54 milliards d’effort : "On ne résout rien en plumant les riches" estime Emmanuel Lechypre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 5:15OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas taxer les 81 milliards de dividendes des grandes entreprises ?
- 7:32OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français sont-ils réfractaires aux sacrifices ?
- 15:51OuverteRéponse partielle
Le Cornu est-il courageux avec son budget ?
- 18:16OuverteRéponse directe
Quelle réforme des retraites serait la plus efficace ?
- 18:55OuverteRéponse partielle
Les fonctionnaires ont-ils perdu 16% de pouvoir d'achat ?
- 19:36OuverteRéponse directe
Que proposez-vous pour réduire les dépenses de l'État ?
Temps de parole
- ?100 %
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Je me suis amusé à faire en gros le nombre de problèmes qu'on prétend résoudre en allant plumer les grandes fortunes avec la taxe duman notamment vous êtes vous êtes sur des sur moi j'ai trouvé au moins 20 problèmes qu'on prétend résoudre enumant les riches. Alors j'ai fait le calcul plus mon plus on l' plus mon plus mon plus mon tout on prend tout. Si si si si si si moi j'ai fait le calcul on prend tout on prend tout. Ça fait combien là ? Ça fait 8000 € par français. D'accord. Une fois que vous avez tout pris. Bon, est-ce que vous pensez que une fois qu'on aura plus de riches ? Bah oui, parce que rappelons que ça n'a jamais été en appendrissant les riches qu'on a rendu les pauvres moins pauvres. Ça n'existe pas. Alors, on a un premier ministre,
monsieur Sébastien Lecnu, qui a décidé de demander des efforts. Des efforts parce qu'il faut trouver 54 milliards. Combien ? Oh, plusieurs milliards, monsieur le directeur. Bravo. Des milliers. [musique] J'adore le même soir des milliers. Le chef du gouvernement propose un effort de 54 milliards. Alors, j'aime bien ça. C'est ce qu'il dit. Ces économies serviront à refroidir considérablement le moteur des dépenses. Alors déjà, c'est pas 54, c'est 45. Et c'est pas moi qui le dit, c'est le ministre du budget, monsieur Amiel, qui a dit en fait que sur ces 54 inverser les deux chiffres,
voilà sur [rires] ça, sur ces 54 milliards d'euros, il y a déjà 9 milliards qui ont été annoncés. C'est des mesures qui ont été lancées dès cette année. Donc déjà, on commence à nous la faire un peu à l'envers sur les chiffres. Donc il faut plutôt parler de 45. Mais bon, 45 milliards, on demande à tout le monde, dit-on, de faire des efforts. Les fonctionnaires avec le gel de point d'indice, les retraités, il y aura un effort à faire. On sait pas encore lequel. Euh ça correspondra un peu moins de 6 milliards. Donc ça sera soit la désindexation des pensions de retraite pour certains retraités, soit l'abattement des 10 %. On a déjà beaucoup parlé ici. Il y a également des efforts demandés aux collectivités locales, à la SQ et cetera. Est-ce que c'est vraiment à la hauteur de ce qu'il
faudrait faire euh ou bah on peut dire c'est déjà bien et bravo monsieur le Cornu, vous êtes courageux. Alors pour ça, pour essayer de comprendre l'enjeu, on a la grande gueule de l'économie sur RMC et BFM TV. notre ami éditorialiste Emmanuel le chiffre. Donc enfin, on a la prise de conscience et on y va à fond. Emmanuel, bah non, parce que c'est un peu toujours la même histoire qui qui se répète avec un budget qui est un peu bête et méchant. Et et quand j'aimerais, vous avez prononcé le mot effort tout à l'heure, j'aimerais que ce soit des efforts mais en fait ce sont des sacrifices, c'est-à-dire des efforts inutiles. Un effort, c'est quelque chose où vous dites "Allez, je me sers un peu la ceinture mais après ça ira mieux." C'est ce qu'on fait par exemple des pays comme
le Portugal, l'Espagne qui en ont bavé pendant quelques années et regardez aujourd'hui c'est les pays qui sont cités en modèle pour leur prospérité et cetera. Aujourd'hui, c'est des sacrifices qu'on demande. C'estàd qu'en gros, ça ne changera rien à la situation de dans un an. On est dans la même situation que il y a un an empire. Et donc c'est ça le problème, c'est que on ne règle aucun de nos problèmes de long terme. Et donc qu'est-ce qui se passe ? Il y a un an, le budget 2026, c'était compliqué comme de gravir le Mont-Blanc avec des baskets. Et ben là, cette année, on se retrouve à devoir gravir les VR avec des tongues parce que c'est encore pire dans un contexte international, encore pire. Donc là, on voit bien quelle est en fait la priorité de de ce budget. C'est intéressant tout
ce qui a été annoncé. Un, la priorité c'est vraiment de rassurer les marchés financiers parce que c'est vrai que ça commence à sentir pas bon. Il y a plein de signaux qui qui sont qui sont inquiétants. Priorité donc pour assurer les marchés financiers au détriment des priorités politiques qui sont d'essayer de trouver une majorité pour faire ce budget parce que je sais pas quelle majorité on va trouver sur la base du budget qui a été vaguement esquissé hier. Et puis priorité aussi sur les urgences sociales puisqu'on voit bien que ce budget il est orthogonal à toutes les aspirations et à toutes les demandes des Français dans une période de conjoncture difficile. C'est quoi un budget orthogonal ? Bah ça veut dire qu'il va à l'encontre, qu'il est complètement à l'inverse de ce
qu'attendent les Français en matière de soutien au pouvoir d'achat comme on pourrait attendre d'ailleurs et comme la politique comme les les bons principes de la politique économique l'enseigne. C'estàd quand vous êtes dans une période de conjoncture difficile en quasi récession, le rôle de la politique publique c'est plutôt de jouer le rôle d'amortisseur. Or là on est sur des politiques publiques qui vont plutôt aggraver la situation. Alors, c'est intéressant quand même de voir que l'année dernière, le Cornu s'est sauvé grâce à la gauche et au Parti socialiste et la suspension de la réforme des retraite. Là, cette fois-ci, moi j'ai l'impression qu'il tourne quand même plutôt vers sa droite parce que la gauche telquel peut pas voter un budget, d'ailleurs elle l'a déjà quasiment dit
qu'elle censurait le gel du point d'indice ou tout ça, ça ne passera pas. La CGT vend debout, il y a déjà une journée noire prévue à la fin du mois. Donc vers la droite et j'ai envie de dire même vers euh Marine Le Pen puisque il y a l'idée euh de d'instaurer un délai de carence pour le versement de certaines allocations étrangers. Donc je pense qu'il a entendu ce qu'a dit Marine Le Pen ce weekend àin Baumont qui laissait entendre que finalement elle préférait un budget imparfait plutôt qu'une loi spéciale et cetera parce que Olivier c'est même pas un sujet budgétaire. C'est dans le budget mais c'est absolument pas un sujet budgétaire. C'est c'est un signe c'est un signe qu'on envoie. C'est des cacahuètes. Oui, mais peu importe. Oui. D'accord. Oui. Mais donc c'est pour
ça que je dis c'est un sujet politique. C'est pas du tout un sujet budgétaire. Mais son problème il est politique le corn pas seulement budgétaire, il est deux, il est budgétaire politique. Oui. J'ai une question si je peux me permettre, il y a un sujet qui est pas cacahuète enfin qui permettrait pas d'avoir des cacahuètes justement, c'est les 81 milliards de dividendes que se sont pris les grandes entreprises. Pourquoi pas aller toucher là-dedans ? Pourquoi toujours le le salaire ? Pourquoi toujours aller taper sur le pouvoir d'achat des Françaises et des Français ? Pourquoi toujours aller essayer de trouver des problèmes au niveau de l'immigration alors que comme vous le dites, ce sera ce serait des cacahuètes. Alors, d'abord, il faut rappeler que les
81 milliards de dividendes qui ont été versées alors alors d'abord premier point, ce sont des dividendes qui sont versées par les entreprises françaises à leurs actionnaires. Mais ils sont super méga riches. Oui, mais il faut rappeler que il faut rappeler que les 3/4 il faut rappeler que les tris/4 déjà de l'activité de nos grandes entreprises françaises, elle est réalisée à l'étranger. Donc, ce sont des entreprises qui font des profits à l'étranger et il faut quand même se réjouir en partie que bah nos entreprises françaises plutôt réussissent et rémunèrent leur leur leurs actionnaires là-dedans. Après, qu'est-ce que vous voulez taxer ? Je veux dire, c'est des gens, c'est des boîtes qui appartiennent finalement à ils ont la FL, ils ont la flat taxe, ils
