Budget, union des droites, procès... La conférence de presse de Marine Le Pen en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors maintenant, vous me posez la question sur le budget Frankenstein, par définition si vous voulez, j'ai envie de vous dire, c'est inhérents à l'exercice, c'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez trois blocs et qu'un certain nombre d'amendements sont votés par deux blocs contre un, ou le bloc 1 et 3 contre le deuxième, évidemment on se retrouve avec une vision, enfin un budget qui va ressortir, voilà, avec des mesures qui sont peut-être pas obligatoirement toutes cohérentes entre elles, ça me paraît être une évidence mais c'est comme ça, c'est la règle du jeu si tant est qu'encore une fois il y a un vote à la fin et c'est là en réalité que mon inquiétude s exprime. On prend une première question de Frédéric Delpech juste derrière. On va passer le micro.
Frédéric Delpech pour LCI TF1. Madame Le Pen, on a le sentiment donc que Sébastien Lecornu a fait le choix de tendre la main au Parti Socialiste pour trouver un accord sur le budget, négocier un compromis, notamment sur une taxe Zuckman ou une taxe allégée. Vous regrettez d'abord le choix de ne pas tendre la main vers vous pour boucler le budget de la part du Premier ministre ?
Et d'autre part, comment vous percevez la possibilité d'un compromis, d'un accord entre le gouvernement et le Parti socialiste sur une mesure fiscale ? Alors il a fait plus que tendre la main. Il a ouvert son cœur aux partis.
Il a ouvert son cœur au Parti Socialiste. C'est une véritable histoire d'amour à laquelle nous assistons. Mais en l'espèce, cette histoire d'amour s'exprime dans énormément de facilitation faite par le gouvernement aux réclamations du PS.
Probablement, la seule où ce ne sera pas le cas, c'est précisément la taxe Zuckman, en réalité. Puisque si j'en crois la porte parole du gouvernement, il n'y aura taxe Zuckman, ni hard, ni light. Donc il semblerait que le gouvernement soit sur la même ligne que nous sur ce sujet.
Mais il y a eu d'ores et déjà, je pense, à destination du PS, un certain nombre de compensations. Pour l'instant, ce qui a été voté objectivement et dans un certain nombre de mesures, n'est pas honteux. Contrairement au hurlement du gouvernement, l'attaque sur les multinationales...
Enfin, c c'est même pas une taxe d'ailleurs. La gauche a tort de parler de taxe, c'est pas une taxe. La lutte contre la fraude que constitue une optimisation fiscale qui vise en réalité à échapper à un impôt qui a été voté hier.
C'était dans le programme du RN par ailleurs depuis un certain nombre d'années et c'est tout à fait cohérent et tout à fait légitime si vous voulez. Quand McKinsey fait des bénéfices en France, des bénéfices au passage grâce à l'État, ce qui est peut-être encore une circonstance aggravante et va projeter ces bénéfices dans le Delaware pour payer zéro IS en France et évidemment zéro dans le Delaware parce qu'il n'y a pas d'IS, on voit bien qu'il ne s'agit pas là de taxer. Il s'agit juste de faire respecter la loi.
Et Et puis, accessoirement, l'éthique et la morale. Pourquoi pas ? Après tout, il n'y a pas de raison de ne pas en impulser aussi un peu à l'égard des multinationales.
Donc, moi, si vous voulez, il y a des tas de choses sur lesquelles nous n avons opposées, notamment le super IS. Ils ont rajouté 2 milliards, je pense, pour faire plaisir au PS, peut-être pour faire passer a priori le refus de la taxe Zuckmann. Mais bon, on verra bien ce qui sortira de tout ça.
Je voudrais juste rappeler une chose pour un certain nombre de journalistes que j'entends sur les plateaux. Dire depuis une semaine, oh là là, c'est horrible, les serial taxeurs, il y a un impôt par jour, ils inventent des impôts de partout. On est sur les recettes.
Donc à un moment donné, je veux bien tout ce qu'on veut, mais c'est sûr qu'on est quand même un peu obligé de discuter impôts. Pardon, donc il ne faut pas quand même nous en vouloir de choses qui sont assez naturelles. Il est assez naturel de discuter, en l'occurrence, des impôts.
Et nous, nous discuterons bien entendu assez rapidement des dépenses, qui est aussi un élément politiquement extrêmement important. Alors les dépenses viendront effectivement éventuellement ensuite, ce qui supposerait que le parti recettes soit adopté, ça vous semble envisageable ? Ben non parce qu'en réalité, oui enfin non je suis une optimiste pas tentée mais là franche, là c il faudrait vraiment faire preuve d'un excès d'optimisme en effet On va continuer à faire circuler les micros dans la salle pensez bien à rappeler votre nom et votre média pour que tout le monde sache qui pose les questions Sophie.
Sophie Dupont pour BFMTV vous l'avez un petit peu abordé déjà en introduction, mais le vote qui était prévu mardi du coup du PLF va être repoussé après l'examen du PLFSS. Comment vous analysez ce changement calendaire ? Est-ce que pour vous il y aura un vote à la fin ?
Et quelle est votre analyse de ce report ? Il n'y a pas de changement calendaire. C'est juste qu'il y a un nombre d'amendements qui ne permet pas d'aller au bout du texte.
Voilà, c'est aussi simple que ça. On est à une moyenne de 10-11 amendements par heure. Bon, il en reste encore, je ne sais plus, 1000 et quelques.
Voilà, ça n'avance pas assez vite, c'est quoi ? C'est en tout cas évidemment mon inquiétude. Ma très grande inquiétude, c'est que nous ne puissions pas arriver à un vote.
Jean-Michel. Oui, bonjour, Jean-Michel Lamy, nouvelle économiste. Vous paraissez très décontracté sur le déroulement de ce budget.
Mais enfin, vous avez aussi une responsabilité. Comment ça se passe pour vos propres mesures ? Est-ce que vous en reconnaissez, que vous avez pu réussir à faire voter, que l'on s'y reconnaisse ?
Et ensuite, comment vous qualifiez votre propre ligne ? Alors les gens vous accusent de néolibéralisme, les autres de socialisme. Bon, dites-nous où vous en êtes et surtout comment vous allez aider à éviter ce qu'un de vos collègues a tout à l'heure appelé le sabordage, ça vient du modem, le sabordage du débat budgétaire ?
Alors d'abord je ne me sens absolument aucune responsabilité pour une raison simple, c'est que je crois que la cible du nombre d'amendements qui avaient été, je mets tout ça entre guillemets parce qu'encore une fois c'est une liberté, vous le savez constitutionnelle, mais attribuée au Rassemblement national, c'était je crois 550 amendements à peu près, nous en avons déposé moins de 250 donc nous sommes le groupe qui a déposé le moins d'amendements par rapport au nombre d'amendements qu'il pouvait déposer, donc au contraire nous avons vraiment participé à faire en sorte qu'il y ait une modération en matière d'amendements, précisément pour aller jusqu'au bout du texte. Moi je note que l'extrême-gauche qui passe sa vie à dire qu'il faut absolument accélérer, multiplie les suspensions de séance. Donc c'est une technique que je ne connaissais pas et qui consiste à ralentir pour accélérer.
J'ai du mal à comprendre comment ça fonctionne, mais je note qu'il parle énormément, il demande la parole en permanence, il s'exprime à tout bout de champ, parfois plusieurs fois de suite et qu'avec le gouvernement, ils sont ceux qui font perdre le plus de temps en fait dans l'analyse de ce budget. Oui, il y a un certain nombre de choses que nous avons votées, d'ailleurs quand vous voyez la tête de M. Lescure, vous vous rendez compte, ça ne lui fit pas extrêmement plaisir et qu'il participe du programme qui est le nôtre.
