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interviewBFM TV (sur YouTube)· 15 septembre 2026 103 min

FACE À BFM - François Hollande se dit prêt à se mettre "au service de son pays"

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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L'homme

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de l'asp, c'est un revenant en quelque sorte un certain François Hollande. Ce désir de retour, c'est pas une surprise, mais il est consubstantiel à tout ancien président de la République. Il prend sa place, son chemin est celui d'une alternative plutôt au centre pour ne pas dire à droite. La gauche est en mauvais état. Personne ne s'impose, tout le monde rivalise. Quand on n'ose pas ou on ne veut pas se présenter devant le vote des militants, je vois pas comment on peut se présenter devant le vote des Français. Ce qui me paraître comme le dernier recours l' providentiel. Oh tout va bien s'il faut vous déclarer

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c'est un déplacement de campagne ce ce déplacement d'aujourd'hui déplacement à la campagne. Oui. On a compris que lui avait envie d'y aller mais est-ce que les Français ont envie de lui ? Nous sommes à 215 jours de l'élection présidentielle. 215 jours du premier tour et François Hollande est donc ce soir face à BFM. Je vous rappelle monsieur le président le principe de cette émission. Vous allez être interrogé tour à tour par plusieurs figures de BFM TV, chacun dans un domaine. À commencer ce soir par la chef du service politique de BFM TV. Bonsoir Marie Chantet. Bonsoir Maxime. Bonsoir monsieur le président. J'essaierai, je tenterai en tout cas d'en savoir un peu plus sur le non candidat que vous êtes parce que ça s'organise autour de vous, la tentation

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du retour donc et aussi des erreurs peut-être à ne pas reproduire. Elle présente Apolline Matin sur RMC et le face- à faceace sur RMC BFM TV. Bonsoir Apoline de Malerbe. Et bonsoir monsieur le président. Vous vouliez, disiez-vous, réconcilier les Français et vous dites aujourd'hui que la France est plus divisée que jamais. Alors une question, comment réconcilier les Français ? Qu'est-ce qu'être français et comment les unir ? Pour reprendre le titre votre livre, il est en charge de l'élite aux politiques tous les matins sur BFM TV et de BFM politique le weekend. Bonsoir Guillaume d'Aray. Bonsoir Maxime. Bonsoir monsieur le président. On est dans un climat social qui est explosif. On évoquera vos propositions économiques. Vous en avez mis sur la table dans le contexte elles

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sont explosives. Aussi avant de donner la parole à mes camarades François Hollande, deux ou trois questions d'actualité brûlante ce soir. La première sur cette colère évidemment qu'on voit monter portée par la hausse du prix des carburants. Colère qu'on a vu exploser ce matin. C'était en direct sur BFM TV. On va voir les images. Blocage par les pêcheurs du dépôt pétrolier de Foss surmer dans les bouses du Rô. Euh blocage ce soir encore du port de 7 dans les RA Rau. On a ces appels à manifester et là ça concerne, j'à dire le grand public, tous les automobilistes de France euh pour la mi-octobre. Comment François Hollande calmer cette colère ? Bah avant la colère, il y a l'inquiétude, une inquiétude qui est déjà venue tout cet été avec la canicule, avec les incendies et

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ça a considérablement bouleversé les Français. Puis il y a la colère liée à la hausse du prix des carburant mais qui ne date pas de ces derniers jours, qui maintenant a presque 6 mois. Et donc avant la colère, je le disais, il y a il y a l'interrogation combien de temps ça va durer et devant cette inquiétude, cette interrogation et sans doute cette colère qui peut être froide dans un premier temps mais chaude ensuite, il faut que le gouvernement réponde. Répondre, c'est pas toujours trouver une solution à tout, mais il faut montrer que le gouvernement est là. Il se trouve que les pêcheurs ne peuvent pas continuer à travailler avec des prix, des carburants. Ils sont aidés les pêcheurs déjà. ont

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déjà aidé mais là ils expriment deux revendications. Une sur la possibilité de pécher dans certaines eaux et l'autre le fait que il ne pu il puissent plus sortir compte tenu du prix du carburant. Il y a les agriculteurs, il y a les transporteurs, il y a un certain nombre d'industriels. Donc il faut répondre d'abord aux professionnels. Pourquoi aux professionnels ? parce que s'ils s'arrêtent ou s'ils réduisent leur activité, c'est toute la chaîne de production et et même de distribution qui risque d'être entamée. Donc je pense que le gouvernement attend, mais je ne sais pas ce qu'il attend. Bien sûr qu'il y a un budget à faire et il est compliqué, mais il faut quand il y a cette interrogation, cette inquiétude et cette colère, être là présent. Mais vous dites être là présent. Vous avez le

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sentiment aujourd'hui que le gouvernement qu'Emmanuel Macron ne sont pas là. Mais vous avez vu ? Est-ce que vous avez vu le ministre de la pêche, de l'agriculture ? Est-ce que vous avez vu le ministre de l'industrie, le ministre des transports et puis le premier ministre ? Alors, je veux bien croire que j'ai été dans des fonctions, vous les avez rappelé à la tête de l'État. Je sais que c'est difficile, que c'est compliqué, mais il y a d'abord une présence humaine qui est attendue, une compréhension de ce qui se passe, j'allais dire même une compassion à l'égard des Français qui aujourd'hui où font la queue dans des stations où il n'y a déjà plus d'essence ou ont un prix du carburant qui dépasse 2,30 € quand c'est sur certaines routes 2,50 €. Donc il y a cette présence nécessaire.

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On a l'impression d'un vide au sommet de l'État. Un vide au sommet de l'État. Je précise que pour les pêcheurs, la ministre de la pêche, ministre de la mer, les recevra jeudi, me semble-t-il. Euh vous de retour au pouvoir, comment vous apaisez les choses ? Bon, d'abord, je sais pas dans quelle situation nous serons en 2027, mais il y a à craindre. Pourquoi le prix des carburants monte ? H parce que il y a eu une intervention militaire américaine qui a été sans perspective et sans cohérence et qui n'arrive pas Donald Trump à arrêter. Quand est-ce qu'elle va finir ? Nul ne le sait. Il est possible qu'elle s'arrête au moment des élections de moyen terme aux États-Unis. Mais il est possible que ça continue. Donc le premier devoir, je veux dire, de la

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France et de l'Europe, c'est de peser sur la situation internationale parce que la cause de nos difficultés, elle est là. Et l'attitude, je trouve, de spectatrice de l'Europe et et sans doute de la France aussi face à Donald Trump parce que c'est lui le responsable. C'est lui. Je ne dis pas que les Iraniens n'ont pas le le leur rôle dans cette affaire puisque c'est eux qui ont créé cette situation. Mais là, ce sont les États-Unis d'Amérique qui créent le problème que nous vivons, pas simplement en France, partout, compris même aux États-Unis. Et c'est quand même un paradoxe, nous en parlerons tout à l'heure sur le plan politique, que ce soit Trump qui crée cette difficulté pour les Français et que ce soit les populistes en Europe euh lié à Trump qui essaent d'en tirer bénéfice. Euh pour

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ceux qui avaient un doute sur le fait que vous soyez de retour ou pas, euh là en l'espace de quelques minutes au début de cette émission, vous avez donc dit qu'il y avait un vide au sommet de l'État et que la France était spectatrice. Oui, mais je ne m'en réjouis pas. Donc vous dites qu'est-ce qui se passera en 2027 ? Nous verrons bien dans quelle situation nous nous ferons face. Mais il est clair que c'est d'abord le rôle du président de la République sur le plan international de peser pour que ce conflit qui est aujourd'hui fait que deux des trois sont bloqués. Le D3 donc d'Ormous, bien connu maintenant des Français et maintenant l'autre D3 de Babel Mandem à à l'origine c'est les les Iraniens qui en sont responsables. Ce qui fait que les les les cargot l'approvisionnement

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est aujourd'hui obstrué ou en difficulté. Donc le premier la première action c'est au plan international. La deuxième action, c'est pas de trouver une solution miracle par rapport au prix des carburants. Je pense que nous on a revenir, il y a pas de solution miracle mais c'est au moins pour les professionnels qui sont les plus touchés et qui vont mettre en cause de nombreux emplois de trouver les réponses appropriées et puis il y aura sans doute un dispositif mais je reviendrai sur les ce qu'on appelle les grands rouleurs c'estàd ceux qui sont obligés de prendre leur voiture aujourd'hui. On va y revenir mais François il y a le carburant évidemment on va en parler mais c'est plus profond que ça. On a reçu aujourd'hui des milliers de messages de téléspectateurs de BFM TV

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qui avaient la possibilité de nous dire à quel point ils étaient en difficulté face à cette hausse du carburant et en difficulté plus globalement. Écoutez, ça dure 12 secondes ce que nous a raconté Vanessa. 3è semaine du mois, bah on est à zéro et heureusement on a une une autorisation de découvert parce que sinon c'est catastrophique. Voilà le résumé là c'est ralbol. C'est ralbol. Elle est au bord des larmes Vanessa quand elle nous dit ça dans un demi-ourire aussi. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Et que c'est vrai que euh les grands distributeurs, les grandes chaînes de qui qui sont dans les centres commerciaux me disent qu'à partir du 20 de chaque mois, c'est peut-être le 15 maintenant compte tenu du prix des carburants, leur chiffre d'affaires

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diminue de 20 à 30 %. Y compris sur les produits frais. Ça veut dire que une grande partie de nos concitoyens font des économies sur l'essentiel, pas sur le superflux, les loisirs ou les sorties. Non, sur l'essentiel. Ce que dit Vanessa, c'est que à un moment on ne peut plus acheter les produits, y compris pour ses propres enfants. C'est là la situation. Donc, elle est grave. Donc c'est une affaire de pouvoir d'achat, c'est aussi une affaire d'inflation. On mesure l'inflation maintenant de façon globale alors que pour une grande partie de la population, c'est d'abord sur les produits alimentaires, sur les produits euh d'hygiène et sur la mobilité. On va en parler, on verra ce que ça peut donner euh en terme électoral avec la présidentielle qui arrive en avril

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prochain, mais avant l'élection, est-ce que ça peut tenir avant l'élection, jusqu'à l'élection ? Tout le monde s'interroge sur le retour des gilets jaunes. Vous qui êtes partout en France, notamment pour les dédicaces de votre livre, qu'est-ce que vous sentez ? Est-ce que c'est un fantasme ce retour des gilets jaunes ou est-ce qu'il y a quelque chose qui couve ? Non, je sais pas. Vous savez en matière de de météo social, faut être très prudent. En matière de météo, je peux vous donner quelques éléments, mais en matière de météocial, c'est vraiment la prudence qui qui commande. Mais ce que je je ressens, c'est qu'une partie des Français attend l'élection présidentielle. Mais c'est long l'élection prentielle. Oui, c'est ce que vous avez dit tout à l'heure. 215 jours 215 jours.

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Donc s'ils ont le sentiment que rien ne se produit d'ici l'élection présente, sans doute qu'il y aura des mouvements et c'est la responsabilité d'ailleurs des syndicats que de d'encadrer ces mouvements s'ils doivent exister, mais aussi la responsabilité des politiques. J'entends que certains appellent à faire des manifestations des cortes. Vous pourriez le faire ? Vous pourriez que le rôle enfin le rôle des des responsables politiques et des partis politiques et la force pour moi qui a été au sommet de l'État, c'est de faire que des propositions soient émises et que dans le débat parlementaire, il y aura un débat pour le budget, les solutions possibles, crédibles puissent être avancé. Rien ne vous interdit d'aller manifester. Non, mais aujourd'hui, chacun doit être

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dans son rôle. mon mon rôle n'est pas d'aller manifester. Ce serait quand même un curieux ça pourrait être un signe de soutien. Non mais je ne suis pas dans cette démarche. On peut soutenir mais ce qu'il faut c'est trouver des réponses. C'est pas de créer des des difficultés. Vous parlez d'une crise possible mais il y a deux crises possibles d'ici l'élection présidentielle. Il y a une crise sociale si à un moment aucune réponse sérieuse n'est apportée ou aucune compréhension de ce que vivent les Français. Ça c'est possible. Même si aujourd'hui les mouvements sociaux sont pas forcément organisés comme il l'était auparavant, mais il y a une deuxième crise qui peut s'ajouter à la première, c'est la crise financière. Puisque au même temps que les prix hélas

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des carburants et du pétrole donc augmentent, il y a les taux d'intérêt qui également augmentent et et particulièrement pour pour nous pour nous avec un écart de taux d'intérêt, on y reviendra, qui est quand même très préoccupant. Si un un moment et le pays et aussi les les marchés financiers doutent de ce qui se produit jusqu'à l'élection présidentielle, alors nous pouvons vivre une double crise et je ne la souhaite pas parce que je considère qu'on doit jamais jouer avec la crise souhaitez pas mais vous la considérez possible avant la présidentielle. C'est pour ça qu'il faut prendre des dispositions avant qu'elle ne se produisent y compris sur le plan financier. Françon, j'ai encore une question d'actualité avant de laisser la parole à Guillaume Darré dans dans une seconde

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question qui vous concerne directement. Je le disais 215 jours avant l'élection présidentielle. Que faites-vous ici ce soir monsieur le président ? Ben, je présente un livre, je j'espère que vous l'avez lu. Il est ici, je l'ai lu. Édition Robert Lafond et on va en parler évidemment ce soir. Je vous remercie donc de l'avoir rappeler et donc je considère que mon rôle parce que j'ai exercé des fonctions, parce que j'ai réfléchi depuis 10 ans à ce que traverse comme difficulté notre pays parce que je regarde le monde et le monde n'est pas celui que j'ai moi-même affronté quand j'étais président de la République. Le monde est devenu beaucoup plus dangereux, beaucoup plus menaçant. Je regarde ce qui se passe en Europe. Je vois le mouvement des populistes partout.

