Nicolas Dupont-Aignan invité du Brunch Politique sur Sud Radio
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:47OuverteRéponse directe
La Corée du Nord a tiré une fusée cette nuit. C'est une provocation ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Vous comprenez la colère des agriculteurs ?
- 6:28OuverteRéponse partielle
Que peut faire l'exécutif contre la grande distribution ?
- 10:50RelanceRéponse directe
C'est que l'Union européenne n'est pas compatible avec l'agriculture française ?
- 12:48FerméeRéponse directe
La déchéance de nationalité s'appliquera à tous, binationaux ou pas. Vous êtes satisfait ?
- 18:44OuverteRéponse directe
Manifestation anti-migrants hier à Calais. Le général Picmal a été arrêté. Une réaction ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Invité politiqueFait
« La Corée du Nord revendique avoir placé un satellite en orbite. Seul problème, le tir viole plusieurs résolutions de l'ONU et ressemble fortement à un entraînement pour un tir de missile longue distance. »
- 1:41Invité politiqueFait
« La France, ce matin, par la voie de l'Elysée, appelle à une réaction rapide et sévère, dès aujourd'hui, réaction du Conseil de sécurité de l'ONU. »
- 5:50InvitéChiffre
« Un agriculteur, le coût de la production d'un litre de lait, moyen, c'est 35 centimes. Les industriels, les coopératives achètent le lait à 29 centimes. »
- 10:10InvitéPromesse
« On peut baisser les charges sur les salariés agricoles. J'ai proposé qu'on exonère de charges les salariés agricoles et qu'on mette une petite taxe sur la grande distribution. »
- 20:37InvitéChiffre
« Quand il y a un refus de droit d'asile par le tribunal, ou par la commission plus exactement, 96% de ceux qui ont été refusés ne sont pas expulsés et restent dans notre territoire. »
- 23:59InvitéFait
« Il n'est pas normal de donner des prestations sociales aux étrangers dans notre pays qui sont trop importantes, qui créent un appel d'air par rapport aux autres nations. »
- 27:03InvitéFait
« J'ai été voir sur place. Je suis hostile à cet aéroport. »
- 28:40InvitéChiffre
« Le ministre de l'Intérieur a dit, et le Premier ministre, qu'il y avait 250 djihadistes de retour de Syrie. »
- 32:42InvitéFait
« La France n'en a pas les moyens aujourd'hui. »
- 33:38InvitéFait
« Je préfère le mal Bachar el-Assad à l'horreur de l'État islamique. »
- 34:43Invité politiqueFait
« Vous avez demandé son interdiction. »
- 35:38Invité politiqueFait
« Il y a eu plusieurs intervenants qui ont été déprogrammés. »
- 37:50Invité politiqueChiffre
« 73% des Français sont favorables à une primaire à droite. »
- 37:51Invité politiqueChiffre
« 71% pour une primaire à gauche. »
- 41:15InvitéChiffre
« Nous sommes le quatrième parti Debout la France dans presque 20 départements. »
- 41:21InvitéChiffre
« Le cinquième parti dans 30 autres départements. »
- 41:25InvitéChiffre
« Il y a plus de 2000 communes où nous avons fait plus de 10% des voix. »
- 43:34InvitéFait
« Le patriotisme que je propose avec tous ceux qui m'accompagnent à Debout la France, un patriotisme plus rassembleur, plus constructif surtout pour l'avenir. »
- 43:46InvitéFait
« Baisser les charges, ne pas faire de fausses promesses. »
Temps de parole
- Invité78 %
- Nicolas Dupont-Aignan13 %
- ?8 %
≈ 59,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le
Brunch Politique Sud Radio,
tour d'horizon, petites phrases, confidences, analyses,
Louis Morin décrypte l'actu politique
avec
ceux qui la font.
Bonjour, bonjour à toutes et à tous. L'invité du Brunch Politique aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, député et président du Parti Debout, la France. Au menu du Brunch Politique, la réforme de la Constitution avec la déchéance de nationalité et l'état d'urgence, la crise agricole, la provocation de la Corée du Nord cette nuit. Et puis les primaires et l'élection présidentielle de 2017.
Louis
Morin
Le
Brunch Politique Sud Radio
Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Louis Morin. Merci d'être notre invité en direct. Aujourd'hui sur Sud Radio, la Corée du Nord a tiré une fusée longue portée cette nuit. La Corée du Nord revendique avoir placé un satellite en orbite. Seul problème, le tir viole plusieurs résolutions de l'ONU et ressemble fortement à un entraînement pour un tir de missile longue distance. C'est une provocation de la part de la Corée du Nord ?
C'est certain. C'est une vraie provocation. Maintenant, moi je n'en sais pas plus. Donc j'ai toujours beaucoup de réticence à m'exprimer quand je n'ai pas tous les éléments. Ce qui est sûr, c'est que la Corée du Nord monte en puissance régulièrement et que ça représente un vrai danger pour les états de la région. La Corée du Nord n'entend aucun avertissement, ni de l'ONU, ni de la France, ni des États-Unis. Donc je crains un vrai problème d'ici peu. Qu'est-ce qu'on peut faire
? Qu
'est-ce qu'on peut faire ? Aujourd'hui, je n'ai pas les éléments pour vous dire quels sont les moyens pour intervenir. Est-ce que les Américains le souhaitent en pleine campagne électorale ? J'en doute. Donc je n'ai pas les éléments aujourd'hui pour vous répondre très franchement.
Parce que la France, ce matin, par la voie de l'Elysée, appelle à une réaction rapide et sévère, dès aujourd'hui, réaction du Conseil de sécurité de l'ONU. Oui, ça veut dire quoi ?
Ça, c'est le langage du Quai d'Orsay. C'est sympathique. Est-ce que ça veut dire des sanctions économiques ? Mais elles existent déjà. Jusqu'où on va ? Est-ce qu'on peut aller à une intervention militaire ? Moi, je suis un homme politique qui a peut-être des défauts, mais qui essaie de parler toujours sérieusement. Donc aujourd'hui, moi, je ne suis pas au gouvernement. Je n'ai pas les éléments qui me permettent de vous dire quelle est notre marge de manœuvre. Si je les avais, je vous le dirais. En tout cas, vous dénoncez ces
facteurs. Bien
évidemment, car on ne peut pas vivre dans le monde d'aujourd'hui avec des États un peu fous. Voilà, c'est ça la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, ils représentent une menace pour nous ?
Pas
pour nous spécifiquement en Europe, mais ils représentent une vraie menace en Asie. Et on est solidaires de nos amis pacifiques en Asie.
Nicolas
Dupont-Aignan, la crise agricole. Les agriculteurs continuent de manifester ce week-end. Manuel Valls doit les recevoir demain. Vous comprenez leur colère ?
