Réforme des retraites, violences conjugales, municipales... le "8h30 franceinfo" de Damien Abad
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse partielle
La réforme des retraites d'Emmanuel Macron c'est celle que la droite n'a jamais osé faire ?
- 1:11RelanceRéponse partielle
Ça signifie que le Premier ministre qui reçoit les syndicats, il perd son temps, il a tort de vouloir restaurer le dialogue social ?
- 1:39FerméeRéponse directe
Vous voulez repousser l'âge légal du départ en retraite ? Jusqu'à quel âge ?
- 2:14FerméeRéponse directe
Vous irez manifester la semaine prochaine ?
- 2:52RelanceRéponse partielle
Mais pour vous, il faut tout changer tout de suite. Il faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin au risque d'une déflagration sociale.
- 3:15FerméeRéponse partielle
Vous voulez un report de l'âge légal jusqu'à 65 ans, et une application immédiate de cette rentrée sans la clause du grand-père ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« Je vous rappelle que les trois dernières grandes réformes des retraites c'est la droite qui les a portées en 93, en 2003 et en 2010 et à chaque fois cette réforme est allée jusqu'au bout. »
- 0:39Invité politiqueFait
« Quand on promet la clause du grand-père, c'est une non-réforme. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Quand on dit qu'une réforme va être votée en 2020 mais qu'elle va s'appliquer en 2062, c'est une non-réforme également. »
- 1:42Invité politiqueFait
« Je vous rappelle que les trois dernières grandes réformes des retraites c'est la droite qui les a portées en 93, en 2003 et en 2010 et à chaque fois cette réforme est allée jusqu'au bout. »
- 1:42Invité politiqueChiffre
« Parce que c'est la proposition des Républicains jusqu'à 65 ans pour une raison très simple, c'est que c'est la seule mesure d'économie possible qui permet de sauver le système par répartition. »
- 2:00Invité politiqueFait
« Et d'ailleurs c'est le débat de ce matin. On le voit avec la question des mères de famille qui seront impactés par cette réforme proposée par le gouvernement. »
- 3:34Invité politiqueFait
« D'ailleurs, Jean-Paul Delevoye lui-même le reconnaît et l'a dit publiquement. »
- 3:44Locuteur non identifiéFait
« Je crois qu'il faudrait que la réforme à points, on ne l'applique qu'aux nouveaux entrants, qu'on arrête d'aller toucher aux droits acquis pendant des années et des années par des Français qui ont travaillé, qui ont un contrat de confiance avec le gouvernement. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Qui avait été mis en place par Nicolas Sarkozy, et qui est une bonne loi, et qui mérite peut-être aujourd'hui d'être encore renforcée. »
- 12:00Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, je note que sur les 1 milliard qui sont mis sur la table, il y a 95% de ces sommes-là qui sont déjà des sommes utilisées. »
- 12:15Invité politiqueChiffre
« Aurélien Pradi, il a d'ailleurs très justement démontré, puisque pour l'exemple des bracelets anti-rapprochement, il faut 5 millions d'euros pour pouvoir assurer ces 1 000 bracelets. »
- 15:17Invité politiqueFait
« L'interdiction du glyphosate, par exemple, c'est une mesure d'agribashing pour vous ? »
- 19:12Invité politiqueFait
« Je ne suis pas sûr que ce soit notre mouvement politique de donner une investiture à quelqu'un qui aujourd'hui est effectivement en procès. »
- 20:47Invité politiqueFait
« Je crois que Martine Vassal est une femme qui a montré toutes ses compétences, toutes ses qualités à la tête du département des Bouches-du-Rhône et je trouve effectivement que ce serait une excellente maire de Marseille. »
- 22:02Invité politiquePromesse
« je pense qu'il faudra revoir ce processus-là, pas la primaire forcément en tant que telle, il y aura besoin d'un processus de sélection. »
Temps de parole
- Damien Abad73 %
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- Invité8 %
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Bonjour Damien Abad, la réforme des retraites d'Emmanuel Macron c'est celle que la droite n'a jamais osé faire ?
Pas du tout, la droite a réussi là où le Président de la République est en train d'échouer. Je vous rappelle que les trois dernières grandes réformes des retraites c'est la droite qui les a portées en 93, en 2003 et en 2010 et à chaque fois cette réforme est allée jusqu'au bout. Là la réalité c'est qu'on joue la confusion, on joue l'hésitation et on joue finalement beaucoup de renoucements et on a une réforme qui est injuste pour beaucoup de Français.
Nicolas Sarkozy avait tenté de s'attaquer aux régimes spéciaux, il avait finalement renoncé, là le gouvernement promet d'aller jusqu'au bout.
