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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 29 septembre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Geoffroy Didier (LR): «Je sais d'où vient l'ex-FN mais n'accuse pas sans preuves», après les propos antisémites prêtés à Jordan Bardella

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse partielle

    Bonjour Geoffroy Didier. Bienvenue et merci d'être avec nous sur RFI.

  • 0:10OuverteRéponse directe

    On va parler de la crise sociale, des retraites, du budget. Mais d'abord, un mot sur l'actualité politique, ces propos antisémites attribués à Jordan Bardella. Geoffroy Didier, quelle a été votre réaction ?

  • 0:41RelanceRéponse directe

    Mais ça veut dire que si ces propos sont avérés, Jordan Bardella, selon vous, il doit encore assumer ses fonctions politiques ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Mais ça vous conforte justement dans le fait de ne pas avoir rejoint l'alliance d'Éric Ciotti peut-être

  • 2:05OuverteRéponse directe

    L'autre information de la journée, c'est cette journée de mobilisation, c'est l'exaspération des Français qui s'expriment dans les rues. Pourquoi les Français devraient accepter aujourd'hui de faire encore plus d'efforts ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Mais quelles dépenses, justement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « Ma réaction, c'est celle d'un avocat qui veut voir des pièces à conviction, qui veut voir des preuves avant d'émettre un jugement. »
  • 0:25Invité politiqueFait
    « Je ne suis pas d'accord avec les idées politiques de Jordan Bardella, mais je n'accuse pas sans preuve. »
  • 0:47Invité politiqueFait
    « Si ces propos étaient avérés et que les accusations étaient démontrées, vous imaginez bien qu'il s'agirait d'un tremblement de terre politique. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « Je crois à la présomption d'innocence. Je ne fais pas de procès d'intention à qui que ce soit. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Mais je n'oublie pas aussi qu'au Conseil Régional d'Île-de-France, dont je suis membre, certains conseillers régionaux RN avaient quitté la salle lorsque nous avions fait un hommage à Simone Veil. »
  • 2:30Invité politiqueChiffre
    « La France compte près de 6 millions de fonctionnaires. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « Je suis totalement favorable à ce qu'on baisse les dépenses publiques là où c'est nécessaire. »
  • 3:03Invité politiqueChiffre
    « Il y a des organismes, il y a je crois 430 organismes dont on peut franchement se poser la question de l'utilité. »
  • 3:20Invité politiquePromesse
    « Ça ne pourra se faire qu'après l'élection présidentielle de 2027. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « Au Conseil régional de Ville de France, nous avons supprimé ou fusionné 15 organismes sans que les franciliens ne s'en rendent compte. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « Je pense que nous sommes à l'heure des choix, c'est-à-dire l'heure des vrais choix politiques que la campagne présidentielle autorise. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas le moment de négocier, de renoncer à ces convictions. »
  • 7:02Invité politiqueFait
    « J'estime que la proposition de Bruno Retailleau est équilibrée, c'est-à-dire qu'on ne part pas avant 63 ans. »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas 67, c'est 65. »

Temps de parole

  • Geoffroy Didier77 %
  • Présentateur18 %
  • ?5 %

≈ 35,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Geoffroy Didier.

0:01
Geoffroy Didier

Bonjour.

0:01
Présentateur

Bienvenue et merci d'être avec nous sur RFI. Alors on va évidemment parler de la crise sociale, des retraites, du budget. Mais d'abord, un mot sur l'actualité politique, ces propos antisémites attribués à Jordan Bardella. Geoffroy Didier, quelle a été votre réaction ?

0:16
Geoffroy Didier

Ma réaction, c'est celle d'un avocat

0:18
Locuteur

qui

0:19
Geoffroy Didier

veut voir des pièces à conviction, qui veut voir des preuves avant d'émettre un jugement. Je ne suis pas d'accord avec les idées politiques de Jordan Bardella,

0:29
Locuteur

mais

0:30
Geoffroy Didier

je n'accuse pas sans preuve, donc je ne participerai pas au concert des accusations et des condamnations sans avoir davantage d'éléments tangibles, si ce n'est un article de presse.

0:41
Présentateur

Mais ça veut dire que si ces propos sont avérés, Jordan Bardella, selon vous, il doit encore assumer ses fonctions politiques ?

0:47
Locuteur

Si

0:47
Geoffroy Didier

ces propos étaient avérés et que les accusations étaient démontrées, vous imaginez bien qu'il s'agirait d'un tremblement de terre politique,

0:55
Locuteur

mais

0:56
Geoffroy Didier

nous n'en sommes pas là.

