Philippe Baptiste : Universités, Algérie, Musk… Sud Radio du 21/03/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
La France doit-elle obtenir la libération de Boilem Sansal ?
- 1:30FerméeÉludée
Emmanuel Macron a-t-il appelé le président algérien ?
- 2:12OuverteRéponse directe
L'Algérie interdit l'aide au développement de la France. Que signifie cette décision ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Un chercheur français a été arrêté aux États-Unis. Pouvez-vous nous en dire plus ?
- 9:52OuverteRéponse directe
Elon Musk annonce l'arrêt de la station spatiale en 2027. Quelles conséquences pour la recherche ?
- 11:06FerméeRéponse directe
Combien de scientifiques américains sont accueillis en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48?Fait
« un procès de 30 minutes avec un avocat commis d'office non juif une mascarade de justice »
- 4:44?Fait
« un chercheur français du CNRS devait assister à une conférence à Houston il a été arrêté aux États-Unis son téléphone et son ordinateur ont été fouillé »
- 7:28Philippe BaptisteFait
« les États-Unis jouent un rôle absolument fondamental aujourd'hui dans la recherche mondiale sur plein de champs »
- 8:39Philippe BaptisteChiffre
« est-ce que l'arrêt des financements américains a des conséquences sur la recherche française sur le sida »
- 12:16Philippe BaptisteChiffre
« le budget des universités il a progressé cette année de 300 millions d'euros »
- 12:57Philippe BaptisteChiffre
« des jeunes chercheurs qui arrivent ils ont vu leur salaire progressé de plus de 600 € par mois »
- 16:41?Chiffre
« 36 % des étudiants obtiennent leur licence en 3 ans »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
ce matin notre invité Philippe Baptiste ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche bonjour bonjour merci d'être avec nous ce matin alors je vais commencer avec boilem Sansal écrivain français franco-algérien 10 ans de prison ferme requis par le procureur un procès de 30 minutes avec un avocat commis d'office non juif une mascarade de justice disent tous les commentateurs la France n'a-t-elle pas maintenant le devoir moral d'obtenir sa libération en tout cas les autorités sont déjà exprimé sur le sujet évidemment c'est une situation qui est une situation qui est dramatique c'est un intellectuel c'est un écrivain un écrivain connu renommé franco-algérien qui fait le pont justement entre entre ces deux pays donc qui ont temps à partager et donc évidemment c'est dramatique de voir ça aujourd'hui est-ce que la France il va peut-être êre mourir en prison s'il est condamné à 10 ans de prison mais bien sûr il risque de mourir en prison comprenez ce que je veux dire je veux dire que maintenant il est en danger de mort non mais bien sûr il y a une émotion qui est extrêmement for extrêmement forte aujourd'hui et le K d'ors s'est exprimé à plusieurs reprise sur le sujet donc et je pense que effectivement il faut qu'on se mobilise et il faut évidemment que qu'il retrouve sa liberté oui Emmanuel Macron a appelé mais vous ne savez pas vous n'avez aucune précision à me donner j'imagine Philippe Baptiste on dit qu'Emmanuel Macron a appelé le président algérien tboun et que les deux hommes se sont parlés plusieurs fois à propos à propos de boolem sans sal j'ai pas de précision effectivement à donner sur ces appels vous ne savez pas s'il y a eu appel ou pas non non bon d'accord bon et si on le nommait ministre de la Francophonie j'ai vu j'ai vu cette idée fleurir alors je crois qu'on a un excellent ministre de la Francophonie aujourd'hui et que voilà bon d'accord bon dites-moi l'Algérie interdit l'aide au développement de la France dans le pays j'ai vu les décisions algériennes ça veut dire quoi ça veut dire que interdire l'aide au développement de la France pour l'Algérie et la France qui envisage envisage hein c'est dans les la réponse graduée de supprimer des visas ça veut dire supprimer des visas pour les étudiants algériens par exemple il y a combien d'étudiants algériens en France alors donc les étudiants algériens c'est aujourd'hui les premiers étudiants non communautaire qui Arve aujourd'hui dans nos universités nos classes préparatoires nos grandes écoles euh c'est à la fois évidemment ce mouvement d'avoir des