Présidence LR : "Je ne veux pas d'une droite à mi-temps", déclare Bruno Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Bruno RotaFait
« Bien sûr, j'ai été surpris. Bien sûr, j'avais des indices. »
- 0:30Bruno RotaChiffre
« 74 % même dans les rêves les plus fous, je ne l'avais pas imaginé. »
- 3:30Bruno RotaFait
« une droite finalement qui s'excusait d'être de droite »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Tout d'abord, Bruno Rota. Est-ce que vous pouviez rêver d'un meilleur score et d'une meilleure configuration pour la suite ? Est-ce que vous avez été surpris vous-même ?
Bien sûr, j'ai été surpris. Bien sûr, j'avais des indices. Les indices, c'était quoi ?
Les indices, c'était nos militants. Je voudrais vraiment les remercier tous d'ailleurs, qu'ils aient voté pour moi, qu'ils aient voté pour Laurent, c'est pas grave. Ils ont donné de la force à notre famille politique.
Il y avait le remplissage justement des salles qui étaient combles, quel que soit l'heure parfois des des heures improbables, midi 1h dans des campagnes ou des petites villes de 2000 habitants ou de moins avec une ferveur extraordinaire. Il y avait tous ces indices, il y avait aussi les élections partielles, législatives, municipales que nous gagnions ou alors dans lesquelles nous avions progressé très très fortement. Non, franchement 74 % même dans les rêves les plus fous, je ne l'avais pas imaginé.
Les militants hier et d'autres plus largement les sympathisants qui vous disent la droite est de retour. En tout cas, c'est ce qu'ils espèrent. Vous leur dites oui ce matin, elle est de retour et je l'incarnerai.
Mais vous savez si je me suis présenté dans cette compétition interne, d'abord ça a pas été une évidence pour moi. J'avais des résistances au départ parce que je sais que quand il y a une compétition interne, on s'expose, on on reçoit des coups. J'en ai reçu d'ailleurs.
Mais euh j'avais quelques doutes. Très franchement, j'y suis allée parce que j'avais senti depuis que nous sommes rentrés au gouvernement qu'il y avait un vent d'espérance, d'espoir qui s'était levé et je ne voulais pas que ce ventre d'espérance retombe. Je m'en sentais un peu comptable.
C'est la raison pour laquelle je me suis engagé et là j'ai la certitude, je l'ai bien vu avec tous ces militants qui sont revenus qui euh en réalité nous avait fuit parce que la droite n'avait pas tenu ses engagements, parce que la droite avait baissé la tête, courbé les chines finalement vis-à-vis de la gauche et cetera. une droite finalement qui s'excusait d'être de droite. Mais la certitude que j'ai eu quand j'ai vu revenir ces militants, c'est que demain, on peut faire la même chose avec des électeurs.
Des électeurs qu'on a déçu, qu'on peut faire revenir chez nous, mais à la condition d'une ligne qui soit une ligne assumée de droite. Moi, je ne veux pas d'une droite à moitié de droite. Je ne veux pas d'une droite à mi-temps.
Je veux une droite qui soit sereine, qui soit audacieuse, courageuse, mais qui soit elle-même.
Bruno Retailleau