Écoutez, quand on promet la clause du grand-père, c'est une non-réforme. Quand on dit qu'une réforme va être votée en 2020 mais qu'elle va s'appliquer en 2062, c'est une non-réforme également. La vérité c'est quoi ? La vérité c'est qu'il faut corriger une injustice majeure dans le système des retraites français. C'est-à-dire cette injustice qu'il y a entre les régimes spéciaux et le régime général des retraites. Et que pour faire cette correction-là, on ne peut pas attendre 2062. Et que donc il faut effectivement que cela s'impose dès les prochaines années. C'est un message important envoyé aux Français en matière de justice et d'équité entre les Français.
Renaud Delis ? Ça signifie, Damien Abad, que le Premier ministre qui reçoit hier et aujourd'hui encore l'ensemble des syndicats, il perd son temps, il a tort de vouloir restaurer le dialogue social ?
Non, pas du tout. Le problème c'est qu'il ne faut pas qu'on ait des ersatz de concertation. Il ne faut pas que ça fait deux ans qu'on ait une concertation. Ce que nous voulons chez les Républicains, d'abord c'est un vrai dialogue social, sur des bases et sur les principes d'une réforme. Là où le Premier ministre perd son temps, c'est quand il est dans la confusion. C'est quand il ne veut pas toucher par exemple à l'âge légal sur le départ en retraite. C'est quand finalement il balade des syndicats.
Vous voulez repousser l'âge légal du départ en retraite ? Jusqu'à quel âge ?
Parce que c'est la proposition des Républicains jusqu'à 65 ans pour une raison très simple, c'est que c'est la seule mesure d'économie possible qui permet de sauver le système par répartition, qui permet d'assurer la retraite pour nos enfants et nos petits-enfants et qui permet surtout de préserver le pouvoir d'achat des retraités. Parce que si on ne fait pas ça, qu'est-ce qui va se passer ? Et bien la baisse du niveau de pension. Et d'ailleurs c'est le débat de ce matin. On le voit avec la question des mères de famille qui seront impactés par cette réforme proposée par le gouvernement.
Donc nous nous disons plutôt repousser l'âge légal parce que l'espérance de vie augmente, plutôt que de faire encore le porte-monnaie des retraités. Vous irez manifester la semaine prochaine ? Non, bien sûr que non. Vous savez, la droite, elle sait où elle est. Pourquoi bien sûr que non, après tout ce que vous venez de nous dire ? Parce que celles et ceux qui iront manifester veulent que rien ne change. Et de l'en même temps, nous avons un gouvernement qui lui porte une réforme injuste. Ce que nous voulons à droite, c'est parler à la majorité silencieuse. C'est parler à tous les Françaises et tous les Français qui veulent la réforme.
Qui ont bien compris qu'il fallait sauver nos régimes de retraite et pour cela il fallait faire un effort pour chacun. Mais qui veulent que cette réforme soit juste, qu'elle soit équitable et que surtout cette réforme, on dise la vérité aux Français. Parce que le risque qu'on a aujourd'hui, c'est que non seulement on aura les Français dans la rue et donc les blocages, mais en même temps on aura une non-réforme et donc on perdra des deux côtés.
Mais pour vous, il faut, Damien Bade, tout changer tout de suite. Il faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin au risque d'une déflagration sociale. quand on voit le climat social se durcir.
Non, je n'ai pas dit qu'il fallait aller plus loin et plus vite, j'ai dit qu'il faut dire la vérité aux Français. Et que quand on annonce une réforme des retraites, dans laquelle on explique qu'on va allonger la durée de cotisation sans toucher le départ, l'âge légal, la retraite, c'est mentir aux Français. Donc nous, on veut un discours de vérité, on veut aussi une réforme paramétrique.
Vous voulez un report de l'âge légal jusqu'à 65 ans, vous disiez, et vous voulez une application immédiate de cette rentrée sans justement le recours à la fameuse clause du grand-père qui l'appliquerait qu'aux générations futures.
En tout cas, peut-être pas immédiate parce que forcément qu'il y a un moment de lissage, mais pas en 2062 parce qu'en 2062, on sait très bien que l'impact de la réforme, il sera nul dans ses conditions. D'ailleurs, Jean-Paul Delevoye lui-même le reconnaît et l'a dit publiquement.
Alors, il y a une femme qui n'est pas tout à fait d'accord avec vous, qui a fait partie de votre camp, qui n'y est plus tout à fait aujourd'hui, c'est la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.
Je crois qu'il faudrait que la réforme à points, on ne l'applique qu'aux nouveaux entrants, qu'on arrête d'aller toucher aux droits acquis pendant des années et des années par des Français qui ont travaillé, qui ont un contrat de confiance avec le gouvernement. Cette réforme sera injuste si elle change en cours de route les règles du jeu. Et c'est pour ça qu'il y a autant d'opposition.
