Position d'Emmanuel Macron sur la police : «C'est irresponsable», considère Laurent Jacobelli
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:41OuverteRéponse directe
Comment répondriez-vous à cette crise si vous étiez au pouvoir ?
- 1:52OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut travailler plus à l'école ? Est-ce qu'il faut moins de vacances par exemple ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Est-ce que vous comprenez l'inquiétude de certains lycéens et parents ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Le ministre annonce 3000 professeurs remplaçants. Que pensez-vous de cette mesure ?
- 4:05RelanceRéponse directe
Vous dites que ce n'est pas le « tu casses, tu payes », c'est le « tu casses, tu gagnes » ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous le rôle de la France Insoumise dans ces violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00PrésentateurFait
« On a aujourd'hui des jeunes qui sortent avec des formations décalées au marché de l'emploi. »
- 3:21Invité politiqueChiffre
« Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, annonce 3000 professeurs remplaçants devant les élèves qui vont être déployés ce matin. »
- 4:30PrésentateurPromesse
« Toute personne qui a cassé, agressé, volé, devra payer sur ses deniers le remboursement et la reconstruction. »
- 8:31PrésentateurFait
« Si nous ne gagnons pas les élections, nous serons dans la rue. »
- 12:01PrésentateurPromesse
« Il faut la présomption de légitime défense quand un policier use de la force publique contre un délinquant. »
- 13:29PrésentateurFait
« L'antisémitisme à la France insoumise, il est réel. »
- 15:19PrésentateurChiffre
« Le budget que M. Lecornu nous propose aujourd'hui, c'est 17 milliards d'impôts supplémentaires, mais 40 milliards de dépenses de l'État supplémentaires. »
- 15:50PrésentateurChiffre
« 80 milliards d'économies sur le budget. C'est notre contre-budget. »
- 17:26PrésentateurChiffre
« Il y a un demi-million de migrants légaux chaque année. Au moins un million de migrants illégaux en France. »
- 18:57PrésentateurFait
« Jordan Bardella n'a pas une once d'antisémitisme en lui. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Laurent Jacobelli23 %
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La grande interview européen CNews, Romain Desarbres. 8h13, la grande interview CNews européen avec ce matin Laurent Jacobelli. Bonjour Laurent Jacobelli.
Bonjour
Romain Desarbres.
Vous êtes député RN de Moselle, vice-président du groupe RN à l'Assemblée et porte-parole du Rassemblement National. On va évidemment balayer toute l'actualité et on va commencer par ce qui se passe en ce moment même. Des manifestations devant des lycées, devant des facultés. La faculté d'Assas à Paris a été libérée ce matin par des CRS puisqu'il y a eu une tentative de blocage. La France fait face à la colère de dizaines de milliers de lycéens. Il y a des violences et des dégradations dans de nombreuses villes de France. Comment est-ce que vous répondriez, vous, à cette crise
si vous étiez au pouvoir ? Je pense que ce qu'il faut dire c'est qu'il faut un retour de l'État et de l'autorité. Cette crise elle est double, c'est une crise de l'éducation nationale et une crise de l'ordre. Et on voit bien qu'à chaque fois l'État est absent. L'État a laissé le navire éducation nationale couler petit à petit. On a aujourd'hui des jeunes qui sortent avec des formations décalées au marché de l'emploi. Un niveau qui chute à l'international, un manque de professeurs face aux élèves. Et ça c'est une vraie demande des lycéens. Et puis des formations qui ne correspondent plus au marché du travail.
Et puis on a dans les rues des émeutiers, des racailles, des gens d'extrême gauche qui croient que pillés, agressés, tués parfois, pas dans ce cas-là, cette fois-là encore heureux, qui mettent le feu à des voitures, des voitures de pompiers, qui agressent des policiers, qui mènent la violence dans la rue avec un État, on le voit, qui est défaillant pour le retour de l'ordre. Je crois qu'il faut ramener l'État à sa place, reprivilégier le régalien, l'éducation en fait partie, et puis ramener des valeurs fondamentales à l'école, le respect de l'autre, l'autorité, les fondamentaux. Clairement c'est important, le respect du professeur.
Aujourd'hui tout va à volo par laxisme et par permissibilité.
Est-ce qu'il faut travailler plus à l'école ? Est-ce qu'il faut moins de vacances par exemple ?
