Éric Dupond-Moretti répond sur BFMTV à Jean-Luc Mélenchon après ses propos sur la police
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15FerméeRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon va-t-il trop loin en disant "la police tue" ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que les responsables politiques ne devraient pas réagir lorsqu'une affaire est en cours ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il un temps judiciaire plus rapide dans ces affaires ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Est-ce que les propos de Mélenchon ou Le Pen ne bousculent pas le débat démocratique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Éric Dupond-MorettiFait
« il a exercé des violences contre des policiers et un substitut du procureur de la république qu'il a été condamné pour cela »
- 1:15Éric Dupond-MorettiFait
« comment vous voulez exiger des plus jeunes qu'ils respectent la république la police la justice »
- 1:45Éric Dupond-MorettiFait
« c'est le politburo de rfi qui rend la justice »
- 2:30Éric Dupond-MorettiFait
« il faut entendre les témoins il faut les confronter il faut des expertises techniques balistiques »
- 5:30Éric Dupond-MorettiFait
« on entend un haut responsable dire que la police tue mais qu'on laisse la justice faire son travail »
- 7:30Éric Dupond-MorettiFait
« il faut entendre les témoins il faut confronter ce qu'ils ont dit il faut des analyses balistiques médico-légal »
- 8:30Éric Dupond-MorettiFait
« tout ça ne se fait pas en un claquement de doigts pour satisfaire la gourmandise médiatique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la police tue c'est l'accusation qui continue de résonner de la part de jean luc mélenchon le leader de la nuque ps qui reproche aussi à la première ministre madame board de le critiquer et de ne pas avoir un mot pour la jeune femme décédée des suites de ses blessures madame bornes sans coeur sans compassion humaine sans principes républicains sur la force publique nous sommes avec le ministre de la justice avec le garde des sceaux eric dupond-moretti la police tue une première minute sans coeur ni compassion bonsoir monsieur le garde des sceaux jean luc mélenchon va-t-il trop loin bien sûr qu'il va trop loin ce n'est pas un dérapage c'est un dérapage contrôlé d'ailleurs il assume ses propos moi je veux vous rappeler qu'il y a de cela quelques mois il a exercé des violences contre des policiers et un substitut du procureur de la république qu'il a été condamné pour cela mais il ne s'est pas arrêté là il a traité les policiers deux barbare il ya de cela quelques mois et maintenant des policiers qui tue cette insupportable et c'est particulièrement insupportable de la part d'un haut responsable politique est peut-être encore particulièrement dans cette période électorale vous vous même là en lui répondant vous faites de la politique monsieur le garde des sceaux la non moi ma qualité de garde des sceaux je veux rappeler deux ou trois choses voyez d'abord des choses simples comment vous voulez exiger des plus jeunes qu'ils respectent la république la police la justice ce sont des piliers de la république et de nos valeurs démocratiques comment vous voulez demander à des jeunes qu'ils respectent la république si des responsables politiques je le redis de haut niveau tiennent ce genre de propos et moi ce que je rappelle avant tout c'est l'état de droit et son respect indispensable dans l'état de droit il y à la présomption d'innocence enfin pardonnez moi c'est monsieur mélenchon qui rend la justice dans ce pays c'est le politburo de rfi qui rend la justice qui j'ai eu déjà l'occasion de le dire chez vous et devant vous ne seront ni sur les plateaux de télévision ni dans les partis politiques je demande une chose voyez-vous une chose c'est qu'on laisse les juges travaillent et il ya une jeune femme qui est morte c'est un drame il ya des responsabilités qui sont envisagées pourquoi pas et c'est bien normal une instruction est en cours une instruction c'est long qui connaît le dossier monsieur mélenchon madame le pen qui elle aussi a rendu son verdict ceux qui connaissent le dossier ce sont les policiers qui ont enquêté le parquet le juge d'instruction qui sera saisi et ses longs de rendre la justice pardonnez moi il faut entendre les témoins il faut les confronter il faut des expertises techniques balistiques en l'occurrence il faut visionner un certain nombre de choses et notamment il semblerait qu'il y ait des vidéos tout ça ça prend du temps et ça ne