0:57
Locuteur

Moi,

0:58
Geoffroy Didier

je pars du principe qu'il y a le contradictoire,

1:01
Locuteur

c

1:01
Geoffroy Didier

'est-à-dire la possibilité d'accuser, mais aussi la possibilité de se défendre. Je crois à la présomption d'innocence. Je ne fais pas de procès d'intention à qui que ce soit, malgré les profonds désaccords politiques que je peux avoir avec le Rassemblement National. Mais je n'oublie pas aussi qu'au Conseil Régional d'Île-de-France, dont je suis membre, certains conseillers régionaux RN avaient quitté la salle lorsque nous avions fait un hommage à Simone Veil. Donc je sais très bien d'où l'ex-Front National vient, mais je n'accuse personne à Dominem tant que je n'ai pas vu des preuves tangibles qui permettent de corroborer les accusations de

1:38
Présentateur

presse. Mais ça vous conforte justement dans le fait de ne pas avoir rejoint l'alliance d'Éric Ciotti peut-être

1:42
Locuteur

? Ah

1:44
Geoffroy Didier

mais je n'ai pas eu à attendre des accusations de Mediapart pour être convaincu que la droite républicaine peut être offensive sans être excluante, qu'il faut préférer la préférence au mérite plutôt que la préférence nationale et qu'il n

2:00
Locuteur

'est

2:00
Geoffroy Didier

jamais nécessaire d'être extrémiste pour résoudre les problèmes des Français.

2:04
Présentateur

Et on l'entend bien. L'autre information de la journée, on l'a entendu, c'est cette journée de mobilisation, c'est évidemment l'exaspération des Français qui s'expriment dans les rues, chez les fonctionnaires, les pompiers, les lycéens. Pourquoi les Français devraient accepter aujourd'hui de faire encore plus d'efforts

2:18
Locuteur

? Vous

2:19
Geoffroy Didier

savez, si Emmanuel Macron n'avait pas si mal agi depuis 10 ans, la France disposerait de marges de manœuvre

2:26
Locuteur

et

2:26
Geoffroy Didier

pourrait effectivement mieux payer les fonctionnaires qui souvent le méritent. La France compte près de 6 millions de fonctionnaires, c'est-à-dire que ce sont des dizaines de millions de familles qui comptent un fonctionnaire parmi elles. Et moi, ce que je veux faire, c'est rendre hommage à la fonction publique

2:43
Locuteur

qui

2:44
Geoffroy Didier

est bien loin de la bureaucratie qu'on décrit parfois et qui remplit ses missions avec un vrai sens du service public.

2:53
Locuteur

Je

2:53
Geoffroy Didier

suis totalement favorable à ce qu'on baisse les dépenses publiques là où c'est nécessaire, à ce que les gaspillages soient combattus avec vigueur.

3:00
Locuteur

Mais quelles dépenses, justement ?

3:03
Geoffroy Didier

Il y a des organismes, il y a je crois 430 organismes dont on peut franchement se poser la question de l'utilité.

3:16
Locuteur

Vous

3:16
Geoffroy Didier

savez

3:16
Locuteur

? Mais à quelle échéance, justement,

3:18
Présentateur

concrètement ?

3:20
Geoffroy Didier

Ça ne pourra se faire qu'après l'élection présidentielle de 2027 puisque c'est l'élection la plus structurante ou celle où on fait des vrais choix démocratiques assumés. Mais au Conseil régional de Ville de France,

3:30
Locuteur

nous

3:30
Geoffroy Didier

avons supprimé ou fusionné 15 organismes sans que les franciliens ne s'en rendent compte, c'est-à-dire sans que les franciliens se disent « Tiens, les services publics de la région se sont amoindris ». Je crois qu'il y a du gras

3:45
Locuteur

et

3:46
Geoffroy Didier

que nous devons, par respect pour les franciliens et par respect pour les contribuables qui subissent quand même le taux de prélèvement obligatoire le plus important des pays de l'OCDE, d'agir pour que l'État soit plus fort. Et la seule manière de le rendre plus fort,

3:59
Locuteur

c

3:59
Geoffroy Didier

'est de le rendre plus nerveux, c'est-à-dire de lui enlever tout le gras ou tout le calcaire qu'il y a dans les tubes de l'État et qui mériteraient effectivement d'être nettoyé. Et

4:10
Locuteur

ça crie justement…

4:11
Geoffroy Didier

Ceci ne veut pas dire que les fonctionnaires, qui dans leur immense majorité accomplissent leur travail avec un vrai sens de la mission du service public, ne soient pas mieux rémunérés et ne soient pas mieux valorisés. Je crois que c

4:23
Locuteur

'est

4:23
Geoffroy Didier

justement cela que nous devons trouver comme équilibre, c'est-à-dire

4:27
Locuteur

en

4:29
Geoffroy Didier

terminer avec la bureaucratie inutile

4:30
Locuteur

pour

4:31
Geoffroy Didier

valoriser les fonctionnaires qui le méritent.