C'est le cas, je vous l'ai dit, sur en fait cette lutte contre la fraude parce que c'est une forme de fraude de la part de multinationales. Nous avons fait voter le remboursement du crédit impôt recherche en cas de délocalisation, qui est une proposition du Rassemblement national, qui au grand dame du ministre de l'Economie a également été voté hier donc voilà il ya des choses qui vont dans le bon sens il y en a d'autres qui à notre avis vont dans le mauvais sens mais c'est la règle du jeu de la démocratie voilà c'est la règle du jeu ce Ce qui est dommage, si vous voulez, c'est que moi je considère qu'il y a bien sûr une problématique de consentement à l'impôt aujourd'hui dans notre pays. Mais il y a, je le plaide depuis des années, surtout un énorme problème de consentement à la dépense.
C'est-à-dire que les Français ne sont plus d'accord avec la manière dont on dépense leur argent. Et je crains que cet aspect du débat soient totalement amputés. Justement, vous faites beaucoup de propositions comme les autres groupes sur les dépenses.
Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de voter la partie recettes pour au moins commencer à débattre des dépenses ? Ce qui ne veut pas c'est-à-dire adopter ensuite l'ensemble du budget. Vous faites des propositions, notamment sur ce que vous appelez les dépenses inefficaces, l'immigration, etc., dont certains contestent la réalité ou en tout cas la faisabilité.
Est-ce que vous estimez qu'il serait utile de pouvoir débattre de cette partie dépenses ou est-ce qu'après tout, ça va passer par pertes et profits comme l'an dernier ? Non, je viens de vous dire exactement l'inverse, mais encore une fois, je ne me sens aucune responsabilité et nous Nous ne nous sentons collectivement aucune responsabilité dans la manière dont le temps s'écoule dans le cadre de ce débat budgétaire. Mais je note qu'au travers de ce débat budgétaire, en tout cas celui qui a eu lieu hier, avant-hier, aujourd'hui, etc., on s'aperçoit qu'on découvre des choses qui sont positives.
M. Lescure, hier, nous expliquait que c'était catastrophique parce que, justement, cette lutte contre le contournement fiscal des multinationales, ça allait entraîner 20 milliards supplémentaires. C'est bien, ils admettent donc qu'il y a 20 milliards, en fait, qui sont dans la nature et qui sont distraits par des multinationales du budget français.
Chouette, bel aveu, merci beaucoup. Et donc on était encore plus contents de le voter, en fait. Est-ce que comptait ce que le gouvernement, en l'occurrence, c'est la faisabilité technique en raison de conventions fiscales avec un certain nombre de pays ?
Pour vous, c'est superfétatoire comme argument ? Ah ben totalement. C'est totalement superfétatoire.
Mais de toute façon, quoi que vous puissiez proposer, ils ont toujours un argument pour vous expliquer qu'en réalité, c'est pas possible. Là, on sort d'un questionnement sur la baisse de...
Enfin, c'est pas la baisse de l'IS, d'ailleurs. C'est l'augmentation du seuil de l IS réduit pour les TPE-PME. Et Mme de Monjaël vient de nous expliquer que c'était dramatique parce que tous les artisans commerçants qui seraient frontaliers verraient des artisans commerçants du pays d'à côté venir s'installer pour leur faire concurrence.
Enfin, je veux dire, ils ont une imagination pour trouver des argumentations, pour essayer de s'opposer aux amendements qui sont proposés et qui me paraissent pour le coup de bon sens, qui sont juste ahurécents. Beaucoup d'imagination dans ce domaine. Oui, bonjour, Gabriel Bourovitch, Agence France-Presse.
Juste pour bien clarifier votre position, puisque vous présidez le premier groupe d'opposition. S'il devait y avoir un vote, puisque c'est bien le but de ces débats, est-ce que par principe vous voterez contre, puisque vous êtes dans l'opposition ? Est-ce que l'abstention reste une option ?
Même question pour le PLFSS, puisque votre président délégué, Jean-Philippe Tanguy, a suggéré qu'après tout, vous pourriez vous abstenir s'il y avait une suspension de la réforme des retraites ? Contre ou abstention sur les deux textes — Nous verrons sur le PLFSS. Ça dépendra de ce que nous obtenons, pour le coup, entre l'abstention et le vote contre.
Là, sur le PLFSS, je vois pas bien comment on pourrait s'abstenir. Parce que pour le coup, les choix qui sont faits et qui sont faits de manière collective et qui sont faits de manière démocratique, mais ne correspondent pas, vous le voyez bien, à la vision que nous avons exprimée dans le cadre de la présentation de notre contre-budget. Je note d'ailleurs que bien souvent, par un effet d'argument d'autorité, j'entends parfois des journalistes dire ou écrire, typiquement sur la contribution à l'Union européenne, mais c'est n'importe quoi, 1 milliard et demi, d'où ça sort.
Ils peuvent peut-être demander s'ils n'ont pas compris et s'ils ne savent pas, ils peuvent demander. On leur répond extrêmement calmement et gentiment et de manière très précise. Je trouve qu'il y a une manière d'aborder les propositions des uns et des autres qui sont parfois, de la part de certains médias, méprisants.
Nous ne sommes pas des idiots, nous sommes des gens instruits, nous travaillons beaucoup, je crois. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de mouvements, d'ailleurs de groupes qui ont présenté des contre-budgets détaillés, précis. Certains le font de manière systématique, c'est notre cas, c et c'est, je crois, le cas de la France insoumise.
Mais pour le reste, je n'ai pas vu non plus grand-chose. On ne peut pas dire que le PS soit un contre-budget. Il y a 4 propositions.
Bon, c'est quand même un contre-budget très restreint. Voilà, on travaille, on a des positions, on les défend et je pense qu'on gagnerait à pouvoir, avec les médias aussi, avoir des relations de travail, d'explications qui permettent d'éclairer en fait les électeurs, les français, les contribuables sur les choix qui sont ceux des uns et des autres. Vous dites ça dépendra de ce qu'on obtiendra, est-ce que en disant il y a au début du mois d'octobre que vous censureriez tout ?
Vous n'êtes pas privé d'une certaine...
Ah non c'est pas tout, c'est tous les gouvernements. Mais bon, ce qui fait peser quand même une menace assez forte sur le gouvernement, le corps nu ou le gouvernement quel qu'il soit, est-ce que vous n'êtes pas privé d'une possibilité de peser. L'an dernier, à la même époque, Michel Barnier avait assez clairement assumé de vous faire des concessions sur les questions budgétaires.
Est-ce qu'avec une position très dure d'entrée, vous n'êtes pas privé de de cette capacité, d'essayer de peser un peu. On pèse pas mal, là ! Par les votes, mais au final...
Je rappelle qu'à peu près tout ce qui est voté l'est grâce à nous. Enfin, je veux dire, j'entends...
On n'est quand même pas dupe du cinéma de la France insoumises. Ah mon dieu, mais quelle horreur le Rassemblement National ! Oh là là, ils sont terriblement méchants.
On veut rien avoir à faire avec eux, mais enfin, à chaque fois qu'ils déposent un amendement et que l'amendement est voté, c'est grâce aux voix du Rassemblement National. Voilà, je veux dire, ça c'est une réalité que je rappelle. Donc stop au cinéma, quoi !
Je dis ça. Donc nous pesons. Maintenant, j'ai Barnier, il proposait 40 milliards d'impôts supplémentaires.