Il
faut surtout travailler mieux, c'est-à-dire qu'il faut retourner au français, aux mathématiques, à l'histoire de notre pays, et puis surtout adapter la formation. Vous savez, avec le collège unique, on a voulu aujourd'hui que tout le monde arrive au lycée et tout le monde ait le bac. Bon, donc on a baissé le niveau du bac, qui ne vaut aujourd'hui malheureusement, et je le dis et j'en suis désolé pour les bacheliers, plus grand-chose par rapport au bac d'il y a quelques temps. Il faut ramener les formations techniques au cœur de notre système, l'apprentissage. Aujourd'hui, vous savez, il
y
a des métiers comme chez moi, par exemple, soudeurs, qui gagnent bien leur vie, mais on n'a personne en Moselle, mais sûrement ailleurs, personne en face pour aller dans les classes. En revanche, on a des étudiants en sociologie dont le seul espoir est un jour d'être professeur en sociologie pour avoir de nouveaux étudiants en sociologie. Donc vous voyez bien qu'il y a un travail de fond à faire.
Est-ce que vous comprenez l'inquiétude, peut-être probablement de certains lycéens, mais également de certains parents donc ? Mais évidemment,
quand vous êtes parent ou lycéen aujourd'hui, vous vous dites, c'est quoi mon avenir ? Ma formation, est-ce qu'elle m'amènera à un boulot ? Est-ce que je vais être suffisamment formé par rapport à tous les défis d'un monde qui change pratiquement de jour en jour, notamment avec l'intelligence artificielle ? Est-ce que j'aurai un travail dans un pays où le chômage repart à la hausse ? Est-ce que je vais travailler jour et nuit pour payer le plein d'essence et payer les impôts que l'État veut me ponctionner ? Oui, je comprends l'inquiétude des lycéens, surtout face à l'absence de réponse du gouvernement et des gouvernements précédents.
Laurent Jacobelli, invité de la grande interview C News Europe 1 ce matin. Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, annonce 3000 professeurs remplaçants devant les élèves qui vont être déployés ce matin. Il les sort de
son charme.
C'est Édouard
le
magicien. Hier, ce n'était pas possible. Aujourd'hui, on a 3000 professeurs qui vont être devant les étudiants. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le prof d'histoire va donner des cours de maths. Le prof de maths va donner des cours de sport. Alors, qu'est-ce que c'est que cette gestion par à-coup de la politique de l'éducation nationale ? Et moi, j'ai une autre inquiétude, Romain Desarbres. Ça veut dire que quand on brûle des voitures, quand on agresse des policiers, on obtient quelque chose. Ça veut dire que les gens qui bossent, les gens qui respectent la loi, les gens qui ont des demandes légitimes mais qui ne hurlent pas, eux, n'obtiendront rien de ce gouvernement.
C'est la légitimation de la violence et ça, dans un état de droit, c'est inacceptable.
Vous dites que ce n
'est
pas le « tu casses, tu payes
»,
c'est le « tu casses, tu gagnes », le « tu casses, tu reçois » quelque chose ? C
'est une très bonne formule.
C
'est « tu casses, tu reçois ». Aujourd'hui, il n'y a que les gens qui vont dans la rue, qui mettent le feu, qui obtiennent quelque chose d'un état qui, c'est vrai, n'a plus d'argent. Et d'ailleurs, vous vous faites bien de soulever la question. Qui va payer les dizaines de millions de casses ? Toujours les mêmes. Ceux qui respectent la loi, ceux qui bossent, ceux qui payent des impôts. Il faut aujourd'hui être très clair. Toute personne qui a cassé, agressé, volé, devra payer sur ses deniers le remboursement et la reconstruction. Si c'est un mineur, ça devra être ses parents. Et si ses parents ont peu de ressources, ça sera pris sur les allocations sociales. Il faut être très clair.
Aujourd'hui, plus aucune excuse
au
comportement d'incivilité et au délit. Plus aucune excuse pour les parents qui ne font pas le job. Laurent Jacobelli, on l'a beaucoup
entendu, cette phrase. Le « tu casses, tu payes ». Il y a un nombre de politiques qui l'ont asséné, ont promis que les casseurs allaient payer. Et rien
ne s'est passé. Et c'est pour ça qu'il faut changer d'équipe. C'est pour ça que tous les beaux parleurs qui ne savent pas agir, tous ceux qui savent bien regarder les caméras en face, mais qui ne savent pas répondre aux problèmes des Français, ils doivent laisser leur place avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Nous le ferons, nous le ferons, parce que c'est une nécessité, c'est une urgence. C'est la majorité silencieuse qu'ils demandent. Ces Français qui en ont ras-le-bol de voir leur pays à feu et à sang, alors qu'eux veulent construire quelque chose.