Plus que je la comprends, je la soutiens. Et pas depuis aujourd'hui.
Ça
fait des années que j'alerte. J'ai pris position sur cette affaire quand Michel Barnier, qui a été ministre de l'Agriculture, de je
ne
sais plus quel gouvernement, puis Bruno Le Maire, ont accepté à Bruxelles la suppression du prix garanti du lait.
Il
faut bien que les auditeurs comprennent
qu
'il y avait une politique agricole commune européenne qui marchait.
Il
y avait un prix du lait garanti
et
des quotas par pays. Pourquoi des quotas par pays ? Parce que pour que le prix soit garanti, il
ne
fallait pas qu'un pays produise plus que l'autre.
Et
tout était organisé. La France, par la voix de Michel Barnier à
l
'époque, puis de Bruno Le Maire, ont abandonné les quotas laitiers.
Sauf qu'on n'avait pas le choix, Nicolas Dupont
-Aignan. Parce que Bruxelles nous l'imposait.
Mais attendez, c'est là le fond du problème. C'est qui Bruxelles
? C
'est un ovni
?
C'est des gens... C'est un ovni
?
C'est le fond du problème. Cette classe politique est morte
et
n'a plus les moyens
d'agir. C'est la libre concurrence
? Non, non. La libre concurrence... Vous allez au Canada, c'est un pays libéral. Il y
a
une régulation de marché pour le lait. L'agriculture canadienne marche très bien. Et pourtant, ils sont à côté des Etats-Unis.
Et
pourtant, ils ont peu moins d'habitants que nous. Donc, on arrête. C'est la faiblesse des gouvernements français qui ont donné les clés de la maison, France, à des technocrates à Bruxelles qui décident à leur place. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Monsieur Le Foll est arrivé. Il a dit quoi ? Ce qu'avait dit d'ailleurs monsieur le maire. Ah, c'est une très mauvaise décision que nous sommes obligés d'accepter.
Ça
veut dire que ces gens-là ne sont plus ministres. Ils sont commentateurs. Donc, il faut refuser la libre concurrence ? Non, il faut l'organiser. Comme elle a été organisée par l'Europe, la France, l'Allemagne pendant 40 ans.
Et
on a des gouvernements faibles qui ont bradé les intérêts des agriculteurs français. C'est criminel ce qu'ils ont fait. Le résultat ne se fait pas attendre.
Qu
'est-ce qui se passe ? Plus de prix garantis. Les industriels en position de force vis
-à-vis des agriculteurs
imposent des prix beaucoup trop bas. Ça ruine nos agriculteurs.
Et
l'Allemagne, la Hollande et la Pologne qui esclavagisent des salariés agricoles qui n'ont pas de SMIC, qui sont payés dans des salaires de misère sans contrôle, opèrent
une concurrence déloyale.
C'est peut-être plutôt là le problème, Nicolas Duboyant.
Non,
le problème, il est bien
sûr là. Il y a du dumping
social aujourd'hui.
On le sait. Mais justement, l'organisation d'avant permettait d'éviter ce dumping social.
Que
je sache, ça marchait. Et c'était européen. Donc, je ne suis pas contre l'Europe. Je suis contre le dévoiement de l'Europe. Donc, ça veut dire... Soyons précis. Est-ce qu'il ne faudrait pas un
droit
du travail, un droit social ? Oui,
mais
il faut. On est tous
d'accord.
Mais on est tous d'accord. Sauf que les autres ne le veulent pas. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On se soumet, comme ils font, ou on défend nos intérêts. L'agriculture française s'est développée. Je ne demande pas de mettre un prix garanti exorbitant. Actuellement, il faut que vous sachiez qu'un agriculteur,
le
coût de la production d'un litre de lait, moyen, c'est 35 centimes. Les industriels, les coopératives achètent le lait à 29 centimes. Il n
'y
a pas une profession qui accepterait de vendre à perte. Les agriculteurs ont été patients depuis des années. Moi, je propose que M. Le Folle, on lui supprime son salaire. Et puis, comme ça, il comprendra ce que c'est que de mourir debout. Alors,
ça,
c
'est pour le lait. Mais le problème aussi plus global, c'est la grande distribution, qui, dans certains cas, veut faire à tout prix des marges toujours supérieures. Que peut faire l'exécutif contre la grande distribution
?
Le problème de fond, la grande distribution est certement coupable. Le prix du port, par exemple. Vous avez raison. Mais simplement, à partir du moment où le gouvernement a accepté
qu
'on pouvait importer du port allemand
et
que le port allemand est fabriqué avec des esclaves
qui
ne sont pas payés, la grande distribution, si on la force à acheter du port français, elle va être en concurrence avec d'autres magasins qui vont acheter du port allemand.
Donc, le problème de fond,
ce n
'est
pas la grande distribution, même s'il y a des excès. Le problème de fond, c'est qu'on a accepté une Europe déloyale, que les hommes politiques français ne jouent plus leur rôle
et
que, d'ailleurs, vous regardez, M. Valls, il va recevoir les agriculteurs, il n
'a
rien à leur donner.
C
'est du cinéma.
Vous
pensez que ça se passera mal demain ? Je pense que c'est un marché de dupe et que les agriculteurs français devraient arrêter de soutenir la FNSEA, ce syndicat agricole qui les a abandonnés. Il y a d'autres syndicats agricoles, la coordination rurale, des gens très bien, que je soutiens, il y en a d'autres, mais
il
faut que les agriculteurs le savent bien. L'Europe, oui, je ne suis pas anti-européen, contrairement à ce qu'on dit, je suis contre l'abandon. Mais
vous êtes souverainiste. Je défends les intérêts
du
pays, je suis démocrate. On fait une courte pause, on se retrouve dans un instant pour la suite du Brunch Politique sur Sud Radio.
Le
Brunch Politique, Sud Radio, Louis Morin. Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. Dans les filières laitières, porcines et viande, les éleveurs se plaignent de voir leur production acheter à un prix inférieur à leur coût de production, donc concrètement, une grande partie de l'agriculture. L'agriculture est-elle encore un secteur d'avenir pour la France ? Oui,
parce que l'agriculture a un atout considérable dans notre pays, c'est la qualité alimentaire, la qualité des espaces naturels, le fait que dans le monde de demain, on aura besoin d'être nourri. Simplement, l'agriculture, ce n
'est
pas comme une production normale, une vache, ce n
'est
pas un objet, une usine. Il faut simplement des conditions minimum. Nous avons un terroir plus vaste, plus accidenté, moins dense qu'ailleurs. On a la chance d'avoir une belle agriculture. Simplement, ça se protège. C'est ce que font les Américains, c'est ce que font les Japonais.
Un
autre pays, un exemple, les Suisses. La Suisse n'est pas un pays soviétique.