On est contre ? Voilà, c'est aussi simple que ça. On est contre.
Donc moi, si vous voulez, les promesses consistant à dire « on va retirer quelque chose qu'on n'a pas encore mis », parce que c'était ça en fait, Barnier. M. Berrou a fait à peu près la même chose, d'ailleurs.
On envisage de dérembourser des médicaments. Bon, on désenvisage de dérembourser des médicaments. Oui, d'accord, mais vous ne l'aviez pas fait pour l'instant.
Donc en réalité, vous me vendez du vent, vous me donnez un cadeau qui n'en est pas un. Bon, certes, nous avons protégé les Français de cela, mais on ne peut pas dire qu'il y ait eu un bénéfice sur, par exemple, les 40 milliards qui étaient annoncés. Donc, voilà, nous sommes en opposition avec cela, nous le disons, nous l'avons censuré parce que nous trouvions que c'était inadmissible.
Je note d'ailleurs que, n'étant pas à une contradiction près, les LR n'en manquent pas non plus de Parce qu'aujourd'hui, ils viennent dans l'hémicycle dire « Mon Dieu, mais quelle horreur ! Il y a 500 millions qui ont été votés d'impôts supplémentaires. » Mais enfin les 40 milliards de plus de M.
Barnier, ça ne les dérangeait pas manifestement. S'il y avait 40 milliards de plus de droite, donc ça c'est admissible. Et puis quand c'est de l'autre côté, ils trouvent que ça n'est pas admissible.
Nous on essaye d'être totalement cohérents, de ne pas être sectaire. Je crois qu'on l'a démontré depuis des années maintenant. Quand il y a des amendements qui nous apparaissent positifs, nous les votons.
D'où qu'ils viennent ? On se moque de savoir si ça vient de la France insoumise, des écologistes, des socialistes, ça n'a aucune importance en ce qui nous concerne. Quand nous considérons que c'est mauvais, nous y opposons.
Et quand nous pensons que c'est améliorable, nous amendons. Je trouve que c'est ça le travail parlementaire. Et si tout le monde faisait ça de la même manière que nous, croyez-moi, les choses seraient peut-être un peu plus faciles.
Vous n'imaginez pas de gouverner avec la France insoumise je suppose. — Non, pas du tout. Ce n'est pas ce que je dis.
Je dis que refuser de voter un amendement qui peut potentiellement aller dans le sens des intérêts des Français au motif que ça vient d'un tel ou un tel, c'est le niveau zéro de la politique. Mais écoutez les débats. Moi, j'ai été frappé hier.
Je veux dire, ce n'est même pas la cour d'école. C'est pire que ça. Ah ben ils ont voté ensemble.
Vous savez, quand on était petits, on faisait comme ça. Ah ben...
Bon, enfin, qu'est-ce que c'est que ça ? On en est là, dans notre pays, notre grande démocratie, à entendre le bloc centrale reprochait à l'EFI d'avoir eu son amendement voté par le RN ou le RN, d'avoir voté un amendement de renaissance. L'EFI dit « Ah, voyez, vous êtes en collusion ».
Mais enfin, c'est grotesque. Le principe, c'est que dans cette assemblée, il y a trois blocs. Donc de toute façon, tout ce qui est voté l'est par au moins deux blocs sur trois.
Donc est-ce qu'on va continuer comme ça, ce débat de cours d'école où est-ce qu'on travaille sérieusement ? Voilà. C'est juste ça.
Je trouve que c'est assez pathétique à regarder. Vous dénoncez les discussions entre le gouvernement et le Parti socialiste qui tentent de trouver un compromis, a priori à ce stade, on n'y est pas encore. Est-ce que tout ça se termine selon vous par une censure ou pas ?
Non, vous pensez qu'il y a un point d'atterrissage possible ? Je pense qu'ils ont déjà atterri. Il y a une partie de cinéma, mais moi ce que je reproche, je pense que ça titille tout le De voir que c'est le parti qui fait 1 ,5 % à la présidentielle, si vous voulez, qui est l'arbitre des élégances.
C 'est quand même assez problématique sur le plan de la démocratie. On se dit bon, est-ce qu'il est C'est normal que le parti à qui 1 ,5 % des Français a fait confiance au présidentiel soit celui qui détermine la ligne qui doit être suivie par le gouvernement. Bon, toute personne attachée à la démocratie se sont un peu gênées de cette situation.
C'est une évidence, voilà, ça me paraît problématique. C'est le poids des charnières. Non, ce n'est pas le poids des charnières, c'est le poids des choix qui sont faits par le gouvernement.
Voilà, c'est le choix qui est fait par le gouvernement. L'atterrissage est fait. Ils sont d'accord entre eux, ils font le cinéma.
Le Parti socialiste dit « Ouh là là, attention, je ne sais pas ce qui me retient de censurer. Ce n'est pas encore fait, on n'a pas pris notre décision ». Voilà, c'est bon, on a compris.
Ils ont passé un deal, ils continuent à dealer tous les jours dans les couloirs, dans les alcôves. Parfait, mais comment ils l'assument ? On n'est pas obligé d'avoir le cinéma permanent tous les jours. avec la menace qui ne sera jamais utilisée.
Mais au fond, est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir fait... d'avoir centuré le gouvernement de M.
Michel Barnier ? Ah pas du tout. Avec le recul.
Ah mais absolument pas. Vous étiez Non, mais je ne regrette...
La seule chose que je regrette, c'est de ne pas avoir réussi à censurer M. Lecornu. C'est tout.
Pour le reste. Mais pour une raison très simple, c'est que vous avez compris quelle est notre position, si vous voulez Nous considérons qu'il y a un an et demi, en réalité, on a tordu le bras de la démocratie. Et on a fait une mauvaise manière pour une raison simple, c'est qu'il fallait empêcher le Rassemblement national d'obtenir une majorité avec le résultat qui était celui du Rassemblement national au premier tour et le résultat des autres formations politiques.
Nous devions avoir une majorité à l'Assemblée nationale et donc gouverner. Au dernier moment, Emmanuel Macron a changé d l'avis, il avait envisagé cette possibilité. Puis il a eu le vertige peut-être devant la perspective véritablement d'une victoire du Rassemblement national.
Donc ils ont tordu la démocratie. On se retrouve dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui et dont on ne sort pas. Parce que le pays, chaque jour, va de plus en plus mal.
Donc je viens dire que nous sommes dans une crise politicienne. Je dis que ce n'est même pas une crise politique, c'est une crise politicienne. Et que le seul moyen d'en sortir, c'est de retourner aux urnes.
Ils sont prêts à vendre père et mère, à se couper un bras plutôt que de retourner devant les électeurs. Je trouve ça malsain. Cette réticence, cette peur, cette angoisse, voire même cette hostilité à l'égard du vote des Français m'apparaît révéler un problème important.
Donc nous censurerons parce que nous souhaitons retourner aux sélections. Oui, je voulais juste rebondir sur l'expression « ils ont tordu la démocratie ». Est-ce qu'il n'y a pas une forme de mépris pour les électeurs qui ont choisi parfois des électeurs du centre, parfois de droite, qui ont préféré voter pour des partis de gauche plutôt que pour le Rassemblement national ?
En toute conscience, ils n'ont pas été forcés par Emmanuel Macron de faire ça. Il y a des gens de droite qui ont préféré voter insoumis que pour vous non mais je n'en Je conçois qu'à Libération, on ait une vision de la démocratie qui soit probablement assez éloignée de la nôtre. Je peux concevoir ça.