peut pas au décours d'une campagne électorale servir de vecteur pour se faire élire c'est scandaleux voilà ce que je viens vous dire avec toute l'indignation dont je suis capable oui mes eric dupond moretti lorsqu'on est responsable politique on peut aussi questionné l' usage des forces de l'ordre eu plusieurs événements de suite qu'ils ont interpellé l'opinion publique il ya eu les événements du stade de france et également ce qui s'est passé sur les quais de la gare de l'est sous des usagers ont été gazés par des policiers qui voulaient maintenir la foule et puis il ya eu effectivement la mort de cette jeune femme de 22 ans dans un refus supposé d'obtempérer on a le droit aussi de se poser des questions est ce que c'est pas le rôle d'un responsable politique de mettre ces sujets sur la table mais vous pensez vous pensez qu'il pose des questions aux subventions quand il dit la police tue quand madame le pen parle d' assassin j'évoque là il veut revoir la donne rien mais pardon la doctrine policière elle se revoit notamment à l'assemblée nationale la doctrine policière elle se revoit au moment de voter le budget de la police ce que l efi n'a pas fait ce que le rassemblement national n'a pas fait opposés monsieur justice et police comme le font certains en permanence c'est extraordinairement grave pour notre pacte républicain qu'on ne s'étonne pas qu'on ne s'étonne plus qu'il n'y ait plus respect des institutions que tous les démocrates appellent de leurs voeux vous trouvez qu'il est normal vous que l'on bouscule des policiers un procureur qu'on parle de barbares s'agissant de la police et de façon générale qu'on parle de tueurs sans même connaître une seule ligne d'une seule page des procès verbaux vous trouvez que c'est du débat démocratique sain et bien ça n'est pas ma position que l'on attende que la justice fasse son travail et elle le fera et vous avez évoqué un certain nombre d'affaires en quoi sont-elles relier si ce n'est peut-être médiatiquement si ce n'est peut-être parce que il y à des policiers il y a des dossiers qui ont été ouverts pour chaque affaire et la justice dira ce qu'elle a à faire et puis imaginez deux secondes la pression que cela représente pour les magistrats les magistrats ils ont besoin de sérénité pour rendre la justice alors justement moi la république que j'appelle de mes voeux pardon non justement vous dis qu'on lui proposait votre indignation il faut pas opposer la justice et la police mais un syndicat policier le syndicat alliance est montré du doigt notamment par jean-luc mélenchon qui est ce syndicat est accusée justement de passer son temps à opposer la police et la justice en gros les policiers arrêtent et délinquants et la justice serait coupable de laxisme et de libérer trop rapidement ces délinquants que répondez vous à cela pardon monsieur le garde des sceaux vous l'avenir au castrés allez monsieur le garde des sceaux pardon mais vous aviez vous-même recadrer le syndicat alliance lors des états généraux à beauvau et lorsqu'ils avaient scandé il n'y a pas de le problème de la police est aujourd'hui la justice donc vous l'avez pas oublié j'ai dit à l'époque et je ne peux que mais bien sûr que non monsieur si vous me laisse y répondre vous verriez que je n'ai pas de trous de mémoire j'ai effectivement été à bouvron à l'invitation de gérald darmanin et qui je le redis je travaille main dans la main j'ai été le premier garde des sceaux à être en face des syndicats de policiers ce que j'ai dit à lyon c'est ce que vous avez rappelé je trouve qu'il n'est pas sain monsieur que police soit opposé à justice nous sommes dans la même barque républicaine mais qu'il me soit permis de vous dire qu'il ya quand même une différence entre la façon dont on peut s'exprimer un syndicaliste même si j'ai dit ce que vous avez rappelé à l'instant et la façon dont s'exprime celui qui se voudrait le premier ministre de la france excusez moi si vous ne faites pas la différence ça me paraît grave et puis je leur dis vous serez les premiers à dire qu' il n'y a plus de respect de l'instituteur du professeur du magistrat du soignant des pompiers des policiers enfin pardon et on entend un haut responsable dire que la police tue mais qu'on laisse la justice faire son travail c'est tout ce que je demande et c'est le sens de mon appel à cet instant précis jean luc mélenchon vous l'avez dit souhaité être nommé à matignon si la gauche obtient la majorité à l'assemblée nationale à l'issue du deuxième tour en fait ce soir vous nous dites à premier