ont des avantages en fait que le moyen français n'a pas la flat taxe, c'est sur les revenus des particuliers, c'est sur les revenus les actionnaires de ces grosses wattes parce que on parle de Total par exemple mais je vous rappelle juste que Total n'est plus quasiment une entreprise française. Total c'est quasiment aujourd'hui une entreprise américaine qui est encore dirigée par un français qui essaie de faire ce qu'il peut pour maintenir le siège de Total en France. Mais arrêtons de croire que Total est encore une entreprise française. La majorité des actionnaires de Total sont des Américains aujourd'hui. Un problème d'ailleurs. Donc ce qui est un problème mais je veux dire quand on a ces ces ces dividendes en fait ils partent rémunérer les actionnaires de nos entreprises dans le
monde en ce que dis Sam c'est qu'on devrait un peu récupérer cet argent. Il faut rappeler c'est déjà taxé hein. Oui mais encore une fois prenez l'exemple de Total. Total ne fait quasiment pas de profit en France et et je vais vous dire même que Total paye déjà plus d'impôts en moyenne que n'importe quelle entreprise française puisque Total paye des impôts. C'est la règle internationale dans les pays où ils font du business et dans les pays où on extrait du pétrole, il y a plus de taxes. Mais je comprends quand même. Donc donc c'est ces dividendes c'est compliqué parce que c'est d'abord c'est pas des la plupart du temps, c'est pas des Français qui les qui les touchent. Quand c'est et les Français qui les touchent, ce sont souvent les salariés de ces entreprises.
Moi je voudrais que tu m'expliques quelque chose Emmanuel. Pardon, je te tue toi parce que on se connaît aussi en en dehors. Pardon, moi je vous vois voilà, on n'a pas la même complicité. Emmanuel, d'après d'après toi, pourquoi les Français sont si réfractaires à ce terme de sacrifice dont tu parlais tout à l'heure ? Parce que finalement pour moi, j'ai l'impression que les Français ben ont aussi contribué à la réalisation de de ce sacrifice. Pourquoi ? parce que tout à l'heure on a une discussion un peu houleuse sur le plateau, notamment sur le fait que les Français étaient quand même bien contents d'avoir trouvé l'État quand l'État devait amortir les crises et notamment le les gilets jaunes où cela leur a coûté 10 milliards à l'État et on était quand même bien
content à chaque fois avec ce pack d'urgence d'avoir ces aides. Pareil pour le Covid avec le chômage partiel, les aides aux entreprises, le PGE, tout ça où là aussi les Français étaient quand même bien contents de trouver l'État. Pareil avec le chèque énergétique. Alors pourquoi aujourd'hui je me dis les Français sont-ils aussi réfractaires à faire des efforts ? Parce qu'on voit bien que il y a une dette qui fait plus de 3500 milliards, que la dette a augmenté en 10 ans de 1300 milliards. Qu'est-ce qui fait que aujourd'hui on ne puisse pas nous français se dire ben oui, il faut qu'on se serre encore la ceinture ? Alors ce qui fait qu'ils sont réfractaires, c'est en partie parce que personne n'est capable en fait de leur tracer des perspectives. Et c'est ce que
je disais tout à l'heure, quand on vous demande de faire des sacrifices qui ne servent à rien, vous n'êtes pas pour. quand on vous demande de faire des efforts et en gros quand on vous trace une perspective, c'est-à-dire que quand vous avez un gouvernement qui vous dit voilà écoutez euh on a besoin de faire euh des économies, on a besoin de redresser nos comptes, on a besoin par exemple de redevenir un pays compétitif parce que euh le coût du travail est trop élevé et cetera et cetera. Ça va durer 3 4 ans, ça va être dur mais après on s'en sortira. C'est ce qu'on fait des pays encore une fois comme j'ai cité tout à l'heure l'Espagne, le Portugal, j'ai cité en partie l'Italie, ça a été le cas par exemple au Canada et en Suède. Et qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est qu'au bout de 3 4 ans, ces pays se sont redressés. Et je vais même vous dire le truc le plus extraordinaire, c'est que c'est un travail de l'OCDE qui le montre. dans tous ces pays quatre fois sur c les gouvernements qui ont imposé les mesures difficiles ont été [grognement] réélu et ce qui est paradoxal en France c'est qu'en fait on a une classe politique qui a tellement peur d'être battu de contrarier les Français de prendre des décisions qui les irritent parce qu'on ne veut pas leur expliquer et vous êtes en même temps avec la classe politique donc qui protège le plus les électeurs et les électeurs qui méprisent le plus la classe politique. Il y a pas un pays où la classe politique est plus méprisée parce que c'est toujours mêmes qui prennent. Je pense que c'est le
