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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 7 février 2016 45 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité du Brunch Politique sur Sud Radio

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:47OuverteRéponse directe

    La Corée du Nord a tiré une fusée cette nuit. C'est une provocation ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Vous comprenez la colère des agriculteurs ?

  • 6:28OuverteRéponse partielle

    Que peut faire l'exécutif contre la grande distribution ?

  • 10:50RelanceRéponse directe

    C'est que l'Union européenne n'est pas compatible avec l'agriculture française ?

  • 12:48FerméeRéponse directe

    La déchéance de nationalité s'appliquera à tous, binationaux ou pas. Vous êtes satisfait ?

  • 18:44OuverteRéponse directe

    Manifestation anti-migrants hier à Calais. Le général Picmal a été arrêté. Une réaction ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « La Corée du Nord revendique avoir placé un satellite en orbite. Seul problème, le tir viole plusieurs résolutions de l'ONU et ressemble fortement à un entraînement pour un tir de missile longue distance. »
  • 1:41Invité politiqueFait
    « La France, ce matin, par la voie de l'Elysée, appelle à une réaction rapide et sévère, dès aujourd'hui, réaction du Conseil de sécurité de l'ONU. »
  • 5:50InvitéChiffre
    « Un agriculteur, le coût de la production d'un litre de lait, moyen, c'est 35 centimes. Les industriels, les coopératives achètent le lait à 29 centimes. »
  • 10:10InvitéPromesse
    « On peut baisser les charges sur les salariés agricoles. J'ai proposé qu'on exonère de charges les salariés agricoles et qu'on mette une petite taxe sur la grande distribution. »
  • 20:37InvitéChiffre
    « Quand il y a un refus de droit d'asile par le tribunal, ou par la commission plus exactement, 96% de ceux qui ont été refusés ne sont pas expulsés et restent dans notre territoire. »
  • 23:59InvitéFait
    « Il n'est pas normal de donner des prestations sociales aux étrangers dans notre pays qui sont trop importantes, qui créent un appel d'air par rapport aux autres nations. »
  • 27:03InvitéFait
    « J'ai été voir sur place. Je suis hostile à cet aéroport. »
  • 28:40InvitéChiffre
    « Le ministre de l'Intérieur a dit, et le Premier ministre, qu'il y avait 250 djihadistes de retour de Syrie. »
  • 32:42InvitéFait
    « La France n'en a pas les moyens aujourd'hui. »
  • 33:38InvitéFait
    « Je préfère le mal Bachar el-Assad à l'horreur de l'État islamique. »
  • 34:43Invité politiqueFait
    « Vous avez demandé son interdiction. »
  • 35:38Invité politiqueFait
    « Il y a eu plusieurs intervenants qui ont été déprogrammés. »
  • 37:50Invité politiqueChiffre
    « 73% des Français sont favorables à une primaire à droite. »
  • 37:51Invité politiqueChiffre
    « 71% pour une primaire à gauche. »
  • 41:15InvitéChiffre
    « Nous sommes le quatrième parti Debout la France dans presque 20 départements. »
  • 41:21InvitéChiffre
    « Le cinquième parti dans 30 autres départements. »
  • 41:25InvitéChiffre
    « Il y a plus de 2000 communes où nous avons fait plus de 10% des voix. »
  • 43:34InvitéFait
    « Le patriotisme que je propose avec tous ceux qui m'accompagnent à Debout la France, un patriotisme plus rassembleur, plus constructif surtout pour l'avenir. »
  • 43:46InvitéFait
    « Baisser les charges, ne pas faire de fausses promesses. »

Temps de parole

  • Invité78 %
  • Nicolas Dupont-Aignan13 %
  • ?8 %

≈ 59,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Le

0:02
Présentateur

Brunch Politique Sud Radio,

0:04
Locuteur non identifié

tour d'horizon, petites phrases, confidences, analyses,

0:06
Présentateur

Louis Morin décrypte l'actu politique

0:08
Locuteur

avec

0:09
Locuteur non identifié

ceux qui la font.

0:10
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour, bonjour à toutes et à tous. L'invité du Brunch Politique aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, député et président du Parti Debout, la France. Au menu du Brunch Politique, la réforme de la Constitution avec la déchéance de nationalité et l'état d'urgence, la crise agricole, la provocation de la Corée du Nord cette nuit. Et puis les primaires et l'élection présidentielle de 2017.

0:31
Locuteur

Louis

0:32
Présentateur

Morin

0:33
Locuteur

Le

0:33
Locuteur non identifié

Brunch Politique Sud Radio

0:35
Locuteur

Bonjour

0:35
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Louis Morin. Merci d'être notre invité en direct. Aujourd'hui sur Sud Radio, la Corée du Nord a tiré une fusée longue portée cette nuit. La Corée du Nord revendique avoir placé un satellite en orbite. Seul problème, le tir viole plusieurs résolutions de l'ONU et ressemble fortement à un entraînement pour un tir de missile longue distance. C'est une provocation de la part de la Corée du Nord ?

0:59
Invité

C'est certain. C'est une vraie provocation. Maintenant, moi je n'en sais pas plus. Donc j'ai toujours beaucoup de réticence à m'exprimer quand je n'ai pas tous les éléments. Ce qui est sûr, c'est que la Corée du Nord monte en puissance régulièrement et que ça représente un vrai danger pour les états de la région. La Corée du Nord n'entend aucun avertissement, ni de l'ONU, ni de la France, ni des États-Unis. Donc je crains un vrai problème d'ici peu. Qu'est-ce qu'on peut faire

1:25
Locuteur

? Qu

1:26
Invité

'est-ce qu'on peut faire ? Aujourd'hui, je n'ai pas les éléments pour vous dire quels sont les moyens pour intervenir. Est-ce que les Américains le souhaitent en pleine campagne électorale ? J'en doute. Donc je n'ai pas les éléments aujourd'hui pour vous répondre très franchement.

1:41
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que la France, ce matin, par la voie de l'Elysée, appelle à une réaction rapide et sévère, dès aujourd'hui, réaction du Conseil de sécurité de l'ONU. Oui, ça veut dire quoi ?

1:49
Invité

Ça, c'est le langage du Quai d'Orsay. C'est sympathique. Est-ce que ça veut dire des sanctions économiques ? Mais elles existent déjà. Jusqu'où on va ? Est-ce qu'on peut aller à une intervention militaire ? Moi, je suis un homme politique qui a peut-être des défauts, mais qui essaie de parler toujours sérieusement. Donc aujourd'hui, moi, je ne suis pas au gouvernement. Je n'ai pas les éléments qui me permettent de vous dire quelle est notre marge de manœuvre. Si je les avais, je vous le dirais. En tout cas, vous dénoncez ces

2:13
Locuteur

facteurs. Bien

2:13
Invité

évidemment, car on ne peut pas vivre dans le monde d'aujourd'hui avec des États un peu fous. Voilà, c'est ça la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, ils représentent une menace pour nous ?

2:24
Locuteur

Pas

2:25
Invité

pour nous spécifiquement en Europe, mais ils représentent une vraie menace en Asie. Et on est solidaires de nos amis pacifiques en Asie.

2:33
Locuteur

Nicolas

2:34
Nicolas Dupont-Aignan

Dupont-Aignan, la crise agricole. Les agriculteurs continuent de manifester ce week-end. Manuel Valls doit les recevoir demain. Vous comprenez leur colère ?

2:44
Invité

Plus que je la comprends, je la soutiens. Et pas depuis aujourd'hui.

2:48
Locuteur

Ça

2:48
Invité

fait des années que j'alerte. J'ai pris position sur cette affaire quand Michel Barnier, qui a été ministre de l'Agriculture, de je

2:56
Locuteur

ne

2:56
Invité

sais plus quel gouvernement, puis Bruno Le Maire, ont accepté à Bruxelles la suppression du prix garanti du lait.

3:05
Locuteur

Il

3:05
Invité

faut bien que les auditeurs comprennent

3:07
Locuteur

qu

3:08
Invité

'il y avait une politique agricole commune européenne qui marchait.

3:11
Locuteur

Il

3:12
Invité

y avait un prix du lait garanti

3:13
Locuteur

et

3:14
Invité

des quotas par pays. Pourquoi des quotas par pays ? Parce que pour que le prix soit garanti, il

3:20
Locuteur

ne

3:20
Invité

fallait pas qu'un pays produise plus que l'autre.

3:22
Locuteur

Et

3:22
Invité

tout était organisé. La France, par la voix de Michel Barnier à

3:27
Locuteur

l

3:27
Invité

'époque, puis de Bruno Le Maire, ont abandonné les quotas laitiers.

3:30
Nicolas Dupont-Aignan

Sauf qu'on n'avait pas le choix, Nicolas Dupont

3:33
Locuteur

-Aignan. Parce que Bruxelles nous l'imposait.

3:34
Invité

Mais attendez, c'est là le fond du problème. C'est qui Bruxelles

3:37
Locuteur

? C

3:38
Invité

'est un ovni

3:38
Locuteur

?

3:39
Invité

C'est des gens... C'est un ovni

3:40
Locuteur

?

3:41
Invité

C'est le fond du problème. Cette classe politique est morte

3:45
Locuteur

et

3:46
Invité

n'a plus les moyens

3:47
Locuteur

d'agir. C'est la libre concurrence

3:48
Invité

? Non, non. La libre concurrence... Vous allez au Canada, c'est un pays libéral. Il y

3:53
Locuteur

a

3:53
Invité

une régulation de marché pour le lait. L'agriculture canadienne marche très bien. Et pourtant, ils sont à côté des Etats-Unis.

3:59
Locuteur

Et

3:59
Invité

pourtant, ils ont peu moins d'habitants que nous. Donc, on arrête. C'est la faiblesse des gouvernements français qui ont donné les clés de la maison, France, à des technocrates à Bruxelles qui décident à leur place. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Monsieur Le Foll est arrivé. Il a dit quoi ? Ce qu'avait dit d'ailleurs monsieur le maire. Ah, c'est une très mauvaise décision que nous sommes obligés d'accepter.

4:22
Locuteur

Ça

4:23
Invité

veut dire que ces gens-là ne sont plus ministres. Ils sont commentateurs. Donc, il faut refuser la libre concurrence ? Non, il faut l'organiser. Comme elle a été organisée par l'Europe, la France, l'Allemagne pendant 40 ans.

4:36
Locuteur

Et

4:36
Invité

on a des gouvernements faibles qui ont bradé les intérêts des agriculteurs français. C'est criminel ce qu'ils ont fait. Le résultat ne se fait pas attendre.

4:47
Locuteur

Qu

4:47
Invité

'est-ce qui se passe ? Plus de prix garantis. Les industriels en position de force vis

4:51
Locuteur

-à-vis des agriculteurs

4:53
Invité

imposent des prix beaucoup trop bas. Ça ruine nos agriculteurs.

4:57
Locuteur

Et

4:57
Invité

l'Allemagne, la Hollande et la Pologne qui esclavagisent des salariés agricoles qui n'ont pas de SMIC, qui sont payés dans des salaires de misère sans contrôle, opèrent

5:09
Locuteur

une concurrence déloyale.

5:10
Invité

C'est peut-être plutôt là le problème, Nicolas Duboyant.

5:12
Locuteur

Non,

5:12
Invité

le problème, il est bien

5:14
Locuteur

sûr là. Il y a du dumping

5:14
Nicolas Dupont-Aignan

social aujourd'hui.

5:15
Invité

On le sait. Mais justement, l'organisation d'avant permettait d'éviter ce dumping social.

5:20
Locuteur

Que

5:21
Invité

je sache, ça marchait. Et c'était européen. Donc, je ne suis pas contre l'Europe. Je suis contre le dévoiement de l'Europe. Donc, ça veut dire... Soyons précis. Est-ce qu'il ne faudrait pas un

5:30
Locuteur

droit

5:30
Nicolas Dupont-Aignan

du travail, un droit social ? Oui,

5:32
Locuteur

mais

5:32
Invité

il faut. On est tous

5:33
Locuteur

d'accord.

5:34
Invité

Mais on est tous d'accord. Sauf que les autres ne le veulent pas. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On se soumet, comme ils font, ou on défend nos intérêts. L'agriculture française s'est développée. Je ne demande pas de mettre un prix garanti exorbitant. Actuellement, il faut que vous sachiez qu'un agriculteur,

5:53
Locuteur

le

5:54
Invité

coût de la production d'un litre de lait, moyen, c'est 35 centimes. Les industriels, les coopératives achètent le lait à 29 centimes. Il n

6:04
Locuteur

'y

6:04
Invité

a pas une profession qui accepterait de vendre à perte. Les agriculteurs ont été patients depuis des années. Moi, je propose que M. Le Folle, on lui supprime son salaire. Et puis, comme ça, il comprendra ce que c'est que de mourir debout. Alors,

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

ça,

6:19
Locuteur

c

6:19
Nicolas Dupont-Aignan

'est pour le lait. Mais le problème aussi plus global, c'est la grande distribution, qui, dans certains cas, veut faire à tout prix des marges toujours supérieures. Que peut faire l'exécutif contre la grande distribution

6:30
Locuteur

?

6:30
Invité

Le problème de fond, la grande distribution est certement coupable. Le prix du port, par exemple. Vous avez raison. Mais simplement, à partir du moment où le gouvernement a accepté

6:40
Locuteur

qu

6:41
Invité

'on pouvait importer du port allemand

6:43
Locuteur

et

6:43
Invité

que le port allemand est fabriqué avec des esclaves

6:46
Locuteur

qui

6:47
Invité

ne sont pas payés, la grande distribution, si on la force à acheter du port français, elle va être en concurrence avec d'autres magasins qui vont acheter du port allemand.

6:56
Locuteur

Donc, le problème de fond,

6:57
Invité

ce n

6:58
Locuteur

'est

6:58
Invité

pas la grande distribution, même s'il y a des excès. Le problème de fond, c'est qu'on a accepté une Europe déloyale, que les hommes politiques français ne jouent plus leur rôle

7:10
Locuteur

et

7:10
Invité

que, d'ailleurs, vous regardez, M. Valls, il va recevoir les agriculteurs, il n

7:13
Locuteur

'a

7:13
Invité

rien à leur donner.

7:14
Locuteur

C

7:14
Invité

'est du cinéma.

7:16
Locuteur

Vous

7:16
Invité

pensez que ça se passera mal demain ? Je pense que c'est un marché de dupe et que les agriculteurs français devraient arrêter de soutenir la FNSEA, ce syndicat agricole qui les a abandonnés. Il y a d'autres syndicats agricoles, la coordination rurale, des gens très bien, que je soutiens, il y en a d'autres, mais

7:33
Locuteur

il

7:34
Invité

faut que les agriculteurs le savent bien. L'Europe, oui, je ne suis pas anti-européen, contrairement à ce qu'on dit, je suis contre l'abandon. Mais

7:43
Locuteur

vous êtes souverainiste. Je défends les intérêts

7:45
Invité

du

7:46
Nicolas Dupont-Aignan

pays, je suis démocrate. On fait une courte pause, on se retrouve dans un instant pour la suite du Brunch Politique sur Sud Radio.

7:51
Locuteur

Le

7:52
Nicolas Dupont-Aignan

Brunch Politique, Sud Radio, Louis Morin. Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. Dans les filières laitières, porcines et viande, les éleveurs se plaignent de voir leur production acheter à un prix inférieur à leur coût de production, donc concrètement, une grande partie de l'agriculture. L'agriculture est-elle encore un secteur d'avenir pour la France ? Oui,

8:12
Invité

parce que l'agriculture a un atout considérable dans notre pays, c'est la qualité alimentaire, la qualité des espaces naturels, le fait que dans le monde de demain, on aura besoin d'être nourri. Simplement, l'agriculture, ce n

8:28
Locuteur

'est

8:28
Invité

pas comme une production normale, une vache, ce n

8:31
Locuteur

'est

8:31
Invité

pas un objet, une usine. Il faut simplement des conditions minimum. Nous avons un terroir plus vaste, plus accidenté, moins dense qu'ailleurs. On a la chance d'avoir une belle agriculture. Simplement, ça se protège. C'est ce que font les Américains, c'est ce que font les Japonais.

8:46
Locuteur

Un

8:46
Invité

autre pays, un exemple, les Suisses. La Suisse n'est pas un pays soviétique.

8:51
Locuteur

La

8:51
Invité

Suisse protège son élevage. C'est-à-dire qu'il

8:54
Locuteur

y a

8:54
Invité

un prix garanti, il y

8:55
Locuteur

a

8:55
Invité

un protectionnisme minimum. Le vent du marché ne peut pas tout réguler.

9:00
Locuteur

C

9:00
Invité

'est tout. Alors, on vous entend faire ce constat, mais quelle solution

9:03
Locuteur

? Une solution très

9:04
Invité

simple. Demain matin, si j'étais au pouvoir, je mets immédiatement

9:08
Locuteur

la

9:09
Invité

rupture de la politique agricole telle qu'elle est faite à Bruxelles. Je dis stop. Nous, nous mettons un prix garanti d'achat des produits. Nous bloquons à l'importation. Sauf qu'il y a déjà eu un arbitrage sur la question. Mais quel arbitrage ? De qui

9:20
Locuteur

?

9:21
Invité

De qui ? De Bruxelles. Mais Bruxelles,

9:23
Locuteur

c

9:23
Invité

'est qui

9:23
Locuteur

?

9:24
Invité

C'est la France, l'Allemagne, d'autres pays. Donc, une copropriété. Je prends l'exemple. Vous êtes dans une copropriété. Vous n'êtes pas soumis à votre syndic ou à votre conseil syndical. Il

9:34
Locuteur

y a

9:34
Invité

un moment, vous êtes acteur de votre copropriété. Vous dites stop. Mais en démocratie, on n

9:39
Locuteur

'est

9:39
Invité

pas le seul acteur. Mais nous ne sommes pas dans une démocratie européenne. C'est là l'erreur tragique.

9:45
Locuteur

Nous

9:45
Invité

avons accepté des règles absurdes à 28. Sur les 28 pays, il y en a très peu qui ont une agriculture à défendre. Donc, bien évidemment, si vous raisonnez dans des arbitrages à 28, vous êtes mort.

9:58
Locuteur

C

9:59
Invité

'est ce que j'ai dénoncé toute ma vie. Je demande à ce que la France défende ses intérêts. Qu'est-ce qu'on veut ? On veut qu

10:05
Locuteur

'il

10:05
Invité

n

10:05
Locuteur

'y ait

10:05
Invité

plus d'agriculteurs. Il y

10:06
Locuteur

a

10:06
Invité

un agriculteur qui se suscite tous les deux jours. Mais ça,

10:09
Locuteur

on

10:09
Invité

n'en parle pas à la télévision.

10:10
Locuteur

Bon,

10:11
Invité

il y a des mesures. On peut baisser les charges sur les salariés agricoles. J'ai proposé qu'on exonère de charges les salariés agricoles et qu'on mette une petite taxe sur la grande distribution.

10:21
Locuteur

À

10:22
Invité

l'époque, c'est passé à l'Assemblée nationale. C'était une proposition de loi centriste. Je l'ai votée.

10:27
Locuteur

L

10:28
Invité

'UMP de l'époque l'a refusé. Les socialistes l'ont refusé. Donc, il y

10:32
Locuteur

a

10:32
Invité

un moment où il faut revenir sur terre, baisser les charges de nos agriculteurs, contrôler les produits qui rentrent sur notre sol, qui sont plein de produits cancérigènes, qu'on interdit à nos agriculteurs à juste titre et qui rentrent, protéger nos marchés comme le font la Suisse et la Norvège.

10:49
Locuteur

Donc, ce

10:49
Nicolas Dupont-Aignan

que vous nous dites, en somme, c'est que l'Union européenne n'est pas compatible avec l'agriculture française ? Cette Union

10:54
Invité

européenne-là, non. Mais on a vécu dans une Europe pendant 40 ans avec la politique agricole commune. C'est un électorat important pour vous, les agriculteurs ? Ce n

11:05
Locuteur

'est

11:05
Invité

pas une question d'électorat, c'est une question... Un pays

11:08
Locuteur

qui

11:09
Invité

n

11:09
Locuteur

'est

11:09
Invité

pas capable de faire vivre ceux qui le nourrissent, mais est un pays mort. Demain, il va falloir payer des gens qui entretiennent les paysages. Demain, on aura une viande aux hormones, ce que nous prépare dans le TAFTA, le fameux traité transatlantique, la commission de Bruxelles, des poulets lavés à l'eau de Javel, la fin des appellations contrôlées. C'est toute la richesse de la France qui est en train d'être détruite par une collusion entre le gouvernement, les gouvernements successifs, Bruxelles, et les industriels de l'agroalimentaire. Les industriels de l'agroalimentaire qui ont mis main basse sur la FNSEA. M. Belin n'est plus un agriculteur, c'est un industriel.

11:47
Locuteur

Il

11:47
Invité

ne défend pas l'intérêt des agriculteurs. Pourquoi ? Parce qu'il privilégie les marges de société plutôt que les marges des agriculteurs.

11:57
Locuteur

Et

11:57
Invité

je vais vous dire une chose, si les sociétés, on les obligeait à acheter le prix du lait garanti comme avant,

12:04
Locuteur

elles

12:04
Invité

paieraient le lait 5 centimes de plus. Vous croyez que les 5 centimes qu'elle a gagnés sur nos agriculteurs, elle les a répercutés sur le consommateur ? Vous savez combien on achète le prix du lait dans une grande surface ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le consommateur n'a rien vu. Les prix

12:17
Locuteur

sont

12:18
Invité

maintenus hauts

12:19
Locuteur

et

12:20
Invité

ce sont les industriels qui se prennent la marge. Vous accusez la FNSEA d'être corrompu ? J'accuse la FNSEA de ne plus défendre les agriculteurs. Pourquoi ? Parce qu'elle privilégie des intérêts

12:29
Locuteur

de gros industriels.

12:30
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi est

12:30
Locuteur

-ce

12:30
Nicolas Dupont-Aignan

qu'elle privilégie les

12:31
Locuteur

intérêts des gros industriels ?

12:32
Invité

Parce

12:32
Locuteur

qu

12:32
Invité

'elle est aujourd'hui dépendante des coopératives, de ceux qui font du beurre sur le dos des pauvres agriculteurs. Voilà, c'est tout. Elle défend des intérêts qui oppriment les agriculteurs français.

12:44
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupoignan,

12:45
Locuteur

on

12:45
Nicolas Dupont-Aignan

va dire un mot de la déchéance de nationalité, de la révision constitutionnelle. Finalement, la déchéance de nationalité s'appliquera à tous, binationaux ou pas. Vous êtes satisfait

12:56
Locuteur

? Non,

12:57
Invité

parce qu'on n'a pas le droit de créer des apatrides. Moi, j'ai toujours été clair.

13:02
Locuteur

J

13:03
Invité

'avais proposé

13:03
Locuteur

une

13:04
Invité

solution au président de la République en trois points. Les djihadistes, terroristes, étrangers doivent être expulsés.

13:14
Locuteur

Ce

13:15
Invité

n'était pas le cas à l'époque. Les binationaux doivent être déchus de la nationalité française, car quand ils ont une autre nationalité, on peut les priver d'une nationalité.

13:24
Locuteur

Et

13:25
Invité

les nationaux qu'on ne peut pas créer comme apatrides, puisque ça n'existe pas, convention internationale, j'avais proposé qu'on les mette sur

13:33
Locuteur

le territoire... Qu'on n'a jamais ratifié.

13:34
Invité

Oui, mais qui est une évidence. Vous ne pouvez pas les envoyer sur la Lune. Vous les mettez sur une île déserte, Kerguelen, Clipperton, où vous voulez. J'avais parlé du bagne à l'époque.

13:49
Locuteur

Et vous

13:50
Invité

les éloignez des zones peuplées. Voilà ce que j'avais proposé. C'était une solution cohérente, immédiate, pour mettre hors d'état de nuire des gens qui nous massacrent, qui ont massacré nos enfants sur les trottoirs de Paris. Depuis, le débat est parti dans tous les sens. C'est surtout symbolique, comme débat,

14:10
Locuteur

Nicolas Gécoignan.

14:10
Invité

Oui, mais

14:11
Locuteur

les

14:12
Invité

symboles ont de

14:12
Locuteur

l

14:12
Invité

'importance. Quand vous tuez

14:14
Locuteur

vos

14:16
Invité

concitoyens,

14:17
Locuteur

que

14:17
Invité

vous adhérez à l'état islamique,

14:19
Locuteur

qui

14:20
Invité

décapite les gens, il

14:21
Locuteur

y a

14:21
Invité

un moment, il doit y avoir une sanction. Alors c'est très simple. Soit c'est la peine de mort, soit c'est la déchéance de nationalité, et l'incarcération dans un territoire éloigné. Vous soyez pour la peine de mort, dans certains cas ? Je ne veux pas rouvrir le débat. Je remarque simplement que

14:36
Locuteur

la

14:38
Invité

France combat et est en état de guerre, et va tuer des gens à l'extérieur. Je ne veux pas rouvrir le débat dans notre pays. En revanche, je ne comprends pas pourquoi il

14:49
Locuteur

y

14:49
Invité

a cette espèce de crise nerveuse. Encore une fois, le bagne pour les Français, la déchéance et l'expulsion pour les binationaux, c'est tout à fait normal. Je rappelle

15:00
Locuteur

que

15:01
Invité

je ne vois pas en quoi un binational pourrait se sentir visé.

15:05
Locuteur

Au

15:05
Invité

nom de quoi un binational qui aime son pays

15:08
Locuteur

pourrait

15:09
Invité

se sentir visé,

15:11
Locuteur

qu

15:11
Invité

'on déchoie de la nationalité quelqu'un qui massacre ses concitoyens et qui soutient l'état islamique

15:16
Locuteur

? C

15:17
Invité

'est pourquoi l'argument de la gauche qui hurle sur la déchéance de nationalité est incompréhensible. Quand on vient vous tuer, on n'a quand même pas

15:26
Nicolas Dupont-Aignan

le droit de rester français. Nicolas Dupont-Aignan, on fait une courte pause. On se retrouve dans un instant pour la suite du Brunch Politique sur Sud Radio. Le Brunch Politique Sud Radio. Louis Morin. Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. Mercredi, la réforme de la Constitution passe à l'Assemblée nationale. Vous ne la voterez pas ?

15:44
Invité

Si, je la voterai. Je la voterai parce que

15:47
Locuteur

je

15:48
Invité

déteste les politiques aéries, les arrière-pensées, et je vois le monde politique tourbillonner autour de cette histoire.

15:58
Locuteur

Voilà,

15:59
Invité

et je suis un être un peu simple.

16:01
Locuteur

Est

16:02
Invité

-ce que la mesure est bonne ? Oui, après on peut discuter de tout cela.

16:07
Locuteur

Ce

16:08
Invité

n

16:08
Locuteur

'est

16:08
Invité

pas la mesure essentielle. Il y en a d'autres que j'aimerais voir voter. Pour autant, j'estime, moi je pense tous les jours, sincèrement,

16:16
Locuteur

à

16:17
Invité

tous ces jeunes qui sont morts au Bataclan. J'y pense tous les jours, comme beaucoup de Français. Et je me dis,

16:21
Locuteur

on

16:22
Invité

n'a pas le droit de faire de la politique sur ces affaires-là. Alors même si le Président de la République en fait, eh bien moi je n'en fais pas.

16:30
Locuteur

J

16:30
Invité

'ai proposé au Président de la République, après les attentats de Charlie Hebdo, les trois points que je vous ai dit, expulsion des étrangers, déchéance pour les binationaux, éloignement sur un territoire lointain des nationaux djihadistes. Je reste ce que je suis. Et si on avait des hommes politiques

16:45
Locuteur

qui

16:46
Invité

ne changent pas d'avis tous les minutes, je pense que les Français

16:50
Nicolas Dupont-Aignan

nous respecteraient davantage. François Fillon s'est prononcé contre ce matin dans le JDD. Il appelle les parlementaires de droite à faire d'eux-mêmes, vous le comprenez ? Non.

16:58
Invité

Non, je crois qu'en fait il est dans une lutte avec Sarkozy, tout ça. Tout ça ne m'intéresse plus.

17:03
Locuteur

C

17:03
Invité

'est une lutte interne ? Ils sont

17:06
Locuteur

embourbés dans

17:10
Invité

leur primaire.

17:12
Locuteur

Ils

17:12
Invité

ne se rendent plus compte. J'aurais préféré voir un article de François Fillon sur les agriculteurs.

17:17
Locuteur

J

17:18
Invité

'aurais préféré voir un article de François Fillon sur les travailleurs détachés.

17:21
Locuteur

J

17:21
Invité

'aurais préféré voir un article de François Fillon sur les migrants.

17:25
Locuteur

Mais j

17:26
Invité

'ai compris pourquoi François Fillon ne fait pas d'article sur ces sujets comme Nicolas Sarkozy n'en a pas parlé lors de son émission. Pourquoi ? Parce qu'ils ont voté toutes les règles

17:33
Locuteur

qui

17:34
Invité

ont abouti au chaos actuel. Et moi j'ai quitté l'UMP parce que je ne veux pas tromper les Français. J'estime

17:41
Locuteur

qu

17:43
Invité

'ils se sont trompés

17:43
Locuteur

et

17:45
Invité

qu

17:45
Locuteur

'ils

17:45
Invité

ne veulent pas remettre en cause leur logiciel. Il y

17:48
Locuteur

a

17:48
Invité

un sondage intéressant qui est passé récemment. On demandait aux Français,

17:52
Locuteur

est-ce

17:52
Invité

que vous êtes content du gouvernement ? Bien sûr, ils disaient non.

17:54
Locuteur

Et

17:55
Invité

on leur demandait, est-ce que vous pensez que les républicains UMP feraient mieux

17:58
Locuteur

?

17:58
Invité

Ben non.

17:59
Locuteur

Mais

18:00
Invité

ils ont raison. C'est l'UMPS ? C'est ce que vous dénoncez ? Mais bien sûr.

18:05
Locuteur

Tant

18:05
Invité

qu'on ne comprendra pas,

18:06
Locuteur

qu

18:07
Invité

'on ne pourra régler les problèmes de la France, qu'en changeant le cadre, c'est-à-dire le logiciel, les décisions fondamentales. Regardez l'affaire des migrants.

18:16
Locuteur

Si

18:17
Invité

on ne rétablit pas nos frontières nationales, comme tous les pays du monde adultes qui existent, que ce soit le Maroc, le Japon, la Corée du Sud, la Russie, les Etats-Unis, l'Angleterre. On ne réglera jamais le problème des migrations. Et bien, c'est extravagant de se dire que la droite

18:35
Locuteur

qui

18:36
Invité

veut reprendre le pouvoir, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, ne veut pas remettre en cause l'abandon des frontières nationales. Point.

18:42
Nicolas Dupont-Aignan

Alors justement, les migrants, parlons-en. Manifestation anti-migrants. Hier, à Calais, le général Picmal a été arrêté. Ancien commandant de la Légion d'honneur, de la Légion étrangère. Pardon. Une réaction

18:54
Locuteur

? Je

18:55
Invité

trouve ça scandaleux. Je crois qu'à Rennes, les casseurs d'extrême-gauche ont cassé tout Rennes. Il n

19:01
Locuteur

'y a

19:01
Invité

pas eu d'arrestation, très peu. Il y

19:03
Locuteur

en

19:03
Invité

a eu cinq. Cinq interpellations. Je ne partage pas obligatoirement la manière dont l'organisation, je ne sais plus laquelle, a voulu manifester. Mais au nom de quoi, une manifestation pacifique

19:16
Locuteur

à

19:17
Invité

Calais,

19:18
Locuteur

contre le

19:20
Invité

chaos migratoire, cinq mille personnes en situation illégale, qui, elles, ne sont pas arrêtées, et on arrête la personne qui dénonce cela

19:28
Locuteur

? Mais

19:29
Invité

c'est le monde à l'envers. D'ailleurs, si on voulait renforcer les mouvements qui soutiennent ce général, on ne ferait pas mieux. Vous pensez que ça les renforce ? Bien évidemment. C'est absurde.

19:40
Locuteur

Enfin,

19:41
Invité

c'est le monde à l'envers. L'État, le gouvernement, affraite des avions privés pour des migrants, donne de l'argent, ne contrôle pas nos frontières, crée un chaos avec une jungle à Calais de cinq mille personnes. J'y ai été, moi. Je sais de quoi je parle. Et ceux qui viennent dire qu

20:01
Locuteur

'il y a

20:01
Invité

un problème sont arrêtés.

20:03
Locuteur

Mais

20:03
Invité

ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu'il faut faire à Calais ? Quelle est la solution ? Expulser.

20:07
Locuteur

Arrêter. C

20:07
Invité

'est-à-dire prendre les personnes, les arrêter et les renvoyer dans leur pays. Point barre. Il n'y a pas d'autre solution.

20:17
Locuteur

D

20:17
Invité

'ailleurs,

20:17
Locuteur

il

20:17
Invité

y a un pays qui agit très correctement. C'est l'Angleterre. Et en plus, il nous fait faire le boulot. Puisque c'est la France qui ferme la frontière. Sauf que ce sont

20:26
Nicolas Dupont-Aignan

des

20:26
Locuteur

réfugiés

20:27
Invité

à Calais. Non, pas tous. Loin de là. J'ai été à Calais.

20:32
Locuteur

Le

20:33
Invité

droit d'asile

20:33
Locuteur

a

20:34
Invité

été dénaturé.

20:36
Locuteur

Pourquoi

20:36
Invité

? Parce que vous savez, Louis Morin, que quand il y a un refus de droit d'asile par le tribunal, ou par la commission plus exactement, 96% de ceux qui ont été refusés ne sont pas expulsés et restent dans notre territoire.

20:50
Locuteur

Donc

20:51
Invité

à Calais, je n'en ai pas le nombre, mais vous avez une partie de vrais demandeurs d'asile.

20:58
Locuteur

Mais

20:58
Invité

en général, quand ils ont eu l'asile accepté, ils ne restent plus à Calais.

21:02
Locuteur

Et

21:02
Invité

le reste, ce sont des illégaux

21:04
Locuteur

qui

21:05
Invité

ne respectent pas les lois de la République. Donc il

21:08
Locuteur

y a

21:08
Invité

un moment où la République est capable de se défendre, où il y aura le chaos dans notre pays. Et c'est très injuste pour tous les Français ou tous les étrangers en situation régulière, qui travaillent, qui font des efforts, qui sont en situation désespérée parfois. J'ai eu une permanence encore vendredi dans ma ville. J'ai reçu des gens qui cherchent du travail, qui n'ont rien. Une commerçante qui a fait faillite, qui n'a rien.

21:33
Locuteur

Et

21:33
Invité

elle me disait, mais quand je vois que le gouvernement donne de l'argent aux réfugiés, mais quel sentiment de révolte j'ai

21:40
Locuteur

! Il

21:41
Invité

faut se comparer ? Vous pensez qu'il faut que ces Français se comparent aux réfugiés ? Mais ils se comparent à juste titre.

21:47
Locuteur

Mais

21:48
Invité

on ne rembourse plus les frais médicaux à nos concitoyens qui souffrent tous les jours. Et en même temps, on dilapide de l'argent et on laisse les portes ouvertes. Ça ne peut pas durer, ce n'est pas sain. Et après, vous allez avoir des mouvements d'extrême droite qui vont bien évidemment jaillir de tout cela. Je refuse le désordre, la jungle. Les vrais droits d'asile doivent être acceptés.

22:11
Locuteur

Mais

22:12
Invité

pour accepter de vrais droits d'asile, il faut pouvoir expulser les faux. Nicolas Dupoignan,

22:17
Locuteur

le nombre d

22:18
Nicolas Dupont-Aignan

'expulsions pourtant est en augmentation. 15 000 l'année dernière, il n

22:23
Locuteur

'y

22:23
Nicolas Dupont-Aignan

en avait que 12 000 en moyenne par an sous Nicolas Sarkozy. Et il y a eu 64

22:28
Invité

000 demandes de droits d'asile. Et il y a eu d'acceptés, je crois, je ne voudrais pas vous dire une erreur et je vous demande de vérifier. Il y

22:35
Locuteur

a

22:35
Invité

eu 25 000 d'acceptés. Et les 40 000 autres,

22:38
Locuteur

ils

22:38
Invité

sont où ? Donc vous dites qu

22:39
Locuteur

'il

22:39
Invité

y

22:39
Locuteur

a

22:39
Invité

15 000 expulsions sur 40 000 au moins. Donc ça veut dire quoi ? Non. 15 000 expulsions de force,

22:45
Locuteur

ça

22:45
Invité

veut dire que les autres, ils ont pu partir par eux-mêmes. Non, non, non. Les autres, on sait où ils sont. Arrêtez. Et c'est une goutte d'eau. Si on ne contrôle pas nos frontières. Mais expliquez-moi pourquoi les Anglais,

22:56
Locuteur

alors

22:57
Invité

ils sont unis, ils ont une chance, mais pourquoi les Anglais contrôlent leurs frontières ?

23:00
Locuteur

Est

23:00
Invité

-ce que l'Angleterre est un pays fasciste

23:02
Locuteur

? Non.

23:03
Invité

Est-ce que le Maroc est un pays fasciste

23:05
Locuteur

?

23:06
Invité

L'Espagne et le Maroc ont négocié le contrôle de l'enclave espagnole au Maroc. Il y

23:11
Locuteur

a

23:11
Invité

une enclave qui s'appelle, je n

23:12
Locuteur

'ai

23:12
Invité

plus en mémoire le nom, Seta je crois. Il faut vérifier. Depuis deux ans, c'est contrôlé. Le Maroc, bon, contrôle les frontières. Alors, moi je dis aux Français qui m'écoutent et à la classe politique, si vous continuez à ne pas contrôler les frontières nationales, vous allez créer des situations

23:29
Nicolas Dupont-Aignan

dangereuses. De toute façon, Nicolas Dupont-Aignan, on voit bien la situation. À Calais, les migrants ne veulent pas rester en France. La plupart veulent traverser

23:38
Locuteur

la

23:38
Nicolas Dupont-Aignan

Manche. Finalement, la France n'est plus très attractive, y compris pour les migrants. Écoutez, il y a un million

23:43
Invité

de migrants en Allemagne. Si on laisse la frontière ouverte entre la France et l'Allemagne, de fait, comme l'Allemagne va vouloir en finir avec une partie, ils vont venir en France. J'ajoute, dernier point, et je sais que ça va choquer,

23:58
Locuteur

mais

23:59
Invité

je le dis, il n'est pas normal de donner des prestations sociales aux étrangers dans notre pays qui sont trop importantes, qui créent un appel d'air par rapport aux autres nations.

24:08
Locuteur

Je

24:09
Invité

ne suis pas

24:09
Locuteur

hostile

24:10
Invité

à des prestations sociales aux étrangers.

24:12
Locuteur

Je

24:12
Invité

ne suis pas pour la préférence nationale. Je demande simplement un délai de carence.

24:16
Locuteur

J

24:16
Invité

'estime que pendant 5 ans,

24:18
Locuteur

comme

24:18
Invité

le veut M. Cameron en Angleterre, un étranger qui arrive sur notre sol régulier ou irrégulier ne devrait pas avoir de prestations sociales tant qu'il n

24:26
Locuteur

'a

24:26
Invité

pas cotisé pendant 5 ans.

24:29
Locuteur

Après, un

24:30
Invité

étranger qui travaille régulièrement dans notre pays, qui s'intègre, a le droit, en échange des cotisations qu'il verse, de recevoir des prestations.

24:37
Locuteur

Je

24:38
Invité

demande, je supplie les gouvernements, et en tout cas c'est le programme de Debout la France, d'avoir plus de fermeté, de manière à pouvoir faire vivre ensemble

24:47
Locuteur

l

24:48
Invité

'ensemble des populations de manière apaisée.

24:50
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, la manifestation d'hier à Calais était interdite. Était-ce justifié de l'interdire ?

24:57
Invité

Non.

24:58
Locuteur

Le

24:59
Invité

problème de l'état d'urgence aujourd'hui,

25:00
Locuteur

c

25:01
Invité

'est que le gouvernement interdit à la gueule du client

25:04
Locuteur

les

25:05
Invité

manifestations.

25:06
Locuteur

Et

25:07
Invité

ça, ça ne peut pas durer. Soit on interdit toutes les manifestations, soit on en autorise certaines. Je ne vois pas au nom de quoi les migrants à Calais

25:18
Locuteur

qui

25:19
Invité

volent, qui pillent pour beaucoup, les habitants de Calais qui n'en peuvent plus,

25:25
Locuteur

eux

25:25
Invité

ont le droit de manifester, d'occuper le territoire.

25:29
Locuteur

et

25:30
Invité

quelqu'un qui, quelle que soit son origine et ses arrières-pensées, veut dire stop, n'a pas le droit.

25:35
Locuteur

Il y a deux poids de mesure. Il y a

25:37
Nicolas Dupont-Aignan

une

25:37
Locuteur

instrumentalisation

25:37
Nicolas Dupont-Aignan

de l'état d

25:37
Invité

'urgence, vous le pensez ? Non, pas encore, mais je commence à m'inquiéter.

25:42
Locuteur

Et

25:42
Invité

je demande au gouvernement, surtout,

25:46
Locuteur

de

25:46
Invité

faire respecter l'ordre public, surtout de ceux qui ne le respectent pas. Voilà, c'est tout. L'état a de grands pouvoirs en ce moment.

25:56
Locuteur

Nous

25:57
Invité

lui avons confié, nous parlementaires, parce qu'il y avait une situation d'urgence. Et j'ai

26:01
Locuteur

proposé

26:03
Invité

cet état d'urgence dès le 9 janvier. Simplement, l'état d'urgence, il faut en faire un usage impartial.

26:09
Nicolas Dupont-Aignan

Vous êtes favorable à sa prolongation ?

26:10
Invité

Oui. Oui, si le gouvernement en fait un usage impartial. Si ça tourne mal, ça pourra créer vraiment des problèmes.

26:18
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, en plein état d'urgence, justement, hier, il y

26:21
Locuteur

a

26:21
Nicolas Dupont-Aignan

eu des manifestations à Rennes, manifestations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, mais aussi contre l'état d'urgence. Justement, les commerces du centre-ville ont tous été saccagés. Et le centre-ville tagué, les rues du centre-ville tagué, vous le regrettez

26:34
Invité

? Bien évidemment, je condamne. Mais là, j'ai vu qu'il

26:37
Locuteur

n'y avait

26:37
Invité

que cinq interpellations et qu'on était beaucoup plus durs avec le général à Calais qu'avec les casseurs d'extrême-gauche. Moi, je demande qu'il

26:46
Locuteur

n

26:46
Invité

'y

26:46
Locuteur

ait

26:46
Invité

pas deux poids,

26:47
Locuteur

deux

26:47
Invité

mesures. Une manifestation tranquille,

26:50
Locuteur

c

26:50
Invité

'est-à-dire où il

26:51
Locuteur

n

26:51
Invité

'y

26:51
Locuteur

a

26:51
Invité

pas de violence, n'a pas à être interdite. Elle peut être organisée. Dès qu'il

26:55
Locuteur

y a

26:55
Invité

des violences,

26:56
Locuteur

il

26:57
Invité

doit y avoir des sanctions qui tombent. Qu'est-ce qu'il faut faire pour l'aéroport Notre-Dame-des-Landes

27:01
Locuteur

? J

27:02
Invité

'ai une position personnelle. J'ai été voir sur place. Je suis hostile à cet aéroport, ça va vous surprendre. Et je pense que les écologistes, pas les casseurs, ont raison d'y être hostiles. C'est une dépense publique ahurissante.

27:15
Locuteur

Je

27:15
Invité

pense qu'aujourd'hui,

27:16
Locuteur

il

27:16
Invité

faudrait mieux baisser les charges des petits entrepreneurs, des petites entreprises qui créent de l'emploi plutôt que de lancer des projets pharaoniques de travaux publics qui, en plus, ne serviront à rien. Mais c'est le lobby de la mairie de Nantes, socialiste, qui veut récupérer l'ancien aéroport pour faire sans doute des constructions.

27:34
Nicolas Dupont-Aignan

Lobby de Jean-Marc Ayrault ?

27:36
Invité

Oui.

27:37
Nicolas Dupont-Aignan

Les écologistes sont contre, vous venez de le dire.

27:39
Locuteur

S'ils rentrent au gouvernement,

27:40
Nicolas Dupont-Aignan

ils pourraient négocier l'arrêt

27:41
Locuteur

? Je

27:42
Invité

ne suis pas à leur place. Et je ne

27:43
Locuteur

suis

27:43
Invité

pas à la place du gouvernement. Et heureusement pour moi, dans ce gouvernement-là.

27:48
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, la révision constitutionnelle, vous pensez qu'elle passera ?

27:52
Invité

Je n'en sais rien. Je commence à en douter. Maintenant, je n'en sais rien.

27:57
Locuteur

Mais quand

27:57
Invité

on sait, on l'a appris avec ce témoignage de cette jeune femme

28:01
Locuteur

sur

28:02
Invité

une radio concurrente, qu'il y a 90 djihadistes sur le sol français, prêts à faire des attentats,

28:10
Locuteur

je

28:10
Invité

pense que la

28:11
Locuteur

priorité... C'est ce que l'un des

28:12
Invité

terroristes lui avait déclaré. Tout à fait. Je pense que la priorité du monde politique, entre nous, ce serait d'arrêter de se chamailler sur une mesure

28:22
Locuteur

symboliquement

28:24
Invité

importante, mais qui n'est pas non plus décisive, et de s'occuper de nos forces de l'ordre, de leur donner les moyens d'agir, de soutenir nos armées. Vous

28:32
Nicolas Dupont-Aignan

croyez qu'il y a aujourd'hui 90 terroristes sur le territoire français

28:35
Locuteur

?

28:36
Invité

Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le ministre de l'Intérieur a dit, et le Premier ministre, qu'il y avait 250 djihadistes de retour de Syrie.

28:44
Locuteur

Et

28:45
Invité

ce que j'ai demandé au gouvernement, c'est de savoir où ils étaient. Ça, c'est important. Pour moi, on doit arrêter et incarcérer préventivement ces 250.

28:54
Locuteur

Si

28:55
Invité

on ne le fait pas, on met en danger notre pays.

28:58
Locuteur

Je

28:59
Invité

n'ai pas les éléments là-dessus. Certains ont été poursuivis par la justice, d'autres sont en liberté. Où sont-ils ? Moi, je demande solennellement au gouvernement de nous dire où sont les djihadistes de retour de Syrie, c'est-à-dire ces Français ou étrangers qui ont été combattre sur place. Ça, c'est le point clé. J'ajoute enfin

29:17
Locuteur

qu

29:18
Invité

'il faudra bien une négociation en Syrie, qu'il faudra bien régler le problème de la Syrie car on ne

29:25
Locuteur

va

29:25
Invité

pas vivre toute notre vie dans cette situation. Il faut donc

29:29
Nicolas Dupont-Aignan

une solution politique. Nicolas Dupont-Aignan, on fait une courte pause.

29:31
Locuteur

On

29:31
Nicolas Dupont-Aignan

se retrouve dans un instant pour évoquer justement la situation en Syrie dans le Brunch Politique de Sud Radio.

29:36
Présentateur

Louis Morin.

29:38
Locuteur

Le Brunch

29:39
Locuteur non identifié

Politique Sud Radio.

29:40
Nicolas Dupont-Aignan

Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. La situation en Syrie, Nicolas Dupont-Aignan. La France, les États-Unis ont demandé cette semaine l'arrêt des frappes russes en Syrie.

29:51
Locuteur

C

29:51
Nicolas Dupont-Aignan

'est justifié

29:52
Locuteur

? Je

29:54
Invité

ne comprends pas la politique de la France et des États-Unis

29:57
Locuteur

qui

29:58
Invité

continue à faire deux poids,

29:59
Locuteur

deux

29:59
Invité

mesures. Je peux comprendre qu'il y ait la volonté d'un contrôle des frappes russes pour éviter des massacres de civils liés à des bombardements. Mais en même temps,

30:11
Locuteur

si

30:11
Invité

on continue à vouloir combattre Assad d'un côté

30:14
Locuteur

et

30:14
Invité

de l'autre côté l'État islamique, ça veut dire qu'on laisse l'État islamique faire. Donc, je pense qu'il faut une négociation d'urgence

30:22
Locuteur

et

30:23
Invité

une relation de confiance entre la Russie, la France et les États-Unis pour cibler l'État islamique et en finir définitivement.

30:31
Locuteur

Je

30:32
Invité

n'ai pas les éléments suffisants. Moi, je vais être honnête avec le téléspectateur. Je n

30:36
Locuteur

'ai

30:36
Invité

pas les éléments suffisants pour savoir... Avec les auditeurs.

30:47
Locuteur

L

30:47
Invité

'État islamique continue.

30:49
Locuteur

Et

30:49
Invité

je ne vois pas pourquoi

30:51
Locuteur

la

30:51
Invité

première puissance mondiale...

30:53
Locuteur

Moi,

30:53
Invité

je pose une question. La France en fait assez dans ses frappes aériennes. Je ne sais pas. En tout cas, ce que je ne comprends pas, c'est comment la première puissance mondiale, les États-Unis d'Amérique, la France, qui est quand même en termes militaires la troisième ou quatrième puissance mondiale, l'Angleterre, l'Allemagne,

31:09
Locuteur

la

31:10
Invité

Russie,

31:11
Locuteur

c

31:11
Invité

'est-à-dire,

31:12
Locuteur

allez,

31:13
Invité

60% ou 80% des forces militaires du monde ne sont pas capables de s'attaquer

31:19
Locuteur

à

31:20
Invité

cette bande.

31:21
Locuteur

Ce

31:21
Invité

n

31:21
Locuteur

'est

31:21
Invité

pas possible. Alors, est-ce qu'il y

31:23
Locuteur

a

31:23
Invité

d'autres

31:23
Locuteur

intérêts ?

31:23
Invité

La solution...

31:24
Locuteur

Est

31:24
Invité

-ce que... Je pose des questions. Est-ce qu'il y

31:27
Locuteur

a des liens

31:27
Invité

financiers avec d'autres pays qui les ont soutenus à un moment ? Vous

31:32
Locuteur

parlez du Qatar

31:32
Invité

? Je ne

31:33
Locuteur

sais

31:33
Invité

pas. Qatar, Arabie Saudite. Pourquoi on n'est pas clair

31:36
Locuteur

? Pourquoi

31:38
Invité

on n'arrive pas

31:39
Locuteur

à

31:40
Invité

éradiquer ce mal ? Vous pensez qu'il

31:43
Locuteur

n

31:43
Invité

'y

31:43
Locuteur

a pas de volonté aujourd'hui de ferme d'en finir avec

31:45
Invité

l'État islamique

31:45
Locuteur

?

31:45
Invité

J'ose espérer qu'il y

31:46
Locuteur

a

31:46
Invité

une volonté. J'ose espérer qu'il

31:48
Locuteur

y a

31:48
Invité

une volonté. Mais pourquoi on n'avance pas plus vite

31:50
Locuteur

? Je

31:51
Invité

n'ai pas les éléments. J'aimerais poser la question au président de

31:53
Locuteur

la

31:53
Invité

République. Je pense que, il faut être honnête, la France n'a pas les éléments seuls.

31:58
Locuteur

On

31:58
Invité

n

31:58
Locuteur

'a

31:58
Invité

pas les moyens seuls.

31:59
Locuteur

Il

32:00
Invité

faut être clair.

32:01
Locuteur

On

32:01
Invité

a la chance d'avoir la Russie qui est décidée à en finir. Pourquoi on n'arrive pas à s'entendre avec

32:06
Locuteur

? Je

32:07
Invité

vais vous dire pourquoi on n'arrive pas à s'entendre avec la réponse. Parce que la Russie soutient Assad et que la France et les Etats-Unis ne veulent pas soutenir Assad.

32:14
Locuteur

Mais

32:15
Invité

qui combat Assad

32:16
Locuteur

? Des

32:17
Invité

branches islamistes très dures de l'État islamique et certains groupes intermédiaires.

32:23
Locuteur

L

32:24
Invité

'ancien Al-Qaïda, etc. Il y

32:26
Locuteur

a

32:26
Invité

les rebelles d'immodérés et puis il

32:28
Locuteur

y

32:28
Invité

a les intermédiaires qui sont soutenus par le Qatar. Pourquoi on n'a pas la lumière ? Il y a une commission d'enquête parlementaire en ce moment sur le financement de l'État islamique. Et j'espère qu'on en apprendra. Faut-il intervenir au sol

32:41
Locuteur

? La

32:42
Invité

France n'en a pas les moyens aujourd'hui.

32:44
Locuteur

Il

32:44
Invité

faut être clair. Mais je pense que nous devrions intervenir au sol, c'est-à-dire que les Etats-Unis, une coalition avec des pays du secteur. Parce que si c'est une intervention uniquement occidentale, on risque de renforcer Daesh. Donc il faut une intervention au sol coordonnée. Vous demandez quelle intervention justement de quel pays du secteur ? Tous les pays du secteur qui commencent aussi à comprendre. L'Arabie saoudite commence à comprendre le danger de l'État islamique puisque l'État islamique descend vers l'Arabie saoudite.

33:11
Locuteur

Donc

33:12
Invité

on voit bien que tout ça est très compliqué. Je n'ai pas tous les éléments de détail que personne n'a à l'exception du gouvernement. Je demande juste au gouvernement

33:22
Locuteur

et

33:22
Invité

aux États-Unis, à la Russie, de s'entendre pour qu'on ait plus d'attentats.

33:26
Locuteur

Parce

33:26
Invité

que c'est ça l'enjeu. Garantir la protection de la population française. Moi, je ne veux pas qu'on revoie ce qu'il y

33:33
Locuteur

a

33:33
Invité

eu sur les trottoirs de Paris. C'est tout. Donc vous souhaiteriez laisser Bachar el-Assad en place ? Je l'ai toujours dit. Je n'ai jamais changé d'avis. Car je préfère le mal Bachar el-Assad à l'horreur de l'État islamique.

33:47
Locuteur

Il

33:47
Invité

faut négocier aujourd'hui. Il faut que la France négocie avec Bachar el-Assad. Mais bien évidemment, il faut soutenir Bachar el-Assad.

33:52
Locuteur

Et

33:52
Invité

entre nous,

33:53
Locuteur

si le gouvernement je

33:54
Invité

n'aime pas faire du spectacle parlementaire à l'étranger. Car j'estime que ça peut compliquer la vie de mon pays. Et j'estime que la lutte politique ne doit pas interférer avec l'action de la France à l'étranger.

34:08
Locuteur

C

34:09
Invité

'est un principe que j'ai toujours eu. Mais pour autant, je pense que nous devons absolument nous entendre. Et si nous n'avions pas rompu les relations diplomatiques,

34:19
Locuteur

c

34:19
Invité

'est Alain Juppé et Nicolas Sarkozy qui l'ont fait et François Fillon.

34:22
Locuteur

en

34:23
Invité

retirant l'ambassade, nous aurions peut-être déjoué des attentats parce que les services secrets syriens nous auraient informés.

34:29
Locuteur

Donc

34:30
Invité

nous avons besoin de relations avec les services secrets syriens.

34:33
Locuteur

On

34:33
Invité

ne peut pas combattre deux ennemis à la fois.

34:35
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, aujourd'hui, congrès de l'UOIF, de l'Union des Organisations Islamiques de France qui se tient à Lille. Vous avez demandé son interdiction. Finalement, le congrès se tient bien. J

34:47
Locuteur

'ai

34:47
Invité

demandé son interdiction si l'organisation maintenait la présence et les discours de trois personnalités qui ont tenu des propos insupportables sur les homosexuels en leur demandant la mort, sur les juifs et sur l'État islamique. J'ai toujours été très impartial dans cette question.

35:10
Locuteur

Par

35:10
Invité

exemple, quand Israël a envahi Gaza, j'étais l'un des seuls hommes politiques à dire que

35:14
Locuteur

ce

35:14
Invité

n'était pas bien. Donc, je ne suis pas de ceux qui jouent les uns contre les autres du tout. Je suis vraiment neutre. Mais j'estime

35:22
Locuteur

qu

35:23
Invité

'une organisation islamique en France ne pouvait pas inviter

35:26
Locuteur

des

35:27
Invité

personnalités qui prêchaient la haine. Trois mois après les attentats, je trouvais ça révoltant. Je l'ai dit et j'ai dit soit vous annulez, soit vous les déprogrammerez. Et je suis assez fier d'avoir contribué à cette déprogrammation.

35:38
Nicolas Dupont-Aignan

Alors effectivement, il y a eu plusieurs intervenants qui ont été déprogrammés. Vous regrettez qu

35:42
Locuteur

'il

35:42
Nicolas Dupont-Aignan

y

35:42
Locuteur

ait

35:42
Nicolas Dupont-Aignan

une ambiguïté

35:43
Locuteur

?

35:43
Invité

Je la combats cette ambiguïté parce que j'estime

35:47
Locuteur

que

35:47
Invité

nous avons un défi interne. Nous avons

35:52
Locuteur

95%,

35:54
Invité

99% des Français qui pratiquent leur culte musulman, la foi musulmane, qui sont des Français, de bons Français qui respectent la République. Chacun peut pratiquer sa foi. J'ai dans ma ville une synagogue, trois églises et une salle de prière musulmane. Ça se passe très bien. J'estime en revanche que chacun,

36:14
Locuteur

chaque

36:15
Invité

religion

36:15
Locuteur

en

36:16
Invité

France et chaque organisation qui défend a le devoir

36:20
Locuteur

de

36:21
Invité

respecter la République et de ne jamais franchir

36:24
Nicolas Dupont-Aignan

une limite. Il y a d'autres intervenants qui sont ambiguës dans ce congrès. Tariq Ramadan par exemple.

36:31
Invité

Je n

36:31
Locuteur

'ai

36:31
Invité

pas entendu Tariq Ramadan appeler à la mort des homosexuels. Donc, j'ai peut-être loupé quelque chose. Non,

36:37
Locuteur

mais il a déjà tenu

36:38
Invité

des

36:38
Locuteur

propos

36:38
Nicolas Dupont-Aignan

sur la condition féminine par exemple.

36:40
Invité

Tout à fait. Mais après, où on s'arrête ? C'est là la difficulté. C'est vrai. Après, c'est la responsabilité des gens. On n'est pas dans un pays d'interdiction de pensée. Mais il

36:50
Locuteur

y a un marge Donc on s'arrête à

36:50
Invité

la condition féminine en

36:51
Locuteur

fait

36:51
Invité

? parce que la condition féminine est éminemment respectable et je n'accepterai pas le moindre discours d'appel au meurtre comme il y a eu sur les autres. Je veux dire clairement, c'est une situation difficile.

37:04
Locuteur

Je

37:04
Invité

n

37:04
Locuteur

'ai

37:04
Invité

pas la réponse en démocratie.

37:07
Locuteur

Où

37:07
Invité

est la limite

37:08
Locuteur

? Mais

37:09
Invité

ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'en tout cas la République et les hommes politiques français, j'étais un peu seul.

37:14
Locuteur

Bon.

37:15
Invité

Xavier Bertrand a dit un mot. Une dame qui a soulevé l'affaire Mediapart. Sur l'UOIF ? Oui.

37:21
Locuteur

Bernard Cazeneuve s'est

37:22
Nicolas Dupont-Aignan

exprimé hier.

37:23
Invité

Oui. Oui, mais une fois que c'était fait. Si je n'avais pas alerté, bon. Donc, je demande

37:29
Locuteur

qu

37:30
Invité

'il y ait un bon sens. Voilà. Un bon sens. Et puis

37:34
Locuteur

après,

37:35
Nicolas Dupont-Aignan

les Français feront le tri. Nicolas Dupont-Aignan fait une courte pause et dans un instant, on évoque la présidentielle de 2017 sur Sud Radio.

37:41
Locuteur non identifié

Le Brunch Politique Sud Radio

37:43
Locuteur

Louis

37:44
Nicolas Dupont-Aignan

Morin Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan 73% des Français sont favorables à une primaire à droite. 71% pour une primaire à gauche. Vous êtes favorable, vous, à l'organisation de primaire ? Eh bien, on déplaise les 73%.

38:00
Invité

J'y suis hostile parce que c'est un attrape-nigaud. Pourquoi ? Parce que le choix essentiel

38:07
Locuteur

de

38:08
Invité

celui qui va être au premier tour

38:10
Locuteur

est

38:10
Invité

fait par une minorité de Français, par un parti politique.

38:14
Locuteur

C

38:14
Invité

'est la privatisation du scrutin. Ça veut dire que vous confiez à une organisation partisane le choix d'organiser une sélection.

38:23
Locuteur

C

38:23
Invité

'est pas normal. Soit c'est une primaire à

38:26
Locuteur

l

38:26
Invité

'américaine. C'est pas la même chose. Ça s'étale sur 10 mois et c'est vraiment ouvert. Une primaire à l'américaine, moi, pourquoi pas ? La primaire de

38:34
Locuteur

la droite et

38:34
Nicolas Dupont-Aignan

du centre, elle vous

38:35
Invité

est ouverte, par exemple ?

38:35
Locuteur

Non,

38:36
Invité

la primaire de

38:36
Locuteur

la

38:36
Invité

droite et du centre, elle

38:37
Locuteur

n

38:37
Invité

'est pas fondamentalement ouverte. Il faut l'autorisation de l'UMP pour des républicains pour y concourir quand vous n'êtes pas dedans.

38:43
Nicolas Dupont-Aignan

Il faut l

38:44
Locuteur

'autorisation des

38:45
Nicolas Dupont-Aignan

partis qui sont dedans.

38:47
Invité

Voilà. Donc ça veut dire que c'est une privatisation d'un scrutin. C'est un moyen de forcer la main des Français

38:54
Locuteur

et

38:54
Invité

d'éviter un premier tour. C'est-à-dire, c'est un moyen d'éviter la liberté de choix au premier tour.

39:00
Locuteur

C

39:00
Invité

'est un moyen d'éviter la dispersion des voix

39:03
Locuteur

au premier tour. Non, mais

39:03
Invité

les Français sont suffisamment grands pour choisir au premier tour. Si on fait des vraies primaires à l'américaine,

39:09
Locuteur

il n'y a plus de premier tour. C'est un moyen aussi de s

39:10
Nicolas Dupont-Aignan

'assurer d'être présent au second tour parce que s'il y a une division au premier tour... C'est un

39:14
Invité

moyen de verrouiller le premier tour pour imposer aux Français toujours les mêmes. Soit la gauche qui a échoué, on a vu le résultat avec Hollande quand même. Bravo la primaire de gauche. Bravo le résultat. Et puis on a vu le résultat. On va voir le résultat là si on continue comme ça. Une fausse sélection. Juppé, Sarkozy, Fillon, Le Maire sont les mêmes.

39:38
Locuteur

Ils

39:38
Invité

ont gouverné ensemble. Ils ont fait la même politique. Ils ont le même logiciel. Ils ne changeront rien.

39:44
Locuteur

C

39:45
Invité

'est le paquet cadeau qui est différent. Et on trompe les gens. On va leur parler de ça toute la journée. C'est un concours de beauté. Mais le cœur est le même.

39:53
Locuteur

Moi, je propose,

39:55
Invité

je suis convaincu que les Français vont être écoeurés de cette primaire. Et vous verrez que nous allons pouvoir, je l

40:02
Nicolas Dupont-Aignan

'espère, proposer autre chose. Nicolas Dupont-Aignan, les Républicains, ils vous ont appelé ? Ils vous ont proposé de rejoindre cette primaire ?

40:08
Invité

Certains m'ont appelé, oui. Certains m'ont appelé en disant ce serait bien, oui. En fait, ils voudraient que je fasse l'animation comme Montebourg a fait l'animation.

40:16
Locuteur

C

40:17
Invité

'est-à-dire faire croire qu'il

40:18
Locuteur

y a

40:18
Invité

des idées différentes. Qui vous a appelé ? Monsieur Solaire, on m

40:22
Locuteur

'en

40:22
Invité

a parlé. Pas de secret.

40:25
Locuteur

Il

40:25
Invité

voudrait que je fasse le mariole, le folklore. On invite Dupont-Aignan à la primaire, il dit l'Europe,

40:33
Locuteur

c

40:33
Invité

'est pas bien et puis à la fin, ce qu'a fait Montebourg. C'est ça. Mais moi, je ne suis pas un clown. Je ne

40:40
Locuteur

fais

40:40
Invité

pas ça pour eux. Je n

40:41
Locuteur

'ai

40:41
Invité

pas quitté l'UMP pour venir faire le tango avec des gens qui ne veulent rien changer. Donc, vous serez candidat seul.

40:49
Locuteur

Mais

40:49
Invité

vous verrez le moment venu. Mais je vous pose

40:52
Nicolas Dupont-Aignan

la question. Vous serez candidat seul ?

40:53
Invité

Vous verrez le moment venu. Pourquoi vous ne voulez pas me répondre ? Parce que j'ai mon temps et c'est une décision qui m'appartient et je la donnerai au bon moment. C'est-à-dire au moment où je serai prêt. Et pour autant, là, vous allez organiser un tour de France. Vous allez voir des militants. Et oui, parce que nous avons eu à la suite des régionales, cher Louis Morin, beaucoup d'adhésions. Beaucoup de gens nous ont rejoints. Je vous rappelle que nous sommes le quatrième parti Debout la France dans presque 20 départements. Le cinquième parti dans 30 autres départements.

41:24
Locuteur

Il

41:24
Invité

y a beaucoup d'endroits, il y

41:25
Locuteur

a

41:25
Invité

plus de 2000 communes où nous avons fait plus de 10% des voix. Quand on fait un

41:29
Locuteur

tour de France. on

41:29
Invité

nous a toujours dit Debout la France, c'est un petit parti, il ne démarrera jamais, etc. On s'aperçoit aujourd'hui au régional que beaucoup de gens ont voté pour nous. Nous avons fait autant de voix

41:39
Locuteur

que

41:39
Invité

les

41:40
Locuteur

Verts et

41:41
Invité

que le Front de Gauche. Donc nous sommes dans les six premiers partis de France et je vais voir les militants, voir

41:46
Locuteur

les

41:46
Invité

équipes, les remercier de leur soutien. Quand on fait un tour de France, c'est qu'on est déjà un peu en campagne

41:51
Locuteur

?

41:52
Invité

Ah, vous êtes très perspicace, Louis Morin. On voit que vous êtes un grand journaliste. Et c'est pour ça que vous avez une belle émission.

41:58
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Sarkozy, son retour, qu'est-ce qui vous inspire

42:00
Locuteur

? Vous

42:02
Nicolas Dupont-Aignan

avez lu son livre

42:03
Locuteur

? Pas

42:04
Nicolas Dupont-Aignan

encore.

42:05
Locuteur

Vous

42:05
Nicolas Dupont-Aignan

allez le lire ?

42:06
Invité

Oui, parce que j'essaye d'être ouvert sur les autres et de comprendre.

42:11
Locuteur

Moi,

42:12
Invité

je me souviens toujours de cette phrase d'Einstein qui est géniale.

42:15
Locuteur

Ce

42:16
Invité

ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui pourront les résoudre.

42:20
Locuteur

Voilà.

42:21
Invité

Ça résume tout.

42:22
Locuteur

Ce

42:22
Nicolas Dupont-Aignan

week-end, séminaire du Front National, séminaire de réflexion des dirigeants du parti dans l'objectif de gagner un jour une présidentielle. Vous pensez qu'un jour le FN arrivera au pouvoir ?

42:33
Locuteur

Je

42:33
Nicolas Dupont-Aignan

ne sais pas. Les Français sont libres, tout est possible. Vous le souhaiteriez

42:37
Locuteur

? Non,

42:38
Invité

puisque je propose une autre voie. Il

42:40
Locuteur

y a

42:40
Invité

une petite hésitation quand même. Non. C'est parce que je ne veux pas que vous me piégiez sur une éventuelle

42:46
Nicolas Dupont-Aignan

annonce de ma part. Au cœur de ce séminaire entre ténors du FN, la dédiabolisation du parti est-elle en marche, la dédiabolisation du FN

42:54
Locuteur

? Je

42:55
Invité

pense qu'il y

42:55
Locuteur

a

42:55
Invité

eu une dédiabolisation déjà. Il faut le reconnaître. La preuve, c'est que Marine Le Pen a souvent repris des thèses et des propos que j'ai prononcés, d'ailleurs, que Philippe Séguin a prononcés, que d'autres. Et donc, je ne vois pas pourquoi je dirais que Marine Le Pen, c'est comme Jean-Marie Le Pen. Moi, j'essaye d'être un observateur attentif à ce qui se passe, à mes concurrents. Voilà. Maintenant, on a vu dans cette affaire

43:19
Locuteur

de

43:20
Invité

la région Nord-Pas-de-Calais, on a vu dans plusieurs cas que si le FN a beaucoup de voix, il lui manque quelque chose

43:27
Locuteur

pour

43:28
Invité

convaincre les Français. Il lui

43:30
Locuteur

manque à Nicolas Dupont-Aignan.

43:31
Invité

Cela prouve

43:33
Locuteur

que

43:34
Invité

le patriotisme que je propose avec tous ceux qui m'accompagnent à Debout la France, un patriotisme plus rassembleur, plus constructif surtout pour l'avenir, beaucoup plus réaliste sur les affaires économiques pour défendre notre économie, baisser les charges, ne pas faire de fausses promesses, est le seul, à mon avis, patriotisme qui demain peut gagner. Et je ne veux pas, si vous voulez, qu'on reste

43:56
Locuteur

dans

43:57
Invité

ce piège

43:57
Locuteur

où

43:58
Invité

le FN serait le meilleur ami ou le meilleur ennemi plus exactement du système et qu'il permette, comme on l'a vu dans la région Nord-Pas-de-Calais, de laisser le système gouverner.

44:07
Nicolas Dupont-Aignan

Vous pourriez un jour être dans un parti commun avec Marine Le Pen

44:10
Invité

? Debout la France est différent du FN. Les gaullistes ont une histoire différente. Nous n'avons pas la même approche sur beaucoup de points. Il y a des points communs. Mais les choses

44:19
Locuteur

évoluent. Mais

44:19
Invité

pour autant, pour autant, regardez, pourquoi on ne pose pas la même question aux autres

44:24
Locuteur

?

44:25
Invité

Les Verts, les socialistes, l'UMP sont différents. Ils ont parfois des points communs. On ne leur demande pas à longueur de journée pourquoi ils ne

44:33
Locuteur

sont

44:33
Invité

pas ensemble. Eh bien, il peut y avoir

44:35
Locuteur

dans notre pays... Les Verts et le Parti

44:36
Invité

Socialiste, on leur demande parfois. Parfois, les Verts et le Parti Socialiste. Il peut y avoir dans notre pays plusieurs patriotismes. Il y

44:43
Locuteur

a

44:43
Invité

le patriotisme du FN, je ne l'ai jamais diabolisé, mais j'en propose un autre qui, je crois,

44:48
Locuteur

est

44:48
Invité

beaucoup plus à même de gouverner et de bien gouverner. Car il ne suffit pas de protester.

44:54
Locuteur

Il

44:54
Invité

faut reprendre en main les choses et le faire

44:56
Locuteur

correctement.

44:57
Invité

correctement. C'est ça l'enjeu. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci.