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interviewSénat (sur YouTube)· 3 octobre 2024 144 min

Avenir de la filière automobile française

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ou chers collèges qui doit dans merci merci chers collègues de faire un petit peu de silence nous sommes toutes et tous très contents de nous retrouver après une interruption pour le moins assez longue monsieur le Président et nous nous débutons notre première audition de la commission des affaires économiques en votre présence et je vous remercie très sincèrement d'avoir accepté notre invitation je vous salue toutes et tous avec grand plaisir et j'ai plaisir bien sûr à vous retrouver et j'ai plaisir également à accueillir une de nos nouvelles collègues marieelise housousseau qui va se lever pour que nous puissions bien l'identifier voilà marieise housousseau prend remplace Monsieur Philippe boncarer qui vous le savez a été élu député dans le conseil constitutionnelle à validé l'élection et donc elle vient donc siéger dans notre hémicycle et elle vient au sein de notre commission donc bienvenue dans la commission des affaires économiques et vous verrez en tout cas on y travaille euh voilà avec de respect et écoute mutuelle et réciproque tout en affirmant chacune et chacun nos convictions quand cela est besoin donc je suis très heureuse de vous retrouver à cette occasion et plus particulièrement d'accueillir le président de la la plateforme automobile monsieur Luc châel en amont de notre visite que nous allons faire puisque vous avez dû toutes et tous recevoir donc une invitation de la part de la Commission des affaires économiques puisque nous sommes nous allons monter une délégation pour nous rendre au Mondial de l'automobile le jeudi 17 octobre au matin pour celles et ceux qui n'ont pas encore répondu et qui sont intéressés par cette visite je les invite à s'inscrire auprès du secrétariat de la commission j'ai oublié également de vous signaler mais je le ferai puisqueaprès on a un déjeuner qui nous rassemble tous vous savez que le chef de secrétariat Sébastien moneron Dupin euh nous a quitté pour suivre la ministre du Commerce extérieur et des Français de l'étrangers notre collègue Sophie prima et que dans les circonstances actuelles c'est Mathieu Messonnier que vous connaissez toutes et tous en tout cas plus particulièrement celles et ceux qui suivent les dossiers de logement ou de rénovation urbaine et de politique de la ville puisque c'était notre administrateur qui nous a accompagné dans de nombreux travaux sur ces sujets-l et c'est Mathieu Messonier qui nous accompagne tout au long de l'intérim le temps que nous retrouvions un chef de secrétariat je tiens également à dire que vous rappelez donc a qui s'occupe de la de la séance et plus particulièrement Florence que vous connaissez mais il y avait Jonathan Jonathan qui a été présent dans cette commission pendant plus de 10 ans Jonathan qui est lui aussi parti en en mobilité et c'est Jean de La rochefouco qui se trouve là qui remplace Jonathan donc un nouveau visage auquel vous devez là aussi vous habituer qui avec Florence va donner le meilleur de lui-même et j'en suis convaincu qu'il dansera ainsi pour faire en sorte que ben voilà tout ce que faisait Jonathan en terme de organisation de la Commission et puis toutes les les les les événements et les les auditions que nous avons à à mettre en œuvre soit géré au mieux à la fois par par Florence et par voilà donc monsieur le Président vous êtes surtout connu du grand public pour votre riche carrière politique puisque vous avez été monsieur jade pas place allez on attend que vous installer comme vous êtes grand et voilà donc voilà une fois que vous serez installé donc monsieur le Président je le disais vous êtes surtout connu du grand public pour votre riche carrière politique puisque vous avez été maire de chaumon trois fois député et plusieurs fois ministre mais votre vie professionnelle dans l'entreprise est tout aussi riche puisqueaprès avoir commencé votre carrière chez L'Oréal vous avez changé d'univers depuis 2017 vous êtes à la tête de la plateforme automobile qui rassemble quelques 3500 entreprises de la filière automobile française sur toute la chaîne de valeur vous êtes également président du comité stratégique de la filière automobile et à ce titre vous avez signé en mai dernier avec les ministres de l'économie du travail et de l'industrie le nouveau contrat stratégique de la filière automobile pour la période 20242027 qui selon vos propres termes entend positionner la filière à l'avant-garde de la bataille pour le climat la filière automobile est en effet confronté au plus grand défi de son histoire la transition écologique implique pour elle deux mutations profondes d'une part la réduction de l'impact environnemental de l'ensemble de ces activités de production et de distribution d'autre part et c'est là sa spécificité l'adaptation de l'offre aux nouvelles exigences en environnemental et aux nouvelles formes de mobilité dans le cadre du Green Deal l'Union européenne a décidé d'accélérer cette transition en interdisant dès 2035 la vente de véhicules thermiques neu et en fixant d'ambitieux objectifs intermédiaires de réduction des émissions de gaz à effet de ser des véhicules en 2025 et en 2030 en France le mouvement de transition est engagé la part de marchés des véhicules 100 % électriques s'établit désormais autour de 18 % après avoir été multiplié par 10 en 5 ans cela sous l'effet des efforts d'innovation et d'investissement consentis par l'ensemble des acteurs de la filière mais aussi et vous y reviendrez sûrement grâce au soutien des pouvoirs publics cependant cette hausse des ventes électriques a pour leheur surtout profiter à Tesla et aux acteurs chinois dont les pars de marché bien qu'encore modeste monent en flèche sans doute du fait de la difficulté des constructeurs français de trouver leur place face à la concurrence des voix dissonnantes se sont faites entendre parmi les ténors français et européens de la filière automobile les objectifs intermédiaires de réduction des gaz à effet de serre ont été explicitement remis mise en cause par certains constructeurs et l'association des constructeurs européens d'automobile c'est'est officiellement prononcé pour un paquet de secours à court terme avant le premier coup prê en 2025 date à laquelle la réglementation européenne fixe un objectif intermédiaire de baisse des émissions de gaz à effet de serre des véhicules neufs de - 15 % par rapport à 2021 on ne sait pas très bien pour pour l'instant ce que recouvre ce paquet de secours mais dans le même temps l'association des constructeurs européens d'automobile a réclamé à plusieurs reprises un soutien public accru à la mise en place d'un écosystème favorable à l'électrification du parc la plateforme automobile parle-t-elle d'une seule voix sur ce sujet quelle est la situation monsieur le Président des différents constructeurs français face à ces éch comment envisagez-vous par ailleurs les relations avec la Chine la Commission européenne a récemment décidé d'imposer aux véhicules électriques produits en Chine des droits de douane additionnels mais cette mesure ne fait pas consensus parmi nos partenaires européens pensez-vous qu'il s'agit là de la bonne solution alors que la bonne santé des acteurs européens de la filière dépend aussi de leur débouché sur le sol chinois lors du déplacement de notre commission en Chine et un certain nombre de mes collègues très certainement reviendront sur notre déplacement que nous avons effectué début septembre nous avons aussi constaté l'avance technologique chinoise en matière de véhicules numériques craignez-vous qu'une nouvelle guerre douanière accroisse les difficultés de nos constructeurs à nouer des partenariats stratégiques avec ces acteurs chinois dans le domaine numérique enfin à l'approche du PLF je me doit de vous interroger sur les mécanismes de soutien à la demande de véhicules électriques coûteux pour les finances publiques mais dont l'efficacité est bien réelle comme on l'a vu en Allemagne avec l'arrêt brutel brutal des aides à l'achat début 2024 en France le système du bonus écologique a déjà été retravaillé en 2024 pour bénéficier davantage aux véhicules produit en Europe d'autres ajustements pourrai-ils être imaginés pour soutenir l'industrie à un coût raisonnable pour les finances publiques je pense en particulier au dispositifs de leasing social mais aussi on en parlait en aparté puisque vous êtes arrivé avec un petit peu d'avance sur le durcissement du barê du malus écologique qui serait porté par le gouvernement si cela a été confirmé quelle cons anticipez-vous sur le marché des véhicules thermiques voilà monsieur le Président quelques questions auxquelles je suis sûr vous allez déjà pouvoir répondre et puis je n'en doute pas mais vu l'affluence des commissaires dans notre salle aujourd'hui ils seront très nombreux à vous poser des questions une fois votre propos liminaire fait et en tout cas je vous remercie encore de votre présence et je rappelle que votre audition fait l'objet d'une captation vidéo qui est diffusée en direct sur le site du Sénat monsieur le Président je vous laisse bien volontiers la parole merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Sénateurs d'abord je suis très heureux de me retrouver ici dans cette grande maison que j'ai eu l'occasion de de pratiquer souvent dans ma vie antérieure euh vous avez rappelé madame la Présidente que je présidais la plateforme automobile depuis fin 2017 c'estàd ça va faire bientôt 7 ans que je représente l'industrie automobile en France c'est-à-dire les constructeurs les équipemtiers et les sous-traitants et notre mission est à la fois de travailler sur des coopérations en matière d'innovation dans l'automobile hein c'est vous le savez le premier secteur en matière de Red en France et en Europe la filière industrielle automobile et mes adhérants qui sont aussi bien les constructeurs que les grands équipementiers ou toute la filière de sous-traitance euh s'ils sont concurrents entre eux sont aussi capables de coopérer sur des des grands chantiers des grandes perspective d'innovation de la filière automobile et donc c'est la première mission de la plateforme automobile la deuxième mission concerne tout ce qui est lié à la compétitivité comment faisons-nous pour bah finalement faire en sorte tout simplement qu'il y a encore une industrie automobile en France dans 10 ans et mesdames et messieurs les sénateurs ça n'est pas écrit d'avance voilà je je pèse mes mots aujourd'hui devant vous mais notre filière est aujourd'hui en grand danger la filière française mais aussi la filière européenne et j'y reviendrai dans dans mon propos et naturellement en réponse à vos questions et donc nous travaillons collectivement sur des sujets d'amélioration de la compétitivité nous faisons travailler ensemble les entreprises de la filière nous les aidons à se moderniser à se robotiser donc c'est la deuxème mission de la plateforme aut mobile la troisième mission concerne l'emploi les compétences et la formation nous sommes face à une mutation historique de notre filière vous l'avez évoqué madame la Présidente qui va faire appel à de nouveaux métiers à de nouvelles compétences et donc à de nouvelles formations il nous faut à la fois travailler sur l'accompagnement des entreprises et des salariés qui vont voir leur métiers disparaître et oui des métiers entiers ont déjà disparu juste un chiffre en 5 ans cette filière a perdu 50000 emplois en France nous sommes aujourd'hui à 350000 emplois dans l'industrie automobile et on était à plus de 400000 il y a un peu plus de de 5 ans donc nous avons à accompagner les entreprises finalement qui sont victimes de ces mutations et à accompagner leurs salariés mais nous avons aussi surtout à inventer à imaginer les formations au métier de demain dont nous aurons besoin euh dans l'automobile et c'est une mission particulièrement euh passionnant euh voilà alors je je voudrais peut-être pour mon la clarté de mon propos évoquer rapidement cette mutation à laquelle vous avez fait référence que la la filière automobile est en train de traverser je dirais dans le monde en Europe en particulier et en France comp tenu du poids de l'industrie automobile dans notre activité économique et puis j'évoquerai ensuite peut-être dans un deuxième temps les inquiétudes qui sont les nôtres aujourd'hui les sujets d'actualité et en particulier ceux que vous aurez à traiter dans les prochaines semaines dans le cadre du projet de drit de finance la mutation à laquelle vous avez fait référence elle est historique elle est en fait triple nous avons une première disruption qui est lié au mode de propulsion des véhicules pendant et je résume souvent ces trois multation de la manière suivante nous avons pendant 100 ans nos industriels nos constructeurs ont produit des voitures dans leurs usines qui vendaient à leurs clients demain ils seront prestataires de services de mobilité du quotidien avec des véhicules décarbonés donc ça veut dire que vous avez trois changements en même temps le changement du mode de propulsion on passe du moteur thermique au moteur électrique ça c'est pas rien parce que ceux qui sont peut-être ingénieurs dans la salle le savent ce sont des des changements absolument considérables en matière de technologique c'est pas du tout le même principe le même système il s'agit plus d'adapter une voiture avec des batteries mais il s'agit de repenser complètement l'architecture d'un véhicule et donc ça nécessite des investissements absolument considérables la deuxième mutation elle est lié au passage du hardware au software aujourd'hui si vous allez dans une concession automobile un véhicule neuf et bien si vous l'achetez il y a environ 100 millions de lignes de code c'est plus que dans un Airbus à 320 donc aujourd'hui une automobile c'est un concentré de technologie absolument gigantesque qui fait appel aux technologies les plus avancées on dit souvent c'est un finalement un iPhone à roulette mais c'est un petit peu ça alors tout ça est destiné d'abord à la sécurité il y a eu énormément d'avancé en matière de sécurité ces dernières années avec des aides à la conduite qui progressivement se mettent en place hein qui sont des équipements assez lourd assez coûteux mais qui sont importants pour le le consommateur et puis qui sont liés à tout type de service c'est qu'aujourd'hui en temps réel vous pouvez connaître l'état de vos pneus l'état de votre consommation votre véhicule et sans doute la personne qui vous connaît le mieux qui est capable de retracer toutes vos habitudes et capable donc à terme sera capable de vous proposer un certain nombre de services allant avec vos habitudes de consommation et puis enfin troisème disruption elle est liée au passage de l'industrie aux servicees euh regardez l'émergence des services de mobilité même si ils sont encore embryonnaires dans certains territoires aujourd'hui regardeer le le le l'autopartage regardeer les locations courte durée euh regardez le fait que nos concitoyens de plus en plus parlent d'usage et non pas de propriété c'estàdire que ce qui est important c'est euh le déplacement de point A à point B en un temps minimum en émettant le moins de carbone possible et en me coûtant le moins cher possible plus que d'être propriétaire de son véhicule et donc ça bouleverse complètement les modèles économiques là o auparavant encore une fois les constructeurs avaient l'habitude de vendre leurs voitures à leurs clients finaux d'où l'importance d'ailleurs des flottes d'où l'importance des des achats collectifs qui accompagne et accélère les mutations auxquelles je viens de faire référence ces trois mutations finalement elles impactent une filière historique en France qui a a décidé de prendre à brasle corp ce sujet et notamment d'être exemplaire d'être à l'avant-garde du changement climatique nous devons décarboner les transports si nous voulons décarboner le monde et il y a un levier important sur les transports et donc un levier important sur l'automobile alors les constructeurs automobiles et toute la filière leurs sous-traitants n'ont pas attendu hein les réglementations européennes récent pour travailler sur ce sujet un rapide rappel les véhicules que vous trouvez aujourd'hui dans vos concessions émettent deux fois moins en moyenne de CO2 qu'il y a 20 ans ils émettent 10 fois moins de particules qu'il y a 5 ans et ils émettent trois fois moins de NOx d'oxyde d'azote que il y a 5 ans également environ donc il y a eu des efforts absolument considérables grâce à l'innovation que j'aiévoqué il y a un instant mais avec le passage à l'électrique avec à la fois la réglementation café qui pose des jalons en matière d'émission de CO2 et nous aurons un jalon à passer en 2025 qui est important qui est compliqué de baisse de 15 % du niveau de CO2 au kilomèt pour les véhicules neufs par rapport à 2021 et de l'autre côté l'autre réglementation européenne le Green Deal qui va sur l'interdiction des véhicules thermiques en en 2035 nous avons une feuille de route qui est extrêmement encadrée et qui est extrêmement compliquée parce qu'il s'agit d'un changement de modèle pour l'industrie automobile européenne ça se traduit par des investissements considérables dans la filière automobile depuis 3 ans euh songez que on parle d'environ 200 milliards d'euros au niveau européen 200 milliards d'euros d'investissement donc ce sont des capacités considérable en France il n'y a jamais eu autant de projets dans le secteur de l'automobile depuis 50 ans je peux vous parler des usines d'assemblage sur les véhicules électriques dans la région eau-de-fance pour Renault je pourrais vous parler dans le grand test des usines de moteur électrique pour stellantis je pourrais vous parler des projets de pile à combustible dans avec sybio l'alliance entre Michelin forvia et maintenant stellantis nous avons des projets dans le domaine de l'extraction de lithium nous avons des projets absolument considérables dans le recyclage des batteries avec de nouveaux acteur qui entre sur la filière automobile et c'est aussi peut-être l'intérêt de cette transformation c'est que nous sommes en train créer de nouveaux écosystèmes industriels historiquement l'automobile c'était une industrie verticale avec ce qu'on appelait des donneurs d'ordre à l'époque et des sous-traitants aujourd'hui tous ces gens-là travaillent en écosystème et au prochain Mondial de l'Auto vous serez les bienvenus et nous vous accueillerons avec plaisir madame la Présidente et bien vous aurez par exemple suè et Hamet qui présenteront leurs dispositifs de recyclage des batteries et d'extraction des métaux rares dans le cadre de recyclage des batteries tout ça était inimaginable il y a 5 ou 10 ans donc c'est une filière en en pleine transformation avec des investissements à la clé tout à fait considérable je voudrais maintenant évoquer les difficultés que nous rencontrons dans le cadre de cette transition et les conséquences que cela pourrait avoir d'abord nous traversons cette transformation brutale à la pire période de l'histoire puisque le marché automobile est à un niveau d'activité qui est encore 23 % au-dessous de ce qu'il était avant le covid et il est donc à un niveau anormalement bas le mois de septembre qui vient de se terminé nous avons publié hier les les chiffres de d'immatriculation de véhicule neuf au mois de septembre et le plus mauvais mois de septembre en terme de vente depuis que les statistiques existent elles existent depuis 2014 ça va mais c'est quand même le plus mauvais mois de depuis 2014 qui était une crise automobile que nous avons bien connu en 2013 2014 nous sommes donc à un niveau d'activité extrêmement bas qui peut s'expliquer par plusieurs raisons d'abord la situation économique générale hein un achat de véhicule c'est pas un achat d'impulsion c'est un achat qui est mûement réfléchi qui peut toujours être décalé et donc nous nous vivons actuellement cette période d'attentisme hein les prises de commande sont mauvaises je alerte sur ce point donc je ne vois pas d'amélioration sur le marché automobile dans les prochaines semaines et je dirais que les principaux marchés en Europe sont dans la même situation que nous voilà donc nous avons cet attentisme nous avons fait l'exercice le fait qu'aujourd'hui aller acheter une victoire une une véhicule c'est c'est assez compliqué parce que on ne sait pas quel véhicule acheter et quel mode de propulsion acheter c'estàdire que il y a encore à tort sans doute une aversion pour l'électrique en se disant est-ce que mon véhicule va avoir la bonne autonomie est-ce que je vais avoir le les réseaux de bornne de recharge disponible à un prix à peu près abordable pour recharger ma voiture je pourrais revenir sur tous ces ces sujets est-ce que il y a le prix naturellement qui est un un élément très important puisque une voiture électrique coûte entre 30 et 50 % plus cher qu'une voiture thermique et donc on a vu le prix augmenter de manière significative dans les concessions c'est la raison pour laquelle les dispositifs d'accompagnement d'aide au bonus d'incentive sur les ventes de véhicules électriques sont très importants et vous avez rappelé ce qui s'est passé en Allemagne où dès qu'on les a arrêté l'année dernière les ventes se sont effondrées voilà donc nous avons aujourd'hui une période d'attentis qui nuit au marché et évidemment c'est très difficile d'effectuer des transformations aussi importante à un niveau d'activité bas et et vous le voyez sur vos territoire puisque nous avons aujourd'hui une filière de la sous-traitance qui sou'ffre dans la mécanique dans la la placurgie dans tous ces métiers qui font l'excellence industrielle française qui aujourd'hui traverse des moments particulièrement difficiles nos grands équipementiers ont annoncé des plans de restructuration ces derniers mois ce qui veut dire que la filière ne se porte pas bien au moment où elle aborde ce VI historique deuxè élément sur la trajectoire qui nous guide jusqu'en 2035 finalement jusqu'à l'interdiction des véhicules thermiques nous avons effectué des tas de projections depuis 2022 et ça fait partie des des responsabilités de la plateforme automobile nous nous le faisons avec le commissariatc l'État sur comment la planification sur la la transition énergétique et donc nous croisons nos projections pour regarder mais finalement comment on arrive à 100 % de véhicules électriques en 2035 en partant de 1,2 % en 2018 voilà vous avez rappelé madame la Présidente que déjà en 5 ans nous avons multiplié par 10 la part de marchés des véhicules électriques ça c'est considérable et les investissements que j'aiévoqué tout à l'heure de nos constructeurs en particulier on on leur ont permis d'avoir aujourd'hui des gammes qui sont extrêmement fourni vous avez des modèles électriques sur toutes tous les types de modèles vous avez des niveaux d'autonomie qui sont supérieurs à 500 voire 600 km donc je dirais que l'effort c'est là que vous voyez que les l'industrie automobile est une industrie extrêmement agile puisque en 2018 quand on avait évoqué la multiplication de par 10 de la enfin par 5 le nombre de véhicules vendus et de la part de marché par 10 on nous avait pris pour des fou et nous sommes allés au-delà dans le cadre du contrat stratégique de filière donc si vous voulez nous avons une part de marché qui a rapidement explosé et grâce au mécanisme d'incitation le bonus on a réussi en France depuis 2 ans depuis d'ailleurs les les dispositifs qui ont été annoncés sur le le Green Deal on a réussi à avoir une part de marché qui progresser régulièrement dans les ventes de véhicules électriques et puis en début d'année ce cette trajectoire s'est cassée alors elle s'est cassée en Europe d'abord ou en Europe il faut vous ayez en tête qu'il y a une disparité énorme selon les pays entre les pays du Nord historiquement et les pays du Sud la part de marché des véhicules électriques en en Italie elle est de moins de 3 % aller chercher une bande de recharge en Espagne donc on a un énorme sujet avec les pays du Sud et l'Allemagne qui était compte tenu de l'histoire et de du poids que représente l'industrie automobile qui c'était plutôt une performance avait effectué un bon départ en matière de trajectoire sur les véhicules électriques c'est complètement effondré à la suite de la décision de la Cour allemande de de de mettre un terme aux incentives en en fin de d'année 2023 il y a presque un an le marché s'est totalement effondré depuis à tel point que le diesel est repassé devant l'électrique en Allemagne voilà donc nous avons aujourd'hui une une trajectoire qui n'est pas du tout celle que nous avions évoqué et qui devrait nous permettre d'abord de passer les jalons que j'aiévoqué tout à l'heure en 2025 mais aussi de tenir la trajectoire pour 100 % en 2035 pour avoir les choses en tête nous avions nous la plateforme automobile prévu d'être à 25 % de par de marché sur les véhicules électriques l'année prochaine en 2025 les chiffres qui ont été publié hier montre que nous sommes à 17 % en cumul depuis le début de l'année 2000 24 je parle des VE c'est véhicule 100 % électrique d'accord donc nous sommes à 17 % au cumul et et nous nous devrions pour respecter cette trajectoire être à 25 l'année prochaine 50 % en 2030 pour atteindre 100 % en 2035 mais en parallèle je l'évoqué à l'instant il y a une autre réglementation européenne qui s'appelle café qui prévoit des jalons et qui prévoit donc que en 2000 25 les constructeurs européens devront baisser de 15 % leurs émissions de CO2 au kilomètre par rapport à 2021 et donc c'est une moyenne européenne pour réussir à passer ce jalon il faudrait que la part de marché en Europe des véhicules électriques soit en 2025 d'environ 22 % elle est aujourd'hui de 12 % donc vous imaginez le gap et difficulté que rencontrent les constructeurs européens pour les raisons que j'évoqué tout à l'heure c'est-à-dire des marchés très disparates en Europe sur la pénétration de l'électrique des politiques qui sont malheureusement pas européennes en la matière et j'y reviendrai mais vous avez pas deux pays où il y a le même système de bonus et pas de le système où il y a la même politique d'accompagnement de l'industrie alors que nos constructeurs automobiles leurs équipemtiers sont des entreprises mondiale européenne présente dans tous ces marchés et donc doit s'adapter à la situation dans chaque marché et que les moyennes que j'évoqué à l'instant pour déclencher les seuils sont calculés au niveau européen voilà donc nous sommes à la veille de grandes difficultés parce que les constructeurs estiment qu'en Europe hein le le fait de ne pas tenir ses jalons de 2025 devrait occasionner de l'ordre d'une quinzaine de milliards d'euros d'amende à cause de de de la nonobtention de ces objectifs voilà avec finalement que des mauvaises solutions pour y répondre première mauvaise solution serait de dire on tire un trait sur la réglementation hein nous sommes engagés dans une transformation historique et il est important que l'automobile soit exemplaire en la matière deuxième mauvaise solution serait par exemple d'aller acheter des quotas carbone aux Chinois ce qui donc aboutirait à une subvention directe à ceux qui vont être nos principaux concurrents sur l'électrique troisième mauvaise solution serait de vendre des véhicules chinois importé en Europe ou produit en Europe via des constructeurs européens 4èe mauvaise solution serait de travailler le mix c'est-à-dire puisque on ne vend pas 22 % de véhicule électrique pour tenir les engagements d'émissions de parbon bah pour un véhicule électrique non vendu il faudrait ne pas vendre quatre véh thermique voilà donc ça ça veut dire un affaissement du marché les constructeurs l'ont déjà pratiqué en 2021 c'est-à-dire avant le premier jalon ils ont retiré du marché un certain nombre de véhicules thermiques qui se vendaient qui étaient des des des véhicules appréciés des consommateurs mais uniquement pour dans la dernière droite réguler leurs émissions de CO2 de tout ça est assez cfcayen la vérité et je m'adresse à vous de manière forte c'est que nous manquons en Europe d'une vraie stratégie pour l'automobile les pouvoirs publics ont décidé le Parlement la Commission le Conseil de réglementer cette industrie on est en train de s'apercevoir que on ne transforme pas une industrie aussi importante et une technologie aussi pointu par un règlement s'il n'y a pas d'accompagnement de cette industrie s'il n'y a pas d'investissement massif dans l'innovation s'il n'y a pas d'investissement massif dans les forces vives dans la formation et dans la reconversion s'il n'y a pas de coordination en Europe pour une politique commune en matière d'incentive et donc de bonus j'aivoqué tout à l'heure il y a pas de pays où c'est le même système on est en train de s'apercevoir que ça ne marche pas et à la fin excusez-moi du peu si vous voulez que ça marche il faut qu'il juste un client à la fin ben on s'appelle perçoit que aujourd'hui il n'y a pas suffisamment de clients et donc la trajectoire que nous avions envisagé ne sera pas respecté ne sera pas tenu ce qui pose de vraies difficultés je seraai prêt à répondre à vos questions sur ce point nous avons enfin et je terminerai peut-être mon propos limitaire par là une autre un autre sujet d'inquiétude que vous avez évoqué madame la Présidente qui est plus lié à à vos fonctions de parlementaire notamment dans le cadre de la pré préparation de la loi de de de finan vous avez évoqué tout à l'heure le dispositif des bonus malus qui est un dispositif je crois vertueux dans le cadre d'une transition de ce type qui a bien fonctionné encore une fois sur les bonus avec une réserve prêt c'est que le dispositif excusez-moi du peu a changé 15 fois en 5 ans 15 fois en 5 ans donc voyz je vous parlais tout à l'heure des atermoimements et de l'incertitude et de l'incapacité des consommateurs à se décider vous vous rend dans une concession on va vous demander votre niveau de ressources pour savoir si vous êtes éligible à tel ou tel type de de bonus on va vous demander combien de kilomètres vous faites pour aller travailler bref c'est incompréhensible voilà les américains ils ont beaucoup de défaut mais ils ont mis en place du jour au lendemain l'IRA du jour au lendemain l'IRA et bien sur le bonus vous avez 7500 dollars la moitié si votre voiture est produite aux États-Unis l'autre moitié si votre batterie est produite aux États-Unis point barre voilà simple li efficace sur les bonus je l'ai dit 17 fois au gouvernement précédent au au pluriel au gouvernement précédent nous avons besoin de stabilité de lisibilité de simplicité c'est écrit dans le contrat stratégique de filière que j'ai signé avec l'État au mois de mai dernier donc à cette réserve prês le dispositif des bonus a bien fonctionné et je vous ai dit que notre part de marché la pénétration des véhicules électriques en Europe en France et la deuxème après la Belgique quand on regarde la part de marché et la Belgique c'est parce qu'ils ont justement des dispositifs d'incentive fort donc il fonctionne bien le sujet aujourd'hui ça va devenir le malus voilà pourquoi ça va devenir le malus bah parce que dans son esprit nous sommes sur un système de péréquation c'est-à-dire que les malus en gros on va prendre au pollueur le plus important pour donner au véhicule électrique qui est plus vertueux c'est ça l'esprit et globalement si vous regardez sous réserve des derniers calculs que je croise avec Bercy je vois le ministre de l'Industrie cette semaine en gros l'année dernière il y a eu 15illard00 millions de bonus qui devrait cette année être amené enfin l'année prochaine pour le produit de loi finance 2025 être ramené autour d'un milliard d'euros donc on a quand même une baisse de 30 % du du bonus et en face vous aviez un malus qui s'élevait autour d'un milillard 300 millions donc qui peut ou prou compens c'est ce ce bonus les projections dont nous que nous ne connaissons pas puisque nous n'avons pas été consultés nous n'avons rien lu mais nous avons lu des articles ici ou là des fuites et cetera comme vous les avez lu mesdames et messieurs les sénateurs donc moi ce que je vois c'est que si on continue à diminuer chaque année le seuil d'émission de CO2 pour le déclenchement des malus bah d'abord à partir de l'année prochaine il y a plus d'un véhicule sur deux thermiques vendus en France qui va être concerné plus d'un véhicule sur de c'est qu'on est plus du tout sur les 10 % ou les 15 % ou les 20 % les plus pollueurs pour prendre de l'argent et le redistribuer au aux électriques on est sur monsieur et madame tout le monde et d'ailleurs des véhicules courants toute la gamme Clio toute la gamme 208 pourrai être touché les véhicules utilitaires légers seront touchés bon donc moi j'ai entendu le Premier ministre expliquer que il ne voulait pas taxer c'est ceux qui travaillent bah là on va taxer ceux qui travaillent et comme on va avoir un milliard 8 de recettes pour un milliard de dépenses et ben ça s'appelle un impôt déguisé voilà et ça si vous voulez au moment où la filière traverse autant nous sommes encore une fois il y a pas de sujet nous voulons être acteur du changement climatique nous voulons être à l'avant-garde de ce changement je suis complètement en phase avec le discours de Premier ministre d'hier quand il dit il y a des des industrie entière à réinventer l'automobile et cet exemple elle est la première à suivre ce chemin voilà donc il y a un chemin pour aller vers une industrie verte qui décarbone les transports mais il y a un moment où faut arrêter de nous taper dessus si vous voulez je vous disis tout à l'heure nous sommes dans une situation avec un marché à tone des investissements gigantesques la concurrence des Chinois je je vais y venir et donc des des difficultés qui s'ajoutent les unes aux autres donc je peux peut-être terminer par la concurrence des Chinois et puis je je répondrai au aux autres questions si vous la concurrence des Chinois si vous voulez quel est finalement le le paradoxe de tout cela c'est que les Européens ont décidé d'abandonner la technologie qu'ils ont inventé et sur lesquelles ils étaient leaders mondiaux et pour lesquels ils maîtrisaient toute la chaîne de valeur quand on parle beaucoup de souveraineté industrielle les Européens maîtrisent l'ensemble de la chaîne de valeur de l'industrie automobile voilà donc ils ont décidé de l'abandon c'est assz courageux de dire j'abandonne pour choisir une technologie propre sauf qu'ils ont choisi la technologie sur lesquel notre principal concurrent premier marché mondial premier exportateur mondial à 15 ans d'avance et est en train d'inonder le monde à à grand renfort de concurrence déloyale voilà donc siz c'est un énorme sujet c'est que nous nous sommes fait àakiri pour choisir la technologie qui est celle de nos principaux concurrents avec des abandons de souveraineté à la clé puisque nous ne maîtrisons pas la chaîne de l'électrique puisque nous sommes en train de devoir rattraper ce retard en investissant massivement dans des gigafactory dans de l'électronique de puissance et nous travaillons sur l'approvisionnement en métor rare là encore que nous ne maîtrisons pas alors que les Chinois ont depuis des années gelé le sourcing en la matière voilà donc nous avons un énorme sujet en la matière donc après qu'on dise l'Europe veut se défendre par rapport à cela nous nous ne sommes pas favorables aux barrière douanière c'est-à-dire que quand on fait l'industrie automobile c'est une industrie mondiale donc moins il y a de barrière douanière plus il y a de développement économique plus il y a de commerce mieux c'est pour l'économie de manière générale simplement à condition que la concurrence soit loyale à condition qu'on ait les mêmes règles du jeu vous êtes allé en Chine mesdames et messieurs les sénateurs vous avez vu ce qui nous attend donc la Commission européenne à juste titre a fait une enquête sur les subventions qui ont été accordées aux différents constructeurs chinois et elle a proposé un barê qui nous paraît une mesure provisoire importante pour réguler le marché des importations le temps que les constructeurs automobiles européens en particulier les Français a rattrapé ce retard et soit compétitif sur ce nouveau marché de de l'électrique donc voilà quelle est aujourd'hui la la position quand vous regardez aujourd'hui le marché européen les Chinois n'ont jamais dépassé 1 % du marché européen en matière automobile ils sont aujourd'hui à 22 % du marché électrique automobile voilà donc vous voyez un peu euh et en France l'année dernière al ça a été compensé par le bonus écologique que nous avons soutenu euh euh la l'année dernière une véhic une voiture sur trois vendue une voiture je reprends une voiture électrique sur trois vendue en France était produite en Chine voilà y compris des voitures de constructeurs européens voilà donc il était temps de de réguler et nous avons soutenu la démarche de la Commission en la matière voilà madame la Présidente j'ai déjà été trop long mais je suis évidemment à votre disposition pour euh prolonger répondre aux questions et d'ailleurs je vais commencer par répondre à vos propres questions merci merci beaucoup monsieur le Président et je pense que à travers les questions que je vous ai posé un certain nombre de de mes collègues vont certainement rebondir et ça vous donnera l'occasion d'y répondre en tout cas vous avez pu voir combien notre auditoire était intéressé et attentif à vos propos mais combien aussi cela suscitaé un certain nombre de réactions qui je pense seront traduit dans les questions qu'ils vont nous poser donc je dis à l'ensemble de nos collègues qui sont très nombreux etès très nombreux à vouloir poser des questions j'ai une liste à la prévre très très longue donc vraiment je vous demande d'être court dans les questions que vous avez à poser percutant et si vous le voulez bien monsieur le Président on va prendre les questions tro par tro de façon à ce que vous puissiez y répondre donc les trois premiers je laisse la parole à Daniel Fargeot merci madame la Présidente merci monsieur le Président pour cette présentation alors je voudrais revenir très rapidement sur le secteur concurrentiel automobile vous le savez qu' la suite du diesel gate chez Volkswagen et des moteurs purtech chez centis je voudrais savoir si nous assistons à une perte de confiance face à la concurrence asiatique et quelles seraient les stratégies pour pour la contrée sachant que la red au sein de la filière automobile est de 6 milliards d'euros en France alors qu'elle est deux fois plus importante en Chine une fois et demi plus importante en Corée trois fois au Japon et aux États-Unis et quatre fois en Allemagne euh ça c'est c'est la deuxième question que je voulais vous vous poser à la suite de cela on a parlé des Chinois effectivement nous savons que les Chinois financent aussi de l'ordre de 300 milliards d'euros la dette française alors quelles sont en réalité en étant pragmatique les capacités de négociation de l'État français au regard de la position européenne qui doit statuer ce vendredi sur la taxation des droits de douane enfin doit-on s'attendre à une nouvelle guerre commerciale ou plutôt justement une solution négociée avec avec la Chine notamment alors je voudrais juste connaître monsieur le Président votre lecture sur cette sur cette situation de tension commerciale merci Daniel Franck Menonville oui merci madame la Présidente Monsieur le Ministre moi je voudrais revenir sur la stratégie européenne de du toute électrification horizon 2035 et et vraiment savoir votre appréciation parce que je pense que nous sommes nombreux à à douter de cette de cette capacité de de à horizon 2035 et ce pour différentes raisons vous l'avez évoqué le le les enjeux bien évidemment technologiques mais aussi peut-être un enjeu stratégique c'est de se priver aussi des progrès possibles en matière de icarburant de de de de moteur thermique à très basses émissions Le le président de de Renault monsieur Senard les les é notamment et puis une question qui se pose à nous au au lieu de au-delà de ce que vous avez évoqué avec la Chine c'est notre capacité à à demeurer exportateur sur des des continents et des espaces mondiaux qui ne seront pas d'ici 2035 suffisamment équipés en matière de de réseau électrique donc pour toutes ces raisons moi je ferai un parallèle permettez-moi de faire un parallèle un peu particulier mais je pense P qu'on se on s'enferme dans le tout électrique horizon 2035 comme la France a su s'enfermer avec le zan et heureusement nous allons sans doute en sortir Serge merou Serge madame la Présidente Monsieur le Président moi je voudrais vous interroger sur l'avenir de la filière des biocarburants puisque la transition vers un parc automobile propre passe essentiellement ou majoritairement par le développement des les véhicules électriques pourtant il existe d'autres solutions pour décarboner ce parc et je pense notamment au biocarburant et à l'hydrogène cependant les biocarburants ne sont mentionnés qu'une seule fois dans le contrat stratégique de la filière automobiles les soutenir me paraît particulièrement pertinent afin de renforcer notre souveraineté technologique industriel et écologique quel rôle si elles ont encore un rôle ces filières de jouer à l'avenir pour l'industrie automobile merci Serge voilà monsieur le Président trois premières séries de questions très bien merci d'abord je je je je veux pas dramatiser au-delà du raisonnable maisvez en Europe nous avons déjà perdu plusieurs industries avons perdu l'industrie de la chimie nous avons perdu l'industrie des télécom nous pouvons perdre l'automobile donc je nous sommes dans cette situation de je suis d'un naturel optimiste et j'ai essayé de vous montrer que notre filière française a pris à bras LEC ce sujet elle investi absolument massivement mais nous traversons une période horriblement compliquée et euh on ne sait pas la fin de l'histoire n'est pas encore écrite bon euh monsieur Fargeot je dirais que la réponse pour être dans le coup si un peu ça face aux Chinois et autres c'est qu'un seul mot c'est l'innovation c'est la capacité à investir c'est la capacité à produire des voitures de dans des délais de plus en plus courts nous avons fait des progrès nous avons pas encore fait les progrès suffisants pour concurrencer aujourd'hui les Chinois faut imaginez qu'en Chine on développe une automobile en environ 18 mois aujourd'hui 18 mois moi moi je me souviens quand j'étais ministre deindustrie il y a presque 20 ans 15 ans 17 ans il fallait 6 7 ans pour développer une voiture quand je suis devenu président de de la plateforme automobile il y a 7 ans c'était 5 ans aujourd'hui les constructeurs français européens en matière générale sont autour de 3 ans 3 ans et demi sur certains modèles ils arrivent à descendre un petit peu en dessous la la la la Renault 5 que vous verrez au au Mondial de de Paris qui va devenir le produit phare de Renault a été développé en moins de 3 ans donc on est en train de réduire considilement considérablement les process et ça ça fait partie de la la réactivité la capacité de station pour en permanence innover et et je citais tout à l'heure la la réactivité des constructeurs depuis 5 ans regardez la gamme moi je suis je me souviens une des mes premières sorties comme président de la plateforme automobile c'était un salon automobile en 2018 et bien les deux stands des deux constructeurs principaux français il y ait pas une voiture électrique en 2018 2018 vous verrez les stands que nous présenterons au Mondial de Paris et regardeer aujourd'hui le catalogue de nos constructeurs donc il y a eu des efforts des investissements une réactivité une agilité absolument sans précédent dans l'histoire de l'automobile pour changer complètement de de mobel quelle est notre capacité de négociation vis-à-vis des Chinois elle existe pourquoi elle existe parce que les Chinois contrairement à ce qu'on peut penser les Chinois ont besoin de nous ils ont besoin de nous parce que ils ont le aujourd'hui certes le premier marché mondial mais la situation économique vous l'avez vu en Chine n'est pas bonne il cherche des relais de croissance et donc il cherche à ouvrir à dépasser leurs frontières ils ne peuvent pas aller aux États-Unis puisqu'on leur ferme complètement la porte 100 % de de droit de douane et d'énormes difficultés par exemple on peut pas auj aux États-Unis produire de voitures si on a des systèmes d'information chinois donc il y a des règles de de de droit de do de fermeture du pays absolument considérable vis-à-vis de la Chine donc l'Europe hein avec ses 13 14 millions actuellement de de de véhicules vendus mais le marché est monté jusqu'à 16 millions en Europe pour eux est un réservoir de croissance de développement important parce qu'ils ont besoin d'amortir faut imaginer qu'aujourd'hui vous avez 300 constructeurs chinois 300 constructeurs chinois qui sont des véhicules électriques il y en a pas un qui gagne de l'argent by h euh l'année dernière a commencé à être à l'équilibre mais je je j'aimerais voir les comptes de de plus près voilà donc et et si vous voulez les les moi j'ai rencontré mon homologue chinois à plusieurs reprises ils sont assez transparents là-dessus ils vous montrent ils vous disent mais attendez nous ils gagnent pas d'argent il va y avoir des morts euh ils vont se regrouper et ils ont besoin d'aller à l'étranger voilà donc ils nous font la danse du ventre parce qu'ils veulent venir en Europe ils veulent investir en Europe euh et donc je réponds à votre question ils ont besoin de nous donc la réciprocité c'est aussi être conscient de cela maintenant il faut être intransigent sur un certain nombre de choses je disais tout à l'heure on peut pas accepter alors que nous nous sommes en train d'entamer ce ce virage qu'ils ont ils ont le premier marché mondial donc pour amortir les investissements benah évidemment c'est beaucoup plus facile quand vous avez un marché avec 30 millions de véhicules ça vous permet d'amortir vos vos capacités de production et d'innovation beaucoup plus fortement que quand vous vendez 1600000 voitures ce qui est le cas en France bon euh donc euh pour revenir à à aux capacité de négociation moi je pense qu'il faut être ferme sur les sujets de concurrence déloyale et la Commission a raison dans les sanctions qui sont sur la table aujourd'hui par contre moi je pense qu'il va falloir monter des partenariats avec les Chinois euh vous savez l'industrie automobile elle a connu l'arrivée des Japonais dans les années 70 souvenez-vous je fais partie de cette génération j'étais jeune j'is enfant mais oh là là les voitures japonaises arrivent ils vont nous bouffer ça va être terrible et cetera bon Toyota certes est premier constructeur mondial aujourd'hui mais je dirais en va en part de marché relative les constructeurs européens continuent d'occuper la la part belle en Europe et nous avons su avec les Japonais monter des partenariats nous un exemple en France qui est très très parlant qui est l'usine de Valencienne l'usine de Valencienne non seulement est aujourd'hui entre nous l'usine qui assemble le plus de véhicules dans notre pays mais en plus elle a travaillé à la japonaise c'est-à-dire qu'elle a développé autour de son usine dans le bassin d'emploi de Valencienne tout son écosystème de fournisseurs qui font que aujourd'hui il y a à Valencienne un vrai écosystème automobile qui n'existait pas et nous le devons au japonais donc à donc si nous avons des accords bien établis avec de la réciprocité avec des règles les Chinois nous ont fixé des règles y a 25 ans quand le marché chinois s'est ouvert ils nous ont demandé au constructeurs européens et à l'époque les Français en faisaient partie Citroën un peu Renault bref mais aux Allemands surtout ils ont fixé les règles ils ont dit vous allez venir chez nous pour nous aider à fabriquer des voitures mais première règle Joh venture donc jamais 100 % toujours avec un partenaire chinois deuxème règle vous utilisez l'écosystème local trème règle pas de transfert de technologie chez vous voilà bon et bien il me semble que ces règles pourrait faire l'objet de discussion dans le cas d'une réciprocité les Chinois veulent venir en Europe peut très bien imaginer il y a aujourd'hui une surcapacité de production en Europe dans l'industrie automobile on pourrait tout à fait Imagineer des partenariats de long terme avec des constructeurs chinois sérieux pour que plutôt que d'aller nous vendre des voitures bradées fabriqué en Chine avec un impact sur l'environnement et bien les produire sur avec les règles européennes sur le sol européen monsieur Ménonville sur le tout électrique 2035 voilà le tout d'électrique 2035 n'est pas la solution que nous avions recommandé je rappelle l'industrie automobile française européenne avait proné ce qu'on appelle la neutralité technologique avec un principe simple les politiques font les règlements et les lois les industriels font les technologies pour s'adapter aux règles et au au à la loi euh et nous avions proposé vous savez on est dans une période de pionnier aujourd'hui moi j'ai des adhérents des grands adhérents pas des PME hein des grands adhérents multinationales dans ma fédération vous en avez un qui croit pas du tout à l'hydrogène et vous en avez un qui l'inverse mise tout sur l'hydrogène voilà donc on est revenu à l'époque des pionniers où vous avez des ingénieurs qui travaillent qui font tous les jours des progrès fantastique qui vont trouver les solutions ce qui est encourageant c'est ça c'est qu'on va trouver la solution il faut juste du temps et il faut être capable de gérer cette période de transition mais on va y arriver nous nous pensions que c'était mieux de travailler plusieurs solutions en même temps et donc d'avoir des de de l'électrique d'avoir de l'hydrogène on peut l'avoir puisque c'est c'est de l'électrique sauf que l'hydrogène si l'hydrogène si on produit des des piles à combustible et que l'hydrogène n'est pas vert ça sert à rien bon et on déplace le problème euh les l' fioule les les icarburants qui peuvent être une piste à voir je répond à votre question monsieur le sénateur le les biocarburants euh voilà et donc nous pensions que il fallait laisser finalement la concurrence s'installer les ingénieurs travailler et faire émerger une solution technologique ce combat est derrière nous c'est dire que le les l'Europe dans son aspect collégial conseil Parlement Commission a décidé et donc il n'y aura plus de véhicules termique en 2035 donc plus d'hybride plus d'hybride rechargeable pour l'instant avant clause de revoyure donc pas diffiou pas diffiou bon à voir donc ça fait partie des sujets alors nous avons maintenant une clause de revoyure qui est prévu en 2026 et là nous ne souhaitons pas revenir en arrière attention ce que nous souhaitons c'est discuter de la pente la trajectoire puis nos amis Allemands seraient favorabl à réintroduire l'ifiou siz il faut raisonner même au-delà de l'automobile dans ce sujet au sein de France industrie on travaille beaucoup là-dessus sur les sujets problème d'énergie en général et il faut essayer d'avoir une une vision macro 360 sur l'ensemble du cycle de vie ce que nous avons contesté c'est que cette décision européenne a été prise sans analyse 360 c'est-à-dire ce qu'on appelle du du du berceau à la tombe et donc depuis l'extraction de la mine de de lithium jusqu'au recyclage de la batterie bon la vérité c'est que si on regarde objectivement les choses demandez même à des pétroliers le moteur électrique la batterie et le meilleur moyen de décarboner les transports à condition de ce que je viens de vous dire c'estàd qu'on analyse l'ensemble du cycle de vie c'estàd que l'électricité soit propre déjà vous avez aujourd'hui en Pologne 80 % de l'électricité qui est de la ligite en Allemagne on est à je sais plus 60 % ou bref donc tant qu'on a cette période où on n'est pas encore 100 % avec de l'énergie verte bah le le problème n'est pas résolu dans sa globalité mais sur le fond le moteur électrique est celui qui a un meilleur rendement et qui est le le la meilleure réponse euh à au problèmes que nous euh rencontrons euh euh je Monsieur M oui mais Monsieur M sur les biocarburants alors si vous voulez les biocarburants je connais ça par cœur de par mon mon ancienne vie et cetera on y est forcément favorable euh simplement on va avoir un moment un sujet d'affectation des biocarburants est-ce qu'on les affecte pour les usages des transports terrestres ou bien qu'on les réserve à certains usages comme par exemple les transports aériens on a la même chose sur l'hydrogène tout le monde parle de l'hydrogène hydrogène mais l'hydrogène propre il va être réduit limité donc est-ce qu'il faut pas d'abord l'utiliser pour décarboner nos grands sites polluaires les assyries les grandes usines les grands sites industriels avant de d'imaginer l'incorporer dans la filière des transports donc tout ça serait à un moment un sujet d'arbitrage mais dans l'absolu bien sûr je crois à la filière biocarburant merci monsieur le Président donc je demande à nos collègues d'être concis Sylvia Noel merci madame la Présidente Monsieur le Président j'ai eu l'occasion récemment de rencontrer bon nombre d'industriels de mon département qui m'ont exprimé leurs grandes inquiétudes car ces entreprises industrielles de la filière mécanicienne sous-traitante de l'automobile sont au cœur d'injonction parfois contradictoire décarboner leurs activités alors que les utilisateurs finaux et les consommateurs n'en perçoivent pas la valeur et ne veulent pas en payer le prix changer leur modèle d'affair quand leurs clients n'ont pas d'attente particulière à ce sujet ou encore produire des sous-ensembles qui finiront dans de gros SUV électrique ce qui est vous en conviendrait un peu contreproductif quant à la recherche de décarbonation des transports alors certes les mécaniciens doivent se réinventer mais la synchronisation est extrême difficile à opérer car vous l'avez rappelé ces modèles de d'équipement sont spécifiquement dimensionnés pour le secteur automobile et avec des programmes de très long terme qui ralentissent encore la transformation alors que les Chinois se dotent à vitesse grandv de fabricant de composants performant et à moindre coût la question de la compétitivité de notre industrie mécanique est véritablement en jeu j'aurais donc souhaité connaître comment la la plateforme automobile envisage d'accompagner ses mécaniciens dans cette mutation et va continuer à aider l'ensemble des acteur de l'écosystème automobile de rang 1 au rang 3 voire 4 à capter des relais de croissance je merci Sylvian Alain CADC merci madame la Présidente merci monsieur le Président cher Luc pour votre exposé objectif et réaliste de la situation c'est la première des choses alors moi j'ai eu la chance de faire partie avec certains collègues qui sont ici présents ce matin du déplacement en Chine et je suis rentré terrifié comme vous le disiez tout à l'heure littéralement terrifier nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer les un certain nombre d'acteurs de l'industrie automobile chinoise je pense à NiO à jellie à lip Motors mot euh et à d'autres vous avez évoqué tout à l'heure d'ailleurs vous parliez d'un iPhone à roulette nous sommes aller chez Xiaomi H qui est un fabricant d'iPhone et qui désormais fabrique des automobiles bon donc euh on a on a bien constaté que la Chine avait euh allez 10 ans d'avance sur nous en matière de recherche et développement de technologie euh changement de batterie enfin un certain nombre de choses ils sont ils ont des une technologie extrêmement avancée c'est pas mes collègues qui me démentiront et donc les craintes sont là alors il y a deux stratégies de la part de l'industrie automobile française il y a la stratégie que que je qualifieraiis de lookcadmeo et il y a la stratégie tavarz tavarz stellantis il dit et il a fait on va investir en Chine et il a acheté 21 % de Lip mot lip motor qui dans maintenant 3 semaines dans les concessions Citroën et Peugeot les Lip Motors vont arriver à des prix extrêmement concurrentiel même avec 30 % de de taxes fout ils sont largement en dessous de nos prix donc comment comment l'industrie automobile vous avez essayé déjà de nous l'expliquer votre présentation était remarquable franchement euh comment on peut comment on peut s'en sortir surtout Franck le soulignait et quelques autres avec cette échéance de 2035 Luc DeMeo la semaine dernière dans l'Express dit on y arrivera pas en 2035 on pourra être à peut-être à 50 % mais sûrement pas à 100 %. alors il y a une clause de revoyure comme vous l'avez évoqué j'ose espérer que euh le trip le tripticque européen commission Parlement et Conseil puisse revenir sur ce cette cette ouase parce que ça va être pour l'industrie automobile européenne et française en particulier c'est suicidaire et tout ça évidemment avec l'objectif de décarbonation qui est le le NRE à tous ici mais il faut être réaliste et pragmatique donc merci à Bernard bu qui a fait partie aussi du déplacement en Chine effectivement merci madame la Présidente Monsieur le Président le marché français des voitures neuves a enregistré un 5è mois de baisse consécutif en septembre en recul marqué chez nos constructeurs nationaux stellantis et Renault selon les chiffres publiés par votre plateforme vous l'avez évoqué dans vos propos introductifs j'ai fait partie effectivement de la délégation de la commission des affaires économiques qui s'est rendu en Chine en début de mois et nous avons pu constater tout le retard pris par l'Union européenne sur les questions des voitures électriques alors que les voitures électriques chinoises sont mieux finies plus rapide et moins cher que la Chine représente le premier marché automobile mondial que les entreprises améri bénéficie de l'IRA vous l'avez évoqué comment garder une compétitivité pour nos entreprises françaises comment continuer à exister face à ces concurrences avec moins de normes en augmentant les droits de douane au risque qu'il se détourne du marché européen vous avez évoqué votre aversion à ces propositions en investissant dans un contexte de rigueur budgétaire en s'associant comme le fait stéantis et vient de le dire mon collègue avec libre motor qui commercialise deux voitures de cette marque en France donc aujourd'hui nous sommes assez inquiets par rapport à l'avenir de notre secteur automobile euh je vous rejoins pleinement là-dessus euh vous avez confirmé tout à l' enfin récemment les propos de Lucas desméo sur l'absence de coordination européenne avec une politique commune en matière de stratégie industrielle dans le secteur de l'automobile alors quelques questions se posent une telle coordination est-elle concrètement possible au vu des divergences des intérêts et si la coordination européenne est possible comme nous pouvons le penser quel sont selon vous les différentes étapes pour y parvenir voilà en tout cas sur les deux dernières questions vous pourrez faire une réponse commune je vous laisse la parole de nouveau oui voilà alors à Sylvia Noël que je salue je je n'enlèverai pas un mot de ce qu'elle a dit sur la situation de de la sous-traitance et c'est vraiment notre l'OT quotidien puisque je rappelle que mes adhérents sont les deux constructeurs les quatre grands équipemstiers et toutes les PME de la filière automobile et not la filière de la mécanique qui est celle qui subit le plus cette transformation alors comment on les aide comment on les accompagne de plusieurs moyens d'abord on les aide à trouver des moyens de se moderniser d'innover d'investir je vous prends deux trois exemples nous avons créé en 2021 juste après le covid un fond d'innovation qui s'appelle le coram qui est financé à 30 % par l'État et qui permet ce qui permet si vous d'amorcer la pompe savez l'intérêt de la subvention publique c'est qu'elle permet de stimuler les dossiers dans les entreprises et donc nous avons un fond qui permet à une cinquantaine d'entreprises par an et ça concerne autant les PME que les ETI et les grands groupes comme Renault stellantis de de répondre à des projets de d'appel d'offre et et d'obtenir un accompagnement sur l'innovation nous aidons les entreprises à se moderniser et donc là aussi on a mis en place des dispositifs avec l'État dans le cadre des contrats stratégiques de filière où il y a eu plus d'un milliard d'euros d'investissement sur le dernier contrat de filière pour aider je crois que 500 PME de la la sous-traitance ont été concernés pour les aider à se moderniser nous les associons systématiquement à nos travaux sur les perspectives en matière d'innovation matière de partenariat entre les constructeurs et cetera voilà donc c'est un combat permanent quotidien mais je nen rien ce que vous avez dit c'est qu'il traverse une tempête ils sont en bout de chaîne ils recevoi ils reçoivent des instructions de leur donneur d'ordre de passer à l'électrique le plus vite possible pour respecter les engagements européens et de l'autre leurs clients continuent à leur demander leur métier historique donc c'est eux finalement qui supporte cette ce changement brutal de technologie donc c'est un énorme sujet et en ce moment nous rencontrons des une augmentation des défaillances et une baisse des emplois qui est assez préoccupante sur toute cette Figère là sur cher Alain CADC sur ce que vous avez dit finalement quelle est la solution il y a pas 50 solutions c'est un mot compétitivité voilà je je suis désolé de vous dire aujourd'hui mais malgré les efforts significatif qui ont été réalisés depuis 7 ans en matière d'accompagnement des des filières industrielles en matière de politique de l'offre notre pays n'est pas suffisamment compétitif en tout cas dans notre secteur qui est très concurrentiel qui est celui de l'industrie automobile et je voudrais prendre TR ou qure exemples première exemple l'énergie mes adhérents payent leur électricité 30 à 50 % plus cher que les Américains ou que les chinois c'est pas possible surtout quand on va passer à l'électrique où on va avoir besoin de beaucoup plus d'énergie pour notamment no nos gigafactory et donc le coût de l'énergie devient un enjeu concurrentiel considérable donc on a besoin d'un vrai marché européen qui soit aligné sur non pas le le coût du du du kilo ur marginal mais sur le marché réel et en particulier en France nous avons un avantage concurrentiel en la matière deuxième exemple les impôts de production les impôts de production il faut continuer hein je sais que nous sommes dans on pourrait je je ne veux pas sortir de ma réserve et donc on pourrait parler de la façon de réduire la dépense publique je ne le ferai pas mais je suis conscient des contraintes budgétaires qui qui s'imposent aujourd'hui très conscient pour avoir eu à les gérer par le passé mais la question de l'impôt de production est absolument vitale dans le choix d'investissement de la part de grands acteurs internationaux dans notre filière la question a été évoquée la question du financement de la protection sociale et le fait qu'il pèse aujourd'hui exusiv quasiment exclusivement sur le travail dans dans notre pays c'est un sujet quand quand vous avez 40 % d'écart sur un coup de main d'œuvre tout compris entre je vous parle pas de de de la Slovaquie ou du Maroc je vous parle de l'Espagne voilà pourquoi est-ce que l'Espagne est devenu le deuxème producteur d'automobile en Europe mais parce que ils sont compétitifs en matière de production et de notamment de coût du travail le le crédit impô recherche chaque année on voit la tarte à la crème ressurgir des excusez-moi des amendements des sans dout tout à fait légitime he mais moi je vous donne d ce que j'en pense de part on parlait tout à l'heure de PME de la filière qui aujourd'hui utilise le crédit un recherche les entreprises de la filière très en amont qui innovent qui investissent et qu' veulent faire la différence par rapport à leurs concurrents et vous en parlez avec eux c'est absolument vital pour leur compétitivité voilà donc vous avez trois ou quatre exemples là où j'allais dire mesdames et messieurs les sénateurs vous avez quelque part la main et et et c'est une réponse c'est c'est c'est le fait d'être compétitif qui permettra d'investir davantage d'innover toujours plus et et donc de relever ce défi on n pas notre industrie elle a pas peur sur le plan concurrentiel au niveau technologique les Chinois je ne me permettrai pas de reprendre les propos du sénateur bu quand vous dites leurs véhicules sont mieux finis et plus rapides ils sont beaux ils font de belles voitures mais nous faisons nous produisons de très belles voitures et il nous envie à bien des à bien des égards dans la matière mais mais nous avons affaire à des concurrents très sérieux voilà très sérieux et donc la réponse c'est la compétitivité enfin pour répondre au sénateur Bui oui nous nous allons demander à la prochaine commission nous solliciterons le Parlement à ce qu'il y ait un un un vrai moi j'ai j'ai évoqué je l'ai fait au moment de la signature je crois beaucoup au contrat de filière et et je trouve qu'en France c'est un dispositif qui fonctionne bien et bien et nous l'avons je pense démontré au cours du dernier contrat 2018-2023 dans la filire automobile où il y a eu des engagements mutuels qui ont été pris et qui ont été tenus et de vrais avancés euh et bien nous devrions avoir la même chose en Europe l'Europe décide de changer de technologie dans son industrie phare qui est l'automobile et bien en face il doit y avoir une vraie stratégie industrielle où on se pose les bonnes questions dans quoi est-ce qu'on mobilise des crédits historiques sur l'innovation regardez le rapport dragy je dire regardez le rapport Dr on a besoin de ça une vraie stratégie d'investissement cess son de nous faire concurrence entre nous est-ce que c'est normal qu'aujourd'hui moi j'ai certains de mes équipementiers qui ont des subventions de 30 ou 40 % en Europe centrale alors qu'ils ont 10 % en France voilà et heureusement ils sont encore un peu cocardiés donc ils continuent à investir en France mais on a un sujet sur les aides intra commmunautairire j'aiévoqué tout à l'heure la politique des bonus on peut pas continuer à avoir 7000 dans un pays 0 dans l'autre et 2000 dans le 3è alors que votre moyenne d'émission de CO2 elle est calculé au niveau européen voilà donc on a besoin de ça aujourd'hui on a besoin d'une vraie on a mis la charrue avant les bœfs donc on a besoin de cette stratégie de moyen long terme et l'Europe est capable de le faire elle l'a démontré dans certains secteurs regardez ce qu'on a été capable de faire au moment du covid la réactivité dont as fait preuve l'Union européenne en la matière donc on parle de souveraineté on peut disparaître donc c'est un enjeu majeur pour la prochaine commission et pour le prochain Parlement enfin pour l'actuelle merci Amel gaker am merci madame la Présidente Monsieur le Président j'aimerais aborder le sujet des gigafactory de construction des batterie pour véhicules électriques en effet dans l'objectif de décarbonation du secteur de l'automobile on a vu et tant mieux la multiplication de ces industries dans toute l'Europe près d'une cinquantaine annoncé ces dernières années anné je suis sénatrice du pas decalé dans les haut France première région automobile et et donc je suis ravie de voir cette constitution de la vallée de l'électrique mais vous n'êtes pas sans savoir les difficultés que rencontrre notamment ACC qui est déjà aujourd'hui qui fonctionne déjà aujourd'hui difficulté lié à quoi un problème de cadence même si elle évolue hein cette elle se met en place et et je ne doute pas sur la réussite de cette de cette entreprise le choix de la technologie en fait c'est un des sujets de la technologie qui aujourd'hui est trop coûteuse et ça c'est le sujet sur lequel j'aimerais bien vous entendre puisqueaujourd'hui ce qui est mis en avant c'est un choix de technologie qui ne permet pas de mettre sur le marché des véhicules aussi abordables que les véhicules chinois donc comment surmonter ces cette difficulté est-ce qu'il n'y a pas là déjà un problème de choix stratégique en matière encore une fois de de technologie puis dernière petite question deuxème petite question on a parlé à plusieurs reprises de l'alliance de Lip moteur avec stellantis vous l'avez dit il va falloir et vous êtes d'accord avec ça travailler sur des partenariats avec la Chine ce sur quoi voilà je je vous rejoins par contre est-ce que ce n'est pas une façon de contourner de détourner les réglementations actuelles et à venir de l'Union européenne pour pour protéger notre marché merci merci Frédéric Buval Frédéric merci Madame présidente monsieur le président Luc Chatel ma question porte sur la filière automobile dans notre ma vous vous en doutez et je savoir si la plateforme que vous représentez monsieur Chatel c'est intéressés aux problématiques des territoires d'autre m en matière d'automobile ça c'est la première chose il y a d'une part pour les communes les problèmes récurant des véhicules hors d'usage qui sont abandonnés n'importe où sur le territoire avec des conséquences sanitaires importantes la Ding chez cunia prolifération des rats alors qu son quelle part peuvent prendre les concessionnaires sur la sur la résortion des VHU il y a également la colère des consommateurs face au prix exorbitant des pièces détachées par rapport à l'exagone à titre d'exemple une pièce est revendue 1200 € en Martinique quand elle est vendue 400 € en Île-de-France sans compter les délis d'attente qui sont très longs alors les concessionnaires ne font plus de stock de pièces détachées depuis le covid de à 3 mois d'attente pour réparer son véhicule je vous remercie de votre écoute et j'attends votre réponse merci Frédéric Daniel gremiller oui merci Mad la présidente monsieur le ministre un grand merci pour pertinence de vos propos et cet éclairage qui nous est si important si je prononge ce que vous avez évoqué on est presque à la veille d'une fracture un risque de fracture au niveau de notre pays sur la mobilité des des femmes et des hommes sur nos territoires le dossier il n'est pas à prendre à la légère on a l'espace de nos territoires fait qu'effectivement la mobilité est un vrai sujet pour la vie dans nos territoires et effectivement le sujet de l'énergie tel que vous l'avez évoqué on l'a bien compris est stratégique et si nous avons une volonté de redonner une capacité de production énergétique en France notamment à partir du nucléaire qui peut être considéré comme de une énergie verte ma question il y a la dernière fois que nous avons visité le salon de l'automobile les constructeurs français nous ont évoqué par rapport à l'hydrogène que en dehors du poids lourd et d'utilitaire il ne voyit pas l'hydrogène en motorisation pour les véhicules légers euh je vous ai écouté sur l'hydrogène est-ce que c'est toujours une réalité oou est-ce qu'on peut imaginer que l'hydrogène puisse aussi ambitionner le véhicule léger et de retrouver une place stratégique de la France sur ce pointl sur les équipementstiers ce qui a été évoqué on risque monsieur le ministre de se retrouver dans la situation que nous allons vivre bientôt dans nos territoires plus l'électrique va monter moins nous aurons distribution du fossile dans les territoires s l'approvisionnement un équipement en terme économique dès lors qu'il la diminution de la commande on risque d'accélérer là encore la fracture de l'approvisionnement sur l'approvisionnement d'un équipement entier sur les véhicules thermiques là il y a un vrai sujet sur la fin de vie et cetera et enfin je terminerai est-ce qu'il y a un risque ou pas sur les systèmes d'information ce que nous avez expliqué que la véhicule électrique d'aujourd'hui avait on savait tout ce qu'on faisait mais quand je vois la part de marché qu'on les Chinois est-ce que il y a pas un risque là aussi d'appropriation d'information au niveau de pays tels que la Chine merci Daniel c'est à vous monsieur le Président merci [Musique] euh madame gaker sur les gigfactory d'abord ce qui s'est passé est absolument hallucinant souvenez-vous le ministre de l'Économie brenao le maire a annoncé l'Airbus de la batterie je dirais en 2019 2019 je pense de mémoire nous sommes 5 ans après vous avez les batteries qui aujourd'hui fournissent les véhicules électriques neuf donc on a construit dans des délais absolument sans précédent une nouvelle technologie je dis une nouvelle parce que on ne savait pas faire il y avait pas gigfactory et ça n'a rien à voir avec l'industrie automobile les la production de batterie c'est de la chimie et et donc vous les compétences dont on a besoin pour produire des batteries dans une gigafctory sont à des annéeslumières de la production automobile d'ailleurs on le voit puisque nous avons lancé dans dans votre région une école de la batterie hein programme de formation entre la filière le conseil régional l'État les entreprises locales euh où on propose à des opér ceux qui étaient des opérateurs sur des usines d'ouvrin par exemple automobile usines d'assemblage des stages qui durent de mémoire 200 he qui permettent de progressivement devenir des opérateurs sur des gigafactory donc c'est un métier qui a rien à voir et on a réussi à sortir de terre grâce à des partenariats entre des constructeurs automobiles des chimistes des entreprises de l'énergie et autres on a réussi à développer c'est alors maintenant ne nous demandez pas de faire en moins de 5 ans ce que les Chinois ont fait en 25 ans ce que veux dire c'est que faut bien avoir en tête que les les spécialistes de la batterie sont en Asie en Corée en Chine et au Japon pourquoi parce que ils ont développé ces technologies dans le cadre de petit électroménager et notamment des et des téléphones ensuite et d'ailleurs on évoquait tout à l'heure euh je pensais à bwiidi moi qui a démarré dans ce secteur en 1995 c'était pas au siècle c'est pas 1895 1995 création de byyd voilà et bien ils ont démarré dans les batteries de téléphone portable bon donc ils ont une compétence qu'ils ont acquis ENISE en 20 20 25 ans que nous allons progressivement rattraper ensuite le choix de la technologie les rebus les rebus c'est normal quand vous regardez tout process industriel sauf que vous avez des domaines dans lesquels il y a plus de rebus que d'autres et tous les producteurs de batteries savent que quand vous démarrez vous avez beaucoup de rebus voilà donc ça veut dire que ça augmente le coût et quand vous avez 50 % de rebus ça double le prix de votre batterie donc c'est malheureusement un phénomène qu'on attendait mais qui se réalise malheureusement comme prévu euh ensuite sur le choix de la technologie là je dirais on est sur des sujets concurrentiels et sur des choix stratégiques de constructeur euh les constructeurs français européens en majorité ont préféré choisir une technologie plus robuste et avec une autonomie plus longue parce qu'il voulait répondre au freins que j'évoqué tout à l'heure sur le développement de l'électrique aujourd'hui d'autres producteurs arrivent avec des batteries des technologies différentes qui permettent d'avoir certes moins d'autonomie mais peut-être qu'elle n'est pas indispensable au quotidien et moins chè donc aujourd'hui les constructeurs bah ils vont jouer sur leur mix c'estàd qu'ils vont ils vont pas mettre tous leurs ufs dans le même panier si je peux dire donc ils vont diversifier leur mode de leur technologie dans ces giga Factory mais nous voyons aujourd alors ensuite il y a le sujet plus global du nombre de gigafaory en Europe la capacité là c'est vrai qu'on est passé un peu d'un extrême à l'utre c'estàdire que j'avais pas en tête la la cinquantaine que vous évoquiez mais moi j'avais en tête plutôt 22 projets fermes du du du du gigafactory en Europe euh on en est à 12 euh si vous voulez il est clair que vu la pénétration du marché de l'électrique aujourd'hui et vu la trajectoire modifiée la montée en puissance va se faire moins rapidement donc il va falloir adapter les projections d'investissement dans l'outil euh et parfois décaler certains projets de gigafactory c'est ce qui va se se passer mais sur le fond on a besoin d'être souverain en matière de batterie 75 % de la chaîne de valeur de l'électrique est en Chine 75 % donc on choisit leur technologie on a besoin d'apprendre leur métier et on a besoin d'être meilleur qu'eux donc ça va pas prendre 2 ans ça va prendre plus et dans la période de transition c'est celle de tous les dangers parce qu'on doit continuer à faire les voitures sur lesquelles qui se vendent bien et sur lesquelles les les entreprises font leur marge tout en investissement dans le monde de demain et en rattrapant le retard vis-à-vis de des chinois sur le alors Monsieur le le sénateur Buval alors je je je je ne botte pas en touche mais il se trouve que il y a une fédération qui n'est pas la mienne qui gère tous les sujets de service à l'automobile et de distribution qui est mobiliance voilàancien NPA et mobilian c'est c'est une fédération je travaille au quotidien parce que nous sommes l'amont ils sont laav nous sommes l'industrie ils sont les services et c'est eux qui gèent tous les sujets de distribution automobile de servicees tous les métiers de service à l'automobile et de recyclage alors simplement avec un bémol c'est que sur le recyclage les constructeurs sont concernés et ils sont très impliqués sur la question des véhicules hors d'usage nous avons eu plusieurs réunions sur le sujet compris avec le Pr fait de Guadeloupe de mémoire et et de réunion qui était très sensible à ce sujet voilà donc ce que je peux vous dire on pourra vous donner des informations peut-être complémentaires plus précises mais nous nous regardons avec beaucoup de d'attention le sujet des véhicules hors d'usage mais tout ça est sous la responsabilité de la filière aval qui est la filière des services et de la distribution sur les prix des pièces détachées je dirais que malheureusement c'est un sujet qui dépasse l'automobile c'estd qu'on est quement sur un sujet d'importation il y a pas d'usine de production de de pièces automobiles en outre mer et donc j'allis dire vous êtes victime de de ce sujet d'insularité mais dans tous les secteurs de l'activité économique malheureusement ça veut pas dire qu'on peut pas y remédier mais c'est un sujet qui dépasse la question de l'industrie automobile proprement moi je voudrais revenir sur ce que a dit Damiel Grier parce que c'est très important et j'ai pas encore eu l'occasion de l'évoquer c'est la question de la fracture sur les mobilités d'abord je rappelle que l'automobile reste indispensable pour de français sur TR et 86 % des Français ont besoin de leur automobile soit pour aller travailler soit pour aller chez le médecin soit pour faire leurs courses 2 tiers tous les jours et pour bien connaître le territoire d'élection de Monsieur grimier parce que mon territoire d'élection était voisin et très proche en sociologie en démographie et en géographie et bien avant qu'il y ait des TER ou des tramou dans votre région il se passera beaucoup de temps donc ce que je veux dire c'est que on va avoir besoin encore très longtemps d'automobile et donc c'est pour ça que la filière est engagée dans cette transformation parce que elle veut être exemplaire parce qu'elle sait que elle proposera ses services pendant très longtemps et que la population en a besoin mais au-delà de ça il se profile une fracture sur l'accès à la mobilité je vous disais tout à l'heure un véhicule électrique c'est 50 % plus cher en gros qu'un véhicule thermique certes il y a les bonus mais allez voir aujourd'hui le prix des véhicules électriques c'est horriblement cher et donc déjà une voiture je vous disais c'est un acte très engageant on on achète sa première voiture en moyenne en France à 59 ans voiture neuve hein donc si vous augmenter le prix de 50 % oui il y a le risque d'une mobilité à deux vitesses et c'est pour ça que les constructeurs travaillent avec leurs équipementiers sur des véhicules de plus petite taille de plus petite autonomie des citadines adapté au au au au trajet de de la vie quotidienne précisément pour euh répondre à cette fracture euh mobilité qui peut se profiler vous verrez au Mondial de Paris plusieurs véhicules à moins de 20000 € électrique hein euh qui seront présentés ce qui est une prouesse par rapport à euh ce qu'on avait en tête il y a 3 ou ou 4 ans voilà euh d'où aussi l'importance du marché de l'occasion et donc par voie de ricochet des flottes et là j'attire votre intion je reviens sur le sujet des bonus malus l'année dernière le bonus a été supprimé sur les flottes c'était une erreur pourquoi c'était une erreur parce que les flottes une partie des flottes en tout cas en France le neuf ne représente que une voiture sur H qui est vendue c'est se voitures sur vendu sont des voitures d'occasion si vous voulez améliorer la pénétration des électrique vous n'allez pas y arriver uniquement avec le marché du neuf il faut que le marché de l' joue aussi son rôle donc ça veut dire que on alimente des flottes d'entreprises des flottes de loueurs qui au bout de 6 mois ce retrouve sur le marché ça vous permet de faire pénétrer le marché plus rapidement et ça vous permet d'avoir des véhicules à un prix beaucoup plus abordable voilà donc c'est essentiel dans notre dispositif de soutien d'accompagner le le le les flottes enfin sur l'hydrogène euh ben je disais tout à l'heure on est à l'époque des pionniers hein il y en a un qui me dit j'ai un ticket de l'UTO gagnant dans ma poche bon parce que je j'ai développé une technologie inouie puis 2 ans après on s'aperçoit que la technologie c'est plus tellement cellement tellement celle qui a qui a de l'avenir devant elle donc on est revenu à l'époque des pionniers donc c'est vrai qu'il y a eu un engouement très fort sur l'hydrogène à juste titre pourquoi parce que nous avons en France les compétences nous avons des industriels qui savent produire des piles à combustible et des réservoir hydrogène et puis nous avons un tout un une chaîne d'approvisionnement d'hydrogène nous avons créé France hydrogène et cetera simplement dans la rareté d'accès à la à l'énergie propre que j'aiévoqué tout à l'heure il va falloir donc se poser la question de la priorisation euh et c'est vrai qu'aujourd'hui si vous faites le ratio entre ce que coûte l'hydrogène produire l'hydrogène propre euh la rareté qui va en découler euh et le quotidien des véhicules légers il y a une question je je ne réponds pas à cette question je réponds pas parce que j'ai des adhérents qui continuent à juste titre à y croire et tant mieux mais il y a une question et donc c'est pour ça que euh actuellement on travaille beaucoup sur euh appis la combustig pour les bateaux les trains les camions même si voyez là il y a eu un virage c'est l'époque des pionnier hein moi j'ai a il y a 4 ou 5 ans j'ai fait le grand salon des poiss lourds qui se tient à Lyon et le grand salon des poils lourds nous expliquait que tout serait à l'hydrogène et puis depuis on en est revenu et on est sur les camions à batterie voilà je dis pas que c'est bien hein je dis même que c'est un peu paradoxal de d'embarquer autant de charge sur un poids lourd mais on a besoin de décarboner donc on a besoin de solution technologique et le sujet c'est co efficacité VO quelle est la technologie et souveraineté quelle est la technologie que nous maîtrisons qui nous permet dans les meilleurs délais de décarboner à un coût acceptable par le consommateur c'est tout ça l'enjeu alors on passe à reline merci madame la Présidente vous avez répondu à la question que je voulais poser initialement mais je vais pososer une autre je voulais savoir si selon vous le problème du retard que nous avons pris dans la fabrication des batteries dans leur coût est-ce que c'est l'une des raisons principales du déclin du secteur automobile français merci de votre réponse Martine Berté oui merci madame la Présidente Monsieur le président Luc Chatel vous parliez il y a un instant du marché de l'occasion pour les véhic électrique mais il y a aussi celui du rétrofit et des entreprises qui se développent sur ce marché j'ai visité en savoir dernièrement une entreprise qui met des moteurs électriques sur des camions des bus avec des batteries fabriquées de l'autre côté des Alpes à Turin est-ce que votre filière s'y intéresse est-ce pour vous une concurrence ou au contraire un accompagnement dans l'atteinte de vos objectif au niveau de l'Europe merci merci Martine Denis BO Denis merci madame la Présidente Monsieur le Président merci de exposer lucide de la situation de cette filière automobile en France et dans Europe en particulier merci de de nous avoir éclairé sur l'inquiétude de la concurrence notamment la concurrence chinoise et la concurrence asiatique sur les problèmes auquel nous allons être confrontés nous avions une le gouvernement avait pris une belle mesure sur le leasing social qui a eu beaucoup de réussite mais qui a été rapidement arrêté quand on habite un territoire rural comme le mien effectivement de pouvoir louer une voiture électrique avec un cût moins élevé c'était pour nous un un bel avantage monsieur le ministre dans tout ça a-t-on une idée de l'impact net en terme d'emploi de la fin de la commercisation de véhicules thermiques et de la restructuration vers l'électrique merci c'est à VOUS question a été courte très bien merci alors madame Renault carabédian euh est-ce que le retard dans les batteries explique seul ce que vous appelez le déclin de l'industrie moi je jeutiliserai pas le mot déclin vous avez aujourd'hui deux grands constructeurs français qui sont des leaders mondiaux là et 4e rang mondial il s'est associé avec d'autres constructeurs italiens et et américains Renault s'est redressé et et c'est une bonne chose depuis maintenant de ou 3 ans et nous avons des grands équipementier mondiaux pour le coup vous êtes allé en Chine plastic vao doit avoir 60 ou 70 usines en Chine donc je veux dire il y a une présence des équipemtiers à l'international et la France ne représente que 10 % de leur marché donc ils ont réussi leur mutation internationale donc je parlerai pas de déclin par contre je je vois ce que vous voulez dire dire vous dites et je l'ai dit depuis le début de mon intervention on a des difficultés dans le cadre de cette transition on est en retard c'est pas une technologie sur lesquelle on avait misé comment on va y arriver et est-ce que c'est l'unique problème d'aujourd'hui alors pas que puisque tout à l'heure j'ai évoqué les sujets de compétitivité hein aujourd'hui la France produit 1300000 véhicules elle en produisait 3 au début des années 90 voilà et ça c'est pas la batterie c'est pas l'électrique alors c'est autre sujet c'est le sujet d'abord le fait que l'automobile est devenu un marché mondialisé et les constructeurs de manière générale la règle générale qui souffre des exceptions c'est on produit plutôt proche de son marché de destination et puis c'est aussi les enjeux de compétitivité et de concurrence sur des véhicules qui sont des véhicules à faible marge puisque nos constructeurs sont plutôt bons sur les catégories A ou catégorie B là où les marges sont faibles et donc l'impact compétitivité l'impact coût est plus élevé et donc ça a donné lieu à des délocalisations qu'on a connu voilà donc je dirais que les difficultés de l'industrie automobile aujourd'hui sont d'abord lié à cette mutation et cette triple mutation encore une fois et donc nécessité d'adaptation accentué par la dureté de la rapidité de la transformation hein les Chinois font ça depuis 20 ans ou 25 ans ils ont été largement subventionnés ils ont eu le temps de s'adapter de monter en puissance mais il perdent tous de l'argent les Américains le font on va dire Tesla le fait il y a encore des des V12 et et des gros pickup qui se vendent très bien aux États-Unis et et et je dirais que mais ils ont lancé l'IRA avec un politique d'accompagnement vers l'électrique et vous avez plusieurs États qui sont très avant-gardistes en la matière donc nous le le le sujet c'est finalement notre capacité de réussir cette transformation dans des délais les plus contraints avec un minimum d'impact sur les entreprises et sur l'emploi c'est ça le sujet madame Berté alors le rétr d'abord j'ai pas évoqué depuis le début le le sujet du parc automobile parce que là on ne parle que des ventes de véhicules on parle d'industrie et on parle des 1liion 600000 véhicules qui sont vendus chaque année en France euh le parc automobile c'est 40 millions estimé à 400 millions dont 30 à peu près on estime sont en circulation régulière euh vous savez que en 2035 si nous respectons la trajectoire et qu'on est à 100 % de véhicule électrique vendus nous n'aurons que un tiers du parc qui sera euh à à électrifier enfin à 100 % véhicule électrique et et il faudra ensuite une quinzaine d'années pour monter en puissance mais c'est l'objectif he puisque je rappelle que l'objectif c'est la la neutralité carbone en 2050 et donc c'est assez logique dans cet esprit là d'avoir dit on commence par l'échéance 2050 z0ro carbone donc il faut à peu près 15 ans pour la monter en puissance où il faura 100 % de véhicu électrique et donc on s'y met dès maintenant pour respecter la trajectoire euh vous avez donc raison en en parallèle du flux il faut travailler le parc voilà alors le parc c'est compliqué le retrofit c'est un des outils bon je dis un des outils parce que c'est compliqué faut pas surtout rejeter cette solution qu'est-ce qui est compliqué c'est que c'est plutôt cher c'est que c'est faut bien imaginer que passer un véhicule thermique d'un véhicule électrique c'est pas uniquement retirer le moteur et mettre une batterie aujourd'hui les le véhicule électrique qui est fabriqué dans les chaînes n'a rien à voir avec un véhicule thermique d'il y a 5 ans voilà c'est pas la même voiture dans laquelle on la plateforme dans laquelle on a mis une batterie voilà tout toute la l'architecture logiciel l'électronique de puissance est repensée hein la la toute la la le châssis est repensé vous avez des sujets de de résistance de frein de sécurité enfin bref qui qui qui donc complique un peu la donne en matière de rétropit mais mais c'est une des solutions qui peuvent être utiles pour décarboner le le parc voà dans les autres solutions il y a bien sûr les carburants synthétiques que j'ai évoqué tout à l'heure c'està-dire que plus on va euh utiliser pour ces voitures de carburant qui émettent moins de CO2 euh plus on aura d'impact sur euh la transition énergétique enfin euh monsieur BOAD sur le leasing social le leasing social a été un succès oui et il nous a sans doute permis de toucher une clientèle qui n'aurait pas eu accès à des véhicules électriques neufs voilà en même temps il a pris la moitié plus de la moitié de l'enveloppe des bonus de l'année dernière si vous voulezon et donc la vraie question qu'il va falloir se poser avec la commission des finances avec le le ministère du Budget c'est le ciblage du bonus on est si il y a pas de sujet qu'on doiv réduire l'enveloppe globale on peut le comprendre le sujet c'est le ciblage c'est le pire c'est le saupoudrage moi je pense qu'il faut faire simple et moi je suis pas très favorable aux conditions de ressources parce que qui achète des voitures neuves c'est pas forcément le premier donc si vous voulez que la pénétration augmente rapidement il y a peut-être un sujet social on peut le traiter je dirais de manière ciblé par le leasing social mais il faut pas que ça prenne la moitié de l'enveloppe parce que ceux qui vont acheter des voitures et on l'a vu on vient de faire une enquête à la PFA avec CSA 77 % des Français qui ont le projet d'acheter une un véhicule électrique sont prêts à y renoncer si on leur supprime le bonus 77 je pensais pas que ce serait autant 77 % voilà donc attention à chaque fois à jouer avec le montant du bonus les critères d'éligibilité le niveau là on on risque de gripper complètement le système et on a vu ce qui s'est passé en Allemagne l'impact en terme d'emploi nous avons effectué il y a 4 ans maintenant une 3 ans une simulation avec l'Observatoire de la métallurgie don nous sommes membres de de l'UMM et nous avons travaillé dans le cadre de l'Observatoire de la métallurgie avec les organisations syndicales et on a publié une étude collective sur l'impact de cette transition dans l'automobile pour la filière en France et l'impact en terme d'emploi était de 65000 emplois perdus voilà à horizon 5 7 ans euh je crains que nous soyons au-delà que je vous disais tout à l'heure que depuis 5 ans là nous avons perdu 50000 on est passé de 400 à 350 et euh ça continue c'estàd qu'aujourd'hui on a donc donc on risque d'être au-delà des 65000 en terme d' impact sur la filière je parle de la filière industrielle la filière des services c'est 500000 emplois les garagistes les les loueurs les les stations service et ce et là il y aura aussi un impact et il y a un changement de modèle parce que réparer une d'abord on répare moins une voiture électrique qu'on répare une voiture thermique ensuite c'est pas le même métier mais la même chose donc il y aura le même impact mais avec un effet retard le temps que le parc monte en puissance merci Catrine Loisier merci monsieur le Président en complément toutes les questions de mes collègues il se dit que beaucoup de de véhicules électriques vont en fait à la casse au bout de quelques années au bout de 3 4 ans parce que le coût de la batterie a changé serait très important donc est-ce vrai est-ce que le coû de la batterie pardon ben le coût oui le fait de changer la batterie amènerait un coût très important et donc les les usagers préféreraient préférait racheter un véhicule plutôt que d'aménager le véhicule existant alors est-ce vrai est-ce que vous le constatez ou pas et si c'est le cas comment est-ce que vous appréhendez en fait le bilan carbone du coup de de de ce véhicule et par ailleurs est-ce que vous penser que le les véhicules autonomes demain sont peut-être de nature à redonner des éléments de compétitivité à l'industrie française est-ce que sur ce point voilà il y aurait il y aurait quelque chose à développer merci Yannick j merci madame la Présidente Monsieur le Président vous étiez ministre à l'époque où la France présidit l'Union européenne et a adopté le premier paquet y compris le paquet le règlement CO2 de l'automobile qui est très clair d'ailleurs qui est un un règlement comme vous savez de neutralité technologique simplement ça dit à la sortie du C d'échappement il doit avoir 0 CO2 donc c'est de la neutralité technologique mais qui à un moment donné impose un certain nombre de choix et à l'époque on parlait déjà de crise automobile il y avait déjà 100000 emplois de perdus dans le secteur automobile par an dans notre pays par décennies donc là on a la chance et vous l'avez bien dit au fond de redynamiser notre industrie automobile de recréer des industries sur nos territoires et c'est une opportunité compliquée difficile mais qu'on doit voir positivement alors moi j'aurais deux questions un bon reconnaissons que sur la l'échéance 2025 c'est aussi des choix industriels de l'industrie automobile d'avoir des d'avoir fait des véhicules plus lourds plus gros quand il s'agissait du thermique qui ont compensé l'efficacité gagnée sur les moteurs mais de manière plus générale on a eu le président senenard qui est venu ici et qui a dit Renault sera prêt en 2030 sur la vente des véhicules électriques pour l'Europe dans un autre cadre sénatorial le président ou le directeur général tavarz a dit nous on est prêt en 2030 il dit à longueur d'interview surtout ne changez pas les règles parce que ce qu'on a besoin c'est de visibilité on a besoin de stabilité dans les règles pour construire nos transitions donc reconnaissons que l'industrie automobile sera prête la question c'est évidemment l'accompagnement l'accompagnement des territoires l'accompagnement social l'accompagn des transition moi ma première question c'est au fond les divergences européennes c'est vrai qu'il nous manque de politique industrielle j'ai toujours défendu mais on n pas de politique industrielle parce qu'on a des divergences et reconnaissons que la stratégie de Volkswagen qui est d'investir toujours plus en Chine et de produire toujours plus en Chine est incompatible avec tout ce qu'on essaie de défendre ici sur la souveraineté et la relocalisation de l'industrie automobile européenne donc comment vous gérez en tant que patron de la PFA ces divergences européennes et puis une seconde question euh les flottes vous avez raison de mentionner que c'est un levier extraordinaire est-ce qu'on pourrait pas être plus contraignant sur les flottes notamment les fl les flottes d'entreprise pour s'assurer qu'elle constitue un vrai débouché sur le les véhicules électriquees pour encore une fois pour s'assurer que le marché s'enclenche merci Fabien Guay Fabien oui merci madame la Présidente Monsieur le Président moi une question sur l'aspect social je vais revenir sur ça vous l'avez abordé vous posz un constat mais je crois qu'il faut qu'on essaie d'aller plus loin parce qu'une fois qu'on a posé le constat que faisons-nous je vais poser la question peut-être de manière un peu provocatrice mais est-ce qu'on est condamné à demain dans les 10 prochaines années à ne produire que des bouts de la chaîne de valeur de l'automobile et à faire et à abandonner tout le reste moi j'entends la réindustrialisation du pays depuis 7 ans c'est des gigafactory et des Data Center data center d'ailleurs très peu pourvoyeurs d'emploi les gigafactory tant mieux mais après et le reste vous dites on voit bien que c'est complexe c'est pas complexe pour les sous-traitants c'est un désastre moi je viens d'un département qui va être sinistré en matière automobile je parle même plus de PSA HN c'est des déjà fait le dernier grand fabricant sous-traitant de de PSA qui était ma France ça fait 6 mois qui sont en grève et ils ont été accompagnés en une semaine ça a été rayé à la barre du tribunal de commerce impéial willels à châteauouge était les voir au mois de mai les derniers en jantalu finit aussi 350 emplois bref on pourrait faire la liste comme ça donc moi je pose une question il y a un contrat de filière qui a été fait mais il y a rien sur en terme de volume rien en terme volume de volume le c'est-à-dire est-ce que sur les 2024 2027 combien nous ambitionnons je dis pas après que c'est simple mais combien nous ambitionnons rien en terme d'emploi rien et sur la question des fermetures d'entreprises parce que là on a une question c'est qu'on est en train de perdre toute une chaîne de sousraitant donc voilà je pense que une fois qu'on a posé ce constat il faut maintenant apporter des solution et je finis par vous dire je vais pas être trop long mais le modèle peut pas dire compétitivité compétitivité on va gagner face au chinois bon évidemment les Chinois aujourd'hui c'est plus ce que c'était il y a 20 ans il l'ouvrier moyen gagne ce que gagne un ouvrier moyen portugais très bien mais la question peut pas être le modèle social chinois appliqué chez nous et au moinsdant social et écologique pardon ça peut pas être ça l'ambition de l'entreprise et de et du patronat français d'avoir le même modèle social et écologique que la Chine si c'est ça enfin ça sera à mon avis sans nous merci Fabien monsieur le Président c'est à vous merci alors madame Loisier non il y a pas d'inquiétude sur les sur les batteries et il faut que vous sachiez je vous encourage madame la Présidente à aller visiter le site industriel de Flin qui est emblématique sur la le reconditionnement des véhicules usagés là en l'occurrence c'est sur la fin de vie des Zoe où on reconditionne complètement les véhicules on leur met de nouvelles batteries et on les remet sur le marché donc c'est un très bel exemple d'économie circulaire où on on met en place une finalement une nouvelle filière qui qui n'existait pas donc oui c'est possible d'abord les les durée de vie des batteries sont assez longues pas pas plus courtes que des le moment où on commence à avoir des révisions sur son véhicule thermique et ça moins d'entretien et ensuite on peut recycler la batterie il y a pas encore toute la chaîne de valeur en France là-dessus mais on y travail et ça on a des premières avancées et on peut reconditionner ce qui est une bonne nouvelle euh sur le bilan carbone vous avez raison le le le le problème du de toute cette réglementation encore une fois je l' évoqué tout à l'heure c'est queon n pas fait d'analyse de cycle de vie globale et qu'il faudrait mesurer l'ensemble de l'impact carbone sur la chaîne mais je vous le redis à ça peut vous paraître surprenant mais à la fin si vous avez de l'électricité propre si vous recréez une chaîne de valeur et je répondrai à Monsieur Guay là-dessus une chaîne de valeur vous êtes souverain vous maîtrisez donc une énergie propre vous maîise le recyclage à la fin vous aurez décarboné la filière automobile donc je dire faut voir la direction dans laquelle on va ce qui est très compliqué c'est encore une fois la période de transition c'est passer d'un modèle à l'autre c'est compliqué sur le plan industriel parce qu'on prend des paris et donc quand on prend des paris on essaie de gagner mais on peut perdre et puis c'est compliqué en matière d'emploi parce que vous avez des gens qui ont fait toute leur vie de même métier et parfois le même que leurs parents leur père leur grand-père et cetera à qui on va expliquer queil y a plus ce métier et que il y a un nouveau métier qui a rien à voir qui des compétences qui ont rien à voir et donc il va falloir les les les accompagner c'est ça qui est qui est même temps qui est passionnant dans le casadre de cette de cette transition sur le véhicule autonome je suis pas sûr qu'on retrouve notre souveraineté avec le véhicule autonome je veux pas être pessimiste mais le véhicule autonome d'abord il existe véhicule autonome d' vos véhicules ont une partie d'éitonomie les véhicules AZ vu les les progrès qui ont été fait en la matière actuellement nous parlons vous avez plusieurs endroits dans le monde où vous avez des des tests grandur mature à San Francisco à Austin Las Vegas en Chine de de véhicules robot taxi c'estàdire de véhicules complètement autonome donc c'est pas pour demain matin moi quand je suis arrivé à la présidence de la PFA on m'a expliqué certains experts bien pensants m'ont expliqué que dans 5 ans à Paris il y aurait des robots taxis voilà donc il va falloir un peu plus de temps mais il faut pas oublier cette disruption hein c'est la c'est l'aboutissement du software donc l'aboutissement de la deuxième révolution que j'ai évoqué au début ce sont des investissements encore plus gigantesques et qui aujourd'hui travaille là-dessus ce sont malheureusement les gafarmes ce sont ceux qui dont c'est le métier de de maîtriser tout ce software et autres et nos constructeurs font plutôt appel à ces technologies là parce que les investissements qu'il faudrait réaliser pour être autonome sans je de mot pour être souverain en la matière sont disproportionné cont tenu des autres investissements qu'ils ont à faire notamment dans le l'électrique voilà alors Monsieur J merci de de souligner notre notre [Musique] volonté attendez parce que j'ai perdu mon papier ce qui est embêtant pour noter vos questions euh vous avez raison en fait il s'agit même pas de redynamiser la filière il faut réinventer le modèle c'est un nouveau départ je je vous dis tout à l'heure pendant 100 la France l'Europe a inventé l'automobile mais pendant 100 ans on a fait le même métier il y a eu un choix de technologie dans les années 20 qui a été sueli du moteur à combustion alors qu'avant il y avait trois technologies je vous rappelle il y avait le moteur à à vapeur et il y avait l'électrique le premier record de vitesse sur route s'est battu était battu par une voiture électrique donc il y avait trois technologies pu s'est imposé pour des tas de raisons de notamment de popularisation du modèle de l'automobile et de distribution du réseau de d'essence le moteur à explosion et pendant 100 ans on a fait ça aujourd'hui c'est complètement un autre modèle qu'il faut inventer donc c'est une rupture on change complètement et et c'est difficile pour ces entreprises vous avez des vous avez des passionnés d'automobile des ingénieurs qui sont des excusez-moi des génies des génies à qui il faut expliquer que leur métier va disparaître et que il faut qu'il nous invente le nouveau le futur donc c'est une plus qu'une révolution faut réinventer mais là j'essaie de positiver le positif c'est que on doit inventer les écosystèmes nouveaux qui vont avec je vous prends des exemples nous on travaille pilote des projets collaboratifs sur le véhicule autonome bah on fait des essais à montlerie et tout bah on travaille avec les gens de de la de la téléphonie de des Télécom Orange est un de nos partenaires on travaille avec les infrastructures les les Vinc compagnie les autoroutes on travaille avec les énergéticiens historiquement les constructeurs avaient pas du tout l'habitude de travailler comme ça de manière horizontale en partenariat en écosystème donc ça c'est tout à fait tout à fait nouveau euh alors j'ai j'ai un désaccord avec Monsieur jade c'est que c'est pas les constructeurs qui ont décidé d'alourdir les véhicules et de faire que des SUV nous on essaie de vendre les produits qu'achètent les clients voilà et et ensuite vous avez un phénomène que vous connaissez bien qui a été d'ailleurs très utile au clients final qui sont les normes en matière de sécurité qui ont énormément fait de progrès en matière de sécurité routière mais qui ont énormément alourdi le véhicule et vous avez des à chaque année vous avez de nouvelles normes en matière de sécurité de protection qui ont alourdi le poids des véhicules donc l'un dans l'autre on a abouti à à ce phénomène qui a donc compensé l'allègement qui a eu lieu quand même sur le le la la caisse le châssis alors qu'il y a eu des progrès importants en terme d'allègement tout le monde intérêt à faire des voitures plus légères c'est on consomme moins ça use moins ça consomme moins de matière ça coûte moins cher et cetera simplement à la fin quand vous avez de nouvelles technologies j'évoqué le software tout à l'heure qu'il faut implanter ben ça a un impact à la fin sur le poids du du véhicule euh sur les les divergences européennes euh il y a des différences divergences mais qui sont assez légitimes qui sont liés à des différences stratégie d'entreprise voilà moi je je j'anime une fédération où on dégage des lignes de force mais mes adhérents sont concurrents entre eux et ils ont chacun et d'ailleurs on est très vigilant en matière de compliance moi j'ai je préside quand je fais mon conseil avec les présidents a tour de la table j'ai un avocat en droit de la concurrence au bout de la table hein parce que la réglementation européenne en matière de concurrence et la plus dure au monde vous avez aujourd'hui des patrons d'automobiles qui sont en en prison en Allemagne pour ces raisonslà voilà et dans d'autres domaines donc ça c'est normal donc on respecte la réglementation et donc moi si vous voulez je fais du collaboratif je fais du collectif mais je m'imise pas dans les stratégies de chacun des adhérant or là on est sur du domaine concurrentiel c'estàdire que chacun je vous ai dit tout à l'heure on est autant des pionniers donc chacun va choisir son mix énergétique son type de modèle la gamme qui va développer qui va pousser le nouveau produits qu' va lancer et cetera et ça va avoir des conséquences sur son mix énergétique et donc sur le fait qu'il passe ou pas le seuil ensuite il y a une inconnue c'est comment le marché va prendre vous lancez un produit vous savez jamais si ça va être un grand succès un petit succès ou un bid donc donc on est dans un domaine moi j'ai le sujet aujourd'hui c'est que mes deux constructeurs ne sont pas complètement alignés sur ce sujet de la révision du café mais je l'assume parce qu'ils ont des stratégies différentes c'est leur droit et et moi je dois plutôt travailler par le haut c'est-à-dire bah comment on sort de sujet et et là je suis plus optimiste que vous sur le fait que malgré la différence de stratégie des constructeurs en Europe on serait capable de se mettre d'accord sur TR qu C grandes mesures un fond d'innovation d'investissement majeur euh dans la red euh en Europe pour l'automobile euh tout des mesures d'accompagnement sur le la mutation la formation l'emploi euh les comp coordonné en Europe une harmonisation intracommunautaire sur les règles de subvention des bonus harmonisés en Europe rien que ça vous faites ça déjà ça change la donne ça change la donne donc moi je pense que malgré et vous avez raison parce que même les responsables politiques ont usé de ces tactiques ou ces stratégies différentes à certain moment mais c'est bonne guerre j'allais dire mais moi j'assume ces différences c'est normal c'est la vie des affaires euh simplement moi j'ai je fais en sorte de dégager des des lignes de force et de dégager une stratégie de filière moi je pense qu'en Europe on peut et c'est ce que nous dirons avec nos amis allemands espagnols et italiens euh à au nouveau Parlement et à la nouvelle Commission on pense qu'on doit être capable de pousser un un tel Pact automobile hein on fait le le Green Deal bah c'est le le le le car deal ou leautomotive deal de la même manière sur les flottes moi je vais vous dire moi je suis plutôt un adepte de l'incitation que de la contrainte voilà je pense que il y a quand même moyen de d'améliorer la pénétration des véhicules électriques dans les entreprises en en les incitant en les incitant on a on a fait l'inverse l'année dernière on a on a coupé le le bonus sur les sur les flottes voilà alors Monsieur Guay euh je je non moi je me résigne pas à ce que l'industrie automobile ne produise plus que des bout de chaîne et et c'est l'inverse que nous essayons de faire en ce moment c'estàdire que il se passe la bonne nouvelle de tout ce que JEI dit ce matin c'est que il y a un fourmiment de d'innovation de réflexion d'investissement en France comme il y en a pas eu depuis 50 ans dans l'automobile voilà avec des risques avec des des engés des inquiétudes mais on essae précisément de reconstituer cette chaîne de valeur dont nous avons perdu la la maîtrise de souveraineté on maîtrisait toute la chaîne on fait en France excusez-moi les meilleurs moteurs de petite cylindré diesel au monde les meilleurs voilà et on a toute la chaîne qui va avec tout ça disparaît bon bah on essait progressivement des petits bouts on avait pas les batteries ça a démarré on travaille en électronique de puissance bom l'hydrogène euh le le on travaille sur Renault et valaleo travaille sur des moteurs électriques sans TER sans métau avec terre rare je on a des investissements considérables pour justement reconstituer cette souveraineté et cette chaîne de valeur voilà euh sur les volumes euh non quand on a écrit le contrat de filière nous on s'est fié au prévision qu'avait fixé derilleurs le président de la République lorsque dans France 2030 il a évoqué les 2 millions de véhiculle électrique produit en France en 2030 voilà alors on on sait maintenant que la pente va être aide comme aurait dit un de vos illustres prédécesseurs mais on sait que la pente va être aide mais c'est l'objectif on n'est pas dans une logique de réduire considment la taille de la France je dirais le niveau de production en France sera la conséquence de tout le reste c'està-dire d'abord qu' a la demande qui va en face et puis ensuite qu'on ait les conditions de compétitivité que j'évoqué tout à l'heure qui permettent d'implanter développer des activités mais Renault produit sa nouvelle R5 en France produit sa prochaine R4 en en France bref donc il y a des paris industriels qui sont faits nous n'avons pas en tête le modèle chinois le modèle social chinois non d'ailleurs tout à l'heure j'ai pris comme exemple l'Espagne je pas pris la Chine j'ai pris l'Espagne parce que excusez-moi l'Espagne regardez la réussite de l'industrie espagnole regardez ce qu'elle est en train de faire dans l'automobile donc voilà donc il s'agit pas du tout d'un nivellement par le bas il s'agit pas de renier des avantages sociaux il s'agit de se comparer et de regarder ce qu'on peut faire pour ne plus être dans le pleloton de queue voilà je vous l'ai dit sur l'énergie c'est un sujet que Monsieur jado connaît bien je veux dire aujourd'hui comment vous pouvez réussir en stratégie industrielle dans le domaine de l'électrique si vous payz votre électricité 50 % plus cher que vos principaux concurrents vous démarrez avec un sac de plomb sur les épaules voilà donc on a un énorme sujet en la matière voilà madame la Présidente très bien donc on va pratiquement terminer avec remémy Cardon oui merci madame la Présidente une question j'ai regardé un un rapport sur de l'association alt à à l'obsolescence programmé qui alerte justement sur les risques d'obsolescence prématuré dans les voitures thermiques et électriques donc avec la l'innovation sur notamment pour optimiser les cûps de production le gig casting qui est en fait une une pièce géante moulée en un bloc indémontable et donc je me posais la question sur à la fois sur au-delà de cette pièce géante l'obsolescence logiciel aussi puisque vous avez parlé de la voiture est de plus en plus numérisée et puis ça a été dit par ma collègue sur les les batteries inamovibles ou trop coûteuses en tout cas cette tendance risque de transformer l'industrie automobile je ne dis pas que l'industrie française est dans cette mouvance mais les concurrents peuvent l'être et donc ma question est la suivante avec 53000 établissements de réparation en France et un marché de l'occasion dynamique qui en tout cas cherche à à à à aller sur un des modèles de de voiture durable et une industrie du coupt durable pour favoriser l'économie circulaire donc voilà en tant que représentant de la plateforme française de l'automobile que comptez-vous faire pour que des véhicules irréparables ne soient pas mis sur le marché français européens et comment allez-vous protéger en tout cas cette filière essentielle et et en particulier aussi directement les automobiles et les consommateur face à cette dérive qui voit le jour en tout cas chez quelques fabricants Jean-Marc Boyet Jean-Marc oui merci madame la Présidente Monsieur le Président Président vous ne pensez-vous pas que la transition thermique électrique se heurte à trois trois difficultés vous les avez un peu évoqué mais la première nous avions auditionné effectivement avant les vacances Dominique senenard le président de Renault qui était pas aussi catégorique sur la fin du thermique en 2035 euh donc est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui un problème d'acceptabilité de de vouloir absolument terminer en 2035 et et en particulier les zones à faible émission on s'aperçoit qu'il y a quand même des des oppositions et des réticences pour arriver à terme la deuxième euh est-ce que l'électrique est vraiment attractif pour le client parce que vous avez parlé du client effectivement c'est client qui achèent véhicule attractif bon parlé du prix 50 % quand même plus cher mais aussi le le plaisir de conduire et lorsque Dominique Senard dit qu'il va faire des alpines Renault électriques j'avoue que le plaisir de conduire ne se retrouve pas trop alors est-ce que le client justement n'est pas rétissant par rapport à ça s'il y a une baisse de l'acquisition des véhicules électriques à ce point-là et la dernière vous avez parlé aussi de compétitivité et de souveraineté et en particulier du lithium il y a des un projet très important d'extraction du lithium actuellement dans l'alliier qui serait un des sites européens d'extraction du lithium les plus important et quand je vois l'opposition des organisations environnementales sur ce projet je m'interroge beaucoup parce que d'un côté on veut décarboner mais d'un notre côté on s'oppose à l'extraction du lithium est-ce que on va arriver un jour à à sortir de ces ambiguïés evveline corbierne aminzo Eveline merci madame la présidente monsieur le Président je vais commencer par par vous dire que moi alors je suis sénatrice de la Réunion et à la Réunion il n'y a pas de rail donc pour se déplacer on n pas le choix c'est l'automobile c'est un choix qui a été fait on va dire au fil du temps et tout au long de notre histoire politique mais aujourd'hui on en paye le prix puisque il y a chez nous ce qu'on appelle le coma circulatoire pas de transport en commun à hydrogène donc on est encore sur des carburants fossiles du fait d'une géographie au relief assez escarpé et vous nous expliquez que le coût du véhicule électrique du fait de sa technologie est forcément plus important par rapport au coût que l'on connaissait pour l'acquisition d'un véhicule thermique mais chez nous il faut savoir que 36 % de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté et donc vous dire que la mobilité pèse lourdement sur le budget des ménages euh et j'ai bien écouté ce que vous avvez dit sur la voiture électrique en parlant par exemple de la petite citadine à moindre coût mais chez nous ce ce modèle n'est pas adapté à nos besoins en mobilité et pour vous préciser nous sommes un territoire déconnecté du continent et donc la question de l'électricité euh c'est une question centrale l'énergie nous n'y sommes pas encore elle est encore très carboné chez nous et et le réseau de recharge public et privé n'est pas prêt donc selon vous quelle serait la technologie adaptée pour une mobilité automobile dans nos territoires et comment voyez-vous le leasing social en outreem je vous précise qu'il n'est pas arrivé chez nous comment l'adapteriez-vous euh et quelle réponse pour la filière des déchets euh issu de la l'automobile de la mobilité tel qu'on en qu'on évoque ce matin euh vous parliez tout à l'heure de réciprocité avec nos concurrents euh j'ajoute que ces concurrents sont nos voisins immédiats dans l'océan Indien voilà merci à vous éeline donc on va terminer puisqu'il reste deux questions Micheline Jacques et Henri abanel Micheline saintbartelimi merci madame la présidente monsieur le ministre je vous rejoins sur sur l'importance de garantir la souveraineté de la chaîne de construction des des batteries en France et je pense que l'accès à la matière première me semble primordial la Nouvelle-Calédonie dispose gisement exceptionnel de nickel de très bonne qualité elle produit déjà et il est vrai que cette transformation de de de minerais nécessite énormément d'électricité avec un cooupt de production énorme autour de 200 € le kWh faisant un produit final le plus coûteux du marché pourtant il attire la convoitise des Chinois ne euh nous ne pouvons plus nous satisfaire de dire que la production du nickel calédonienne est pas compétitif la filière nickel calédonienne mérite une étude poussée pour trouver une solution innovante assurant sa pérennité quel est votre avis sur ce sujet les équipemtier serait-il prêt à soutenir cette filière en s'associant à un plan nickel toujours innovant en coordination bien évidemment avec avec les Calédoniens merci Micheline on termine avec Henri Cabanel merci madame la Présidente merci monsieur le Président de toutes les réponses que vous avez apporté vous avez expliqué il y a quelques instants à mes collègues que il serait essentiel d'avoir une stratégie européenne que on pourrait s'entendre éventuellement même si on est concurrent entre nous pays européens à quelques points pour pouvoir arriver à construire cette cette stratégie d'après vous quel est le timing est-ce que on peut compter rapidement sur cette stratégie ou encore faudra-t-il un petit peu de de temps vous avez expliqué dans vos propos liminire que vous étiez contre une taxation douanière au niveau européen notamment par rapport aux véhicules chinois et que vous préfériez parler de compétitivité à une condition c'est d'avoir des règles communes alors bon je pense qu'ici on est tous d'accord pour que on puisse un jour avoir des règles communes mais n'est-il pas impossible à penser que justement ces règles communes on les a pas et c'est pas demain qu'on les aura et euh avec donc une concurrence déloyale par rapport donc à la réglementation chinoise notamment euh par rapport à la réglementation européenne et quel poids peut-on peser nous les français puisque vous l'avez dit dans vos chiffres j'ai été très attentif sur un parc automobile de 40 millions de véhicules en France dont 30 millions roulent régulièrement alors que euh la vente des véhicules neufs en Chine c'est de 30 millions chaque année moi moi je je je suis assez sceptique de les règles communes voilà parce que entre les États-Unis et très très protecteurs et les Chinois qui aussi sont protecteurs de ne pas l'être au niveau européen je je moi je pense qu'on prend un risque voilà monsieur le Président pour terminer à travers ces cinq questions merci madame la Présidente euh monsieur Cardon la la bonne nouvelle c'est que on tombe moins en panne qu'avant voilà et et je crois que chacun dans cette assemblée on a été moi quand j'étais enfant on partait en vacances il y avait pas d'autoroute on prenait la route nationale et une fois sur deux soit on crevait soit on avait un problème avec son radiateur soit enfin bref donc les garagistes avent beaucoup de travail le pare-brise donc les baragistes avaient beaucoup de travail c'est très bien pour eux mais c'était moins bien pour le client donc il y a eu des progrès de fiabilité des véhicules absolument considérable pas uniquement à cause du passage à l'électronique mais en partie ces dernières années grâce à cela l'électrique s'inscrit dans ce progrès c'est-à-dire que oui la fiabilité des véhicules électriques on a besoin de moins d'entretien pour un véhicule électrique un véhicule thermique voilà donc les distributeurs et il le savent on travaille beaucoup avec eux vont devoir s'adapter ils vont devoir donc se former à des nouveaux métiers c'est vrai que ce sera plus compliqué parce que aujourd'hui les véhicules sont pensés de manière comme je disais tout à l'heure de manière différente c'est pas une simple batterie qu'on installe dans le coffre avant de la voiture vous si vous allez visiter une usine de Tesla mais demain aussi des usines de constructeur français hein c'est je dis ça parce que c'est eux qui ont inventé cette technologie voilà et c'est assez fascinant de voir parce que on a dû intégrer complètement la la batterie dans le véhicule pour des raisons de poids de répartition de la masse pour des raisons de sécurité euh et puis aussi pour des raisons de confort euh pour pas que euh ça occupe tout l'espace de de l'habitacle voilà donc euh je dirais la distribution euh il y a pas de voiture à l'obsolescence euh programmé ou inversement il y a il y a pas malheureusement de voitures qui seraient irréparabl euh euh et donc qu'est-ce qu'on fait nous industriels on s'adapte avec les services pour préparer l'accompagnement et le le l'aval de la chaîne en matière de réparation et de de révision d'entretien voilà et d'ailleurs ils sont partenaires de notre contrat de filière le contrat de filière que nous avons signé avec l'État c'est un contrat industrie et service monsieur Boyer alors Jean-Dominique Sénard n'a pas été je je je crois savoir ce que Jean-Dominique a dit euh je suis totalement d'accord avec lui c'est-à-dire que moi je regarde la date moi je regarde aujourd'hui la réglementation qui a été adoptée c'est qu'en 2035 on peut plus vendre de véhicule thermique donc les constructeurs si vous voulez il marche un peu sur deux jambes c'estàdire que d'un côté ils doivent se préparer à cela et de l'autre il voi que le marché ne monte plus donc ils se disent bah peut-être ça va durer plus de temps et qu'à un moment on révisera la règle c'est un peu ça la logique donc on on fait un peu du du frein et de l'accélérateur en même temps mais le le frein il vient pas des constructeurs ou la filière il vient du consommateur encore une fois c'estàdire que il faut que on arrive à ce que la la trajectoire la pénétration véhiculctrique soit soit supérieur alors est-ce que vous avez monsieur le sénateur déjà essayé une voiture électrique oui et vous n'avez pas adopté parce que très sincèrement l'essayer c'est l'adopter et même ceux qui sont des passionnés d'automobile euh c'est formidable de voir l'accélération d'une véhicule électrique le couple le couple non mais je réponds avec faci mais aujourd'hui vous avez des formule les Grands Prix de Formule 1 électrique qui sont absolument passionnants voilà donc il faut se préparer à cette mutation et donc on va y venir et et vous verrez la pine électrique très performante et elle serura séduire une clientèle nombreuse sur l'extraction de lithium je ne suis pas compétent pour répondre à cette question voilà voilà je je ne peux que soutenir la logique de développement d'un site d'extraction lithium puisque ça répond à la recherche de souveraineté de notre de notre pays dans cette nouvelle filière automobile euh madame Eveline Corbière naminzo euh alors vous n'avez pas de rail à la Réunion vous êtes pas la seule je pense qu'autour de la la table il y a beaucoup de sénateurs issus de départements ruraux où le seul moyen pour se pour aller travailler pour aller faire ses courses c'est la voiture donc c'est pas une excuse c'est pas une réponse mais je je pense c'est un c'est un sujet partagé autour de cette dans cette assemblée euh vous évoquez un sujet très juste que que auquel j'ai fait référence tout à l'heure c'est problème de la fracture de la mobilité qui est exacerbé dans votre territoire alors quelles sont les réponses à cela le leasing social peut en faire partie j'ai pas compris pourquoi il était pas arrivé à la Réunion c'est qu'il y avait plus assez de ils l'ont arrêté avant d'accord bonah là il faut que la sénatrice de la réunion se débatte auprès du ministère du Budget pour que vous soyez les premiers servis en cas de nouveau dispositifs mais sérieusement je pense que c'est un dispositif adapté à votre à votre territoire et puis le marché de l'occasion parce que si vous dites que effectivement les petites citadines ne conviennent pas euh vous aurez du mal à trouver des des SUV ou des 4x4 à des prix abordables pour votre votre territoire euh en électrique donc le marché euh de la l'occasion me semble euh un élément de réponse alors sur la bande de recharge vous me posez une colle parce que je n'ai pas en tête le le niveau d'équipement de bande de recharge de l'île de la Réunion mais euh alors sur les recharges on NAA pas évoqué on a 140000 bandes de recharge dans la sphère publique aujourd'hui on était très en retard on était très en retard et je peux vous dire que quand j'ai signé le premier contrat le contrat de filière 2018-2023 en avril 2018 on avait demandé à l'état de s'engager c'est pas l'état de faire mais de faire en sorte que il y ait C fois plus de Born électrique en en 5 ans et que les les constructeurs vendent 5 fois plus de véhicules électriques on a dépassé les CIN fois plus et donc on a fait FO 10 sur la part de marché et on était loin des 5 fois en matière de borne puisqueon est on devait passer de 20 à 100000 et on était à 80000 euh je dois dire que il y a 2 ans le gouvernement précédent a pris de bonnes décisions notamment sur les couloirs de autoroutier et a mis autour de la table a développer un budget de 200 millions et on a vous l'avez pu le voir sur vos territoire et notamment sur le réseau autoroutier mais pas que pas que aujourd'hui il y a un équipement tau d'équipement qui est bien meilleur même s'il est pas encore conforme à à la à ce qu'on va appeler c'est pas une norme mais à la moyenne européenne enfin il est nettement supérieur à la moyenne européenne mais on n'est pas encore parfait alors la Réunion j'ai pas la j'ai pas la le chiffre et mais mais avec mon équipe pour voir avec vous si on peut vous aider sur les les porteurs de projets en matière de bandne de recharge sur votre territoire on pourra pourra regarder madame Jacques euh moi je peux être que favorable à un projet de de nickel sur le territoire de la République voilà simplement je je nai pas à me prononcer sur la compétitivité la la viabilité du site que je connais par ailleurs pour avoir eu le plaisir de m'y rendre quand j'étais mis industrie mais je n'ai pas aujourd'hui le les tenants et les aboutissants de la viabilité du du site mais il est évident que je vous disais tout à l'heure souveraineté souveraineté souveraineté ça en fait partie ça en fait partie est-ce que des industriels de l'automobile seraient prêts à investir là-dedans je suis pas certain parce que aujourd'hui ils sont tellement mobilisés je vous disais par ce que je viens de décrire depuis maintenant 2h et demi et bien que je suis pas certain mais en tout cas on est capable nous de mettre autour de la table on l'a fait sur la la le sujet du recyclage je tout à l'heure on a mis aut de la table des gens qui avaient rien à voir avec l'automobile et qui maintenant sont un maillon de la chaîne du recyclage donc ça on peut tout à fait être à même d' d'en discuter avec vous monsieur Cabanel euh le timing de la stratégie européenne mais demain ça c'est pour moi ça doit être un des premiers dossiers de la nouvelle Commission et je peux vous dire c'est pas très compliqué à mettre en œuvre hein je disis tout à l'heure l'IRA du jour au lendemain bom ils ont appuyé radical 300 milliards 7500 de bonus je dire c'est c'est massif et rapide donc c'est de ça don nous avons besoin aujourd'hui alors je me suis peut-être mal exprimé tout à l'heure sur les barrières douinières j'ai pas dit du tout que j'étais contre si j'ai j'ai je je réexplique ma pensée si vous voulez dans un monde idéal moi je suis pas du tout favorable au barrièrees douinière parce que c'est pas bon pour le commerce voilà par contre je suis pour la concurrence loyale donc il est évident et la commission l'a démontré que il y a une concurrence déloyale de la part des Chinois donc j'ai tout à l'heure dit que j'étais favorable à ce que au moins provisoirementin on met en place des des barrières qui permettent de combler l'écart de compétitivité entre les véhicules produits en Chine et ce produit en Europe je je parlais pas de règles communes au sens tout vois bien madame la marquise on va s'entendre je parler de réciprocité en disant au chinois bah d'un côté il faut que la concurrence soit loyale de l'autre on peut mettre en place des règles que vous avez vous- même édicté c'est-à-dire les joint venture l'absence de transfert de technologie et C et ensuite sur cette base là on peut tout à fait envisager des partenariats et d'ailleurs nos industriel le font Renault a signé avec J sur sa partie de moteur thermique vous avez rappelé tout à l'heure CTIS avait pris une participation dans l' motor mais nos équipemtiers et nos sous-traitants le font également donc il y aura des parteni avec les Chinois merci merci beaucoup monsieur le Président vous avez consacré près de de à ces échanges et je remercie l'ensemble des collègues qui ont posé des questions tout à fait pertinentes et avec des réponses qui ont été tout autant en tout cas on aura grand plaisir monsieur le Président avec la délégation que je conduirai à vous retrouver je l'espère et à vous croiser de nouveau jeudi 17 octobre au matin dans le cadre du Mondial de l'OTO merci à vous toutes et à vous tous et pour ceux qui ont confirm on se retrouve dans quelques instants salon beaufranc merci beaucoup et merci encore monsieur le président