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Mais vous avez compris ma question, monsieur le président. Oui, j'ai bien compris votre question mais mon rôle est-ce que vous hésitez ce soir à vous présenter Mon rôle aujourd'hui à 210 jours de l'élection présidentielle, c'est de montrer à la fois ce que je pense de la situation et les solutions qui peuvent être apportées. Et ce que j'ai fait, c'est un projet pour les Français, c'est pas un projet pour moi-même, c'est de faire en sorte que il puisse y avoir sur l'ensemble des grandes questions que sont les questions internationales, mais aussi les questions financières, l'éducation, la jeunesse, l'intelligence artificielle que toutes les les grands défis que nous avons devant nous, ils sont là. Et bien la France peut les relever. Alors moi je donne un message de confiance. La France

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a les capacités si elle s'unit de réaliser finalement. Vous publiez ce livre Unir programme très détaillé. Vous avez une équipe autour de vous. Vous avez maintenant on l'a appris un QG de campagne ou de précampagne et vous pourriez ne pas être candidat à la prochaine élection présidentielle ? Mais moi, je ne suis pas dans la recherche simplement du d'un destin pour moi-même. Je l'ai je l'ai accompli. Oui. J'ai été président de la République. Donc je suis au service des idées et de la France. Donc si au mois de décembre, puisque j'ai fixé ce calendrier, j'estime qu'il y a un candidat ou une candidate issue des primaires du Parti soci notamment qui correspond à ce que je présente et qui est dans une dynamique nécessaire. Je n'ai aucune raison de vouloir être candidat

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moi-même, mais en revanche, si je peux apparaître comme une des solutions, je serai au service de mon pays. Bon, le premier à se présenter face à vous, monsieur le président, ce soir, c'est Guillaume d'Ar François Hollande face à Guillaume d'Ar et on va reparler du carburant. Guillaume ou bonsoir, bonsoir monsieur le président. On le disait effectivement, le prix des carburants est au plus haut. Regardez le prix moyen aujourd'hui pour le gazol, le diesel 2,29 € le litre, c'est 64 centimes de plus sur 1 an. Samplomb 98 2,15 € le lit plus 33 centimes sur 1 an. Très concrètement si vous étiez au pouvoir, qu'est-ce que vous feriez ? Est-ce qu'il faut baisser les taxes comme le propose le RN ou bloquer les prix comme le souhaite la France insoumise ? Il faut dire la vérité. Les prix, je

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l'ai dit, sont en fonction du pétrole qui augmente et qui augmente continuement. Il faut d'abord faire en sorte que notre économie ne soit pas arrêtée, soit pas bloquée, pas bloquée socialement, bloqué économiquement. C'està-dire que les professionnels puissent continuer à travailler. Les industriels, les transporteurs, les agriculteurs, les pêcheurs, toutes les catégories qui sont aujourd'hui impactées. Ensuite, pour les particuliers, pour les particuliers, si on prend une mesure générale, le blocage, le blocage, il y a quelqu'un qui paye. C'est soit le distributeur, il ne le plut plus. À l'exception total, les autres distributeurs n'ont aucune marge pour baisser. Donc si on bloque leur prix, ils sont à perte, ils ne vendront plus de carburant. Deuxème proposition que

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fait le Rassemblement national, les taxes. Il faut savoir que pour baisser 1 centime le prix du carburant, 1 centime, ça coûte 500 millions d'euros. 10 centimes 5 milliards donc on ne peut rien. Non, j'ai pas dit ça. 20 centimes 10 milliards. Donc plutôt que de mettre de l'argent pour tout le monde, pour le transporteur international, pour celui qui utilise sa voiture, pas pour travailler mais pour ses loisirs, pour les touristes qui viennent nous voir, on ferait une baisse de cette fiscalité. Ça serait particulièrement injuste. En revanche, pour euh le particulier et notamment le travailleur, le salarié qui tous les matins, demain prendre leur voiture, faire le plein et qui utilise sa voiture, il faut lui donner un chèque

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soit par l'entreprise qu'il emploie. C'est la dennité kilométrique, soit un chèque direct. Alors, le gouvernement avait lancé cette opération il y a 6 mois. On s'est aperçu que l'échec 2 mois après, 3 mois après n'était toujours pas délivré. Donc faut aller très vite parce que si on pense que il y a aujourd'hui une exaspération, il faut aller très vite et il faut passer par le canal des entreprises. Tout tout salarié mais mais ça peut valoir aussi pour les les travailleurs indépendants. Tout salarié peut par l'entreprise de son entreprise recevoir ce chèque. Il y a une autre proposition qui est faite par certains responsables politiques comme Bruno Rotaillot, mais pas seulement. Ce matin, par exemple, Michelir Lecler le disait, il faut certains disent supprimer ou

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suspendre les certificats d'énergie qui permettent de financer des mesures écologiques et ils disent ça serait 15 à 17 centimes, 20 centimes même certains disent de moins immédiatement sur le litre de carburant. Il faut le faire ou pas ? Alors c'est c'est un certificat de l'énergie pour chacun certificat d'économie d'énergie. énergétique, c'est c'est ce qui sert à euh financer le véhicule électrique. Mes en faveur de l'écologie et euh Oui, pas mais pas l'écologie en général, le véhicule électrique et les travaux énergétiques et les énergies renouvelables. Alors euh si on enlève ces ces 15 centimes, ça représente, je vous ai dit 500 millions par par centime, plus de 7 milliards et demi. Donc à ce moment-là, on le mettra plus sur le véhicule électrique, on mettra plus sur les

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énergies renouvelables, on mettra plus sur les les rénovations thermiques. Donc faut savoir ce qu'on veut. Donc non. Donc je dis faut faut faire la balance entre ce qui serait supprimé et ce qui serait apporté. Donc si on était dans une dans une période longue, c'est possible qu'on soit dans une période longue à ce pointl il faudra peut-être une mesure durable. D'accord. Une mesure durable qui aura forcément un coût budgétaire mais ça fait partie des arbitrages qu'il faudra rendre. Si on est sur une mesure jusqu'à la fin de l'année, je ne pense pas que ce soit celle-là qu'il faut prendre. Et alors dans ce contexte d'explosion sociale, vous voulez augmenter la TVA de 4 points. Ceux qui nous regardent se disent François Holland, c'est donc celui qui va gratter l'allumette pour

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faire exploser le baril de la poudre sociale que l'on voit. Alors, j'explique un petit peu ce que vous souhaitez faire, c'est une TVA sociale, passer passer un taux de TVA, je vais vous le taux de 20 % de 20 à 24 pour baisser les cotisations salariales et rapprocher le salaire net du salaire brut. Mais est-ce que vous pensez que les Français vont accepter cela dans le contexte actuel ? Mais quel est le problème ? On vient de l'évoquer d'ailleurs, le problème c'est un problème de pouvoir d'achat. Avant d'avoir des hausses de prix, il y a un problème de de salaire dans notre pays. Faut augmenter les salaires. Pour augmenter les salaires, ça c'est le rôle des employeurs, des négociations. Et puis il faut faire que le salaire net soit C'est ce qu'on entend tous les jours nos

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téléspectateurs qui nous disent "Je ne peux plus vivre de mon travail." Alors, il se trouve que j'ai été dans une entreprise euh qui ignorait même ma proposition et qui m'a fait euh ce qui est une fiche de paye d'un salarié qui euh aujourd'hui gagne en en brut 2380 €. Hm hm. C'est une entreprise près de Tarb et et qui fait du bâtiment. Ce salarié qui gagne 2300 € lorsque il touche effectivement son salaire net, c'est 1765 €. Ma proposition, allez-y, c'est d'alléger, de supprimer ce qu'on appelle les cotisations sociales, fait salariales, pas patronale. Patronale,

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c'est déjà fait, ça s'est fait durant mon mandat. Là, les cotisations salariales, ça représente 230 € et ça va permettre de donner 10 % d'augmentation du salaire net. Mais est-ce que vous leur donnez d'une main ? Est-ce que vous leur reprenez pas de l'autre en augmentant la TVA ? Non. Donc ils donc tout salarié qui serait payé ainsi aurait une augmentation de 10 %. 10 % ça veut dire un 13e mois. Aujourd'hui, un 13e mois, ça contrait hein. Alors, pour financer ce dispositif, je je fais deux propositions. Première proposition, d'augmenter d'un point le taux normal de TVA de 20 21 22 23 24 sur un quinquena. Mais pour précisément tenir compte de la

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difficulté de la vie, je supprime plus exactement, je porte de 5 et demi à zéro à zéro ce qui est possible aujourd'hui en droit européen, le taux de TVA sur les produits de première nécessité, l'alimentation, l'hygiène et les travaux énergétiques. Donc cette mesure que je propose est doublement avantageuse pour le pouvoir d'achat. Premièrement parce qu'elle augmente le salaire de 10 % et deuxièmement parce qu'elle permet par la modulation des taux de TVA de d'encourager la consommation sur les biens de première nécessité. Ceux même qui font problème aujourd'hui. Et donc c'est pour ça que c'est reprends la la question de c'est-à-dire que vous ce que vous donnez d'un côté vous le reprenez de l'autre. Non, je le reprends pas de l'autre puisque de toute façon il y aura une

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baisse de TVA sur les produits de première nécessité. Mais c'est vrai mais il y aura des produits de 20 pour qui passeront de 20 à 24 de 20 à 24 qui passeront. C'est aussi pour les produits importés et donc c'est une mesure protectrice en plus de l'emploi en France. Donc c'est une mesure favorable au pouvoir d'achat et une mesure qui permet d'encourager la consommation populaire. C'est le même François qui ne voulait pas de cette mesure quand il est arrivé pour c qu'on appelle la TV associé c'était pas du tout ça. C'était les attendez c'était les cotisations patronales qui baissaient et c'était pas pour que les salaires soient augmentés c'était pour que les employeurs payent moins de cotisation sociale. C'est Nicolas Sarkozy qui l'avait mis en place. Ça a pas échappé à François

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Fillon d'ailleurs votre proposition. lui qui était le premier ministre de Nicolas Sarkozy. Regardez ce qu'il a dit il y a quelques jours. François Hollande propose l'instauration d'une TVA sociale comme gouvernement a fait adopter. Il s'est empressé de faire abroger. Il lui aura fallu 14 ans pour se convertir. Alors d'abord comme je voulais vous indiquer, c'était pas du tout la même mesure. Fillon baisser les cotisations patronales uniquement au bénéfice donc de l'employeur. Moi, je baisse les cotisations salariales au bénéfice des travailleurs. Il y a quand même une différence majeure. Et deuxièmement, je fais en sorte que ce soit pour une augmentation. donc du salaire net alors que pour François Fillion ou Nicolas Sarkozy, c'était simplement pour changer

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le mécanisme de l'emploi. J'ajoute que il l'avait voté et il n'avait pas eu le courage de l'appliquer. L'une des priorités du futur président de la République, on le voit très clairement, ça va être aussi de trouver des économies et ça commence d'ailleurs dès cette année pour le premier ministre, on le voit 30 milliards à trouver dans le budget à venir. Il a ouvert une discussion, une consultation avec les différents groupes sur la mise à contribution des retraités. Est-ce que sur le principe vous trouvez que les retraités doivent davantage contribuer à l'effort budgétaire ? Qu'il faille faire un effort contenu hélas de la situation des finances publiques ? Parce que comment on est on est arrivé là ? Pourquoi il y a cette difficulté avec un taux d'endettement

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public très important et un déficit qu'il faut combler ? 3500 milliards 117 % à votre époque la sortie de votre quinter c'était 98 % de donc euh il y a eu une augmentation considérable de l'endettement. Il y a eu des bases d'impôts qui ont été consentis tout au long du quinquena pour la taxe d'habitation, la redevance télévision, l'ISF, les impôts de vous les recré. Non non mais ce que je veux dire, essayons de comprendre comment on est arrivé là 60 milliards. Si les 60 milliards étaient encore là, vous ne me parleriez pas de rétablir les comptes publics. On serait à 3 % de déficit. Bon, il se trouve queon en est là. Donc s'il faut faire des éc oui, il faut en faire. Oui, les retraités aussi. Alors mais ce qui ce qui ne va pas dans la méthode du gouvernement, c'est que

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chaque jour, et vous êtes bien placé pour le savoir, faites des commentaires chaque jour. Chaque jour, il y a une mesure. Chaque jour, vous dites "Alors, qu'est-ce qui va se passer pour les retraités ? Qu'est-ce qui va se passer pour l'impôt sur le revenu ? Qu'est-ce qui va se passer pour concrètement la désindexation des pensions de retraite de l'inflation ? Oui ou non François Holland ? Non mais je j'y viens mais je veux dire par là, c'est pas comme ça qu'on fait quand on fait un budget. On dit pas je vais prendre au retraités en particulier. Si on doit faire des économies et si on doit faire même des augmentations de contribution, on essaie de prendre l'ensemble de la population qui a des revenus les plus importants. Ça paraît assez logique que si on

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commence à demander un effort, ça doit être à ceux qui ont le plus gagné, notamment ceux qui ont eu les bénéfices des des baisses d'impôts notamment sur la fortune et pour les retraités. Je suis bien placé pour le pour le dire. J'ai j'ai désindexé deux fois les retraites deux fois durant mon KKENA parce que j'avais hérité parliz de monsieur Fillon et de monsieur Sarkozy d'une situation déjà difficulté et vous proposez d'ailleurs qu'elle soit sous-indexée à 1 % pendant tout le je propose c'est que il faut garantir au retraités qu'il y aura une augmentation le fait que ce soit une désindexation complète n'est pas acceptable pour les retraités c'est quoi un retraité riche pour vous ? On est un retraité riche. Donc ça c'est ça c'est pour la désindexation. La désindexation elle est pour tout le

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monde. Sauf si vous faites sauf si vous faites un seuil et vous dites au-dessus de 2000 ou 3000 € je je ne je je désindexe et en dessous je désindexe pas. On voit un retraité riche. C'est il y a pas de retraité riche sauf les les ceux qui ont eu des retraites complémentaires ou qui ont des retraites par leur propre épargne. La la moyenne des la moyenne des retraités pension moyenne c'est 1750 1700 €. Donc ça veut dire que il y a quand même peu de retraités qui ont des des des retraites considérables. En revanche, il peut y avoir des retraités qui ont des patrimoines très importants, ça c'est vrai, et qui peuvent être appelés à à davantage de contribution. Donc la question, c'est pas simplement ce que vous avez comme retraite, c'est qu'est-ce que vous avez comme revenu

