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interviewSénat· 1 février 2024 131 min

Crise agricole : audition de la FNSEA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de prendre place puis qu'on a quand même un petit peu de retard mais bon la faute nous en incombe sur ce retard puisqu'on a été particulièrement bavard mais AB bonéciant donc je remercie très sincèrement le président Arnaud Rousseau président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitation agricole la FNSEA qui est le syndicat majoritaire au sein de la profession agricole d'avoir accepté d'échanger avec nos commissaires dans une période pour le moins extrêmement compliquée et alors même que votre syndicat est avec d'autres en première ligne pour faire entendre les multiples revendications de la prof agricole la crise à laquelle nous assistons depuis près de de semaines maintenant peut d'ors et déjà être qualifiée d'historique il est vrai que l'agriculteur et on l'entend on le lit n'est pas du genre à aller manifester tous les qu matin l'ampleur de la mobilisation à laquelle nous assistons témoigne donc bien d'un mal-être qui vient de très loin que la chambre des territoires a senti croître au fil de ses nombreux travaux que ce soit à travers le déclin de la compétitivité de la ferme France ou bien par le prisme encore trop tabou du suicide en agriculture que nos rapporteurs Françoise ferra et Henry Cabanel avaient très justement qualifi de drames silencieux les mots de notre agriculture sont très nombreux manque de reconnaissance voire agribaching voire même action violente contre les agriculteurs comme nous l'avons vu récemment à Sainte Soline problématique du revenu qui ne concerne certes pas tous les agriculteurs mais une part non négligeable la question des retraites agricoles trop faiblebl alors même qu'une loi votée à l'unanimité censé permettre un calcul sur les 25 meilleures années n'est appelé à entrer en vigueur qu'en 2026 fléo des normes et des surtranspositions franco-française qui m notre compétitivité et place nos agriculteurs en situation de concurrence déloyale avec nos partenaires les plus proches accord de libre échange qui trop souvent ne rechigne pas à sacrifier l'agriculture européenne encore considérée comme secteur non stratégique enfin ambigué française intenable sur le Green Deal européen et sa déclinaison agricole assurance d'une mort lente de notre modèle agricole et de ce qu'il reste de notre souveraineté alimentaire terre face à cette sédimentation et c'est un mot que vous employez très souvent monsieur le Président de problématique il est peu de dire que le gouvernement a fort à faire le premier ministre a tenté vendredi dernier de séduire les agriculteurs promettant de mettre l'agriculture au-dessus de tout très franchement nous n'aurions pas pu mieux dire en tout cas sur le diagnostic qui a été dressé en revanche nous aurions certainement pu mieux faire et la déception et il faut bien le dire à la hauteur de la force de de ces mots mots m TS quelques mesures de bon sens certes sur le GNR ou encore sur les E mais où est la vision 10 mesures technico-administratives et puis s'en va ou du moins essai puisque les agriculteurs n'ont pas été dupes et que la mobilisation se poursuit plus que jamais et pas plus tard qu'hier lors de sa déclaration de politique générale le Premier ministre a annoncé vouloir une exception agricole française encore une fois on ne peut que saluer l'ambition tout en restant dubitatif sur les traductions concrètes qu'emporteront toutes ces déclarations d'amour à notre agriculture au sein de notre commission nous l'avons déjà dit et je rends hommage au travail de la précédente présidente Sophie prima puisque bon nombre de ces travaux que j'ai cité ont été faits sous sa présidence si le Gouvernement entend travailler sérieusement au redressement de la ferme France une proposition de loi transpartisan votter ici au Sénat est toujours sur la table puisqu'elle n'a pas été inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale elle ne règle peut-être pas tous les problèmes mais je pense qu'il s'agit là d'une base de travail solide fruit d'une concertation avec le monde agricole je m'arrête là bien évidemment pour vous céder la parole monsieur le Président pour que vous nous indiquiez comment vous accueillez les quelques annonces quelques annonces du gouvernement et quelle suite vous entendez donner à votre mobilisation qui chacun le sait aura bien une fin mais sur laquelle aujourd'hui vous êtes particulièrement déterminé je vous laisse la parole je précise que l'audition est captée et diffusée en direct sur le site internet du Sénat et la vidéo sera ensuite disponible en vidéo à la demande et je demande bien sûr à nos collègues qui ne vont pas manquer de vous poser de nombreuses questions d'être très concis et d'éviter les questions redondantes merci monsieur le Président je vous laisse la parole très volontiers merci beaucoup madame la Présidente et bon bonjour à tous merci de l'accueil qui m'est réservé ici dans votre commission à votre invitation pour parler à la fois de l'agriculture j'avais déjà eu la chance d'être invité devant vous il y a maintenant quelques mois avec un diagnostic qui me semble-t-il n'est pas très loin de de ce qui se passe aujourd'hui et puis donc évidemment l'idée de de vous décrire ce qui se passe je voudrais peut-être commencer par parler de la vision parce que je pense que c'est ça qui est le plus intéressant la vision elle est assez simple on est dans dans dans le pays qui est est reconnu comme étant celui qui a une des agricultures les plus durables au monde ça veut pas dire que par ailleurs on n' pas des progrès qui doivent continuer à être réalisés mais enfin faisons le constat que quand on regarde ce qui se passe ailleurs dans tous les autres pays de la planète on est finalement avec capacité de production dans des conditions économiques environnementales et sociales qui sont reconnu comme étant les plus élevés de la planète premier élément ensuite on a clairement un monde dans lequel on est dans un milieu ouvert donc on a des échanges on a qui sont par ailleurs nécessaires mais j'aurais peut-être l'occasion d'y revenir si certains d'entre vous ont des questions et des questionnements forts d'un secteur agricole qui est aujourd'hui un secteur d'ajustement je crois qu'il faut être capable de de le dire avec aujourd'hui moins de 400000 exploitations agricoles professionnelles c'est 100000 de moins qu' a en 2010 et sur ces 400000 exploitations 100000 font moins de 25000 € de production BR standard dit autrement ell ne permettent pas aux agriculteurs qui qui sont inscrits dans cette catégorie de pouvoir en vivre ce sont ça peut-être des doubles actif ça peut-être des gens qui font autre chose on sait que sociologiquement on aura près de la moitié de la population agricole à renouveler en tous les cas la moitié d'entre elles partira en retraite dans les 10 à 12 ans et c'est en tous les cas 166000 exploitants dans les 5 à 7 ans c'est ce sont les chiffres officiels voilà un peu le le décor le tout dans un contexte où évidemment les sujets de compétitivité de défis climatiqu de sujets de décarbonation sont autant de challenge à relever qui pour l'agriculteur euh évidemment sont des soucis quotidiens un agriculteur on a l'habitude de le dire à la FNSEA c'est d'abord un entrepreneur quelle que soit la taille de son exploitation quel que soit son son territoire quel que soit son type de production et donc par définition il a besoin à la fin de l'année que son entreprise comme toutes les entreprises que ce soit un commerçant ou un artisan dégage du revenu pour permettre de continuer à rembourser les investissements à pouvoir préparer les projets à pouvoir manœuvrer évidemment à vivre et le constat aujourd'hui c'est qu'on a des écarts de plus de plus en plus importants en agriculture enfin le cadre donc la mission reste la même produire pour nourrir c'est c'est ça je crois qui est ATT entendu on peut avoir des contributions annexes celle de produire de l'énergie renouvelable demain on sait qu'on aura dans le cadre de la planification écologique des sujets de bouclage de biomasse sur lequel l'agriculture est attendue et pour lequel aujourd'hui on a un certain nombre de réponses qui ne sont pas qui ne sont pas là c'est pas de la mauvaise volonté c'est que on sait pas boucler la totalité des chaînes c'est en toutous les cas ce qu'on travaille avec le secrétariat général à la planification écologique et puis au dehors de donc de de cet apport de volet énergétique donc je par je pense à la biomasse ce qu'on peut faire avec le photovoltaïque sur les toits notamment nos élevages mais demain l'agrivoltaïsme puisque il y a un projet qui est sur la table la méthanisation peut-être d'autres solutions demain on a on aura en tous les cas un élément de réponse au mix énergétique puis enfin ce qu'on appelle le volet des aminités positives comment demain on pourra être rémunéré pour notre contribution à la décarbonation il existe d'ors et déjà des propositions elles sont à ce stade pas très développé mais enfin ça existe et aujourd'hui un agriculteur qui est capable de prouver que son sol va stocker plus de carbone peut en avoir un produit et on peut imaginer demain que d'autres paiements pour services environnementaux soi aussi un complément de revenu donc produire pour nourrir évidemment pour le faire j'ai dit qu'il fallait du revenu et puis il faut aussi des conditions de production et je voudrais en dire un mot ça m'amènera à ce qu le cadre d'abord dans un cadre européen puisque vous le savez l'essentiel des politiques publiques conduites sur le sujet agricole sont des politiques européennes alors en premier le déquel la politique agricole commune mais mais ça n'est pas la seule politique qui vient euh sur le champ agricole avec des sujets évidemment de de de de contexte européen de plus en plus de de surtransposition et en tous les cas de subsidiarité qui conduisent bien souvent à de la surtransposition pas de manière systématique un volet national et puis euh ensuite des conditions d'échange donc là je ve faire évidemment mention euh des accords internationaux alors là aussi je voudrais être clair la France agricole ne peut pas se passer de continuer à échanger qui imagine demain la viitulture concentrée sur le marché national c'est sa fin programmée et immédiate qui imagine que sur le champ des céréales à un moment où on est dans une bataille géopolitique avec notamment la Russie et l'Ukraine sur le continent africain on puisse passer euh de la production et puis je pourrais vous parler des produits laitiers transformés et d'un certain nombre de d'autres produits par ailleurs comme toujours on peut avoir des intérêts offensifs et défensifs et c'est vrai que sur les intérêts qu'on souhaite protéger on a notamment la question de l'élevage je faudrais en dire un mot parce que c'est évidemment central notamment dans les sujets de planification écologique tout le monde nous dit que la prairie est quelque chose d'essentiel puisque sur le plan de la biodiversité sur le plan du carbone c'est un levier important mais que par ailleurs on constate tous les jours que conserver notamment des bovins que ce soit en en lait ou en viande c'est compliqué pour les éleveurs et je le dis il y a quand même un moment où on pourra pas avoir des prairies d'un côté et rien à mettre dessus ça n' pas la prairie a une fonctionnalité c'est de nourrir un troupeau voilà et donc du coup il y a tout un tas de de sujets qui qui qui se pose sur cette question là au moment où où ça décapitalise beaucoup voilà donc ces conditions d'échange qui prévoi qu'on puisse importer notamment de la viande bovine mais je vous pourrais vous parler des ovins dans des conditions de réciprocité qui questionnent le monde agricole interroge je le dis c'est pour ça que j'essaie de rester équilibré devant vous en disant on peut avoir des intérêts offensifs et il y en a dans d'autres secteurs mais ce qu'on constate c'est que souvent dans les accords commerciaux la question agricole vis-à-vis des pays avec lequels on on veut passer des accords la question de l'agriculture est souvent une monnaie d'échange l'Europe est plutôt exportatrice de biens et services de produits manufacturés et et les produits qui veulent signer avec nous les pays qui veulent signer avec nous des accords ont plutôt de de de des produits agricoles ou ou tous les cas du secteur primaire amené donc il faut qu'on on le regarde et c'est là où on dit que on a un sujet de de de règles et de normes alors je lis beaucoup de choses en ce moment y compris beaucoup d'excès nous n'avons jamais dit que il fallait pas de norme la norme elle est même capable parfois de N nous protéger donc j'évite les excès mais je dis que malgré tout il y a un certain nombre de choses qui ne sont pas comprises et qui se traduisent par de la surtransposition ou des choses qui qui n'ont pas je vous prends un exemple parce que après tout il faut quand même être un peu concret aujourd'hui et c'est des remonté parce qu'en ce moment tout tout remonte là mais voilà en production ovine quand vous avez deux moutons qui sont dans la même stabulation donc il peuvent se toucher ça pose pas de problème mais si si vous une fois par vous tondez votre mouton la laine qui en ce moment est un marché très déprimé qui trouve peu de débouché que vous voulez la garder la broyer et la mettre au sol pour faire une litière bien c'est interdit parce que la laine c'est un déchet aujourd'hui au sens de la réglementation voilà bon C exemple est un parmi d'autres mais voilà l'agriculteur voyez c'est des choses qu'il a du mal à comprendre pour des raisons sanitaires essentiellement concernant la liine bon je pourrais multiplier les exemples je voulais vous dire pourquoi à un moment on ça questionne alors je le dis tout ça est une question vous avez bien fait madame la président de préciser de sédimentation c'està-dire que ce qui se passe en ce moment est le cumul de règles de norme qu'au début vous acceptez de de de voilà ça ça Râ un peu mais bon et puis un moment quand quand vous êtes arrivés dans le trop plein et bien ça déborde et et c'est le moment dans lequel on est et et je le dis pour l'ensemble de mes collègues agriculteurs qui sont en ce moment sur un certain nombre de de points en France l'attente est énorme l'attente est énorme et peut-être même au-delà de ce que on imagine avec évidemment des sujets très nationaux donc ça voilà mais beaucoup de sujets européens et et je le je l'ai dit depuis quelques jours en responsabilité sujet européens ce ne sont pas des sujets qui se règlent en 3 jours euh sur voilà donc je je j'essaie d'appeler au calme et à la raison on aura aussi je veux le dire devant cette assemblée parce que c'est votre rôle un certain nombre de sujets d'ordre législatif à pouvoir faire évoluer et notamment dans le cadre de la ploa la fameuse projet de loi et d'orientation agricole dont on rabat les oreilles des agriculteurs depuis an de long mois oui donc vous nous avvez promis le passage devant euh les assemblées avant enfin au début 2023 puis après l'été puis à la fin de l'année puis au début de l'année puis là le Premier ministre nous a indiqué qu'il souhaitait prendre quelques semaines supplémentaires pour pouvoir compléter le texte ce qui est plutôt une une bonne nouvelle alors nous on voudrait vous dire ce qu'on veut y voir bon évidemment ce qu'il y a aujourd'hui avec les éléments d'installation et de transmission qui est important comment on transmet les entreprises et aujourd'hui l'entreprise agricole ne se transmet pas dans les mêmes conditions qu'une industrie qu'une entreprise industrielle et commerciale euh donc ça c'est important comment on fait pour à la fois attirer des jeunes les aider à se lancer dans le métier et faire en sorte que ceux qui quittent le métier puissent le faire dans des conditions dans lesquelles ils ont intérêt à le faire et pas de dire je reste agriculteur jusqu'à 70 75 ans avec tous les sujets de pénnibilité donc il faut pouvoir accompagner ça on aura tout un volet autour de la compétitivité alors je je le dis parce que je sais que cette maison a travaillé il y a quelques mois dans une proposition de loi transpartisane à des sujets de compétitivité alors est-ce que c'est cela est-ce qu'on en ajoute d'autres voilà je je je je laisse les parlementaires faire leur travail mais dans tous les cas on a ces sujets très clairement parce que dans le moment dans lequel on est on a aussi un sujet de compétitivité faut accepter de le dire voilà et puis enfin ce qui est essentiel pour nous c'est d'y voir des sujets autour de la souveraineté alimentaire au premier rang desquels la reconnaissance que l'agriculture est d'intérêt général majeur voilà donc après je ne suis pas juriste des gens sont bien plus compétents que moi pour pour traiter de ces sujets mais l'esprit en tous les cas c'est ça et faire en sorte que quand on prend des décisions on puisse au moins euh regarder ce qui est l'impact donc nous