4:33
Présentateur

Et justement, on parle de ce projet de loi de finances qui va être dévoilé à l'Assemblée. Chez les Républicains, est-ce que vous, vous êtes prêt à voter un budget qui comporte des mesures que vous désapprouvez ?

4:45
Locuteur

Je

4:45
Geoffroy Didier

n'y suis pas favorable. Je pense que nous sommes à l'heure des choix, c'est-à-dire l'heure des vrais choix politiques que la campagne présidentielle autorise et que ce n'est pas le moment de négocier, de renoncer à ces convictions. C'est plutôt le moment de les affirmer et de dire que nous ne cautionnons pas un budget qui irait dans le sens de davantage de déficit public sans véritablement mieux servir les Français.

5:15
Présentateur

Ça veut dire aussi peut-être le faire avec des députés Rassemblements nationals s'il y

5:20
Locuteur

a

5:20
Présentateur

une mesure que vous voulez faire adopter et que seuls les députés Rassemblements nationals acceptent de voter

5:25
Locuteur

?

5:26
Geoffroy Didier

Non, mais si les Rassemblements nationals disent que le ciel est bleu aujourd'hui et que le ciel est effectivement bleu, je n'aurais pas de mal à dire que la météo est clémente. mais je ne me positionne pas dans mes convictions par rapport à une autre formation politique. Je me positionne par rapport à mes propres convictions. Ce que je veux en revanche,

5:42
Locuteur

c

5:42
Geoffroy Didier

'est que nous soyons fidèles à ces convictions et que nous ne les renoncions pas,

5:46
Locuteur

que

5:47
Geoffroy Didier

nous ne les négocions pas pour un plat de lentilles ou pour avoir la paix sociale pendant quelques semaines ou quelques mois de plus. Je crois que vraiment, les Français attendent de nous tous, responsables politiques, des conditions sincères, de la constance

6:04
Locuteur

et

6:05
Geoffroy Didier

de leur permettre de faire de véritables choix. Le problème avec Emmanuel Macron,

6:10
Locuteur

c

6:10
Geoffroy Didier

'est qu

6:10
Locuteur

'à

6:11
Geoffroy Didier

force de dire que la droite et la gauche n'existaient pas ou qu'il était un peu de droite et un peu de gauche, les Français se sont rendus compte que finalement, ils n'avaient pas eu le choix

6:18
Locuteur

et

6:19
Geoffroy Didier

qu'on leur a expliqué que tout ça, c'était la même chose. Moi, je crois que la gauche

6:23
Locuteur

et

6:23
Geoffroy Didier

la droite, ce sont des valeurs,

6:25
Locuteur

des

6:26
Geoffroy Didier

convictions différentes. Je respecte celle de gauche, j'affirme celle de droite et je crois que les Français doivent avoir le choix et que l'élection présidentielle doit justement leur permettre d'effectuer ce choix et qu'ensuite,

6:38
Locuteur

les

6:39
Geoffroy Didier

options de ce choix puissent être effectivement mises en œuvre.

6:42
Présentateur

Et un autre point justement de cette élection présidentielle, on parlait beaucoup du sujet des retraites. Édouard Philippe, ce midi, a reculé sur l'âge de départ en retraite, 65 ans. Il était présenté quand même par ses adversaires comme l'homme de la retraite à 67 ans. Qu'est-ce qui diffère entre Horizon et Les Républicains sur ce point, en quelques mots ? Ce qui,

6:59
Geoffroy Didier

oui, ce qui, je ne sais pas si c'est ce qui diffère, mais en tout cas, j'estime que la proposition de Bruno Retailleau est équilibrée, c'est-à-dire qu'on ne part pas avant 63 ans, sauf évidemment

7:10
Locuteur

qu'on

7:11
Geoffroy Didier

est en situation de handicap ou qu'on a effectué des travaux pénibles.

7:15
Locuteur

Donc

7:16
Geoffroy Didier

on peut partir des 63 ans avec une décote et 65 ans reste l'âge légal. Ce n'est pas 67, c'est 65. J'estime que ce que propose Bruno Retailleau est équilibré avec une perspective d'avenir. C'est que désormais, l'âge légal soit indexé sur l'espérance de vie. C

7:35
Locuteur

'est

7:35
Geoffroy Didier

assez simple et à mon avis tout à fait compréhensible par un grand nombre de nos concitoyens.

7:40
Présentateur

Et on y reviendra. Merci beaucoup Geoffroy Didier d'avoir répondu aux questions de RFI. Bonne journée.

7:45
Locuteur

A

7:46
Présentateur

très bientôt.

7:47
Geoffroy Didier

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