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global ? Et là, il y a sans doute une disposition à prendre pour les retraités qui ont des des patrimoines importants. Vous en tant que retraité ancien président, vous avez touché une retraite ? Oui, je de combien ? Moi entre la retraite de de d'ancien brillante qui doit être de 5000 € plus ce que j'ai comme retraite de la Cour des comptes, j'ai 10000 € de retraite. Je suis un retraité favorisé et il me paraît tout à fait logique que ma retraite ne soit pas indexée. Alors, on voit que la question des retraités ça pose plus largement la question évidemment de leur contribution, mais aussi de la réforme des retraites. Aujourd'hui, la réforme borne a été suspendue. On est à 62 ans et 9 mois, on va être à 62 ans et 9 mois. Vous vous dites il faut la mettre

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à 63 ans et pourquoi pas ouvrir même une part de capitalisation. Où est passé le François Hollande socialiste ? Mais c'est être socialiste que de vouloir sauvegarder le régime de retraite à répartition. Donc qu'est-ce que je dis ? C'est plus 62 ans là c'est ans. Oui. Aujourd'hui on est enfin aujourd'hui en 2028 on sera à 62 ans et 9 mois. Donc je dis partons de 63 ans. Pour moi la borne d'âge c'est 63 ans. À partir de là selon les les les déséquilibres démographiques, c'est possible. Selon les espérances de vie, c'est heureux. Il y aura peut-être des ajustements à faire dans les prochaines années. À 63 ans, on équilibre pour l'instant. Mais vous dites peut-être davantage et peut-être s'il y a un déséquilibre dans les prochaines années, il faudra

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allonger ce que j'appelle la durée de cotisation. que j'ai exactement fait quand j'étais président de la République, mais pas d'âge légal au-delà de l'âge légal resterait les 63 ans et la durée de cotisation pourrait évoluer selon les espérances de vie et les déséquilibres démographiques. Quant à à la retraite par capitalisation, il faut une part de de retraite par capitalisation, mais il faut être là aussi honnête à l'égard des Français. Ça doit être dans un cadre collectif, c'est pas de l'épargne individuelle. Ça doit être dans l'entreprise ou au niveau national que cette capitalisation peut être faite et par ailleurs, elle ne produira ses effets que dans 10 ans ou dans 20 ans. Il faut de toute façon équilibrer les régimes par répartition. Mais juste je reprends la remarque de

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Guillaume qui disait "Où est passé le François Lande socialiste ?" Quand on lit votre livre et on en parlera tout à l'heure sur l'immigration, on en parlera tout à l'heure sur un certain nombre sujet, on peut dire dis donc qu'il a changé François Holland. Non, parce que sur j'ai moi-même fait une réforme DEC4 qui correspond exactement au principe que je viens d'établir quand c'est la durée de cotisation et j'avais gardé les 62 ans mais j'avais permis à ceux qui avaient un métier pénible de partir à 60 ans. Il faut garder cette logique de la pénibilité sur la retraite par capitalisation. Il y a aujourd'hui des Je suis tout à fait logique, je suis souvent plein de la finance aujourd'hui. Ceux qui peuvent se payer un plan d'épargne retraite, ils peuvent le faire et ceux qui sont dans

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dans des entreprises où il y a pas de plan d'épargne ne peuvent pas le faire. Donc c'est justice que de dire tous les salariés devraient avoir la possibilité d'avoir une retraite. Sauf que certains vous diraient on met le pied dans la porte et quand la capitalisation démarre, on sait pas où elle s'arrête. Bien, si on regarde ce que produisent les revenus du capital parce que la capitalisation c'est en place l'argent soit en obligation d'état soit en en action et bien les rendements de ces régimes de capitalisation sont bien plus élevés que ce que l'on peut espérer même d'un régime de répart votre enemi n'est plus la finance si justement là on l'utilise pour que ce soit financé les retraites. Est-ce que vous un nouveau président vous dites aux français qui nous

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écoutent les vos impôts n'augmenteront pas durant mon quinquena ? Mais je ne suis pas candidat, je peux pas vous dire que je vais euh euh forcer euh des augmentations d'impôts pour euh pour les cinq prochaines années. Mais il faut dire la vérité là aussi aux français. Pensez qu'avec ce niveau d'endettement, avec ces taux d'intérêt qui sont aujourd'hui menaçant puisque faut quand même rappeler que la charge d'intérêt, je parle pas des remboursements, la charge d'intérêt des emprunts, c'est l'équivalent du budget de l'éducation nationale et que dans 2 ou 3 ans, si rien n'est fait, ça sera 100 milliards soit l'équivalent de l'impôt sur le revenu. Entre les lignes, vous nous dites les Français doivent entendre qu'il va falloir faire des efforts et payer plus d'impôts.

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Mais ça dépend qui va payer, c'est toujours la même question. C'est c'est pas d'une manière générale la question des impôts, c'est qui doit payer et qui doit faire des économies. Nous devons tous faire des économies et une une mesure pour les économies, c'est de stabiliser la dépense. C'est de pas essayer de chercher des des mesures qui quelquefois inquiètent plus qu'elles ne rapporte, c'est de dire on stabilise la suffit ça. Bien bien mais bien sûr que vous pensez pas qu'il y a des endroits où il faut aller couper. Vous vous me direz lesquels ? Bah dites-moi, citez-moi trois endroits où il faut faire des économies par exemple pour réduire la dette. les les endroits où il faut vous pensez qu'il faut faire sur l'éducation, c'est pas possible. On a cette priorité pour

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l'éducation, c'est que la jeunesse doit être notre grande affaire. La défense nationale, ça va progresser de 6 à 9 milliards. Donc sur le budget de l'État, je dis pas qu'il y a pas d'économie, sur le budget de l'État, c'est extrêmement contraint. Là où on peut faire des économies, c'est éviter que les retraites soient déséquilibrées. H et deuxièmement, c'est sur les dépenses de santé où il y a des économies à faire parce qu'il y a des abus d'un côté, il y a des surconsommations de l'autre, il y a des informations qui ne sont pas données au au aux assurés sociaux, il y a des pratiques qui ne sont pas acceptables. Donc là, il y a sûrement des économies à faire. Je le disais, la la dette au moment de la fin de votre quinquena était à 98 % du PIB. On est à 117 % aujourd'hui.

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Est-ce que pour autant tout est de la faute d'Emmanuel Macron ? Est-ce que vous assumez une part de responsabilité dans la situation économique de la France aujourd'hui ? Non. Vous n'êtes pour rien. Moi non, je dis je dis la vérité. J'ai laissé les comptes publics de la France à moins de 3 % du déficit public en déficit malgré tout. Non mais 3 % c'était ce qui était Non mais j'ai j'avais hérité de de 5 et demi et les comptes sociaux c'estàd ce don vient de parler la retraite et l'assurance était équilibré aujourd'hui donc 10 ans plus tard nous avons 25 milliards de déficit de la sécurité sociale et nous avons 150 milliards de déficit des cris covid par exemple et vous j'ai pas eu de crise moi. J'ai pas eu la crise financière j'ai pas eu la crise terroriste. Il y a toujours

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des crises quand on gouverne. Et cette espèce d'irresponsabilité qui a consisté à distribuer de l'argent qu'on avait pas, c'estàd des baisses d'impôts notamment pour les plus favorisés. Puis ensuite arrive la crise sanitaire avec une formule qui a quand même coûté énormément précisément le quoi qu'il en coûte. Et bien ça n'existe pas le Macron a été un président irresponsable économiquement. Bah écoutez, le résultat qui est le sien au bout de 10 ans est effectivement un résultat qui est inquiétant pour la suite. Parce que je dis souvent quand on dirige un pays, c'est toujours pour son successeur. Bah aujourd'hui, on sait pas qui sera le successeur, peut-être vous, mais en tout cas, le successeur aura forte affaire. Quelle est la décision économique du président François Hollande que le

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François Hollande d'aujourd'hui ne prendrait plus ? Il y a une décision que j'ai prise parce que il y avait effectivement cette contrainte budgétaire qui a été de retxer les heures supplémentaires. Je pense que ça a été une erreur. Ça c'est une erreur. Ça avait été mis en place par Nicolas SarkoZilli. Vous diriez "Je ne le referai pas aujourd'hui". Oui, il y avait une détaxation, on vous pouvez la critiquer, je l'ai critiqué. Mais retaxer les heures supplémentaires pour ceux qui travaillent n'a pas été une bonne décision au moment où elle a été prise. On voit que le chômage a a repris sa hausse. On est à 8,3 %. Est-ce que là aussi vous président vous promettriez d'inverser la courbe du chômage dans le prochain quinquena ? Bah il faudra Je vais dire pourquoi. D'abord j'ai

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inversé la courbe du chômage. Les mesures que nous avons prises ont fait que l'emploi est reparti et que le chômage a baissé. Il a continué de baisser. Soyons juste. Il a continué de baisser avec Emmanuel Macron. Donc il n'a pas eu que des mauvaises décisions économiques. Il a il a continué de baisser mais il se trouve qu'il remonte depuis maintenant euh 2 ans et il remonte notamment pour euh les jeunes aujourd'hui. Le le il y a 1,5 million c'est c'est énorme de jeunes de 15 à 30 ans qui sont ni en emploi ni en formation. Le taux de chômage des plus de 16 ans 18 ans, c'est 20 à 22 %. Donc et l'intelligence artificielle va avoir des effets sans doute heureux dans un certain nombre de domaines mais avoir des effets destructeurs d'emploi dans

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d'autres domaines. Donc la question de l'emploi, on en parle très peu en ce moment. Vous avez remarqué, on parle de pouvoir d'achat, on parle de l'inflation et c'est tout à fait légitime. On parle de de crainte pour tel ou tel secteur profit, on ne parle pas suffisamment de la question de l'emploi. Or, elle va redevenir une question majeure. Alors, il se trouve que notre démographie est moins dynamique, donc il y a moins de jeunes qui rentrent sur le marché du travail. Enfin, ça serait quand même un comble qu'on fasse supporter à cette nouvelle génération tout le tout le résultat de notre inactivité ou de notre inertie. Merci. Merci monsieur le président. Merci Guillaume. 22h35 sur BFM TV, vous le voyez depuis peu plus d'une demi-heure maintenant. C'est l'événement

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politique ce soir sur BFM François Hollande face à BFM. Avant d'accueillir Marie Chanré, dans un instant, monsieur le président, je voudrais qu'on parle de ce qui se passe à l'international. L'autre question d'actualité, c'est la menace Poutine. Ces toutes dernières heures, des avions de l'OTAN ont dû abattre un drone qui avait pénétré dans le ciel de la Lituanie. On va voir passer derrière moi les débris de de ce drone. Une frégate russe a visé un hélicoptère danois en tirant deux fusées de détresse. Action irresponsable disent nos alliers danois. Ça s'est passé au-dessus de la mer Baltique. On n'oublie pas évidemment l'attentat manqué à Laïsich. On n pas les provocations ici en France. Est-ce qu'il faut répondre à chacune des provocations de Vladimir Poutine ?

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Oui, il faut répondre au fait que c'est inacceptable qu'on puisse menacer un hélicoptère. Ouais. C'est passé en Danemark. Ouais. qu'on puisse bombarder euh un train. C'est ce qui a failli se produire à la frontière avec la Pologne. Qu'on puisse continuer en Finlande à à agir et à déstabiliser le pays voisin. Parce que qu'est-ce que cherche Poutine ? Je connais bien son pratiqué je l'ai pratiqué je l'ai pratiqué dans des négociations et je l'ai pratiqué là dans des moments déjà très intenses. Il ne comprend que le rapport de force. Si vous êtes faible, il avance. Si vous mettez un coup d'arrêt, il prend il prend son temps et attend qu'est-ce qu'il essaie de faire ? Nous sommes à la veille

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d'élections qui vont pas avoir lieu simplement en France, mais vont avoir lieu en Pologne, qui vont avoir lieu en Espagne, qui vont en Italie. Qu'est-ce qu'il essaie de faire ? De dire qu'il y a un risque de guerre parce que tout ça c'est des risques de guerre. H pour que la population européenne se dise "Mais finalement, pourquoi continue-t-on à aider l'Ukraine ? Pourquoi ne l'achetons pas ce bout d'Ukraine à Vladimir Poutine ? C'est ça qu'il essaie de faire. Et donc il essaie de peser sur nos choix en nous faisant peur et ça peut fonctionner et en nous intimidant ça peut également marcher et enfin en nous testant. Et donc ça c'est un test. Oui mais vous dites il ne comprend que le rapport de force. Il ne comprend que la force. On va essayer d'être concret.