ministre ne peut pas dire ça ne veut pas dire la police tu as écouté je vous dis moi j'ai déjà répondu à votre question pardon je veux pas répéter ce que j'ai dit j'ai dit qu'un haut responsable politique ne pouvait pas tenir de tels propos qu'un haut responsable politique peut pas coller le procureur contre le mur ni les policiers voyez en criant la république c'est moi moi c'est le dixième finale entre notre république monsieur mais laissez-moi terminer notre république je l'espère ça n'est pas celle de l'invectivé oui c'est autre chose que ça on se respecte on se parle on laisse faire la justice voilà et quand on n'est pas content de la justice il ya des voies de recours c'est ça en réalité l'état de droit et l'état de droit ça n'est pas quelque chose d'anecdotique la présomption d'innocence dans ce domaine comme dans d'autres ça n'est pas non plus une anecdote il est temps qu'on rappelle ces choses voyez vous y compris à gérald darmanin qui prend systématiquement le ministre de l'intérieur les pas de deux des policiers dans toutes ces affaires en dix ans qui a jamais problèmes que les policiers font ce qu'ils doivent faire chez le garde des sceaux mais que le ministre de l'intérieur défend de ces policiers c'est tout à fait normal mais je ne pense pas que vous entendrez un jour le ministre de l'intérieur contester une décision de justice qui mettrait en exergue la responsabilité d'un policier je pense même voyez vous si vous regardiez les choses de près que gérald darmanin n'est pas le dernier à prononcer des sanctions quand elles sont mérités mais tout ça après une expertise pas comme ça à l'emporte-pièce pas avant le premier tour des élections législatives est ce que vous voulez un instant entendre mon propos pour que l'on se rende compte ensemble de ce qu'ils ont de délétère notamment auprès des plus jeunes voilà la réalité et madame le pen c'est exactement la même chose elle a décidé elle aussi de son verdict et moi je dis qu avec cynisme le terrain judiciaire est devenu le terrain de jeu des populistes et des extrémistes voilà ce que je dis ça dénature notre pacte social et notre pacte républicain et tout le monde devrait être d'accord avec moi sur ses propos qu'il aura pour le coup des propos politiciens donc la règle que vous présenter ce soir c'est que les responsables politiques ne devraient pas réagir lorsqu'une affaire est en cours mais cette règle vaut pour tout le monde alors pour aussi des responsables de la majorité mais monsieur monsieur vous faites semblant de ne pas entendre ce que je vous dis je ne dis pas que l'on ne peut pas dire un certain nombre de choses que l'on ne peut pas s'émouvoir mais de grâce depuis quand cette dans les partis politiques qu'on rend la justice dans notre pays est-ce que vous sur votre plateau vous pouvez rendre la justice mais au fond monsieur pardonnez moi je ne suis pas l'interviewer et vous n'êtes pas l'interviewer mais qu'est ce que vous connaissez du dossier est-ce que vous avez vu une pièce du procès verbal ou des procès verbaux non laisser le temps judiciaire faire son oeuvre il n'est pas le temps politique il n'est pas le temps médiatique et l'on est en train de s'emballer et de mettre dans la tête de certaines personnes que les policiers seraient des tueurs c'est inacceptable mais voilà au décours d'un drame comme celui là on ne peut pas utiliser à des fins électoralistes la justice est l'instrument taiwan est justement là ce que le garde des sceaux vous dites aujourd'hui monsieur le garde des sceaux dans ce genre d'affaires et qui n'est pas comme les autres lorsque c'est l'institution policière qui se retrouvent incriminé est ce qu'il faudrait un temps judiciaire plus rapide de manière à ce qu on en termine plus vite parce que le temps judiciaire effectivement il est très long trop long aujourd'hui en france mais monsieur je vous prie de m'excuser je vais vous rappeler ce que je vous ai dit il faut entendre les témoins il faut confronter ce qu'ils ont dit il faut des analyses balistiques médico légal il faut examiner les vidéos quand il y en a il faut confronter les points de vue tout ça ne se fait pas en un claquement de doigts pour satisfaire la gourmandise médiatique voilà ce que je dis je demande une chose c'est pas la lune bon sens je demande qu'on laisse les juste travailler tranquillement voilà ce que je demande merci merci monsieur le garde des sceaux eric dupond-moretti merci d'avoir été avec nous duplex assuré depuis la chancellerie par vincent berthézène pour bfm tv
Jean-Luc Mélenchon