Mais si vous voulez, vous ne pouvez pas dire qu'ils avaient le choix. Pas vraiment. Pas vraiment parce qu'il y a Il y a tout de même des règles, de manière générale, en démocratie.
C'est qu'au-delà d'un certain seuil, vous pouvez être présent au second tour. En l'occurrence, ils n'ont pas eu obligatoirement totalement le choix, puisque précisément les candidats pour lesquels ils avaient voté au premier tour, pour lesquels on peut imaginer qu'ils avaient envie de voter au second tour, et bien précisément dans le cadre d'un accord général entre partis, ils ont tous disparu. Tous les candidats qui pouvaient se maintenir au deuxième tour ont disparu.
Donc oui, c'est une manière, quoi qu'on en dise, de de tordre la démocratie. Et j'entends bien que, compte tenu des opinions qui sont les vôtres et que vous exprimez de manière militante, vous en avez le droit. Libération est un journal d d'opinion, qui lutte contre le Rassemblement national, qui en a fait un de ses axes éditorial.
Moi ça ne me pose aucune difficulté. Mais le jour où c'est l'inverse qui va se produire, vous serez les premiers à hurler à la mort. Donc rendez-vous dans quelques élections peut-être, peut-être même la prochaine, où ce front soi-disant républicain se mettra en place contre vos propres amis politiques.
Et vous verrez qu'ils seront les premiers à dire « Mais mon Dieu, c'est affreux la démocratie », etc. C'est toujours pareil, si vous voulez. Soit on a des principes, soit on n'en a pas.
Moi, j'ai des principes. C'est-à-dire que j'aime bien en bénéficier, mais je me bats aussi pour que mes adversaires puissent profiter de cela. Et pour vous donner un exemple de cela, je tairai le nom de celui qui m'a proposé l'or des élections du bureau de l'Assemblée nationale, de faire une liste bloquée sans LFI.
Eh bien j'ai dit non. Et pourtant, on ne peut pas dire que j'ai pour LFI la moindre affection. Mais je considère qu'il représente une partie non négligeable des Français et que par conséquent, il est parfaitement normal que le nouveau Front populaire puisse avoir des représentants au sein du bureau de l'Assemblée nationale et accessoirement de vice-présidents.
Et c'est la raison pour laquelle nous avons voté pour une liste de candidats dans lequel il y avait aussi des vice-présidents de LFI. Quand mes électeurs viennent me dire « Ah, mais vous avez voté pour des vice-présidents à LFI. » Eh ben oui.
Voilà. Parce que nous avons des principes et que nous les mettons en œuvre même lorsque ces principes bénéficient à nos adversaires. Bonjour Madame la Présidente Martin Baumer France Info Télé.
Je poursuis un peu ce que vous dites, mais à l'inverse, est-ce que vous, vous avez une ambition d'union des droites ? Et si oui, est-ce que vous sentez des signaux qui vous font dire que du côté des déçus au sein des Républicains, certains aimeraient vous rejoindre. Et peut-être question annexe, est-ce que vous appelez Bruno Retailleau à être de ceux qui pourraient vous rejoindre ?
Je suis poursuivi par cette Arlésienne depuis 25 ans, c'est horrible. Je n'arrive pas, elle me colle aux pieds comme le scotch du Capitaine Haddock. Donc je vais répéter pour la énième fois, je ne suis pas pour l'union des droites je ne suis pas pour sauver la droite moi je suis là pour sauver la France donc je suis pour l'union de tous les patriotes et je suis bien placé pour savoir que des patriotes il y en a à droite et il y en a à gauche puisque je le rappelle je suis élu dans une circonscription qui a été socialo-communiste pendant 80 ans ça laisse des traces quand même ça veut dire que vous imaginez bien quasiment l'intégralité des gens qui m'ont élu députés en fait sont soit des anciens socialistes soit des anciens communistes ça prouve donc bien que venir s'adresser exclusivement à une droite qui par ailleurs est de plus en plus faible ne m'apparaît ni être une bonne chose pour le pays ni susceptible de créer les conditions de l'union nationale pour laquelle je plaide et de je surcroît il y a clairement de la part des dirigeants LR en tout cas de la part de monsieur Wauquiez je ne sais pas si c'est le cas de monsieur Retailleau mais de la part de monsieur Wauquiez lorsqu'il évoque cette union des droites il en exclut le rassemblement national et je l'en remercie par ailleurs merci car je serais ennuyé qu'il intègre le rassemblement national dans cette perspective donc il le dit lui Il faut faire, dit-il, l'union des droites entre de l'UDI, dit-il, jusqu'à Saraknafo.
Grand bien leur fassent ! Je veux dire qu'ils fassent l'union des droites, ça ne me pose aucun problème qu'il y ait une primaire avec M. Dupont-Aignan, M.
Philippot...
Ça, ça ne me pose aucune difficulté. M. Wauquiez, M.
Retailleau, c'est parfait que la droite s'organise et parfaitement légitime. Mais nous, nous ne sommes ni de droite ni de gauche. Voilà, c'est notre ADN, c'est notre identité.
Nous avons toujours dit que nous voulions faire l'union des patriotes, d'où qu'ils viennent. Et nous restons sur cette ligne-là. Oui, Gabriel Bourvitch à nouveau pour l'AFP.
Pour revenir sur la censure, vous avez dit que vous regrettiez de ne pas avoir réussi à censurer Sébastien Lecornu que vous vous censurerez parce que vous voulez retourner aux urnes quand ? Vous avez vu que le constitutionnaliste Benjamin Morel a évoqué une question de calendrier, qu'au-delà du 15 ou du 20 novembre, la dissolution devenait impossible parce que les galets seraient plus tenables pour faire une...
Enfin, vous avez ça en tête. Donc, ça veut dire qu'il reste 2-3 semaines pour censurer et et provoquer la dissolution, alors est-ce que vous envisagez de déposer votre propre motion de censure dans ce délai et quel en serait le prétexte ? Bon d'abord j'ai énormément de respect pour Benjamin Morel mais si je puis me permettre, on fait travailler nos propres constitutionnalistes puisque ce qu'il dit ça n'est pas que c'est impossible il dit qu'il y a pour l'instant un flou juridique, un flou institutionnel sur ce qui pourrait se dérouler s'il existait une dissolution entre le 25 novembre et potentiellement le vote ou les ordonnances.
Bon, nous verrons. Mais on ne va pas susciter, si vous voulez, une motion de censure, sachant que le Parti socialiste est en plein voyage de noces. On va attendre qu'il revienne de la croisière, qu'il soit bien engueulé pendant 15 jours et puis à ce moment-là on verra s'ils sont revenus à la sagesse et dans ces conditions car nous savons compter et nous savons pertinemment que pour pouvoir obtenir une censure il faut évidemment qu'un certain nombre change de position par rapport à la dernière fois oui vous venez de dire pardon ni de droite ni de gauche oui première question donc voilà et je vais rebondir vous souhaitez effectivement une dissolution hier vous avez voté avec avec LFI, vous l'avez dit tout à l'heure vous pouvez voter avec LFI sur le report des élections de la Nouvelle-Calédonie les provinciales pourquoi ce choix ? est-ce que c'est parce que c'était trop tôt parce que ça fait quand même un peu...
Le mot va être fort, excusez-moi, mais j'ai eu des retours. Un peu de trahison vis-à-vis des Calédoniens qui étaient prêts à voter sur ce corps électoral. Voilà.