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Si là c'est la Lituanie, la Finlande et cetera, si la France, qu'est-ce que ça veut dire d'être dans le rapport de force et qu'est-ce que ça veut dire de répondre très concrètement à la provo une provocation ? Ça veut dire que si il l'avancé territorialement, pour l'instant, il ne l'a pas fait, h il faut qu'il sache qu'il aura une réponse commune des Européens, des Européens seuls, hein, d'ailleurs, et que si il viole notre ciel, ce qu'il fait régulièrement, nous pouvons aussi le faire. Ouais. S'il venait à à déstabiliser ou à inquiéter tel ou tel pays, nous serions aussi la capacité par nos moyens de le faire. Je ne dis pas qu'il faut rentrer dans une escale, mais il faut montrer que nous pouvons utiliser non pas les

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mêmes moyens que lui, mais des moyens de force et notamment tout ce qui est sanctions économiques qui doivent demeurer. Mais vous disiez tout à l'heure que la France et l'Europe étaient spectatrice. Elle ne l'a pas été heureusement l'Europe par rapport à l'Ukraine. La France n'a pas été le premier contributeur, loin de là. Beaucoup de Français pensent qu'on dépense beaucoup sur nous sommes les les moins dépensiers de ce point de vue. Mais l'Europe a réagi et elle a plutôt bien réagi. Et et pour l'Ukraine aujourd'hui, vous avez vu que chaque jour qui passe h il y a des bombardements sur Kief et sur d'autres villes. Il y a des morts. Et donc ce qu'il faut faire dans les prochains mois, c'est offrir aux Ukrains la possibilité de protéger leur ciel parce que sinon ils auront des

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bombardements incessants. Ça aussi parce que nous sommes dans une guerre d'usure dans cette histoire. Ça fait quand même 4 ans que ça dure et donc il faut infliger à Vladimir Poutin et ça se passe quand même difficilement chez lui. Il a des élections qu'il va bien sûr gagner puisquil il a muselé toute son opposition et il a enfermé les dirigeants. C'est plus facile de gagner des élections quand il y a pas d'opposition. Donc il il est il est lui aussi sous une pression économique, politique, humaine parce qu'il perd euh aussi euh des hommes tous les jours. Donc il faut qu'on continue cette pression parce que s'il devait gagner c'estàd si à un moment les Européens par lassitude ou s'il y avait des gouvernements d'extrême droite qui finalement s'installaient en Europe et

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qu'on cédaéit sur l'Ukraine, ne pensons pas qu'on aurait la paix. Nous aurions la poursuite par Vladimir Poutine de ses objectifs. Mais je vois que vous le regardez. Vous pensez que cet homme que Vladimir Poutine comment dire nous menace très directement, on a entendu, y compris dans la dans la bouche de certains responsables de notre armée ici en France, dire "Préparons-nous, préparons-nous à horizon 2030 d'avoir une vraie confrontation avec la Russie. Est-ce que vous pensez que c'est ce qu'a en tête Vladimir Poutine ? Je pense que Vladimir attend de savoir ce que nous allons faire euh à la fois sur le plan politique. H les élections qui viennent, il a des préférences hein. Euh il ne les cache pas comme d'ailleurs Donald Trump, il il est favorable à toutes les extrêmes

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droites. Donc il attend, il a tout son temps lui puisque il n'est pas menacé par euh euh une défaite électorale. Donc il attend et deuxièmement, il essaie de voir si nous avons une défense qui soit crédible nous les Européens. S'il y a une défense crédible et s'il y a des gouvernements et des présidents qui assurent non pas la confrontation, pas la guerre, mais assure le fait que il y aura une riposte si nous sommes attaqués, il cédera. Mais qu'est-ce que vous voulez dire quand vous dites il l'attend, il regarde si l'extrême droite arrive au pouvoir chez nous ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? On va parler clairement pour vous. Si Marine Le Pen arrive au pouvoir en France, parlons clairement François Hollande, si Marine Le Pen arrive au pouvoir, qu'est-ce que ça

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signifie pour vous pour Vladimir Poutine ? parce que madame Le Pen, mais elle est pas la seule. Euh l'extrême droite allemande est sur la même position, veut euh que rapidement, comme d'ailleurs Donald Trump l'avait souhaité, il y ait euh un arrêt de la guerre en Ukraine. Un arrêt de la guerre en Ukraine, c'est-à-dire le fait que euh la Russie ait réussi son appropriation d'un territoire. C'est ça que l'extrême droite française, mais pas que l'extrême droite d'ailleurs parce que du côté de la France insoumise, ils sont sur la même position. Vous vous rappelez quand j'ai vendu les enf j'avais repris les les les fameux porte hélicoptère mistral qui devait être vendu à livr à la Russie. J'ai refusé Russie.

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J'ai été attaqué et par qui ? Par une partie de la droite française. Bon qui à ce moment-là n'était pas forcément consciente par l'extrême droite et par la France assoumise à Jean-Luc Mélenchon. Donc ils ont ils ont non pas un lien humain, je crois pas, mais enfin quand même, ils ont un lien, ils veulent que cette guerre soit au bénéfice de la Russie. Mais vous vous entendez les critiques aussi de certains français ? Je parle pas là de de national et cetera, mais certains français qui disent "Attendez, on a mis des milliards." Non, on n pas mis des milliards. On a mis des milliards pour soutenir l'Ukraine. Oui, mais on n pas mis des milliards. La France n'a pas mis des milliards. Faut quand même qu'on le sache. La France n'a pas mis des milliards. Les Européens ont

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mis de l'argent plus que nous. Mais la France, pardon, la France a mis littéralement des milliards. Non, on n pas mis des milliards. On a on a donné un certain nombre de matériel, on a donné de l'aide alimentaire, on a donné de l'aide technique, mais on n pas dépensé les mais mais quandbien même aurait-on dépensé ce que les Français pourraient considérer comme excessif parce que ça ne vient pas finalement vers eux. H on l'a pas fait pour simplement les Ukrains, on l'a fait pour nous. On l' fait pour nous parce que je viens de vous faire la démonstration que si Vladimir Putin gagne cette guerre, il a failli la gagner. Vous pensez qu'il va s'arrêter là ? Non, il ne s'arrêtera pas là. Il continuera parce que connaissant Vladimir Poutine,

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son rêve, son son intention, c'est de reconstituer ce qui était autrefois l'Union soviétique. Vous imaginez pour donc c'est l'Ukraine, la Pologne et cetera et cetera. C'est les pays baltes, c'est la Geéorgie, c'est quasiment fait et et c'est aussi la Moldavie, enfin des pays que nous ne connaissons pas toujours très bien sur le plan de la géographie. Enfin euh c'est l'Union soviétique mais ça suffit pas. Il essaiera de faire pression sur nous, toujours sur nous. Est-ce que nous sommes forts ou nous ne sommes pas forts ? Il y a une deuxième différence entre nous et lui. Lui, il a tout son temps. Les élections ne viendront jamais le rattraper, ni la corruption le punir de ce qu'il a pu commettre. En revanche, nous on a des élections tous les 5 ans et même quelque fois même des

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dissolutions. Donc on a des élections. Donc on n'est pas dans la même échelle de temps. Donc c'est pour ça que quand je dis il faut s'unir, c'est c'est s'unir ici en France pour être fort. C'est s'unir en Europe, il faut être fort. Aujourd'hui, on un monde où il faut être fort. Nous sommes en face de dictateurs, d'autocrates qui regardent l'Europe comme étant leur cible. Leur parler ne sert à rien. Lui parler ne sert à rien aujourd'hui. Non, j'ai parlé à Vladimir Poudine, il faut pas exclure de parler un jour. Mais quand on parle à Vladimir Pouet, vaut mieux avoir des positions assises, solides, robustes et fortes. Et Trump pour l'oubli et Trump et est le coresponsable de cette situation. C'est-à-dire que il a moins aidé l'Ukraine, ça a eu des conséquences. Il

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a espéré que Vladimir Poutine puisse emporter la guerre. Il a fini par considérer que ce n'était pas encore finalement accompli et il a une responsabilité inouie. Je vous ai évoqué euh ce qui s'est passé dans au Moyen-Orient. euh et les conséquences que ça a sur nos économies. Et puis enfin, il s'est éloigné de de l'Europe. L'Europe, c'était quoi pour beaucoup ? Pas pour la France qui était une nation indépendante, qui reste une nation indépendante, mais pour les Européens, c'était le bouclier américain. C'est fini le bouclier américain. Faut aussi le dire à nos à nos compatriotes, c'est fini tant que Trump sera là, l'alliance avec les États-Unis. Euh Poutine c'est que il a en trop non pas un adversaire

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mais un partenaire. Le président chinois, vous avez vu comment euh Trump a cédé devant le président chinois pour les affaires commerciales et là même avec la Corée, la Corée, il a préféré aller discuter avec le Coréen du Nord plutôt qu'avec de faire des exercices militaires en Corée et au Canada, il a menacé de l'envahir. Bon écoutez, c'est quand on a un allié comme celui-là, ça devient un adversaire. Donc il faut que la France soit forte. élection présidentielle, c'est aussi pour que la France soit forte. Elle elle doit être forte militairement, elle est heureusement depuis des années, mais il faut qu'elle soit forte aussi politiquement, économiquement. C'est pour ça qu'il faut aussi prendre des mesures. C'est parce que dans ce monde là qui est devenu

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beaucoup plus difficile, beaucoup plus cruel, même dur, il faut être fort. Et ben, j'ai pas d'autres solutions à proposer aux Français que pour être fort, faut être uni. C'est la France forte qui doit être là. François Hollande, vous êtes face à BFM ce soir et face à la chaîne du service politique de BFM. Face à Marie Marie, c'est à vous. Rebonsoir monsieur le président. On l'a compris, on n' pas réussi à vous le faire dire. Vous n'êtes pas candidat, pas encore candidat, mais en campagne, ça vous l'assumez parfaitement. L'un des ressorts de cette élection et qui fait peut-être le lit euh du Rassemblement national, un argument massu, on l'entend dans la bouche de beaucoup, c'est "On ne les a

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pas essayé, on les a jamais essayé. Vous monsieur le président, on vous a déjà essayé. Oui, on vous a vu au pouvoir. Pourquoi on vous essaier une seconde fois ? Mais euh comme je vous le dis, je suis pas dans une des démarches où je supplie qu'on vienne m'appeler et que euh je sois euh demain euh accompagné jusqu'à l'Élysée. J'ai quand même eu une certaine euh lucidée sur euh ce que j'avais fait. Mais si je suis là devant vous, Hm hm. C'est pas pour essayer de faire que mon destin s'accomplisse, il est accompli. J'ai plus de 70 ans, j'ai été président de la République. Je peux profiter autant qu'il est possible de du reste de ma vie. Pourquoi je suis là ? Parce que je considère que c'est

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l'élection la plus importante de ces 50 dernières années en France. Pas simplement parce qu'il y a un risque d'extrême droite, parce que c'est le sort même de la France qui est en jeu. Mais vous, on on a on a l'impression que c'est presque sacrificiel. Il y a quand même l'envie de ça, l'envie possiblement d'y retourner. Mais non, c'est pas une affaire d'envie. J'ai pas une envie d'être président. Je l'ai été. pas une envie de retrouver les ordres du pouvoir. Je je suis bien au-delà de ça. C'est c'est de considérer que ma vie ne pourra pas être finalement accomplie si je ne suis pas devant les Français dans un exercice de vérité sur ce quelle cette élection présidentielle. Parce que on va décider pour nous-même bien sûr, c'est par rapport au pouvoir d'achat,

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par rapport aux retraites, par rapport à la justice sociale, par rapport à l'éducation, la jeunesse. Mais c'est plus que ça le vote de l'année prochaine, c'est de savoir si la France va exister ou pas. C'est pas rien quand même. C'est ça qui se joue. Oui. C'est la France, est-ce qu'elle va exister en Europe ? parce qu'elle doit être la première avec l'Allemagne, la première nation à à à renforcer les liens avec nos partenaires allemands pour faire avancer l'Europe. Est-ce qu'on va être capable d'imposer la paix notamment à Donald Trump ? Est-ce qu'on va être une nation suffisamment forte industriellement avec l'intelligence artificielle qui arrive et avec des grandes entreprises américaines qui sont prêtes à nous à nous conquérir ? et votre ex votre exercice du pouvoir,

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votre expérience du pouvoir en fait pour vous une grande qualité et une force face justement à ces défis qui nous attendent. C'est ça aussi vous ne décrivez encore. Oui. Ce que je peux dire c'est que l'expérience c'est pas de refaire ce qu'on a fait. Je peux défendre mon bilan autant qu'il sera nécessaire. Mais c'est fini ça. Mais je je je défends ce que j'ai fait. Mais c'était pas le même monde, c'était pas la même France, c'était pas la même société. et votre pas les mêmes mesures ouvrage votre on est le parfait témoignage parce qu'on va y revenir. Il y a aussi des maas François Hollande en novembre 2016 un mois avant de décider de renoncer à ne pas vous représenter vous étiez à 11 % environ de code de popularité. Aujourd'hui, soyons très honnête, 10 ans

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plus tard, ça a quasiment qu'intuplé. Est-ce que vous ne pensez pas à 59 ou 49, pardonnez-moi, d'opinion favorable ? Est-ce que finalement les Français ne préfèrent pas François Holland non président que président ? Est-ce que vous êtes prêt à nouveau souir le désamour et peut-être un rejet qui existe aussi à gauche ? D'abord, on est toujours plus populaire quand on n pas au pouvoir. Enfin, c'est quand même plus difficile quand on est aux responsabilités de se faire aimer. C'est regrettable. Mais regardez les codes de popularité des principaux dirigeants, c'est dur. C'est ça aussi payé au pouvoir. Mais moi, je suis plus du tout dans la recherche d'être aimé ou pas aimé. Je préfère toujours l'être, mais si je devais être devant les Français, c'est

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pour agir et presque sans rechercher le moindre la moindre récompense et même la moindre popularité. C'estàd de faire en sorte que je puisse assumer la transition parce qu'il y a une période de transition entre une France qui est en difficulté aujourd'hui et une France qui se redressait, qui se réhausserait et qui serait à la hauteur des enjeux. Mais c'est la rencontre aussi et ça vous le savez cette élection d'un homme et d'un pays, d'un homme et des Français, d'un homme ou d'une femme. D'ailleurs, je parler de rejette, vous avez encore des fans de la première heure. Question plus personnelle, mais d'abord vous montrer cette séquence, c'était ce weekend à frangiblement, vous avez encore des fans qui aiment

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vous le démontrer. Regardez. J'ai vu. Ouais. Tout va bien, tout va bien. Doucement madame, doucement s'il vous plaît. Doucement. Non mais toi tu es exagère. Bravo à J. Je le disais question plus personnelle apporter. C'est pas c'est pas une généralité he faut pas laisser penser faut pas laisser penser que partout je je me transp il y a une espèce de de mouvement de foule et de de jeunes femmes ou ouou moins jeune qui se lancent vers moi. Mais c'est pas ça que je recherche. Non mais question plus personnelle juste sur l'exercice et du pouvoir et de l'approche des gens. Est-ce que ça ça vous met mal à l'aise ou on dit souvent un président à porté de baffe ou à porté de bise là en