La
Suisse protège son élevage. C'est-à-dire qu'il
y a
un prix garanti, il y
a
un protectionnisme minimum. Le vent du marché ne peut pas tout réguler.
C
'est tout. Alors, on vous entend faire ce constat, mais quelle solution
? Une solution très
simple. Demain matin, si j'étais au pouvoir, je mets immédiatement
la
rupture de la politique agricole telle qu'elle est faite à Bruxelles. Je dis stop. Nous, nous mettons un prix garanti d'achat des produits. Nous bloquons à l'importation. Sauf qu'il y a déjà eu un arbitrage sur la question. Mais quel arbitrage ? De qui
?
De qui ? De Bruxelles. Mais Bruxelles,
c
'est qui
?
C'est la France, l'Allemagne, d'autres pays. Donc, une copropriété. Je prends l'exemple. Vous êtes dans une copropriété. Vous n'êtes pas soumis à votre syndic ou à votre conseil syndical. Il
y a
un moment, vous êtes acteur de votre copropriété. Vous dites stop. Mais en démocratie, on n
'est
pas le seul acteur. Mais nous ne sommes pas dans une démocratie européenne. C'est là l'erreur tragique.
Nous
avons accepté des règles absurdes à 28. Sur les 28 pays, il y en a très peu qui ont une agriculture à défendre. Donc, bien évidemment, si vous raisonnez dans des arbitrages à 28, vous êtes mort.
C
'est ce que j'ai dénoncé toute ma vie. Je demande à ce que la France défende ses intérêts. Qu'est-ce qu'on veut ? On veut qu
'il
n
'y ait
plus d'agriculteurs. Il y
a
un agriculteur qui se suscite tous les deux jours. Mais ça,
on
n'en parle pas à la télévision.
Bon,
il y a des mesures. On peut baisser les charges sur les salariés agricoles. J'ai proposé qu'on exonère de charges les salariés agricoles et qu'on mette une petite taxe sur la grande distribution.
À
l'époque, c'est passé à l'Assemblée nationale. C'était une proposition de loi centriste. Je l'ai votée.
L
'UMP de l'époque l'a refusé. Les socialistes l'ont refusé. Donc, il y
a
un moment où il faut revenir sur terre, baisser les charges de nos agriculteurs, contrôler les produits qui rentrent sur notre sol, qui sont plein de produits cancérigènes, qu'on interdit à nos agriculteurs à juste titre et qui rentrent, protéger nos marchés comme le font la Suisse et la Norvège.
Donc, ce
que vous nous dites, en somme, c'est que l'Union européenne n'est pas compatible avec l'agriculture française ? Cette Union
européenne-là, non. Mais on a vécu dans une Europe pendant 40 ans avec la politique agricole commune. C'est un électorat important pour vous, les agriculteurs ? Ce n
'est
pas une question d'électorat, c'est une question... Un pays
qui
n
'est
pas capable de faire vivre ceux qui le nourrissent, mais est un pays mort. Demain, il va falloir payer des gens qui entretiennent les paysages. Demain, on aura une viande aux hormones, ce que nous prépare dans le TAFTA, le fameux traité transatlantique, la commission de Bruxelles, des poulets lavés à l'eau de Javel, la fin des appellations contrôlées. C'est toute la richesse de la France qui est en train d'être détruite par une collusion entre le gouvernement, les gouvernements successifs, Bruxelles, et les industriels de l'agroalimentaire. Les industriels de l'agroalimentaire qui ont mis main basse sur la FNSEA. M. Belin n'est plus un agriculteur, c'est un industriel.
Il
ne défend pas l'intérêt des agriculteurs. Pourquoi ? Parce qu'il privilégie les marges de société plutôt que les marges des agriculteurs.
Et
je vais vous dire une chose, si les sociétés, on les obligeait à acheter le prix du lait garanti comme avant,
elles
paieraient le lait 5 centimes de plus. Vous croyez que les 5 centimes qu'elle a gagnés sur nos agriculteurs, elle les a répercutés sur le consommateur ? Vous savez combien on achète le prix du lait dans une grande surface ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le consommateur n'a rien vu. Les prix
sont
maintenus hauts
et
ce sont les industriels qui se prennent la marge. Vous accusez la FNSEA d'être corrompu ? J'accuse la FNSEA de ne plus défendre les agriculteurs. Pourquoi ? Parce qu'elle privilégie des intérêts
de gros industriels.
Pourquoi est
-ce
qu'elle privilégie les
intérêts des gros industriels ?
Parce
qu
'elle est aujourd'hui dépendante des coopératives, de ceux qui font du beurre sur le dos des pauvres agriculteurs. Voilà, c'est tout. Elle défend des intérêts qui oppriment les agriculteurs français.
Nicolas Dupoignan,
on
va dire un mot de la déchéance de nationalité, de la révision constitutionnelle. Finalement, la déchéance de nationalité s'appliquera à tous, binationaux ou pas. Vous êtes satisfait
? Non,
parce qu'on n'a pas le droit de créer des apatrides. Moi, j'ai toujours été clair.
J
'avais proposé
une
solution au président de la République en trois points. Les djihadistes, terroristes, étrangers doivent être expulsés.
Ce
n'était pas le cas à l'époque. Les binationaux doivent être déchus de la nationalité française, car quand ils ont une autre nationalité, on peut les priver d'une nationalité.
Et
les nationaux qu'on ne peut pas créer comme apatrides, puisque ça n'existe pas, convention internationale, j'avais proposé qu'on les mette sur
le territoire... Qu'on n'a jamais ratifié.
Oui, mais qui est une évidence. Vous ne pouvez pas les envoyer sur la Lune. Vous les mettez sur une île déserte, Kerguelen, Clipperton, où vous voulez. J'avais parlé du bagne à l'époque.
Et vous
les éloignez des zones peuplées. Voilà ce que j'avais proposé. C'était une solution cohérente, immédiate, pour mettre hors d'état de nuire des gens qui nous massacrent, qui ont massacré nos enfants sur les trottoirs de Paris. Depuis, le débat est parti dans tous les sens. C'est surtout symbolique, comme débat,
Nicolas Gécoignan.
Oui, mais
les
symboles ont de
l
'importance. Quand vous tuez
vos
concitoyens,
que
vous adhérez à l'état islamique,
qui
décapite les gens, il
y a
un moment, il doit y avoir une sanction. Alors c'est très simple. Soit c'est la peine de mort, soit c'est la déchéance de nationalité, et l'incarcération dans un territoire éloigné. Vous soyez pour la peine de mort, dans certains cas ? Je ne veux pas rouvrir le débat. Je remarque simplement que
la
France combat et est en état de guerre, et va tuer des gens à l'extérieur. Je ne veux pas rouvrir le débat dans notre pays. En revanche, je ne comprends pas pourquoi il
y
a cette espèce de crise nerveuse. Encore une fois, le bagne pour les Français, la déchéance et l'expulsion pour les binationaux, c'est tout à fait normal. Je rappelle
que
je ne vois pas en quoi un binational pourrait se sentir visé.
Au
nom de quoi un binational qui aime son pays
pourrait
se sentir visé,
qu
'on déchoie de la nationalité quelqu'un qui massacre ses concitoyens et qui soutient l'état islamique
? C
'est pourquoi l'argument de la gauche qui hurle sur la déchéance de nationalité est incompréhensible. Quand on vient vous tuer, on n'a quand même pas
le droit de rester français. Nicolas Dupont-Aignan, on fait une courte pause. On se retrouve dans un instant pour la suite du Brunch Politique sur Sud Radio. Le Brunch Politique Sud Radio. Louis Morin. Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. Mercredi, la réforme de la Constitution passe à l'Assemblée nationale. Vous ne la voterez pas ?
Si, je la voterai. Je la voterai parce que
je
déteste les politiques aéries, les arrière-pensées, et je vois le monde politique tourbillonner autour de cette histoire.
Voilà,
et je suis un être un peu simple.
Est
-ce que la mesure est bonne ? Oui, après on peut discuter de tout cela.
Ce
n
'est
pas la mesure essentielle. Il y en a d'autres que j'aimerais voir voter. Pour autant, j'estime, moi je pense tous les jours, sincèrement,
à
tous ces jeunes qui sont morts au Bataclan. J'y pense tous les jours, comme beaucoup de Français. Et je me dis,
on
n'a pas le droit de faire de la politique sur ces affaires-là. Alors même si le Président de la République en fait, eh bien moi je n'en fais pas.
J
'ai proposé au Président de la République, après les attentats de Charlie Hebdo, les trois points que je vous ai dit, expulsion des étrangers, déchéance pour les binationaux, éloignement sur un territoire lointain des nationaux djihadistes. Je reste ce que je suis. Et si on avait des hommes politiques
qui
ne changent pas d'avis tous les minutes, je pense que les Français
nous respecteraient davantage. François Fillon s'est prononcé contre ce matin dans le JDD. Il appelle les parlementaires de droite à faire d'eux-mêmes, vous le comprenez ? Non.
Non, je crois qu'en fait il est dans une lutte avec Sarkozy, tout ça. Tout ça ne m'intéresse plus.
C
'est une lutte interne ? Ils sont
embourbés dans
leur primaire.
Ils
ne se rendent plus compte. J'aurais préféré voir un article de François Fillon sur les agriculteurs.
J
'aurais préféré voir un article de François Fillon sur les travailleurs détachés.
J
'aurais préféré voir un article de François Fillon sur les migrants.
Mais j
'ai compris pourquoi François Fillon ne fait pas d'article sur ces sujets comme Nicolas Sarkozy n'en a pas parlé lors de son émission. Pourquoi ? Parce qu'ils ont voté toutes les règles
qui
ont abouti au chaos actuel. Et moi j'ai quitté l'UMP parce que je ne veux pas tromper les Français. J'estime
qu
'ils se sont trompés
et
qu
'ils
ne veulent pas remettre en cause leur logiciel. Il y
a
un sondage intéressant qui est passé récemment. On demandait aux Français,
est-ce
que vous êtes content du gouvernement ? Bien sûr, ils disaient non.
Et
on leur demandait, est-ce que vous pensez que les républicains UMP feraient mieux
?
Ben non.
Mais
ils ont raison. C'est l'UMPS ? C'est ce que vous dénoncez ? Mais bien sûr.
Tant
qu'on ne comprendra pas,
qu
'on ne pourra régler les problèmes de la France, qu'en changeant le cadre, c'est-à-dire le logiciel, les décisions fondamentales. Regardez l'affaire des migrants.
Si
on ne rétablit pas nos frontières nationales, comme tous les pays du monde adultes qui existent, que ce soit le Maroc, le Japon, la Corée du Sud, la Russie, les Etats-Unis, l'Angleterre. On ne réglera jamais le problème des migrations. Et bien, c'est extravagant de se dire que la droite
qui
veut reprendre le pouvoir, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, ne veut pas remettre en cause l'abandon des frontières nationales. Point.
Alors justement, les migrants, parlons-en. Manifestation anti-migrants. Hier, à Calais, le général Picmal a été arrêté. Ancien commandant de la Légion d'honneur, de la Légion étrangère. Pardon. Une réaction
? Je
trouve ça scandaleux. Je crois qu'à Rennes, les casseurs d'extrême-gauche ont cassé tout Rennes. Il n
'y a
pas eu d'arrestation, très peu. Il y
en
a eu cinq. Cinq interpellations. Je ne partage pas obligatoirement la manière dont l'organisation, je ne sais plus laquelle, a voulu manifester. Mais au nom de quoi, une manifestation pacifique
à
Calais,
contre le
chaos migratoire, cinq mille personnes en situation illégale, qui, elles, ne sont pas arrêtées, et on arrête la personne qui dénonce cela
? Mais
c'est le monde à l'envers. D'ailleurs, si on voulait renforcer les mouvements qui soutiennent ce général, on ne ferait pas mieux. Vous pensez que ça les renforce ? Bien évidemment. C'est absurde.
Enfin,
c'est le monde à l'envers. L'État, le gouvernement, affraite des avions privés pour des migrants, donne de l'argent, ne contrôle pas nos frontières, crée un chaos avec une jungle à Calais de cinq mille personnes. J'y ai été, moi. Je sais de quoi je parle. Et ceux qui viennent dire qu
'il y a
un problème sont arrêtés.
Mais
ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu'il faut faire à Calais ? Quelle est la solution ? Expulser.
Arrêter. C
'est-à-dire prendre les personnes, les arrêter et les renvoyer dans leur pays. Point barre. Il n'y a pas d'autre solution.
D
'ailleurs,
il
y a un pays qui agit très correctement. C'est l'Angleterre. Et en plus, il nous fait faire le boulot. Puisque c'est la France qui ferme la frontière. Sauf que ce sont
des
réfugiés
à Calais. Non, pas tous. Loin de là. J'ai été à Calais.
Le
droit d'asile
a
été dénaturé.
Pourquoi
? Parce que vous savez, Louis Morin, que quand il y a un refus de droit d'asile par le tribunal, ou par la commission plus exactement, 96% de ceux qui ont été refusés ne sont pas expulsés et restent dans notre territoire.
Donc
à Calais, je n'en ai pas le nombre, mais vous avez une partie de vrais demandeurs d'asile.
Mais
en général, quand ils ont eu l'asile accepté, ils ne restent plus à Calais.
Et
le reste, ce sont des illégaux
qui
ne respectent pas les lois de la République. Donc il
y a
un moment où la République est capable de se défendre, où il y aura le chaos dans notre pays. Et c'est très injuste pour tous les Français ou tous les étrangers en situation régulière, qui travaillent, qui font des efforts, qui sont en situation désespérée parfois. J'ai eu une permanence encore vendredi dans ma ville. J'ai reçu des gens qui cherchent du travail, qui n'ont rien. Une commerçante qui a fait faillite, qui n'a rien.
Et
elle me disait, mais quand je vois que le gouvernement donne de l'argent aux réfugiés, mais quel sentiment de révolte j'ai
! Il
faut se comparer ? Vous pensez qu'il faut que ces Français se comparent aux réfugiés ? Mais ils se comparent à juste titre.
Mais
on ne rembourse plus les frais médicaux à nos concitoyens qui souffrent tous les jours. Et en même temps, on dilapide de l'argent et on laisse les portes ouvertes. Ça ne peut pas durer, ce n'est pas sain. Et après, vous allez avoir des mouvements d'extrême droite qui vont bien évidemment jaillir de tout cela. Je refuse le désordre, la jungle. Les vrais droits d'asile doivent être acceptés.
Mais
pour accepter de vrais droits d'asile, il faut pouvoir expulser les faux. Nicolas Dupoignan,
le nombre d
'expulsions pourtant est en augmentation. 15 000 l'année dernière, il n
'y
en avait que 12 000 en moyenne par an sous Nicolas Sarkozy. Et il y a eu 64
000 demandes de droits d'asile. Et il y a eu d'acceptés, je crois, je ne voudrais pas vous dire une erreur et je vous demande de vérifier. Il y
a
eu 25 000 d'acceptés. Et les 40 000 autres,
ils
sont où ? Donc vous dites qu
'il
y
a
15 000 expulsions sur 40 000 au moins. Donc ça veut dire quoi ? Non. 15 000 expulsions de force,
ça
veut dire que les autres, ils ont pu partir par eux-mêmes. Non, non, non. Les autres, on sait où ils sont. Arrêtez. Et c'est une goutte d'eau. Si on ne contrôle pas nos frontières. Mais expliquez-moi pourquoi les Anglais,
alors
ils sont unis, ils ont une chance, mais pourquoi les Anglais contrôlent leurs frontières ?
Est
-ce que l'Angleterre est un pays fasciste
? Non.
Est-ce que le Maroc est un pays fasciste
?
L'Espagne et le Maroc ont négocié le contrôle de l'enclave espagnole au Maroc. Il y
a
une enclave qui s'appelle, je n
'ai
plus en mémoire le nom, Seta je crois. Il faut vérifier. Depuis deux ans, c'est contrôlé. Le Maroc, bon, contrôle les frontières. Alors, moi je dis aux Français qui m'écoutent et à la classe politique, si vous continuez à ne pas contrôler les frontières nationales, vous allez créer des situations
dangereuses. De toute façon, Nicolas Dupont-Aignan, on voit bien la situation. À Calais, les migrants ne veulent pas rester en France. La plupart veulent traverser
la
Manche. Finalement, la France n'est plus très attractive, y compris pour les migrants. Écoutez, il y a un million
de migrants en Allemagne. Si on laisse la frontière ouverte entre la France et l'Allemagne, de fait, comme l'Allemagne va vouloir en finir avec une partie, ils vont venir en France. J'ajoute, dernier point, et je sais que ça va choquer,
mais
je le dis, il n'est pas normal de donner des prestations sociales aux étrangers dans notre pays qui sont trop importantes, qui créent un appel d'air par rapport aux autres nations.
Je
ne suis pas
hostile
à des prestations sociales aux étrangers.
Je
ne suis pas pour la préférence nationale. Je demande simplement un délai de carence.
J
'estime que pendant 5 ans,
comme
le veut M. Cameron en Angleterre, un étranger qui arrive sur notre sol régulier ou irrégulier ne devrait pas avoir de prestations sociales tant qu'il n
'a
pas cotisé pendant 5 ans.
Après, un
étranger qui travaille régulièrement dans notre pays, qui s'intègre, a le droit, en échange des cotisations qu'il verse, de recevoir des prestations.
Je
demande, je supplie les gouvernements, et en tout cas c'est le programme de Debout la France, d'avoir plus de fermeté, de manière à pouvoir faire vivre ensemble
l
'ensemble des populations de manière apaisée.
Nicolas Dupont-Aignan, la manifestation d'hier à Calais était interdite. Était-ce justifié de l'interdire ?
Non.
Le
problème de l'état d'urgence aujourd'hui,
c
'est que le gouvernement interdit à la gueule du client
les
manifestations.
Et
ça, ça ne peut pas durer. Soit on interdit toutes les manifestations, soit on en autorise certaines. Je ne vois pas au nom de quoi les migrants à Calais
qui
volent, qui pillent pour beaucoup, les habitants de Calais qui n'en peuvent plus,
eux
ont le droit de manifester, d'occuper le territoire.
et
quelqu'un qui, quelle que soit son origine et ses arrières-pensées, veut dire stop, n'a pas le droit.
Il y a deux poids de mesure. Il y a
une
instrumentalisation
de l'état d
'urgence, vous le pensez ? Non, pas encore, mais je commence à m'inquiéter.
Et
je demande au gouvernement, surtout,
de
faire respecter l'ordre public, surtout de ceux qui ne le respectent pas. Voilà, c'est tout. L'état a de grands pouvoirs en ce moment.
Nous
lui avons confié, nous parlementaires, parce qu'il y avait une situation d'urgence. Et j'ai
proposé
cet état d'urgence dès le 9 janvier. Simplement, l'état d'urgence, il faut en faire un usage impartial.
Vous êtes favorable à sa prolongation ?
Oui. Oui, si le gouvernement en fait un usage impartial. Si ça tourne mal, ça pourra créer vraiment des problèmes.
Nicolas Dupont-Aignan, en plein état d'urgence, justement, hier, il y
a
eu des manifestations à Rennes, manifestations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, mais aussi contre l'état d'urgence. Justement, les commerces du centre-ville ont tous été saccagés. Et le centre-ville tagué, les rues du centre-ville tagué, vous le regrettez
? Bien évidemment, je condamne. Mais là, j'ai vu qu'il
n'y avait
que cinq interpellations et qu'on était beaucoup plus durs avec le général à Calais qu'avec les casseurs d'extrême-gauche. Moi, je demande qu'il
n
'y
ait
pas deux poids,
deux
mesures. Une manifestation tranquille,
c
'est-à-dire où il
n
'y
a
pas de violence, n'a pas à être interdite. Elle peut être organisée. Dès qu'il
y a
des violences,
il
doit y avoir des sanctions qui tombent. Qu'est-ce qu'il faut faire pour l'aéroport Notre-Dame-des-Landes
? J
'ai une position personnelle. J'ai été voir sur place. Je suis hostile à cet aéroport, ça va vous surprendre. Et je pense que les écologistes, pas les casseurs, ont raison d'y être hostiles. C'est une dépense publique ahurissante.
Je
pense qu'aujourd'hui,
il
faudrait mieux baisser les charges des petits entrepreneurs, des petites entreprises qui créent de l'emploi plutôt que de lancer des projets pharaoniques de travaux publics qui, en plus, ne serviront à rien. Mais c'est le lobby de la mairie de Nantes, socialiste, qui veut récupérer l'ancien aéroport pour faire sans doute des constructions.
Lobby de Jean-Marc Ayrault ?
Oui.
Les écologistes sont contre, vous venez de le dire.
S'ils rentrent au gouvernement,
ils pourraient négocier l'arrêt
? Je
ne suis pas à leur place. Et je ne
suis
pas à la place du gouvernement. Et heureusement pour moi, dans ce gouvernement-là.
Nicolas Dupont-Aignan, la révision constitutionnelle, vous pensez qu'elle passera ?
Je n'en sais rien. Je commence à en douter. Maintenant, je n'en sais rien.
Mais quand
on sait, on l'a appris avec ce témoignage de cette jeune femme
sur
une radio concurrente, qu'il y a 90 djihadistes sur le sol français, prêts à faire des attentats,
je
pense que la
priorité... C'est ce que l'un des
terroristes lui avait déclaré. Tout à fait. Je pense que la priorité du monde politique, entre nous, ce serait d'arrêter de se chamailler sur une mesure
symboliquement
importante, mais qui n'est pas non plus décisive, et de s'occuper de nos forces de l'ordre, de leur donner les moyens d'agir, de soutenir nos armées. Vous
croyez qu'il y a aujourd'hui 90 terroristes sur le territoire français
?
Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le ministre de l'Intérieur a dit, et le Premier ministre, qu'il y avait 250 djihadistes de retour de Syrie.
Et
ce que j'ai demandé au gouvernement, c'est de savoir où ils étaient. Ça, c'est important. Pour moi, on doit arrêter et incarcérer préventivement ces 250.
Si
on ne le fait pas, on met en danger notre pays.
Je
n'ai pas les éléments là-dessus. Certains ont été poursuivis par la justice, d'autres sont en liberté. Où sont-ils ? Moi, je demande solennellement au gouvernement de nous dire où sont les djihadistes de retour de Syrie, c'est-à-dire ces Français ou étrangers qui ont été combattre sur place. Ça, c'est le point clé. J'ajoute enfin
qu
'il faudra bien une négociation en Syrie, qu'il faudra bien régler le problème de la Syrie car on ne
va
pas vivre toute notre vie dans cette situation. Il faut donc
une solution politique. Nicolas Dupont-Aignan, on fait une courte pause.
On
se retrouve dans un instant pour évoquer justement la situation en Syrie dans le Brunch Politique de Sud Radio.
Louis Morin.
Le Brunch
Politique Sud Radio.
Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. La situation en Syrie, Nicolas Dupont-Aignan. La France, les États-Unis ont demandé cette semaine l'arrêt des frappes russes en Syrie.
C
'est justifié
? Je
ne comprends pas la politique de la France et des États-Unis
qui
continue à faire deux poids,
deux
mesures. Je peux comprendre qu'il y ait la volonté d'un contrôle des frappes russes pour éviter des massacres de civils liés à des bombardements. Mais en même temps,
si
on continue à vouloir combattre Assad d'un côté
et
de l'autre côté l'État islamique, ça veut dire qu'on laisse l'État islamique faire. Donc, je pense qu'il faut une négociation d'urgence
et
une relation de confiance entre la Russie, la France et les États-Unis pour cibler l'État islamique et en finir définitivement.
Je
n'ai pas les éléments suffisants. Moi, je vais être honnête avec le téléspectateur. Je n
'ai
pas les éléments suffisants pour savoir... Avec les auditeurs.
L
'État islamique continue.
Et
je ne vois pas pourquoi
la
première puissance mondiale...
Moi,
je pose une question. La France en fait assez dans ses frappes aériennes. Je ne sais pas. En tout cas, ce que je ne comprends pas, c'est comment la première puissance mondiale, les États-Unis d'Amérique, la France, qui est quand même en termes militaires la troisième ou quatrième puissance mondiale, l'Angleterre, l'Allemagne,
la
Russie,
c
'est-à-dire,
allez,
60% ou 80% des forces militaires du monde ne sont pas capables de s'attaquer
à
cette bande.
Ce
n
'est
pas possible. Alors, est-ce qu'il y
a
d'autres
intérêts ?
La solution...
Est
-ce que... Je pose des questions. Est-ce qu'il y
a des liens
financiers avec d'autres pays qui les ont soutenus à un moment ? Vous
parlez du Qatar
? Je ne
sais
pas. Qatar, Arabie Saudite. Pourquoi on n'est pas clair
? Pourquoi
on n'arrive pas
à
éradiquer ce mal ? Vous pensez qu'il
n
'y
a pas de volonté aujourd'hui de ferme d'en finir avec
l'État islamique
?
J'ose espérer qu'il y
a
une volonté. J'ose espérer qu'il
y a
une volonté. Mais pourquoi on n'avance pas plus vite
? Je
n'ai pas les éléments. J'aimerais poser la question au président de
la
République. Je pense que, il faut être honnête, la France n'a pas les éléments seuls.
On
n
'a
pas les moyens seuls.
Il
faut être clair.
On
a la chance d'avoir la Russie qui est décidée à en finir. Pourquoi on n'arrive pas à s'entendre avec
? Je
vais vous dire pourquoi on n'arrive pas à s'entendre avec la réponse. Parce que la Russie soutient Assad et que la France et les Etats-Unis ne veulent pas soutenir Assad.
Mais
qui combat Assad
? Des
branches islamistes très dures de l'État islamique et certains groupes intermédiaires.
L
'ancien Al-Qaïda, etc. Il y
a
les rebelles d'immodérés et puis il
y
a les intermédiaires qui sont soutenus par le Qatar. Pourquoi on n'a pas la lumière ? Il y a une commission d'enquête parlementaire en ce moment sur le financement de l'État islamique. Et j'espère qu'on en apprendra. Faut-il intervenir au sol
? La
France n'en a pas les moyens aujourd'hui.
Il
faut être clair. Mais je pense que nous devrions intervenir au sol, c'est-à-dire que les Etats-Unis, une coalition avec des pays du secteur. Parce que si c'est une intervention uniquement occidentale, on risque de renforcer Daesh. Donc il faut une intervention au sol coordonnée. Vous demandez quelle intervention justement de quel pays du secteur ? Tous les pays du secteur qui commencent aussi à comprendre. L'Arabie saoudite commence à comprendre le danger de l'État islamique puisque l'État islamique descend vers l'Arabie saoudite.
Donc
on voit bien que tout ça est très compliqué. Je n'ai pas tous les éléments de détail que personne n'a à l'exception du gouvernement. Je demande juste au gouvernement
et
aux États-Unis, à la Russie, de s'entendre pour qu'on ait plus d'attentats.
Parce
que c'est ça l'enjeu. Garantir la protection de la population française. Moi, je ne veux pas qu'on revoie ce qu'il y
a
eu sur les trottoirs de Paris. C'est tout. Donc vous souhaiteriez laisser Bachar el-Assad en place ? Je l'ai toujours dit. Je n'ai jamais changé d'avis. Car je préfère le mal Bachar el-Assad à l'horreur de l'État islamique.
Il
faut négocier aujourd'hui. Il faut que la France négocie avec Bachar el-Assad. Mais bien évidemment, il faut soutenir Bachar el-Assad.
Et
entre nous,
si le gouvernement je
n'aime pas faire du spectacle parlementaire à l'étranger. Car j'estime que ça peut compliquer la vie de mon pays. Et j'estime que la lutte politique ne doit pas interférer avec l'action de la France à l'étranger.
C
'est un principe que j'ai toujours eu. Mais pour autant, je pense que nous devons absolument nous entendre. Et si nous n'avions pas rompu les relations diplomatiques,
c
'est Alain Juppé et Nicolas Sarkozy qui l'ont fait et François Fillon.
en
retirant l'ambassade, nous aurions peut-être déjoué des attentats parce que les services secrets syriens nous auraient informés.
Donc
nous avons besoin de relations avec les services secrets syriens.
On
ne peut pas combattre deux ennemis à la fois.
Nicolas Dupont-Aignan, aujourd'hui, congrès de l'UOIF, de l'Union des Organisations Islamiques de France qui se tient à Lille. Vous avez demandé son interdiction. Finalement, le congrès se tient bien. J
'ai
demandé son interdiction si l'organisation maintenait la présence et les discours de trois personnalités qui ont tenu des propos insupportables sur les homosexuels en leur demandant la mort, sur les juifs et sur l'État islamique. J'ai toujours été très impartial dans cette question.
Par
exemple, quand Israël a envahi Gaza, j'étais l'un des seuls hommes politiques à dire que
ce
n'était pas bien. Donc, je ne suis pas de ceux qui jouent les uns contre les autres du tout. Je suis vraiment neutre. Mais j'estime
qu
'une organisation islamique en France ne pouvait pas inviter
des
personnalités qui prêchaient la haine. Trois mois après les attentats, je trouvais ça révoltant. Je l'ai dit et j'ai dit soit vous annulez, soit vous les déprogrammerez. Et je suis assez fier d'avoir contribué à cette déprogrammation.
Alors effectivement, il y a eu plusieurs intervenants qui ont été déprogrammés. Vous regrettez qu
'il
y
ait
une ambiguïté
?
Je la combats cette ambiguïté parce que j'estime
que
nous avons un défi interne. Nous avons
95%,
99% des Français qui pratiquent leur culte musulman, la foi musulmane, qui sont des Français, de bons Français qui respectent la République. Chacun peut pratiquer sa foi. J'ai dans ma ville une synagogue, trois églises et une salle de prière musulmane. Ça se passe très bien. J'estime en revanche que chacun,
chaque
religion
en
France et chaque organisation qui défend a le devoir
de
respecter la République et de ne jamais franchir
une limite. Il y a d'autres intervenants qui sont ambiguës dans ce congrès. Tariq Ramadan par exemple.
Je n
'ai
pas entendu Tariq Ramadan appeler à la mort des homosexuels. Donc, j'ai peut-être loupé quelque chose. Non,
mais il a déjà tenu
des
propos
sur la condition féminine par exemple.
Tout à fait. Mais après, où on s'arrête ? C'est là la difficulté. C'est vrai. Après, c'est la responsabilité des gens. On n'est pas dans un pays d'interdiction de pensée. Mais il
y a un marge Donc on s'arrête à
la condition féminine en
fait
? parce que la condition féminine est éminemment respectable et je n'accepterai pas le moindre discours d'appel au meurtre comme il y a eu sur les autres. Je veux dire clairement, c'est une situation difficile.
Je
n
'ai
pas la réponse en démocratie.
Où
est la limite
? Mais
ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'en tout cas la République et les hommes politiques français, j'étais un peu seul.
Bon.
Xavier Bertrand a dit un mot. Une dame qui a soulevé l'affaire Mediapart. Sur l'UOIF ? Oui.
Bernard Cazeneuve s'est
exprimé hier.
Oui. Oui, mais une fois que c'était fait. Si je n'avais pas alerté, bon. Donc, je demande
qu
'il y ait un bon sens. Voilà. Un bon sens. Et puis
après,
les Français feront le tri. Nicolas Dupont-Aignan fait une courte pause et dans un instant, on évoque la présidentielle de 2017 sur Sud Radio.
Le Brunch Politique Sud Radio
Louis
Morin Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan 73% des Français sont favorables à une primaire à droite. 71% pour une primaire à gauche. Vous êtes favorable, vous, à l'organisation de primaire ? Eh bien, on déplaise les 73%.
J'y suis hostile parce que c'est un attrape-nigaud. Pourquoi ? Parce que le choix essentiel
de
celui qui va être au premier tour
est
fait par une minorité de Français, par un parti politique.
C
'est la privatisation du scrutin. Ça veut dire que vous confiez à une organisation partisane le choix d'organiser une sélection.
C
'est pas normal. Soit c'est une primaire à
l
'américaine. C'est pas la même chose. Ça s'étale sur 10 mois et c'est vraiment ouvert. Une primaire à l'américaine, moi, pourquoi pas ? La primaire de
la droite et
du centre, elle vous
est ouverte, par exemple ?
Non,
la primaire de
la
droite et du centre, elle
n
'est pas fondamentalement ouverte. Il faut l'autorisation de l'UMP pour des républicains pour y concourir quand vous n'êtes pas dedans.
Il faut l
'autorisation des
partis qui sont dedans.
Voilà. Donc ça veut dire que c'est une privatisation d'un scrutin. C'est un moyen de forcer la main des Français
et
d'éviter un premier tour. C'est-à-dire, c'est un moyen d'éviter la liberté de choix au premier tour.
C
'est un moyen d'éviter la dispersion des voix
au premier tour. Non, mais
les Français sont suffisamment grands pour choisir au premier tour. Si on fait des vraies primaires à l'américaine,
il n'y a plus de premier tour. C'est un moyen aussi de s
'assurer d'être présent au second tour parce que s'il y a une division au premier tour... C'est un
moyen de verrouiller le premier tour pour imposer aux Français toujours les mêmes. Soit la gauche qui a échoué, on a vu le résultat avec Hollande quand même. Bravo la primaire de gauche. Bravo le résultat. Et puis on a vu le résultat. On va voir le résultat là si on continue comme ça. Une fausse sélection. Juppé, Sarkozy, Fillon, Le Maire sont les mêmes.
Ils
ont gouverné ensemble. Ils ont fait la même politique. Ils ont le même logiciel. Ils ne changeront rien.
C
'est le paquet cadeau qui est différent. Et on trompe les gens. On va leur parler de ça toute la journée. C'est un concours de beauté. Mais le cœur est le même.
Moi, je propose,
je suis convaincu que les Français vont être écoeurés de cette primaire. Et vous verrez que nous allons pouvoir, je l
'espère, proposer autre chose. Nicolas Dupont-Aignan, les Républicains, ils vous ont appelé ? Ils vous ont proposé de rejoindre cette primaire ?
Certains m'ont appelé, oui. Certains m'ont appelé en disant ce serait bien, oui. En fait, ils voudraient que je fasse l'animation comme Montebourg a fait l'animation.
C
'est-à-dire faire croire qu'il
y a
des idées différentes. Qui vous a appelé ? Monsieur Solaire, on m
'en
a parlé. Pas de secret.
Il
voudrait que je fasse le mariole, le folklore. On invite Dupont-Aignan à la primaire, il dit l'Europe,
c
'est pas bien et puis à la fin, ce qu'a fait Montebourg. C'est ça. Mais moi, je ne suis pas un clown. Je ne
fais
pas ça pour eux. Je n
'ai
pas quitté l'UMP pour venir faire le tango avec des gens qui ne veulent rien changer. Donc, vous serez candidat seul.
Mais
vous verrez le moment venu. Mais je vous pose
la question. Vous serez candidat seul ?
Vous verrez le moment venu. Pourquoi vous ne voulez pas me répondre ? Parce que j'ai mon temps et c'est une décision qui m'appartient et je la donnerai au bon moment. C'est-à-dire au moment où je serai prêt. Et pour autant, là, vous allez organiser un tour de France. Vous allez voir des militants. Et oui, parce que nous avons eu à la suite des régionales, cher Louis Morin, beaucoup d'adhésions. Beaucoup de gens nous ont rejoints. Je vous rappelle que nous sommes le quatrième parti Debout la France dans presque 20 départements. Le cinquième parti dans 30 autres départements.
Il
y a beaucoup d'endroits, il y
a
plus de 2000 communes où nous avons fait plus de 10% des voix. Quand on fait un
tour de France. on
nous a toujours dit Debout la France, c'est un petit parti, il ne démarrera jamais, etc. On s'aperçoit aujourd'hui au régional que beaucoup de gens ont voté pour nous. Nous avons fait autant de voix
que
les
Verts et
que le Front de Gauche. Donc nous sommes dans les six premiers partis de France et je vais voir les militants, voir
les
équipes, les remercier de leur soutien. Quand on fait un tour de France, c'est qu'on est déjà un peu en campagne
?
Ah, vous êtes très perspicace, Louis Morin. On voit que vous êtes un grand journaliste. Et c'est pour ça que vous avez une belle émission.
Nicolas Sarkozy, son retour, qu'est-ce qui vous inspire
? Vous
avez lu son livre
? Pas
encore.
Vous
allez le lire ?
Oui, parce que j'essaye d'être ouvert sur les autres et de comprendre.
Moi,
je me souviens toujours de cette phrase d'Einstein qui est géniale.
Ce
ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui pourront les résoudre.
Voilà.
Ça résume tout.
Ce
week-end, séminaire du Front National, séminaire de réflexion des dirigeants du parti dans l'objectif de gagner un jour une présidentielle. Vous pensez qu'un jour le FN arrivera au pouvoir ?
Je
ne sais pas. Les Français sont libres, tout est possible. Vous le souhaiteriez
? Non,
puisque je propose une autre voie. Il
y a
une petite hésitation quand même. Non. C'est parce que je ne veux pas que vous me piégiez sur une éventuelle
annonce de ma part. Au cœur de ce séminaire entre ténors du FN, la dédiabolisation du parti est-elle en marche, la dédiabolisation du FN
? Je
pense qu'il y
a
eu une dédiabolisation déjà. Il faut le reconnaître. La preuve, c'est que Marine Le Pen a souvent repris des thèses et des propos que j'ai prononcés, d'ailleurs, que Philippe Séguin a prononcés, que d'autres. Et donc, je ne vois pas pourquoi je dirais que Marine Le Pen, c'est comme Jean-Marie Le Pen. Moi, j'essaye d'être un observateur attentif à ce qui se passe, à mes concurrents. Voilà. Maintenant, on a vu dans cette affaire
de
la région Nord-Pas-de-Calais, on a vu dans plusieurs cas que si le FN a beaucoup de voix, il lui manque quelque chose
pour
convaincre les Français. Il lui
manque à Nicolas Dupont-Aignan.
Cela prouve
que
le patriotisme que je propose avec tous ceux qui m'accompagnent à Debout la France, un patriotisme plus rassembleur, plus constructif surtout pour l'avenir, beaucoup plus réaliste sur les affaires économiques pour défendre notre économie, baisser les charges, ne pas faire de fausses promesses, est le seul, à mon avis, patriotisme qui demain peut gagner. Et je ne veux pas, si vous voulez, qu'on reste
dans
ce piège
où
le FN serait le meilleur ami ou le meilleur ennemi plus exactement du système et qu'il permette, comme on l'a vu dans la région Nord-Pas-de-Calais, de laisser le système gouverner.
Vous pourriez un jour être dans un parti commun avec Marine Le Pen
? Debout la France est différent du FN. Les gaullistes ont une histoire différente. Nous n'avons pas la même approche sur beaucoup de points. Il y a des points communs. Mais les choses
évoluent. Mais
pour autant, pour autant, regardez, pourquoi on ne pose pas la même question aux autres
?
Les Verts, les socialistes, l'UMP sont différents. Ils ont parfois des points communs. On ne leur demande pas à longueur de journée pourquoi ils ne
sont
pas ensemble. Eh bien, il peut y avoir
dans notre pays... Les Verts et le Parti
Socialiste, on leur demande parfois. Parfois, les Verts et le Parti Socialiste. Il peut y avoir dans notre pays plusieurs patriotismes. Il y
a
le patriotisme du FN, je ne l'ai jamais diabolisé, mais j'en propose un autre qui, je crois,
est
beaucoup plus à même de gouverner et de bien gouverner. Car il ne suffit pas de protester.
Il
faut reprendre en main les choses et le faire
correctement.
correctement. C'est ça l'enjeu. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan