Violences sexuelles, Patrick Bruel, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Aurore Bergé
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
On va parler du budget avec vous, de la prochaine élection présidentielle aussi.
- 0:11OuverteRéponse directe
Mais avant cela, on va parler de l'actualité de votre ministère et particulièrement de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
- 0:34OuverteRéponse directe
Edouard Jeffrey dit s'attendre à des résultats sismiques. C'est votre cas aussi ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Et oui, on a à chaque fois des révélations de cas.
- 1:48OuverteRéponse directe
Et d'un point de vue pratique, comment ça va se passer ?
- 1:58RelanceRéponse directe
Comment on questionne des enfants qui, par définition, ne savent pas lire et ne vont pas cocher des cases ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34PrésentateurFait
« Edouard Jeffrey dit s'attendre à des résultats sismiques. »
- 0:45Invité politiqueFait
« En fait, on a à la fois le questionnaire qui sera par principe anonyme, mais qui peut, selon le souhait de l'enfant, ne pas le rester. »
- 3:11InvitéChiffre
« il manque trois fois le nombre d'infirmières. C'est-à-dire qu'il faudrait créer rapidement 15 000 emplois infirmières. »
- 3:28PrésentateurChiffre
« Elles sont 8 000, les infirmières scolaires, aujourd'hui. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Elle a raison. »
- 3:44Invité politiqueFait
« C'est pour ça, par exemple, qu'on a revalorisé, d'un point de vue salarial, les infirmières en milieu scolaire pour garantir que ce soit un métier aussi qui est plus attractif. »
- 6:58PrésentateurChiffre
« Il a eu de 16 d'augmenter, très massivement. »
- 7:01Invité politiqueFait
« Quand on est arrivé en 2017, ce numéro, il n'était pas accessible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. »
- 7:23InvitéChiffre
« plus de 127 000 appels ont été passés en 2024. Il y avait seulement 27 équivalents en plein pour les traités. On parle d'environ 15% de taux de réponse. »
- 7:55Invité politiqueChiffre
« Les moyens de mon ministère, ils ont plus que triplé depuis 2017 et ils vont continuer à augmenter en 2027. »
- 8:37Invité politiqueFait
« La commission spéciale, elle va commencer ses travaux le 7 septembre prochain. »
- 10:30InvitéFait
« le décret que le gouvernement prévoit d'adopter au sujet de cette formation obligatoire des professionnels, elle doit se faire en ligne. »
- 14:23InvitéFait
« La France avait jusqu'au 7 juin pour se conformer à cette directive européenne. »
- 22:16InvitéChiffre
« il a proposé une taxe de 1% sur l'héritage l'héritage seulement enfin une taxe sur les plus gros héritages ça rapporterait 15 milliards d'euros selon lui »
Temps de parole
- Aurore Bergé69 %
- Présentateur13 %
- Invité12 %
- Invité 24 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Orro Berger, merci d'être avec nous ce matin sur France Info, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On va parler du budget avec vous, de la prochaine élection présidentielle aussi. Mais avant cela, on va parler de l'actualité de votre ministère et particulièrement de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Avec cette annonce du ministre de l'éducation nationale ces derniers jours, ce questionnaire qui sera distribué à tous les élèves français, 10 millions d'élèves de la maternelle au lycée.
Ce sera en novembre, un questionnaire anonyme pour qu'il puisse s'exprimer, raconter des faits de violences sexuelles. Edouard Jeffrey dit s'attendre à des résultats sismiques. C'est votre cas aussi ?
En fait, on a à la fois le questionnaire qui sera par principe anonyme, mais qui peut, selon le souhait de l'enfant, ne pas le rester. Si un enfant souhaite révéler des faits et souhaite dire son nom pour pouvoir être accompagné, évidemment, il le sera. L'idée, c'est évidemment qu'il n'y a pas un questionnaire comme ça qui est balancé à 10 millions d'enfants. Il y a un accompagnement, il y a une préparation à ça, de manière à ce que les élèves se sentent libres de dire. Parce qu'il faut bien comprendre qu'on parle des violences sexuelles. Et les violences sexuelles, elles se produisent où quand ça concerne nos enfants ? Elles se produisent dans la famille.
Elles se produisent avec des personnes qui ont autorité sur l'enfant. Personne en qui l'enfant a confiance, que l'enfant tutoie, que l'enfant aime. Et c'est toute la difficulté, la violence supplémentaire. Et évidemment, c'est en complément de ce qu'on fait sur l'éducation, la vie affective, relationnelle, à la sexualité. Vous savez que ça a été beaucoup combattu par l'extrême droite, qui considérait que ce n'était pas le rôle de l'école. C'est notre rôle, c'est le rôle de l'État, c'est le rôle de l'école, de pouvoir détecter, de pouvoir repérer ces situations.
Et oui, on a à chaque fois des révélations de cas.
Pour répondre à la question sur est-ce qu'il va y avoir des révélations, on sait qu'à chaque fois qu'on a des interventions en cours, infirmiers scolaires, médecins scolaires, enseignants, associations, habilités, on a à chaque fois des révélations.
Et d'un point de vue pratique, comment ça va se passer ? Ce questionnaire, il va être distribué, je crois, à partir de la grande section de maternelle. Comment on questionne des enfants qui, par définition, ne savent pas lire et ne vont pas cocher des cases ? Évidemment. Comment ça se passe ?
Évidemment, on adapte à la capacité des enfants. Mais dès la petite section, moi aussi, je suis mère d'une petite fille qui a trois ans et demi, dès le plus jeune âge, on peut expliquer, on peut dire des choses à nos enfants. De manière à garantir que si jamais il leur arrivait le pire, ou si jamais ils étaient témoins aussi, ils puissent se sentir suffisamment en sécurité, suffisamment légitimes et libres à révéler. On peut dessiner, on peut expliquer, on peut ensuite écrire, on peut ensuite cocher des cases. Il y a mille et une manières, évidemment, de le faire et on adapte. On n'a pas la même maturité, la même capacité à trois ans et demi et à douze ans.
Sauf que, justement, les prédateurs sexuels, ceux qui imposent l'inceste aux enfants, abusent de la vulnérabilité de ces enfants, de leur fragilité et du fait que, oui, il y a des âges selon lesquels ils ont moins accès et la capacité de dire, de révéler, parce qu'ils ont moins accès à la parole.
Vous le disiez, Aurore Berger, les enfants en remplissant ce questionnaire pourront, s'ils le souhaitent, laisser leur nom pour ensuite être accompagnés par des professionnels de l'éducation nationale. On en parlait ce matin précisément avec une infirmière scolaire, Safia Guérechi, infirmière de l'éducation nationale et secrétaire générale du SNICS FSU.
La volonté, elle est louable. Maintenant, effectivement, dans l'éducation nationale, à titre d'exemple, il manque trois fois le nombre d'infirmières. C'est-à-dire qu'il faudrait créer rapidement 15 000 emplois infirmières. On ne peut pas recevoir tout le monde. On est obligé de différer nos entretiens, parfois de trois semaines, par manque de moyens.
Elles sont 8 000, les infirmières scolaires, aujourd'hui. Il en manque 15 000, dit cette infirmière sur France Info. Vous lui répondez quoi, Aurore Berger ?
Elle a raison. On sait qu'on a un enjeu qui est un enjeu de moyens et de moyens humains. On a des postes qui sont ouverts. Donc la question, elle n'est pas qu'on ne veut pas mettre les moyens budgétaires, mais qu'il faut qu'on arrive à recruter. C'est pour ça, par exemple, qu'on a revalorisé, d'un point de vue salarial, les infirmières en milieu scolaire pour garantir que ce soit un métier aussi qui est plus attractif, parce que c'est évidemment essentiel.
C'est essentiel à la fois sur les questions de santé et de prévention en matière de santé, pour qu'il n'y ait pas de renoncement aux soins et qu'il n'y ait pas de différence sociale aussi entre des enfants qui auraient accès justement à de la prévention en matière de santé, ceux qui auraient moins accès, mais aussi sur la prévention, la détection, le repérage, sur la question des violences.
Il n'y a pas de problème de moyens. On a les moyens d'embaucher 15 000 infirmières.