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l'occurrence ? Est-ce que ce contact direct vous moi j'ai toujours été j'ai été élu très jeune, j'ai exercé beaucoup de responsabilités locales, maire président de département j'étais député 30 ans, président de la République. J'ai toujours eu un rapport avec les Français bon ou mauvais des périodes de popularité, d'impopularité mais ma vie politique, elle est elle est elle est derrière moi. C'est c'est fini. pas quand on vous entend françon dire tout ce que j'ai fait je l'ai construit j'ai l'âge qui fait queon peut avoir pour moi des sentiments différents. Mais là je suis dans une démarche tout à fait différente. Je viens pas chercher à poursuivre ma vie politique. Je je je

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n'avais même pas pensé redevenir député quand il y a eu la désolution. Mais j'essaie de dire qu'est-ce que je peux faire encore pour m' payer et pour faire comprendre aux Français que ça va pas être un vote simplement de lassitude, de colère, de radicalité, de grands de grandes bascules. On renverse la table en se moquant de ce qu'il y a sur la vaisselle. Est-ce que la vaisselle peut être cassée ? Non. Moi je pense que la France elle est fragile. Il faut absolument la conforter, la porter et ça c'est ce que je peux faire pour pour y contribuer. Il contribuer à la place que je prendrai. Mais je veux absolument montrer aux Français qu'ils ont toutes les capacités pour traverser cette période et que l'expérience que je peux effectivement avoir, elle est à leur service. votre livre Unir et ce

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sous-titre Nouveau monde nouvelle gauche et aussi on l'a vu euh avec Guillaume d'Aray un peu plus tôt peut-être nouveau François Hollande qui vient avec euh peut-être une forme de méakoupa jamais la défiance envers nos institutions envers le politique n'a été aussi grande. Vous revenez notamment sur ce que vous avez mis en place qui était le non cumul des mandats. Est-ce que vous considérez que c'est une part d'explication du lien rompu finalement entre vous hommes femmes politiques et les Français de cette grande incompréhension qui s'est installée ? Je pense que le reproche que qui est fait par les Français à l'égard ce qu'on appelle des politiques ou des institutions, c'est le reproche de l'impuissance. C'estàd que ils ont le sentiment et

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quelquefois c'est un sentiment qui est réel qui correspond à une évidence c'est que l'État ne répond pas on parlait tout à l'heure sur les difficultés qu'on peut traverser vite bien simplement à leurs difficultés ou qu'ils disent et qu'ils promettent et qu'il n'appliquent pas non plus ou en plus mais c'est c'est ce reproche d'impuissance qu'il faut absolument conjurer. C'est vrai que c'est plus compliqué le prendre des décisions que les les contraintes financières sont encore plus lourdes, mais il faut que l'État soit beaucoup plus rapide. Et de ce point de vue, si j'ai effectivement des des culp qu'on a toujours c'est il faut aller beaucoup plus loin dans la décentralisation. Jean-Louis Borlot n'a pas tort quand il dit que il y a un état qui est beaucoup

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trop centralisé, qu'il faut alors je vais pas jusqu'au fédéralisme mais faut donner beaucoup plus de compétences aux élus locaux qui eux peuvent agir beaucoup plus auprès des Français beaucoup plus et sur le cul des mandat puisque vous avez évoqué cette question. Je pense qu'effectivement pas forcément à l'Assemblée nationale mais je propose ça pour le Sénat parce qu'il y a des élections sénatoriales. Je pense qu'on a besoin des grands élus qui ont même des élus locaux ruraux. On les a peut-être laissé trop euh du côté de leur propre collectivité. On a besoin de leur expérience. Là aussi, on pourrait redevenir sénateur maire. Oui. Je pense ou président de département, président de région. Je pense que on a besoin que le la France, la France des territoires comme on dit,

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la France des paysages, la France la France réelle quoi, soit davantage représenté. De la même manière, si on a peut-être un un regret et et donc donc une proposition parce qu'il faut pas vivre avec les regrets, c'est que les référendums, personne ne sait très bien comment les faire les référendums, mais je n'ai pas fait et il y en a pas eu non plus pendant 10 ans. Emmanuel Macron en a promis effectivement, il faut pas faire des référendoms qui mettent en cause les libertés, les institutions comme certains les proposent. Donc ça, je pense que ce serait extrêmement grave. Mais les Français ont besoin d'être consultés. On l'avait vu quand les gilets jaunes, c'était une revendication qui s'était faite. On a besoin d'être consulté sur quelques questions. Bah ne serait-ce que

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des questions bah des d'écologie, d'énergie euh euh ou même de décentralisant. Moi, je propose même un référendum sur la décentralisation. Ça pourrait être une promesse comme le général de G l'avait fait, ça lui avait pas porté chance he en 1969. Il avait raison. Il faut que le les Français même s'emparent du pouvoir qui peut leur être ou pardon pardon Marie mais précisément François je mets la place de ceux qui nous regarde ce soir en disant c'est quand même pardon pour le mot culotté de nous dire dans la même phrase je n'en ai pas fait pendant 5 ans de référendum en revanche bah c'est vrai qu'il faudrait en faire mais bien sûr il y a des choses qu'on peut qu'on a pas fait qu'on doit qu'on doit faire moi je pardon de le dire hein je suis resté que 5 ans hein je suis pas

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resté 10 ans cert donc mais ce que je veux dire par là oui il y a des choses que j'aurais dû faire que j'aurais pas pu faire parce que c'est pas facile de faire un référendum quand on est dans une période par exemple de de crise terroriste. Je pense que il y avait d'autres questions à à traiter mais c'est vrai je ressens ça puisque c'est la question que vous posez la défiance et les élus et et le sentiment d'abus il faut agir il faut montrer que ça fonctionne et là il y a une administration qui s'est beaucoup sclérosée qui s'est beaucoup structuré et donc il faut la la libérer et faire que ce soit la décentralisation qui qui prenne la place. François Hollande, la politique et votre parti, le Parti socialiste, vous avez très vite dit et été clair sur votre position, la

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primaire socialiste, c'est non. En tout cas, à partir de ce soir, c'est trop tard parce que et bien les candidatures sont clôturées. Il reste 1 heure. Il reste 1 heure. Vous n'êtes toujours pas Non, même si l'émission ne durait qu'une demi-heure, je ne serai pas plus candidat tout à l'heure. Donc la fiche de tous les candidats est quasiment connue. Elle sera officielle demain. Six visages qui viennent de s'afficher. D'abord, que vous inspire François Hollande ce casting ce casting de la primaire qui s'annonce ? Bah non, il y a des personnalités tout à fait euh euh que je connais qui sont compétentes. Oui, tout à fait. Oui. Euh et je trouve que bon ben voilà, il y a une primaire. C'est normal que euh les personnalités qui veulent prétendre être président de

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la République, je rappelle que c'est pour être président de la République, pas pour être simplement dirigeant du Parti socialiste. Donc les personnes qui ont cette vocation, cette ambition, cette volonté puisse le faire à travers une primaire. Moi, je n'y suis pas. J'y suis pas parce que ma décision d'être candidat viendra au mois de décembre. Je crois que cette primaire aura lieu de voir s'il y a une dynamique d'une de ces candidatures, il y a aucune raison que je vienne l'entraver. S'il y a pas de dynamique, si on peut pas être au second tour parce que l'enjeu de l'enjeu, je vais vous le dire, l'enjeu de l'élection présidentielle, c'est pas d'être un candidat parmi d'autres. Je parle pour le parti socialiste, c'est de au d'être au second tour et de l'emporter

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et de faire 50 + 1 voire plus. Ben oui, parce que il faut rappeler quand même les conditions de l'élection présidentielle. Il y en a que deux au deuxème tour, il faut faire plus de 50 %. Donc c'est il faut élargir. C'est ce que j'appelle aussi unir. Il faut élargir. Ça, on va y revenir. J'ai envie de voir la manière dont vous voulez élargir et quelle serait avec qui vous gouverz. On verra. Et ce que je veux dire par là, c'est que puisque je suis interrogé sur la dynamique, il faut que cette dynamique permette d'enclencher le processus qui arrive au second tour et qui permett à un candidat issu de cette famille politique de gagner. Et de votre point de vue, quand vous voyez ces six vis ces six visages, ils sont pour certains ou pas en capacité de Nous verrons, d'abord, il y en aura

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qu'un à la fin, donc ça ça règle une partie du problème et puis ensuite bah il y en aura un ou une qui verra si cette dynamique se produit et de toute façon avec d'autres d'ailleurs au mois de décembre, on aura un grand rendez-vous. Comment on fait pour précisément faire que une candidature arrive au second tour ? partie de votre démarche quand même de votre réflexion Paris sur possiblement l'échec de cette dynamique. On a connu plus franche camaraderie au parti socialiste en matière de camadri au parti socialiste, je peux vous en raconter beaucoup mais donc c'est pas ça le problème là. Moi je suis pas du tout dans une position de de de d'entraver qui que ce soit ou de gêner qui que ce soit. Ce que je veux c'est c'est que il y ait un président de la République française qui puisse unir

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le pays et qui puisse répondre au grands défis. Je souhaite que pour être président de la République, ça vienne plutôt de ma famille politique à condition que nous fassions l'élargissement nécessaire. Et donc la dynamique, je la souhaite. S'il y a un candidat qui peut arriver à cou une candidat qui peut arriver à cette dynamique, je le soutiendrai. S'il ne le peut pas, nous en parlerons avec d'autres ensemble et de voir quel est le dispositif qui permet d'y arriver. Il y a 15 jours, on vous avait posé la question chez nous autres confrères. Pour qui allez-vous voter ? Est-ce que vous allez voter ? Est-ce que vous êtes à la fin de débat du processus, je vous dirais vous ne vous inquiétez pas. Oui. Ou vous évoquez ce grand rendez-vous de décembre. Oui.

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Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? J'entends la dynamique. Donc c'est des sondages, des sondages qui placeraient le gagnant de la primaire. J'aimerais vous soumettre d'ailleurs cette enquête d'opinion récente qui a été faite et qui vous a testé dans l'hypothèse où et ça va s'afficher très prochainement où Raphaël Luxman est candidat. Hm hm. et que au centre c'est euh Édouard Philippe, pardonnez-moi, vous êtes testez-vous à 7 % et Raphaël Gluxman à 9. Oui, on est dans la marge d'erreur. Si cet étiage, si ces sondages ne bougent que peu, quel quel sera votre processus de réflexion ? Je vais vous dire ce que c'est qu'une élection présidentielle puisque il se

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trouve que j'y ai participé en 2012 et que je l'ai gagné. Les sondages d'aujourd'hui ne sont pas les intentions qui vont être au mois de décembre et les intentions du mois de décembre ne seront pas les suffrages du mois de mai. Il y a des temps dans l'élection présidentielle. Je trouve que elle a commencé beaucoup trop tôt mais tant mieux pour vous puisque ça vous permet de d'accueillir un certain nombre de responsables et avec un vrai intérêt les téléspectateurs voit tous les jours, j'en suis heureux, ça a commencé tôt. Donc jusqu'au mois de décembre, il va y avoir ce que j'appelle une décantation. Il y aura moins de candidats que ceux qui se sont aujourd'hui avancés au mois de décembre à droite, vous n'aurez pas forcément trois candidats comme vous les avez aujourd'hui. Peut-être qu'un.

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C'est pas à moi de dire qui. Pour la gauche, pour la gauche non LFI bien sûr, il y aura qu'un seul candidat. Donc c'est à ce moment-là qu'on aura une offre de candidature et c'est ça ce grand rendez-vous de décembre. Ou le grand rendez-vous, il est celui-là. C'estàd que il faut que les forces politiques, celles qui jusqu'à là structurer le débat politique, la gauche, la droite, c'était ce qu'on avait jusqu'en 2017. Bah, il faut reconstituer cette offre politique au mois de décembre. À partir du mois de février, vous voyez, ça va être tard encore. À partir de février, il y aura une cristallisation. C'estàdire quel que soit ce qu'auront décidé les états-majors, les personnalités, les Français diront qui ? Ils regarderons dans l'offre politique qu'il aurait

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présenté qui qui peut être au 2e tour éventuellement face à Marine Le Pen probablement au 2e tour qui peut être au 2e tour qui peut gagner et qui peut être président de la République et les Français ils feront leur choix en en en toute liberté et quelquefois en abandonnant même leur leur famille politique d'origine. C'est ce qui s'est passé déjà en 2022. C'est ce qu'on appelle le vote utile. Le vote utile, il sera majeur pour cette électionlà parce que personne non, c'est pas le barrage. Personne ne voudra prendre le moindre risque. Chacun voudra avoir le candidat qui permet pas simplement de battre le Pen, c'est pas simplement le barrage. Le barrage, ça fonctionne plus. C'est d'avoir le président ou la présidente

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qui permet à la France de sortir de la situation dans laquelle elle est et d'avoir des objectifs les plus élevés. Et moi, j'ai j'ai les propositions notamment pour la jeune génération, les pour l'écologie, pour euh l'industrie, pour avoir la technologie qui correspond et aussi pour lutter contre les deux dettes qui nous qui nous étraignent. La dette climatique, on voit bien ce qu'elle produit, et la dette financière. C'est ça qui sera les l'évidentité. Je reviens juste sur votre rendez-vous de décembre. Pardonnez-moi d'avoir cette session. Non, mais on se reverra en décembre. On se reverra en décembre. Et quoi ? Le le 1er décembre. Le 1er décembre parce que le 1er décembre c'était 10 ans avant. C'était le 1er décembre. 2016 où vous décidiez en direct à la télévision,

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peut-être enregistré, je ne sais pas quelle est la coulise, c'était en direct de renoncer à ne pas vous représenter. Vous avez exprimé plusieurs années après une forme de regret peut-être d'avoir et de vous être positionné trop tôt. C'est vrai. Est-ce que le 1er décembre peut cristalliser une forme de symbolique et est-ce que c'est une date posée là et qui pourrait avoir du sens ? Euh je pense pas que ce sera le 1er décembre pour des raisons précisément euh de précédent. Ce sera pas le 2 décembre parce que pour ceux qui connaissent l'histoire, c'est les jours de coup d'état. Donc euh ça sera pas le 24 décembre parce que c'est Noël. Donc euh je vous verrai euh au milieu du mois de décembre avant les vacances, ne vous inquiétez pas. Question perfine, si ces