étudiants internationaux qui viennent pas que seulement pas seulement algériens c'est aussi des étudiants qui sont des étudiants bah de Tunisie du Maroc mais aussi indiens américains et cetera qui viennent dans les universités c'est super important c'est super important parce que c'est c'est la c'est la c'est les cerveaux qui c'est les cerveaux qui vont et qui viennent et c'est ça qui fait aussi une des richesses de notre enseignement supérieur et accessoirement on en a besoin on en a besoin à les étudiants internationaux en France on en a absolument besoin et je vais vous dire on en a besoin pour une raison très simple c'est qu'on en a besoin pour former nos ingénieurs pour former nos chercheurs nos techniciens dont on a besoin dans l'industrie demain aujourd'hui si on se contente simplement des étudiants franco-français qui sont qui sont qui qui viennent d'ici et cetera ben ça ça ne marche pas on peut pas construire notre industrie de demain donc ça ce mouvement là global on en a on en est vraiment très très largement bénéficiire je suis pas en train de parler spécifiquement du de l'Algérien mais ça veut dire que jamais nous n'interdirons jamais nous n'interdirons euh aux étudiants algériens de venir étudier en France alors c'est pas du tout ce que j'ai dit comme vous le savez vous non non mais c'est pas du tout ce que j'ai dit je v parl de point de vue général il ne faut pas non non ce que je dis simplement je dis simplement le mouvement général enfin avoir des étudiants internationaux qui viennent de partout dans le monde dans nos universités c'est fondamental après maintenant spécifiquement sur tel ou tel pays ce sont des décisions qui sont des décisions d'ordre plus diplomatique et donc ça évidment c'est des discusion qui sont des discussions parcord Philippe Baptiste ce serait dommageable mais encore une fois ce qui est important c'est d'avoir c'est d'être attractif et pouvoir attirer des étudiants qui viennent de partout dans le monde des étudiants américains on va en parler parce que l'actualité c'est une actualité très américaine mais c'est des mais c'est des étudiants qui viennent aussi de partout en Europe donc c'est ça qui est fondamentalou mais comme ça fait partie de la réponse graduée pardon c'est le gouvernement qui le dit c'est pas moi hein vous faites partie de ce gouvernement Philippe Battiste donc ce serait dommageable que d'interd aux étudiants algériens de venir étudier en France non non mais c'est moi ce que je encore une fois ce qui serait ce qui est important c'est d'avoir des ressources international des étudiants qui viennent de partout et qui aujourdhui a besoin de ces étudié ou aut on a besoin des étudiants internationaux aujourd'hui parce que c'est eux qui construisent le futur de notre de notre industrie avec les étudiants communautaires les étudiants français évidemment mais mais c'est important d'avoir ces ressources là un chercheur français du CNRS devait assister à une conférence à Houston il a été arrêté aux États-Unis son téléphone et son ordinateur ont été fouillé alors on ne va pas donner son nom parce qu'il ne souhaite pas que son nom soit divulgué Philippe Baptiste ce chercheur dans le domaine spatial je crois c'est bien ça absolument bien il a été refoulé et dans son téléphone pourquoi refoulé des États-Unis parce que dans son téléphone il y avait des échanges avec des collègues et il parlait de la politique de l'administration de Trump est-ce cela bah effectivement en tout cas les éléments les premiers éléments dont on disposeé donc le ministère le ministère travaille avec lui le ministère le suit yur le suit et aujourd'hui moi je l'ai pas eu personnellement le ministère travaille avec lui aujourd'hui moi je veux dire enfin je par contre on est préoccupé parce que c'est quand même extraordinairement atypique je enfin c'est pas des choses qui arrivent tous les jours quand on a des chercheurs qui vont aux États-Unis et puis je voudrais rappeler que cette quelque part les les décisions qui ont été prises enfin le ça a porté sur des discussions qui sont des discussions quand même essentiellement d'ordre privé autour d'opinion qu'il a pu émettre sur en particulier és am non je crois que enfin je je moi j'ai pas de commentaire à faire là-dessus mais je en tout cas les les discussions dont on parle aujourd'hui c'est des discussions qui sont des discussions sur le positionnement par rapport à la science le le positionnement de de l'administration américaine sur la science et sur les couples et sur des choses comme ça à la liberté d'expression en tout cas moi je voudrais rappeler fondamentalement enfin évidemment mon attachement aux liberté académiqu aux liberté à la liberté d'expression à titre individu évidemment maintenant après chaque pays est aussi libre évidemment de réguler ses frontières et donc c'est évidemment la liberté aussi des États-Unis de choisir qui peut rentrer sur son sol ou pas mais mais c mais malgré tout c'est un objet de préoccupation moi je ENF rappelons quand même notre attachement notre attachement aux valeurs qui sont des valeurs de liberté de liberté d'expression de liberté de discussion et puis les valeurs académiques qui sont aussi simplement que bah la vérité la science elle se construit avec des opinions qui se frottent donc voilà bien Donald Trump censure euh il il baissent les budgets de recherches aux États-Unis de nombreux chercheurs ont été licencié à la NASA par exemple et dans d'autres domaines hein vous connaissez bien vous avez dirigé bien sûr bien sûr c'est quoi c'est une une atteinte à la recherche mondiale mais exactement c'estd que le problème c'est pas seulement un problème américain c'est pas seulement quelque chose qui peut être dramatique pour telle ou telle personne même sils sont nombreux mais c'est que c'est aussi les États-Unis jouent un rôle absolument fondamental aujourd'hui dans la recherche mondiale sur plein de champs et en arrêtant des programmes de manière unilatérale extrêmement brutalement mais en fait on met en danger des pans entiers de la recherche mondiale mais pour des choses très concrètes hein ça veut dire que c'est simplement sur des questions des mais mais par exemple sur des grandes bases de données autour de la santé du suivi d'pid du suivi d'épidémie aujourd'hui les grandes bases du du NIH qui brutalement donc l'équivalent si vous voulez de l'inserme américain qui brutalement du jour au lendemain était plus disponible puis après des mots clés qui sont interdits mais de quoi parle-t-on je veux dire enfin c'est tout ça est quand même absolument sidérant et puis c'est vrai aussi pour l'observation de la Terre pour le climat c'est comprendre le climat de demain on voit aujourd'hui la Noa qui est une très grande agence américaine justement sur la météo sur le climat qui qui permet de comprendre les évolutions de la Terre et qui se retrouve saigné brutalement des programmes internationaux qui sont arrêtés Elon Musk qui nous dit bah écoutez on va arrêter la station spatiale en 2027 mais mais de quoi on parle elle fait l'objet d'un traité international et qui est en train de parler c'est le patron de SpaceX ou c'est le gouvernement américain donc tout ça pose quand même des questions enfin je qui sont quand même très fondamentales très fondament sur un mot sur les conséquences sur la recherche notamment la recherche française 31e s d'action hein aujourd'hui est-ce que est-ce que l'arrêt des financements américains a des conséquences sur la recherche française sur le sida mais mais bien mais bien sûr parce qu'en fait vous avez vous êtes dans des aujourd'hui dans une recherche qui est une recherche monde c'estàdire que évidemment on a des programmes nationaux on a des chercheurs nationaux des instituts nationaux on en est très fier on a une très bonne recherche en France et en Europe mais ces gens-là ils travaillent en permanence avec leurs collègues avec leurs collègues qui soient américain ou qui soient à l'autre bout du monde et donc c'est enfin et mettre des coups d'arrêts brutaux à des programmes qui se construisent sur des décennies je veux dire ça ça porte des conséquences qui sont des conséquences majeures cette base de données dont je vous parlais tout à l'heure c'est des bases de données qui sont utilisées par des gens partout dans le monde et qui ont été construites par des chercheurs européens bon alors ça nous pose aussi une question derrière en miroir c'est c'est quel quelque part c'est pourquoi on est dans cette situation aujourd'hui est-ce