Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 29 septembre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiSolidarités & famille

"Ça s’est bien passé" : Les pompiers plutôt satisfaits de leur échange avec Laurent Nuñez

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:57Chiffre
    « On lui a dit que là, il y avait presque 8000 manifestants sa par pompier. »
  • 4:36Fait
    « un taux un taux de gréviste qui est bien au-delà des 14 % qui ont été annoncés par le par le ministère ces 14 % ils sont calculés uniquement ils sont calculés sur le total des pompiers alors qu' de le taux grévis devrait être calculé sur le total des parompiers qui travaillaient effectivement aujourd'hui. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bah, vous êtes prêts ? C'est bon. C'est bon. Allez, ben ça s'est plutôt bien passé. Le ministre a trouvé du temps dans son agenda pour pouvoir nous recevoir. Il était pas convenu qu'on puisse être reçu euh lorsqu'on a annoncé euh à nos collègues que le ministre n'avait pas le temps de nous recevoir. Euh bon ben, il a réussi à trouver un peu de temps et on a pu échanger avec le ministre. Donc effectivement, il y a pas eu de grandes annonces parce qu'on attendait pas de grandes annonces. Les textes sont en cours de construction. Il y a des rendez-vous interministériels qui doivent encore conclure certaines décisions notamment sur le projet de loi de finance qui va être présenté au conseiller ministre jeudi. Donc on est toujours dans des dans des stratégies politiques. Donc forcément il y a

0:35

quelques secrets là-dessus. Nous, on veut bien le comprendre. Ce que l'on venait chercher, en tout cas, c'était ce que nous avons pas eu jusqu'à présent. Et on peut dire aujourd'hui, on peut reconnaître quand même qu'il y a quand même eu un signal qui a été envoyé de la part du ministre sur la prise de conscience, sur les dangers que on peut faire courir à nos concitoyens lorsque la sécurité civile est affaiblie, qu'on ne peut pas répondre aux demandes de secours. Donc là, on va être on va dire que aujourd'hui, il y a une prise de conscience sur effectivement ce que nous avons vécu pendant l'été 2026. Il faut pas qu'on le revive. On était vraiment à la rupture. On était pas au bord de la rupture, on avait passé le câble de la rupture. Nous aujourd'hui, il y a une

1:06

prise de conscience du ministre. Il faut que cette prise de conscience, elle aille jusque dans les territoires parce que les services départementaux de la de secours sont financés en partie par les départements et les blocs communaux. Donc il faut aussi que nos employeurs aient aussi euh cette prise de conscience des difficultés que nous avons dans la sécurité civile car ce sont nos employeurs he le ministre c'est pas notre employeur, il c'est un contributeur dans le financement euh euh des des 10 avec les départements et les blocs communaux. Donc voilà ce que ce que nous avons euh reçu enfin obtenu de la part du ministre, c'est cette prise de conscience. Alors c'est pas grand-chose mais pour nous c'est quand même mieux que ce que nous avons eu jusqu'à présent. Nous avons une

1:43

enveloppe qui est annoncée par le Premier ministre donc sur un tweet 200 millions d'euros pour le financement des S10 et les moyens nationaux de la sécurité civile. Donc au travers la taxe sur les contrats d'assurance, la TSCA hein, vous avez peut-être entendu parler. On sait pas encore le fléchage, comment il va être orienté la répartition par département. C'est 200 millions d'euros, on ne sait pas encore comment ça va être construit, comment ça va être diffusé dans les territoires. Voilà. Et vous, qu'est-ce que vous lui avez dit au ministre ? On lui a fait part une nouvelle fois de la colère, de du ralbol qu'il y a dans dans les rangs. En fait, on est en train d'assécher le dévouement des pompiers. En fait, tous les euh on quand on est un métier à dévouement, un

2:19

métier à vocation, on va toujours au bout à la limite de notre limite et en plus pompier, c'est dans notre ADN. Quand on débute une mission, on va jusqu'au bout des fois, quelques fois même au péril de notre vie. Donc, on a été au bout, on est au bout du fonctionnement de la sécurité civile. On ne peut plus en fait, on donne, on ils ont trop tiré sur l'élastique. Donc, c'est ce qu'on lui a répété. On lui a dit que là, il y avait presque 8000 manifestants sa par pompier. On n'est pas venu chercher 1 € de plus pour notre salaire. On est venu dénoncer l'état catastrophique de la sécurité civile, le fait qu'on ne peut plus porter secours. C'est ça le signal. Donc il y a 8000 pompiers qui sont venus à Paris manifester. Euh alors oui, il y a du bruit, on est en train de manifester.