En fait, les moyens budgétaires sont mis et les postes sont ouverts. Le véritable sujet, c'est d'arriver à rendre le métier encore plus attractif. D'où ce que je disais sur les revalorisations qu'on a faites sur le métier même d'infirmière scolaire, et souvent d'infirmière scolaire. Et donc oui, il faut qu'on le garantisse. Et puis qu'on garantisse le maillage territorial, parce que le sujet, il est aussi là. C'est de garantir que, quel que soit le territoire, on n'ait pas des difficultés d'accès. Et on le voit bien, on a des territoires qui sont mieux dotés, mieux pourvus, vécu comme plus attractif que d'autres.
Et on ne veut pas qu'il y ait de disparité entre les enfants, dans ceux qui pourraient révéler parce qu'ils sont bien accompagnés à le faire, et ceux qui seraient plus isolés, en étant plus isolés, qui subiraient plus longtemps aussi ces violences.
Aurore Barger, toujours sur le sujet des violences faites aux femmes, aux enfants, votre ministère vient de lancer une campagne de prévention contre les violences sur les aires d'autoroute, avec des affiches dans les toilettes, 450 airs de repos à travers la France, donc ça sera visible partout. Pourquoi avoir choisi ce lieu, les aires d'autoroute ?
Parce que moi, je voulais un lieu où tous les Français se rendent. Je pense qu'il n'y a pas un Français qui nous écoute, qui à un moment dans sa vie ne s'est pas rendu sur une aire d'autoroute et une aire de repos, parce qu'il faut pouvoir s'arrêter pour des raisons de sécurité, changer un enfant, se restaurer et aller aux toilettes. Et donc le but, c'est ça, c'est d'aller là où vont les Français, là où vont les Françaises, et aussi des moments qui peuvent être des moments de répit.
Une femme victime de violences, une femme qui est mise sous cloche, une femme qui est contrôlée, elle est contrôlée partout, dans ses mouvements, dans ses gestes, dans sa capacité aussi, à pouvoir accès à de l'information et à pouvoir signaler les violences. Et donc, quand vous avez quelques minutes de répit, parce que vous allez changer votre enfant, ou parce que vous allez seul dans des sanitaires, voir ces affiches, parce que ça va être déployé massivement, sur l'ensemble des aires, 450 aires d'autoroute et de repos partout en France, et ce n'est pas juste quelques jours, c'est tout au long de l'année.
Mais pourquoi maintenant, parce qu'on est à la rentrée des Françaises ? Beaucoup de Français se sont arrêtés dans des aires d'autoroute, ça n'aurait pas été opportun de le faire au mois de juin ?
Alors, c'est la question qu'on s'est posée avec les associations, notamment le 3919, qui est le numéro d'écoute, à la fois pour les victimes de violences, les femmes victimes de violences, et aussi pour les témoins. Et les associations nous ont dit, il vaut mieux le faire au retour des vacances. Pourquoi au retour des vacances ? Parce qu'à la fois, le retour au domicile est un moment qui est plus angoissant, parce que le retour au domicile pour trop de femmes et trop d'enfants, c'est le retour sur le lieu où les violences se produisent, et par ailleurs, c'est la possibilité d'avoir un accompagnement dans la durée.
Quand c'est sur votre lieu de vacances, où vous y êtes pendant une semaine, pendant 15 jours, on ne peut pas vous permettre d'avoir cet accompagnement dans la durée. Vous rentrez au domicile, là c'est la possibilité, la promesse, qu'elle puisse être redirigée ensuite vers le bon accompagnement. Donc c'est vraiment en écoutant les associations qu'on a construit cette campagne, et qu'on le fait au retour des vacances.
Ces affiches, elles invitent à contacter le 3919 si les femmes sont victimes de violences. Est-ce que vous prévoyez aussi d'augmenter le moyen de ce numéro d'écoute ?
Il a eu de 16 d'augmenter, très massivement. Quand on est arrivé en 2017, ce numéro, il n'était pas accessible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Aujourd'hui, c'est 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, sans discontinuer. Vous avez une plateforme en ligne pour les personnes sourdes et malentendantes. Tous les appels peuvent être traités aujourd'hui. Vous avez même des langues régionales, par exemple, pour nos concitoyens en Outre-mer.