Et je pense même qu'il y a beaucoup de lycéens aujourd'hui qui sont malheureux de voir leur système scolaire défaillant, mais qui n'ont pas envie d'écrader ce pays qui est le leur et dont ils sont l'avenir. La majorité silencieuse des lycéens. Il faut en parler aussi.
Laurent Jacobelli, justement. Marine Le Pen s'est rendu au Grand Rassemblement Agricole de Cournon d'Auvergne hier, où elle a notamment rencontré des jeunes qui ne cassent pas, qui s'apprêtent à embrasser une carrière agricole. On va voir les images. C'est sur cette France-là que vous comptez vous appuyer pour redresser le pays si vous arrivez au pouvoir en 2027.
Mais toute la France, la France des agriculteurs, la France des petites et des moyennes entreprises, la France de ceux qui triment, qui travaillent, qui ont du courage, tous ceux qui font l'essor économique de demain, tous ceux qui aiment leur pays. Nous, on veut travailler pour les 70 millions de Français, tous sans exception. Et vous savez, quand je vois des gamins dans la rue qui cassent ou qui pillent, je ne parle pas des émeutiers professionnels, je ne parle pas de l'extrême-gauche qui se déguise en étudiant pour mettre le bazar. Je parle des lycéens qui ont un peu perdu les repères. On pense à eux aussi ramener l'autorité à l'école, dire que quand on a 15 ans et qu
'on
commet un délit, on sera puni. Tout ça, ça peut paraître paradoxal, mais c'est par bienveillance pour ces jeunes. Nous, on ne veut pas d'une jeunesse qui soit une jeunesse violente et déboussolée.
Laurent Jacobelli, on va parler de la France insoumise et du rôle de la France insoumise. Mais d'abord, je voulais vous entendre sur le niveau scolaire qui chute en France depuis plusieurs années. C'est dramatique d'ailleurs, parce que ça commence à poser des problèmes, même économiques, bien sûr. On a du mal à trouver, vous parliez de soudeurs, mais on a du mal à trouver des ingénieurs. Sur la baisse du niveau scolaire, est-ce que vous faites un lien avec l'immigration ou pas ?
Alors,
il
y a un lien, ce n
'est
pas la seule excuse. On peut faire un lien avec la pensée de gauche aussi, vous savez, la pensée de 68. C'est-à-dire,
le
nivellement, puisqu'il faut que tout le monde soit au même niveau, que tout le monde ait le même diplôme, alors évidemment, on nivelle par le bas. Et donc, du coup, à la concurrence internationale, nous ne sommes pas les champions. Et l'immigration, c'est évident, elle a un rôle. Quand, dans une classe, vous avez cinq langues différentes, dont une est le français, avec des gamins qui ne parlent pas la langue, ça ne peut pas augmenter le niveau. Et je vais vous dire, c'est bon pour personne. C'est bon pour les élèves qui sont français et qui voient, évidemment, la classe ralentie.
C'est très mauvais aussi pour ceux qui viennent d'arriver et qui sont baignés dans une culture qui n'est pas la leur, sans pouvoir faire preuve d'apprentissage. C'est très mauvais pour l'assimilation et c'est très mauvais pour le niveau. Bien évidemment, on a là aussi un problème d'immigration.
Laurent Jacobelli, député Rennes de Moselle, et l'invité de la grande interview, c'est News Europe 1, ce matin. Les élus France Insoumise ont bien soufflé sur les braises pour faire partir ce mouvement. L'un des leaders syndicaux lycéens, et d'ailleurs un ancien candidat, elle est fille au municipal. Comment est-ce que vous jugez le rôle de la France Insoumise dans ces violences ?
Vous savez, dès que vous voyez un drapeau palestinien quelque part, dès que vous entendez des propos antisémites dans une manifestation, vous pouvez être sûr que les nervis de la France Insoumise, ou leur filiale, la jeune garde, les Black Blocs, sont sur place. La France Insoumise, c'est un vieux monsieur Jean-Luc Mélenchon qui sent que c'est le dernier moment pour avoir le pouvoir, et qui est prêt à tout, quitte à user de la force. Il a prévenu d'ailleurs, ses troupes ont prévenu, si nous ne gagnons pas les élections, nous serons dans la rue. Il essaye de nous acclimater à l'idée qu'ils prendront le pouvoir par la force, par la violence, par la rue. Il faut mettre fin à cela.
