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InterviewRadio France (sur Site radio)· 20 octobre 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéTravail & emploi

Tension autour des manifestations contre la vie chère : les maires de l'Orne et du Calvados en première ligne

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes un élu rassuré ce matin ou pas par cet élan républicain ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    En tant que maire, comment vous pouvez répondre à cette colère, huit ans après les Gilets jaunes ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Vous faites la différence entre les manifestants et les casseurs ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Et qu'est-ce que vous leur dites dans ces cas-là ? Comment vous apaisez leur colère ?

  • 3:16RelanceRéponse partielle

    La preuve que ça ne marche pas et que ça n'a pas marché non plus après le mouvement des Gilets jaunes ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    C'est ce qu'il faut faire selon vous ? Il faut renforcer les dispositifs policiers partout ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:23InvitéChiffre
    « le prix des carburants est fluctuant. Et que là, nous sommes, pour le coup, sur une période qui est très difficile parce qu'en quelques mois, on a vu monter ce prix de quasiment 1 euro »
  • 3:40InvitéPromesse
    « il faut que l'on se fasse entendre. Et j'espère de tout cœur qu'en tout cas, dans les jours qui viendront, il y aura des actions concrètes de l'État pour rassurer cela »
  • 4:27InvitéFait
    « nos forces de l'ordre, d'abord, manquaient de matériel. Moi, je ne comprends pas pourquoi il n'y avait pas des blindés, notamment dans les grandes villes »
  • 4:56InvitéFait
    « le président de la République, il y a encore quelques jours, qu'il disait qu'il fallait surtout faire preuve d'empathie face à ces violences »

Temps de parole

  • Invité62 %
  • Invité 228 %
  • Présentateur5 %
  • ?5 %

≈ 13 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

au second plan, les revendications. Martin Cotta, on reçoit ce matin Jérôme Nury, ex-député Les Républicains, maire de Tingebray et président de l'association des maires de Lorne. Bonjour Jérôme Nury.

0:10
Locuteur

Bonjour. Des

0:12
Invité

centaines d'élus, de citoyens rassemblés hier devant les mairies pour réclamer de l'apaisement, des mobilisations sans violence autour. Est-ce que vous êtes un élu rassuré ce matin ou pas par cet élan républicain

0:23
Locuteur

?

0:24
Invité

En tout cas, moi je ne peux que féliciter les élus, les maires

0:28
Locuteur

qui

0:29
Invité

se sont rassemblés hier, souvent devant les mairies, à l'appel de l'association des maires de France et pour nous à l'appel de l'association des maires de Lorne. Et c'est vrai que le message a été bien relayé. Ça veut dire que les élus de proximité que sont les maires ont conscience

0:45
Locuteur

qu

0:45
Invité

'on est dans une situation grave et que nous avons besoin, je trouve, de retrouver de la cohésion.

0:51
Locuteur

Et

0:51
Invité

vous savez, les maires, ce sont ces élus du quotidien, ces élus de proximité qui essayent chaque jour, justement, dans leur ville, d'assurer le vivre-ensemble.

1:00
Locuteur

Justement, Jérôme Nury,

1:01
Invité

en tant que maire, comment vous pouvez répondre, vous, à cette colère, huit ans après les Gilets jaunes ? Les violences dont on parle, elles occultent aussi les revendications des gens, finalement, qui étaient dans la rue. Mais vous, quel est votre rôle en tant que maire dans ces cas-là

1:14
Locuteur

? Nous,

1:16
Invité

notre rôle, c'est de rappeler que la République, elle est là pour assurer le dialogue et l'échange. Et que c'est pas dans la violence, c'est pas dans ces scènes de chaos que l'on voit que l

1:27
Locuteur

'on

1:27
Invité

va régler le sujet. Le sujet, il doit se régler d'abord dans les urnes. Nous aurons un scrutin qui va être quand même très, très important dans six mois. La

1:37
Locuteur

présidentielle.

1:38
Invité

Les concitoyens vont devoir s'exprimer. Mais ce que l'on voit aujourd'hui dans la rue, d'ailleurs, n'est même pas, je pense, réellement des revendications. On est plus sur une convergence de voyous et des délinquants qui se transforment en armées de casseurs. Ils sont pas là pour revendiquer quoi que ce soit, ce que l'on a vu aujourd'hui

1:52
Locuteur

sur les télés.

1:53
Invité

Vous faites la différence, Jérôme Nury, entre les manifestants, beaucoup de parents et d'enfants, par exemple, à Caen samedi dernier, et les casseurs, la plupart des mineurs cagoulés pour ceux qui ont été arrêtés. Ça, cette différence, elle est claire dans votre esprit

2:04
Locuteur

?

2:05
Invité

Ah oui. Moi, qu'on ait aujourd'hui un certain nombre de concitoyens qui soient en colère, que ce soit les jeunes, les lycéens, que ce soit aussi nos habitants dans des territoires ruraux comme l'Orne. Moi, je vais vous dire, je comprends que les Ornées, aujourd'hui, soient en colère parce que quand vous vous déplacez et que vous devez payer le prix du gasoil à 2,40

2:24
Locuteur

euros,

2:24
Invité

que vous devez refaire le plein de la cuve de fioul pour se chauffer cet hiver, 1,90

2:29
Locuteur

euros

2:29
Invité

le litre, moi, je comprends que mes concitoyens soient en colère.

2:31
Locuteur

Et qu'est-ce que vous leur dites dans ces cas-là ?

2:33
Invité

Comment vous

2:34
Locuteur

apaisez leur colère

2:35
Invité

? Moi, mes concitoyens, je leur dis, mais c'est à nous, élus, notamment, de faire remonter auprès du gouvernement, auprès des pouvoirs publics, ce vrai sujet qui est le pouvoir d'achat, notamment dans nos campagnes.

2:48
Locuteur

Il

2:48
Présentateur

est 7h50, Jérôme Nury, ex-député Les Républicains, maire de Tingebray, est notre invité ce matin. Justement,

2:54
Invité

vous habitez dans l'Orme, Jérôme Nury, un département rural où on a besoin de sa voiture. Le prix des carburants focalise aussi la colère. On parle aussi de celle des lycéens et des étudiants. Faire remonter, donc, au service de l'État, les difficultés, c

3:10
Locuteur

'est

3:10
Invité

ce que vous faites depuis des années. La preuve que ça ne marche pas et que ça n'a pas marché non plus après le mouvement des Gilets jaunes

3:16
Locuteur

?

3:16
Invité

Est-ce qu'on n

3:17
Locuteur

'est

3:17
Invité

pas dans une impasse

3:18
Locuteur

?

3:19
Invité

Bien sûr qu'on a fait remonter, mais vous savez très bien que le prix des carburants est fluctuant. Et que là, nous sommes, pour le coup, sur une période qui est très difficile parce qu'en quelques mois, on a vu monter ce prix de quasiment 1 euro. Et c'est là où ça devient plus tenable. Et c'est là où le gouvernement doit prendre conscience qu'il doit y avoir une action spécifique qui soit menée et qui va au-delà de ce qui a été dit ou de ce qui a été fait pour qu'on retrouve un prix qui soit en dessous des 2 euros du litre. Parce qu'aujourd'hui, moi, mes concitoyens ont du mal à se déplacer rien que pour aller travailler. Donc là-dessus, effectivement, il faut que l'on se fasse entendre.

Et j'espère de tout cœur qu'en tout cas, dans les jours qui viendront, il y aura des actions concrètes de l'État pour rassurer cela.

3:58
Locuteur

On

3:58
Invité

a entendu le mea culpa du ministre de l'Intérieur hier expliquant qu'il y a eu une perte de contrôle des forces de l'ordre samedi dernier. Laurent Nouniez qui, ce matin, encore promet plus de policiers pour encadrer les manifestations dans 4 jours. Une nouvelle manifestation est annoncée à Caen samedi. C'est ce qu'il faut faire selon vous ? Il faut renforcer les dispositifs policiers partout ? Oui. Moi, je crois qu'il faut surtout avoir des moyens qui soient adaptés à la situation. La situation est grave. Et on voit bien que nos forces de l'ordre, d'abord, manquaient de matériel. Moi, je ne comprends pas pourquoi il n'y avait pas des blindés, notamment dans les grandes villes.

Je ne comprends pas pourquoi est

4:32
Locuteur

-ce

4:32
Invité

qu'on ne sort pas plus facilement les lances à eau, qui sont des moyens assez simples pour pouvoir lutter contre ces voyous. Je ne comprends pas, par exemple, qu'on ne soit pas plus dans la prévention, qu

4:41
Locuteur

'on

4:41
Invité

ne mette pas plus d'effectifs, notamment sur les grandes artères à Paris. Et puis, je vais vous dire, on a un vrai problème de doctrine. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on doit assumer le fait d'avoir des forces de l

4:53
Locuteur

'ordre

4:53
Invité

qui sont dans la répression ferme quand on est face à de telles violences. Et ça, j'ai l'impression que le pouvoir a beaucoup hésité. Et quand on entendait le président de la République, il y a encore quelques jours, qu'il disait qu'il fallait surtout faire preuve d'empathie face à ces violences, vous vous rendez compte que nos forces de l'ordre, elles ont été mal commandées aussi. Merci beaucoup, Jérôme Nury, d'avoir été l'invité d'ICI Normandie ce matin. Je rappelle que vous êtes maire Les Républicains de Tinge-Bray, dans l'Orne, et donc président de l'Association des maires de l'Orne. Bonne journée

5:20
Locuteur

à vous. Merci beaucoup. Interview

5:21
Invité

à retrouver sur ICI.fr.