Prix des carburants : le gouvernement promet une baisse "le plus vite possible"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 0:44OuverteRéponse partielle
C'est quoi, "rapidement"? Quel est le délai?
- 1:27OuverteRéponse directe
Ca a monté en à peine quelques jours.
- 1:27OuverteRéponse directe
L'idée, c'est de mettre la pression aux distributeurs?
- 2:12OuverteRéponse directe
Vous dites que c'est trop compliqué et difficile pour les Français aujourd'hui, et que ça doit baisser.
- 2:56FerméeRéponse partielle
Vous avez toujours un objectif de 6 milliards d'euros d'économie pour l'an prochain?
- 2:56RelanceRéponse partielle
Ca va coûter encore plus cher?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44D.AmielPromesse
« Il faut que ce soit le cas le plus vite possible. »
- 1:27D.AmielFait
« Ca va baisser dans les mêmes délais. »
- 2:12D.AmielFait
« Cette crise est forcément une mauvaise nouvelle pour la croissance, pour l'activité économique et donc, une mauvaise nouvelle pour nos comptes publics. »
- 2:56D.AmielPromesse
« Les objectifs d'économies pour l'an prochain devront être beaucoup plus importants que cela. »
- 3:41D.AmielFait
« Il faudra des économies très importantes. Il faut pouvoir maîtriser les déficits publics. »
- 4:26D.AmielPromesse
« Il faut faire le maximum pour maintenir la trajectoire pour contenir le déficit public. »
- 5:10D.AmielPromesse
« Notre objectif en 2027 est de baisser la dépense publique pour l'Etat. »
- 5:54D.AmielChiffre
« Le budget de la justice augmente depuis des années. Il augmente à un rythme historique. On a eu plus de 3,9 milliards d'euros d'augmentation depuis 2017. »
- 6:38D.AmielFait
« On paye pour la justice des décennies où ce ministère a été sacrifié sous des gouvernements de droite, comme sous des gouvernements de gauche. »
- 7:22D.AmielFait
« La proposition de loi intégrale a été soumise à l'avis du conseil d'Etat par la présidente de l'Assemblée nationale et par le Premier ministre. »
- 8:05D.AmielFait
« Ce serait déplacé de prendre les choses ainsi. Il y a une enquête en cours autour de l'affaire Lyhanna. »
- 8:49D.AmielFait
« En 2026, demander à des agents publics de perdre du temps à taper à la main des comptes-rendus de réunion, c'est plus possible. »
- 9:33D.AmielFait
« C'est pour retranscrire automatiquement des comptes-rendus de réunion. C'est des outils aussi de traduction. »
- 10:13D.AmielFait
« L'IA permet de gagner du temps sur des tâches internes, sur des tâches de paperasse. »
Temps de parole
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Merci. - M.Lauqué: Place à la politique et aux 4V. A.Peyrout reçoit le ministre de l'Action et des Comptes publics, D.Amiel. Bonjour à tous les 2. - A.Peyrout: Bonjour. Merci d'être notre invité. L'accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran doit être signé. Quand est-ce que les prix à la pompe vont enfin baisser? - D.Amiel: Il faut que ce soit le cas le plus vite possible. Les prix montent plus vite qu'ils ne baissent. C'est le but de la réunion organisée aujourd'hui avec mes collègues du gouvernement, R.Lescure, M.Bregeon... Ce sera le cas en fin de matinée pour s'en assurer. - A.Peyrout: C'est quoi, "rapidement"? Quel est le délai? - D.Amiel: Il faut s'assurer que ça soit le cas le plus rapidement possible. Il faut que ce soit le même délai que quand les prix montent. - A.Peyrout: Ca a monté en à peine quelques jours. - D.Amiel: Ca va baisser dans les mêmes délais. - A.Peyrout: M.-E.Leclerc dit que ça va prendre plusieurs semaines. C'est acceptable, quand il dit ça? - D.Amiel: Ce ne serait pas acceptable que ça dure des semaines. Il y a cette réunion convoquée à Bercy aujourd'hui. - A.Peyrout: L'idée, c'est de mettre la pression aux distributeurs?