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golenes royales devaient emporter cette primaire, est-ce que ça vous ferait peut-être revoir votre point de vue ou votre réflexion sur la dynamique sur ne interférer ou pas reste la même ? C'est Royal montrait qu'elle avait des capacités de démisme et et de créer aussi des conditions qui étaient un moment favorable en 2007. Donc si elle était la candidate comme les autres d'ailleurs, elle aurait à démontrer qu'elle peut arriver au second tour et ce que j'ai dit sur les autres candidats vaut pour ses colal aussi mais elle a un avantage quand même c'est qu'elle a été au deuxème tour d'une élection absolument face à Nicolas Sarkozy en 2007. François Hollande, vous avez bougé, vous avez changé aussi un peu, on l'a vu sur les questions économiques qui vaut même ce commentaire à un ancien

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premier ministre François Berou que vos idées sont plus compatibles qu'avant et vous semblez aussi avoir bougé sur l'exercice du pouvoir. Vous dites, je vous ai lu effectivement, il faudra faire vivre et élargir les alliances pour gouverner. Mais gouverner avec qui ? et notamment à l'Assemblée nationale. Les fondeurs, vous les avez connu. Ça sera quoi l'exercice du pouvoir et la manière de le projeter déjà bien au-delà du mois de décembre là. Mais ce que je je vais essayer bien auelà oui en effet. Mais vous vous projetez vous aussi dans votre essay d'exliquer c'est que la conception de la préser comme mon prédécesseur Nicolas Sarkozy comme mon successeur Emmanuel Macron qui a été un président qui a concentré

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énormément de pouvoir. Le KA a sans doute contribué et qui finalement n'a pas donné au fonctionnement de l'État à mon avis la souplesse nécessaire et même la distance que le chef de l'État doit avoir par rapport aux affaires courantes. Espèce de d'hyper concentration du pouvoir. Je pense que la prochaine présidence, c'est un président qui a la hauteur nécessaire, qui a la vision pour le pays, qui doit tracer ce que doit être les C, peut-être même les 10 prochaines années sans se préoccuper même de son propre sort. et qui doit donc prendre sur le plan international, sur le plan européen, mais aussi sur le plan des grands sujets de long terme. J'ai

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évoqué l'écologie mais aussi l'énergie, la défense. Il doit prendre les les grands sujets et puis il doit y avoir un gouvernement qui doit agir pour que les Françaises et les Français avec la promptitude des c'est l'Union des démocrates. Ça c'est la c'est c'est la conséquence politique. Ce président donc il est élu disons face à l'extrême droite, ce serait sans doute le scénario plus probable. Est-ce qu'il aura une majorité avec une dissolution de l'Assemblée nationale ? C'est pas sûr. C'est pas sûr parce que le le paysage politique est beaucoup plus fragmenté. Moi, j'ai je suis même favorable à la représentation proportionnelle puisqu'on a le pire avec le scooter majoritaire, c'estàd il est plus majoritaire et en

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plus il il fragmente et il segmente. Donc le prochain président de la République, il doit laisser son gouvernement avec une majorité qui l'aura constituée forcément et avec une coalition qui qui devra être faite de où à où. C'est ça, c'est là où je viens tous mais de tous ceux qui le voudront. Parce que il y a un moment, regardez notre démocratie par rapport à celle de nos voisins. Mais en Allemagne, laissez-moi terminer. En Allemagne, en Allemagne, c'est une coalition. Il y a une coalition entre les sociaux-démocrates et les chrétiens démocrates. En Espagne, c'est une coalition. En Suède, vous avez vu des élections, c'est une coalition. Avec les insoumis, François Hollande, je pose la question. Non, non, ça c'était pas c'est pas possible. Ça c'est non.

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Ah, ça c'est non. Bien sûr, c'est pas possible avec les Ce n'est pas possible. Mais vous disiez en début de semaine la gauche c'est 30 % du corps électoral. La gauche c'est en incluant donc elle existe au plan électoral mais la là je vous parle d'une coalition de de gouvernement peut pas être sur la même ligne pour gouverner le pays que LFI qui propose de brûler la dette. C'est quand même difficile d'être avec des incendiaires de la dette qui d'ailleurs ne vont incendiair rien du tout qui seraient dans une obligation de sortir de l'Union européenne. La question européenne elle va être décisive dans cette dans ce prochain secret. Pardon de faire cette digression. Quand vous avez d'un côté l'extrême droite qui dit qu'elle veut plus poser, qu'elle veut plus payer la contribution de la France

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à l'Union européenne et quand vous avez la gauche LFI qui dit que il ne veut pas payer sa dette mais la conséquence elle est logique c'est qu'il faut sortir de l'Union européenne faut sortir de la zone euro. Quand vous payez plus soit votre dette soit votre contribution vous n'êtes plus dans l'Union européenne. Mais c'est capital ce que vous nous dites quand même ce ceux qui doivent se coaliser, c'est au moins ceux qui pensent la même chose au moins sur la question européenne. Donc dans ce que vous envisagez de votre projet politique jamais au grand jamais avec aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon. C'est pas possible c'est pas possible de gouverner. D'ailleurs, ça ne l'a pas été non plus après la dissolution. Jean-Luc Mchon n'entend pas gouverner avec d'autres que lui. C'est pour ça

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qu'il gouvernera pas. D'ailleurs, il vous a fait partie et notamment l'Ure chose, il y a une alliance électorale, il y a eu une alliance alliance pour faire face au rassemblement pour plus avoir lieu aujourd'hui. Il peut y avoir des électorales, ça me paraît très difficile. Le président doit essayer d'avoir si on est dans ce cas de figure une majorité une majorité qui sera beaucoup plus composite que par le passé. d'expliquez aux téléspectateurs que vous avez été élu député sur une alliance avec les insoumis mais que si vous euh deviez arriver au pouvoir, vous ou un autre gouvern avec c'est impossible. Enfin, comment voulez-vous que la téléspectate si c'est assez logique. Il y a eu une élection dissolution, il a fallu faire un barrage contre l'extrême droite. Une coalition c'est

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s'est formée pas pour gouverner. Elle n'a pas gouverné. Donc avec LFI, il y a aussi des évolutions, il y a eu des évolutions de de LFI depuis depuis 2 ans et demi qui rendent impossible aujourd'f 2024 n'est plus celle de 2026 ou de 2027. Vous avez vu qu'il y a quand même des choses brûler la dette, c'était pas venu jusqu'à présent à nos esprits. Donc à partir de là le vous m'interroger sur le prochain président de la République dans ce cas de figure, il aura à construire une majorité. C'est son gouvernement qui le fera pour gouverner. Aujourd'hui, il y a pas de majorité. Hmm. Il y a pas eu de coalition non plus. Donc on est dans cette forme d'instabilité, d'incertitude. Ça c'est ce qu'il faut récuser. On peut pas être simplement dans une recherche de chaque

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année d'un budget impossible avec une majorité improbable. Donc il faut trouver une majorité, il faut trouver de la stabilité. Le rôle du président de la République, c'est d'offrir une stabilité au pays et qui ne passera pas donc par une alliance électorale avec la France insoumise. Encore une fois, c'est une différence majeure, notamment avec un certain Olivier Fort sur ce même plateau dimanche qui est incapable de répondre sur ou pas des ministres insoumis dans un gouvernement. Non mais là on parle d'une élection présidentielle, on parle pas d'une élection pour les élections locales. Je parle du prim oui ou de la primaire. Je par d'une élection présidentielle. Oui. Donc le président de la République, il doit euh diriger le pays avec un gouvernement et une majorité. Enfin, en

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tout cas euh une assemblée nationale. On peut pas être avec des positions incompatibles les uns avec les autres. Et les filles dans une position incompatible avec ce que je propose. Que les choses soient claires, c'est incompatible. Et de ce point de vue, vous avez été on ne peut plus clair. Merci infiniment monsieur le président. Merci Marie Chan dans un instant Pauline de Malerve. D'abord François Hollande, dans votre livre que l'on a lu attentivement, il y a vous reconnaissez des erreurs, avoir fait des erreurs. Alors, vous dites, "J'ai fait des erreurs, mais vous dites pas exactement lesquelles dans ce dans ce dans ce livre." Et je voudrais en deux ou trois images vous demander si c'était à refaire ce que vous feriez aujourd'hui. La première image, elle a marqué votre

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quinquena François Hollande. Elle date d'octobre 2013. La France décide d'expulser une adolescente Cosovar qui s'appelle Leonarda euh et toute sa famille. De face au national, vous prenez la parole. Vous proposez à Leonarda de revenir en France mais seul. Leonarda, si elle en fait la demande compte tenue des circonstances et qu'elle veut poursuivre sa scolarité en France, un accueil lui sera réservé et à elle seule. Je réponde. Non, pas de pas de famille d'accueil pour moi, rien. C'est mort. C'est mort. Je vais être avec ma famille. Point bar. Est-ce que vous avez commis une erreur ce jour-là ? C'était pas au président de la République de de décider de cette question. Il y avait vrai, une division au sein du

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gouvernement, mais c'était pas au président. C'est là que les institutions doivent changer, pas au président de la République de s'occuper d'une situation humaine qui était difficile puisque elle avait été interpellée dans un quart scolaire. Il y avait il y avait une erreur, il y avait une faute, manque de discernement. Euh bon voilà, mais c'était pas au président de la République de d'intervenir sur cette céit au premier ministre ou c'était au ministre de l'intérieur. C'est ce que vous disiez à l'instant Marie Chan, c'est-à-dire que le président de la République, le futur président devrait être au-dessus de tout ça. Il doit avoir il doit avoir défini les règles d'une politique d'immigration. Bon, ça c'est c'est son rôle. Et aujourd'hui l'immigration, c'est surtout

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à niveau européen, il y a un pacte asi immigration qui doit être respecté et qui doit être surtout mise en œuvre. Mais le président de la République doit pas s'occuper de telle ou telle situation. Il y a des ministres pour ça et il y a un premier ministre, il y a une différence entre tel ou tel ministre. C'est éclairant en tout cas ce soir sur la manière dont vous envisagez euh le pouvoir. J'ai une autre image à vous montrer très simple. Vous président, vous choisissez Emmanuel Macron comme secrétaire général adjoint à l'Élysée, vous choisissez ensuite comme ministre de l'économie. Est-ce que vous le regrettez aujourd'hui ? Non, parce que cette époque, il était sur la ligne que je représentais. Il n'était pas dans l'idée d'être candidat et encore moins de mener une politique

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libérale, celle qu'il a engagé. après 2017, moi j'ai j'avais confiance. H choisi un collaborateur, choisi un ministre. Bon après, il s'est présenté contre moi. C'est pas d'une loyauté exceptionnelle. Vous êtes senti trahi. Ça aurait dû éclairer d'ailleurs les Français. Ce qu'il faisait peut-être par rapport à moi, il allait le faire par rapport à eux. Mais bon, maintenant c'est fini. Il a trahi les Français. Bah, il a pas forcément répondu à ce qu'ils étaient en droit de d'espérer de lui. Vous en êtes où tous les deux aujourd'hui ? Non mais moi je je pense que tout ça j'ai aucune rancune et aucun esprit de revanche. C'est vrai que il a pris sa liberté, il a été candidat m'empêchant sans doute de l'être. Bon bah c'était c'était la vie politique d'une certaine façon. Mais aujourd'hui

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la situation de la France est à ce point lourde grave pour que je sois pas là pour régler quelques querelles. Même s'il y a toujours du quelquefois du ressentiment mais moi je suis pas du tout dans cet espritlà. Mais la situation est à ce point lourde et dangereuse. Vous avez employé le mot tout à l'heure pour que vous puissiez vous parler. Vous parlez bien sûr. Moi, j'ai toujours dit Emmanuel Macron, je suis à la disposition. J'ai été très étonné qu'il ne me consulte pas davantage mais je crois qu'il avait une relation avec Nicolas Sarkozi qui était tellement intense. Ah que il pensait que c'était pas nécessaire. Vous appelle toujours pas aujourd'hui. Il vous appelle toujours pas. J'ai encore une image Marie l'a évoqué rapidement. Le 1er décembre 2016, on y

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revient à 5 mois de la présidentielle. vous annoncer au français, on va le voir, ça dure quelques secondes. Et j'attire votre attention sur votre voix qui m'a frappé tout à l'heure en en en revoyant ce moment-là. Vous annoncez au français que vous ne serez pas candidat. Aujourd'hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi, j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle. Vous avez une toute petite voix ce jour-là ? Bah, j'ai une voix grave et ému. C'est une décision lourde. Je la prends parce que je veux pas diviser. Toujours l'esprit qui est le mien, c'est unir.