On ne change pas les règles en cours de jeu, dit Valérie Pécresse. Oui, mais on est d'accord avec ça. Bien sûr que la question de celles et ceux qui sont déjà... Valérie Pécresse, elle dit, la clause du grand-père, oui, donc uniquement pour les prochaines générations qui entreront. Elle a dit qu'il fallait tenir compte, d'abord l'imposer aux nouveaux entrants, et ensuite faire en sorte, effectivement, que la clause du grand-père puisse ici ou là s'imposer. Elle n'a pas dit que c'est de manière générale et de manière automatique. Ce que le gouvernement est en train de faire aujourd'hui.
Donc ce qu'il nous faut, en tout cas c'est notre volonté à droite, c'est faire en sorte que la réforme, elle ait un impact direct. Pourquoi ? Parce que si on ne fait pas les économies, eh bien on sait derrière qu'on ne sauvera pas notre régime de retraite, et on sait derrière que ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui en pâtiront. Et donc là-dessus, on est... Éric Wörth l'a dit, Valérie Pécresse le dit également, le mouvement des Républicains également. Je pense que c'est important que la droite envoie un message politique fort sur cette question de la réforme des rois.
Damien Abad, est-ce que c'est vraiment le bon moment, comme le fait votre homologue au Sénat, Bruno Retailleau, pour réclamer une nouvelle loi sur le service minimum, et la réquisition des grévistes ? Est-ce que ça ne risque pas, justement, de mettre encore un peu plus d'huile sur le feu ?
Ce que l'on constate, c'est qu'il y a un certain nombre de dysfonctionnements, ou en tout cas de difficultés pratiques à appliquer ce service minimum dans les transports, c'est nécessaire. Qui avait été mis en place ? Qui avait été mis en place par Nicolas Sarkozy, et qui est une bonne loi, et qui mérite peut-être aujourd'hui d'être encore renforcée. Ce que je souhaite, c'est qu'on puisse trouver, moi je préfère toujours le dialogue et la négociation à la réquisition. Je souhaite qu'on puisse trouver, en tout cas, un accord, pour qu'au moins un tiers des transports, notamment pendant les heures de pointe, soit assuré.
Mais ça, on peut légiférer en 10 jours, Damien Abad, avant le 5 décembre ?
En tout cas, je pense qu'on doit pouvoir le mettre sur la table des négociations. Vous avez dit qu'il y avait une rencontre avec les syndicats. Je pense qu'on doit pouvoir le mettre sur la table des négociations. Pourquoi ? Parce que les Français n'ont pas à être pris à l'otage d'une grève qui, parfois, les dépasse en tant que telle. Le droit de grève est tout à fait normal, il est constitutionnel, mais je rappelle aussi qu'il y a le principe de continuité du service public, et qu'on doit pouvoir allier les deux. Comment vous faites rouler un tiers des trains s'il y a, par exemple, 95% de grévis sans réquisitionner ?
Mais c'est là où la réquisition peut arriver à poursériori, mais je souhaite qu'avant cela, il y ait une concertation, un dialogue, pour se mettre d'accord avec les partenaires sociaux en disant « Vous avez le droit de grève et c'est légitime. » Par contre, la contrepartie de cela, c'est aussi de permettre d'assurer aux Français et celles qui travaillent de pouvoir prendre des transports. Et je pense que c'est légitime. C'était d'ailleurs l'objectif et l'objet de la loi sur le service minimum, de dire que pendant les heures de pointe, pour les déplacements de travail, il faut assurer un service minimum. Et aujourd'hui, malheureusement, ce n'est pas toujours le cas en pratique.
Cet entretien continue dans un instant avec vous, Damien Abad, président du groupe Les Républicains. À l'Assemblée nationale, il est 9h-20. Mélanie Delonnet, tout d'abord, pour l'essentiel de l'info.
La question de la précarité est un vrai sujet. On appelle au dialogue pour voir comment on peut améliorer le système d'aide. Le président de l'Université de Lyon sur France Info, ce matin, avant la mobilisation des étudiants aujourd'hui, la revalorisation des bourses est l'une des principales revendications contre la précarité. Edouard Philippe convoque tout le gouvernement dimanche avant la mobilisation du 5 décembre contre la réforme des retraites. Aujourd'hui, le Premier ministre continue à recevoir les partenaires sociaux, la CGT-LUDEP et la CFE-CGC, au rendez-vous à Matignon.
Après les intempéries du week-end dans le sud-est, une troisième personne portée disparue, un homme de 44 ans, partie pêchée samedi à Cassis dans les Bouches-du-Rhône. Quatre personnes sont mortes dans les inondations. Le patron de l'agence antidopage russe pessimiste, il s'attend à ce que l'agence mondiale antidopage suive les recommandations des experts. Quatre ans de suspension des compétitions sportives pour des contrôles falsifiés par la Russie. Réponse prévue dans deux semaines. France Info. Et tout est plus clair.