on est très demandeur d'études d'impact je le dis parce que notamment on pourra peut-être parler du Green Deal on a eu un certain nombre de de sujet sur le Green Deal et et et les études d'impact qui aujourd'hui montrent que finalement le Green Deal est un échec il est un échec pour les associations environnementales hein il est un échec pour pour la production et quand vous voyez qu'au terme des 5 ans de ce mandat à peu près toute l'Europe agricole et dehors je suis pas persuadé que voilà alors c'est pas que le Green Deal il y a aussi des appareil et sujet de fonctionnement on a eu un commissaire européen à l'Agriculture qui de mon point de vue n'était pas à la hauteur de de la tâche qui était la sienne qui n'a pas permis de mettre cette dynamique et d'essayer de trouver ce qui mon point de vue et son rôle espèce de ligne de crête qui permet aussi de de trouver des consensus en Europe voilà donc ce sujet bah il est posé sur la table nous serons en élection au mois de juin et et et et les Européens se se définiront je veux dire aussi que dans le moment dans lequel on est à la FNSEA on a veillé à rester dans le cadre professionnel je le dis parce que les récupérations politique ne sont pas notre créneau à la fnsoa on a des gens qui viennent de la gauche du centre de la droite et et maintenant un peu plus de l'extrême droite voilà mais je j'ai pas de problème avec ça et et fnso ne prend pas de position politique je je le dis euh et on a veillé à ce que il y ait pas de de récupération à aucun moment en tous les cas moi j'ai été très clair sur ce sujet mais j'observe que il y avait la volonté de de faire ça et je dis aussi que dans les statuts de la fnsoir si on s'engage dans un mandat politique en tous les cas national ou régional on peut pas garder ses responsabilités voilà donc dans le moment dans lequel on est euh on a eu d'abord une première phase qui a consisté à être invité comme l'ensemble des partenaires sociaux à rencontré le Premier ministre que nous avons fait lundi il y a une semaine euh voilà donc avec un échange qui consistait à à poser le diagnostic moi je j'étais très intéressé de savoir si nous partagions le le diagnostic c'est important de savoir si avant de démarrer à travailler ensemble on est déjà au clair sur ce que sont les éléments de force et de faiblesse parce que je voudrais quand même rappeler dans le moment dans lequel on est que l'agriculture a des éléments de force et que s'il y a des menaces il y a aussi des opportunités ESS de regarder aussi comment demain on peut continuer à à avancer donc on a posé le diagnosticque avec le Premier ministre et puis on en est resté là bon je reviens pas sur ce qui s'est passé vendredi le Premier ministre qui est descendu en Occitanie qui a fait une belle opération de communication qui s'est finalement traduit par une forme de suragacement et puis qui nous a conduit dans dans la la la la situation la situation dans laquelle on on est euh je dis auss aussi que beaucoup de gens en ce moment critiquent la fnsoa je pense que le gouvernement est bien content de nous trouver en ce moment pour savoir avec qui négocier je dis aussi très clairement parce que il y a d'abord pas que la FNSA d'autres syndicats enfin chacun sera libre de porter ses revendications j'ai compris que le premier ministre recevrait les autres syndicats en tous les cas pour ce qui nous concerne après avoir fait des remontées du terrain on a aujourd'hui un certain nombre de propositions qui ont été adressées au Premier ministre et sur lequel on travaille donc on a eu des séances de travail voilà donc le premier ministre souhaite aller le plus vite possible nous ce qui nous intéresse c'est qu'on puisse prendre point par point alors évidemment en étant là aussi rigoureux entre ce qui est franco français sur lequel il a la main ce qui est franco-français sur lequel on a besoin du législateur donc je sépare bien ce qui relève du décret de ce qui relève de de la loi et puis ensuite on a des sujets européens voilà qui ne se règleront pas en quelques jours même si le président de la République lui-même est à Bruxelles aujourd'hui et et demain et puis enfin on aura un rendez-vous électoral européen dans lequel j'imagine que d'ici cette échéance chacun portera les visions et et les agriculteurs se se définiront voilà peut-être ce que je voulais vous dire en propos introductif et je réponds bien évidment à vos questions merci beaucoup monsieur le le président de ses premiers propos donc vous imaginez bien que les questions sont extrêmement nombreuses donc je je vais encore vous rappeler soyez concis précis évitez de trop poser le débat aller directement à la question à l'essentiel et bien sûr si la question a déjà été posée abstenez-vous de la poser ou trouvez trouvezen vite une autre alors on va prendre les questions de Franck Menonville de Frédéric Buval et de Henry Cabanel oui merci madame la Présidente Monsieur le Président de tout d'abord vous dire que sur le le terrain il faut vraiment souligner à la fois la force de la mobilisation mais aussi l'esprit de responsabilité des des agriculteurs les les manifestations et les mobilisations se font dans dans le calme avec une force de de conviction mais avec une un vrai esprit de de voilà de de de de citoyenneté de responsabilité je crois que vous en êtes d'ailleurs aussi l'artisan moi je voudrais peut-être vous dire vous vous avez évoqué donc ce que vous souhaitez voir être positionné dans la dans la loi d'orientation agricole on voit bien que la la difficulté de de cette crise c'est qu'elle vient de loin vous parliez de de ces dientation elle touche à des facettes européennes elle touche à des à une érosion de la compétitivité de l'agriculture française liée à à une super position de de politique publique qu'on peut vraiment aller aussi mettre sur les 20 années passées lois sur l'eau Grenelle de l'environnement et autres où on a demandé finalement à l'agriculture très souvent de de répondre à des attentes environnementales et sociétales et on sait pas en même temps on n pas armé puisque le président de la République aime bien ce terme réarmer n'est-ce pas la compétitivité de l'agriculture et donc ma question elle est simple qu'est-ce que vous souhaitez pour voir lever cette cette crise et ces barrages en en action et en proposition immédiate pour répondre il faut le dire davantage à du à du conjoncturel et qu'est-ce que vous souhaitez voir engagé par le gouvernement et par l'Europe sur des des mesures plus structurelles pour restaurer la compétitivité et la place de notre agriculture merci Franck Frédéric bival merci madame la présidente monsieur le Président je vous ai écouté attentivement et je souhaite vous assurer qu'à martinque certainement plus qu'ailleurs l'autonomie ou la souveraineté alimentaire est un vrai projet de société pour favoriser la production locale et permettre à la population de se nourrir convenablement en quantité et en qualité en 2020 il y avait 2680 exploitations agricole à la Martinique soit une baisse de 19 % par rapport à 2010 les exploitants agricoles ne demandent qu'à être plus accompagné pour produire plus et aussi répondre à une demande local envahi par des produits d'importation de dégagements qui sont devenus de et qui sont souvent de mauvaise qualité aussi tris trois pistes de réflexion sur les problématiques de l'ricultureemè que je souhaite soumettre à votre réflection monsieur le Président la première concerne les spécificités du foncier de l'accès à la terre entre les conflits d'usages les contraintes environnementales climatiques ou juridiques du fait de la division nos exploitations sont plus petites plus enclavées et donc souffre d'un sous-financement chronique pénalisant la rentabilité économique du secteur et donc à terme la la création et la transmission des exploitations la seconde piste de réflexion se porte sur les leviers de production et de commercialisation adapté aux autres mèes pour cela je prends un exemple simple comment aider les mèes de Martinique qui sont de bonne volonté mais qui ne parviennent pas en dépis de la loi et Galim à proposer dans leur cantine des goyaves ou autres fruits locales plutôt que des pommes même si les pommes sont très bonnes tout que les pommes en effet les productions locales parâtissent des coups d'entrant de production bien plus élevé que de l'Hexagone oh là là oui oui des des coups d'entr de production bien plus élevés que de l'exagone en raison deéloinement géographique ces cous affectent l'ensemble de la filière et limite les débouchés commerciaux alors dans le prolongement desction sur le TR de ma c'est tout un plan d'accompagnement que que nous proposons pour les fili C et local la trè piste porte sur l'adaptation des financements des chambres C ces entités sont souvent les rares interlocuteurs pour l'accompagnement technique et administratif des exploitants en effet comment accepter quel que soit le montant réel des pertes subies lors de catastrophe naturell en mariniique tous les exploitants reçoivent la même somme forfaitaire aussi ma question estle monsieur le Président comment votre syndicat entend porter porter les besoins urgent de simplification et d'accompagnement attendu par les agriculturs Cabanel merci madame la Présidente Monsieur le Président comme l'a évoqué la présidente dans ses propos liminires nous avons étit à l'origine d'un rapport sur le malêtre des agriculteurs en 2021 je vais pas rentrer dans les détails mais tout ce que vous revendiquez aujourd'hui et tout ce que les agriculteurs revendiquent aujourd'hui sur le revenu sur l'agribaching sur la simplification avait été bien spécifié mais je veux juste revenir sur la première des propositions qui est était donc de faire de l'avenir de l'agriculture une cause nationale euh aujourd'hui le Président le premier ministre a dit qu'il fallait placer l'agriculture audessus de tout pourquoi n'avez-vous pas pris cette proposition pour vous et de nous aider aussi à à la mettre en place dès 2020 dès 2021 euh 2ème question ne croyez-vous pas qu'il est temps que les filières est une véritable stratégie à la fois nationale et et et territoriale et et je vais vous prendre un exemple sur une filière que je connais bien la viticulture je l'ai déjà dit ici mais je vous le dis à vous euh comment peut-on à la fois demander donc des primes à la plantation comment peut-on à la fois demander des primes à l'arrachage comment peut-on demander l'accès à l'eau et et et croyez-moi je pense que dans un département comme le mien et dans d'autres aussi lesérau il faut de l'eau mais pourquoi pour quoi faire parce que en même temps demande donc des primes pour la disilation donc je je pense qu'il faut qu'à un moment donné ça soit clair dans la stratégie et et et troisème et dernière question qui était éminidemment importante et notamment par rapport au projet de loi d'orientation agricole sur le foncier aujourd'hui 2 ti3 du foncier disponible va à l'agrandissement des exploitations et aujourd'hui quand on sait que 50 % des installations se font hors cadre familial on a besoin de foncier comment pour pouvonsnous inverser donc la tendance sachant que au niveau des sa faire c'est quand même une mission de service public et la première d'entreelle c'est l'installation donc des jeunes voilà monsieur le Président je vous propose de répondre à ces trois premières questions même si dans une question il y en avait beaucoup d'autres merci madame la Présidente je vais commencer pas répondre à la question du du sénateur Menonville bon sur les les discussions qui sont actuellement sur le sur la table bon il y a des discussions qui sont franco-françaises sur tout ce qui concerne alors je vais prendre dans l'ordre donc on pourra y revenir les sujets donc ayant trait au au carburant à l'énergie au GNR ça été annoncé il y a des sujets et en trit au cout du travail notamment à la reconnaissance de des sujets autour de te que qui est un sujet que vous vous connaissez bien les sujets autour des des filières je pense notamment à un grand plan autour de la viande bovine qui est un un sujet de préoccupation au moment où enfin je dis VI bovin et d'ailleurs au moment où on a une décapitalisation du cheptel importante en France et et que je relie avec la question des préie que j'ai souligné tout à l'heure on a des sujets évidemment de de VTI j'y reviendrai tous les sujets de surtransposition autour des des phytosanitaires donc on pourra parler du conseil stratégique on pourra parler des des sujets de séparation des sujets de de d'instruments de mesure enfin tout un tas de de sujets qui qui questionnent les agriculteurs la question de l'eau évidemment qui sera aussi un sujet central j'ai discuté récemment avec un certain nombre de présidents de conseil départementaux je pense notamment à la présidente du conseil départemental de lariège qui me disait qu'elle souhaitait pouvoir mettre en œuvre un certain nombre de d'outils de stockage d'eau avec de la maîtrise d'ouvrage et qu'aujourd'hui la loi ne le lui permet pas voilà donc c'est des sujets typiquement sur lequel il faut qu'on puisse revenir pour permettre que encore une fois avec des modèles qui peuvent être très différents parce que celui de la riège n'est pas la même chose que ce qu'on vit dans le poidoucharant par exemple ENF en tous les cas nouvellequitain n'est pas de la même n'est pas du même tonneau et puis ensuite des sujets européens dans les sujets européens j'ai j'ai parlé de la PAC mais il y a des sujets autour de la directive industrielle qu'on appelle IED dont une partie concerne l'agriculture il y a d'autres sujets que l'agriculture dans IOD mais enfin il y a un volet agricole et et le trilogue qui a abouti il y a quelques semaines conduit à ce que si on ne change rien en 2028 un élevage de 21500 poules pondeuses puisse être sur le même parchier de compétition que son homologue ukrainienne qui a un million de voilill et qui rentre aujourd'hui en franchise de droit de douane voilà je je pose ça je prends forcément le cadre un peu un peu élargi mais je je veux que vous compreniez ça et puis après on a les sujets évidemment d'accords commerciaux alors je dis pas que tous les accords commerciaux sont remett en cause mais enfin il faut quand même qu'on regarde les contenus celui qui défrait la chronique en ce moment c'est plutôt le le Mercosur don on sait que ce qui gêne dedans c'est les 99000 tonnes de viande bovine supplémentaire qui rent je dis supplémentaire parce qu'il en rendre déjà près de 300000 tonnes donc voilà je et le sujet c'est pas d'importer de la viande bovine là aussi je voudrais qu'on soit précis je lis beaucoup de de de contrevérité le sujet c'est comment c'est produit voilà on a du mal à comprendre qu'un élevage moyen français de viande bovine qui est d'environ 80 vaches alors plus la suite hein les G c'est voilà euh soit comparé à un fidelot sergentin ou brésilien je vous invite à aller voir un jour si vous êtes dans ces pays c'est entre 3000 et 5000 animaux c'est euh c'est voilà c'est c'est c'est des sujets de décarbonation importé pas systématiquement mais ça mais ça peut-être voilà donc c'est ça qui a qui a derrière par ailleurs on peut aussi avoir des intérêts offensifs sur le Mercosur je je ne le ni pas j'ai essayé de le dire tout à l'heure voilà donc et puis enfin dans les sujets du moment il y a la question ukrainienne alors là aussi je vis très parce que bon l'Ukraine est en guerre l'Europe doit apporter son concours à un peuple qui se bat pour sa liberté ses frontièr son modèle très bien bon donc il y a pas de malentendu mais l'Ukraine est un grand pays agricole c'est à peu près un/4 de l'Europe agricole dans le moment dans lequel on est qu'on vienne en aide aux Ukrainiens je pense que tout le monde peut le comprendre mais ça n'empêche pas de poser la question agricole je vous donne quelques exemples il est rentré il rentrait d'habitude avant le conflit 20000 tonnes de sucre ukrainien en Europe il en est rentré l'année dernière près de 700000 tonnes je pense que tout le monde comprend qu'à un moment en terme de déstabilisation des marchés il y a un problème bon qu'est-ce qu'on dit nous on dit que il faut qu'on trouve à partir de de clause de sauvegarde la possibilité de faire rentrer quelques volumes parce que après en franchise de droit de douane parce qu'après tout c'est pas c'est pas choquant qu'on qu'on continue commercer mais que le reste on regarde comment éventuellement on peut faire des corridors pouréexporter parce qu'on comprend bien que les ports de la mer Noire sont pas aussi disponibles mais ce sujet il faut l'adresser et si vous posez la question un agriculteur polonais ou roumain il sera encore plus déterminé que ce que je viens de de vous dire donc le sujet c'est pas de tomber dans les agriculteurs ne pensent qu'à eux veulent pas se soucier de l'Ukraine il y a une réalité de de marché voilà donc il faut quand même qu'on la regarde parce que ça se traduit derrière par des fermeture de de de d'outils sur tout le territoire national voilà quand vous avez une sucrerie et que vous êtes