C'est un mouvement dangereux. Et il faut que les députés ou les élus de la France Insoumise qui sont en train de chauffer les étudiants à blanc, eh bien, aient une responsabilité devant la justice quand ils ont poussé des jeunes à la violence.
Jean-Luc Mélenchon, un vieux
monsieur
prêt à tout. Alors, je ne voudrais pas que ça soit pris comme une attaque sur l'âge, mais simplement, oui, on voit bien qu'ils manipulent cette jeunesse à travers des Louis Boyard, à travers des Tom à porte. Il les manipule, pourquoi ? Pour mettre le chaos. Son programme est indigent, personne n'y croit. On voit bien que ses députés ne sont pas au niveau. Je ne
vais
pas faire la litanie des députés de la France Insoumise. On voit bien que c'est par la violence, pas par le dialogue, pas par les élections qu'il veut réussir. Ces gens sont dangereux.
Laurent Jacobelli, Bali Bagayoko a été vu en dansant, soutenant des élèves près d'une poubelle en feu dans sa ville de Saint-Denis, la ville dont il est maire. Il joue quel jeu, Bali Bagayoko ? Il
joue le jeu de la démagogie, en se disant, en plaisant aux jeunes, j'aurai demain un électeur. C'est ça, la France Insoumise. C'est aller chercher des communautés pour essayer de les rallier. Et plutôt que de les ramener à la raison, plutôt que de leur faire des propositions sages, on encourage les récriminations. Donc,
c
'est les lycéens, ce sont les communautés venues de l'étranger, des communautés religieuses. Voilà, c'est l'islamo-gauchisme dans tout ce que ça a de pire.
Je voulais vous entendre également sur ce que dit Bruno Retailleau de la France Insoumise. Il dit qu'il faut poser la question de l'interdiction de LFI, parce que c'est un parti sédicieux.
Est
-ce qu'il faut interdire la France
Insoumise ? C'est un parti sédicieux, mais je crois que Bruno Retailleau se trompe. Je crois qu'interdire la France Insoumise, ce serait d'abord utiliser les mêmes méthodes qu'eux,
c
'est-à-dire interdire toutes voies différentes de la sienne. Ce serait probablement leur rendre service, mais ce ne serait pas rendre service à la démocratie. Ils ont des députés, il faut un dialogue, et un dialogue avec tout le monde, ils représentent entre 15 et 20% de l'électorat. On ne peut pas ignorer cet électorat. Non, je pense qu'il faut, au contraire, par la politique, par le vote, par l'explication, montrer à quel point ils sont dangereux et dissuader des gens, souvent de bonne foi, de voter pour ceux qui, demain, vont désarmer la police, augmenter massivement les impôts, réduire l'idée de nation et de nationalité à zéro, faire voter les étrangers.
Il
faut dire que tout cela est un programme dangereux pour le pays, le combattre par les idées.
Sur le rôle des forces de l'ordre, Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron de taper sur la police. Laurent Nunez annonce l'interdiction de certaines grenades utilisées par les forces de l'ordre, et plus de 700 gendarmes ont été blessés lors de ces manifestations. Comment vous jugez l'attitude du président de la République concernant les forces de l'ordre ? C'est
irresponsable.
C'est clairement irresponsable. Quand le président de la République, si j'en crois la presse, dit que la police manque d'empathie et de pédagogie, je crois qu'il n'a rien compris. Il n'a rien compris. Et les coupables, dans l'histoire, ce n
'est
pas la police, ce ne sont pas les gendarmes, c'est ceux qui mettent le feu, ce sont les émeutiers. La police, c'est le garant de la sécurité. Et un président de la République devrait dire du matin au soir, un, je soutiens ma police. Deux, merci de faire respecter l'ordre républicain. En tout cas, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est ce que nous leur disons, on leur dit merci. Et puis,
il
faut la présomption de légitime défense quand un policier use de la force publique contre un délinquant. Aujourd'hui, un policier qui se défend, qui défend un passant, eh bien, il est présumé coupable par principe, par certains médias, par certains partis politiques. Cela doit cesser parce que sinon, on les empêche d'agir. Sinon, on les frustre dans leur métier. Et sinon, on leur donne les ordres de regarder ailleurs quand les voitures brûlent. Tout cela n'est plus tolérable. La police est l'ami du peuple français. La police est l'ami de la République.
Laurent Jacobelier, je voulais vous entendre également sur ce qui s'est passé au Parlement de Strasbourg en cette semaine de 7 octobre. Trois ans déjà, le 7 octobre, l'attaque d'Israël, de civils israéliens par des terroristes islamistes du Hamas. Rima Hassan est accusée d'avoir renversé le drapeau israélien au Parlement de Strasbourg. Doit-elle être sanctionnée ? Jusqu'où peut-elle aller ? Qu'est-ce
qui
lui est reproché vous inspire ? Cet acte est terrible. Terrible d'ailleurs, par le fait même de souiller un drapeau, c'est impossible. Et terrible à la date où cela a été fait. C'est-à-dire à un moment où on
communie
avec les victimes et leurs familles trois ans après un pogrom terrible qui a eu lieu en Israël. Cette dame se croit permis d'insulter Israël et la population israélienne. Et on peut le dire, j'imagine, les juifs du monde entier. Pourquoi faire ça ? L'antisémitisme à la France insoumise, il est réel. Souvenez-vous des jeux de mots douteux de M. Mélenchon, des caricatures, des propos tenus par certains de ses députés. Rima Hassan qui est l'archétype de l'antisémit. Aujourd'hui, beaucoup essayent de chercher un antisémitisme qui n'existe pas, là où il n'existe pas, qui est fantasmé. Il y
en
a un qui est bien réel. Et il est à gauche et à l'extrême gauche. Il est bien dangereux. Il est bien dangereux parce que c'est un ferment électoral. Il est utilisé, manipulé pour essayer de convaincre certaines populations de voter pour la France insoumise. D'abord, c'est un mépris pour ces mêmes populations parce qu'on peut être dans les quartiers et ne pas être antisémite. Le raccourci est un peu gros. Mais surtout, face à l'histoire, à l'histoire de France et à l'histoire du monde, face à tout un peuple israélien, face aux Français de confession juive, c'est insultant, méprisant et violent. Je le répète, ces gens sont dangereux.
Laurent
Jacobelli, la France emprunte de l'argent aux alentours de 5%. C'est beaucoup plus que l'Allemagne et c'est dû au fait que les investisseurs ont de moins en moins confiance dans notre capacité à réformer ce pays. Si vous gagnez les élections l'année prochaine, vous hériterez d'une situation économique plus que compliquée. Est-ce qu'on peut promettre autre chose aux Français que des efforts à faire pour redresser
le pays ? Oui. Le premier à devoir faire des efforts, c'est l'État. Aujourd'hui, vous avez des agences qui ne servent à rien. Aujourd'hui, vous avez un surpoids du budget européen dans le budget français. Aujourd'hui, vous avez un coût de l'immigration qui n'est plus acceptable, ni philosophiquement, ni même économiquement. Vous avez des tonnes de mesures à prendre. On peut faire beaucoup d'économies tout en préservant notre système social et le pouvoir d'achat des Français. C'est pour ça que Marine Le Pen voudrait constitutionnaliser une règle d'or. Cette règle d'or, elle dit quoi ? Un budget ne peut pas aggraver le rapport entre la dette et le PIB.
Ça doit être une règle fondamentale dans notre pays. Le budget que M. Lecornu nous propose aujourd'hui, c'est 17 milliards d'impôts supplémentaires, mais 40 milliards de dépenses de l'État supplémentaires. Chaque année, l'État dépense plus. Pour la santé ? Apparemment pas. Pour l'amélioration de la sécurité ? Apparemment pas. Pour le niveau scolaire ? Apparemment pas. Donc, où va l'argent ? On a un État obèse qui s'entretient et qui se gave lui-même. Il faut aller couper dans la mauvaise dépense. Et là, il y a beaucoup d'argent à aller trouver. 80 milliards d'économies sur le budget. C'est notre contre-budget. C'est ce que nous proposons en année pleine, la première année.
Et c'est tout à fait faisable, je le répète, tout en touchant aux acquis et au pouvoir d'achat des Français et même en leur donnant des droits nouveaux, comme par exemple le permis de conduire gratuit pour les jeunes qui n
'ont
pas de quartier judiciaire.
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, juge ses promesses irréalistes. Irréaliste. Qu'est-ce que vous lui dites ?
Roland
Lescure, c'est l'homme qui a fait une déclaration il y a un jour, qui a enflammé le marché de l'emprunt et qui a augmenté le taux de prêt à la France. Je crois que quand on a le bilan d'un macroniste, on peut donner des leçons de tout, de danse classique, de météorologie, d'astrologie, mais sûrement pas d'économie. 3 600 milliards de dettes, le chômage qui repart à la hausse. Vous l'avez dit, un taux d'emprunt sur les marchés qui est extraordinairement haut, plus haut que tous les pays amis de l'Union Européenne. Leur bilan est catastrophique. Et plutôt que de se remettre en cause, plutôt que de changer de politique, chacun peut se tromper.
Ils accusent leur seule vraie opposition qui est le Rassemblement National de tous les maux. Mais honnêtement, c'est indigent, indécent et un manque d'humilité terrible. Oui, nous changeraient les choses. Marine Le Pen a présenté un plan très précis de désendettement de la France. Il est tenable, sans pour autant nuire aux Français.
Laurent Jacobelli, je voulais vous entendre également sur ce qu'a dit Édouard Philippe hier soir. Il veut diviser par deux l'immigration légale. Qu'est-ce que vous dites ? Enfin, il a compris.
Mais pourquoi ne l'a-t-il pas fait plus tôt ? Pourquoi a-t-il été ce Premier ministre, le premier d'Emmanuel Macron, qui a ouvert les vannes ? Moi, je ne comprends pas si aujourd'hui,
il
y a un demi-million de migrants légaux chaque année. Au moins un million de migrants illégaux en France, il a sa part de responsabilité. Hier, à l'Assemblée Nationale, c'était le jour parlementaire du Rassemblement National, nous avons proposé de créer une double frontière. Schengen, bien sûr, et puis la possibilité de contrôler nos frontières intérieures pour réduire justement l'immigration clandestine. Qu'a fait le parti d'Édouard Philippe ? Il a voté contre. Donc, sans contrôler les frontières, sans vouloir réduire l'immigration dite de travail, et il l'a dit, il ne le fera pas, sans toucher au droit du sol, sans toucher au regroupement familial, mais qu
'est
-ce qu'il veut corriger, Édouard Philippe ? Édouard Philippe est quelqu'un qui contemple la situation, qui n'est bon que pour taxer les Français, et il l
'a
fait plusieurs fois lorsqu'il était au manœuvre, sans pour autant réformer notre pays. Édouard Philippe, excusez-moi, je crois que c'est une solution que personne n'attend et que personne n'espère.
Voilà, nous sommes en direct sur CNews et sur Europe 1. Laurent Jacobelli, je voulais vous entendre également sur Mediapart, l'affaire Mediapart, Mediapart qui mène une tentative de déstabilisation politique, dit Jordan Bardella, qui a une nouvelle fois, hier soir, démenti, les propos antisémites que le site internet lui attribue. Marine Le Pen soutient Jordan Bardella à 1000%, et
vous ? Ben, 1000% aussi. Je connais bien Jordan Bardella.
Vous
savez, quand je suis arrivé au Rassemblement National, j'étais directeur de la com à l'époque, et je partageais le bureau avec un certain Jordan Bardella, qui était dans le même espace. Et je l'ai entendu parler des journées entières, au téléphone, avec des amis, avec moi, etc. Je vous garantis sur piège, je vous signe votre papier si vous voulez. Jordan Bardella n'a pas une once d'antisémitisme en lui. Mieux encore, il a compris très tôt, comme Marine Le Pen, que nous étions un rempart pour nos compatriotes de confession juive. Il est allé en Israël travailler sur la question de l'antisémitisme, invité par les autorités israéliennes.
Il a à chaque fois pris la bonne décision dans le bon sens. Les petites magouilles de Mediapart, les mensonges, les calomnies ne nous atteignent pas. C'est un clapotis politique. Je pense qu'il faut le traiter aujourd'hui comme ça vaut, c'est le mépris. Ils sont incapables d'apporter la moindre preuve. Tout ce qu'ils nous montrent ressemble à un faux grossier. Mediapart, rappelons qui c'est Mediapart en termes d'antisémitisme. Il y a deux journalistes de Mediapart qui sont accusés d'avoir financé le djihadisme.
Élui Plenel, fondateur de Mediapart, et celui qui a applaudi des deux mains la tuerie des Jeux Olympiques de Munich quand onze athlètes israéliens ont été tués par des terroristes, soutenus par le fondateur de Mediapart. Alors ces gens-là devraient se faire tout petits. Ce sont des activistes politiques, sûrement pas des journalistes.
Laurent Jacobelli était l'invité de la grande interview
de CNews
Europe 1. Merci beaucoup et à bientôt. Bonne journée. A bientôt Laurent Jacobelli. Merci Laurent Jacobelli. Merci Romain Desarves. Dans un instant, vos signatures européennes du vendredi. Eugénie Bastier, Catherine Ney et votre Club Culture. A tout de suite.
Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada
Laurent Jacobelli