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interviewEurope 1· 2 juillet 2025 8 min

Europe 1 13h : François Bayrou échappe à la censure, mais jusqu'à quand?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] La tentative du Parti socialiste de renverser le gouvernement après l'échec du conclave sur les retraites n'a pas abouti. Elle a été rejetée hier soir à l'Assemblée nationale. Écoutez François Berou qui s'est défendu face à l'Assemblée nationale hier avant le vote de la motion de censure et il a, vous allez l'entendre, ironisé sur l'opposition socialiste.

Le problème c'est qu'il y aura un projet de loi reprenant les avancées nombreuses et significatives à mes yeux du travail du conclave. Ce qui fait que, ne le prenez pas mal mesdames et messieurs du groupe socialiste, vous vous retrouvez le bec dans l'eau, ce qui par les temps de canicule que nous vivons peut avoir des aspects rafraîchissants, mais n'est pas, nous en conviendrons tous, une position durable. Je n'ai pas de qualification particulière, mais je délivre bien volontiers à cette tribune, au Parti socialiste, un certificat d'opposition, de mécontentement, de condamnation, d'indignation, de révolte, de protestation, de sanctions, d'accusation, de mise en cause, de dénonciation perpétuelle et continue.

Voilà, François Berou qui ironise, voilà, qui renvoie la balle et ce son illustre finalement ce qu'il se passe à l'Assemblée, c'est-à-dire rien. Alors, François Baou a une joie, c'est de gagner du temps. Plus il gagne du temps, plus il est content.

Euh lorsqu'il voit ses conseillers, ses proches conseillers le matin à Matignon, il leur dit tiens, j'ai j'ai tenu un jour de plus. Enfin, c'està-dire que vraiment il est très heureux. Mais il faut comprendre qu'il arrive à Matignon avec le traumatisme qu'avaient tous les politiques nailleurs à ce moment-là de l'échec de Michel Barnier.

La chute en 3 mois mois François Baïou la première chose qu' se dit c'est comment est-ce que je vais faire pour battre le record de Michel Barnier et ne pas tomber. Et à ce moment-là faut se rappeler du discours de politique générale de François Baou. Il achète les deux acteurs qui font tomber Michel Barnier, que sont le Parti socialiste qui accepte de voter la censure et surtout le Rassemblement national qui accepte en plus aussi de voter la censure votée par la gauche.

Il propose au Rassemblement national la proportionnelle. Il fait miroiter la promesse d'une proportionnelle pour le Rassemblement national et du côté du Parti socialiste, il promet le conclave sur les les retraites en disant "Je rouvre le dossier." Vous voyez le Parti socialiste a réussi à rouvrir le dossier sur les les retraites, c'est qu'ils sont responsables.

C'est comme ça qu'il faut fonctionner. C'était plutôt bien joué à cette stratégie là. é situation est compliqué pour et puis sur la proportionnelle là le nationale est pas du tout content puisque François Baou on commence à voir les ficelles leur dit oui oui mais la proportionnelle écoutez je vous l'avais promise en septembre mais finalement on va le faire plus tôt en toute fin d'année voir peut-être en 2026 après le vote du budget bon ça commence à se voir et si vous voulez là la question c'est est-ce que parce que le parti socialiste et la gauche comme pour Michel Barnier se retrouve au statut de constante et La variable, c'est le Rassemblement national.

C'estàd que les seuls qui feront basculer la censure ou non, c'est le Rassemblement national. Donc la question, il est en surcis vis-à-vis du Rassemblement national puisque la gauche votera la censure à partir de l'échec du conclave sur les retraites. C'est certain, le PS n'a aucune raison de ne pas voter cette censure.

Maintenant, est-ce que le Rassemblement national préfère comment dire sacrifier la proportionnelle ou l'illusion d'une proportionnelle, la promesse d'une proportionnelle pour le budget ou est-ce qu'il préfère censurer sur le budget en se disant tant pis pour la proportionnelle ? Ça ça reste à voir. Nathan de vert.

Oui. En fait ce qui est assez fascinant dans cette histoire c'est que le Rassemblement national depuis les dernières élections législatives est le maître du jeu ou pour reprendre la formule d'Emmanuel Macron, le maître des horloges. C'est lui qui dessine du calendrier, du tempo, du rythme, de la vie politique.

C'est lui qui décide de pouvoir faire tomber un gouvernement ou de ne pas le faire tomber, d'imposer de facto ses thèmes au moment où il le souhaite et cetera. Et là, la responsabilité du Parti socialiste, elle doit quand même être interrogée, c'est-à-dire critiquée. Parce que le Parti socialiste avant même cette histoire de con critique mais ne propose rien de concret.

Plus encore. Euh et c'est un parti qui a décidé de se mettre sous la houlette de la France insoumise, quoi qu'on en dise, c'est d'ailleurs le résultat de la dernière élection du premier secrétaire. Olivier Fort qui a été reconduit.