face à ce sujet de compétition c'est c'est un problème et et on pourrait le le multiplier donc voilà ce sujet c'est pas pour dire encore une fois l'Europe est une île on veut rien faire mais on a besoin de de le regarder et puis ensuite il y a tout ce qui est sujet simplification parce que là on peut en faire alors il y en a plutôt une bonne nouvelle annoncée par le Premier ministre de dire on se met autour de la table tout le monde est invité dans les préfectures et puis on on liste et puis après on agglomère et on regarde ce qui est rapidement faisable moi j'ai envie de faire cet exercice il a jamais été fait après est-ce que il donnera du fruit ou pas je je veux pas voilà notre rôle c'est de se mettre au boulot du type de ce que je viens de vous éclairer typiquement sur le GNR l'annonce qui a été fait sur le pied de facture nous paraît aller dans le bon sens voilà parce que tout ce qui permet à un agriculteur de passer un peu plus de temps à son à son activité principale et un peu moins à remplir des papiers va dans le bon sens voilà donc ça on a envie bon j'ai listé les mesures de manière rapide he mais voilà et puis après je le redis il y a tous les sujet législatif donc installation transmission compétitivité souveraineté alimentaire je je je continue madame la Présidente alors sur la question de du sénateur du Val de la Martinique bon d'abord on n'oublie pas l'agriculture ultramarine je le dis aussi parce que j'ai eu nos collègues de la Réunion il y a quelques jours qui après le cyclone était quand même dans des conditions difficile alors vous parliez je vais essayer d'être concret sur l'adaptation du finance des chambres et des aides voilà bah là on est typiquement dans le cadre européen puis qu'en fait le dispositif des minimis qui permet d'apporter du soutien se fait dans un contexte européen pour pas que ce soit distorsif et le déminimis aujourd'hui est plafonné pour l'agriculture je dis bien pour l'agriculture à 200000 € donc aujourd'hui si on ne peut pas aller au-delà des 20000 € monsieur le sénateur c'est parce que le cadre européen ne le permet pas voilà donc après je dis pas qu'il faut pas un plafond hein mais là aussi on demande à ce que ce plafond puisse être augmenté il l' été dans d'autres secteurs d'activité donc c'est c'est c'est c'est possible voilà mais l'explication très concrète des raisons pour lesquelles un moment on peut pas aller au-delà de 20000 € alors qu'il y aurait des besoins bien supérieurs c'est celui-là bon sur les sujets de production et de commercialisation avec les importations y compris de produits voilà bon le cœur du sujet pour nous avant la commercialisation c'est la production ce que nous disent les producteurs martiniqu je vais prendre l'exemple de la banane que vous connaissez bien c'est qu'aujourd'hui ils ont un certain nombre de contraintte de production not ment parce qu'ils ont des maladies parasitaires du bananier et que sur la circosporiose noire notamment ils ont des problèmes de de production donc il faut qu'on arrive à regarder comment on peut continuer à avoir un appareil productif qui nourrit et puis ensuite vous posiez la question du du déboucher je je rappelle que dans le cadre de la loi aujourd'hui on est censé dans les cantines de Martinique mais mais comme de de métropole d'avoir 50 % de production donc de qualité ou 20 % de bio ou signe de qualité et qu'on sait aujourd'hui que les objectifs fixés par le gouvernement à son propre à sa propre administration ne sont pas remplis voilà je je je je dis ça quand même c'estàd que moi je veux bien prendre un certain nombre de responsabilités à regarder ce qu'on peut faire mais il faut aussi que tout le monde respecte le cadre d'engagement donc le ministre deagriculture lui-même a dit qu'il allait veiller à ce queon puisse monter en charge je je sais aussi et et peut-être les élus ici le savent mais il y a aussi un sujet quand même d'accès que quand vous augmentez le prix de la cantine dans une école c'est c'est vite un sujet de de de discussion or voilà il faut qu'on accepte de discuter de de de ces sujets moi je dirais que le prix de la cantine pas trop mon mon sujet mais comme il se trouve que je suis élu local j'entends aussi ce que ce que ce que les gens disent il faut accepter que dans un certain nombre de cas ça puisse valoir un peu plus cher pas beaucoup plus cher un peu plus cher et que on peut aussi avoir des produits importés à bas cout mais qui ne remplissent pas ses ses objectifs sur le foncier bon c'est pas qu'un sujet ultramarin si je puis dire parce il y avait aussi la question posée par le sén Cabanel mais sur le foncier je dans le cadre des discussions avec l'État et ça me fera peut-être une transition il y a aujourd'hui un ce qu'on appelle un sdrea un schéma directeur d'attribution des terres disponibles avec le l'installation en premier critère voilà après on est dans un cadre alors parce que vous parliez des safaires mais il y a pas que les safaires il peut aussi se faire des affaires de gré à gré la Safire n'est pas n'est pas systématiquement présente il faut d'abord que comme dans tous les trans action il faut que le vendeur et l'acheteur se mettent d'accord accessoirement et ensuite il y a des critérisations donc c'est installation ensuite c'est confortation et ensuite c'est agrandissement c'est comme ça que c'est prévu dans les schémas départementaux après il s'applique ou il s'applique pas il peut y avoir quelques non mais je voilà moi je constate comme vous que parfois il peut y avoir des des des sujets ça a été aussi renforcé dans le casadre de la loi sans pasous qui prévoyait qu'on puisse aussi contrôler les transmissions de part enfin les transmissions partielles de part sociale bon le sujet de fond c'est l'accès des TER c'est aussi le modèle derrière ou les modèles que que que ça développe et et nous ce à quoi on tient c'est vraiment la possibilité pour l'agriculteur quel que soit encore une fois la production le revenu et le territoire que il en viv c'est c'est ça qui qui compte pour nous donc on a aussi des endroits aujourd'hui où où le foncier trouve difficilement preneur voilà il y a aussi des sujets dans certains une région très spécifique de de des prises agricoles euh voilà donc je je regarde ça aussi avec beaucoup de de de de recul parce que quand vous avez comme dans votre région des endroits où il a plus moins de 100 mm ou 120 mm en une année sur la question de la production ça pose quand même des questions et que ce soit la vigne même un olivier a besoin d'un peu d'eau voilà donc je sais qu'on travaille sur est-ce qu'on peut mettre de main des amendiers de la vigne voilà mais il y a aussi ce ce sujet là donc derrière le foncier il y a aussi la capacité du foncier à dégager du du revenu euh sur sur la filière viticole bon on est très conscient de ce qui se passe hein c'estàd que à la fois vous l'avez dit en 3 ans deux campagnes de distillation qui ont atteint des des des des des sommets et pas seulement de de vin on va dire standard mais y compris de vin en AOC je je pense à Bordeaux qui la dernière fois a mis des quantités très importantes a des tarifs je crois que c'était 75 € lecto en AOC on peut pas dire que ce soit rémunérateur et pourtant des volumes ét là très importants en ce moment le sujet c'est pas tellement les aides à la plantation en ce moment le vrai sujet c'est les aides à l'arrachage et avec un débat iompris à l'intérieur de la profession en n étant pas viticulteur je je prends la distance nécessaire mais entre arrachage temporaire et arrachage définitif chacun expliquant qu'il faut le plus d'arrachage possible mais plutôt dans les appellations des autres enfin je je le fais euh un peu rapide mais vous me pardonnerez mais enfin il y a aussi un peu ça bon aujourd'hui le sujet c'est quel marché quelle segmentation et quelle re commerciale parce qu'on a aussi beaucoup de vin qui arrivent d'Espagne dans des conditions d'importation et de la franchisation qui parfois questionne bon donc là ce travail il doit être fait rapidement parce que la situation n n'est pas tenable et d'ailleurs dans dans les actions qui ont été faites depuis quelques jours là où c'était le plus compliqué où la colère était la plus grande c'était souvent dans les zones viticoles avec une tradition viticole que vous connaissez probablement mieux que moi et qu'on a vu ressurgir je pense à des acte qu'on ne peut pas accepter voilà donc en tous les cas pour ce qui est de la FNSEA et de son volet et de son action autour des sujets de viticulture on est on est très au clair sur la nécessité de de de regarder la segmentation des progrès avaient été enregistrés il faut aussi donner acte de ce qui a été fait depuis 20 ans notamment dans le langdoc après la viticulture elle est plurielle parce qu'on parle beaucoup du Lang dog de Bordeaux mais les sujets sont pas les mêmes si vous êtes en Champagne ou en Bourgogne donc il faut aussi regarder ça avec voilà je le dis aussi on avait des des secteur qui marchaent très fort je pense notamment au cognac et qui connaissent depuis quelques mois un un frein important notamment parce que l'exportation et notamment sur le continent américain était très largement voilà et comme toujours quand vous avez des marchés qui sont qui poussent beaucoup vous pouvez prendre quelques mauvaises habitudes et quand le marché se resserre de manière assez brusque être en difficulté et je le dis aussi parce que dans les primes à la plantation euh le gros de la troupe concernait cognac voilà près de 3000 hactares par an et donc je pense aussi que là tout le monde va prendre conscience qu'il faut être un peu raisonnable pardon on est à la veille de Oui Oui mais ou aussi depuis 10 ans on implante énormément euh énormément de de de vignes et évidemment le marché étant ce qu'il est euh quand ça tire tout le monde en veut et puis quand ça freine on sait plus quoi faire des vignes donc il faut qu'on trouve aussi les bons réglages voilà alors rapidement si c'est possible remémy Cardon Patrick Chauvet et Daniel salmand merci madame la Présidente si je j'en crois les chiffres du ministère de de l'agriculture vous le savez mieux que moi 25 % des agriculteurs dépassent des revenus agricoles de plus de 100000 par an et 25 autres en dessous de 30000 par an bref certains gagnent de mieux en mieux leur vie quand d'autres ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois alors monsieur le président de la FNSEA puisque vous prétendez défendre et je vous pense sincère là-dessus défendre le revenu des agriculteurs coûte que coûte que pensez-vous de plafonner les marges de la grande distribution pourquoi vous ne le revendiquez pas alors que nous savons très bien c'est demandé et attendu par la profession merci Patrick Chauvet Patrick Patrick Patrick pardon merci madame la Présidente Monsieur le Président merci de de votre Présence JE SUIS sénateur de de Normandie avec les mêmes questions qu'ailleurs je crois et je reviendrai sur un volet qu'il me semble un peu oublié dans dans les revendications que je partage et et et ce qu'on entend finalement c'est ça c'est ça s'est construit sur sans doute 20 20 20 à 30 ans je voudrais savoir quel est comment vous vous voyez les choses par rapport au ministère de l'Agriculture moi j'ai le sentiment que on a des ministres compétents de très bonne volonté et ça aurait pas de sens que de taper sur les hommes ou les femmes qui qui prennent ces responsabilités là mais que le ministère n'a plus de poids parfois l'impression que le ministre se bat d'abord en interne avec d'autres ministères se bat avec les agences au pluriel avec la Cour des comptes rappelez-vous qui dit qu'il y a trop de vache mais qui oublie de dire que si on on diminue les vaches faudra les acheter les produits ailleurs ou alors faudra intensifier la production à l'unité de des vaches laitières enfin on entend plein de contradictions et du coup ça matche déjà à l'intérieur de la tête du de de ce pays donc on entend peu euh aujourd'hui au travers toutes ces revendications là comment on peut repositionner un vrai ministère de l'Agriculture qui puisse agir au lieu d'essayer d'être tout le temps pris dans les contradictions les contradictions inter ternes moi je voudrais aussi souligner les les dégâts qui ont été faits en communication tout à l'heure mon collègue a évoqué l'agribaching moi j'avais été à l'époque me suis dit mais qui a pu inventer cette chose aujourd'hui on entend que les Français soutiennent leur agriculture c'est assez logique c'est l'agriculture qui qui qui les nourrit mais rappelez-vous de l'agribaching la traduction d'abord on a le droit de parler français c'est c'est tapé fort laagribaching on peut socio professionnellement faire du bashing surtout on l'a vu sur les forces de l'ordre on l'a vu sur d'autres catégories socioppressionnelles mais les dégâts que ça a fait chez chez les agriculteurs c'est c'est c'est terrible le ressenti d'être comme ça le Bou émissaire d'une société je je crois qu'il faut faire attention et qu'on prête pas assez attention surtout aujourd'hui au moment où on en est au côté humain aux femmes et aux hommes qui travaillent en agriculture moi j'entends beaucoup les éleveurs on perd des éleveurs en Normandie vous imaginez l'image sans nostalgie d'un temps révolu de la Normandie on perd des éleveurs laitiers tous les jours en Normandie mais il y a un peu tout ça il y a l'aspect des filières vous vous en occupez très bien il y a l'aspect des réglementations et ça sera la fin de mon propos mais qu'on remette l'humain au centre de nos décisions au centre de la table sinon ça tiendra pas tout ne tient où que ce soit que s'il y a des hommes et des femmes qui peuvent agir et et essayer qu'il puisse agir en en sérénité vous avez évoqué sur vous alliez vous mettre au travail sur essayer de la simplification je pense que la pire des choses serait de de créer un ministère de la simplification parce qu'on aurait tout le contraire de de ce qu'on souhaiterait je suis pas sûr et j'ai beaucoup de respect pour les préfets que ce soit là que ça se passe euh je n'ai pas personnellement la méthode mais je crois qu'il faut la structurer différemment pour mettre en évidence que là-dessus ce sera du bon sens et tout le monde le reconnaîtra les injonctions contradictoires parce que personne ne s'y retrouve mais on peut pas ma crainte c'est que demain ça s'arrête et qu'on continue et qu'on continue et qu'on remette des normes qu'on remette des superpositions normatives et je vous rejoins vous avez raison on a besoin d'un cadre mais je suis pas sûr que au moment où tout cela est très révélé dans la revendication et à juste ce titre qu'on qu'on est mis en œuvre ou qu'on prenne les moyens de de résoudre ce problèmelà en agriculture Merci à VOUS Daniel salmon merci madame la Présidente Monsieur le Président le monde agricole est en colère effectivement mais le monde agricole est loin d'être homogène aujourd'hui on a des énormes disparités vous savez aussi bien que moi que que 20 % des agriculteurs captent 80 % des aides de de la PAC et donc ça veut dire que les 80 % autres se partagent les 20 % et ce ne sont pas que des producteurs que des agriculteurs improductifs qu'est-ce que vous pensez votre syndicat est-ce qu'il soutient toujours les aides à l'hectare ou pensez-vous qu'il faut vraiment moduler cela que pensez-vous aussi le plafonnement à combien mettez-vous le plafonnement des aides aujourd'hui pour qu'on ait une vraie une vraie redistribution au niveau des agriculteurs dans mon département devant il y a des eu des manifestations devant une laitterie devant du groupe savancia aujourd'hui c'est ces groupes là font pression pour diviser les agriculteurs ne respectent pas les accords cadre que peut-on faire pour que et bien il y a pas cette volonté de de diviser pour mieux régner et toujours faire baisser le prix de des 1000 lit de lait on sait pourquoi ça décapitalise tout simplement parce que les agricul ça décapitalise en beauin tout simplement parce que les agriculteurs n'y retrouvent plus leur compte bien entendu euh le libre échange dernière chose qui qui qui vote les accords de libre échange et où en est votre syndicat sur ces accords de libre échange je vois bien que il y a des des positions un peu à géométrie variable est-ce que on doit pas avoir un capte un peu plus clair et puis la résilience on tape beaucoup sur les normes alors on parle d'agribashing j'ai l'impression qu'en ce moment c'est plutôt le décolo bashing comment fait-on pour faire en sorte que notre agriculture gagne en résilience et soit propre à s'adapter au réchauffement climatique merci voilà monsieur le Président je vous laisse répondre à ces questions merci je vais commencer par répondre à la question du sénateur Cardon sur le sur les marges de la grande distribution bon d'abord moi je au moment où où je vous parle je je ne sais pas et donc j'ai demandé à ce que le ministre de l'Économie monsieur le maire puisse à nouveau comme il l'avait fait il y a un an et demi digentter une enquête de l'IGF l'inspection générale des finances pour qu'on