2:57

Pour faire quoi ? Pour dire attention, nous n'avons plus la possibilité de porter secours. C'est grave. On on lui a aussi on lui a aussi dit au ministre que le le budget ne faisait pas tout. Il y avait aussi des mesures réglementaires qui auraient pu être prises, qui peuvent être encore prises pour améliorer les choses. Et ça, il est temps qu'il l'entende parce que c'est pas avec 200 millions qu'on va résoudre tous les problèmes. C'est un premier pas, une première annonce, ça suffira pas à résoudre les problèmes et à faire en sorte qu'on ait des recrutements et des effectifs à la hauteur des missions. Dans les recrutements, vous avez évoqué les effectifs professionnels ? Mais mais justement sur les sur la partie réglementaire en fait, le ministre les départements les employeurs sont enfin

3:34

les départements sont nos employeurs. Donc c'est eux qui décident combien ils vont faire de recrutement ou pas. Le ministre lui on lui a demandé à ce qu'il impose par voie réglementaire un nombre de pompiers par rapport aux habitants à défendre ou au nombre d'interventions. Enfin trouver une solution pour qu'on impose un nombre de pompiers professionnels euh sur un bassin de risque. Sur la partie réglementaire, on a évoqué un sujet, c'est le temps de travail. les pompiers, ils travaillent gratuitement. On quand on travaille en période de 24 heures, on est sur un temps d'équivalence. Donc en gros, on nous fait travailler 24 heures, on nous paye 17h. Donc on lui a dit la partie réglementaire quand on veut protéger les pompiers, quand on veut protéger la

4:06

santé des pompiers, on les expose moins longtemps et tout le travail mérite salaire. En fait, nous sommes les seuls à travailler gratuitement. Voilà le règlementaire que le ministre, il a il a les mains dessus. Donc s'il veut faire quelque chose, il peut quand même faire des choses. Et au-delà de la prise de conscience dont vous parliez de ministre à l'instant, est-ce que là la mobilisation aujourd'hui votre venue aujourd'hui place Bova le fait que vous ayez local le périphérique que vous vous mobilisez passiez à l'action quelque part parce que vous pensez que ça ça va infléchir concrètement les décisions du du ministre vous pensez obtenir gain de cause déjà fait si on a eu le rendez-vous là maintenant c'est parce queil y a cette mobilisation 8000 pompiers dans la rue

4:36

aujourd'hui un taux un taux de gréviste qui est bien au-delà des 14 % qui ont été annoncés par le par le ministère ces 14 % ils sont calculés uniquement ils sont calculés sur le total des pompiers alors qu' de le taux grévis devrait être calculé sur le total des parompiers qui travaillaient effectivement aujourd'hui. Donc on est on est sur un chiffre qui est qui doit être sans doute 3 4 fois supérieur au 14 %. He il faut bien comprendre que 50 % de gravistes. Oui. Oui. Tous les pompiers sont désignés en fait. Ça veut dire que tous ceux qui travaillent quand ils portent un brassard en grève ou en colère, ça veut dire qu' on leur a dit vous n'avez pas le droit de faire grève pour garantir le service minimum, pour garantir la distribution des secours. Donc vous êtes

5:12

au travail. Si le ministère considère que ces gens-là ne sont pas grévistes, évidemment ça fausse les chiffres. Je dir j' dirais plus qu'à 50 % parce qu'en fait dans tous les départements on est toutes les organisations syndicales on est présent sur l'ensemble du territoire mais je connais pas un seul endroit où il y a pas de pompiers grvistes. Là les pompiers qui sont aujourd'hui dans la rue la plupart sont de repos. Ils avaient pas de garde de programmé. Ils sont de repos. Ils sont venus manifester pour le service parce que les collègues qui sont en service eux ont été réquisitionnés et ceux-là sont aussi grévistes mais réquisitionnés. Donc il y a un problème dans les calculs. On est bien au-delà de ces 14 %. On est à 50 % sans doute plus. On a surtout 8000