Olivier Fort en dehors de son projet, il a déjà un passif, un passé qui est un passif qui est systématiquement chaque fois qu'il y a un choix qui est à faire, on sacrifie notre honneur et notre âme pour sauver quelques Strapentins au Parlement et on se vend littéralement à la France insoumise dans ces conditions, depuis les législatives, je suis désolé, à quelques petites exceptions près, le PS a toujours été dans une démarche qui n'est pas constructive, c'est-à-dire alors que quand même, il faut rappeler que Emmanuel Macron, à un moment, il envisageait de nommer des personnalités socialistes à Matignon et les premiers ennemis à cette nomination potentielle de Bernard Casneu ou de quelqu'un d'autre venait du Parti socialiste lui-même. Donc ça ça doit être critiqué parce que à partir de là, ces gens prétendent s'opposer au Rassemblement national mais en fait ils lui font un cadeau énorme. C'est-à-dire que ils disent au Rassemblement national, c'est toi qui choisira et donc à Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est vous qui choisirez quand vous le souhaiterez de faire tomber ce gouvernement ou non.

Et ça c'est quand même du point de vue de la gauche. C'est juste lunaire et c'est juste impensable. Et selon le dernier baromètre Ifob JDD qui a été dévoilé hier, l'actuel premier ministre suscite 80 % de mécontent.

C'est un record, Victor Hér pour les un chef de gouvernement de la 5e République quand même. Et il est toujours là. Mais c'est terrible.

Mais il est toujours là parce qu'on vient de le dire, le Rassemblement national attend le bon moment. Vous savez la politique c'est une histoire de timing. Il faut attendre le bon moment pour faire tomber quelque chose.

Là le Rassemblée nationale n'a pas intérêt à faire tomber François Baou tout de suite puisqu'il y a pas de raison évidente. Il il y en a certains dans l'électorat qui attendaient que ce soit justement sur le conclave sur la retraite. C'est pas le cas.

Bon, ils attendront le budget, mais l'échec de François Beou, si vous voulez, il le subit totalement. C'est-à-dire que c'est un premier ministre qui a les mêmes problématiques que Michel Barnier, c'est-à-dire des des oppositions qui évidemment s'opposent. Bon ben c'est leur rôle. 40 milliards d'euros d'économie à faire.

Exact. 40 milliards d'économies à faire qu'il ne trouvera jamais et qui seront la raison de son départ de Matignon. Et en plus, un socle commun, si on peut encore l'appeler comme ça puisque c'est plus vraiment le cas.

Euh, il y a des sessions notamment LR qui menacent de s'en aller avec Bruno Rotaillot, mais le socle commun, enfin je veux dire, c'est pas pour rien, c'est un signal très fort. Si si François Baïou réunit ce socle commun, réunit ses députés en leur disant euh s'il vous plaît les amis, essayez de voter dans mon sens, essayez de me soutenir. Même le socle commun est en train de lâcher euh François Baou et par le haut, j'ai justement, j'en profite parce que le discours justement qu'a prononcé François Berou hier avant cette motion de censure, il y avait pas Gabriel Atal, le président du groupe ensemble pour la République, il n'était pas là.

Mais quel est l'intérêt de s'associer à François Baou ? Personne n'y trouve son compte. Je veux dire, ça ne sert à rien de s'associer à François Baïou, que ce soit, ne serait-ce que pour l'image ou le symbole, ça ne sert à rien.

Et je pense que même Emmanuel Macron désavoue complètement sur le premier ministre et est déjà en train d'essayer de chercher à mon avis celui qui succédera François Beou puisqu'on ne voit pas comment il tiendra jusqu'en 2027. Officiellement voilà ce que nous disait retour de la borde. Il y a eu la photo symbolique, vous avez vu dans les jardins de l'Élysée, on affiche une unité.

Ce qui ce qui ce qui est dommage en réalité pour Emmanuel Macron, c'est que ça entche également son image puisqueemmanuel Macron, c'est celui qui arrive avec la promesse si vous voulez de réforme structurelle et avec du personnel nouveau issu de la société civile. Là, on est avec François Baou, c'est pas exactement quelqu'un issu de la société civile qui est étranger la politique politicienne et qui est empétré si vous voulez dans l'immobilisme et qui ne peut pas faire passer de réforme. C'est l'antimacronisme.

Pour conclure Nathan de ver, je crois que quand on on critique François Baou, c'est un peu comme le doigt et la lune. C'est-à-dire que François Bairou, c'est juste un symptôme d'un parlement qui est impossible. H en fait, ce parlement, il a quand même une vertu, il faut le rappeler, c'est qu'il est représentatif aujourd'hui vraiment de la société française euh qui est clivée entre plusieurs euh idéologies qui sont différentes.

Le problème, c'est que les politiques n'arrivent pas à dépasser leurs intérêts personnels pour essayer de penser l'intérêt général. Et François Baïou, c'est quelqu'un qui a toutes les qualités de la 4e République. C'est pas une critique quand je dis ça.

Et qui essaie de de de de construire une sorte de tambouille dans ses conditions. Mais ce qu'il faut critiquer, c'est pas tellement lui, c'est les conditions de la tambouille dont il est malheureusement le le symptôme mais dont il n'est pas responsable.

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