Merci. Non, mais je sais que la position qui est la mienne que j'ai exprimé pour le coup, je me le sers à moi-même parce que sinon personne ne me le servira de manière assez courageuse en y allant. J'ai exprimé ma position.
Nous avons Nous avons proposé de manière assez détaillée d'ailleurs un projet de développement économique. Nous avons proposé un projet institutionnel et vous le savez, nous souhaitions mettre l'accent sur le développement économique de la Nouvelle-Calédonie parce que nous pensons que c'est d'urgence en repoussant en réalité la problématique institutionnelle à plus tard. Pourquoi ?
Parce que je vois comment fonctionne le gouvernement depuis des années maintenant, à chaque fois qu'il y a un problème de pouvoir d'achat, de chômage, d'eau potable, de ce qu'on veut où que ce soit en Outre-mer. La réponse c'est on va discuter de l'autonomie. Voilà comme si ça remplissait le frigidaire, que ça faisait couler l'eau potable au robinet, etc.
C'est une manœuvre qui est utilisée. Pourquoi je me suis opposé ? Parce que...
Est-ce que vous imaginez demain ? Le gouvernement venir faire une conférence de presse. Là, M.
Lecornu venir faire une conférence de presse en disant que les prochaines législatives auront lieu deux ans plus tard que ce qui est prévu. Est-ce que vous imaginez ce que les Français ressentiraient à se voir privés de pouvoir voter ? Et on leur explique que 24 mois, on a décidé que ce serait 24 mois plus tard.
Je trouve que ça n'est pas raisonnable, ça n'est pas démocratique, ça n'est pas respectueux. On ne peut pas dire « on va obtenir une négociation en repoussant les élections ». Ben non parce que sinon vous allez négocier avec des gens qui dans l'esprit de La plupart des habitants de Nouvelle-Calédonie ne sont plus légitimes.
Ils ne sont plus légitimes puisqu'en réalité, leur mandat a été prorogé de manière excessive. C'est la raison pour laquelle j'ai plaidé pour que les élections aient lieu, peut-être avec un délai d'un mois supplémentaire. On était prêts, nous tout à fait, à accepter décembre ou janvier, pour que les négociations qui vont avoir lieu puissent l'être avec des élus légitimes.
Je rappelle que les provinces et le Congrès en Nouvelle-Calédonie ont des pouvoirs extrêmement importants. Je veux dire, le gouvernement, c'est ce qui décide du gouvernement. Donc on ne peut pas en même temps donner une autonomie très large à la Nouvelle-Calédonie et en même temps leur dire qu'on va vous supprimer les élections qui vont vous permettre de choisir les dirigeants.
Les dirigeants, des provinces, l'assemblée et le congrès et le gouvernement. Enfin ça n'a aucun sens. Donc je pense que c'est une mauvaise manière qui est faite et que ça n'est pas la bonne manière d d'aborder la problématique que je sais difficile, je ne suis pas naïve de la Nouvelle-Calédonie.
Pour revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure sur l'union des droites, comment vous qui souhaitaient accéder au pouvoir obtenir un certain nombre de députés s'il ya une dissolution pour gouverner comment vous pouvez envisager des alliances les alliances politiques on voit ici à l'assemblée vous avez votre niche demain on voit ici à assembler que vous Vous avez des difficultés à faire en sorte que les autres groupes votent vos textes. Il y a une sorte de réticence d'un certain nombre de groupes. Comment est-ce que vous pouvez construire des alliances avec...
Ça s'arrange, ça, tout de même. Au fur et à mesure du temps, ça s'arrange. Nous verrons d'ailleurs demain au cours de la niche du Rassemblement national.
Il y a quand même maintenant, régulièrement, des députés qui acceptent de voter des amendements du Rassemblement national. D'ailleurs, l'amendement sur les délocalisations, par définition, il a été voté. Donc, il y a quand même de plus en plus d'amendements du Rassemblement national qui sont votés.
Alors vous expliquerez que c'est en raison de la normalisation ou alors juste de l'évidence. C'est qu'en fait, on ne peut pas faire sans le Rassemblement national qui est le premier groupe de l'Assemblée nationale. La sagesse vient à certains, c'est dur à rentrer, mais enfin ça finit par rentrer.
Donc il ne s'agit pas encore une fois de dire on a besoin de Il s'agit de dire on est prêt à discuter avec tous ceux qui partagent avec nous un certain nombre d'options qui nous apparaissent essentielles. Et il est évident que si on parle d'économie, le patriotisme économique, la nécessité de faire des économies avant de demander des efforts supplémentaires aux Français. Tout ça, ça participe de notre vision.
Donc s'il y a des gens qui sont d'accord avec ça, nous, on est prêts, bien entendu, à travailler avec eux. Mais on ne va pas aller négocier, je ne sais quoi d'ailleurs, avec je ne sais qui. Parce que vous dites la droite, moi j'en vois plusieurs des droites.
Est-ce que la droite Lysnard, c'est la même que la droite Wauquiez ? Est-ce que c'est la même que la droite Retailleau ? Ce n'est pas ça chez eux.
C'est combien de divisions ? Donc nous allons aux élections, ce sont les Français qui décident. Nous verrons si nous avons une majorité absolue.
Si nous n'avons qu'une majorité relative, nous irons chercher une majorité absolue. C'est la règle du jeu démocratique. On fera comme les autres en quelque sorte.
Sophie Dupont pour BFM TV. Une petite précision sur la censure, vous avez dit que vous attendez que le PS revienne du voyage de Noces où il se sera engueulé avec le gouvernement. Est-ce que ça veut dire que si la France insoumise dépose une motion de censure, vous voterez cette motion de censure de la France insoumise ?
Mais par contre, vous, vous n'en déposerez pas une ? Si, peut-être nous en déposerons une. Si, si, peut-être.
Mais nous, si vous voulez, encore une fois, c'est exactement ce que je vous ai dit tout à l'heure. Nous voulons censurer le gouvernement. Donc nous votons toutes les motions de censure qui sont déposées.
Je veux dire, quelle que soit la personne qui les dépose. Et nous ne sommes pas dans la manœuvre du type de quelques LR que j'ai vus avec leurs gros sabots, là, lors de la dernière censure, qui n'ont pas voté la censure présentée par LFI, mais qui ont voté la nôtre, sachant que LFI ne votant pas la nôtre, ils pouvaient aller dans leur circonscription en disant « Ah ! J'ai voté la censure ! » tout en sachant qu'il y avait zéro risque, zéro risque pour qu'il y ait une censure.
Mais je sais pas, le courage c'est quelque chose qui les effleure de temps en temps. En tout cas moi je déteste ce type de manœuvre, j'aime bien qu'on c'est à dire que non vous pouvez déposer une motion de censure et voter celle de la France insoumise. Oui on pourrait déposer une motion de censure mais si vous voulez, si on dépose une motion de censure, c'est avec l'espoir qu'elles soient votées quand même.
On a pas le goût de l'effort inutile, on a déjà assez de boulot quoi. Oui mais justement vous, vous votez les motions de censure déposées par d'autres partis, or les autres partis ne votent jamais vos mentions de censure. Il n'y a pas une frustration derrière tout ça ?
Non mais vous savez objectivement je trouve que c'est un comportement tout à fait stupide et sectaire de leur part mais les français le voient parce que si les français ne le voyait pas, le rassemblement national ne ferait pas comme ça dans les intentions de vote et les autres ne feraient pas comme ça dans les intentions de vote. Donc vous voyez, il y a un moment où on a toujours, je crois, un bénéfice à se comporter de manière non-sectaire, à penser avant tout à l'intérêt de la France et des Français, et à respecter les engagements qui sont les nôtres. Non, vous savez, il m'en faut plus pour me fousserait.
