en a 800 000 qui vont arriver en Allemagne et qu

5:42
Locuteur

'il n'y a

5:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas de frontière entre la France et l'Allemagne. Ce n'est pas vrai, ce que vous avez dit, parce

5:46
Locuteur

que

5:46
Présentateur

M.

6:06
Locuteur

Juncker...

6:07
Nicolas Dupont-Aignan

C'est ce qu'a fait l'Allemagne avec l'Autriche. C'est ce que fait l'Hongrie, mais c'est la frontière européenne. Et il

6:12
Locuteur

y

6:12
Nicolas Dupont-Aignan

a un moment, il faut être réaliste. Car sinon, nous allons avoir une situation immaîtrisable en France. Et ce qui me désole dans cette affaire, c'est qu'on a vu ce qui allait arriver depuis des semaines, mais

6:23
Locuteur

rien.

6:23
Nicolas Dupont-Aignan

J'étais à la frontière turque il y a maintenant trois semaines. J'ai annoncé. J'ai dit que

6:29
Locuteur

c

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

'est un rythme de 20 000 par semaine. C'est du 100 000 par mois. Et

6:32
Locuteur

on a dit... La peur de l'invasion. La réalité,

6:35
Nicolas Dupont-Aignan

elle est là. Vous ne

6:37
Locuteur

protégez pas le pays.

6:38
Nicolas Dupont-Aignan

Vous ne protégez plus

6:39
Locuteur

le pays.

6:40
Nicolas Dupont-Aignan

J'ajoute d'ailleurs, pour qu

6:41
Locuteur

'on

6:41
Nicolas Dupont-Aignan

soit clair,

6:41
Locuteur

c'est que vous préférez donner 1 000 euros. Combien de demandes d'asile

6:45
Invité

en France ont été acceptées ? M.

6:47
Nicolas Dupont-Aignan

Dupont-Aignan. 15 000 sur 65 000, mais vous n'avez pas expulsé les autres. Ça veut dire que quand des gens demandent une... Non, ce n

6:54
Locuteur

'est

6:54
Nicolas Dupont-Aignan

pas vrai. Vous savez, les chiffres du ministère de

6:55
Locuteur

l

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

'Intérieur ne sont pas repartis. Et donc la réalité, c'est que comme il n'y a plus de frontières,

7:00
Locuteur

on

7:00
Nicolas Dupont-Aignan

n'arrive plus à traiter correctement les demandes d'asile. Et on accueille tout le monde. Et la réalité, c'est quand même que samedi, le ministre, M. Cazeneuve, a osé donner 1 000 euros à chaque place de migrant prise, alors qu'au même moment, il a supprimé les aides. Les aides pour les communes, les mal logés.

7:16
Locuteur

C'est-à-dire que ce

7:17
Nicolas Dupont-Aignan

gouvernement... Là,

7:18
Locuteur

c

7:18
Nicolas Dupont-Aignan

'est une aide pour les communes. Oui,

7:19
Locuteur

mais

7:19
Nicolas Dupont-Aignan

nous, nous avons des SDF dans nos villes. Nous avons des gens qui dorment dans les voitures. Les malheureux de l'intérieur. Et dans votre ville, vous n'avez pas accueilli de réfugiés ? Non, je refuse, parce que moi, je veux traiter ceux qui sont malheureux dans notre pays. Et ça, ça n'intéresse

7:30
Locuteur

pas le gouvernement. Le gouvernement... Pourquoi vous

7:33
Nicolas Dupont-Aignan

donnez d'argent ? Et

7:33
Locuteur

le droit d

7:34
Nicolas Dupont-Aignan

'asile,

7:35
Invité

vous le remetez.

7:35
Locuteur

Vous le

7:35
Invité

remettez en cause ou pas ?

7:36
Locuteur

Non, je remets en

7:38
Nicolas Dupont-Aignan

cause la tromperie du droit d'asile. Le droit d'asile doit être respecté. C'est très simple. Il y a 65 000 hors l'affaire des migrants. Demande d'asile en France. Vous en acceptez 15 000, mais vous n'expulsez pas les autres. Si, on en expulse une partie, pas tout.