- D.Amiel: C'est de travailler avec eux pour que ça baisse le plus rapidement possible. - A.Peyrout: Vous dites que c'est trop compliqué et difficile pour les Français aujourd'hui, et que ça doit baisser. - D.Amiel: Les prix du baril sur les marchés mondiaux baissent. Il faut que ça baisse. Il faut être lucide sur la situation économique. Il y a cette réouverture annoncée du détroit d'Ormuz. C'est quand la mer se retire qu'on constate les dégâts. Il va falloir tirer un premier bilan de la crise. Mais d'ores et déjà, cette crise est forcément une mauvaise nouvelle
pour la croissance, pour l'activité économique et donc, une mauvaise nouvelle pour nos comptes publics. Il faudra des mesures d'économies supplémentaires. - A.Peyrout: Cette semaine vont être versés les 100 euros aux gros rouleurs. - D.Amiel: C'était des aides indispensables pour pouvoir répondre précisément aux besoins des Français qui travaillent, qui ont besoin de leur voiture pour travailler et qui vivent loin de leur lieu de travail. C'est comme cela qu'ont été ciblés environ 3 millions de Français éligibles. Il y a cette aide de 100 euros qu'on avait décidée pour amortir le coût de la crise. C'était indispensable. - A.Peyrout: On parlait des finances publiques... Vous préparez le projet de loi de finances de 2027.
Vous avez toujours un objectif de 6 milliards d'euros d'économie pour l'an prochain? - D.Amiel: Les objectifs d'économies pour l'an prochain devront être beaucoup plus importants que cela. - A.Peyrout: Combien? - D.Amiel: J'ai dit qu'on devrait tirer le bilan de la crise dans le détroit d'Ormuz... - A.Peyrout: Vous avez dit que ça coûterait 6 milliards d'euros aux finances publiques. - D.Amiel: Oui, mais vous parlez de 2027... - A.Peyrout: Ca va coûter encore plus cher? - D.Amiel: Il faudra des économies très importantes. Il faut pouvoir maîtriser les déficits publics. Aujourd'hui, c'est évident que le compte n'y est pas. Le Premier ministre a tiré la sonnette d'alarme.
Il a raison. - A.Peyrout: Vous pouvez nous dire de combien l'Etat doit faire un effort? - D.Amiel: Je le dirai en juillet. C'est la raison pour laquelle j'ai missionné des économistes indépendants pour qu'ils aient accès à l'ensemble des documents de Bercy et qu'ils disent clairement ce qui se passerait si aucune mesure d'économie n'était prise. Je le vois dans le débat public. Les somnambules sont de retour. Ceux qui nous disaient, pendant le pire de la crise iranienne, "la vanne mobilière, peu importe le déficit", vont nous dire dans les prochains jours que c'est pas le moment
de faire des économies... Il faut pouvoir dire l'état exact de la situation. Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. - A.Peyrout: Vous voulez toujours rester sur un déficit en dessous de 5 % du PIB? - D.Amiel: Il faut faire le maximum pour maintenir la trajectoire pour contenir le déficit public. La crise qui s'est déroulée en Iran a un impact sur la croissance. Elle aura un impact sur le déficit et des mesures d'économies supplémentaires seront nécessaires. - A.Peyrout: S.Lecornu a recadré vos collègues du gouvernement parce qu'ils avaient "des demandes irréalistes". Il appelle tout le monde au sérieux. Il y a vraiment besoin d'appeler vos collègues au sérieux? - D.Amiel: Le compte est loin d'y être. J'ai commencé les réunions avec les différents ministres
pour la préparation du budget 2027. A ce stade, les demandes se multiplient d'augmentation de dépenses. Notre objectif en 2027 est de baisser la dépense publique pour l'Etat. Il y aura aussi des économies importantes à faire en matière sociale pour pouvoir continuer d'assurer la pérennité de la Sécurité sociale, collective et des collectivités locales devront aussi maîtriser leurs dépenses. - A.Peyrout: Tout le monde devra faire des économies? Même la justice? - D.Amiel: Tout le monde doit s'assurer que la dépense est le mieux utilisé possible. Des ministères auront besoin de renforcer les moyens.
