Geffray dévoile ses annonces pour l'école et la PEEP dénonce du bricolage
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Fait
« le ministre propose une demi-journée de cours banalisée dans chaque lycée de France, à organiser avant la fin de la semaine »
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« le ministre promet de mobiliser 3000 professeurs remplaçants, actuellement sans affectation devant des élèves, entre vendredi et mardi »
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« le ministère aurait identifié 114 lycées en rouge et 400 en orange sur les 3700 lycées français »
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« Plus de 71000 personnes ont manifesté dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur »
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« 1 milliard 200 millions d'euros supplémentaires pour l'éducation nationale dans le budget 2027 »
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Bienvenue sur la chaîne des Hallul Vanturior. Le nouveau ministre de l'éducation nationale, Édouard Geffray, enchaîne les annonces. Mais du côté des parents d'élèves, le scepticisme est grand. Sur France Info, le président de la PEPE a estimé que ces mesures ressemblaient un peu à du bricolage. De quoi ? D'abord, le temps lycéen. Face au mouvement qui secoue les lycées depuis 3 semaines, le ministre propose une demi-journée de cours banalisée dans chaque lycée de France, à organiser avant la fin de la semaine. D'abord avec les personnels, puis avec les élèves, pour un débat de fond, ouvert et démocratique. Selon le ministre, on ne peut pas reprendre le chemin des cours comme si de rien n'était. Sauf que l'annonce a semé la confusion. Mardi, à l'Assemblée nationale, le premier
ministre Sébastien Lecornu a laissé entendre que les cours seraient banalisés toute la semaine, laissant les équipes dans le flou. Le ministre a dû préciser quelques heures plus tard qu'il s'agissait bien d'une demi-journée. Et la colère des chefs d'établissement ne s'est pas fait attendre. Beaucoup estiment qu'on leur demande d'organiser un temps d'échange dans un climat qui n'est pas serein, alors que plusieurs centaines de lycées ont été bloqués ou perturbés. Deuxième annonce, jeudi soir au journal de 20h, un plan d'urgence pour le remplacement des professeurs absents. Le ministre promet de mobiliser 3000 professeurs remplaçants, actuellement sans affectation devant des élèves, entre vendredi et mardi, dans les établissements jugés prioritaires. Grâce à un logiciel dont le déploiement
a été accéléré, le ministère aurait identifié 114 lycées en rouge et 400 en orange sur les 3700 lycées français. Le ministre a aussi promis des recrutements exceptionnels. Quelques centaines d'enseignants contractuels seront embauchés au-delà des prévisions du budget 2026 et les rectorats pourront organiser des heures supplémentaires. Des mesures concrètes, assure le ministre, destinées à répondre aux lycéens mobilisés, car le mouvement ne faiblit pas. Jeudi, plus de 71000 personnes ont manifesté dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur. Les revendications restent les : plus de moyens, de meilleures conditions d'études et la fin de Parcoursup, la plateforme d'inscription dans l'enseignement supérieur. Mais pour la PEPE, l'une des deux grandes
fédérations de parents d'élèves, ces annonces ne suffisent pas. Beaucoup de parents s'inquiètent des heures de cours perdues depuis 3 semaines. Pour les élèves de première et de terminale qui préparent le bac et dont les notes compteront pour Parcoursup, la situation peut devenir très préjudiciable. Et le Premier ministre promet un calendrier avant la fin du mois de premières décisions sur cinq chantiers avec 1 milliard 200 millions d'euros supplémentaires pour l'éducation nationale dans le budget 2027. Pas assurer les cours, améliorer les locaux, mieux organiser les journées, rendre Parcoursup plus transparent et donner des suites à la parole des lycéens. Bricolage ou vraie réponse à la ? La pression ne retombe pas sur le gouvernement. On suivra ça de près.
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Édouard Geffray