7:51
Locuteur

Je suis d'accord avec vous. 5

7:52
Nicolas Dupont-Aignan

%, rapport parlementaire. Non, pas 5 %, on

7:55
Locuteur

a plus de 20 000

7:56
Nicolas Dupont-Aignan

expulsions par an. La question majeure, et c

7:59
Locuteur

'est

7:59
Nicolas Dupont-Aignan

la question fondamentale qu'il faut se poser, outre le changement de politique en Syrie, bien évidemment, la politique d'aide en Afrique, car il faut traiter les causes, c'est une évidence. Mais la question majeure,

8:07
Locuteur

c'est que pour

8:09
Nicolas Dupont-Aignan

traiter les demandes d'asile et vraiment accepter les malheureux réfugiés, il faut pouvoir contrôler sa frontière. Et c'est ce dont s'aperçoivent tous les peuples.

8:17
Locuteur

C

8:17
Nicolas Dupont-Aignan

'est ce que veut. Est-ce qu'on est en

8:19
Présentateur

train de vivre... Alors attendez, Christophe Karech, est-ce qu'on est en

8:21
Locuteur

train

8:21
Présentateur

de vivre...

8:21
Locuteur

C'est la

8:21
Présentateur

fin de Schengen. Est

8:22
Locuteur

-ce

8:22
Présentateur

qu'on est en train de vivre justement la fin de l'espace Schengen ? On va rappeler que c'était l'un des acquis les plus concrets de l'Union Européenne, cette zone de libre circulation. Alors il y a 26 pays actuellement qui sont membres de l'espace Schengen, 22 membres de l'Union Européenne. Il y a des membres de l'Union Européenne qui n'y sont pas, et puis des pays qui ne sont pas de l

8:40
Locuteur

'Union

8:40
Présentateur

Européenne, mais qui y sont. Ce n

8:41
Locuteur

'est

8:41
Présentateur

pas tout à fait simple. Mais en tout cas, ça fonctionnait plutôt bien jusqu'à présent. Là, ça explose un peu sous nos yeux quand même. Est-ce qu'il faut réformer Schengen ? C'est

8:48
Invité

quoi Schengen ? Schengen, c'est la protection des frontières extérieures de l'Union et la libre circulation à l'intérieur. Mais le premier terme, la première priorité est aussi importante. La protection des frontières de l'Union. Ce que demande la France à travers le plan qu'il va proposer avec l'Allemagne, c'est de faire qu'à ces frontières de l

9:12
Locuteur

'Union, il

9:13
Invité

y ait ce qu'on appelle des hotspots,

9:14
Locuteur

des centres... Alors c'est quoi ces frontières ?

9:15
Invité

C'est la Grèce ? C'est

9:17
Locuteur

la

9:17
Invité

Grèce, l'Italie, ceux qui sont concernés aujourd'hui par la flûte de réfugiés. Donc l'Italie, la Grèce et la Hongrie. Qu'il y ait ce qu'on appelle des hotspots, c'est le terme qui a été retenu. Des centres de

9:26
Locuteur

contrôle. Des

9:26
Invité

centres dans lesquels les

9:28
Locuteur

réfugiés... Le terme est peut-être... C'est ça, on fait un tri.

9:31
Invité

Oui, d'un certain point de vue.

9:32
Locuteur

Entre les migrants économiques et les réfugiés. On

9:34
Invité

répartit en fonction de ceux qui sont acceptés parce qu'ils ont le droit d'asile et ceux qui ne l'ont pas et qui n'ont pas vocation à rester sur le territoire européen. Après, qu'est-ce qui se passe ? Après, vous avez une répartition dans chacun des pays. Parce qu'il est vrai que c

9:49
Locuteur

'est plus

9:49
Invité

facile

9:50
Locuteur

pour l

9:50
Invité

'ensemble de recevoir plusieurs milliers de personnes à 28 que de le recevoir uniquement dans

9:58
Locuteur

un pays. Et on le voit.

9:59
Invité

C'est bien le problème qui est posé en Allemagne. C'est qu'aujourd'hui, l'Allemagne est pratiquement le seul pays qui a ouvert autant ses frontières, mais pour une raison aussi.