qu'on est assez autonome en France et en Europe sur ces questions et évidemment ça va nous amener à reconsidérer nos positions sur de nombreux champs disciplinaires oui et accélérer l'unité européenne en matière de recherche alors musk vous connaissez bien mus vous dirigé le knnes musk c'est un génie dans le domaine de l'espace c'est un entrepreneur c'est un entrepreneur qui on peut pas enfin il faut vraiment c'est un entrepreneur qui a une vision il a une vision il a une capacité aussi à dérouler ses programmes qui est phénoménal il a bénéficié de soutien on le dit pas assez mais pardon je vais quand même le dire de manière très très claire il a bénéficier de centaines de milliards de de de d'argent public américain pour développer ses programmes mais il l'a fait avec une forme de une forme de génie un peu fou mais une forme de génie donc ça c'est évident et je pense que et c'est aussi quelqu'un qui a remis le spatial au cœur en fait de l'intérêt du monde et donc de voilà de ce point de vue-là c'est quelqu'un qui est vraiment très intéressant mais voilà à côté il porte une vision du spaciale qui est aussi une vision qui est une vision très commerciale avec aussi un rêve sur Mars qui correspond pas forcément à une vision qui est la ntre qui est une vision où le spatial il est au service de la terre il est au service de tous les hommes de tous les citoyens et puis il est au service aussi de la compréhension du monde et de l'univers et de la science et onvoyer des hommes sur Mars demain matin bah c'est la priorité d'aucun scientifique dans le monde hein bien Philippe Baptiste ces scientifiques américains sont accueillis en Europe à bras ouverts et notamment en France on a commencé à en accueillir oui absolument combien on sait alors d'abord la prère la première chose c'est qu'en fait ce mouvement des cerveaux enfin on en parlait tout à l'heure avec avec l'Algérie mais ce mouvement des cerveaux c'est un mouvement international et donc des scientifiques américains qui viennent en France on en a depuis tout le temps et on va accélérer alors on va accélérer qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire concrètement aujourd'hui il y a des initiatives aujourd'hui vous savez moi je reçois je suis un ancien chercheur je reçois encore des mails de chercheurs aujourd'hui qui viennent me dire c'est pas possible il faut qu'on nous ouvrez les ouvrez les ouvrez les vannes et venez et accueillez des chercheurs américains on en a besoin et cetera tous les les présidents d'université se sont mobilisés ils ont ouvert un certain nombre de de crédits et de postes et on les on va les soutenir on va avoir des initiatives qui seront annoncées dans les jours qui VI sont déjà arrivés on a des chifffres alors aujourd'hui juste pour vous donner des exemples mais c'est c'est le tout début hein mais il y a quelques il y a quelques jours l'université d'ex-marseille a ouvert un appel à candidature en quelques jours ils ont une quarantaine de candidatures et il y a déjà plusieurs personnes qui ont été sélectionnées mais on est juste en train d'entrer dans le mouvementex Marseille ou par en France central sup par exemple hier encore me disait qu'il avaient ouvert quelque chose donc il y a plusieurs universités qui sont en train de faire ça et puis à côté de ça on va les soutenir il y aura des lignes budgétaires ad hoc qui seront dédiées pour ça et puis on a aussi mobilisé nos collègues européens j'étis à Varsovie il y a une dizaine de jours pour voir l'ensemble des ministres de la recherche du monde de enfin de d'Europe aujourd'hui et il y aura une initiative qu'on a beaucoup poussé pour justement accueillir des ch dit on va ouvert des crédits mais je croyais que la recherche française n'avait pas d'argent moy la recherche française milli non pas du tout pas du tout mais non pas du tout mais non non non pas du tout absol non absolument pas absolument pas absolument pas le budget des universités il a progressé cette année de 300 millions d'euros et je vais vous donner un seul chiffre je vais vous donner un seul chiffre depuis que on a fait la loi de programmation de la loi programmation recherche de 2020 à 2025 cette loi de programmation de recherche c'est 6 milliards en plus qui sont arrivés dans