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interviewLCI (sur YouTube)· 6 décembre 2023 8 min

Auprès des familles des soldats russes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va rester justement du côté russe près de Saint-Pétersbourg comment vit-on la guerre dans les familles on avait dit que lorsque les cercueils reviendraient la société russe commencerait à regarder Poutine différemment avec un autre regard Margo Hadad est allé auprès de de ses familles pour savoir comment elle vivait cette situation des soldats au front et certains qui reviennent morts reportage maxime est le symbole de cette guerre que nous ne voyons pas sur le sol russe ce soldat de 39 ans rentre du front après 1 an de combat dans la ville de kémin j'ai accompli mon devoir je dois montrer l'exemple à mes enfants je ne peux pas perdre le moral devant eux il est toujours compliqué d'arracher quelques mots au soldats russes ils le savent critiquer l'opération spéciale et passible d'une peine d'emprisonnement à chaque échange la rhtorique du patri prend le dessus là-bas l'armée russe fait son travail on traite pas mal la population ce n'est pas vrai ce qui nous critique ne sont pas sur le terrain ils sont tranquillement sur leur canapé ce qu'il ne nous dit pas c'est que sa femme Olga a d accouché de leur dernier enfant sans sa présence une période très compliquée pour toute la famille c'était une période très difficile pour nous il a été appelé quand j'ai appris que j'étais enceinte j'ai dû vivre ça seul en attendant son retour pour une permission elle a pu trouver un soutien psychologique grâce au Comité des famille de soldats cet organisme existe dans chaque région du pays je soutiens les familles en est dans les soldats sur le front avec de la nourriture mais aussi en apportant une aide pour les familles qui sont ici un moyen d'apaiser les familles qui veulent à tout prix revoir leurs hommes et qui l'expriment péniblement les femes qui manifestent pour le retour de le mari c'est long je n'ai pas vu mon mari depuis un an on pourrait faire des rotations ça y est il a accompli son devoir il devrait pouvoir rentrer et quand on demande à sa fille 17 ans si elle trouve la mission de son père trop longue elle ne peut retenir ses larmes oui mon père me manque j'ai besoin de sa présence physique tri le savent l'opération spéciale n'est pas prête de s'arrêter Vladimir Poutine a augmenté de 15 % le nombre de soldats au sein de l'armée russe voilà reportage de Margot Hadad avec Elena dabac et Valentin baudrov qu'est-ce qui vous frappe dans ce reportage ce sont les larmes de cette adolescente ou l'impassibilité des parents écoutez je P imparente passibilité imparente on on voit la la conséquence sur la population de de la décision de Poutine d'envahir l'Ukraine mais aussi de l'indoctrination de de la population qui se passe depuis longtemps qu'il y a des gens qui qui en souffrent si je veux bien croire mais sauf que pour moi en tant qu'ukrainienne je voudrais aussi voir plus de reportages des familles ukrainiennes qui sont divisées qui qui à cause de ce que Poutine fait sur le territoire ukrainien je veux bien bah oui parce que justement il y a beaucoup de familles qui ont qui ont perdu leur mari leur leur fils sur le front qui n'ont pas vu aussi leur peut-être dans certains cas n'ont pas vu leur mari depuis longtemps mais c'est à cause de Poutine est ce que lui il a fait là on montre le le pays d'agresseur qu'il en souffre bah je suis bien d'accord qu'on il faut montrer tout parce que vous êtes en des journalist parce c'est la réalité parce que ce ne sont pas ces familles qui ont décidé la guerre ah bah si et on a on a on a beaucoup je suis je suis pas d'accord sur ce point là parce que je veux bien croire que il y a des gens qui qui n'ont pas d'autres issu que d'aller se sur la guerre d'aller rejoindre les rangs de l'armée russe mais euh écoutez il y avait des possibilités des décisions qui étaient prises avant c'est leur responsabilité malheureusement pour ce qui est fait Ukraine contre par eux-mêmes par leurs propres main on a par ailleurs montré beaucoup beaucoup