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Je veux pas diviser. Il y a une candidature qui est déjà déclarée, celle d'Emmanuel Macron. Il y a une primaire qui m'est proposée déjà du Parti socialiste que je trouve incongru. Bon et puis il y a une situation où il y a un risque là encore de percer de l'extrême droite. Donc je prends ma responsabilité. Tout à l'heure il m'a été demandé si j'avais des regrets. Oui, c'était sans doute pas euh au mois de décembre qu'il fallait prendre cette décision. Au mois de février, non, plus tard. Plus tard, au moment où ça se cristallise comme vous dit tout à l' voilà, au mois de février, je pense que euh les conditions n'auraient pas forcément été les mê et en février, vous y seriez allé. Nul peut le savoir, mais c'est vrai que c'était pas le même contexte. Pour ça

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qu'il faut le choix du calendrier, c'est un choix éminemment politique. D'où le grand rendez-vous du mois de décembre, on a bien compris. Vous êtes face à BFM ce soir François Hollande, vous êtes face à Pauline de Baler à Pauline, bonsoir. Le chapitre qui m'a euh dont on m'a chargé, qui m'a été confié et qui m'incombe, c'est au fond la question de la France et des Français. On va parler ensemble citoyenneté, immigration, laïcité. Et je le disais, lorsque vous avez voulu être élu président en 2012, vous n'avez cessé de dire "Je serait celui qui réconcignera les Français". Aujourd'hui, vous faites le constat d'une société française, je vous cite, plus divisée que jamais et vous avez dit

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un peu plus tôt dans l'émission, je l'ai noté, "La France est fragile." Qu'est-ce qui fait aujourd'hui ? Qu'est-ce qui définit à vos yeux le fait d'être français ? Être français, c'est de considérer que nous sommes un peuple qui a un rôle à jouer dans le monde. Ce n'est pas euh finalement euh euh une situation qui est propre à tous les pays, c'est c'est nous la France. Deuxièmement, c'est un pays qui a toujours su intégrer, faire que nous partagions les mêmes valeurs et que face à à l'épreuve, nous fassions bloc. Je prends toujours cet exemple lorsqu'il s'est produit les attentats terroristes

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qui devait c'était le but de des islamistes qui ont commis ces crimes qui devaient nous diviser, nous séparer. Je n'étais pas le président le plus populaire et j'ai été le président qui à ce moment-là a pu unir les Français et j'ai pu voir ce que le peuple français était capable de faire. Je l'ai vu deux fois le 11 janvier quand il y a eu cette grande manifestation par rapport à Charlie et par rapport à l'hyper cachet 4 millions de français qui partout surtout toutes les places sont mobilisées et je l'ai vu après le 13 novembre qui était fait vraiment pour que il y ait à ce moment-là des mouvements des des

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crispations et et sans doute l'esprit de revanche et d'intolérance. Donc la France, elle est capable et c'est ça qui fait sa grandeur dans certaines situations de s'unir, mais elle est aussi capable de se diviser, de se séparer et d'entretenir la discorde. C'est ça le le le le français puisque vous m'interrogez là-dessus, c'est être capable à la fois de grandeur et un moment de confrontation, de conflit et de séparation. Vous parlez de ces deux moments où les Français se sont unis. Est-ce que 10 ans plus tard vous pensez qu'il s'unit de la même manière ? Non, j'ai j'ai cette question qui me tarude, hein. C'estàd que je vois bien que maintenant il y a des forces qui

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travaillent à la division, à faire qu'il y ait une opposition des extrêmes et à nous introduire comme si entre français, on devait faire des des distinctions. Les uns seraient davantage français que d'autres. Et donc je considère que là il a un risque sérieux parce que si la France se désunit, si la France se dilue, si la France n'est plus capable de convaincre chaque jeune que il a une place et que sa place est à l'égale des autres, mais aussi à l'égal de devoir comme de droit, alors il y a un risque de vous dites il y a des forces qui sont à l'œuvre. Est-ce que vous ne pensez qu'au RN ? Non, non, je pense je pense je pense que les deux extrêmes euh agissent d'ailleurs de concert,

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chacun avec sa proposition qui pour euh qui permet d'enflammer l'autre. Donc quand on l'a vu avec l'affaire du voile, on le voit maintenant avec la discrimination pour le logement, tout ça est fait pour que finalement nous ne soyons plus capables de nous réunir. Nous avons des problèmes, vous les évoquez, un problème d'immigration qu'il faut qu'il faut assurer. Nous av un problème de sécurité, qu'il faut absolument euh préserver notre sécurité. Donc si nous nous ne parvenons pas, c'est pas des consensus. Les consensus donnent l'impression qu'on est finalement dans une forme de moleste, non ? C'est qu'est-ce qui nous unit au plus profond ? Qu'est-ce qui va faire que nous que des liens demeureront ? J'évoque dans le livre la la fraternité parce que ça c'est une idée très forte

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de la République. Qu'est-ce qui fait qu'il y a encore une fraternité qui s'exprime ? Liberté, égalité, fraternité. La fraternité, c'est de d'être capable de faire des gestes à l'égard de personnes qu'on ne connaît pas mais qui sont vaux semblable dans la République et le le mouvement associatif, le service civique, les les le volontariat par exemple des sapeurs pompiers. Voilà des des actes de fraternité et et et je dis souvent puisque pendant 10 ans, j'ai animé une fondation sur l'engagement, j'ai été tout à fait frappé par la capacité, la vitalité du mouvement associatif de tout ce que cette jeunesse est capable de produire pour l'écologie, pour la solidarité. Il y a quand même au plus profond de la France, c'est ça qu'il faut se dire, il y a à la fois des

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des forces de la division, tous ceux qui veulent euh nous convaincre du déclin, du déclassement qui est qui est réel par ailleurs. Mais il y a aussi cette force, cette vitalité, cette culture même cette culture et la fraternité fait partie à mon avis des devoirs du président de la République. soyons désormais précis sur un certain nombre de points que vous avez déjà spontanément évoqué. La question de la citoyenneté, le problème de l'immigration puisque je vous citais vous disait il y a un problème du côté de de l'immigration, la citoyenneté d'abord lors de votre discours du bourget, vous aviez eu cette phrase. Vous aviez dit présider de la République c'est rassemblé, c'est réconcilier, c'est unir et ce n'est pas la stigmatisation, la division, la suspicion, les oppositions entre

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français. vous ajoutiez que vous refusiez l'opposition entre ceux, je cite, qui seraient là depuis toujours et ceux qui seraient là depuis moins longtemps. Et pourtant, vous êtes le président de la déchéance de la nationalité et pour un certain nombre de membres de votre famille politique, ça a été la rupture. Ce qui a été la rupture, c'est cette phrase qu'on l'écoute. devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou un acte terroriste. Même s'il est né français, je dis bien même s'il est né français dès lors qu'il bénéficie d'une autre nationalité. Est-ce que vous rediriez cette phrase ? Après le 13 novembre, euh il y a il y

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avait euh cette révélation que des Français avaient tué leur compatriotes. D'autres Français avaient porté les arbres contre leur propre pays. Et donc il était et c'était mon point de vue à ce moment-là quand je me suis exprimé nécessaire pour unir toujours les Français de dire bah ceux qui sont doubles nationaux ne peuvent pas garder la nationalité française. Mais au fur et à mesure du débat et ça m'a éclairé, il y a des gens qui qui n'avaient rien à voir avec les terroristes, il avaient rien à voir avec des criminels et qui n'étaient pas du tout touchés par une mesure qui concernait uniquement les criminels terroristes qui m'ont dit "Alors donc vous allez faire une distinction entre

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les doubles nationaux et les nationaux et donc quand un français qui commet un crime abominable contre d'autres français avec une aspiration terroriste et qui n'est que français comment on va faire ? on va le rendre à Patri. Donc face à ça, je trouve que c'était des remarques qui étaient pertinentes. J'ai dit non, ben je vais retirer la mesure. Ça c'est aussi un point très important. Il faut accepter quand on a fait une déclaration qui était qui était sans doute sincère et qui était exprimé avec quelques arguments. Quand on voit qu'il y a une incompréhension, quand on voit qu'il y a des Français qui sont blessés parce qu'on fait une distinction entre eux, il faut être capable de retirer. Et c'est ce que j'ai fait. Mais aujourd'hui, je je pense aussi que euh

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il y a des partis euh le Rassemblement national avait essayé d'ailleurs de dire que les doubles nationaux ne pouvait pas exercer de fonction dans l'appareil d'État. Ça s'est fait euh pendant les élections législatives. Non, je pense que les Français qu'ils aient une double nationalité ou qu'il n'en a pas des Français sans distinction. Ils ne sont pas français pour une période d'éc moitié. Euh la question de l'immigration, vous l'avez dit de vous-même, il y a une question de l'immigration et il faut la traiter. Et vous avez évolué dans votre livre, vous dites qu'il faut par exemple resserrer les conditions du regroupement familial. J'ai plusieurs questions là-dessus, mais d'abord une question sur le socialisme et l'immigration. Il y a au fond en Europe deux rapports à l'immigration et

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pourtant ils sont socialistes en Espagne, ils sont socialistes au Danemark en Suède et ils n'ont absolument pas la même approche. Commençons par le socialisme espagnol. Pedro Sanchez veut régulariser, il aura sans doute régularisé à la fin de son pouvoir entre 500000 et 1 million de travailleurs clindestin. Il dit la migration est nécessaire, elle est souhaitable. Est-ce que vous êtes de ce socialisme là ? C'està-dire est-ce que vous dites oui, il faudra régulariser tous les travailleurs clandestins ? Moi, je suis français. Je me détermine par rapport à des intérêts. Vous êtes aussi socialiste ? Oui, mais je vais y venir des intérêts de mon propre pays en Espagne, en Italie qui n'est pas un gouvernement particulièrement socialiste, ça ne vous

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a pas échappé puisque c'est madame Méloni qui était une postfasciste. L'Espagne, l'Italie ont des démographies qui sont extrêmement déclinantes et ont besoin de main d'œuvre. L'Italie, je rappelle, madame Mélonier a accueilli 400000 nouveaux immigrés pour des raisons qui tiennent l'absence de de possibilité d'employer des des Italiens dans un syndrome de tâche. L'Espagne est également avec une démographie très très déclinante et avec un besoin de Nous, on n'est pas terrible non plus. Non, mais on a encore un peu plus de on n'est pas du tout dans la même situation. Euh l'Espagne fait appel à des migrants qui viennent de Colombie, de Bolivie, d'Amérique latine qui

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parlent espagnol et qui appartiennent au aux mêmes cultures. Donc l'intégration y est sans doute beaucoup plus facile au-delà du besoin de Mindob. La Suède, le Danemark, ce sont les pays qui ont fait le plus d'efforts pour accueillir les populations venant de Syrie ou venant de Turquie à un certain moment. Donc ces pays-là de direction socialiste ont c'est vrai fait un resserrement des accueil notamment de demandeurs d'assile avec une politique extrêmement ferme. Et nous vous êtes en train de dire vous êtes en train de dire au fond vous êtes en train de laisser entendre que bon en Espagne OK c'est une immigration mais bon d'abord ils sont hispagnants

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et puis il partagent la même culture en gros la culture judéo-chrétienne. Est-ce que c'est un point pour vous sur la question de l'intégration ? Est-ce que ça veut dire que vous considérez qu'une immigration qui en France ou en effet comme vous le dites dans les pays du nord vient plutôt par exemple du Maghreb qui pourtant parle français hein ? Donc c'est pas une question de langue. Non mais ici en France, non mais ici en France, on a on a une immigration on a une immigration maghrébine ancienne. Bon en France, quel est notre problème de main d'œuvre ? Il est sur certains postes de continuer à avoir une immigration de travail. En gros, 60000 personnes rentrent pour des raisons de travail. Est-ce qu'il en faut plus ?

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Est-ce qu'il en faut moins ? Ce que je propose c'est que chaque année, chaque année, on regarde selon les besoins des entreprises s'il en faut 30000, 40000, 50000, 60000 et dans quel secteur économique il est nécessaire de les y mettre à condition aussi queon assure leur intégration parce que sinon c'est une manœuvre qui vient et et ensuite qui s'installe dans des conditions qui ne sont pas favorables. à ce qu'il respecte davantage le fait de parler français, le fait de s'engager sur les valeurs de la laïcité, ça fait partie des points. Mais combien de travailleurs clandestins déjà présents sur le territoire vous seriez prêt à régulariser ? Donc ça ça on va distinguer hein, il y

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a l'immigration légale et puis à ce qui vient par des moyens travail et donc qui se retrouve entre le légal et l'illégal pour qu'on comprenne bien, il y a 350000 personnes qui rentrent légalement sur le territoire. Les plus nombreux sont les étudiants. Ça plus de 100000. Euh donc là un peu bah là là aussi est-ce que ça correspond à des besoins que nous avons de formation ? Est-ce que c'est dans les bons secteurs ? C'est à nous de le déterminer. C'est nous qui définissons notre politique migratoire. C'est bien qu'il y ait des étudiants parce que c'est ce qui va permettre de diffuser la culture française, d'avoir des talents qui peuvent s'installer ici ou qui veulent partir ailleurs. Ensuite, il y a l'immigration, je l'ai dit, de travail limité en nombre et qui restera limité en nombre.