sentiment que les Françaises et les Français ont toujours sur le salaire, c'est toujours sur leur pouvoir d'achat. C'est jamais sur les plus grandes fortunes, c'est jamais. Alors attends, il y a quand même un point, c'est que si tu veux, moi je me suis amusé à faire euh en gros le nombre de problèmes qu'on prétend résoudre en allant plumer les grandes fortunes avec la taxe duman notamment avec la tax. Vous êtes vous êtes sur des sur moi j'ai trouvé au moins 20 problèmes qu'on prétend résoudre en plumant les riches. Alors j'ai fait le calcul. Plus mon plus on l' plus mon plus mon plus on l' tout. On prend tout. Si si si si si si. Moi j'ai fait le calcul. On prend tout. On prend tout. Ça fait combien ? Ça fait 8000 € par français une fois que vous avez tout pris.
Bon est-ce que vous pensez que une fois qu'on aura plus de riches ? Bah oui parce que rappelons que ça ça n'a jamais été en appendvrissant les riches qu'on a rendu les pauvres moins pauvres. Ça n'existe pas. Il y a pas d'exemple. à l'échelle de l'histoire. Donc une fois que vous avez plus tous ces riches, plus tous ces entrepreneurs et cetera, ça fait 8000 par français. Est-ce que vous résolvez tous les problèmes des Français avec ça ? Non. Donc moi, je veux bien qu'il y ait effectivement des ajustements à faire [raclement de gorge] sur la sur la lacation des riches et cetera. Je vous renvoie quand même pour les fans de la taxe Zucman. Il y a un papier absolument délicieux qui est sorti dans la la publication de l'OFC sur l'économie française en 2026 qui est
très intéressant parce que c'est un papier de gauche. Donc c'est une critique de gauche de la taxe Zucman qui est absolument passionnante. C'est un des meilleurs papiers critiques qui existe sur la taxe Zukman. Si entier, vous voulez crer la taxe du CRAM. Dans un instant, on continue de discuter avec Emmanuel Lechi parce qu'en plus on a une réunion de crise qui commence à l'Élysée he tous les partis politiques sont reçus [musique] en ce moment par le président de la République. 54 milliards d'efforts, c'est ce que souhaite faire Sébastien le Cornu qui va payer dans un sens, on sera avec Bertrand et du côté des Pyrénées Atlantiques, il a son mot à dire parce que nous sommes tous concernés. Est-ce que le Cornu est courageux ? Le premier ministre Sébastien Lecnu pardon [musique] est-il
courageux ? Emmanuel le chip reste avec nous. Question à venir. Sandrine Pégan, Jean-Lou Bonami et Samedir. On a j'ai Bertrand qui est là qui attend. Bonjour Bertrand. Bonjour. Bienvenue. Donc est-ce que Sébastien Lecornu c'est monsieur Courage, premier ministre Courage ou pas avec ses 54 [rires] milliards ? Quel foutage de gueule. Euh non, c'est pas ministre courage comme d'habitude. On tape toujours sur les mêmes. On prend on tape sur l'assurance chômage, on tape sur les retraités, on tape sur la sécurité sociale. Euh tapons là où il y a l'argent. Euh alors, j'ai entendu Manu le Chypre tout à l'heure, j'ai bondi dans ma voiture, je crois que je m'en suis cogné la tête tellement j'ai bondi. Papier sur la taxe Zucman d'un papier d'un journal de gauche. On parle de
quelle gauche ? La gauche caviar de Hollande, la gauche sociale. La vraie voilà, c'est parce que moi je pense que la taxe duman à la base c'était une bonne idée. Quand vous parlez de plumer les riches, mais les riches n'ont jamais été aussi riches que maintenant. Euh, il y a ils n'ont jamais eu autant de pognons. Alors, on veut chercher l'argent ben embauchant des gens. Alors, plutôt que de virer des fonctionnaires en embaucht des fonctionnaires pour aller traquer la fraude sociale, pour aller traquer la fraude fiscale, le CICE, aucune contrepartie de demander aux entreprises. Je vous entendais tout à l'heure, vous disait il faut aider les entreprises mais on narrête pas d'aider les entreprises avec le CIC, le crédit d'emplo recherche, les les tout tout ce qu'on peut leur trouver comme
système pour pour alléger les charges et tout ça. Et ils sont jamais contents, ils sont il y en a jamais assez à l'arrivée. Qui c'est qui paye ? Nous, c'est nous les salariés qui payons. Enfin, moi je suis en profession libérale, je vous parle même pas des taxes que l'Ursaf, la Carpino, le truc de retraite [grognement] et tout. Je vous en parle même pas. On se fait défoncer. On se fait défoncer et derrière la sécurité sociale nous rembourse de moins en moins. Alors, on fait comment ? les salaires ça augmente pas, il y a rien qui augmente et on a des riches toujours plus riches, plus riches, plus richeu, tapons tapons sur le le arrêtons de taper sur le travailler, tapons sur le capital un peu sur le sur la finance, c'est le pognon, il est là, il est dans
la finance, il y a des milliards et des milliards qui tournent dans la finance. mais tapons là-dedans quoi. C'est ce que je disais. Alors Emmanuel, alors euh je peux me permettre Bertrand euh ton accent enfin ton accent, tu tu passeras le bonjour à tous mes copains de Saint-Étienne de Baigoryi là parce que je vois que [rires] voilà et je pense qu'on a et je pense qu'on a des copains communs parce que j'ai des copains infirmiers aussi près de près de chez toi. Euh donc non mais alors bon, taper les riches. Encore une fois, il faut voir est-ce que c'est à la hauteur des enjeux. Euh moi je veux bien qu'on taxe davantage les riches, mais euh encore une fois, on va aller chercher quelques milliards. Regardez même la taxe Zukman. Tu tu Alors la taxe Zukman,
le papier dont dont je parlais, c'est un papier qui est fait par des économistes euh sérieux euh et cetera, qui la critique d'un point de vue d'économiste. Donc il faut l'entendre. Après qu'on qu'on trouve un moyen de taxer davantage, pourquoi pas ? Mais moi je suis d'accord pour taxer les revenus. Je dis là où je dis attention, c'est quand on commence à taxer l'outil de travail parce que l'outil de travail, il profite à tout le monde. Il faut oublier, il faut pas oublier qu'il appartient à des entrepreneurs qui ont besoin des salariés pour travailler et que appauvrir euh et fragiliser un entrepreneur, c'est de toute façon appauvrir des salariés. Donc sur les revenus, Oui. Sur tout ce qui touche au capital et cetera, moi je dis attention, c'est très coûteux parce que le problème
c'est que euh une usine qui est pas créée en France, on la voit pas. Euh personne va défiler devant des entreprises qui se sont pas créées pour sauver des emplois qui ont été créés ailleurs. Donc moi je dis attention, c'est la c'est la limite. Et puis encore une fois, on peut pas sur tous les problèmes solliciter euh le la taxation des merci d'être intervenu Jeanlou Bonami. Non mais c'est intéressant ce que tu disais parce que tu parlais justement des pays qui ont fait des efforts et justement parce que leur classe politique avait su tracer un cap et d'ailleurs tu as dit que quatre fois sur 5 les gouvernements qui avaient demandé des efforts étaient réilus. C'était très intéressant. Bon, il y a un contreexemple minoritaire statistiquement, mais c'est Schreuder en
Allemagne. Il réforme l'Allemagne et il est battu. Et ça peut-être aussi que les politiques français qui regarde beaucoup vers l'Allemagne l'ont l'ont en tête. Moi, je pense que le problème là, ce qu'on voit sur le budget, il est aussi politique. Politique d'abord, on narrive pas à avoir de majorité. Donc si je voulais tracer un cap pour les Français, je proposerai de réformer le système électoral, d'en finir avec le système des législatives à deux tours, d'avoir un système à l'anglaise à un seul tour qui permet d'avoir des rats de maré en faveur d'un parti et d'avoir une majorité très claire. Moins en Grande-Bretagne quand même. C'est moins le cas. Mais ça reste toujours beaucoup plus le cas qu'en France. Même encore aujourd'hui, ils ont quand même des majorités beaucoup plus
nettes. Tu as pas [grognement] tout le, excusez-moi l'expression, mais tu as pas tout le bordel qu'il y a en France désormais. Ambi 4 républ. Voilà cette ambiance 4e République. Donc système à un tour des majorités très massives et très nettes. Plus besoin de négociation. Deuxièmement, je pense également sur la question des retraites. Si le cornu était vraiment courageux parce que c'est la question qu'on se pose, et ben il aurait pas sacrifié la seule et unique réforme de l'air Macron qui était la réforme des retraites. Et on mettrait la retraite à 67 ans comme dans les autres pays européens. Et là, il y a quand même une grande partie de tes problèmes de dette qui seraiit réglé parce que quand même l'essentiel de la dépense, c'est la dépense sociale en France. pour les retrait.
Non, juste pour rappeler un ordre de grandeur, hein, euh par rapport par rapport à il y a une vingtaine d'années, la dépense publique a augmenté de 11 points euh de PIB. Sur ces 11 points de PIB, il y en a quasiment 10 qui n'ont servi qu'à financer les retraites. Voilà. Donc, en général, en général, quand vous avez un problème, qu'est-ce que vous faites ? vous commencez par vous attaquer aux causes principales de ce problème et pas à toutes les petites causes annexes. Or là effectivement, je trouve compliqué de redresser durablement nos finances publiques sans adresser cette question des retraites. Donc oui, elle est incontournable la question des retraites mais il y a plein de façons de la poser euh différemment. le excusez-moi de la pauvreté du débat
intellectuel sur sur sur les retraites. Il y a des tas de façons dans lesquelles on pourrait optimiser l'âge de départ à la retraite, les conditions de départ à la retraite. Moi, je suis fasciné quand même par le fait que on se dit "Allez, les Français, ils veulent arriver à la retraite le plus tôt possible et ça c'est spécifiquement français." Mais ce qui est juste spécifiquement français, c'est que ces salariés français qu'on a beaucoup moins bien formé que les salariés à l'étranger, ils en ont marre de faire le même boulot depuis des décis. Et donc ce qu'ils aspirent, c'est pas à partir à la pêche ou faire du tricot. Ils aspirent à avoir une nouvelle vie. Regardez par exemple euh les associations, elles fonctionneraient jamais en France s'il y avait pas tous
les retraités. Donc il y a un gaspillage de capital humain qui est considérable, qui est délirant mais jamais on aborde les questions par ce par ce prop. Il y a aussi les les fonctionnaires, pardon, je un mot sur les fonctionnaires parce que on dit souvent que l'État est un mauvais employeur mais enfin là c'est quand même flagrant. Donc là, on va geler le point d'indice. C'est ce que veut Sébastien le Cornu. Les fonctionnaires ont perdu plus de 16 % de pouvoir d'achat depuis 2017 avec tous ces gle d'achat. Non. Oui. Oui. C'est le chiffre. Il y a deux choses. Oui, mais on va apporter une précision. Alors, il y a le point d'indice. Le point d'indice, c'est la base de la grille salariale des fonctionnaires. Et ça, c'est vrai que effectivement, il y a bien 16 points de perte de pouvoir
d'achat avec Oui, mais sauf que le la rémunération des fonctionnaires, c'est pas que le le point d'indice. Il y a a il y a des primes, il y a de l'avancement, il y a de la il y a de l'ancienneté et cetera. Si tu prends le salaire réel tout compris des fonctionnaires, il est en baisse de 0,5 % et pas de 16 % sur la période avec quand même beaucoup d'agents qui sont en dessous du SMIC. Alexandre, bonjour. Oui, bonjour. De haute Garon, vous allez-y, on parle de Sébastien le cornu, des efforts à faire. Qu'est-ce que vous en dites ? Ah mais déjà, il devrait commencer par eux-mêmes, c'est-à-dire ne pas se payer tous les mois pour commencer vu que l'entreprise France est en faillite ensuite ou payer au résultat. Ah non, là il faut là ils sont en moins donc c'est pas compliqué. il on il se
paye pas après tous ces cabinets de conseil là qui sont en en double en triple et tout ça on le supprime ça va être très vite régler l'histoire et remettre les gens au travail les inciter à travailler tous les jours plutôt que de rester à à bader la sac à vendre de la drogue et compagnie et après par contre après il faudrait voir monsieur le cornu il va falloir lui demander pour 2027 s'il va nous fournir un kit de vaseline pour pour nous aider parce que là ça va être compliqué l'année 2027 je pense. Déjà, ils sont en train de nous voler avec le gasoile que les gens qui travaillent, la France qui travaille est en train de se faire voler et personne ne dit rien. Ça commence à être folklorique cette histoire là. Mais alors réponse à Alexandre. Non, mais très clairement, la France
aujourd'hui maltraite très largement les petits salariés, les artisans, les commerçants. Regardez le cas avec les pêcheurs qui se font quand même enflés depuis depuis des années. Donc voilà, le sujet des fonctionnaires, il est assez simple en fait. C'est-à-dire que vous avez des fonctionnaires qui sont au contact du des des usagers qui sont tous popérisés. Oui. Mais au-dessus de ces fonctionnaires, vous avez ce que moi j'appelle des bureaucrates. Oui. Qui sont présents dans des proportions bien supérieures à ce qu'on a à l'étranger. Prenez l'hôpital par exemple, vous avez les infirmières qui gagnent 1500 balles et au-dessus d'elles, vous avez toute une pléor de bureaucrates qui sont là pour faire tourner et gérer la complexité administrative réglementaire et fiscale
qui gagne deux ou trois fois plus. Donc c'est là en fait où les Oui mais c'est irreformable parce que c'est très bien pourquoi c'est irreformable parce que ceux qui doivent tailler dans dans le vif sont même issus de la bureaucratie. Pardon mais regarde regarde qui se présente. 2027 Édouard Philippe est unarc par exemple. Je prends lui hein. Mais c'est pas Édouard Philippe. Gabriel pas fait Édouard Philippe a fait tu vas demander à des bureaucrates. On avait pensé qu'Emannel Macron même s'il était cite tout cela justement allait renverser la table parce qu'il venait il était en fait un éénarque défroqué. Bon ben finalement on s'est rendu compte essayé. C'est pour ça qu'aujourd'hui on vers Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Sûr. Oui je suis d'accord. Sarkozy avait
promis il l'a pas. Mais SarkoZi alors Sarkozi on se disait lui il est pas du serrail, il est pas voilà il a pas réussi. Hollande qui lui était du serrail, il a pas réussi. Et euh ma ou mais c'est pas forcément ce niveau tu sais très bien que gent la France sont surtout les pays là où les pays dont on a parlé tout à l'heure euh et qui se sont vraiment redressés après des efforts ont réussi, c'est qu'ils ont traité ce genre de problème. C'est sûr que si on refuse de traiter ce genre de problème et de refuser de voir qu'il y a des poches de strat dans l'administration où vous avez des surffectif pour gérer des surréglementations et cetera qui coûtent des fortunes au détriment de tout ce qui est action sur le terrain du des agences ou des agences aussi qui sont payées inutilement.
C'est exactement la même chose. Mais notre auditeur il avait totalement raison. Oui mais les candidats qui promettent un état fort en fait il faut traduire un état de bureaucrate parce que c'est ça en France quand on dit état fort c'est pas l'état efficace. qui met plus de policiers d'infirmiers ou de prof c'est l'état qui met plus de de bureaucrat parce que j'entends les vp c'est que si on prenait pas les français pour des crétins, on leur expliquerait qu'aujourd'hui on peut on pourrait avoir un service public beaucoup plus efficace de bien meilleure qualité et et qui ne leur coûterait pas plus cher est-ce que c'est pas finalement l'intelligence artificielle qui va se charger de tout ça elle est où dans le débat là pour le moment non mais bien sûr mais elle y est pas
mais concrètement elle arrive dans les boîtes sachant qu'en plus mais encore une fois pour les robots hier disait qu'ait des robots qui vont remplacer les immigrés. C'est vrai ça. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on pourrait vendre un scénario désirable de la France dans 5 ans 10 ans avec une vision positive de la transition écologique, une vision positive de l'utilisation technologie. Voilà, c'est pas désespérant. RMC, les grandes gueules.
Sébastien Lecornu