Le budget de la justice a vocation à augmenter. - A.Peyrout: Pourtant, pour 2026, vous aviez prévu 414 millions d'économies, de crédits gelés. - D.Amiel: Le budget de la justice augmente depuis des années. Il augmente à un rythme historique. On a eu plus de 3,9 milliards d'euros d'augmentation depuis 2017. Cette année encore, au coeur des besoins de la justice, les besoins humains, en recrutement, c'est 1600 recrutements supplémentaires en 2026. Pour 2027, le budget va augmenter. - A.Peyrout: On a moins de magistrats par habitant que dans les autres pays de l'UE. On est très en dessous de la moyenne. Vous consentez, comme le demandent les manifestants,
comme on a pu le voir hier, à enfin mettre la main à la poche, à hauteur de ce dont a besoin la justice? - D.Amiel: On paye pour la justice des décennies où ce ministère a été sacrifié sous des gouvernements de droite, comme sous des gouvernements de gauche. Depuis 2017, l'effort est historique. Cet effort a vocation à continuer. - A.Peyrout: Pas assez, visiblement. - D.Amiel: Si je pensais que c'était assez, je n'aurais pas dit que le budget de la justice aurait vocation à augmenter. - A.Peyrout: Le Premier ministre a reçu les signataires du projet de loi intégrale de lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Ca coûte 3 milliards d'euros par an. - D.Amiel: La proposition de loi intégrale a été soumise
à l'avis du conseil d'Etat par la présidente de l'Assemblée nationale et par le Premier ministre. Il faut une réponse intégrale pour protéger les enfants. Ca peut prendre différentes formes. On a aussi un projet de loi de protection de l'enfance qui est en train d'être enrichi. On a une prise de conscience générale de la société qui est nécessaire. Il faut qu'on étudie les mesures indispensables. C'est un travail en cours. - A.Peyrout: Vous allez présenter un plan de déploiement de l'IA dans les services publics. Vous allez aussi participer à un événement sur l'IA dans la justice. Vous la présentez comme une solution "pour raccourcir les délais et améliorer la qualité du traitement des dossiers". Pour vous, l'IA aurait pu empêcher les dysfonctionnements
dans l'affaire de la jeune Lyhanna? - D.Amiel: Ce serait déplacé de prendre les choses ainsi. Il y a une enquête en cours autour de l'affaire Lyhanna. Elle sera rendue publique. Je pense qu'il y aurait beaucoup d'indécence à vouloir présenter les choses de la sorte. En revanche, il est évident que l'IA, de manière générale, est une opportunité comme elle est une menace. Elle est une menace quand elle n'est pas souveraine, quand elle n'est pas sécurisée. Il y a un risque d'être dépendant de technologies extra-européennes. La semaine dernière, vous avez vu ce qui s'est passé avec Anthropic, Claude... C'est aussi une opportunité qui est de permettre à des agents publics de se débarrasser de tâches chronophages, des paperasses inutiles
pour se concentrer sur ce qui fait le coeur de leur métier. En 2026, demander à des agents publics de perdre du temps à taper à la main des comptes-rendus de réunion, c'est plus possible. C'est pourquoi généraliser un outil qui permet d'automatiser la prise de notes... - A.Peyrout: Vous généralisez l'IA dans toute l'administration? - D.Amiel: Dans toute l'administration, dans tout l'Etat, pour que tous les agents publics aient accès à des outils de base
de l'IA qui vont être sécurisés, souverains et accessibles à tous ceux qui en ont besoin. C'est l'agent conversationnel, l'équivalent de ChatGPT, mais souverain, sécurisé, pour faire de la recherche documentaire, de la synthèse, des résumés... C'est pour retranscrire automatiquement des comptes-rendus de réunion. C'est des outils aussi de traduction. Ca doit être la boîte à outils accessible à l'ensemble des agents de l'Etat. - A.Peyrout: Ca va coûter 655 millions d'investissements dans l'IA, dit le Premier ministre. Mettre l'IA à tous les niveaux de l'Etat, c'est pas encore un peu plus couper le citoyen du service public? - D.Amiel: C'est le contraire. L'IA permet de gagner du temps sur des tâches internes, sur des tâches de paperasse.
C'est une opportunité unique pour pouvoir gagner du temps sur des tâches chronophages, pour pouvoir en allouer davantage à la relation avec le citoyen. C'est pourquoi je lance aussi une négociation sociale avec les organisations syndicales
David Amiel