puisse avoir des chiffres clair parce que vous observez comme moi que chacun explique que c'est pas lui mais c'est l'autre et que il est parfaitement en règle donc moi j'attends d'avoir ces chiffres d'abord la première chose c'est que j'espère qu'on va avoir un transfert de marge vers vers l'agriculture c'est c'est c'est ça que je c'est ça mon boulot bon voilà donc après je j'essaie d'être là aussi tout le monde a besoin de de vivre pour faire tourner les entreprises donc ce qu'on avait observé lors de la je vais parler des derniers chiffres de l'IGF en attend prochain parisque le ministre a dit qu'on devrait les avoir sous quelques jours ou quelques semaines bon donc en tous les cas la dernière fois on avait constaté qu'il y avait un transfert et c'est bien ainsi il était largement temps puisqu'on avait eu 10 ans de déflation auparavant donc sur ce voilà par ailleurs pour être précis l'encadrement des marges je je je je voilà sur le plan législatif je je pense que c'est un peu compliqué il y en a d'autres qui demandent l'administration des prix voilà je pense que ça ça c'est c'est pas raisonable transparence mais c'est pas la même chose que l'encadrement si je puis me permettre voilà et donc la transparence nous la demandons nous et et et en fait il y a qu'une manière de la voir assez rapidement c'est à travers l'IGF parce qu'on a aussi un observatoire des prix et des marges mais qui a toujours 18 à 24 mois de de retard et évidemment ce qui nous intéresse c'est c'est de pouvoir regarder au mon ce qui nous intéresse aussi avec la grande distribution et ça c'est des demandes qu'on formule dans le moment dans lequel on est c'est de faire en sorte qu'il y ait pas de négociation entre l'industrie agroalimentaire et la grande distribution tant qu'il y a pas eu un accord entre les représentants des professionnels les organisations de producteurs je vais le faire un peu rapide et l' et le monde de l'industrie agroalimentaire ça me paraît important dans la construction du prix en marche avant ça nous éviterait aussi ce qu'on a en ce moment c'est-à-dire un certain nombre de grandes entreprises qui nous disent moi au regard de ce qui est la difficulté de la négociation que j'ai avec l'industrie avec la grande distribution je ne suis pas en mesure de vous donner plus que voilà et et c'est notamment le le cas dans le le lait enfin voilà sans sans sans cité de d'entreprise enfin concernant les grandes distributions on a une inquiétude parce qu'un certain nombre d'entre elles se sont adapté à la loi les Français font ça très très bien et sont aujourd'hui en train de négocier dans le cadre européen voilà et et et du coup ce qui nous intéresse c'est qu'on puisse regarder comment cet esprit peut u pour ça on a besoin de l'évolution du cadre européen donc il faut qu'on on regarde ça et du cadre national donc ça ça fait partie des des discussion qu'on a l'esprit c'est pas que des produits alimentaires puissent être négociés au niveau européen pour arriver en France et détourner le cadre de la loi c'est bien qu'on soit dans l'esprit de la loi je note depuis quelques jours une forme de bénévolence de la grande distribution je m'en réjouis voilà je je trouve que il faudrait qu'on s'évite ce ce ce type de moment de colère et qu'on puisse avoir un peu de de maturité il y a pas de naïeté dans mon propos hein voilà mais pour nous la question du prix elle est centrale voilà je dis aussi que toutes les filières ne sont pas encadrées par égalim voilà donc je je je le dis pour pour qui peuvent être des choix des filières elles-mêmes voilà mais en tous les cas quand on parle d'élevage qui est le sujet qui nous préoccupe en ce moment la question du prix elle est centrale voilà et donc ça ça va être regardé de de très très près sur la question alors quel rôle pour le ministère de l'Agriculture bon écoutez moi je vais essayer de rester à ma place voilà je moi j'ai besoin d'un interlocuteur nous avons besoin d'un interlocuteur on a maintenant un ministère de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire on trouva le signe était intéressant enfin ce qui m'intéresse plus moi c'est l'efficacité vous savez qu'aujourd'hui le budget du ministère est essentiellement consacré à l'enseignement agricole et et et l'enseignement agricole attire plus qu'il n'attirait il y a quelques années qui est plutôt une bonne nouvelle euh mais pour le reste le gros c'est l'interface avec ce qui se passe à Bruxelles dans les négociations de de tous les toutes les directive et puis dans dans ce que sont les grandes politiques notamment la politique agricole commune et puis après c'est l'interface avec le ministère de l'écologie le ministère de la Santé enfin un certain nombre de ministèr dans lequel on a voilà donc comme vous j'observe que c'est pas complètement apaaisé et comme vous j'observe que parfois c'est long et et peu efficace moi je fais pas de commenta sur le ministre je je ne les choisis pas je travaille avec et ensuite je relève ou pas la possibilité d'obtenir des résultats mais en tous les cas il nous faut il nous faut un il nous faut un ministère de tutelle ça me paraît essentiel et dans le moment dans lequel on est ça me paraît encore plus évident sur le sur l'agribashing bon écoutez d'abord ce que j'observe c'est que il est moins important que ce qu'on avait il y a 3 ou 4 ans que les juges ont fait ce qu'il fallait pour que les gens qui s'autorisent à envahir des élevages comme ça dans des conditions enfin comme si on rentrait chez vous bon tout ça est en train de se tarer a quelques amendes un peu un peu calibré qui ont été enfin il y a des jugements en tous les cas qui ont été rendus qui ont dissuadé de de ce type d'action bon c'est c'est pas complètement terminé he l'état voilà mais enfin bon on on évitera jamais quelques quelques excessifs mais ce qui est sûr c'est que ça laisser des trac et la question du bien-être en agriculture c'est une question centrale alors mon travail maintenant avec Monsieur damzin enfin Monsieur cel faisait référence à ce qui avait été fait mais voilà c'est un sujet qui doit se poursuivre et qui et qui fait sur lequel on a encore beaucoup de beaucoup de travail et d'une manière générale c'est ça rejoint le sujet de de de la santé mentale qui est un sujet qui dépasse le cadre agricole je je le dis aussi he très largement et qui nous et qui nous préoccupe sur les sujets alors élevage réglementation bien oui mais là aussi je voudrais être on voit comme vous la déc hitalisation de l'élevage et singulièrement de l'élevage laitier il nous reste aujourd'hui moins de 50000 éleveurs laitiers en France et attirer des jeunes aujourd'hui en leur expliquant que même avec un robot de traite c'est quand même une astreinte importante avec l'évolution de la société c'est pas naturel même quand vous êtes fils d'éleveur et que vous aimez ce métier et que vous avez bercé dedans c'est pas complètement évident parce que la vie sociale parce que la volonté d'avoir aussi une vie comme tous les frça de votre âge n'adhère pas le consentement immédiat et et ça pose aussi la question de la taille et moi je je je pense qu'il faut pas du tout éluder ce sujet demain des tailles d'élevage plus importantes et j'ai pas dit des tailles d'élevage voilà mais des des tailles d'élevage plus importante ça permet des associations ça permet du salariat et ça permet de pouvoir profiter d'un weekend de temps en temps d'un peu de repos ou de quelques jours de vacances ce ce sujet il est il est important dans la question de l'élevage sur la réglementation j'en ai largement parlé quand enfin un ministère de la simplification écoutez moi je laisse ça à quiis de droit moi ce qui m'intéresse c'est qu'est-ce qu'on obtient comme résultat et qu'est-ce qu'on est capable rapidement de faire sauter je note que chaque gouvernement qui cesse explique que dans sa période d'évolution il a pris x texte x loi voilà donc on pèse au kilo on travaille au kilo aujourd'hui très bien moi j'aimerais qu'à un moment on puisse dire aussi que la qualité passe par la modération vous voyez et que et qu'on puisse faire en sorte que de temps en temps on se dise qu'il y a peut-être des choses un peu à à nettoyer un peu comme chez vous quand vous faites le grand ménage et vous ouvrez des placards et vous découvrez des choses que vous n'avez pas utilisé depuis des années voilà donc on a besoin de cet exercice euh voilà après chacun reste dans son couloir de nage moi je sais pas si c'est un ministère si c'est un haut commissaire si c'est un secrétaire je je je ne sais pas ce que je sais c'est qu'on attend des résultats sur nos fermes concernant la la question du du sénateur salmon alors là aussi le 2080 sur les zpac c'est en Europe ça n'est pas le cas en France donc non mais faut faut qu'on soit précis voilà donc je vous donne le chiffre en France c'est 80 % des aides pour 47 % des agriculteurs voilà donc je compte sur vous maintenant pour pour porter cette cette information je redis comme je l'avais dit au début vous avez ai 100000 agriculteurs qui font moins de 25000 € de production brute standard c'est pas mes chiffres c'est les chiffres de la nation ils sont vérifiabl évidemment et donc vous voyez bien que aussi ça en terme de volume d'aide voilà ça peut pas être ça peut pas être comparable vous posiez la question de la redistributione je vais venir je vais venir la question de la redistribution donc au moment où je vous parle la PAC prévoit déjà un volet de redistribution puisque que il y a une surprime sur les premiers hectares 52 premiers hectares enfin bon c'était un débat politique j'y reviens pas mais en tous les cas il y a il y a une une aide supérieure pour les les les premiers hectares ensuite sur les aides à l'hectare aujourd'hui c'est le modèle européen il y avait eu des questions sur l'aide à à l'actif qui ont été soulevé pourquoi pourquoi la France n'a pas enfin tout pourquoi la FNSA je me contenter de mon rôle pourquoi la n'a pas assumé ça parce que quand vous regardez les chiffres aujourd'hui si on prend ce modèle ceux qu'ont des actifs ce sont les Roumains ce sont les Bulgares ce sont des pays qui aujourd'hui capteraient une part importante du soutien sur cette base c'est un débat qu'on a déjà eu des dizaines de fois y compris à Bruxelles donc après on peut dire on bascule à l'actif voilà je je en tous les cas quand ça a été fait la dernière fois ce sujet conduisait à un transfert massif vers les gens qui sont encore très très structurés en main d'œuvre moins automatisés moins voilà et donc très clairement on avait un transfert assez massif voilà après l'aide à l'ctare vous savez le sujet c'est toujours de faire bouger les lignes tout le monde dit bah maintenant on a qu'à rayer la Pâque et on va la réécrire quand je vois la difficulté qu'on a eu à Bruxelles mais vous aviez un député européen à côté de vous donc il vous le dira la difficulté à Bruxelles de de trouver un compromis entre État membre avec une fois encore un niveau de subsidiarité qu'on avait jamais vu dans les précédentes réformes de la PAC évidemment ça nous questionne nous ça nous questionne nous mais on l'a écrit on l'a dit voilà et il y avait à l'époque la promesse que les PSN donc les projets stratégiques nationaux serait comparé politiquement entre je suis au regret de constater que ça n'a pas été le cas mais c'était l'engagement qui était pris voilà et ça c'est pas voilà donc aujourd'hui d'abord un certain nombre d'État membres étaient très en retard la réforme s'est fait très dans la enfin en tous les cas à la fin dans la précipitation tout le monde rendait on essa d'aller nous on demandait qu'on puisse avoir les règles parce qu'il y avait aussi des règles d'application de la PAC et d'ailleurs dont on découvre quelques écueils aujourd'hui puisqueau moment où je vous parle une de nos demandes là c'est que les 5 à 7 % de dossiers qui ne sont pas ou partiellement réglés puissent l'être et on découvre quelques écueils je vous en donne un il était prévu que pour éviter que des gens puissent bénéficier d'ê PAC jusqu'à 80 ans 90 ans voilà à partir de des régimes de retraite voilà le fait qu'on puisse plus toucher d' PAC et là qu'est-ce qu'on constate on constate que quelques dossiers de gens qui parce que par exemple la conjointe a travaillé dans la fonction publique hospitalière par exemple les trois qure premières années de sa vie elle a aujourd'hui 64 ou 65 ans son régime est purgé automatiquement elle touche 120 € par mois ou 100 € par mois ou 80 € de de de sa période de travail de quelques années au début de sa carrière et là poum il y a plus d' PAC voilà et là là on dit bah non c'est pas l'esprit du texte là on dit bah oui mais on sait pas comment on va faire fa qu'on le fasse à la main voilà bon je je je vous dis ça aussi parce que derrière et je fais référence à ce qui a été dit c'est des hommes et des femmes voilà c'est pas que des machines et de l'argent et voilà donc il y a des gens aujourd'hui qui sont dans dans la panade donc la redistribution je vous ai parlé sur sur les les les accords commerciaux et le fait que il y ait quelques entreprises vous avez cité saintventicia moi je n'en cite pas parce que en fait ce qui m'intéresse c'est pas le le nemchem c'est l'efficacité du dispositif voilà nous on a besoin encore une fois et je le dis ici parce que souvent on explique que l'industrie l'agroindustrie c'est pas bien puis alors moi je sais de quoi je parle voilà quand on a un litre de lait quand vous avez une brique de lait quand vous avez un kilo de farine quand vous avez une bouteille d'huile sur votre table elle est pas arrivée du champ de l'agriculteur ou deou de la stabulation elle est pas arrivée directement sur votre table et donc on a besoin de partenair industriel non mais je je l c'est pas évident pour tout le monde donc or les fruits et légumes et le miel tout a à peu près besoin de passer entre les mains d'une industrie alors je sais que l'industrie c'est pas très moderne en France aujourd'hui mais enfin nous on en a besoin voilà bon donc ce qui nous intéresse c'est non mais oui mais vous voyez bien le sujet le sujet c'est la marche vous avez raison monsieur le sénateur non mais vous critique pas moi j'entends toute la journée que parce que au titre de la profession agricole je préside un groupe industriel qui transforme nos graines de cols et tournesol en huile je seraiis leés ésent du grand capital je me permets devant les représentants de la nation que vous êtes de d'éclaircir le point voilà et donc ce qui m'intéresse moi ce qui m'intéresse moi c'est de prouver que on a besoin de transformation on a besoin que ce soit fait en France parce que la transformation elle peut se faire ailleurs et revenir chez nous c'est notamment le cas dans la pomme de terre quand vous êtes à la frontière belge vous produisez les prommes de terre la valeur ajoutée est fait en Belgique et vous rachetez les chips en France peut-être qu'on peut être plus intelligent que ça et se dire que on fait ça je dis ça parce que le sujet c'est pas T ou t entreprise c'est c'est le mode de négociation et donc là je redis ce que j'ai dit tout à l'heure pour nous il faut d'abord qu'il y a une négociation entre les producteurs et l'industriel et qu'ensuite en marge en marche avant on puisse avoir la ngo avec la grande distribution ça pose aussi la question du consentement au paiement de l'alimentation du modèle français voilà qui est aussi un sujet central vous ne l'avez pas abordé je m'autorise à le faire tout le monde nous demande aujourd'hui de l'alimentation de qualité de proximité et de la naturalité le consentement au paiement je je le constate voilà je pourrais parler de l'agriculture biologique qui traverse une crise majeur Majeur parce que aujourd'hui le marché en tous les cas la demande n'est pas là et qu'on se bat à la FNSA pour sauver ce qu'on peut sauver en ce moment des entreprises et que quand on nous explique qu'il faudra qu'on en ait quasiment le double dans 6 ans ça ne nous paraît pas raisonnable au moment où on est dans le contexte dans lequel on est voilà et que ce qui ce qu' qu'on souhaite c'est sauver les entreprises qui aujourd'hui se pose la question de se déconvertir et et et et c'est le cas et c'est le cas enfin enfin vous avez posé une question sur le libre échange les accords de libre échange je croyais que j'avais répondu je vais essayer de préciser mon mon propos nous ne sommes pas hostiles au commerce aux échanges nous ne sommes pas pour fermer les frontières pour les raisons que je vous ai dit on a parlé de viticulture tout à l'heure nous ce qui nous inquiète c'est les sujet qui concerne la réciprocité ce qu'on observe aujourd'hui c'est que de mettre des clauses de sauvegarde qui sont juridiquement costaud de mettre des normes de réciprocité ce qu'on a appelé les close miroir à Bruxelles qui sont quand même un peu comp à mettre en uvre un peu compliqué à mettre en œuvre et enfin les contrôles qui sont quasi inexistants sur l'importation des denrées alimentaires moins de 3 % de ce qui rentre en denrée alimentaire en Europe fait l'objet de contrôle nous questionne voilà ce qu'on dit après moi je suis pas à les douanes je voilà et puis je suis pas compétent pour en parler je dis juste que il y a une vraie appréhension de ça maintenant moi en tant consommateur demander de la mozzarella italienne ou un bout de Serano espagnol ou de boire un café le matin ça me pose pas de problème et donc expliquer qu'on va produire du café en France demain est pas complètement réaliste donc voilà j'essaie de j'essaie pardon oui mais voilà vous avez on sait faire plein de choses même du jambon on sait le faire aussi voilà mais acceptons qu'il puisse y avoir aussi d'autres produits qui font une alimentation de qualité voilà merci monsieur le Président alors Guilin camb Jean-Marc Boyer Antoinette Gul Guil merci madame la Présidente je vais essayer d'être rapide et le plus court possible je me suis rendu comme beaucoup d'entre nous sur les points de blocage de de nos exploitants agricoles j'ai des questions tant philosophiques que que pratiques d'abord très pratique au pratique j'ai entendu beaucoup de la part des des exploitants trois choses revenir ou ressortir les lourdeurs administrative française les loi l'application de la loi égalime et les normes est-ce que sur ces ces points là par exemple vous avez eu depuis que vous échang vous êtes en échange continu avec le gouvernement depuis la semaine passée est-ce que vous avez eu des avancées concrètes deuxème deè question un peu un peu plus général la pâack qui était une véritable réussite européenne et qui était un marqueur de la construction européenne provoque en effet un certain nombre de de questionnements est-ce que vous pensez que la vision européenne de l'agriculture est telle qu'elle est portée également par la France serait serait à revoir et enfin 3ème question puisque il me semble avoir constater sur les points de blocage des divergences de vue on va dire ça comme ça entre les exploitants agricoles comment est-ce que vous la Fédération vous essayez de porter l'unicité du mouvement et de la parole agricole merci Jean-Marc oui merci merci monsieur le Président pour votre pour votre présence sur le terrain effectivement on rend compre des agriculteurs qui sont excédés excédés par des règles incohérentes irrité par des des excès de Z de l'administration qui fait appliquer des des consignes qui ne sont pas du tout qui sont totalement incohérentes par des des fonctionnaires Alés dans la proposition de loi de mon collègue Laurent Duplon répondre à la crise agricole il est proposé la suppression de l' FB est-ce que quel quelle est votre position par rapport à cette cette proposition qui me paraît très très importante dans le cadre des des motivations que peuvent avoir les agriculteurs actuellement deuxème question on parle beaucoup des règles de surtransposition en France j'ai pas souvenir moi d'avoir voté des règles de surtransposition dans notre assemblée et donc qui décide aujourd'hui d'après vous de ces règles de surtransposition qui sont appliquées effectivement et qui posent de réels problèmes 3è question j'ai été très choqué de voir des blindés face au tracteur on a connu les émetiers en cagoulet qui cassai tout dans les rues de Paris et ailleurs avec des tirs de mortiers sur les forces sur les forces de l'ordre et les agriculteurs sont des gens quand même raisonnables or le symbole est quand même fort et je trouve complètement déplacé donc quel est votre sentiment par rapport à cette à cette opération Antoinette oui madame la Présidente Monsieur le Président de la moi ma questionter sur les icide en 2021 l'incerne donc l'Institut national de la santé et de la recherche a rendu publ un rapport qui un rapport sur l'effet des pesticides démontrant qu'il y a un lien entre l'exposition au pesticides et la santé des agriculteurs et a survenu notamment de trois types de cancer le cancer de la prostate le miéo multiple et le lymphome nonkinien donc ma question est la suivante la lutte contre les pesticides chimiques devrait être un combat commun que vous devriez porter au côté des écologistes que nous sommes je voulais savoir quel était votre positionnement sur ce point précis car nous voyons que les premières victimes des pesticides ce sont les agriculteurs ensuite bien sûr les citoyens je vous remercie voilà c'est à vous monsieur le Président merci madame la Présidente donc sur la question du du sénateur com donc sur les les lourdeurs les normes bon vous avez raison hein c'est ce qui aujourd'hui a été le le déclencheur bon au moment où je vous parle je n'ai pas de certitude qui ont été annoncé par le Premier ministre et et ses services nous on a dit ce qu'on souhaitait voilà sur un certain nombre de de de de surtransposition qu'elle soit d'origine enfin qu'elle soit faite sur le plan européen avec des règles européennes qu'on qu'on qu'on surtranspose en France hein notamment sur les pesticides mais on en dira un mot je vais vous répondre madame et et puis sur toutes les normes bon je vous ai parlé de la laine de mouton mais je je peux vous en voilà le sujet en fait ce qui est difficile c'est c'est c'est le changement de culture c'està dire que moi je fais pas de commentaire sur les fonctionnaires je pense que les fonctionnaires ils font le boulot qu'on leur demande de faire est-ce qu'on est capable à un moment de se dire qu'à chaque fois qu'on met quelque chose on puisse un l'étalonner et dire qu'est-ce que ça remplace voilà si on dit bah il faut tel type de norme qu'est-ce qu'on de quoi on a plus besoin et comment on le fait on se pose jamais la question et en fait ce qui est difficile mais l'administration elle-même parfois se retrouve avec des grilles de lecture qui font que ce n'est pas les mêmes en fonction des départements donc c'est ça qui nous questionne et nous on dit mais il y a un moment il faut faire simple j'avais pris mais je me rappelle monsieur le sénateur on avait parlé des a ensemble la question de la ha c'est c'est c'est c'est question un peu voilà tout le monde dit ça a du sens il faut en mettre voilà bon 14 12 ou 14 parties texte règlements qui vont dessus niveau européen quand on parle directive habitat quand on parle directive oiseau niveau français date on touche pas une voilà bon et on comprend pas pourquoi les agriculteurs veulent pas planter donc moi j'ai essayé de faire l'exégèse j'ai essayé d'expliquer qu' un moment quand vous n'en avez pas et que vous avez pas d'ennui vous avez pas forcément envie de vous en créer alors que pour autant sur le plan agronomique ou de la biodiversité ça peut avoir du sens puis après on peut même parler de de l'intérêt économique de lae comment avec une e de main on peut produire de la biomasse on peut faire des choses mais il faut il faut que voilà mais il faut que tout ça se cadre avec des filières aujourd'hui on est incapable de parler de ça incapable de parler de ça voilà donc nous on essaie d'avancer le Premier ministre a annoncé que il ferait un seul texte alors moi je sais pas si c'est un seul qui reprend les 14 ou si voilà donc on a très envie de discuter du contenu au moment où je vous parle je ne sais pas de quoi je parle donc j'ai entendu l'annonce mais bon donc tout ce qui sera de nature à nous faciliter la vie il ira dans le bon sens je redis pour éviter les excès on n pas dit que il y avait plus de norme qu'on a pas dit qu'il y avait plus de règles et que c'était n'importe quoi voilà je je bon sur euh la PAC bon le sujet c'est pas la PAC le sujet c'est c'est le paquet vert c'est le Green Deal donc nous qu'est-ce qu'on dit on dit ce paquet a été discuté en 2019 à un moment où ni le covid ni la guerre en Ukraine n'était conscientisé peut-être qu'il avait des visionnaires parmi vous enfin globalement les gens n'avaient pas conscience de ça ce qui nous gêne c'est sa déclinaison agricole qui a un volet clairement mais c'est pas moi qui le dis c'est un certain nombre d'études d'impact y compris de la Commission qui fait peser un poids sur la production alors on pourrait dire après tout on l'assume sauf que on est dans un moment où on fait rentrer d'Ukraine des denrées en proportion importantes et y compris on importe aujourd'hui de l'ordre d'un tiers de notre alimentation en France c'est même le cas en bio je le dis un/3 du bio aujourd'hui consommé et du bio importé c'est pas une tarde impimportter simplement on peut pas nous faire un procès en productivisme et en et et en espèce d'excès voilà quand quand par ailleurs l'Europe et singulièrement la France qui est un en tous les cas j'ai encore la faiblesse de le penser un grand pays agricole importe un tiers de son alimentation donc le sujet c'est de rediscuter de la vision que porte ce texte je dis aussi parce que j'entends des gens qui disent on va tout mettre à la poubelle on va recommencer de à Z il y a des sujets qui demeureront le sujet du défi climatique c'est pas un sujet qui va disparaître que ça s'appelle le Green Deal ou ou autre chose c'est un sujet que les agriculteurs observent au quotidien les sujets autour de la biodiversité c'est des sujets sur lequels on a aussi envie de de regarder mais je dis dans le moment dans lequel on est il faut qu'on puisse dire voilà et la Pâque ne sera que la déclinaison de je doute pas d'ailleurs qu'elle sera ouverte à moyenne ou courte moyenne échéance parce que il faudra qu'on rediscute de ça je le dis aussi dans un moment où on a quand même un rôle jeis quand même parler du rôle export parce qu'on a beaucoup parler voilà on a des sujets notamment sur le pourtour méditerranéen d'aliment qui sont très importants alors on peut dire aussi on laisse les ruses et puis nous c'est plus notre problème mais derrière ça derère la question alimentaire il y a aussi toute la question de la géopolitique et de la manière dont l'Europe envisage son rôle moi j'entends j'entends quand même l'Europe dire sur le continent africain on a une responsabilité il y a de la coopération dans des proportions très importantesah la question alimentaire elle fait partie de l'équation pas que c'est la seule on peut pas écarter ça sur l'unicité du mouvement agricole voilà alors là aussi toute moi ça on me répète depuis 10 jours vous êtes en train de vous faire déborder par la base voulais- je vous dire d'abord un le monde agricole c'est le monde qui est le plus syndqué de tous les secteurs économiques voilà plus que plus que les ouvriers plus que les cadres plus que les agents de maîtrise c'est nous c'est chez nous qui a le plus environ 40 %. prenez ce chiffre avec un peu de recul bon donc effectivement il y a 60 % de gens qui sont pas syndiqués mais quand vous quand il y a des manifestations sur la réforme des retite je suis pas sûr non plus que tout le monde est sa carte voilà mon sujet c'est pas de savoir qui est syndiqué ou pas mon sujet c'est qu'est-ce qu'on porte pour l'agriculture française bon on a deux compétiteurs syndicaux bah c'est plutôt bien comme ça les gens ils ont le choix voilà bon don un qui aujourd'hui clairement je parle de la Coordination Rurale porte des revendications en tous les cas je suis pas là pour faire leur promotion hein ils se débrouilleront avec le gouvernement je sais qu'ils vont être reçus donc ils diront ce qu'ils ont à dire mais mais mais voilà qui qui qui qui ne sont pas enfin moi depuis 10 jours vous pouvez reprendre mes mes propos publics j'appelle tout le monde au calme à une forme voilà je je m'honore au moment où je vous parle qu'il ait pas de policier blessés qu'il ait pas de gendarme blessés que les choses soient tenues est-ce que ça tiendra je ne sais pas et effectivement peut-être qu'à un moment les choses partiront mais voilà je constate aussi que le gouvernement est bien content de trouver un interlocuteur avec qui discuter on n peut-être pas des gens fréquentables mais finalement quand il y a personne autour de la table c'est pas c'est c'est c'est pas facile non plus on est dans un pays où le dialogue social a quand même une place nous on a toujours assumé ça ça ça fait 78 ans qu'on existe voilà qu'après le gouvernement discute avec d'autres bah c'est son rôle moi j'ai pas de commentaire à faire et donc que que le monde agricole soit pas monoliique ça on sait depuis longtemps à la FNSEA je suis seraliier le premier VI président de la FNSEA est un viticulteur le deuxième est un producteur de viande bovine du Cantal on a toutes les productions tous les territoires toutes les typologies d'exploitation et je vous prie de croire que peut-être comme dans cette maison de temps en temps il y a des discussion un peu animée ce qui fait notre force c'est qu'à un moment on essaie de faire des synthèses voilà qu'est-ce que voulez je vous dise si un moment les gens veulent une forme de radicalité ils le feront enfin encore une fois c'est une histoire de conviction moi j'ai pas peur d'être minoritaire ça me pose pas de problème vous voyez ce que je veux dire nous on a dit quoi on a dit que un on restait européen c'est important de l'entendre dans le moment dans lequel on est on dit pas vous avez compris depuis le début de mon propos que je dis pas que ce que fait la Commission et ce qui a été décidé nous va voilà et même on comprend pas à certains moment mais c'est pas pour autant qu'il faut pas continuer à penser la question agricole et alimentaire en européen parce que en face de nous quand vous parlez du continent américain quand vous parlez des Chinois quand vous parlez des Russes il faut quand même qu'on soit un tout petit peu lucide sur ce qui se passe ensuite qu'est-ce qu'on dit on dit que la question du revenu et de la production sont des questions qui sont centrales et ça a été dit les revenus peuvent être très différents dans l'agriculture et même je vais même être très clair avec vous heureusement qu'il y a des agriculteurs qui gagnent bien leur vie et je je leur dis tous les jours c'est pas une tare parce que la vision de l'agriculteur français qui serait forcément quelqu'un qui serait dans la souffrance c'est pas non plus très attractif au moment où il va falloir qu'on attire des générations quel que soit on parle toujours du du modèle agricole mais ça me fait sourire parce que il suffit de connaître les territoires et je crois que je suis avec des gens qui les connaissent un peu pour se rendre compte que l'agriculture bretonne n'est pas la même que l'agriculture du Massif Central qu'être seralier dans le Bassin parisien c'est pas la même chose que d'être seréralier dans le l'oraguet et que d'être transfrontalier pardon d'être agriculteur frontalier c'est c'est pas la même enfin voilà donc la la typicité elle est très différente dans une même production dans une même production faire du lait de montagne ou faire du lait en Bretagne c'est pas la même chose voilà bon donc ça c'est aussi je crois notre force c'est notre force donc moi je cherche pas voilà nous ce qu'on veut c'est porter un message clair et d'être des interlocuteurs crédibles voilà après les agriculteurs ils attendent pas du président de la FNSA et de la FNSA qu' leur disent qu'ils ont à faire tous les jours le sujet c'est que si demain il y a plus d'interlocuteur on repasse dans un épisode gilet jaune peut-être que c'est ce qui se passera peut-être que dans 5 jours c'est ce qui se passera voilà après le sujet c'est qu'est-ce qui s'est passé 3 ans ou 2 ans après les gilets jaunes il faut leur demander je reste dans mon domaine de compétence qui est l'agriculture donc voilà on détient pas la vérité on porte des revendications elles sont claires elles sont posées sur la table d'autres en on d'autres d'autres défendent leurs intérêts encore une fois ce qui compte c'est qu'est-ce qu'on est capable de faire et je n'ai nous n'avons jamais prétendu à la FN SAA être omniscient et omnipotent mais en même temps on a une histoire en ce moment je pense que tout le monde est bien content qu'on soit là parce que au moins on sait avec qui discuter et puis après s'il y en a d'autres et ben le gouvernement fera ses choix le Premier ministre me demande pas l'autorisation quand il ve recevoir quelqu'un donc voilà je je suis très clair sur le sujet je veux pas qu'il y ait de voilà ensuite la question du du sénateur Boyer bon les règles incohérentes les les voilà je pense que j'ai un peu déjà voilà sur l'ofb vous me dites est-ce que la FNSEA demande la suppression deofb bon l'ofb c'est un vrai irritant à la FNSEA parce qu'en fait c'est la relation qui est pas comprise bon personne ne pense que demain enfin s'il y a plus l'ofb queil y aura pas de sujet autour de la police de l'eau ou ou la police de l'environnement enfin c'est c'est pas sérieux de le penser bon donc la question pour nous c'est quelle relation entre ces gens et et la profession agricole alors il y a tout un tas de sujets qui ont été mis sur la table les sujets de la relation entre le contrôleur et le contrôlé les sujets des méthodes voilà bon première élément qu'est-ce qu'on a demandé on a demandé que que ce corps puisse être attaché au préfet les préfets sont les représentants de l'État voilà et que donc le préfet puisse avoir une discussion avec l' FB et que ça soit pas