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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 décembre 2025 7 min

Sécurité : « des moyens supérieurs à ce que nous avions envisagé au moment de la loi d’orientation »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est un honneur de présenter ces crédits devant vous, mes chers collègues, ce matin, des crédits en augmentation. Nous sommes face évidemment à des enjeux très forts et donc en ce qui concerne la police nationale et la gendarmerie nationale, nous avons des crédits qui sont conformes, même largiement supérieurs à ce que nous avions envisagé au moment de la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur de la LOCMI. pour la police nationale un budget de près de 14 milliards d'euros avec des créations de postes, un millier de créations de poste avec des efforts en matière d'investigation et si de moyens aux frontières.

Faut dire que l'activité, monsieur le ministre, vous le savez, mieux que quiconque n'a pas faibli en 2025. forte sollicitation à la fois frontières mais aussi narcotrafic et puis criminalité organisée. Donc ces moyens nouveau pour la police nationale sont évidemment les bienvenus indispensables avec aussi des enjeux en matière de véhicules, en matière d'immobilier pour la police nationale également et en matière de nouvelles formes de moyen indispensable dans le numérique.

Concernant la gendarmerie nationale, nous sommes sur des crédits qui dépassent les 11 milliards d'euros avec 400 créations de poste. Un effort fait depuis déjà quelques mois sur l'immobilier et on va en reparler ce matin puisqu'un amendement du rapporteur général vient augmenter ses crédits. Mais on pourrait avoir effectivement deux trois remarques sur la partie gendarmerie nationale si vous le permettez.

Vous savez tout mon attachement à ce corps de militaire. D'abord, effectivement le besoin immobilier était flagrant avec un retard sur de nombreuses opérations depuis des années, ce qu'on a appelé dans un rapport ici parlementaire une dette grise de plusieurs milliards. Et donc, il fallait ce plan sur l'immobilier, ce qui a peut-être effectivement comprimé d'autres moyens, mais c'est parce que ça a été une vraie priorité telle que la commission sénatoriale l'a définie et décidé.

Euh il y a l'enjeu des 58 nouvelles brigades aussi qui vont nécessiter bien évidemment des moyens immobiliers mais aussi des moyens humains. Et donc finalement ces 400 moyens humains vont être consacrés essentiellement à euh pouvoir armer les 58 brigades qui ouvriront en 2026, qui auraient dû ouvrir en 2025. On a un léger décalage sur la création de toutes ces nouvelles brigades indispensables au territoire.

Je rappelle à l'ensemble de mes collègues qui sont attachés évidemment à la gendarmerie nationale comme milieu rural, c'est évidemment la présence la plus forte et la gendarmerie nationale, c'est la force de sécurité pour plus de 80 % du territoire. Mais justement, monsieur le ministre, quelques points d'alerte parce que euh même si on peut effectivement se satisfaire de cet effort en immobilier, il restera des enjeux, notamment je pense au véhicules. Nous serons aujourd'hui euh avec sans doute que la possibilité de fournir 600 700 véhicules pour l'ensemble du territoire, ce qui est très insuffisant.

Alors qu'il en faudrait près de 3000 pour couvrir les besoins normaux d'une année ordinaire et que finalement on tourner les années précédentes à 1700 1900 véhicules pour finalement régulièrement descendre et cette année 600 véhicules. J'attire également votre attention sur un point essentiel que sont les hélicoptères une des missions de nos forces de sécurité et évidemment la surveillance du territoire. Il y a eu des achats d'hélicoptères mais surtout fléchés sur la sécurité civile l'année passée.

Donc là, on a besoin de renouveler notre flotte. On a en tête évidemment tout ce qui a pu être investi avec les écureuils il y a une cinquantaine soixantaine d'années. Il faut absolument les remplacer.

Et donc deuxème un point d'alerte, un deuxième point d'alerte sur les sur les hélicoptères. Point d'alerte aussi sur les réserves. Nous avons les moyens humains comme d'ailleurs dans la police nationale aujourd'hui les 40000 50000 volontaires pour entrer dans la réserve existent sont là.

Il faut évidemment avoir les moyens de les armer de les équiper, de les former, de les accompagner. Et là, monsieur le ministre, ça fait partie des points d'alerte que nous aurons dans notre discussion aujourd'hui sur ce budget gendarmerie et avec deux autres euh points sur lesquels je veux attirer votre attention pour avant d'ouvrir le débat. un point d'alerte fort sur les famasses, les fameux fusils d'assaut de la manufacture d'armes de Saint-Étienne qui sont là aussi complètement à remplacer, obsolète pourrait-on dire et et donc il va y avoir un besoin d'armement fort.

Et dernier point qui est le système, mais on va voir prochainement d'ailleurs un débat ici, je crois le 17 décembre sur ce qu'on appelle les lapis, les les lectures automatisées des plaques d'immatriculation. Nous sommes très en retard par rapport à d'autres pays euh européens. Euh c'est un système indispensable qui permet d'avoir une traçabilité notamment des véhicules, j'insiste bien sur les véhicules et donc des moyens nécessaires euh à trouver pour pouvoir rattraper notre retard et répondre à cette nouvelle demande.

Quelques mots évidemment sur le casser radar sur le budget d'abord sécurité routière. vous dire que malheureusement on constate qu'on arrive pas à redescendre sous cette barre des 3000 euh d'essais euh et c'est toujours bien évidemment dramatique sur les routes. La seule année où où on a pu faire un constat à moins de 3000, c'était pendant les périodes de confinement.

Euh je crois que ça passe par une prévention, une formation qui doit commencer dès les collèges. Il faudra trouver les moyens avec euh l'éducation nationale, les conseils départementaux pour pouvoir euh finalement euh anticiper au mieux cette formation. seul moyen pour arriver à réduire avec des grandes mesures euh au niveau au plus haut niveau de je rappelle que euh grand acte sur la sécurité routière euh évidemment euh c'est le président Chirak qui l'a initié il y a une vingtaine d'années et donc il est temps d'avoir peut-être un nouveau message sur cette sécurité routière sur le casser radar un mot très rapide pour vous dire qu'il est légèrement en progression et que sur cet ensemble de fonds récol récolté par les radars, seulement un tiers reviennent aux collectivités territoriales.

Là, c'est dommage, monsieur le ministre de l'intérieur parce que ce sont elles qui portent bien souvent et plus généralement les aménagements de sécurité. Mais pour l'ensemble de ces crédits qui répondent à une attente et un besoin pour notre territoire, évidemment, la commission des finances vous propose de les adopter. Je vous remercie.

Yeah.