Damien Abad, parallèlement à cette réforme des retraites, est-ce qu'il faut un geste aujourd'hui sur les salaires en France ?
Le débat doit être posé. D'ailleurs, il a été fait par un certain nombre de responsables politiques à droite, donc Guillaume Pelletier. Je crois que c'est important qu'on travaille sur la répartition du pouvoir d'achat et la répartition de la valeur ajoutée en France. Ça peut être par un renforcement des participations de l'intéressement, ça peut être par une baisse des charges sociales pour rapprocher le salaire brut du salaire net, s'il y a un certain nombre de réformes qui doit être engagées. Ou par une augmentation des impôts pour les plus riches ? Non. Non ? Non.
Parce que je crois que l'imposition et la fiscalité sont déjà suffisamment fortes et confiscatoires en France pour ne pas aller sur cette piste-là. Mais la piste des charges sociales peut être posée et celle du renforcement de l'intéressement des participations également. En tout cas, la question des salaires ne doit plus être un tabou à droite parce qu'il nous faut effectivement repenser ce partage de la valeur ajoutée. Mais on le sait, la seule condition que je mets et que nous mettons, c'est que cela ne doit pas entraver la compétitivité des entreprises françaises, qui est bien sûr très importante parce que beaucoup d'entre elles sont à l'export et très internationalisées.
Justement, vous citiez Guillaume Pelletier à l'instant, vice-président des Républicains. Il a une proposition choc, c'est la suppression, pas la diminution, la suppression de toutes les cotisations patronales et salariales sur les salaires pour aligner en fait le salaire net sur le salaire brut et en échange l'instauration d'une taxe de l'ordre de 2% sur toutes les transactions avec une carte bleue, tous les achats, etc. C'est une bonne proposition ça ? En tout cas, c'est une idée qui est mise sur la table, qui mérite d'être analysée.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Moi, je trouve que c'est intéressant sur le fond, parce que l'idée de dire qu'on va pouvoir rapprocher le salaire brut du salaire net, c'est nécessaire en France. Et taxer autour de 2% ? Sur la deuxième partie, ça mérite une analyse approfondie. On ne peut pas supprimer l'ensemble des cotisations patronales et salariales si on trouve une contrepartie ? Mais la contrepartie, simplement, il ne faut pas qu'elle entraîne des effets d'éviction. Et donc, c'est cela qu'il faut améliorer pour faire en sorte, par exemple, qu'on n'ait pas un reflux, par exemple, des moments où on tire avec sa carte bancaire et autres, etc.
Donc, je dis que la proposition, elle est bonne, elle est sur la table, elle doit être analysée de fond en comble, pour qu'on trouve les moyens, effectivement, de rapprocher le salaire brut du salaire net. Ensuite, vous savez, je crois qu'on est aujourd'hui le seul parti politique à être sérieux et crédible en proposant des financements, en faisant des propositions avec des financements à côté. Et j'entends beaucoup de propositions qui sont mises sur la table par les différents partis politiques, et c'est malheureusement rarement le cas. Donc, Guillaume Pelletier, il a le mérite au moins de mettre sur la table une proposition de financement qui, effectivement, doit être analysée.
Vous dites qu'il ne doit plus y avoir de tabou à droite sur la question des salaires.
Cela concerne aussi les fonctionnaires ? Oui, mais là aussi, il faut dire la vérité aux Français. Si on veut augmenter le salaire des fonctionnaires, cela nécessite aussi de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires. Et j'ai été président d'une collectivité, le département de l'Ain, et je sais, effectivement, cette nécessité-là. Bien sûr que quand on voit le salaire des infirmiers, des aides-soyants aujourd'hui, même des professeurs, c'est un salaire qui est trop bas par rapport au niveau de compétence, au niveau de qualification.
Simplement, quand vous avez 2 000 milliards d'euros de dettes, quand vous avez un endettement qui est équivalent à 100% du produit intérieur brut, forcément qu'il vous faut faire des économies pour pouvoir assurer cette hausse des salaires, en tout cas, ce pouvoir d'achat supplémentaire. Donc, je crois qu'il faut mettre un pacte gagnant-gagnant, qui est l'augmentation des salaires, en partie de la maîtrise du nombre de fonctionnaires.
Aujourd'hui, à vos yeux, il y a, Damien Abad, trop d'infirmiers ou trop d'enseignants en France ?