10:09
Locuteur

Avec une volonté

10:09
Présentateur

politique de le faire aussi. Oui,

10:10
Locuteur

il y a aussi

10:11
Invité

le souhait personnel des demandeurs d'asile. On ne peut pas obliger

10:18
Locuteur

les demandeurs d'asile

10:19
Invité

à déposer des demandes d'asile en France. C

10:22
Locuteur

'est un problème aussi de

10:23
Invité

cette règle. Mais pourquoi

10:25
Locuteur

le système ne marche pas

10:26
Nicolas Dupont-Aignan

? Il faut qu'il y

10:27
Locuteur

ait

10:27
Nicolas Dupont-Aignan

une solidarité

10:28
Locuteur

entre

10:28
Invité

les pays européens.

10:28
Locuteur

Mais

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

le système ne marche pas pour une raison simple. Ce que dit M. Karech pourrait être juste, sauf que le système Schengen déresponsabilise les pays de frontières. J'ai vu les autorités grecques qui m'ont dit quoi ? Elles m

10:41
Locuteur

'ont

10:41
Nicolas Dupont-Aignan

dit, nous, d'abord, on n'a pas les moyens. Sur les îles grecques. Et en plus,

10:44
Locuteur

on sait que

10:46
Nicolas Dupont-Aignan

les migrants ne vont pas rester chez nous. Les Italiens font quoi ? Ils n'enregistrent même pas, et M. Kasseneuve l'a dit d'ailleurs, ils n'enregistrent même pas le migrant. Ils donnent un billet de train gratuit pour 21

10:56
Locuteur

000. C'est pour ça qu'il faut être d'accord avec

10:57
Nicolas Dupont-Aignan

eux.

10:57
Locuteur

Le

10:57
Nicolas Dupont-Aignan

système Schengen est

10:58
Locuteur

déresponsabilisant.

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

10:58
Locuteur

mais

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

c'est ça

10:58
Locuteur

qui ne va pas, parce que les migrants ne veulent pas aller en

11:00
Présentateur

Grèce, ils ne

11:00
Locuteur

veulent

11:00
Présentateur

pas aller en

11:01
Locuteur

Hongrie, ils veulent aller en

11:01
Présentateur

Allemagne.

11:02
Locuteur

Ils ne

11:02
Présentateur

marchent pas.

11:03
Locuteur

On les oblige à aller en Hongrie ? L'accord, c'est

11:06
Invité

de donner des moyens à ces pays, parce que vous avez raison.

11:09
Locuteur

Il n'y a pas suffisamment de moyens. Concrètement, c'est de contrôler la frontière et d

11:12
Invité

'accueillir les

11:14
Locuteur

migrants.

11:15
Présentateur

Quand nos reporters interrogent ces Syriens, notamment, ils veulent tous aller en Allemagne. Et donc, ces Syriens, on leur dit, non, vous n

11:24
Locuteur

'allez

11:24
Présentateur

pas en Allemagne, on va vous répartir, on va vous mettre un peu en Italie, un

11:27
Locuteur

peu en France, un peu en Espagne. Personne

11:29
Nicolas Dupont-Aignan

ne se pose la question.

11:30
Locuteur

Ça, c'est

11:31
Présentateur

possible, ça. Il

11:32
Locuteur

faudrait faire

11:32
Nicolas Dupont-Aignan

ça, oui, bien sûr. Personne ne se pose la question de savoir si un pays comme la France et un continent européen peut continuer à accepter autant de migrants. Car la vraie question, c'est de permettre à ces migrants de revenir chez eux, d'être dans les pays comme la Turquie et d'autres, car sinon, si on continue comme ça, cette année, c'est un million, mais demain, ça sera deux millions, trois millions. Et c'est là où la politique, pardonnez-moi, de votre gouvernement est irresponsable. C'est parce que vous faites croire à ces migrants qu'ils ont un avenir.

Vous n'êtes pas capable de vous occuper des gens qui sont malheureux dans notre pays, vous ne leur donnez plus de moyens pour les aider, et vous donnez plus d'argent à ceux qui arrivent. Comment voulez-vous que le Français puisse accepter cette politique ? Merci, messieurs, pour ce débat.