Si on prend le 119, le numéro pour les enfants, plus de 127 000 appels ont été passés en 2024. Il y avait seulement 27 équivalents en plein pour les traités. On parle d'environ 15% de taux de réponse. Vous trouvez que les moyens sont suffisants ?
Là, on parlait du 3919, qui est un numéro, je rappelle, pour les femmes victimes de violences et les témoins. Mais la campagne renvoie pour le 3919 et le 119. 3919 pour l'enfance en danger. Et là aussi, victimes et témoins. Et donc, évidemment, il faut continuer à augmenter et à augmenter massivement encore ces moyens. D'ailleurs, on parlera des questions budgétaires, je crois, dans cette interview. Les moyens de mon ministère, ils ont plus que triplé depuis 2017 et ils vont continuer à augmenter en 2027. Il n'y aura pas d'économie, il n'y aura pas de coup de rabot, d'ailleurs, généralisé sur le budget.
Et il n'y aura pas d'économie qui seront faites sur le dos de la lutte contre les violences faites aux femmes ou faites aux enfants. Au contraire, les moyens vont continuer à augmenter.
Ces sujets des moyens, ils vont être abordés dans la loi intégrale, cette loi globale pour protéger les femmes et les enfants demandée par les associations notamment. Elle sera abordée en septembre à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur le calendrier ?
Alors, déjà, on va commencer. Les députés vont commencer. Il y aura ce qu'on appelle une commission spéciale pour réunir tous les parlementaires, les députés qui sont engagés sur ce texte à l'Assemblée nationale. Les députés ont déposé ce texte. La commission spéciale, elle va commencer ses travaux le 7 septembre prochain. Elle va commencer à se réunir le 7 septembre et puis commencer évidemment immédiatement ses travaux.
Et le gouvernement s'est engagé à ce que ce soit sur du temps dit gouvernemental, c'est-à-dire en clair, on va laisser le temps nécessaire, utile à ce travail, à ce débat, puisqu'il y a 69 articles dans cette proposition de loi qui a été déposée par les députés et avec lesquels on a travaillé main dans la main et de manière transpartisane. Et en lien, vous l'avez dit, avec les associations, à la fois les associations de lutte contre les violences faites aux femmes et faites aux enfants.
Il y a une attente énorme des Français sur cette loi. On a vu des manifestations ces derniers mois, tous les lundis devant les tribunaux. Est-ce que vous allez pouvoir agir avant que cette loi entre en vigueur ?
En fait, il y a plusieurs choses. Il y a ce qui relève de la loi, parce qu'il y a encore des évolutions législatives qui sont nécessaires. Par exemple, le fait de ne pas obliger un enfant à être confronté à son mis en cause, à l'agresseur potentiel. Donc, on a des évolutions législatives qui sont nécessaires. Et puis, il y a tout ce qu'on peut faire par ailleurs. Et tout ce qu'on peut faire par ailleurs, c'est ce qu'on va faire, nous, par décret, par circulaire, notamment sur la question de la formation.
Parce que quand on parle des moyens humains, c'est à la fois qu'il y ait plus d'hommes et de femmes qualifiés sur des postes, notamment, évidemment, de magistrats spécialisés, des moyens d'enquête, mais c'est aussi garantir la formation. Et donc là, l'objectif, c'est 100%. 100% de tous les magistrats qui sont au contact, justement, de ces matières, c'est-à-dire la question des violences sexuelles, parce que ce sont des matières particulières à aborder. C'est aussi la formation, évidemment, des enquêteurs, non seulement sur l'écoute des victimes, mais sur la manière avec laquelle on doit pouvoir interroger les mises en cause, parce qu'il y a aussi toute une méthode, une méthodologie à avoir.
Et c'est aussi la formation systématique de toutes celles et ceux qui sont au contact de nos enfants, à la fois pour mieux les former, pour éviter les risques, mais aussi pour qu'ils soient en capacité de détecter et de repérer.
Aurore Berger, je lisais que le décret que le gouvernement prévoit d'adopter au sujet de cette formation obligatoire des professionnels, elle doit se faire en ligne. Est-ce qu'on imagine qu'un policier, un magistrat, est bien formé après quelques heures sur un module
devant son ordinateur ? Il y a formation initiale des policiers et des gendarmes. Cette formation initiale, elle est obligatoire. Nous l'avons rendue depuis 2017 obligatoire. Et donc là, c'est une formation physique qui est délivrée. Ensuite, on a la formation des enquêteurs qui sont plus spécialisés, notamment ceux qui interrènent dans les brigades de protection des familles, qui, eux, ensuite, peuvent délivrer des formations qui sont aussi continues. Parce que les principes évoluent, parce que la connaissance qu'on a de ces violences évolue. On parle de contrôle coercitif sur la question des violences faites aux femmes. Ces mots-là n'étaient pas employés. On ne savait pas bien le définir.
La loi va changer pour l'intégrer. Donc, la formation, elle évolue constamment. C'est la même chose, évidemment, pour les magistrats. Si on veut bien qualifier les faits, ça veut dire bien recevoir les victimes, bien définir dès le début les faits qu'elles ont eu à subir, bien les caractériser et ensuite, bien les sanctionner. Donc oui, ce seront des formations vraiment à 100%. Magistrats, policiers, gendarmes, toutes celles et ceux qui sont au contact de nos enfants qu'on va pouvoir garantir.
D'un mot encore, Aurore Berger, sur les violences sexuelles. Le chanteur Patrick Bruel est visé depuis cet été par une nouvelle plainte pour tentative de viol. Ça fait 31 plaintes désormais. Il est mis en examen dans quatre affaires. De nombreux maires, de nombreux élus appellent à annuler sa tournée d'automne qui doit commencer en octobre. Le maire Damien, encore hier, doit-il renoncer à ces concerts qui arrivent en octobre ?
Je crois que les conditions, elles ne sont pas réunies pour que ces concerts puissent se tenir. Et ce n'est pas venir enfreindre le principe de la présomption d'innocence. Il est mis en cause. Il y a aujourd'hui des mises en examen qui sont en cours. Et donc, il y aura une enquête et des instructions judiciaires. Mais est-ce que les conditions sont réunies ? La réponse est non. La réponse est non pour que ces concerts puissent se tenir. Et c'est d'ailleurs ce que les maires ont dit, maires de Chartres, de Paris, de Montpellier, de Strasbourg, de nombreux élus.
Quelle que soit leur sensibilité politique ou leur nuance pour dire que dans le moment qu'on vit au regard du nombre d'affaires, au regard du nombre de plaintes, au regard des mises en examen qui sont en cours, eh bien oui, je pense qu'il devrait de lui-même renoncer au fait de pouvoir tenir ses concerts.
Aurore Robert, je vais vous rester avec toi. On va parler du budget, de transparence salariale aussi dans les prochaines minutes. C'est juste après l'Info en une minute à 8h46 avec Marie-Marty Rossion.
C'est une première en France dans le domaine aérien. Une hôtesse de l'air de 59 ans a vu son concert du sein reconnu par la justice comme une maladie professionnelle. Aujourd'hui en rémission, cette dernière avait travaillé chez Air France pendant 30 ans, souvent de nuit et dans des avions où il était à l'époque autorisé de fumer. Une décision qui ouvre la voie à d'autres personnels navigants. Un cycliste gravement blessé au coup par un automobiliste hier à Paris suite à un différent sur la route. Il a été hospitalisé, son pronostic vital est engagé, une enquête est ouverte. Sébastien Lecornu en visite à Mayotte.
Aujourd'hui, le Premier ministre souhaite accélérer la reconstruction de l'archipel. Un an et demi après le passage du cyclone Chido, des difficultés persistent depuis en ce qui concerne notamment l'accès à l'eau et aux soins. Et puis une artiste éternellement généreuse, un ange qui a appris aux autres à être soi-même. Les hommages pleuvent depuis hier soir après l'annonce du décès de Dolly Parton. La chanteuse légende américaine de la country est morte à 80 ans autrice de nombreux tubes dont Jolin en 1973.
Et nous sommes toujours
avec Aurore Berger, ministre entre autres de l'égalité entre les hommes et les femmes. La France se met en marche sur la question de la transparence salariale avec la transposition d'une directive européenne à la rentrée. Un dossier que vous gérez avec votre collègue au travail mais qui concerne directement l'égalité femmes-hommes. Ça doit permettre aux salariés de connaître le niveau de rémunération de leurs collègues qui effectue un travail égal et prévoit des sanctions s'il y a des écarts trop importants entre les hommes et les femmes. La France avait jusqu'au 7 juin pour se conformer à cette directive européenne. On n'a beaucoup attendu. Il ne fallait pas fâcher le MEDEF Aurore Berger ?
Alors on a eu des négociations avec l'ensemble des partenaires sociaux et on a été très moteurs pour que cette directive elle existe au niveau européen parce que la France a été en avance puisqu'on a fait l'index vous le savez sur la question des rémunérations et de l'égalité salariale dans notre pays. Ensuite on a été très en retard dans la transposition ministre au mois de septembre le projet de loi sur la transparence salariale. Je sais qu'il y a des oppositions notamment du MEDEF qui s'était exprimé ici sur votre plateau sur le sujet.
Je pense qu'il ne faut jamais avoir peur de la transparence et jamais avoir peur de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes parce que cette égalité elle coûte elle coûte aux femmes tout au long de leur vie à la fois rémunération pénalité sur le fait d'être mère ou d'être en âge de le devenir on voit bien les décrochages salariaux que ça peut entraîner pénalité au moment de la retraite et pénalité pour l'ensemble du pays parce que des femmes moins bien rémunérées et bien évidemment ça a des conséquences aussi collectives donc cette loi elle sera faite et on la présentera au mois de septembre au Conseil des ministres.
Aurore Berger la rentrée pour le gouvernement ça va être le dossier brûlant du budget aussi le Premier ministre Sébastien Lecornu a mis en garde ces derniers jours les parlementaires dans une lettre contre le risque d'une loi spéciale s'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un budget cette procédure exceptionnelle pour le faire passer tout de même c'est une crainte sérieuse que vous avez ?
C'est rappeler un principe c'est qu'une loi spéciale c'est pas un budget une loi spéciale c'est vraiment ce qu'on fait quand il faut absolument trouver une forme de rustine et ça peut durer quelques semaines mais ça peut pas durer neuf mois c'est-à-dire jusqu'à la campagne présidentielle puis les législatifs puis l'installation des parlementaires parce que ça a des conséquences très directes ensuite de risque d'instabilité pour les entreprises pour les collectivités pour les associations moi je vois très directement les conséquences que ça aurait sur des associations qui derrière manqueraient de trésorerie pendant des mois voire pendant presque une année blanche et qui ne tiendraient pas le choc donc je pense qu'il y a un principe de responsabilité et que le budget c'est une forme de crash test un crash test pour l'ensemble des parlementaires majorité comme opposition pour savoir si on est en capacité tout simplement de ne pas être en permanence dans les arrières-pensées présidentielles mais d'être ici et maintenant et ici et maintenant on peut continuer à faire ici et maintenant on peut continuer à agir et ici et maintenant je pense qu'on en a la responsabilité
mais Aurore Berger pour trouver un budget il va falloir trouver un compromis on pense notamment beaucoup aux socialistes évidemment avec lesquels un accord avait été trouvé la dernière fois ce qui leur avait été donné c'est notamment la suspension de la réforme des retraites sur quelle bougie vous pourriez consentir pour réussir à convaincre les socialistes évidemment qu'il y a
une nécessité de compromis c'est tout le travail et le débat parlementaire qui va s'engager et les discussions qu'on commençait à avoir et qu'on a eues dans chacun de nos ministères évidemment mais le sujet il est aussi quel est l'état du pays et quel est l'état du pays c'est qu'on ne peut pas prendre le risque d'augmenter la dette et qu'on ne peut pas augmenter les impôts des français je pense que quand on s'engage
à ne faire ni nouvelles impôts ni hausses d'impôts on se dit que la négociation ne commence pas très bien
oui mais enfin il faut peut-être écouter les français je ne suis pas certaine que les français souhaitent qu'on leur dise et que moi je leur dise ce matin écoutez pour trouver un compromis ce compromis va se faire sur votre dos et il va se faire sur l'augmentation des impôts dans notre pays on ne peut pas augmenter les impôts pas parce qu'on serait idéologique de le faire ou de ne pas le faire mais parce qu'on mettrait en risque un certain nombre français qui aujourd'hui ne comprennent pas accès aux plus riches mais qui payent déjà beaucoup et qui contribuent déjà beaucoup évidemment dans notre pays j'entends ceux qui maintenant traitent les riches je ne sais pas d'ailleurs ce que ça veut dire de nuisibles moi je pense qu'il n'y a pas de personnes nuisibles dans notre pays sauf ceux justement qui veulent en permanence comme ça entailler la cohésion sociale et nationale comme le fait la France Insoumise moi je pense qu'on a besoin de trouver un compromis je pense que c'est possible je pense que c'est souhaitable et je pense que ceux qui refuseront le principe du compromis et qui quelques semaines ou quelques mois après seront candidats à l'élection présidentielle ou en soutien de candidats à l'élection présidentielle devront aussi s'en expliquer aux français parce qu'on ne peut pas vivre comme ça d'aléa en permanence aujourd'hui ça crée de l'angoisse ça crée de l'angoisse pour les chefs d'entreprise ça crée de l'angoisse pour nos artisans pour les français eux-mêmes qui disent mais concrètement on va où et le pays il ne va pas se mettre à l'arrêt il ne va pas vivre sous cloche comme ça pendant huit mois en attendant la campagne présidentielle comme si elle allait tout résoudre elle va devoir être un grand moment d'explication évidemment avec les français mais il y a d'abord encore une fois ici et maintenant
alors ici et maintenant et la présidentielle dans huit mois vous le dites Aurore Berger pour le moment il y a embouteillage dans votre camp on va le dire pas que dans le vôtre mais vous n'y échappez pas Edouard Philippe déclarait Gabriel Attal aussi tous les deux sont candidats tous les deux conviennent qu'à un moment il faudra sans doute un rapprochement dans ce qu'on appelle le bloc central c'est encore possible dans quel calendrier selon vous ça peut être possible
moi j'ai fait partie de ceux qui ont plaidé pendant des mois pour une primaire ouverte du centre jusqu'à droite considérant que s'il n'y avait pas de primaire le risque c'est exactement ce qu'on vit aujourd'hui c'est-à-dire une primaire sauvage où les uns et les autres se répondent par interview interposée par off dans la presse interposée et par sondage et le risque c'est qu'en fait on n'arrive pas à définir un calendrier or quand moi j'entends qu'on peut attendre et avoir le luxe d'attendre jusqu'au mois de février pour se rassembler créer l'unité et créer l'unité derrière un projet qui ne peut pas être vu comme artificiel par les français c'est-à-dire si les français ont le sentiment qu'on se rassemble inextrémistes juste par peur de perdre je ne suis pas certaine que ça finisse bien et quand on a un rassemblement national qui est testé dans les intentions de vote entre 35 et 38% dès le premier tour de l'élection présidentielle je crois qu'en fait
on n'a pas le droit de faire ça aux français je ne suis pas sûre que ce soit exactement l'avis de Gabriel Attal qui est pourtant le chef de vote formation politique il dit qu'il est trop tôt pour désigner un candidat c'était sur LCI il y a deux candidats qui ont une dynamique c'est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pourquoi est-ce qu'il y a une dynamique aujourd'hui pour le rassemblement national et la France insoumise ? parce qu'ils ont un récit parce qu'ils ont une vision pour le reste il n'y a plus de favoris il n'y a plus de favoris entre Gabriel Attal et Édouard Philippe vous êtes d'accord ?
en fait je pense que chacun voit forcément midi à sa porte et donc on risque de vivre avec ça au gré encore une fois des intentions de vote et des sondages ici parce qu'il y en a un qui prendra plus un point l'autre qui perdra peut-être un point et à la fin c'est comme ça qu'on nous demande d'arbitrer et je pense que ce n'est pas possible et oui il y a en effet une dynamique malheureusement aujourd'hui qui s'exprime et en faveur de l'extrême droite et en faveur de l'extrême gauche mais se dire qu'on précipiterait les français dans un choix binaire dans un choix dangereux pour le pays est mortifère entre LFI et l'ERN ce sera notre responsabilité justement
s'il ne faut pas écouter les sondages en termes de projet d'incarnation vous vous sentez plus proche de Gabriel Attal ou d'Edouard Philippe ?