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Et puis il y a une troisième catégorie qui est la catégorie des recoupements familiaux. Et là il faut ils existent ces critères hein, les critères, il faut les appliquer et et faire attention que notamment les femmes soient traité correctement et puisse parler le français et puisse elles-mêmes rentrer dans un processus d'intégration. Et enfin, il y a les deux vendeurs d'asile, c'est la partie qui à peu près 100000 personnes. Et bien les deux vendeurs d'asile, les procédures doivent être accélérées et c'est ce qui permet justement d'avoir une politique européenne et c'est le pacte asilimmigration et ça c'est très important que maintenant la politique migratoire c'est plus simplement tel ou tel pays, c'est l'Europe et aux frontières de l'Europe, les demandants

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d'asile seront accueillis et leur dossier sera examiné et ça ira beaucoup plus vite. Les règles, elles ont été décidées au niveau européen en réalité sur les questions de l'immigration. Et là-dessus, la socialiste danoise qui est donc présidente du Parti social-démocrate danois. Elle s'appelle Mette Frédriksen. Elle est aussi première ministre du Danemark depuis 2019. Voilà ce qu'elle dit à propos des règles sur l'immigration européenne. À l'époque où nous avons décidé de ces règles communes, on n'avait absolument pas imaginé que la victime deviendrait coupable. Elle ajoute "Je ne pense pas que lorsque les règles internationales ont été rédigées, on est imaginé que quelqu'un fuirait le Moyen-Orient pour venir dans le meilleur pays du monde puis commencer à violer les filles et

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les femmes." C'est une socialiste. Elle se revendique socialiste. La gauche suédoise, elle a décidé là de geler toute immigration. Est-ce que on peut être socialiste et avoir Non mais là vous vous moi je suis pas danoise, je suis pas souhaédois, je suis socialiste mais mais j'ai définis moi-même les règles. Le Danemark et la Suède sont dans des règles différentes sur le plan de l'espace Schengen, c'est-à-dire on ont pas les mêmes règles que nous appliqué. Ils ont fait beaucoup d'efforts les Danois et les Suédois pour accueillir. Ils ont beaucoup plus de migrants que nous en avons c'est pour ça qu'il se crisp. Sans doute pour ça que aujourd'hui ils ont essayé de de resserver et ça sera maintenant le même pacte qui va nous unir. Donc la politique européenne et

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c'est pour ça qu'elle est importante et pour ça que je je suis aussi attaché à l'Union européenne parce que on va pas régler le problème de l'immigration et de l'asile séparément. Ce qui est expliqué que quand l'Espagne s'est inquiété de ce qui se passait à Seouta, que des pays ont dit "Bah attention parce que ce qui va venir ici en Espagne peut arriver aussi dans nos pays." Donc c'est ça qui fait que aujourd'hui nous avons la même politique que ce soit au Danemark, que ce soit en Suède, que ce soit en Espagne ou en Italie pour les les précisément les demandeurs d'asil et éventuellement les clandesturs pour qu'ils ne soient plus accueillis comme ils l'ont été, c'est-à-dire par des filières de passage qui ont été extrêmement dangereuses. deux questions encore d'ailleurs

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de deux thèmes encore. Effectivement, la question euh des règles qu'il faut imposer ou non à ceux qui nous rejoignent. Euh la question du voile, vous le disiez, ça a été un un des un des thèmes d'un côté comme de l'autre d'ailleurs de l'échiquier politique euh important depuis cette rentrée. Euh une question sur effectivement les règles qu'il faut imposer ou non. Dans 10 jours, c'est très concret, Robert Ménard sera jugé devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir refusé de marier une femme de sa commune avec un Algérien alors en situation irrégulière et faisant l'objet d'une OQTF. Il y a une injonction contradictoire au fond en France entre le droit et le code civil. Sur le code civil, il y a obligation de marier et en même temps, OQTF, ça veut dire

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obligation de quitter le territoire. Et le fait d'être marié est un des arguments qui décourage la l'éloignement du territoire. Bref, on est au cœur d'une injonction contradictoire. Que fallait-il faire si vous aviez été à la place de Robert Bénard ? D'abord, moi je suis pas à la place de Robert Bénard et je ne suis pas candidat à la mairie de Béier au cas où vous aurez pas compris. Euh bon donc euh c'est au tribunal de de puisquil c'est c'est il en courtison une amende de 75000 € d'un et une peine d'inéligibilité c'est le tribunal qui vérifiera si euh monsieur Ménard a une position qui était une position de principe ou une position de circonstance parce que un maire lorsqu'il constate qu'il peut y avoir un mariage de complaisance parce que c'est

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ça le le problème quand il voit qu'il y a un mariage de complaisance quand il voit que les conjoints en réalité ne sont pas unis pour vivre ensemble ce qu'on appelle un mariage blanc Bah oui, et à ce moment-là, il a le droit de refuser de marier. Mais si c'est une position en disant toute personne qui est en situation de contradiction et ben non, il y a pas de contradiction. C'est toutes ces de situations irrégulières qui demandent à se marier. C'est un mariage et ça n'empêchera pas l'utf d'être d'être vous le savez bien pour l'application d'unef la prise en compte justement du statut marital est important. Non et il ne suffit pas il suffit pas d'être marié pour être protégéie ça fait partie des arguments pour les avocats. Mais donc le QTF peut être parfaitement exécuté même après le

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mariage. Donc vous pouvez vous marier à l'étranger. Et c'est pour ça que j'ajoute une disposition qui aujourd'hui pose problème, c'est pas les mariages en France, c'est les mariages à l'étranger. C'est un conjoint un français. Et vous dites qu'il faut resserrer les mariages avec des conjoints étrangers. Bien sûr, parce qu'il y a un français qui va se marier euh à l'extérieur quelquefois pour des raisons de complaisante avec des mineurs parce que c'est arrivé là, ce sont des cas qu'il faut absolument dire qu'il faut refuser qu'il soit transformé. Alors, lorsqu'il y a effectivement lorsqu'il y a là aussi un abus parce que quand un français va se marier dans un pays le plus souvent pauvre avec une mineure, je pense qu'on ne peut pas autoriser qu'il puisse rentrer sans

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condition. J'avoue découvrir. B oui, vous le découvrez mais c'est une réalité réité. Et donc on parle beaucoup des mariages en France qui sont assez peu nombreux dans ce cas de figure mais en revanche il peut y avoir des abus et et Patrick Veille notamment les avait évoqué dans grand spécialiste de des questions d'immigration sur le voile le voile islamique le RN depuis a précisé qu'il s'agissait plutôt du hijab veut l'interdire. Gabriel Atal, il veut l'interdire pour les moins de 15 ans. LFI dit faut pas l'interdire et dit même on reviendra sur l'interdiction de Labaya là pour le coup de Labaya au collège et au lycée. Quelle est votre position ? La position c'est on a une loi parce que c'est c'est ça qu'il faut absolument dire aujourd'hui. Des lois, elles

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existent, il faut les appliquer. Parlez des OQTF, faut appliquer les EQTF, c'est difficile. Comment vous feriez-vous ? dis on pas laisser passer donc c'est difficile il faut appliquer la loi on va pas faire une nouvelle loi faut appliquer la loi on sait que c'est par des négociations c'est des négociations avec les pays les pays d'origine et qu'il faut avoir. Là sur le voile on a une loi qui a été faite en 2004. J'étais premier secrétaire du Parti socialiste. J'ai une longue conversation avec Jacques Chirac et cette loi a été une loi justement de consensus. Cette loi existe. Vous avez le droit de porter un signe euh euh religieux, quel qu'il soit, dans l'espace public, dans la rue. Vous n'avez pas le droit de le porter euh dans l'école, dans le lycée, pas

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davantage au collège. Vous avez le droit de le porter dans l'université, vous avez pas le droit de le porter dans un dans un service public. La fonction G ne peut pas apporter un voile. Donc il y a là une loi qui existe. Il faut pas aller plus loin. Il faut pas aller moins loin. Il faut cette loi toute la loi. Rien que la loi toute la loi euh laïque rien que la loi laïque. Et et de vouloir à chaque fois ou pour l'assouplir ou pour la renforcer c'est la meilleure façon d'entamer le principe d'union que j'évoque pour la laïcité. Et justement cette question du vivre ensemble. Est-ce que pour vous le voile est un obstacle au vivre ensemble ou est-ce que au contraire il fait partie justement de la diversité de la France ? Ça fait pas partie de la diversité de la

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France et ça fait partie de la diversité des personnes qui vivent en France. C'est pas la France qui qui a promu d'une quelconque façon les signes religieux quel qu'ils soient d'ailleurs. Bon donc il y a des personnes qui soumises ou pas soumises, influencé ou pas influencé porte porte le voile. C'est une question. Est-ce que vous estimez d'ailleurs que le voile est un signe de soumission ? Est-ce que pour certaines pour certaines filles ? Euh ça ne l'est pas. Pour d'autres c'est c'est sûrement vrai. Mais donc on n'est pas la on va pas les faire la police de ce qui est euh un signe ou pas porté par une jeune fille. Ce que je crois c'est qu'il faut montrer toutes les capacités que nous avons de liberté et d'intégration. Si si je vous pose cette question, c'est

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que parfois même chez nos voisins, cette question elle se pose exactement comme chez nous. Est-ce qu'il faut interdire est-ce qu'il faut interdire le voile ? Elle ne s'oppose pas comme chez nous. Alors, dites-moi pourquoi dans la plupart des pays euh européens euh le le signe religieux est beaucoup alors ça n'est pas la sur les arguments de la laïcité, non, les signes religieux sont beaucoup plus euh portés, y compris dans les services publics et y compris dans les dans les établissements scolaires. Donc nous sommes un pays qui est sans doute et c'est bien qu'il en soit ainsi un pays laïque qui a fixé la limite entre ce qui était le religieux et ce qui était de l'ordre de la loi générale. Et ça, je pense que c'est un qui vous pliez tout à l'heure. Être français, être

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français, c'est précisément avoir ces règles là qui assurent la liberté de conscience, la liberté de conviction, la liberté religieux et de le faire sans brutalité puisque c'est une règle qui doit appliquée partout et pour tous. Cette question, elle a été posée en tout cas en Belgique. Alors, c'était plutôt sur le voile intégral et deux femmes avaient porté plainte contre la loi auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Il est intéressant de voir que la Cour européenne des droits de l'homme a donné raison à l'État belge avec un argument qui n'avait rien à voir avec la liberté religieuse mais qui avait à voir avec les conditions du vivre ensemble. Ils estimaient que l'interdiction du voile permettait les conditions de vivre ensemble et pouvait

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passer comme nécessaire, je cite, dans une société démocratique. Est-ce que vous estimez que ces arguments sont fondés ? Mais moi, je ne suis pas pour commenter des décisions d'une Cour européenne qui d'ailleurs n'a eu aucune application dans notre propre pays. Parce que je rappelle que la Cour je rappelle la Cour européenne de droit de l'homme ne n'oblige aucun état. Elle peut lui elle peut le condamner à une amende mais n'oblige aucun d'État à faire ou à ne pas faire. Donc l'idée que on serait entravé par des juridictions, c'est faux. La France détermine librement ce qu'elle doit faire notamment en matière de laïcité. Donc là-dessus, pas besoin d'aller créer je ne sais quel fantasme les cours eur la cour européenne des droits de l'homme qui peut émettre des

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des positions, qui peut parfois infliger une amende dans telle ou telle condition. Mais la Cour européenne ne nous impose rien. Jean-Luc Mélenchon a longtemps estimé que le voit l'été, je cite un chiffon sur la tête, signe de soumission patriarcale. Il dit aujourd'hui, "C'était une erreur, j'ai évolué. Duquel des deux Jean-Luc Mélenchon vous sentez-vous le plus proche ?" Pensez que ça m'intéresse de parler de ce qu'il y a dans le cerveau de Jean-Luc Mélenchon. que je suis là devant les Français pour dire vous savez je vais vous faire un commentaire sur mais c'est pas j'imagine que vous comprenez à quel point cela a un impact et une importance dans la campagne présidentielle qui vient lorsque Jean-Luc Mélenchon dit j'ai fait une erreur là-dessus c'est aussi que le premier Jean-Luc Mélenchon

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c'était un socialiste, c'était un de vos camarades vous avez donné la réponse. Mais vous avez donné exactement la réponse. Il était socialiste il y a 20 ans. Il ne l'est plus aujourd'hui. Et dans sa position aujourd'hui il ne l'est plus. Mais mais il il ne l'est plus pas simplement dans cette position-là, il ne l'est plus parce qu'il est passé euh autre part, ailleurs et dans un autre monde. Merci. Merci à Pauline de Valerbe. Euh France Hollande, une dernière image à vous montrer avant de vous entendre sur la conclusion. Une dernière image. Alors, elle vient de vos serv enfin de vos services, de vos équipes. Il y a un certain nombre d'affiches qui sont beaucoup passées sur les réseaux sociaux. Lui président, le mariage est devenu le mariage pour tous. Lui

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président, 6500 français sont partis à la retraite à 60 ans. Lui président 8 millions de français et cetera, et cetera, et cetera. Je vais pas vous redemander si vous serez candidat à la prochaine présidentielle, mais est-ce que vous considérez qu'il y a en France une Hollande nostalgie ? C'est un néologisme fait d'Hollande et de nostalgie. Est-ce que ça existe ? Ben, on ne vit pas avec les nostalgies. On vit avec des projets, on vit avec l'avenir, on vit avec une idée que on va pas reprendre le passé pour le rendre en mieux parce que ça joue làdessus. Le passé, c'est une forme de crédibilité. passé, c'est une forme de de reconnaissance de ce qui a pu être fait. Comment on passe de ça ? Mais on ne refait pas le passé. On ne refait pas l'histoire. On l'a construit

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l'histoire, on l'a bâti, on l'a produit. On peut utiliser son expérience en disant voilà ce que j'ai fait. Non, euh l'expérience que je peux apporter, c'est pas tant ce que j'ai fait comme président, c'est ce que je comprends du monde. J'ai je suis peut-être parce que j'ai traversé un certain nombre de de situations, parce que j'ai connu un certain nombre de de chefs d'état et de gouvernement, parce que j'ai affronté bah des épreuves, on les connaît, le terrorisme, je sais ce qu'il faut penser du monde et la France, elle est pas isolée du monde. C'est c'est un peu le défaut de d'une élection présidentielle, c'est qu'on croit que on on doit s'intéresser qu'à nous. Non. Si si je vous faire une confidence, le monde nous aime beaucoup plus que nous nous aimons

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nous-mêmes. Le monde attend de la France beaucoup plus que ce qu'elle est parfois capable de donner. Bien, c'est ça notre responsabilité. La France n'est pas qu'une nation comme les autres. Je veux pas être désagréable avec les autres, mais il se trouve, il faut que les Français s'en s'en s'en s'en s'en convainquent que être français, puisque c'était la question, vous donne des devoirs par rapport au reste du monde. S'il y a pas une volonté en France, il y aura pas d'avantage de volonté en Europe. Et s'il y a pas une volonté en Europe, il y aura pas un monde qui trouvera l'harmonie et la paix. Et vous parlez de l'histoire à venir. L'histoire, elle s'écrit. Vous avez envie d'en faire partie ? J'ai j'ai envie de de faire ce que je fais devant vous, c'est de convaincre les

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citoyens que l'élection qui va arriver est la plus grave, la plus importante, la plus décisive de leur propre vie. De leur propre vie, pas simplement de la mienne, de leur propre vie. Parce que ça va déterminer ce que nous serons comme nation et ça va déterminer ce que l'Europe sera comme union. Bah écoutez franchement si je restais silencieux je ne serais pas à la hauteur de ce que j'ai pu faire en décembre. Voilà. Mais écoutez, décembre avant Noël décembre c'est une fin et c'est janvier qui sera le début. Maintenant, c'est Merci beaucoup monsieur le président, merci d'avoir été euh face à BFM ce soir. Je remercie mes camarades Apoline de Malère, Marie Chanré, Guillaume d'Ar que vous retrouvez évidemment euh tout

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au long de la journée sur BFM TV7.