les universités dans les laboratoires dans les organismes de recherche c'est des revalorisations des salaires les plus bas qui sont massives et quand je dis massives je vais vous donner un deuxième chiffre pardon c'est par exemple des des jeunes chercheurs qui arrivent ils ont vu leur salaire progressé de plus de 600 € par mois enfin je veux dire on n'est pas en train de parler de de de de voilà alors est-ce qu'on est allé assez loin il faut probablement aller plus loin bien sûr il faut entendu les chercheurs français sont mal payés en France ils partent à l'étranger aux États-Unis bon bah c'est moins mais ils partent et ils reviennent ils partent et ils reviennent alors après évidemment le problème de l'attractivité le problème des salaires moi je suis très mobilisé là-dessus je pense que c'est fondamental il faut qu'on ait des gens qui soient bien payés c'est c'est important parce que c'est un c'est quelque part il y a une attractivité mondial de la recherche et donc il faut qu'on soit attractif et il faut pas paupériser les métiers de la recherche et donc ça moi je suis très très très mobilisé là-dessus la loi de programmation dont je vous parlais elle a permis de remonter les salaires très significativement il faut continuer cet effort et justement j'ai salaires vont encore être augmentés j'ai appelé à une revoyure justement donc une clause de revoyure de cette loi de programmation recherche parce queussi les priorités mondial ont radicalement changé donc c'est non seulement les questions RH mais c'est aussi la recherche pour notre souveraineté la recherche pour notre défense la recherche pour le futur de l'industrie française et européenne et donc c'est ces grandes questions qu'il faudra discuter dans les semaines qui viennent avec le Parlement oui et et pendant ce temps-là dans les université ça ne marche pas toujours très bien j'ai vu oui bah si éoute attendez je vois qu'il y a des universités bloquées à il y a toujours des universités bloquées non mais attendez mais mais les universités aujourd'hui moi je vais vous parler la grande majorité des universités qui sont autour de la science et de la technologie elles sont jamais bloqué je dire elles fonctionne il faut arrêter le discours misérabiliste et C il y a quelques universités qui effecen social son qui sont facilement se mobilisent effectivement autour de ces sujets là etau après aujourd'hui qui a des mouvements dans les universités il y a des mouvements aujourd'hui qui sont pas des mouvements massifs aujourd'hui mais il y a des mouvements dans un certain nombre d'université beaucoup autour de la question israelllopalestinienne et autour autour de gaz j'ai vu des étudisf dans le hall de de Science Po mais moi ce que je dois vous dire c'est que le débat on a vu des trotskistes voilà de tout alors ce débat le fait qu'il est débat et le fait qu'on puisse débattre de la situation à Gaza de la du conflit israëlo-palestinien mais heureusement le cadre de l'Université c'est bien le cadre du débat et il est légitime et moi je le défendrai tout le temps mais ce débat d'abord c'est un débat qui doit respecter la loi je je rappelle au cas que en particulier les propos antisémites ils sont pas tolérables et d'ailleurs ils sont illégaux je veux dire enfin c'est pas objet de débat donc c'est un cadre qui doit être un cadre respectueux de la loi et puis c'est un cadre aussi qui doit être un cadre respectueux du pluralisme pour qu'il ait débat il faut qu'il y ait des gens qui viennent avec des opinions qui soient différentes et pour qu'en frottant les deux caillou ça fasse des ét c'est pas toujours le cas et c'est pas toujours le cas et moi je me félicite de constater qu'aujourd'hui de plus en plus d'universités ont mis en place des char qui permettent justement d'organiser ce débat et d'être sûr qu'il va se passer dans des conditions qui sont des conditions sereines et des conditions équilibrées et ce travail là moi je serais toujours là je serais toujours là pour vérifier non seulement qu'évidemment le cadre reste le bon et que il y a pas de place pour des propos qui seraient des propos racistes antisémites ou des violences sexistes ou sexuelles ça c'est fondamental c'est absolument central et à côté de ça une fois que ça s'est posé moi je suis très ouvert à l'organisation de débat 36 % des étudiants obtiennent leur licence en 3 ans 3 ans 3 ans c'est la Cour des comptes pas ils sont trompé à la Cour des comptes chre de 3 ans en fait moi ce que je vais vous dire c'est qu'usi il y a beaucoup d'étudiants qui arrivent et qui font pas leur parcours en 3 ans ils vont le faire en 4 ans ils vont le faire en 5 ans pourquoi parce qu'en fait par exemple il y en a énormément qui rentrent et qui se réorientent mais oui mais la réorientation je pense que ça aussi c'est c'est un truc dont il faut sortir c'estàd que ça coûte cher à l'État quand même he bien sûr mais en même temps en même temps comprendre comprendre quel est quel va être votre métier de demain quel va être votre choix d'orientation c'est quelque chose qui est pas forcément simple je ne sais pas quel est votre parcours peut-être parcours a été parfaitement linéaire et que du a voyez le mien non plus et ben on a le droit de se tromper on a le droit de changer et ça c'est fondamental et donc la bonne mesure c'est pas de savoir si on fait sa licence en 3 ans et si on a bien sa licence à 21 ans comme il se doit parce qu'on a fait aucun éche du tout mais pas du tout pas du tout mais ce que je veux dire c'est que c'est pas le seul bon chiffre il faut progresser je dis pas que tout va bien à l'université et il faut progresser et en particulier moi je voudrais dire quelque chose de très très important c'est que à l'université aujourd'hui c'est endroit où on accueille des publics extraordinairement variés vous savez par exemple des bacheliers professionnels s'inscrivent à l'université c'est leur droit parce qu'ils ont le bacalauréat et l'université les accueille accueillir des bâeliers professionnels dont je rappelle quand même que 25 % d'entre eux ont parfois des difficultés qui sont des difficultés pour lire pour lire un texte simple parce que c'est pas la formation qui a été qui a été qui a été qui enfin c'est pas làdessus qui a porté leur formation dans les dernières années c'est une très grande difficulté aujourd'hui pour l'université et donc je pense qu'il faut travailler et le Premier ministre l'a dit en en particulier dans cette déclaration de politique générale sur des mécanismes des propédotiques des mécanismes qui permettent de remettre au niveau des é vous parlez de réorientation pourquoi parce que aussi parcours sup désoriente vous parliez de de réorientation moi je dis que parcours sup désorient les parents beaucoup de parents et notamment dans les familles modestes et notamment dans les zones rurales pourquoi parce qu'ils ne savent pas se servir de parcours parcours vous savez c'est une plateforme c'est une plateforme alors c'est une plateforme améliorer non mais tous les ans ça fait un peu plus de transparence savez parcours c'est une plateforme quce qu'elle fait elle met en relation des étudiants d'un côté qui cherchent une formation et des formations qui cherchent des étudiants et elle fait simplement quelque part l'association des deux donc la plateforme en soit on peut pour ni contre c'est juste des de relation question c'est je dois m'orienter qu'est-ce que je vais faire demain et ça c'est parfois une question qui est une question qui est habissale et où vous avez parfaitement raison c'est que quand vous êtes dans une famille qui a une famille aisée avec des gens qui connaissent bien le monde de l'enseignement supérieur vous c'est déjà pas facile vous avez mais vous avez des discussions les gens connaissent il vous disent regarde ceci regarde cela discute avec un tel et cetera et c'est vrai que quand vous êtes dans des territoires qui sont plus éloignés bah c'est plus comp compliqué vous avez pas forcément ces points de repère et moi je pense que c'est ça le vrai sujet le vrai sujet c'est pas de savoir si on est pour ou contre la plateforme si on veut trouver alors comment mais le vrai sujet c'est comment on construit c'est comment on construit l'orientation et cette orientation elle doit se construire tout au long du lycée elle doit être souple ça veut dire qu'on doit avoir aussi et ça ça revient pardon au sujet précédent il faut donner le droit à l'erreur aux gens c'estàd que c'est pas parce que vous choisissez quand vous avez 18 ans de faire tel type d'étude supérieur que vous avez pas le droit de changer d'avis 2 ans après il faut laisser ce droit à l'erreur il est fondamental parce que quelque part en allant à l'université en allant dans unecole vous vous construisez et vous avez le droit de faire des alretour et ben je voulais être avocat et finalement ce qui m'intéresse l'astrophysique et allons vers l'astrophysique ça qui m'intéresse je pr volon exemple caricatural il faut don de la liberté au système pH système je vais terminer qui est au cœurable il était à votre place il y a de jours ici même Breno rotillot est favorable à l'interdiction du port du voile et de tout signe religieux à l'université vous aussi ce débat je crois été a été tranché leier alors absolument pas je pense que ce débat a été tranché par le Premier ministre de manière extrêmement claire aujourd'hui l'université c'est le cadre de la laïcité à l'université c'est pas le même que celui de des établissements scolaire pourquoi parce que vous accueillez à l'université des gens qui sont des adultes qui sont des adultes et ils viennent avec leurs convictions leurs conviction politique et aussi leur appartenance religieuse et vous pouvez venir avec votre kipa avec votre voile ou avec votre croix quand vous êtes étudiant à l'université et dans le cadre d'un respect mutuel et ça c'est fondamental évidemment sans faire d'entrisme et cetera ça c'est c'est c'est évidemment fondamental mais vous pouvez venir et vous pouvez avoir des débats autour de ça parce que vous avez affaire à des adultes a mais non bien sûr que non et d'ailleurs aucun établissement ne s'en plain aujourd'hui ce n'est pas une question ce n'est pas une question aujourd'hui ce n'est pas une question ce n'est pas une question aujourd'hui mais je pense que aujourd'hui c'est un sujet qui existe dans la société évidemment il faut lutter il faut il faut lutter contre ça il peut y avoir à l'univ vous savez l'université on accueille énormément d'étudiants c'est des millions d'étudiants qui sont à l'universitég qui dit antisémitisme antrisme euh des musulmans avec avec Aurora berger nous avons exactement les mêmes positions et nous l témoignage remonte mais mais évidemment et je vais vous dire l'antisémitisme à l'université le problème il a il y a des il y a des remontées il y a des remontées l'antisémitisme à l'université on a en ce moment une quarantaine ou une cinquantaine de fé remonté par an c'est très très peu qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'il y a aussi ça veut dire que déjà on ne les voit pas tous et donc ça c'est un premier sujet c'est veut dire que probablement il y a enfin c'est pas probablement c'est il y a un ressenti de la communauté israélite aujourd'hui qui aujourd'hui vit mal de temps en temps sa présence à l'université et ça c'est très très important il faut qu'on y soit extraordinairement attentif j'ai réuni les présidents d'université pour parler de ça dès mon arrivée et on a eu plusieurs réunions de travail on a identifié les sujets ce qu'il fallait faire il faut donner en particulier aux universitaires la capacité de réunir des conseils de discipline qui permettent de travailler rapidement et efficacement et parfois à l'extérieur de l'université sous l'autorité du rectorat et ça ça a été fait et ça c'est un travail qui est en cours qui qui est déjà lancé et qui va changer beaucoup de choses une grande réactivité des universités c'est aussi mobiliser derrière les préfets et aussi l'autorité judiciaire pour être sûr que quand il y a un article 40 qui est fait par l'université un article 40 pardon ça veut dire c'est c'est une saisie du procureur sur un fait antisémite et bien derrière on est toute l'autorité judiciaire qui se mobilise et qui fasse un retour au président d'université on est très très très mobilisé sur ce sujet parce que c'est quelque chose qui est intolérable et on laissera rien passer sur l'antisémitisme et sur antisém et sur l'entrrisme même chose et mais antisémitisme mais c'est aussi les questions qui sonour c'est aussi les questions sur le racisme en général c'est fondamental et il faut être très vigilant sur ces questions bien merci beaucoup Philippe Baptiste d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio 8h58