Ça nous permettra de gagner tout seul, à force d'avoir des gens qui se comportent ainsi, et bien ils nous permettront en réalité d'avoir une majorité absolue à l l'Assemblée nationale. Comme ça, on aura besoin d'aucun renfort supplémentaire. — Mais de ce point de vue-là, d'ailleurs, à propos de la niche parlementaire, votre journée d'initiative parlementaire qui a lieu demain, vous espérez quoi, finalement ?
Réussir à faire passer certains textes. Il y a des textes de nature très différentes sur les frais bancaires, le handicap, la gratuité des parkings d'hôpitaux publics, le rétablissement du délit de séjour irrégulier. Et ce sera le début de votre journée demain sur les accords franco-algériens de 1968.
Vous espérez faire passer quelques-uns de ces textes ou est-ce que finalement, pour votre démonstration politique, nous on vote avec les autres mais eux ne veulent pas voter avec nous Vous vous attendez à ce qu'il y ait un rejet qui vous permettra justement d'argumenter en ce sens-là. Mais ça a toujours été le cas, j'ai pas besoin d'argumenter. Enfin je veux dire, ils l'ont démontré mille fois.
La vraie question c'est est-ce qu'ils vont changer de comportement ou pas Moi je note que les LR sont opposés à la convention de 108. Monsieur Attal est opposé à la convention de 68. Il me semble qu'Edouard Philippe est opposé à la convention de 68.
Bon, ça me paraît faire une majorité. Donc nous verrons bien s'ils votent contre ou pas. Quand j'entends monsieur Rodouel, dès ce matin, venir donner a priori les raisons pour lesquelles ils sont d accords pour supprimer la convention, mais pas tout à fait complètement parce que sinon dans le cadre d'ailleurs d'une analyse juridique totalement erronée.
Totalement erronée en disant « ah bah oui mais si on supprime la convention va retomber sur la convention précédente ». Non mais ça n'existe pas. Ça n'existe pas dans leurs rêves, mais juridiquement ça n'existe pas.
On supprime la convention, on tombe sur le droit commun. Voilà c'est si simple que cela. Donc on verra bien s'ils votent ou pas, alors qu'ils viennent de faire un rapport pour dire que ça coûtait entre 1 ,5 et 2 milliards d'euros supplémentaires.
Chacun assumera ses responsabilités. Nous, nous assumons les nôtres. Nous verrons bien s'ils assument les leurs.
Lise Rosveil pour France Inter. Toujours concernant votre niche, il y a deux textes qui sont passés en commission, notamment celui sur l l'étiquetage que vous avez mis en troisième position, est-ce que c'est pas sur ce texte plutôt consensuel que vous avez le plus d'espoir ? Ou est-ce que, encore une fois, vous pensez qu'il y aura encore un mur ?
Mais, vous savez, Mais le retour du délit de présence illégale sur le territoire, c'est majoritaire au sein de l'Assemblée nationale. Si vous écoutez les déclarations des uns et des autres, il y a un certain nombre de groupes qui sont pour le fait que cela redevienne un délit. Donc c'est exactement la même chose.
Je vais juste vous donner un exemple sur les frais bancaires. Vous savez, on partageait cette aspiration de réguler de manière drastique l'inflation absolument inadmissible et injustifier d'ailleurs des frais bancaires, tout acte bancaire confondu, que ce soit les découvertes, les frais de gestion de comptes, etc. Tout ça a explosé, plus 8 % par l'ordre, mais enfin bon bref, avec le Parti communiste.
Le Parti communiste avait déposé un texte, il y avait des amendements qui avaient été votés, donc on s'est dit, écoutez, et on leur a dit, nous allons reprendre votre texte, nous allons tout en disant que c'est votre texte, parce que nous sommes honnêtes, et bien ils ont préféré le retirer. Ils ont préféré retirer leur texte plutôt que de le voir voter. Bon enfin, il faut pas qu'ils se demandent pourquoi ils font 1 % après.
Vous Vous voyez, à un moment, les Français, ils en auront la casquette de ce type de comportement. C C'est tout. Ils y perdent leur crédibilité tant qu'ils comprendront pas ça, tant pis pour eux.
Mais s'ils respectaient ce qu'ils disent sur les plateaux, il y a un certain nombre de textes qui devraient être votés. Stanislas et puis Nicolas, ensuite. Stanislas noyer l'aide de l'expansion, vous disiez tout à l'heure qu'il y avait deux sortes ou plusieurs droites, celle de M.
Lissnard et d'autres, il n'y a pas aussi plusieurs extrême droite, celle de Mme Le Pen et celle de M. Bardella, l'un plus proche du patronat, l'autre peut-être plus proche de ses électeurs du Pas-de-Calais ? D'abord, nous ne sommes pas d'extrême droite.
Il y a sûrement des extrêmes droites, mais nous n'en faisons pas partie. Déjà, c'est la première des choses. Et je sais que c'est le rêve, une forme de fantasme, une espèce de bonheur intérieur à imaginer qu'on puisse avoir des désaccords avec Jordan Bardella.
On voulait chercher, ne trouvez pas trop. Donc on les invente et puis après on finit par croire à sa propre fable. Vous écrivez un roman et puis vous croyez que cette fiction est devenue la réalité.
Elle n'est pas la réalité. J'entendais d'ailleurs ce matin, je ne sais plus sur quel plateau, un journaliste dire « Ah quand même ! » Jordan Bardella a dit qu'il fallait permettre aux entreprises d'augmenter de 10 % les salaires.
Je Jusqu'à 2 fois et demi le SMIC, en contrepartie de la suppression de la non-augmentation des charges pendant 5 ans. On sent que là il y a quand même un truc un peu pro-entreprise. C'est le programme de Marine Le Pen des dernières présidentielles.
Enfin, c'est pas grave. Donc j'en suis ravi, moi. Je suis très content qu'on soit d'accord sur ces sujets.
Il pourrait y avoir, d'ailleurs, des sensibilités qui soient différentes. On en discute, c'est le principe même d'un mouvement politique. D'ailleurs, on en parle.
Il y a des structures pour ça. Il y a des instances pour ça. Mais en l'occurrence, nous n'avons pas réussi à trouver.
J'en suis désolée, mais on cherche. mais un désaccord qui soit en même temps fondamental, radical ou même ne serait-ce que problématique entre Jordan Bardella et moi Maintenant, si vous entendez faire de nous une forme de duo, une forme de couple politique dont l'un aurait une sensibilité plus sociale et l'autre aurait une sensibilité Vous en avez sorti, si mon compte est bon, deux en 19 ans. Est-ce que vous auriez pas envie, alors qu'on est quand même une république des lettres encore, d'en écrire un troisième ?
Il faudrait. Il faudrait. Il faudrait que je trouve le temps.
Je suis fasciné par M. Le Maire, par ailleurs. Lui, pont du bouquin à tour de bras tous les deux mois en étant ministre de l'économie d'un pays en faillite.
Il a réussi à nous pondre des livres. Il faudrait, mais il faut que je trouve le temps de le faire, que je trouve peut-être aussi la forme. Je n'ai pas envie d'écrire bêtement un programme présidentiel, parce que je ne suis pas sûr.
Donc voilà, il faut trouver une forme qui soit...
J'ai réfléchi. Plus attrayante, peut être...
En tout cas, je suis très heureuse du succès de Jordan. Et c'est évidemment...