seulement dans une relation avec le procureur de la République ça nous paraî important ça se passe comme ça avec les forces de l'ordre ça se passe comme ça avec les forces de l'ordre voilà donc après tout ça ça nous pas important et et je le dis on a entendu une demande forte aussi du côté des préfets voilà mais sans vous interrompre je crois que ça a été fait dans la loi 3DS aujourd'hui les préfets sont les référents despartementau de l'ofb vous avez raison c'est dans la loi 3DS mais en fait c'est pas appliqué voilà c'est ça parce que les préfets ne s' saisissent pas voyez c'est non non non bon mais attendez bon moi je fais pas de commentair de cette nature je je dis juste que aujourd'hui effectivement il y avait quelque chose dans la 3DS mais ça n'est pas appliqué ça n'est pas appliqué et donc dans la discussion qu'on a aussi avec le Premier ministre c'est on dit qu'est-ce qui fait que les textes qui sont pris sont appliqués parce que ça aussi ça interrogé agriculteurs moi j'ai un sujet de confiance en ce moment les gens me disent tous de toute façon on se fait avoir depuis des années ils nous disent que et on se fera voir moi il y a un moment il faut bien qu'on s'appuie sur des éléments tangibles sinon sinon après bah sinon après on est plus dans le cadre on change de cadre bon donc ça c'est donc rattachement au préfet et le Premier ministre a proposé qu'on se mette autour de la table pour voir comment on pourrait avoir des discussions autour parce que il y a deux métiers il y a le métier administratif puis y a le métier répressif en tous les cas voilà donc c'est pas la même chose donc comment comment on intervient dans ces deux métiers comment on le fait avec avec quel cadre mais en tous les cas ce sujet il est très attendu par le monde agricole sur les blindés face au tracteur bon écoutez moi je je tout ça est tout ça est un voilà nous on a dit où on se mettait il y a rien qui a été fait sans qu'on en ait parlé au préfet avant on est en lien avec les autorités pour que les choses soient encadrées un moment les autorités souhaitent mettre des blindés en face des tracteurs tout ça enfin je vais vous dire chacun fait son métier nous on fait le nôtre et je vais vous dire si ça devait mal tourner ce que je ne souhaite absolument pas c'est pas de blinder voyez le sujet n'est pas de cette nature donc tout le monde tout le monde tout le monde fait voilà l'État exerce son autorité dont acte voilà je je voilà nous on essaie de faire en sorte qu'il ait pas de débordement et je le redis depuis le début on essaie de tenir une ligne plutôt de responsabilité voilà c'est pas facile je ne sais pas si ça tiendra mais en tous les cas pour ce qui nous concerne on est très clair sur la question madame la sénatrice sur les pesticides alors bon ce sujet anime je vais vous dire en tant qu'agriculteur ce qui est mon sujet moi pour produire aujourd'hui j'ai besoin dans un som de cas de pesticides c'est une charge pour moi si demain je peux m'en passer je vous le dis je le ferai sans aucun problème je vous ai dit qu'on était dans une des agricultures les plus durables au monde donc je regarde aussi ce qui se fait ailleurs je dis que si on peut trouver demain des méthodes alternatives l'agronomie qui est en train de revenir très fort la question des sols la question des couvertures si on peut trouver des biostimulants de la protection de toute nature on y est prêt même d'autres produits il y a deux sujets sous-jacents première c'est la trajectoire la deuxè c'est l'investissement pour trouver les solutions parce que quand on dit par exemple on retire une matière active pour des raisons de toxicologie ce que je peux comprendre par que vous l'avez dit vous-même on est utilisateur voilà non mais j'ai même pas parlé d' pour le moment je dis quand il y a une décision publique de retrait une molécule moi je considère que si elle est mauvaise en France elle est aussi pour un Allemand et un Belge voilà c'est pas ce que j'observe aujourd'hui voyez-vous donc ça ça questionne c'estàd que je vais prendre l'exemple des néonicotinoïdes je je voilà l'acétappride qui est un néonicotinoïde aujourd'hui est utilisé en Allemagne en traitement aérien je vous invite à le vérifier voilà bon donc qui qui qui est de notre point de vue pire que en traitement de semence de betterave par exemple peu importe c'est une décision qui a été prise donc aujourd'hui vous avez à l'intérieur de l'Europe des homologations de matière Activ qui sont européennes toutes pas passe par l'EPSA ça c'est voilà et après vous avez des autorisations de mise en marché qui sont nationales je redis que si à un moment il y a une molécule qui pose problème elle pose pas problème à un français et pas un Allemand ou pas un Belge voilà premier élément ensuite je dis que sur la recherche et l'innovation il faut mettre des moyens rapidement je l'ai dit le PDG linraay le sait moi j'ai besoin de tous les acteurs je le redis aussi public privé hors Europe faut mettre les meilleurs autour de la table pour qu'on trouve les solutions parce que en revanche qu'onacceptera pas c'est notamment ce qui se passait en seriz c'est dire il y a une molécule on la retire vous avez une petit un petit insecte là qui s'appelle la drosophile qui vient piquer les serises qui les rend impropre à la consommation al pas de manière systématique je rentre pas dans les détails mais voilà et qui conduit à des pertes de produit cette année très importante et à de alors 100 % dans certains endroits pas partout voilà et qui conduit à de l'importation et est-ce que est-ce que le consommateur français ou parisien qui va trouver des serises Turques bien brillantes bien poli sur son étal qui ont elle-même cette matière active sort grandit de cette discussion je ne le crois pas voilà bon donc le sujet de qu'on a synthétisé de manière très rapide dans pas d'interdiction sans solution c'est quelque chose qui est important pour nous c'est quelque chose qui est important pour nous moi je je suis pas le représentant de telle ou telle firme je dis que j'ai besoin de de solution technique la betterave est un cas moi sur ma FME en 2020 j'ai eu de la jaunice j'ai fait 20 % du rendement que je fais d'habitude j'ai besoin de solution il y a un pnri qui a été fait avec des investissements pour essayer de trouver des méthodes alternatives y compris par la génétique je le dis parce qu'à Bruxelles on a des discussion en ce moment sur les NBT les nouvelles technique de sélection et on voit bien que ça fait débat entre ce bien sûr entreux qui concne qui considère que je le fais à peine de manière caricaturelle que ce sont les nouveaux OGM et ceux qui disent que quand même la mutagénèse a du sens pour accélérer la recherche et permettre que demain on est aussi sans breuvet le vivant c'est l'agriculteur qui vous le dit on est des solutions pour avoir des plantes qui soient plus résistantes à des attaques d'insectes à des attaques de champignons peut-être même au problématiques climatique ça a du sens pour nous voilà parce que moi j'ai besoin de solution et si la solution c'est on produit plus et on importe ben je ne l'accepte pas voilà je j'essaie de vous le dire comme ça et encore une fois euh je voudrais aussi qu'on donne acte des progrès qui ont été enregistrés depuis 20 ans parce que ce qui est difficile aussi et ça ça fait partie des discussions c'est qu'en fait à chaque fois on dit fait des efforts mais jamais on dit bon il y a eu des progrès fait quand on regarde ce qu' les progrès qui ont été fait sur les cmr1 sur les cmr2 il faut un moment pour qu'on continue et qu'on ait une dynamique qu'on donne acte des progrès enregistrés voilà je je le dis euh et il y a pas une solution miracle ce sera une combinaison de solution et ça c'est important mais c'est pour ça que je redis que ce qui est important c'est de continuer à produire et ceux qui disent c'est zéro phyo faut rien sont pas sont pas raisonnables voilà je vous dis comme je le pense Anne crine Loisier Amel gaker et Yannick Jade ou merci président aller très vite beaucoup de choses ont été dit donc avec les deux niveaux de de questionnement et d'attente au niveau intérieur et au niveau plus européen au niveau intérieur vous avez évoqué donc la l'application des des lois égalim j'attire juste en complément votre attention sur le fait que dans la la restauration hors domicile il y avait aussi des engagements de l'État pas seulement dans les qutines scolaires mais dans les l'administration de l'État dans les présons les hôpitaux et autres et et même des engagements qui allaient jusqu'à 100 % de VI bovin pris à l'époque par Julien Normandie donc voilà je pense que sur ces volets là il y a il y a un levier vraiment sur lequel il faut insister ma question à ce stade du débat sera juste sur le le vol européen la la singularité c'est qu'on a quand même là une mobilisation je pense comme jamais c'est-à-dire que ces 18 derniers mois c'est pratiquement 16 ou 17 pays enfin les agriculteurs de de nombreux pays européens qui se sont mobilisés donc il y a il y a une vraie remise en cause on va le dire de la de la de la stratégie agricole européenne donc est-ce que vous sentez que là il y a un levier particulier pour remettre nous ce que nous demandons nous l'avons demandé à plusieurs reprises de remettre farm tout fa sur la table de remettre aussi aujourd'hui la la la stratégie de gestion de de de l'Ukraine enfin de notre soutien à l'Ukraine parce que si demain on répond sur les problèmes intérieur mais que cette situation là elle demeure je pense que on reverra nos agriculteurs dans dans quelques mois dans le même difficulté Amel merci madame la Présidente beaucoup de choses ont été dites je vais je vais juste aborder la problématique des filières exclusivement régional qui rencontre de graves difficultés difficultés qui mettent en danger la totalité de production en fait française et et c'est à court terme je vais parler de ce que je connais évidemment le mieux dans ma région 95 % des endives voilà sont produits dans les haut de France mais il n'y a pas que la betterraave le CH de Bruxelles et et clairement des fières aujourd'hui en danger qui doivent également bénéficier en fait de plan d'urgence au même titre que celui qui a été évoqué pour la viticulture il s'agit surtout pas d'opposer les cultures ce que je dis juste c'est qu'aujourd'hui il faut des réponses pour tous une question allez-vous aller jusque là dans vos conditions d'arrêt du mouvement que nous soutenons bien sûr je vous remercie Yannick jade merci madame la Présidente Monsieur le Président vous conviendrez quand même que si le Green Deal et tout ce qui est autour du Green Deal peut susciter des inquiétudes ça ne peut en aucun cas être mis comme responsable de la crise actuelle puisqu'on parle au fond de choses qui potentiellement vont se mettre en œuvre on est d'accord que cette crise aujourd'hui elle est longue elle est structurelle elle est extrêmement dure et c'est pour ça que que nous la soutenons mais il faut qu'on fasse attention aussi les uns et les autres dans les arguments qu'on met qu'on met en avant euh un point de clarification sur au fond le débat sur l'exception agricole qui a été prononcé par le premier ministre et notamment dans nos relations au commerce international bon il y a pas besoin d'accord de libre échange pour vendre du vin ça se boit à peu près partout dans le monde et c'est et c'est tant mieux et c'est notre et c'est notre fierté on voit les clauses miroir on les défend moi j'ai toujours combattu les accords de libre échange on les défend on voit en c'est le mercosour qu'est-ce que vous dites sur l'agneau néozélandais parce qu'il y a pas de d'enjeu de close miroire l'élevage extensif néozélandais au fond même rendu en Europe il est plus écolo que dans les dans les évaluations que l'agneau français et moi je défends que on protège l'agneau français contre l'agneau néozélandais qui a pas à faire 20000 km pour un carré d'agneau donc au fond comment vous situez par rapport à ce type d'accord où au fond l'enjeu c'est pas la clause miroir c'est le principe du commerce international sur des produits alimentaires liés à nos filières et puis un point si vous le voulez bien on a beaucoup parlé de la décapitalisation dans le secteur bovin et laitier notamment est-ce que vous regrettez en tant que FNSEA finalement d'avoir participé à la supession pr des cotas laitiers qui était quand même un instrument de régulation du lait de stabilisation des revenus des éleveurs et finalement d'avoir joué le marché international ça a plus déstabiliser les éleveurs et renforcer l'actalis monsieur le Président alors sur la question de madame la sénatrice Loisier et de la mobilisation européenne bon moi je pense que ça ne changera pas les choses avant l'élection au mois de de juin voilà je pense que tout le monde est en train de constater l'échec c'estàdire que voilà je vous dis on est en fin de mandature la présidente F desayen elle-même qui avait assez peu parlé d'agriculture dans les premières années de son mandat commence à comprendre que peut-être qu' y a un sujet de cette nature je je je vois que l'ensemble des parties prenantes ne se satisfont pas de cette situation pour des parfois des points de vue très opposés voilà mais les les différents groupes parlementaires qui composent le Parlement européen voit bien la situation dans laquelle on est et cette situation vous l'avez dit inédite moi je je jeai pas souvenir qu'on est autant depuis 1992 et les grands débats sur l'avenir de la PAC je n'ai pas souvenir d'une telle mobilisation européenne donc tout le monde voit bien quel est le problème les causes peuvent être parfois très locales mais il y a quelques raisons qui peuent qui qui qui sont clairement européennes donc je ne vois pas de de de réouverture possible en revanche je je suis assez persuadé que ça va occuper l'espace du positionnement politique des différents partis qui font des propositions je je voilà ça permettra au moins que la question agricole euh don que tout le monde prend un bras le corp depuis quelques jours retrouve voilà et et c'est important puisque finalement c'est c'est le premier budget européen donc on parle de 27 à 28 % du budget européen c'est quand même pas si neutre que ça et et puis si ça peut permettre une forme d'intérêt sur cette élection ça ne sera que que mieux euh donc je je vois pas ça en tous les cas pour la réouverture euh avant le avant le l'échéance électorale sur l'Ukraine bon là pour le coup on peut pas attendre le mois de juin euh voilà donc nous on a demandé très clairement que des choses puissent être faites à Bruxelles je comprends que ça frémit là avec la présence des des chefs d'État et de gouvernement quels seront les niveaux des annonces je ne le sais pas euh mais évidemment les Claus deonverte sont sont nécessaires mais là encore je je trouve que le niveau de réaction est quand même affligeant enfin ça fait des mois qu'on explique qu' il y a un problème voilà sur l'Ukraine et puis tout d'un coup quand les choses s'embrasent en quelques jours on va trouver des solutions moi ça me questionne vraiment sur la compréhension la compréhension des des des grands enjeux je je voilà je vous le dis donc l'Ukraine on espère que là dans la semaine on aura des annonces sur la possibilité de mettre en place des clauses de sauvegarde après est-ce que c'est mettront en place tout de suite dans quelques semaines voilà on a je l'ai dit on veut absolument que ça concerne les volat a les œufs le sucre et les céréales et dans les céréales il y a évidemment le maïs et le et le blé et ensuite on veut veiller à ce que l'année de référence soit 2022 et non pas 2023 puisque l'année dernière comme je vous l'ai indiqué voilà donc voyez il y a des petits points de détail qui n'en sont pas vraiment sur euh sur votre question madame la sénatrice vous parliez des productions de votre région oui sur l'endive on connaît le sujet le sujet c'est qu'il un déserbon qui s'appelle le bonalan qui est appelé à être retiré du marché et qui n'a pas qui n'offre pas de de solution dans un moment où cette production pour pouvoir se développer a aussi besoin d'énergie parce que en fait le forçage des endives se fait AC de l'énergie et donc on a espèce de conjonction du facteur de j'ai pas les moyens de protéger ma production et l'énergie a explosé comme chez la facture de tous les Français et du coup je je me retrouve en grande difficulté de production y compris avec la possibilité de voir disparaître cette production en France que tout le monde se rassure on continuera à manger des endives en France voilà mais ell ne seront plus de produit chez nous c'est un problème voilà et donc on revient à la question que je disais tout à l'heure sur qu'est-ce qu'on met en place pour trouver des réponses techniques qui permettent de continuer à produire sans qu'on ait sans qu'on ait finalement l'arrêt de la production parce que les gens disent voilà mais je pourrais prendre ça avec la carotte de créant je pourrais prendre ça avec tout un tas de d'éléments donc là on est vraiment on est