Moi j'ai dit que je me prononcerais le moment venu c'est-à-dire le moment que je choisirais pour me prononcer je le ferais d'abord sur la question du débat d'idées et je pense encore une fois que quand on est au gouvernement il y a encore des choses qu'on peut faire c'est ce qu'on fait avec le Prémi-ministre qui n'a pas attendu et qui a annoncé son ralliement à Edouard Philippe cet été Chacun est libre de se prononcer certains l'ont fait pour des candidats d'ailleurs qui sont de nature différente parce qu'il y a des nuances aussi au sein du gouvernement moi je suis ministre avec Sébastien Lecornu je considère que moi ma responsabilité c'est de faire avancer le pays sur des sujets qu'on a abordés sur les violences faites aux femmes et aux enfants sur le front de la lutte contre l'antisémitisme et le racisme et on a vécu un été qui était malheureusement particulièrement douloureux aussi de ce point de vue-là et qu'on ne va pas attendre 8 mois pour faire il n'y aura pas de processus
de désignation pour votre camp ça va être écoutez
moi j'espère qu'à un moment il y aura un processus de désignation et que ce processus de désignation ce ne sera pas uniquement le poids des sondages parce que le risque encore une fois c'est qu'on ne se mette jamais d'accord sur à quel moment on arrête les compteurs
Laurent Berger Raphaël Glucksmann s'est déclaré candidat dimanche et il a proposé une taxe de 1% sur l'héritage l'héritage seulement enfin une taxe sur les plus gros héritages ça rapporterait 15 milliards d'euros selon lui c'est une bonne idée
écoutez je constate juste qu'il veut gagner la primaire à gauche et donc pour gagner une primaire à gauche il faut forcément promettre plus d'impôts et moi je pense qu'il ne faut pas promettre plus d'impôts
les inégalités en France reposent davantage sur l'héritage que sur le travail
je pense que en fait la première proposition que vous faites en campagne c'est déjà de dire qu'il faut taxer plus les français imposer plus les français on parle d'une toute petite minorité alors en général ça commence par une toute petite minorité et puis étonnamment en général ça progresse c'est plutôt ça qui se passe là c'est un procès d'intention bah écoutez on verra on verra dans quelques semaines on verra dans quelques mois on verra s'il est désigné déjà et s'il est à la fin candidat à l'élection présidentielle moi je considère que si aujourd'hui le projet socialiste et donc le projet de Raphaël Luceman commence par des hausses d'impôts je pense que c'est en décalage par rapport au pays je pense qu'il y a d'autres attentes il y a des attentes sur la république il y a des attentes sur les valeurs il y a des attentes sur l'autorité il y a des attentes sur la lutte contre les violences je pense que ça c'est prioritaire y compris quand il s'agit
de mieux rémunérer le travail
mais mieux rémunérer le travail ça veut pas dire imposer plus les français en général c'est pas par plus d'impôts que vous rémunérez mieux le travail aujourd'hui beaucoup de chefs d'entreprise qui n'arrivent pas à augmenter sont les premiers qui nous disent que la difficulté à augmenter c'est qu'on n'arrive pas à rapprocher le brut du net c'est peut-être là-dessus qu'il faut travailler pour en effet garantir aux français qui vivent de leur travail qui vivent décemment de leur travail ce qui passe aussi par ce qu'on se disait sur la question de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes d'ailleurs
Merci Aurore Berger Merci à vous Ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes d'avoir été l'invité du 8.30 France Info ce matin et l'info continue sur France Info Restez avec nous
Aurore Bergé