Non, ce n'est pas ce que je dis. Je dis qu'il n'y a pas assez de fonctionnaires de proximité, dont les professeurs, dont les infirmiers, dont les travailleurs sociaux, par exemple. Donc, il faut créer des postes. Mais non, mais par contre, il faut mieux répartir. Il y a trop de hauts fonctionnaires, il y a trop de fonctionnaires de bureaucratie, il y a trop de fonctionnaires de back-office, trop de fonctions publiques. Où ? Dans quel secteur ? Dans le ministère, par exemple, de l'économie. Qui en supprime beaucoup, déjà. Oui, qui en supprime beaucoup, mais qui doit encore faire l'effort. Mais même dans la fonction publique d'État, pour moi, et dans la fonction publique territoriale.
Il y a des efforts à faire. Je vous prends encore un exemple très concret. Dans mon département, on n'a pas renouvelé une cinquantaine de postes en deux ans. Et pourtant, le service public est toujours du assuré. Il est toujours efficace dans notre département.
Damien Abad, un premier ministre qui promet de tout faire pour lutter contre les violences faites aux femmes, qui promet de généraliser le bracelet électronique, qui fait même de la lutte contre ces violences, une grande cause nationale. C'était François Fillon, il y a exactement dix ans.
Et depuis ? Eh bien, écoutez, moi, je pense que, d'abord, c'est une grande cause nationale qui avait été portée par François Fillon, effectivement, et Nicolas Sarkozy. Je crois également que c'est une bonne chose d'aller dans ce sens-là. Simplement, la question qui est posée, c'est la question des financements. Et cette question des financements, elle est centrale. Aujourd'hui, je note que sur les 1 milliard qui sont mis sur la table, il y a 95% de ces sommes-là qui sont déjà des sommes utilisées. Donc, ça veut dire que, finalement, à l'arrivée, ce ne sera que 300 ou 400 millions d'euros d'argent supplémentaire.
Aurélien Pradi, il a d'ailleurs très justement démontré, puisque pour l'exemple des bracelets anti-rapprochement, il faut 5 millions d'euros pour pouvoir assurer ces 1 000 bracelets. Et pour le moment, même ces 5 millions d'euros, on ne les a pas. Donc, oui à la philosophie qui est proposée, oui aux mesures qui sont proposées, dont d'ailleurs, les Républicains ont été en amont, puisque c'est eux qui ont lancé la proposition de loi sur le sujet. Qui a été votée par la majorité. Qui a été votée par la majorité, effectivement, et sur lequel nous avons mis le bracelet anti-rapprochement, le téléphone grand d'urgence, et également la question de la suspension de l'autorité parentale.
Mais si vous étiez au pouvoir, Damien Abad, la droite aujourd'hui aurait débloqué 1 milliard d'euros supplémentaires comme le réclament les associations ?
En tout cas, il faut, si on considère, et je considère, que ce sujet-là est une priorité nationale, il faut effectivement mettre les moyens qui vont avec. Alors, entre 300 millions et 1 milliard, il y a un écart, il y a de la marge. Ce que je dis simplement, c'est qu'attention aux promesses non financées. Parce que quand on promet tout et qu'on finance rien, on crée de la frustration, on crée de l'attente, et à la fin, on crée des crispations. Je préfère qu'on promette un peu moins, mais qu'on assure le financement de ces promesses.
Et c'est le sens de notre proposition de loi, c'est le sens de l'engagement des députés et républicains, c'est de dire, oui, il faut prendre un certain nombre de mesures, comme l'Espagne l'a fait d'ailleurs, sur les violences conjugales, mais il faut que ces mesures soient financées.
La plupart des mesures annoncées hier, certaines en tout cas, vont être présentées à l'Assemblée nationale et au Sénat dans les semaines qui viennent. Bien entendu, on les votera.
Oui, bien entendu qu'on les votera. Il y a une unité nationale là-dessus. Mais nous sommes une opposition responsable, crédible. Je ne sais pas si vous savez, un texte sur deux du gouvernement, nous l'avons voté au groupe Les Républicains. Parce que quand ça va dans le bon sens, nous ne sommes pas là pour s'opposer bêtement, nous sommes là pour s'opposer quand il y a les convictions, les valeurs qui sont mises en jeu. Ça veut dire, Damien Abad, que vous serez comptable de la moitié du bilan d'Emmanuel Macron à la fin du quinquennat. Non, ça veut dire tout simplement que nous sommes une opposition qui n'est ni sectaire, qui n'est ni binaire, qui n'est ni irresponsable.
Mais que nous devons être crédibles et créer les conditions d'alternance. Et ce que je dis aussi, c'est que quand nous sommes en désaccord sur la fracture territoriale, sur la question des déficits, sur tous les sujets qu'on a évoqués, sur la question des violences conjugales, nous les voterons d'autant plus qu'à l'initiative, nous sommes à l'initiative, avec le dépôt de la proposition de loi d'Aurélien Pradier, Valérie Boyer et de l'ensemble des députés Les Républicains qui ont été à l'initiative sur ce sujet.
Renaud Delis. Demain, Damien Abad, à l'appel de la FNSEA et des jeunes agriculteurs en particulier, il y a un millier de tracteurs qui vont converger sur Paris parce que ces agriculteurs manifestent contre ce qu'ils appellent l'agribashing, dont ils se sentent, dont ils se disent victimes. Est-ce que vous les soutenez ? Est-ce qu'ils ont raison de se dire victimes d'agribashing ?
Oui, nous les soutenons. Oui, ils ont raison parce qu'il y a une souffrance sociale et territoriale réelle, parce que les agriculteurs sont souvent montrés du droit alors que nous avons une agriculture de qualité en France, que nous avons développé des circuits courts, de l'économie de proximité et que le sujet de l'agriculture est fondamental parce que c'est la question de l'indépendance alimentaire de la France et de l'Europe qui est posée. Et que je ne crois pas que ce soit en faisant des agriculteurs les boucs émissaires de tous nos maux environnementaux que l'on arrivera à résoudre la question alimentaire dans notre pays.
L'interdiction du glyphosate, par exemple, c'est une mesure d'agribashing pour vous ? Non, l'agribashing, c'est quand on montre les agriculteurs du doigt et quand on considère que les agriculteurs sont les premiers polluants en France. La question du glyphosate, c'est une question qui doit être mise sur la table. Ce que je dis simplement, il n'y a pas un agriculteur en France qui utilise le glyphosate par plaisir. Ce que nous voulons, c'est que parfois dans le mot transition énergétique, on oublie souvent la question de la transition.
Les agriculteurs sont OK pour sortir du glyphosate à une condition, c'est qu'on leur donne les moyens de cette sortie, c'est qu'on leur donne les moyens de cette transition, c'est qu'ils puissent produire et utiliser leur production de la même manière avant qu'après le glyphosate. C'est ce que dit le gouvernement, c'est-à-dire qu'on trouve des alternatives, c'est ce que dit le ministre de l'agriculture. Oui, mais sauf que là encore, il y a un gouffre entre les paroles et les actes. Le dire, c'est bien, le faire, c'est mieux, mettre les moyens sur la recherche, mettre les moyens sur la transition.
Et aujourd'hui, pour discuter avec beaucoup d'agriculteurs partout en France, ils nous disent tous la même chose, ils nous disent on veut bien sortir du glyphosate à deux conditions. La première, c'est qu'on ait des produits de substitution et aujourd'hui, ce n'est pas tout à fait le cas. La deuxième, c'est que ça se fasse aussi pour l'ensemble des produits européens. Pourquoi ? Parce que si on impose à nos agriculteurs cela, mais que dans le même temps, on accepte des importations de produits agricoles qui, eux, ne respecteraient pas les mêmes normes sociales et sanitaires et environnementales qu'en France, reconnaissez quand même que c'est un peu schizophrène.
Dans un instant, dans le casse-tête des municipales à droite avec vous Damien Abad et puis on parlera aussi de l'homme qui monte peut-être en vue de la présidentielle, un certain François Baroin. 9h moins 10 pour l'heure sur France Info, voici Mélanie Deloney.
Le Premier ministre et le haut commissaire aux retraites feront des annonces d'ici trois semaines sur la réforme des retraites pour clarifier les choses. C'est ce qu'assure ce matin le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre. Edouard Philippe continue aujourd'hui à recevoir les partenaires sociaux. Le recteur accueille les enseignants au lycée de Villemomble en Seine-Saint-Denis. Ce matin, une élève a tenté de s'y moller par le feu. Hier, elle est grièvement brûlée. Les élèves arrivent un peu plus tard vers 10h. Leur journée va commencer par un temps d'écoute.
Le Quai d'Orsay annonce la libération du français kidnappé au Mexique par des hommes armés et du Mexicain qui était avec lui enlevé avant-hier lors d'une excursion dans un parc national du centre du pays. 900 000 personnes en bénéficient chaque année. La 35e campagne hivernale des Restos du Coeur débute aujourd'hui. l'aide alimentaire nécessaire pour de nombreuses familles. Une personne accueillie sur 4 a moins de 18 ans. France Info Et tout est plus clair.
Toujours avec le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée Nationale Damien Abad et avec Renaud Dely.
Damien Abad, nombre de maires élus à droite en 2014 sont aujourd'hui soutenus pour les municipales de mars prochain à la fois par LR et puis par LREM par La République En Marche. D'abord,
c'est le signe que nos candidats sont bons. La stratégie de La République En Marche c'est la stratégie du coucou. C'est-à-dire de venir dans le nid des autres parce qu'on n'a pas les troupes nécessaires sur le plan des territoires.
Ça ne vous gêne pas que La République En Marche soutienne par exemple Jean-Luc Moudin avec le maire de Toulouse ou que Christian Estrosi du OECI bénéficie de la mensuétude des marcheurs. On peut être à la fois LR et La République En Marche.
Je note simplement que c'est l'absence de troupes dans les territoires qui conduit La République En Marche à venir vers nos candidats. C'est tant mieux. Ça veut dire que nos candidats sont les meilleurs. Ça veut dire qu'ils ont un bon bilan et ça veut dire qu'ils rassemblent les Français que Jean-Luc Moudin comme Christian Estrosi qui font partie de notre famille politique qui défendent les couleurs de notre famille politique et bien soient aujourd'hui soutenus par des partis au-delà de notre famille politique. J'ai envie de dire que c'est la preuve de leur bilan. C'est la preuve de leurs compétences et ce n'est pas à nous que ça dérange.
C'est plutôt La République En Marche de poser la question si ça dérange de soutenir des maires sortants républicains. Mais s'ils gagnent en mars prochain ce sera votre victoire ou celle d'Emmanuel Macron ? Écoutez, quand on a un maire Les Républicains, un maire de notre famille politique qui n'a jamais quitté notre famille politique comme c'est le cas à Nice ou à Toulouse et également à Bordeaux, j'ose espérer quand même qu'on reconnaîtra que ce sera la victoire de la droite et des Républicains aux élections municipales dans ce cas de figure. Un cas particulier, celui du maire sortant
de Levallois-Péret Patrick Balkany qui n'a pas renoncé à se présenter au municipal. Est-ce qu'il est envisageable pour vous qu'il soit investi par votre parti ?
Ça c'est au parti à Christian Jacob de déterminer cela. Ce n'est pas encore tranché. Mais vous savez, on va être très clair, je pense aujourd'hui que Levallois, c'est aux habitants de Levallois de juger cela. Je ne suis pas sûr que ce soit notre mouvement politique de donner une investiture à quelqu'un qui aujourd'hui est effectivement en procès. Donc à partir de là... Le procès est terminé. Il y a des procédures maintenant. Oui, bien sûr. En appel, les condamnations ont été prononcées et très lourdes. Moi, je vous donne mon avis personnel, je ne suis pas favorable à ce qu'on lui donne l'investiture si vous me donne mon avis personnel. Certains de vos amis le sont ?
Je ne crois pas, mais ce n'est pas une question que nous avons débattue ensemble. Je vous rassure, nous ne parlons pas de Levallois-Péret, Mardin, Maïdi et Soir. Nous avons beaucoup de candidats de la nouvelle génération politique qui méritent notre soutien et notre reconnaissance. C'est l'ancien monde, Patrick Balkany ? Ce sont en tout cas des pratiques que l'on ne veut plus voir en politique. Et moi, je suis comme beaucoup de Français, comme beaucoup de députés de droite, les Républicains, on a envie d'écrire une nouvelle page et que cette nouvelle page, effectivement, elle fasse confiance à une nouvelle génération.
Comment la droite peut-elle écrire, Damien Abad, une nouvelle page à Marseille quand on voit la façon dont s'achève le long règne de Jean-Claude Godin et les divisions à droite entre notamment Martine Vassal et le sénateur Bruno Gilles ?
En essayant de trouver un accord. En faisant en sorte, on a une commission d'investiture qui se réunit mercredi et la question de Marseille sera abordée. Je sais que Christian Jacob fait beaucoup d'efforts pour qu'on parvienne à cet accord entre Martine Vassal et Bruno Gilles pour faire en sorte tout simplement qu'on gagne et qu'on conserve la mairie de Marseille. Ce que je note simplement et ce que je dis là aussi à titre personnel, c'est que je crois que Martine Vassal est une femme qui a montré toutes ses compétences, toutes ses qualités à la tête du département des Bouches-du-Rhône et je trouve effectivement que ce serait une excellente maire de Marseille. Ce sera tranché demain.
Ce sera tranché demain. Il y a eu plusieurs reports déjà de cette décision. Oui, je vous confirme que ce sera tranché demain et qu'il y aura une commission d'investiture spéciale sur Marseille demain présidée par Eric Schottin.
Vous savez que vous fêtez un anniversaire aujourd'hui à droite d'Ami Abad. C'est le troisième anniversaire de la désignation de François Fillon à la primaire de la droite à l'automne 2016. Je savais que c'était
un anniversaire taquin.
Vous avez prévu un gâteau,
une célébration, non ? Écoutez, non, non. Je crois que, comme je vous dis tout à l'heure, on ne regarde pas dans le rétroviseur, on regarde devant, on regarde l'avenir et on veut écrire une nouvelle page. Donc on ne va pas fêter tous les anniversaires. On va simplement regarder devant nous pour qu'on puisse célébrer des nouvelles victoires pour la droite.
Et si on regarde devant, justement, est-ce que les primaires, elles auront lieu pour désigner le candidat de la droite en 2022 ? Elles sont toujours inscrites aujourd'hui dans vos statuts ?
Il y aura un débat le moment venu, mais franchement, poser la question des primaires aujourd'hui, alors qu'on est à quelques mois des municipales, alors qu'il y a les élections départementales et régionales, alors que la droite doit se reconstruire, alors qu'on doit mettre en place un congrès des idées au mois de juillet prochain, ça serait vraiment déplacé. Je pense que la droite s'est trop enfermée sur des questions de personnes, il faut qu'elle en sorte pour retrouver le chemin des idées.
Quant à la question de la primaire, là aussi je vous réponds sans langue de bois, je pense qu'il faudra revoir ce processus-là, pas la primaire forcément en tant que telle, il y aura besoin d'un processus de sélection. Mais admettez quand même qu'un processus de sélection qui se fait comme cela, très médiatisé, avec des débats qui ont un seul objectif, c'est de nous montrer nos divisions, nous montrer les tensions, montrer nos querelles, je crois que ce n'est pas la meilleure manière de préparer... Il vaut mieux une commission
d'investiture à huis clos loin des journalistes. Est-ce que c'est ce que j'ai dit ? Vous dites que le fait que ce soit médiatisé,
ça attise les divisions. Oui, parce que quand on a eu trois mois de débats intenses, forcément ça crée des couleurs politiques entre nous et des tensions. Mais est-ce que ça veut dire que ça doit être fait par un conclave ? Je ne crois pas non plus. Il peut y avoir un processus de sélection sur un laps de temps plus court, plus ramassé et en évitant les tensions. En tout cas, c'est quelque chose qui sera sur la table, mais le moment venu, aujourd'hui, nous sommes pleinement tournés vers les élections municipales et vers surtout le chemin des idées.
François Baroin est le candidat naturel de la droite aujourd'hui ? J'ai une petite idée
de la réponse que vous allez me donner après ce que vous venez de nous dire, mais je tente tout de même. Non, je vous réponds très franchement. Il n'y a pas de candidat naturel aujourd'hui à droite. Il n'y en a aucun. Mais pour une raison très simple, s'il y avait un candidat naturel, ça se saurait. Et s'il y avait un candidat naturel, vous ne me poserez pas la question des primaires juste avant. La réalité, c'est celle-là. C'est qu'aujourd'hui, pour nous, avant de savoir qui va porter nos couleurs, c'est de savoir comment on va le faire. C'est de savoir si on a la possibilité de le faire. Toute la vie politique française, aujourd'hui, elle est centrée autour d'un duel.
Tout le monde nous explique que finalement, la France, elle ne mérite qu'une seule chose, c'est d'avoir en duel Macron-Le Pen. C'est le choix entre président de la politique actuelle ou les extrêmes. Nous, nous disons l'exact inverse. Nous voulons une alternance politique. Pour cela, la droite doit venir pas simplement mais la question, c'est bien entendu qu'on a aussi des femmes de talent. Vous avez cité tout à l'heure Valérie Pécresse. Vous avez cité, il y a aussi Christine Lagarde. Il y a beaucoup de femmes qui ont du talent dans notre famille politique. Bien sûr, mais ce que je souhaite aujourd'hui, c'est qu'on ne soit pas dans une question de casting politique.
La droite, elle en a assez des querelles, des chapelles, des divisions, des tensions entre les personnes. Ce qu'elle veut, c'est retrouver le chemin des idées et la confiance et le cœur des Français.
Et à quel moment est-ce qu'il faudra que la droite se pose la question de l'incarnation quand même puisque dans un système présidentiel, il faut aussi un leadership, il faut un chef ? Je pense que cette question viendra naturellement
après les élections sénatoriales. D'abord, soyons concentrés sur les municipales, gardons le Sénat, montrons qu'on peut retrouver la crédibilité, montrons qu'on peut incarner des idées et je suis certain ensuite que l'incarnation viendra naturellement comme ça a toujours été le cas à droite.
Damien Abad, député de l'Ain et président du groupe LR à l'Assemblée nationale qui ne fêtera pas donc avec un gâteau d'anniversaire les trois ans des primaires à droite était l'invité de France Info. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info, Paris, la bataille, le feuilleton des municipales, un nouvel épisode tous les vendredis, un podcast à écouter sur franceinfo.fr, disponible aussi sur l'application Radio France.
Damien Abad