vraiment dans le [Musique] dans dans le sujet et vous m'avez posé la question des conditions d'arrêt alors je suis très à l'aise parce que en fait d'abord on va écouter ce qu'à nous dire le Premier ministre voilà ensuite on interrogera nous nos troupes pour savoir est-ce que ça paraît entendable pas entendable voilà je l'ai dit il faut bien qu'on explique qu'il y a différents timings bon d'abord il y a des mesures d'urgence attendues je l'ai dit mais je je l'entends depuis hier il y a des gens qui disent par exemple nos collègues bretons nous disent moi j'ai un problème avec le ratio prairie pardonnez-moi c'est un peu technique mais enfin c'est l'idée que y compris quand vous avez arrêté l'élevage depuis 6 mois on vous dit vous devez réimplanter des prairies et on nous dit ça on sort pas tant qu'on l'a pas mais en même temps moi je suis obligé de leur dire que ça c'est une décision européenne et que la France seule ne peut pas emmener cette décision et que au m titre que les 4 % de jacher qui questionne l'obligation jaer questionne et que on y est depuis 9 mois on prend que peut-être de manière dérogatoire il y aura des choses dans le qui qui pourrai sortir mais voilà donc il y a des choses françaises qu'on peut avoir tout de suite sur la directive IOD au niveau européen qui est aussi très attendu en viande blanche je pense au poupondeux je pense à la dinde je pense au port voilà c'est une décision qu'on pousse beaucoup mais il y a eu un trilogue à Bruxelles donc on est en train de regarder si on peut éventuellement il y a des possibilités de de de de rouvrir avec des amendements si le le vote n'a pas lieu tout de suite alors en plus je le dis IED prévoit que avant l'entrée en application de la directive en 2028 il y a une clause de revoyure en 2026 moi j'en découvre tous les jours mais voilà donc ces conditions elles seront définies puis ensuite il y aura le troisème temps je vous l'ai dit he mesure d'urgence mesures européennes puis les mesures législatives et là je me tourne vers vous qu' un moment ça va vous passer entre les do voilà donc je parle pas des des PPL qui peuvent être déposés par les différents groupes parlementaires je parle de ce que va porter le gouvernement est proposé aux deux assemblées dans lequel on va voir si l'agriculture est auudessus de tout alors je je redis ce que j'ai dit on a pas demandé ça on veut juste que un moment on prenne la place qui est la nôtre voilà et que les les les mots les mots se traduisent dans les faits qu'est-ce qu'on dit sur agriculture d'intérêt général majeur voyez il y a un moment parce qu'en ce moment tout le monde nous dit qu'il nous aime je suis ravi hein mais on va quand même un moment passer au travaux pratiques voilà euh est-ce que quand on dit il nous faut des intues d'impact dans la loi ça a du sens est-ce qu'à un moment on peut dire on a aussi besoin de veiller à ce que il y ait le droit de l'environnement et il en a besoin mais il y a aussi un sujet de souveraineté alimentaire et et que on ne vienne pas les entrechoquer en permanence est-ce qu'on peut trouver un équilibre voilà ce qu'on demande nous et donc on verra bien ce que sont les conditions j'ai rappelé les différentes ématique sur l'eau par exemple il faudra qu'on lève un certain nombre de de freins parce que le stockage de l'eau c'est c'est c'est nécessaire et qui aura pas d'agriculture sans eau voilà donc après il faut faire attention au milieu enfin aller expliquer que par exemple dans le Pas de calis chez vous madame il y a en 2 mois près de 180 millions de mè cubes d'eau qui ont été rejeté à la mer par des pompes et que par ailleurs pour irriguer toute la région pas juste le département toute la région il en faudrait moitié moins c'est quand même une question de bon sens alors je dis pas qu'il faut le faire n'importe comment je dis pas qu'il faut le faire partout je dis pas qu'il faut le faire de manière déraisonnable je dis juste que se poser la question relève du bon sens voilà ben écoutez je je peux vous dire mais j'ai je vous ai parlé de la région monsieur jade voilà vous êtes de l'INE oui bon donc vous c'estes pas un Paul d'len non pas encore bon donc stocker de l'eau dans dans dans cette région dans cette région des Haut- de-fance c'est un sujet y compris parce qu'on on y produit beaucoup de cultures spécialisées beaucoup de cultures spécialisées et que donc on aura besoin d'eau et que même cette région des Haut- de-fance peut demain avoir des sujets de sécheresse majeur donc voilà il faut qu'on le regarde voilà quant au ple d'air puisque vous y faisiez référence monsieur le sénateur nous par exemple on s'interroge pourquoi quand c'est un pole d'air en Hollande et ils ont un tout petit peu d'expérience sur les sujets de Pole d'air il y a une obligation légale de curer les faussées et si vous ne le faites pas vous êtes amendable et en France si vous le faites vous êtes amendable peut-être qu' un moment peut-être qu'à un moment on peut avoir un peu d'intelligence collective sur ce sujet voilà donc les conditions de de sortie sont à à regarder sur les questions de de monsieur le sénateur jado euh bon vous dites il y a un paquet mais il y a pas de loi enfin vous connaissez un peu le sujet et moi aussi on a un tout petit peu parlé de de NRL on a tout petit peu parlé de chour ces différentes directives européennes discutées pendant des mois donc je veux dire aujourd'hui chour on sait ce qu'il en est devenu mais NRL est toujours là on sait pas comment ça va sortir encore voilà donc ça explique pas la la d'jourd'uiacord non je dis que quand même ce que ça contient à questionner le monde agricole voilà je vous ai expliqué que c'est la criseaujourd'hui c'était de la sédimentation je je le redis donc je n'explique pas que c'est un facteur conjoncturel qui explique aujourd'hui je dis que structurellement l'accumation crée l'incompréhension et que ce que je vois remonter aujourd'hui parfois des gens qui me demandent de revenir sur des choses qui ont 15 ans voilà donc je je dis pas du tout que c'est ça je dis que simplement pour essayer de redonner parce que moi ce qui m'intéresse dans le moment dans lequel on est c'est de redonner une vision c'est qu'on soit capable de se projeter à 6 mois à 5 ans à 10 ans c'est ça qui attend le monde agricole là là on est planté là on est planté bon mais il y a un moment le rôle qui est le nôtre c'est essayer de de redonner une vision c'est de dire l'agriculture a encore un sens en Europe l'agriculture elle peut encore faire vivre dignement des gens elle a du sens dans le métier elle nourrit les gens je je je note avec intérêt que que que les gens sont plutôt sensible à ce qui se passe en ce moment et plutôt positivement sensible je suis pas sûr que ça dure longtemps s'ils soit ils sont embêtés tous les soirs rentrant chez eux mais en tous les cas on entend ça donc ça fait partie du package d'ailleurs depuis le début j'explique qu'il y a des sujets français donc c'est pas ça c'est pas l'Europe Europe moi je fais pas partie de ceux qui revoient à Bruxelles systématiquement parce que c'est facile de de viser Bruxelles je dis que il y a une part de responsabilité à Bruxelles IED c'est un irritant qui est sur la table parce que encore une fois l'éleveur breton il comprend pas il comprend pas voilà donc il comprend pas que on lui explique que il a un élevage industriel qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que on l'empêche pas de produire mais ça veut dire qu'on va lui demander de remplir plus de papi c'est c'est en port par exemple c'est c'est c'est 120 truit alors que la moyenne nationale française est autour de 170 180 mais 120 truit aujourd'hui si vous remplissez des papiers toute la journée les gens disent mais c'est cfcayen voilà c'est ça que je veux dire et après moi je vous parle du ressenti parce que les gens n'ont pas conscience de de ce qui se passe donc je ne dis pas que c'est que ça mais je dis que ça peut participer vous me posez la question de l'exception agricole mais comme vous je la découvre depuis hier donc je je je m'intéresse beaucoup parce que je connaissais l'exception culturelle donc du coup C on a commencé à travailler pour regarder s'il pouvait y avoir des parallèles mais au moment où je vous parle je ne sais pas voilà mais je je manquerait pas d'interroger le Premier ministre mais puisque j'ai compris qu'il venait cet après-midi faire sa déclaration de politique générale dans cette maison je vous remercie si vous lui posez la question de l'éclairage de ce que c'est que l'exception agricole très bien bon ben écoutez en tous les cas voilà mais moi je je en tous les cas qu'on regarde l'agriculture avec intérêt me va bien vous savez les agriculteurs les mots les formules les trucs machin c'est qu'est-ce que ça veut dire endure vous voyez qu'est-ce que qu'est-ce que ça veut dire dans la vraie vie des gens je crois que c'est ça qui nous intéresse euh un petit mot sur l'agnau néozélandais ouis bon et vous avez dit tout l'intérêt d'abord je voudrais donner le chiffre on importe aujourd'hui 60 % de notre viande auovine 60 % la consommation donc ça veut dire un que nous on peut progresser on pe en produire plus mais je me réchouis monsieur jado que du coup vous m'édier sur le loup ça va m'aider beaucoup parce que bah dans les Alpes dans les dans les alpes5 départements venez dans les nous aid non non non non si si non attendez attendez si si si non mais non non pas du tout pas du tout pas du je vais vous répondre je dis je dis non que la filière ovine aujourd'hui est traumatisée par la question du loup mais posez-leur la question si vous en avez produit posez-leur la question ne venez pas me voir et non non mais attendez je jou au bille je jou au bille je je je redis demandez au producteurs au vin vous les connaissez bien allez les voir demander quelle est leur préoccupation par rapport à la prédation je dis le loup mais je pourrais parler d'autrees choses parlons structurel aujourd'hui nous on sait bien qu'on va pas passer de 60 % d'importation à autoproduction donc déjà ce qu'on voudrait c'est qu'on nous aide la place de pouvoir en produire plus avec des conductions de production je vous ai parlé de la laine mais de tous les véritant donc premier élément il faut qu'on nous aide à produire voilà et ce qui avait été fait dans la pack avec des aides auovin et tout ça allit dans le bon sens parce que c'était pas juste des aides couplées à la production c'était aussi des aides à la structuration de la filière et c'est une des filières qui sait le mieux structurer je le dis parce que du coup parfois les politiques publiques quand même amène à des gains de productivité sur l'importation donc première réponse il faut qu'on en fasse plus vous avez compris et donc tout ce qui est de nature à voilà mais dire qu'on sera autosuffisant demain donc il faudra qu'on continue à importer ce qu'on nous a dit c'est que c'était des accords des accords de libre échange nouvelle formule enfin voilà je sais pas ce que ça veut dire close miroir nouvelle formule mais non mais voilà et on nous dit que quand on fait l'Analyse de Cycle de Vie de l'importation on est avec des choses plus verdueuses moi ça m'interroge beaucoup et puis je voudrais aussi qu'on parle du sujet de bien-être animal parce que il y a aussi des sujets majeur de de de cette nature bon ce qui compte aujourd'hui c'est comment on garde des gens qui veulent continuer à faire de la production au vin c'est ça qui m'intéresse en France donc je je ne suis pas en train de vous dire que de toute façon faudra pas qu'on en importe on en aura besoin ce qu'on comprend pas c'est le cumul parce que là Nouvelle-Zélande mais vous auriez aussi parler de l'Australie dans lequel il y a une louche supplémentaire qui est pas signée à ce stade mais qu'on attend c'est le signal qui est important monsieur le sénateur le signal c'est de dire on compte sur la production et puis après si on en a pas et qu' faut en importer euh acceptons de regarder ce qui nous gêne en ce moment c'est que ça détruit de la valeur et de la capacité de production et donc quand je parlais des iritants et que volontairement je je disais que la prédation je je vous prie d'entendre que le sujet de la prédation c'est un sujet qui préoccupe les éleveurs au vin il y en a pas partout dans toute la France et les endroit où ça se passe bien donc on a de la place pour le marché il s'en consomme et on peut aller plus loin donc faisons cet effort euh ensemble et et veillons à ce que on n'est pas euh de sujet vous me parliez décapitalisation euh du cheptel beauovvin c'est une vraie préoccupation c'est une vraie préoccupation d'abord ça fait partie de ceux qui ont aujourd'hui les revenus les plus faibles en moyenne voilà avec des sujets de alors je distingue le lait de la viande bovine c'est c'est pas exactement les mêmes problématiques euh en lait je vous en ai parlé en lait y compris parfois dans des élevages de taille conséquente je pense à la Bretagne il y a des gens qui arrêtent de guerlass qui disent moi j'en ai assez parfois voilà est-ce que les quotas seraient de nature à à remettre laanique je pense qu'on est au-delà de ça vous savez les cotas quand ils ont été mis dans le lait en 1984 personne n'en voulait et puis quand on les a retiré en 2014 tout le monde voulait les garder non non mais ok tout le monde nétait pas contre les non non non à l'époque en globalement les gens en 84 étaient quand même pas super favorable au cota voilà voilà oui oui ce que je vous expliquer c'est c'est l'état d'esprit je pas parler de 84 mais voilà quand en 2014 on a retiré les quotas tout le monde a craint libéralisme le marché voilà je crois pas qu'on reviendra au cota pour vous dire et dans le moment dans lequel on est c'est même plus le sujet dans le moment dans lequel on est c'est l'attractivité du métier c'est qu'est-ce qui fait que quelqu'un se dit dans le moment auquel je suis je vais accepter vous reprenez une exploitation laitière il faut engager des capitaux vous avez le cheptel le hangar un peu de matériel quelques terres autour voilà vous immobiliser du capital de manière importante avec une rentabilité qui est faible vous travaillez sensiblement plus que la durée légale du travail il y en a d'autres quand vous êtes commerçant artisan vous saz travailler aussi donc je veille toujours à pas donner le sentiment qu'il y a que les agriculteurs qui travaillent il y a beaucoup d'autres gens qui travaillent mais enfin faisons le constat que nous on travaille et et enfin vous avez des revenus qui sont alors il peut y avoir des bonnes années en lait et il y en a eu et tant mieux et elles sont méritées mais enfin voilà et donc la fatigue elle est morale aussi en l'IT voyez des gens qui disent voilà je je donc comme les prix de la viande étaient assez élevés l'année dernière on a eu des la grosse décapitalisation après il y a encore des gens qui y croient et moi c'est c'est c'est pour cela que qu' qu'on est là c'est comment on fait pour continuer à garder une production laitière vous savez les grands acteurs si demain il faut qu'ils aillent acheter du lait ailleurs ils le feront mais on a aussi des laitteries ancrées dans les territoires qui fonctionnent et qui sont d'ailleurs souvent celles qui payent le lait le plus le le le le plus élevé et puis on a aussi vous l'avez dit des signes de qualité quand on est dans la filière comptée aujourd'hui avec voilà on oui mais ça veut dire je fais chcho parce que là on est sur un marché où il y a une autorégulation c'estàdire que c'est pas des quotas mais mais mais à l'intérieur à l'intérieur de l'organisation on s'est mis des règles j'aurais pu prendre l'exemple du champagne aussi qui se met des règles d'une année sur l'autre pour pouvoir stocker des jus et et voilà donc je trouve que quand même sans rentrer dans l'encadrement du marché parce que ça je pense que c'est plus d'actualité l'idée en tous les cas qu'on puisse réguler parce que il y a pas en agriculture de solution en dehors d'une forme de régulation c'est important je dis aussi parce que tout le monde dit la FNSEA le libéralisme et tout c'est pas vrai il faut regarder la réalité de ce qu'on produit donc en agriculture le libéralisme c'est mortifèire mais l'encadrement de tout et des prix c'est pas crédit non plus donc il faut trouver les vois et moyens et ce qui a été fait dans un sememble de filièr le compter en est une il y en a d'autres c'est intéressant et et les filières locales je pense par exemple à certaines laitteries qui travaill des produits spécifiques y compris l'UL acheté voilà avec des prix il y a des gens qui payent le lait très bien en ce moment avec des écarts de prix qui peuvent être supérieurs à 50 € les 1000 lit d'une laitterie à l'autre ça ça interroge le producteur laitier voilà donc nous on a besoin encore une fois d' croire vous saz l'élevage là il regarde ce qui se passe il regarde ce qui se passe où on est capable de donner une dynamique où on est pas capable et moi je voudrais finir par là si vous m autorisez madame la Présidente encore une question ben il non Jean-Claude Sébastien Anne Anne ou allez on y va vite alors c'est sûr alors Anne rapidement jean-clae oui merci déjà monsieur le Président bon bien que c'est narnais je pense quand même être suffisamment objectif pour vous réaffirmer notre soutien ici au Sénat moi je voulais juste qu'on se penche 2 minutes sur les les perspectives de diversification auxquelles on recourt certaines entreprises agricole enfin certains exploitants pour joindre les debouts tout simplement votre regard là-dessous la dessus pardon savoir si il y a bon ben des des des diversifications qui qui qui qui sont majeures éventuellement des verrou que l'on pourrait faire sauter et voilà que qu'on ait votre bilan tout simplement merci Jean-Claude oui ben rapidement question si remarche mais sur faisons attention à la démagogie quand on parle de surposition surtout quand on parle de de produits phyau la France est quand même un des pays qui autorise le plus de molécules si on si on se compare à la Pologne à l'Allemagne euh je nai plus en tête mais et non mais je je je vous Sébastien Sébastien sur la viticulture peut-être encore une fois oh non plus politique un peu de viticulture mais non moi je passais la fin de la semaine là sur les les manifestations avec mes confrères viignon et je suis inquiet je suis inquiet parce que les les dérapages et instrumentalisation politique faite par notamment l'extrême droite qui a tendance un peu à tiser à tiser les flammes n on a trois députés qui se sont pris en photo vers une pancarte qui qui faisait référence à une affaire qui concerne Sandrine Rousseau là va faire la soupe donc vous voyez un petit peu le niveau le niveau de de de ces mecsl et je crois qu'il faut pas se se voiler la face face à ces à ces provocations gr grotesqu euh mais il faut pas s'étonner que surviennent ensuite des des dérapages assez graves dans vos manifestations puisque nous avons eu un attentat il y a 15 jours de l'adrealal a explosé le matin à Carcassonne et puis lors de la manifestation de vendredi dernier c'est c'est la la MSA qui a été carrément détruite par le mouvement viticole et agricole qui était justement monté par par votre organisation professionnelle et qui absolument pas cautionné évidemment par les leaders syndicaux donc moi je je je suis particulièrement inquiet par rapport à ça et je voulais avoir votre avis parce que j'ai j'ai l'impression que ce jour au-delà de tout ce que l'on a dit le la problématique fondamentale que que connaî le le secteur agricole aujourd'hui il y a des pistes réflexion mais derrière ça je pense que se joue un rattrapage politique par rapport aux européenne bientôt et surtout aux élections consulaires en fin d'année j'ai j'ai j'ai vraiment l'impression que que que l'extrême droite et la Coordination Rurale joue ce match dans ce temps politique aujourd'hui je pense que la la difficulté du monde agricole telle qu'elle est telle que nous la connaissons aujourd'hui et cette désespérance mérite mieux que des calculs politiques en vue de de ces élections là donc je je voulais vraiment avir votre avis sur ces encombrant soutien infiltré dans vos manifestations organisées par la FNSEA et puis enfin bon ce matin il eu des annonces au niveau viticol moi je suis assez satisfait de du résultat puisque nous nous demandions des fond fond d'urgence million d'euros il sera 80 millions d'euros dé primimes à l'arrachage est-ce que vous pensez que c'est ce sera suffisant pour régler la crise viticole qui touche inégralité des régions françaises aujourd'hui merci voilà monsieur le Président pour clôturer votre longue et au combien intéressante intervention alors pour répondre à à la sénatrice charch donc sur diversification verou euh d'abord il y a beaucoup beaucoup d'exploitations agricooles beaucoup d'agriculteurs qui ont déjà fait de la diversification parce que tout le monde cherche des solutions et c'est pas nouveau donc il y a des gens qui vont faire de l'agrotourisme il y a des gens qui vont faire de la transformation à la ferme il y a des gens qui vont faire tout un tas de de de de produits voilà il y a y a il y a quelque chose qui monte assez fort c'est la production d'énergie hein de plus en plus de gens qui mettent des photovoltaïques sur les bâtiments d'élevage qui s'intéresse au sujet de la méthanisation qui se renseigne sur les sujets de demain de d'agrivoltaïsme voilà avec tous les les tensions que ça peut exercer sur la pression du foncier sur sur tout un tas d'autres sujets mais en tous les cas la question de la production d'énergie interroge beaucoup et puis voilà les les la diversification c'est pas nouveau est une solution et et va continuer à l'être et puis je vous ai parlé des services pour enfin des paiements pour services environnementaux ça aussi c'est quelque chose qu'il faut continuer à à pousser parce que on pense que c'est une source de de revenu euh sur les surtranspositions monsieur le sénateur je vous en donne une comme ça vous verrez que ah donc voilà moi en fait ça ça m'intéresse pas tellement de de de chercher je dis il y a des surtranspositions j'ai parlé des néoniques par exemple tout à l'heure qui qui qui qui est flagrante bah écoutez quand c'est autorisé dans un pays et pas autorisé en France AC l'UR France pas demandé la bonne dérogation vous savez c'est pas unepition c'est que la France a demandé les semen en alors non mais non non mais c'est bon je je non non mais je partage pas votre point de vue monsieur le sénateur mais c'est pas très grave voilà enfin à l'arrivée ce que constate l'agriculteur français c'est qu'il l'a pas etvec son voisin là et que l'Europe le permet voilà bon oui oui bon mais encore une fois moi ce qui m'intéresse c'est pas de chercher voilà c'est de dire parce que je vois bien ce qui est en train de monter comme débat on voudrait opposer la production et l'environnement ça ne nous intéresse pas ça nous intéresse pas je dis pas que c'est votre propos mais c'est quand même ce qu'il voent en ce moment donc je je je précise puisque je suis puisque je suis devant des parlementaires voilà en gros en expliquant que il y a ceux qui jouent la production l'argent le grand capital et puis de l'autre côté ceux qui protègent l'environnement moi je dis simplement si demain il y a plus d'agriculture française ou moins d'agriculture française c'est plus d'importation est-ce qu'on aura gagné la réponse c'est non comment on fait demain sur les leviers de décarbonation d'amélioration si on n pas la prod vous savez pour qu'un sol capacité de décarbonation faut qu'il produise et qui stock voilà donc ça il faut qu'on en parle ensuite moi je je je je me bats pour qu'on essaie de de pas opposer la question de la haie étant un sujet voilà donc tout ce qui est de nature à faciliter la ligne entre les décisions parce qu'il faut des décisions il faut un cadre réglementaire je dis pas que il faut rien et ce qui se passe dans nos fermes nous va bien et donc il y a des sujets sur transposition environnementaux il y a pas que ça il y en a d'autres il y a pas que l'environnement non plus il peut y avoir aussi des sujets sur transposition dans d'autres domaines donc il faut qu'on les regarde il faut qu'on bien sûr c'est pour ça que je je je focalise pas sur l'environnement vous voyez je je je dis il faut qu'on les regarde qu'on les prenne et puis qu'ensuite euh on dise euh voilà et puis peut-être qu' ai parfois la surtransposition nous a aidé vous voyez j'essaie de rester euh voilà j'ai pas beaucoup d'exemples mais peut-être que ça peut exister donc moi mon sujet c'est qu'on reprenne et qu'on regarde si ça facilite ou pas et qu'on aille au bout et ça c'est très attendu aujourd'hui vous voyez bien sur enfin la question de de des inquiétudesez moi je encore encore une fois je je je porte je porte ce qui est la ligne politique de notre syndicat je sais pas ce que faut le Front national je je fais pas de commentaire politique moi je je me contente de de rester dans mon dans mon domaine qui est le syndicat professionnel agricole que je représente avec des compétiteurs les autres font ce qu'ils veulent vous voyez ce que je veux dire et les gens se définiront moi je l'ai dit publiquement un le temps des élections au champ deagriculture vient c'est dans un an je suis pas sûr d'abord je suis persuadé que la plupart des agriculteurs qui sont aujourd'hui sur les barrage l'ignore donc ça n'est pas la question du moment voilà que certains les en tête j'ai pas de doute mais les agriculteurs là ce qu'ils veulent c'est des réponses concrètes maintenant tout de suite dont ils ont le sentiment que ça va changer leur vie demain dans leur ferme c'est ça qu'ils attendent donc vous parliez de de l'enveloppe viticole elle est supérieure à ce qui avait été demandé donc première chose pe dire il y a un signe qui est donné vous l'avez dit aussi il y a beaucoup de choses qu' ont déjà été faites pour la viticulture le sujet de la viticulture c'est un sujet très conjoncturel avec un malêtre que que tout le monde a ressenti c'est d'essayer d'apporter des solutions de court terme la vrai le vrai sujet de la viéticulture mais ces gens-là le savent très bien pour les avoir rencontrés à plusieurs reprise c'est qu'est-ce qu'on fait du marché comment on adresse la question du climat est-ce qu'on essaie de trouver une solution pour la question de l'eau quand elle est possible comment on fait de la segmentation parce que il y a des régions qui ont fait beaucoup de progrès mais qui va arriver des vins d'entrées de gamme qu'on francise dans des conditions qui sont illégales voilà bon donc c'est c'est ça qu'il faut qu'on essaie de discuter donc à court terme c'est comment on sort les gens de l'eau parce que il y en a qui sont en train de se noyer et c'est essentiel de le faire ensuite à moyen terme c'est tous les sujets autour de l'arrachage temporaire définitif je suis pas compétent c'est pas à moi qui appartient d'en décider mais en tous les cas qu'on aille loin et puis ensuite qu'on discute de la vision qu'est-ce qu'on fait de la vireculture française qui est aussi une viticulture très différente voilà parce que les problématiques des uns sont pas les problématiques des autres les choix de segments qui ont été fait par les uns et les autres ne sont pas les mêmes et puis comment on essaie d'harmoniser ça dans un contexte mondialisé où régulièrement les vin et spiritueux français font l'objet de de de contraintte quand Airbus et Boeing se frotent c'est la viticulture française qui trinque quand Bruno Lemer dit a 15 jours les véhicules électriques chinois on va pas financer c'est un panel sur le sur le cognac voyez donc tout ça concours à des interrogations peut-être pour finir si vous m'autorisez madame le Président je voudrais dire ce que ce qu'on ce qu'on veut porter d'abord à court terme euh faire que on a un signe très clair que le monde agricole est écouté ensuite je le dis parce qu'on sait qu'il y a des mesures d'urgence qui vont arriver mais que d'autres prendront un peu plus de temps on peut pas jouer avec ce mouvement on ne peut pas jouer avec ce mouvement et il est pas question et il est pas question que dans quelques semaines on se rende compte que la fièvre tombant le problème serait réglé il n'en sera rien et donc on a besoin absolument que les réponses en profondeur soient apporté les réponses en profondeur soi apporté alors nous on va travailler pour essayer de trouver les conditions qui satisfairont les gens qui sont aujourd'hui sur le terrain et qui les aident à comprendre mais ça c'est pas de la responsabilité de la fnsoa c'est de la responsabilité du gouvernement et donc faut bien que chacun porte ses responsabilités donc la fnsoa elle elle dit ça va ou ça va pas mais elle commande pas voilà elle décide pas à la place du gouvernement bon ensuite il y aura une fin je sais pas quand elle sera mais il y aura une fin il y aura le temps du travail sur les sujets de simplification parce que ça ça peut pas être juste des mots donc il faut que ça se traduise dans les cours de ferme qu'est-ce que ça veut dire simplifier demain il y a eu des annonces de faête les annonces elles vont dans le bon sens mais les annonces les agriculteurs ça fait longtemps que ils disent bon maintenant ça fait fait quoi faudra probablement une dizaine ou une quinzaine de jours on a le salon de l'agriculture qui commence dans 3 semaines qui est un moment de communion avec les Français qui un moment de de de bienveillance d'accueil d'explication il faut que ça le reste enfin il faut que tout le monde soit conscient aussi que si d'ici 3 semaines il y a pas il y a pas ce qu'on attend ça va pas être la visite de santé on vient faire les photos au cul des vaches je je je préfère le dire aussi très clairement et donc voyez bien que la position de la FNSEA c'est en responsabilité de se battre pour trouver des solutions parce qu'on peut dire aussi ça va pas ça va pas faut tout péter très bien mais il y a un moment c'est quoi après voilà donc nous on met les propositions sur la table elles satisfont elles satisfont pas en tout les cas nous on fait notre travail de proposition d'un syndicat on travaille main dans la main avec les jeunes agriculteurs parce que on considère aussi que c'est important que les plus jeunes et aussi leur mots à dire la manière dont on construit l'avenir puisque je vous ai parlé d'avenir voilà on dit aussi que l'agriculture c'est c'est c'est aussi un métier qui garde du sens qui garde de la noblesse qui a des sujets aujourd'hui de revenus de prix on a parlé des galimes on a parlé de la structuration on a parlé des importations mais il faut absolument que ce qui s'est passé là serve à reconstruire une forme de une forme d'élan et je l'ai dit en France mais à Bruxelles et donc la question de la campagne de la place de l'agriculture dans la campagne d'ici le mois de juin central et je j'ai la faiblesse de penser pas seulement en France mais dans de nombreux États européens et que pour ce qui nous concerne en tous les cas sur la question du Green Deal on va s'employer parce que il faut donner une ligne claire il faudra probablement rouvrir la PAC parce que quand on parle de du ratio prairie quand on parle des 4 % de non production qui sont encore dérogatoire au moment où on parle voilà il faudra quand même qu'on dise les choses et je le dis parce que j'ai entendu ou lu qu'on dit ils veulent pas aujourd'hui il y a déjà 2,1 % de jcher en France donc il y a pas rien il a pas rien c'est faux de le penser voilà mais mais on dit juste les régions sont pas les mêmes et il faut qu'on adapte parce que territorialiser c'est aussi mieux faire comprendre les politiques et on peut pas dire de Bruxelles jusque dans mon territoire il y a pas de typicité donc il faut qu'on fasse attention et je dis ça parce que ça veut pas dire qu'on peut pas avoir une vision commune mais qu'il faut aussi l'adapter à ce que c'est ce qui'est la réalité des des territoires on est dans un moment difficile je le dis aussi euh devant les gens qui sont ici assumer la responsabilité avec les élus qui m'entourent de ce syndicat professionnel c'est aussi prendre ses responsabilité voilà c'est ce qu'on a fait je pense qu'on l'a fait avec avec vraiment le le recul nos gens nous entendent toute la journée dire ce que sont nos élus nos nos no no nos adhérents mais même des nonadhérents tous les agriculteurs nous entendent avoir des propos clairs après il y a des gens qui portent autre chose et bien très bien moi je vous vous aurez noté que à aucun moment je n'ai fait des commentaires voilà donc je n'oppose pas les agriculteurs entre eux je ne l'ai jamais fait je comprends que la FNSA en ce moment espèce de défouloir c'est pas grave la ligne est connue que nos concurrents portent leur vision moi je je je vous le dis je connais des agriculteurs qui sont dans d'autres syndicats je n'oppose pas les agriculteurs entre eux j'ai du respect pour tous les pour tous les agriculteurs mais nous on a dit clairement ce qu'onortait maintenant c'est au gouvernement qu'il appartient d'apporter les réponses et puis on commencera après je voulais vous remercier de votre accueil ben c'est nous qui vous remercions vraiment très sincèrement parce que vous nous avez consacré plus de 2hures d'échange et de débat dans le moment que vous avez rappelé au combien compliqué qui vous mobilise euh je dirais jour et nuit donc merci merci d'avoir accepté notre invitation merci d'avoir répondu d'une façon aussi claire transparente et et précise vous savez qu'ici au Sénat voilà quels que soient les bancs sur lesquels les uns et les autres siègent l'agriculture nous nous rassemble pour une grande grand partie en tout cas nous mobilise pour qu'on puisse faire avancer les choses et soyez assurés que on prendra toute notre part lorsque le débat législatif en souhaitant que ça n'arrive pas trop trop dans trop trop de temps même si le premier ministre a dit qu'il fallait encore concerter et on prendra toute notre part et on échangera de nouveau très volontiers avec vous et on vous souhaite beaucoup de courage pour les heures et les jours à venir merci beaucoup merci