5:44

pompiers dans la rue. C'est ça qui a fait euh qui a fait qu'on a eu un rendez-vous cet après-midi. Ce matin à 8h, on avait pas encore de rendez-vous avec le ministre. Ça s'est décanté en tout début d'après-midi quand il a vu que les pompiers étaient sur le périphérique euh commencé à arriver en masse sur Paris pour manifester. Et ça va ça va sans doute pas complètement plaire ce qu'on va les raconter à nos collègues. Mais ça c'est une première étape et surtout ce qu'on va leur dire c'est ce qu'ils vont nous dire eux c'est que on doit continuer le la mobilisation. Donc elle va continuer après cette journée. Il y a une jonction là qui s'est faite aujourd'hui entre les les marches des sont des fonctionnaires euh et la vôtre euh à Bastille. Euh est-ce que vous rejoignez du coup aussi le le

6:22

revendication le mot d'ordre d'aujourd'hui ? Mais on est fonctionnaire hein, on est sa pompier mais notre statut on est fonctionnaires territoriaux, nous sommes des fonctionnaires des départements. Nous sommes touchés comme tous les citoyens de ce pays par l'inflation, par le prix du carburant, par la baisse des salaires. Nous sommes tous concernés par cette mobilisation là. C'est une mobilisation aujourd'hui de la fonction publique pour le dégel du point de l'indice, pour le pouvoir d'achat. Nous sommes concernés comme tout le monde en fait. Là, c'est spécifique fonction publique. Il y a des interprofessionnels qui se qui s'organisent également sur ces sujets-là. Mais oui, on est concerné en fait, on n'est pas une branche à part de la fonction publique. Vous avez pu

6:55

évoquer la reconnaissance du risque de votre profession aussi. C'est ce que vous revendi dire un mot pour compléter les propos de mes collègues. Vous parliez de prise de conscience, il faut maintenant que les parlementaires prennent conscience parce que ces projets de loi, ils vont être déposés à l'Assemblée, au Sénat. C'est à eux maintenant aussi de de faire en sorte que la sécurité civile de faire en sorte que la sécurité civile fonctionne normalement en fait. Voilà. Et donc euh ces parlementaires, ils ont aussi le pouvoir d'amendement et donc on leur demande d'aller plus loin que ce qui va être proposé parce que ce n'est pas assez. Vous pensez quand même là ce que vous retirez de cette rencontre, c'est quand même quelque chose de positif. Ça va dans le bon sens. le le ministre a

7:32

envoyé des signaux positifs, mais la aujourd'hui la manifestation fonction publique, c'est pas deux manifestations, c'est bien en fait les pompiers qui viennent renforcer en fait les revendications des fonctionnaires parce qu'ils sont des fonctionnaires tant sur le point d'indice et même si le ministre a envoyé des signaux positifs, aujourd'hui il y a quand même ce manque d'ambition. Aujourd'hui, il y a une rupture d'égalité sur le territoire et en terme d'ambition, ça veut dire un ratio sapeur pompier professionnel nombre d'habitants. Ça veut dire que c'est pas normal qu'en campagne en fait, on couvre peut-être en 27 minutes, quand des endroits on couvre en 6 minutes. Doit y avoir une ambition pour rétablir l'égalité sur le territoire face au secours d'urgence. Et puis il y a la

8:10

question en fait des conditions de travail. Vous parlez en fait des maladies. Il n'en a pas été question aujourd'hui parce que c'est euh mais c'est important, il faut remettre le couvert et on va maintenir la pression dans les département. Aujourd'hui, on est en greffe jusqu'au 20 octobre. Euh le ministre, à notre demande, a aussi accepté de recevoir l'intersyndical sur le retour d'expérience feu de forêt 2026 puisque d'habitude, on a une présentation du retour d'expérience. On veut cette fois-ci parce qu'on a des choses à faire, on a des départements en fait qui nous font des remontées de choses qui ne sont pas normales et qui montrent qu'on doit bouger la doctrine opérationnelle. Et on aura cette fois voilà, on vient d'écouter les représentants hein des pompiers qui

8:52

étaient donc reçus cet après-midi par le ministre de l'intérieur Laurent Nugz suite à cette mobilisation qu'on a suivi tout l'après-midi notamment dans Paris. Oui.