beaucoup la réalité ukrainienne depuis le début de de cette guerre et là effectivement la société euh russe subit euh en grande parti il y avait un un remarquable papier de l'historien Sergey euh vetriitchef je dis de mémoire j'ai une très mauvaise mémoire en tout cas c'est à retrouver dans le monde et sur le site de Galia Kerman desque Russie sur la façon dont les populations russes supportent cette guerre et il la supportte d'ailleurs alors c'est pas tout à fait le même profil sociologique il la supporte parce que dans le fond elle ne lui elle ne fait rien perdre à ses populations cette guerre parce qu'ils n'ont rien et que éventuellement même ils y gagnent par l'argent que donne Poutine pour récompenser ceux qui partent au front c'était très impressionnant la douleur est la même bien sûr du côté ukrainien et du côté russe la seule chose c'est que juste avant le reportage il était dit le retour des cercueil et cetera c'est pas des cercueils qu'on a vu près de sa Pétersbourg on a vu un soldat qui rentrait chez lui famille heureuse pleurante bien sûr les autres et cetera mais pas les cercueils les cercueils il rentrent en Bour en ingoui et cetera donc le le très grand problème il y a un décalage entre si vous voulez ce que l'on attendait de de ce reportage et ce que l'on voit voyez c'est pas du tout la même chose c'est pas la même terreur c'est pas la même douleur on ne voit pas les cercueils or la référence au cercueil est extrêmement importante c'est l'Afghanistan c'est le retour au cercueil ce sont les maires qui ont vu revenir les cercueils en zingue je pense qu'effectivement lorsque la guerre a commencé on s'est dit on avait en référence l'Afghanistan et et et les mares qui se sont mobilisé autour de de leurs fils qui sont allés se battre là-bas on n'a pas jusqu'à présent en tout cas de manière significative ce type de phénomène dans la société russe malgré un nombre de victimes euh considérable sans doute parce que euh euh les les enfants de de de l'élite des grandes ville bah ils sont partis euh dans les les les premières semaines ils sont allés en geéorgie ou ou en Arménie ou ou en Europe et et ils sont euh exemptés de de de d'aller se battre en en Ukraine et que effectivement c'est ceux des zones les plus euh les plus marginales ou les plus euh extérieures qui sont aujourd'hui sur le front et qui souffre le plus donc on a on n'est pas tout à fait dans le type de scénario qu'on imaginait euh au début de la guerre il y a pas de caméra ni de couchie manifest mais il y avait ce récit euh encore une fois de de l'historien qui éta ch absolument mais mais qui raconte très précisément qu'en réalité dans ces provinces reculé que les les gens s'enrichissent pourquoi parce que lorsqu'un cercueil arrive il arrive avec une énorme solde qui permet à des familles de s'enrichir mais pour plusieurs années de 30 % et le le dans des dans dans dans des régions effectivement reculé où le chômage est extraordinairement haut ce qui change le quotidien des gens qui vivent dans les les régions les plus reculées de de Russie ce qui est quand même assez frappant c'est qu'en réalité il y a ce mouvement qui monte qui se Fiss sur qui se craquelle peut-être dans la société russe pas suffisamment probablement mais mais mais tout ça est accompagné d'une annonce d'augmentation des effectifs à à nouveau hein plus 15 % on on va enregistrer l'arrivée dans les rangs de de l'armée russe de plus de 170000 hommes ce qui correspond à peu près peu ou prou aux pertes enregistrées sur le front d'homme tué ou en état de combat donc en réalité la mécanique se poursuit et et ces femmes qui se plainent de pas voir rentrer leurs hommes elles pourraient se plaindre encore forcément un peu longtemps vous vous souvenez de cette publicité on en avait parlé il y a quelques mois de l'armée russe où on voyait un homme qui s'apprêtait à vendre sa Lada parce que il il n'avait plus les moyens de vivre et cetera et son Petitfils était venu en disant ne la vend pas je rejoins l'armée et et et la famille va pouvoir vivre merci

Auprès des familles des soldats russes — Benjamin Haddad · Pourquijevote