Ce succès est évidemment au bénéfice de nos idées. Donc j'espère que son deuxième livre aura autant de succès que le premier qui a été accueilli médiatiquement et parfois politiquement avec un certain mépris. Il faut croire que ce mépris n'était pas partagé par les 240 000 personnes qui l'ont acheté pour le lire.
Oui, une question justement par rapport au lancement du livre de Jean-Dart Bardella hier. On a vu un témoin...
Le démoignage d'un marin pêcheur qui, entre autres choses, trouvait qu'il y avait trop d'assistanat en France. Il a dit il y a trop d'assistanat en France, il faut faire bosser les assistés, il faut récompenser les gens qui travaillent. Est-ce que vous trouvez vous aussi qu'il y a un problème d'assistance en France et si oui comment le régler ?
Alors moi je pense d'abord que il y a un problème de prise en charge sociale de gens qui ne devraient pas être pris en charge dans notre pays et qui sont dans l'ordre d'abord les étrangers en situation irrégulière dont je considère qu'ils ne devraient pas pouvoir être pris en charge avec le poids que ça représente pour les finances publiques comme ils le sont. Je pense que lorsque l'on vient dans un pays y travailler et c'est tout à fait respectable, il faut pouvoir subvenir à ses propres besoins ou bien entendu profiter de ce pourquoi on cotise mais on ne peut pas pouvoir compter sur des aides sociales non contributives si l'on n'a pas au moins travaillé cinq ans équivalent temps plein c'est d'ailleurs la proposition du rassemblement national je pense qu'il y a comme dans tous les secteurs possibles et imaginables on peut regarder très certainement une partie de fraudeurs en général on dit que c'est entre 5 et 8 % je suis tout à fait pour une lutte absolument féroce contre toutes les fraudes et pas seulement la fraude sociale pas seulement la fraude sociale pas seulement la La fraude fiscale, la fraude aux droits d'asile, la fraude aux importations alimentaires et j'en passe et des meilleures parce que je considère que la fraude est du vol de ceux qui respectent par définition les règles. Voilà, maintenant si vous voulez je trouve que les gens, quand je vous dis les gens ont un désaccord avec la manière dont on dépense leur argent, oui, ils ont le sentiment très certainement qu'il y a toute une série de personnes que l'on soutient, auxquelles on subvient aux besoins et qu'on ne devrait pas le faire.
Et c'est la raison pour laquelle nous faisons des propositions législatives dans ce domaine. Oh, il y a des fraudeurs sûrement français. Ça, j'en doute pas une demi-seconde.
Il doit y avoir entre, je vous dis, en général 5 % et 8 % de fraudeurs. Mais Mais déjà, si on règle ce problème-là, je pense que ça va faire beaucoup baisser ce sentiment. Rendez -vous dans dans quelques années, quand nous aurons mis en œuvre l'ensemble des mesures que nous souhaitons voir mettre en œuvre.
L'autre mesure à mettre en œuvre, c'est évidemment créer de l'emploi. Parce que moi, je ne considère pas, à la différence de certaines responsables de droite, que ceux qui ne travaillent pas sont tous des gens qui ne veulent pas travailler. Non, c'est des gens qui ne peuvent pas travailler.
Voilà. Ou qui ne sont pas dans le bon endroit. Ou c'est pas le bon travail.
Ou leurs conjoints, où ils ne peuvent pas déménager. Ou leur conjoint perdrait leur emploi. Où ils n'ont pas la capacité de se loger dans le nouvel endroit où il y a beaucoup soi-disant d'emplois qui les attendent et que personne ne veut prendre.
Oui, mais comme ils n'ont pas les moyens de déménager et que les propriétaires leur demandent de gagner trois fois le montant du loyer, du coup, ils ne peuvent pas aller chercher cet emploi que peut ils aimeraient beaucoup. Donc il y a beaucoup de politiques à mettre en oeuvre pour faire baisser le nombre de chômeurs. Il y a beaucoup de politiques à mettre en oeuvre pour faire baisser le nombre de fraudeurs, même si encore une fois je crois qu'il n'y en a pas plus qu'ailleurs.
Il y a beaucoup de politiques à mettre en oeuvre pour restreindre la politique de soutien social pour la lui permettre d'être en priorité accordée à nos propres compatriotes. Et quand tout ça sera fait, croyez-moi, il n'y aura plus de problème. Mais Mme Le Pen...
Caroline Motte pour France Télévisions. Je me projette un peu sur Sur 2026, entre la campagne des municipales, la possible perspective d'une dissolution et le procès en appel du RN, comment est-ce que vous comptez tout mener de front ? Quelles seront vos priorités ?
Et surtout, est-ce que vous regrettez le choix de ces dates du procès ? Je vais tout mener de fond, bien entendu. Même faire quelques portées de château entre-temps.
Peut-être accueillir un nouveau petit enfant. Vous savez, nous les femmes sommes capables de mener de front beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Vous savez bien.
Oui, je regrette les dates qui ont été choisies parce que je considère que la décision du tribunal de manière explicite et assumée, d'ailleurs, a influencé l'élection présidentielle. D'ailleurs, certains se précipitent sur le sujet. Vous avez vu que je disparais d'un certain nombre de sondage, je suis présumée innocente mais il y a des sondages où je disparais je ne suis plus candidate à la présidentielle on me cherche et puis on ne me trouve pas donc certains s'en servent évidemment, donc on voit qu'il y a une influence directe en réalité sur la prochaine présidentielle du fait de la décision de première instance.
Et là, le choix fait par le parquet, c'est de choisir des dates qui vont avoir une... enfin bon, peut-être espère-t-il d'ailleurs qu'il y ait une influence sur les élections municipales.
Donc c'est quand même relativement problématique quand vous savez que M. Bayrou, qui a été jugé bien avant moi, on appelle, je ne sais pas quand est-ce que c'est prévu, mais en tout cas, c'est assez C'est éloigné. Donc que les choses...
Moi, j'ai demandé à ce que la Cour d'appel compte tenu de la décision qui avait été prise d'exécution provisoire ne prenne pas un temps infini, bien entendu, pour juger mon cas en appel. Mais évidemment, nous avions sollicité que ça se déroule après les élections municipales. Ça aurait pu avoir lieu en avril et mai, tout en respectant la volonté de la Cour d'appel de rendre une décision à l'été, c'est-à-dire au mois de septembre.
Mais le parquet en a décidé autrement. Madame Le Pen, je reviens sur la question de mon confrère qui vous posait la question sur l'assistana. Vous, vous refusez de prononcer ce mot d'assistana ?
Vous parlez de prise en charge il n'y a pas d'assistana. Ce n'est pas un mot de votre programme ni de votre vocabulaire ? Non, ce n'est pas un mot de mon programme ou de mon vocabulaire.
En effet parce que je ne veux pas encore une fois nourrir l'idée qui est développée par nos dirigeants politiques et par un certain nombre de partis politiques en France consistant à dire que le chômage serait de la faute en réalité de ceux qui ne veulent pas travailler moi j'en ai rencontré énormément des chômeurs et je peux vous dire que ils espèrent très vivement trouver un emploi mais peu que pour mille raisons ils ne peuvent pas en trouver j'ai eu des débats 100 fois sur les métiers en tension avec des restaurateurs avec lequel parfois c'était un peu choc d'ailleurs comme discussion en leur expliquant que voilà c il y a un problème de salaire il ya un problème de logement et que j'entends bien que les politiques doivent prendre conscience de cela et je ne veux pas résumer si vous voulez 100 % des chômeurs à 5 à 8 % de gens qui sont dans l'abus mais vous savez des gens qui sont dans l'abus il y en a partout un ceux qui abusent des Les ruptures conventionnelles, on en trouve plus entre nous chez les cadres que chez les ouvriers. On fait une rupture conventionnelle, on bosse deux ans et puis on fait une rupture conventionnelle, on part six mois aux Seychelles et puis on revient et puis on retrouve un boulot et puis on recommence deux ans plus tard. Bon, les ouvriers ne peuvent pas se permettre de faire ça.
Ils ne peuvent pas se permettre de faire une rupture conventionnelle pour partir six mois aux Seychelles. Donc tout le monde sait que ça existe. Ce sont des effets de bord, dont nous devons, nous politiques, tenir compte.
D'ailleurs moi j'ai fait des propositions sur ce sujet qui sont différentes de celles qui ont été imaginées ou envisagées par monsieur Lecornu. Donc vous voyez typiquement ce type d'abus, on va dire de fraude, c'est pas une fraude, c'est un abus en réalité d'abus du système. On le retrouve partout, donc il faut lutter contre cela.
Mais l'immense majorité des gens qui aujourd'hui sont au chômage ne trouvent pas d'emploi. C'est-à-dire ne trouvent pas d'emploi dans leur qualification, dans l'endroit où ils vivent car ils n'ont pas la possibilité de déménager. Voilà, ça c'est une réalité et donc je les défends.
Bonjour Madame Le Pen. Hélène Terzion, pour RMC, une petite question très courte, très simple d'abord. Est-ce que vous avez lu le livre de Jordan Merdella et qu'on n'a pas encore lu hier soir ?
Donc vous n'avez rien lu du tout ? Rien ? Bah c'est-à-dire que là, vous voyez, 9h minuit et machin.
Il aurait pu vous faire passer quelques minutes ? J'ai dormi 4 heures, oui, ça me...
Bon, j'ai besoin de ces 4 heures, je ne vous le cache pas. Donc ça va attendre, je vais commencer ce week-end. Très bien, vous nous donnerez votre avis alors.
Et une autre question...
Je suis sûre qu'il est très bien. Vous avez récemment dit sur un plateau que vous aviez un tout petit espoir encore d'être éligible, ça veut dire que vous n'avez pas grand espoir d'être éligible. Et en attendant le procès en appel en février, est-ce qu'aujourd'hui votre détermination reste la même ?
Ou alors est-ce qu'il y a aussi une forme de soulagement peut-être à ne pas pouvoir se présenter ? Non, pas du tout. Je ne suis pas de celles qui sont soulagées parce que si j'étais soulagé, ça voudrait dire que je ne souhaite pas me lancer dans la bataille présidentielle et si je ne souhaitais pas me lancer dans la bataille, je ne le ferais pas.
C'est aussi simple que ça. Je suis une femme un peu entière. Donc oui, j'ai le Le sentiment qu'on cherche à m'écarter de l'élection présidentielle, oui.
Enfin je veux dire, c'est même pas un sentiment, c'est écrit noir sur blanc dans un jugement. C'est-à-dire qu'il y a des magistrats qui ont écrit dans un jugement qu'ils entendaient ne pas me faire bénéficier du droit fondamental à l'appel en m'imposant une décision en exécution provisoire, en au contraire de toutes les règles de droit qui sont les nôtres, quoi qu'on en dise, pour m'empêcher, même pas d'être candidate, a écrit le tribunal, d'être élue présidente de la République. Donc voilà, pour le coup...
C C'est pas un sentiment, hein ? Il crie noir sur blanc. Donc oui, permettez-moi de craindre que d'autres magistrats partagent ce souhait et d'espérer que certains jugent cette affaire à l'aune des faits et donc constatent que nous étions tout à fait innocents en réalité, des intentions qu'ils nous ont prêtés.
Mais ce qui m'inquiète, je vais vous dire, c'est que tout ça passe crème. Ça, c'est une vraie inquiétude que j'ai aujourd'hui. C'est-à-dire que Boilem sans salle est embastillée sans aucune raison.
Le gouvernement n'a pas l'air de s'en offusquer. On explique qu'on va reprendre des bonnes relation avec l'Algérie. C'est un écrivain, les journalistes devraient être, et les écrivains et le monde de la culture devraient être, vent debout, il devrait y avoir des Les portraits de Boilem Sansal à l'Assemblée nationale, sur les radios, sur le grand bâtiment de France Saint-Terre, il devrait y avoir des portraits de Bolem sans salarié.
Un ancien président de la République se voit privé, moi je ne vais même pas sur le fond de l'affaire, se voit privé de la présomption d'innocence et se voient mettre en prison avant même que des juges en appellent et pu éventuellement analyser sa situation et peut-être contredire les juges de première instance. Bon ben oui bon ça scandalise des gens comme Moi, mais pas plus que ça. Une candidate à la présidentielle donnée comme potentiellement gagnante aux futures élections présidentielles est interdite avec exécution provisoire de potentiellement de se présenter.
Bon, oui, ça scandalise des gens, mais pas plus que ça. Donc j'ai le sentiment qu'il y a une forme d'habitude à ce qui m'apparaît comme étant des coups de force pour lequel moi, en tout cas, je conserve une indignation intacte. Et pourtant, Nicolas Sarkozy, c'est le moins qu'on puisse dire, c'est que ce fut et ça reste en réalité.
Bon, même s'il ne fait plus de politique, mais un adversaire politique. Nous sommes combattus extrêmement durement. Mais quand on a des principes, on en fait bénéficier aussi ses adversaires politiques.
On est arrivé au bout du temps qui nous était imparti. Mais si vous permettez, en prendre une toute dernière question, Anita et ma question est ce que je peux. Si on n'est qu'une résolution, si on n'est qu'une résolution c'est à dire qu'en réalité rien ne plaide pour son maintien.
Rien ne plaide pour son maintien. C'est à dire tout plaide pour qu'on supprime cette convention qui ne se justifie plus. Le coût qu'elle représente, et encore une fois l'évaluation faite par M.
Rodwell, par définition, M. Rodwell il n'est pas du Rassemblement national, un Quand on cherche de l'argent, voilà un bon moyen de faire des économies. Rien ne justifie parce que l'immigration est absolument hors contrôle et qu'à partir du moment où on est face à une immigration hors contrôle, on ne laisse pas des vannes totalement ouvertes qui par définition créent en réalité des flux qui sont des flux hors contrôle.
Et enfin la troisième raison c'est que rien ne justifie que l'on accorde cet avantage extra-ordinaire à un pays dont le moins que l'on puisse dire c'est que non seulement il ne respecte pas la France mais qu'il l'insulte et qu'il ne respecte pas les grands principes qui sont les grands principes partagés quand même par nombre de pays dans le monde c'est à dire le droit à un procès équitable en l'occurrence Boilem Sansal est un citoyen français il est certes franco-algérien mais il est français il n'y a pas que lui d'ailleurs il y a aussi le journaliste d'extrême gauche monsieur Glace parce que moi je ne l'oublie pas parce que je ne suis pas hémiplégique comme les gens de gauche vous voyez quand je défends un principe je défends même pour les journalistes de gauche ou d'extrême gauche voilà tout cela plaide effectivement pour que l on arrête avec cette convention de 68 qui n'a plus aucune justification de quelque nature que ce soit au moment où nous nous parlons merci marine le pen on verra ce qu'il se passe sur ce texte demain matin c'est à partir de 9h dans les hémicycle merci à tous demain matin 9h voilà pour cette très longue prise de
Marine Le Pen