«Ce que la France devra défendre, c'est une qualité d'être»: Un soir avec François Sureau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Est-ce que vous avez déjà eu la sensation d'être censuré une fois dans votre vie ? Non. Non, je crois je ne crois pas.
J'ai eu l'intention absolument fâcheuse de me censurer. Ah moi-même c'est quand on quand on quand on écrit dans un journal, j'ai jamais été journaliste de profession mais quand on écrit dans le journal vous demande d'écrire et vous dites voilà ça c'est vraiment ce que je voudrais dire et puis vous dites non ils vont me couper. Vous ne le faites pas vous-même et en en vous vous dites pas vous-même totalement ce que vous voulez faire et les années passant c'est la seule chose que je regrette j'aurais dû y aller plus loin plus fort.
Vous savez quoi ? C'était la question qui suivait est-ce que vous vous êtes autocensuré ? C'est ça le pire.
C'est ça. Non, j'ai jamais été censuré. Je me suis autensuré.
C'est une dormeçon qu'on voit un peu partout là et qui m'aime beaucoup parce que comme j'étais son ami, ça m'émeux de de le revoir. Disait ça à la fin de sa vie, on lui disait "Mais enfin qu'est-ce que vous regrettez ?" Il disait "Je crois que c'est tiré du cocktau.
Je crois que c'est tiré de la de la difficulté d'être. Je me reproche d'avoir dit trop de choses à dire et pas assez de celles à ne pas dire." Ça c'est c'est exactement le reproche que je me fais mais je le fais pas aux gens qui dirigent des journaux ou font des choses de ce genre.
Bonsoir François Sirot, merci de passer la soirée avec nous Thbo. Bon alors on est dans un endroit magnifique, c'est magnifique au Grand Palais dans l'exposition des 200 ans du Figaro. C'est splendide.
Mais ce qui est extraordinaire c'est que au fond, c'est ça qui est merveilleux avec la presse, c'est que le journal s'efface si je puis dire. Alors, il s'efface pas par les grandes figures qu'on voit, mais ils s'efface parce que c'est l'histoire qui vous prend la figure. Enfin, la paix est sauvée, l'accord du Munique a été signé, l'Allemagne attaque la Pologne sur déclaration de guerre.
Oui. Et puis au milieu de tout ça, il y a Moriac en train de en train de réfléchir. Moriac qui disait "J'étais un enfant triste et que tout blessait." Et cette phrase est la phrase qui au fond l'inspire même dans ces articles politiques.
C'est quelque chose d'absolument extraordinaire. Il y a un esprit d'enfance dans l'éditorialiste littéraire qui existait chez Normon qui existait chez Moriac et qui est un enfant doublé. Pourquoi l'enfance ?
Il y a peut-être l'esprit un peu de provocation l'esprit de vivre de Non non c'est parce qu'il y a un moment où on se rend compte que les adultes ne tiennent pas les promesses qu'ils vous ont faites quand vous étiez petits. Ouais. qu'ils vous ont promis l'ordre, qu' vous ont promis la justice, qu' vous ont promis des tas de choses que les adultes promettent et qu' et au fond, il y a un moment où l'enfant se rend compte que le monde n'est pas celui que les adultes avaient promis et ceux de ces enfants qui plus tard deviennent des écrivains qui écrivent des choses politiques se souviennent de ça et ont ce côté un peu rageur que Moriac avait dans le blocne et qui était absolument fantastique. ce côté rageur, ce côté sentimental qui est aussi bien celui de Moriac Sartre.
Vous souvenez de la fin des mots si je range l'impossible salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Un homme fait de tous les hommes qui les vaut tous et que vaut n'importe qui ? Ça c'est le cri de l'enfance, la protestation de l'enfance devant l'imposture du monde des adultes.
J'ai toujours pensé que dans l'éditorial politique, il y avait un côté comme ça. Au fond, il y a deux types d'hommes relativement à la politique. Je m'intéresse pas tant que ça à la politique, mais je vois ça, on va en parler tout à l'heure.
Comme je vois la figure de Comme je vois la figure de Moriac, c'est ça qui me fascine. Oui. Face au monde tel qu'il est, il y a deux types d'hommes.
Il y a ceux qui disent je peux le changer moi-même et alors ceux-là s'engagent, deviennent patron de parti ou que sache et puis ceux qui comme des enfants tirent les adultes par la manche et disent et dit c'est pas bien ce que vous faites. Vous devriez faire autrement. Regardez, vous devriez faire autrement.
Et le grand journaliste politique c'est quelqu'un qui tire l'adulte par la manche. Le ministre, le président de la République a dit "C'est pas bien ce que tu fais. Regarde, faut faire autrement." Et ça, je trouve ça assez merveilleux. le Figaro parce que là il y a toute une partie d'actualité mais si on se tourne de ce côté c'est le début de l'histoire du du Figaro et alors là il y a une très grande part littéraire ce n'est quasiment que de la littérature c'est que la littérature et ce qui est fascinant moi ce que je trouve très abusant avec le Figaro c'est qu'on s'en fait plein de fausses idées d'abord quand on est un lecteur d'aujourd'hui oui on se dit voilà le journal politique de droite classique en fait ça a pas du tout commencé comme ça ça a commencé si ma mémoire est bonne ville me sent la la faible pour être une espèce de journal de potin, un truc qui était intermédiaire entre Closeur et France Dimanche de mon époque avec des dessins de robe de femmes et des contrendu de spectacle et ça n'est que progressivement ça a pris un côté à l'époque et c'est tard finalement c'est tard et le grand journal politique enfin même violent de l'époque c'est le gaulois donc quand vous regardez les journaux qui se sont très mal comportés pendant l'affaire de Refus il y a pas le Figaro il y a la Croix le journal des assnistes qui est absolument délirant l'antisémitisme et il y a le Gaulois le journal de d'Arthur Meer mais pas le Figaro.
Le Figaro et le Figaro d'ailleurs se détourne de ses lecteurs qui eux sont antirefusard bien sûr mais il ne donne pas là-dedans le Figaro à une position tout à fait spéciale parce que il est à la fois en dedans et en dehors et ça c'est une chose que j'ai toujours aimé dans le journal au fond quand on pense à ce genre de chos les écrivains, les intellectuels français au 20e siècle ils se sont trompés dans des proportions inconnues. inconnu ailleurs en Europe. La moitié d'entre eux ont préposition pour le totalitarisme nazi et l'autre moitié a pris position pour le totalitarisme communiste.
à part Jean-Paul, Raymon Aron, Moriac et Camu tous les autres à un moment ou un autre se sont plantés voilà de d'Alphonse de Château Brillant à Michel Fouco hein je tous et compris Jean-Bard bien entendu ils sont portés ce qui me paraît très frappant Faro alors même que j'ai l'impression souvent de pastager de ne pas partager les idées politiques d'un certain nombre de ses rédacteurs c'est que le Faro n'a jamais cédé à l'illusion à l'illusion des lendemains qui chantent à l'illusion de tout ira mieux à l'illusion de la solution de miracle Et ça c'est ça la véritable liberté. Et sous ce rapport je préfère le préjugé du Figaro aux illusions mortif de d'un grand nombre d'autres et je trouve ça plutôt sympathique. C'est que tout à l'heure Fabrice Pikini alors cette musique c'est parce que derrière on peut le montrer avec Nicolas je voulais pas présenter c'est notre caméraman ce soir.
Là il y a tous les grands noms et les grands visages du Figaro. Il y a tous les prix Albert Londres il y a tous les académiciens qui ont écrit dans dans le Figaro et on arrive au bout. Et là, Fabrice Lukini nous disait hier soir dans son premier spectacle, il va en refaire encore ce soir.
À une époque, on ouvrait le Figaro et on tomber sur lui qui nous écrivait des des petits mots quoi. Mais ça ça c'est une chose qui me fascine parce que il faut décrasser les vieilles gloires que vous avez vu ça c'est fantastique. Quelle écriture régulière.
Mais vous savez, il faut décrasser les vieilles gloire. Quand à un moment j'habitais mon martre et j'habitais mon martre à côté des cabarets de Montmartre et cetera et j'écrivais un livre sur Apollinaire. Je voyais que c'était là que Poliner avait rencontré Picasso.
Évidemment, on lit ça, on se dit à Pauliner a rencontré Picasso. On dit Marcel Pous t'écrivait dans le FAR et on oublie qui c'était à Poliner et Picasso. C'était des jeunes types, j'allais dire comme vous et moi plutôt comme vous comme moi.
Et et et pro c'était un jeune gandin. Et un jour ils sont devenus à Polin ils sont devenus à Polinir et ils sont devenus post. Et po était considéré à l'époque notamment par la NRF qui était des purittins de centre gauche comme une espèce de mondin absolument épouvantable.
La parution de la recherche du temp. Ça l'a discrédité les chroniques du Firau. Personne n'a jamais cru qu'il avait fait l'œuvre la plus géniale du 20e siècle.
Quand on l'a enterré, c'était je crois à Saint-Honoré des Lot, Moriac a raconté qu'il était arrivé et qu'il avait été surpris de voir des milliers de gens autour de l'église. Et des milliers de gens autour de l'église, ça lui paraissait surprenant parce que pour lui Prou c'était resté le petit arriviste qui faisait ses petites chroniques dans le Figaro. Bon et et il dit à Moriac d'un air absolument surpris et dévasté d'ailleurs parce que Cru va l' vincer de la place de premier grand écrivain français.
Il dit quand même le petit Marcel c'était notre jeune homme. C'est celui qu'on voit là. Le petit Marcel c'était notre jeune homme.
C'est magnifique. C'est absolument magnifique. Ça c'est le portrait de Jacques Émile Blanche.
Très très beau. Très très beau. On le voit d'ailleurs dans la recherche du temps perdu.
He il y a tout au début de la recherche, il passe son temps à expliquer que il attend une réponse du Figaro parce qu'il vient d'envoyer sa première chronique et qu'il est pas sûr qu'elle sera publiée. C'est c'est extrêmement drôle. On avance.
On avance avec ses grands noms, ses grandes photos. Est-ce que d'ailleurs quand on est écrivain, on a des modèles, j'imagine que oui, mais parfois des idoles et on peut être un peu groupis. Bon oui.
Enfin, moi alors c'est aussi il y a des familles d'esprit, voyez. Moi je suis assez peu générationnel. Il y a des il y a il y a il y a il y a des familles d'esprit je trouve qui remontent le temps.
Il y a des gens dont je me sens extrêmement proche au talent ou au génie prêts par exemple bien sûr mais il y a il y a certainement des il y a certainement des familles. Je pense que parmi les écrivains qui ont écrit dans le Figaro qui ont par exemple Neof que que que nous ont décrire que nous pardon que nous ont délire à l'académie Neof j'aime beaucoup ce lapsus. C'est certainement Oui, c'est certainement quelqu'un qui euh si très on va dire ça mais il a certainement été influencé par les romanci américain mais surtout c'est au fond un standalien.
Il y a quelque chose de très standalien chez lui. C'est une c'est c'est une manière d'être. Alors moi pas du tout, je suis complètement étrangé à scandal.
Vous êtes de d'un autre courant ? Je suis voilà et ce c'est c'est qui vous votre haut patronage ? J'ose j'ose à peine le dire parce que c'est vraiment c'est vraiment quelque chose qui Oui.
Vous vous avez peur de manquer d'humilité en le disant ? Non mais le le haut patage la question c'est c'est un génie. Donc c'est c'est un type qui a le même si je puis dire dans lequel je sens le même rapport étrange entre le passé la mien.
C'est château brillant. Euh mais c'est tout à fait différent. Vous voyez bien, ça n pas du tout le même.
Et donc on et puis c'est vrai que au fil du temps, on est on devient quelquefois groupi. Euh j'étais une groupie de Nabokov. J'adorais Nabokov.
J'adorais Autre rivage me paraissait pendant des années, j'ai lu Autre Rivage et le reste de Nabokov avec passion. Il chassait les papillons. Alors ça me paraissait absolument fantastique.
Et ça change, ça change bien sûr. Oui. Non, vous dites c'était peut-être pas si bien que ça ou non, je passe à autre chose.
J'ai la chance de ne pas les je les critique pas quand je les abandonne. Voyez les forme de fidélité dans vos passions. Donc il reste là.
J'ai été très très marqué par les surréalistes. Le ton de liberté absolument incroyable du premier manifeste, la violence. Je désire pour ma part être conduit au cimetière dans une voiture de déménagement t à la croyance à la vie à la vie rêvée s'entend qu'à la fin cette croyance se perd.
Enfin je voyez le grand ton d'André Breton je je l'ai je l'ai gardé en mémoire et puis il y en a d'autres qui viennent et qui se substituent ensuite. Il y a cette grande scène qu'on peut monter. Vous êtes déjà monté sur scène vous ?
Euh je suis je suis monté sur scène une fois. Je n'ose pas vous dire comment. Non.
Euh je suis monté sur scène euh pas pour faire les conférences hein, je suis monté sur scène une fois parce qu'il y a eu à Bobino le gal de la Légion étrangère d'acord et que le général commandant de la Légion étrangère m'a demandé de venir m'adresser au public pour qu'il donne de l'argent pour nos anciens camarades blessés. D'accord. Et donc je suis monté mes causes et donc je suis monté à Bobino sur la scène de Bobino et euh je leur ai euh tenu un petit discours sympathique.
Oui. Mais rien de rien de rien de luchiness. Mais oui, tout le monde n'est pas luukini, chacun son boulot.
Mais vous pourriez aimer parce que vous êtes un orateur, vous avez cette voix, vous pourriez aimer la scène, prendre une prendre un public comme ça, réclamer des textes ? Oui, j'aimerais bien en fait si je pouvais un jour si si un jour on me le propose, j'essaierai mais pas pour euh enfin il y a des il y a des textes que voilà, il y a des textes que j'adorerais effectivement. Si si vous vous pouvez choisir où vous dit allez François, euh le théâtre que vous voulez et le texte que vous voulez là, demain soir vous êtes sur scène, vous prenez quoi ?
Ah ben je fais alors je fais je fais deux trucs en deux parties. Une partie kitch, une partie vraiment mélancolique. La partie kit c'est Erédia et le compte de l'île.
D'accord. Les éléphants, ils descendaient pourboir en écrasant les gens. La tribia sa produce consul fier de sa gloire neuve a fait lever la hache et marcher l' en plus c'est bon.
Vous avez même pas besoin de le travailler, vous le connaissez déjà. Puis la deuxième partie, je fais à pollinaire avec des choses véritablement bouleversantes faire un village de l'arrière s'en allait quatre bombardiers. Ils étaient couverts de poussière depuis la tête jusqu'au pied.
Tous quatre de la classe 16 parler d'ent non d'avenir ainsi se prolonger la 16 qui les exercit à mourir. Magnifique. Et alors quand je vois Dormeçon là que je vois Oui, c'est pour ça que je voulais vous emmener ici l'autre partie de notre de notre exposition.
Alors je quand je vois dans mon be je je ne peux pas lui rendre hommage autrement qu'en récitant ce ce ces verbes pour qu'on se récitait ensemble tout le temps. qui vivre est un devoir je vous le transmets comme ça vous le ben je le ferai vous l'apprendrez aussi c'est vivre est un devoir si vivre est un devoir quand je l'aurais bacelé quand je l'aurais baclé que mon lince seul au moins me serve de mystère que mon lin il faut savoir mourir faustine et puis se taire se taire comme Gilbert en avalant sa clé et alors comme vous le voyez chacun faisait une parole je pense à ça je pense à ça on ça on se récitait des on se récitait de l'arragon aussi parce que vous l'avez connu à cette époque quand il était non un peu plus vieux Non. Oui.
Oui. Parce que oui, vous avez vous avez quand même pas le même âge que lui. Il faut pas non plus rigoler.
Non. Mais il m'est arrivé un truc horrible. Vous aviez combien d'écarts tous les deux ?
On avait 30 ans d'écart. Voilà. On 30 et il m'est arrivé une truc horrible, c'est que je je l'autre jour, j'ai relu le livre qu'on avait fait ensemble s'appelle Garçon de coécrire qui est tiré d'un le titre est tiré d'un verre d'Aragon.
Et puis à la fin, je lis la dernière phrase c'est "Alors, écoutez, voilà, vous êtes bien sympathique mais votre œuvre est derrière vous, n'est-ce pas ? maintenant, il vous reste quelques années à attendre la mort. À quoi allez-vous les employer ?
Et gens très gentiment répond : "Mer ami, ce que j'ai l'intention de faire, ça et en disant, je m'aperçois que j'ai l'âge que j'ai maintenant quand je lui posais cette question et que si un godeluro était venu me dire qu'est-ce que vous allez faire en attendant la mort ? par exemple, j'aurais réagi j'ai prévu ça en fin de en fin d'émission et ben je suis pas sûr que je réagisse avec autant d'élégance que lui à l'époque, mais c'était c'était quelqu'un avec qui on parlait en récitant des verrs euh et c'était vraiment ce qu'il ce que ce qu'il faisait à merveille et ce qu'il aimait faire parce qu'il faisait passer énormément de choses à travers ça. C'est quelqu'un qui sous son derrière son aspect prolix parlant facilement était d'une d'une pudeur tout à fait étrange et et et qui ne laissait véritablement pas voir les blessures intérieures et de temps en temps quelque chose passait quand quand il récitait un verre.
Non non, c'est merveilleux. Vous savez, c'est là quand on voit comme ça, vous connaissez son doute l'histoire. Il arrive, il est il vient d'être nommé directeur du Figaro et puis il est emmerdé parce que quand même c'est un peu plomplom le Figaro.
C'est qu'il arrive et il fait sa première conférence de rédaction. Ça doit être à peu près à cette époque là. Oui, parce qu'il est pas resté longtemps directeur 3 ou 4 ans. 3 ou 4 ans.
Alors qu'est-ce qu'il dit ? Il dit "Écoutez, je je ne peux pas l'imiter mais je vous dis à peu près ce qu'il m'a dit qu'il a dit à l'époque. Il y a des il y a des hommes à l'intérieur, j'ai l'impression.
Écoutez messieurs, je suis bien content d'être là parmi vous. Alors, je sais que parmi vous, il y en a un certain nombre qui trouvent déshonorant d'écrire dans le Figaro parce que euh à l'époque comme maintenant, je pense qu'il y avait beaucoup plus de variétés d'opinions politiques à l'intérieur de la rédaction du Figaro qu'on peut le croire. Donc je je sais que certains d'entre vous peuvent trouver déshonorant d'écrire dans le Figaro.
Je voudrais les rassurer tout de suite. Ce qui est déshonorant ce n'est pas décrire dans le Figaro, c'est le lire. Et c'était sa première c'était sa première conférence de rédaction.
Extraordinaire. Et quand on pense qu'aujourd'hui alors là je je le montre par exemple, c'est l'un de nos plateaux télé. Le Figuero a bien changé.
Il y a la presse écrite. On va on va se diriger vers la sortie. Ouais.
Vous vous parlez des mots beaucoup. Est-ce que les mots parfois peuvent vous déborder ? Est-ce que vous avez une obsession du mot tout le temps ?
Oui oui oui oui oui. Et ça peut être trop quoi au bout d'un moment. Non mais alors des mots.
Oui j'aime beaucoup ça mais je je récide la poésie en marchand voilà il faut il faut que ça vienne pour il y a quelque chose. Non non le il a il a il a une manière d'être à travers la langue pour les gens qui ne savent pas être autrement. Il y a des gens qui peuvent être autrement.
Je sais mais est-ce que le mot, la littérature, l'écriture peut inhiber l'action ? C'est-à-dire qu'on on contemple, on écrit, on raconte mais on ne fait plus parce que parce que je suis d'accord mais il y aussi des tempéraments. Par exemple, moi je suis inapte à l'action.
À chaque fois que j'essaie de faire quelque chose de pratique, ça a été un déchet lamental. Je préf vous changez l'ampoule chez vous quand même ? Non mais oui non ça ça je suis très bon pour ça.
Je cire mes pompes moi-même. Je suis capable de faire la vaisselle. Je change les je change les ampoules.
Non mais l'action voulais dire les grands trucs quoi. Travailler dans une entreprise dans une administration et je suis complètement inapte. Ah ou non ça c'est pas possible.
Non c'est c'est c'est bon et je suis assez content que de de pouvoir aimer le côté contemplatif parce que ça m'aura ça m'aura soutenu sans ça. Je vois pas ce que j'aurais fait. Le kiosque le kiosque dans lequel nous attendent nos manteaux.
Hop. Bonsoir. Bonsoir.
Hop, je récupère nos manteaux et nous on file. J'espère que ça ne va pas disparaître le kiosque. Ben non, j'espère pas.
Pourquoi voulez-vous que le disparaisse ? Parce que les journaux disparaissent. C'est une question qu'on peut se poser.
Et les livres aussi, voyez, les livres font. Est-ce que est-ce qu'on lira encore ? Est-ce qu'on lira encore ?
Moi, je me rencontre avec surprise que je lis peut-être la moitié la moitié des livres que je lis, je les lis sur tablette. Oui mais oui c'est c'est commode quoi. Mais je croyais que ça marchait pas bien moi les tablettes.
En tout cas pour moi ça marche parce que en fait chez moi le livre appelle le livre. Je suis en train de lire quelque chose qui me plaît dans lequel je vois une référence bah immédiatement je sors pas de mon lit pour aller à l'écume des pages. Je la fais venir sur ma tablette la référence.
J'achète tout de suite sur un impatient à ce pointl. Ah oui oui, il faut il faut le livre appelle. Ah donc vous êtes pas fétichiste de l'objet livre aussi mais ça n'est pas exclusif le livre appelle le livre quoi.
D'accord. Allez on fil devant la statue de Figaro. Vas-y.
Je peux vous faire photo, s'il vous plaît. Oui bien sûr. Merci.
Absolument. Merci beaucoup. Ah voilà.
Ben je vous regarde. Merci. Regardez-moi, regardez-moi.
Merci. Merci à vous. Merci.
Allez, ben voilà. Vous vous avez vous aurez foulé le tapis non pas rouge mais bleu du Fle du Figaro. Alors, on sort par ici.
Hop, je pousse la porte. Merci beaucoup. Et alors les mots les mots les mots ils seront vous l'avez vous mais c'est vous voulez que je révèle tout ça en fait c'est un petit leur c'estàd que dedans il y a les épreuves on dit tout év pas mal et il y a le la couverture la couverture c'est pas mal loin de Salonique François Sur les aventures de Thomas mort oui là vous vous faites plaisir bah je me fais plaisir mais en même temps j'ai trouvé le moyen moi qui pour parler de château brillant moi qui Je suis incapable d'égrer évidemment les mémoires d'autres tombes.
Je me suis dit qu'est-ce que c'est que qu'est-ce qu'il a fait château dans les mémoires d'autres tombes ? Il a voyagé à travers le temps des années de son enfance avant la révolution française jusqu'aux années de l'empire de la révolution de la de la restauration et à chaque fois avec un mélange de lyisme debout de la nature debout des aventures humaines debout des choses et et des caractères. Moi qui suis incapable de faire ça, bah je vais faire mon je vais faire mes mémoires d'outreetombe en utilisant un personnage qui va se déplacer à travers le temps.
Oui, parce qu'il faut expliquer. C'est un polar. C'est Ah oui oui, c'est un vrai polar.
C'est un polar donc avec un personnage un héros qui s'appelle Thomas Mor voilà et qui qui a le nom du ministre anglais décapité sur Mais alors pourquoi ce noml ? Parce que Thomas Mor me plaît. Parce que Thomas Mor donc là vous avez piqué le nom mais est-ce que vous avez piqué la personnalité et tout ?
Pas du tout. Rien à voir. Juste c'est juste le nom qui me plaisait.
Si vous avez connu, j'aurais piqué le vôtre et vous retrouviez vous vous retrouveriez en train de en train de résoudre des énigmes alors ce qui est génial c'est que il faut faire coller une histoire qui sort de votre tête Ouais. Avec des faits historiques. Ouais.
Alors et alors on s'en arrange ou non ? Ben non. Là ça n'a jamais existé.
Alors si si si on s'en arrange parce que en fait il y a énormément de fait enf la pl totalités des faits historiques qui sont làdedans sont vrai. Regarde quand vous considérez l'histoire regarde considérez l'histoire là imaginez je sais pas moi le ministre de l'intérieur arrive et s'arrête là. Oui, c'est possible.
Il était là hier soir. Donc il arrive mais qu'est-ce qu'il y a derrière ? Il y a derrière des choses que vous et moi ne savons absolument pas.
Le ministre de l'intérieur s'est fâché avec son meilleur copain. Pourquoi il s'est fâché avec son meilleur copain un quart d'heure avant ? Parce qu'un quart d'heure avant, le meilleur copain était parti avec la demi-sœur de sa femme.
Euh et c'est très emmerdant. Pendant ce temps-là, ce nous des intrigues de toute politique et sentimentale qui se développe. Bah, c'est ça le roman.
Et à partir d'un truc que vous voyez, le ministre de l'intérieur arrive, il y a des milliers de choses que vous voyez pas. Mo moi là je suis complètement client. Alors je sais il en va de même dans la fiction et je je crois que la fiction est encore plus forte quand elle s'appuie sur le Moi j'adore ça.
J'en suis Vous avez des exemples fascinants. Regardez Arsè Lupin. Je sais pas si vous aimez ça, moi j'adore ça.
Dans 813 de Maurice Leblanc à la fin Arsen Lupin est converti en une espèce d'herbite bizarre. Et qui est-ce qu'il rencontre l'empereur Guillaume ? Il vient l'empereur Guillaume II juste avant la guerre de 14 vient lui dire "Allez, mettez-vous à mon service, soyez le chef de de de ma police secrète." Ets Lupin lui répond "Je ne peux pas cire car je suis français mais comment ça ça n'est pas un obstacle ?
Et d'ailleurs, vous êtes mort. Je suis mort comme homme mais vivant comme français. Je m'étonne que votre majesté ne sente pas la différence." Et bien ce dialogue absurde entre scène Lupa et Guillaume I donne au roman une vitalité, une présence incroyable.
Pourquoi pas ? Et moi je me souviens que gamin quand j'avais des situations comme celle-ci, j'en étais à me dire mais pour Arsen Lupand mais il existait Arsen Lup. Bah bien sûr.
Est-ce que comment je pourrais savoir qu'Arsen Lupin n'a pas vraiment existé s'il a rencontré ? Mais je suis tout à fait d'accord et ça et ça nous console ça nous console des moments où la réalité nous apparaît comme une mauvaise fiction. Oui oui parce que ça se trouve le ministre de l'intérieur il s'est absolument rien passé.
Il a rempli des documents puis il est venu, il a signé trois arrêtés d'expulsion et il est parti quoi. Allez, on enchaîne. On enchaîne.
Je vais mettre mon je mets mon truc dans ma ben, vous pouvez laisser dans notre voiture he il y a pas de souci. Oui, oui, oui, hop, notre chauffeur et c'est parti. Ah, splendide.
Je vous laisse monter au fond. Ouais, ça marche. Hop là.
Bonjour monsieur. H là. Merci.
Bon, je sais pas ce que vous en pensez. Pas mal comme cadre pour commencer. C'est vachement bien.
Bon là là c'est nous qui avons choisi le premier lieu. Et vous qu'est-ce que vous pensez du Ça va là ? Ah ben moi ça va très bien.
C'est parfait. C'est parfait. Et alors euh les le deuxè et le 3ème lieu, c'est vous qui euh là on fait quoi ?
On fait l'académie ou les invalides ? On va aux invalides d'abord. Vous révélez tout à nos OK.
à nos internautes. Alors peut-être on va attendre que Nicolas entre tranquillement et se mette et se mette à l'aise. Et est-ce qu'on part du début ?
Vous êtes né où ? Je suis né à Paris 14e arrondissement. Ouais.
Et vous avez grandi à Paris 14e arrondissement ? Non, j'ai grandi dans le 8e. Je suis un enfant du 8e comme Marcel Prou et Gustave Kaibot.
Je suis un enfant de la plaine Monceau. D'accord. Et vous avez grandi dans quelle famille ?
Quel genre de famille ? Comment dire ? C'est une question très compliquée car en fait j'ai grandi ma famille direct une famille de professeurs de médecine ou euh voilà très bien connecté de choses.
Ça veut dire quoi bien connecté ? Ouais, c'està dire que voilà quoi, les professeurs de médecine à cette époque c'était bah moi par exemple mon mon grand-père était un ami du frère de Marcel Prou. D'accord.
Ah oui, donc des gens qui euh bien connectés, ça y est, j'ai compris. Voyez, c'est c'est Non mais le milieu hospitalo universitaire ou milieu des grands médecins hospital universitaires est un milieu assez fermé où les gens se connaissaient tous les uns les autres. Euh mais j'ai été sauvé j'ai été sauvé du préjugé social bourgeois par un truc assez drôle, c'est que au hasard des siècle et des années, je crois que ma famille touche à tous les bouts de l'univers social à l'exception des ouvriers d'usine.
On n pas d'ouvriers d'usine mais mais il y a tout. Il y a tout. Il y a des il y a des aristos de province, il y a des agents de chance israélites comme on disait l'autre fois.
Euh il y a des protestants, il y a des catholiques, il y a des artisans, il y a des gars qui avaient des fabriques de gants, il y a des institutrices, il y a des professeurs, il y a des professeurs de médecine, euh il y a des présidents de cours d'appel, il y a tout. Il y a absolument tout. Et et en fait en fait, je crois que ça m'a rendu indifférent à l'égard de l'univers social, voyez.
Oui. Vous vous rendez pas compte ou quoi ? Oui.
Non, non, je ne me rends pas compte. C'est très amusant parce que j'entends souvent les formules machin a les codes. Machin n'a pas les codes.
Je vois pas de quoi il parle. Oui, vous avez les codes partout ou nulle part. Ou nulle part.
Ouais, ou nulle part. C'est aussi pour ça que j'ai voulu faire ce ce livre sur ce ce petit mort là. Mon mon détective c'est un peu moi.
C'està-dire que enfin moi tel que je rêverais d'être naturellement parce que il est polyglote, il parle toutes les langues, il est à l'aise partout, il n'a de point jugé contre personne, c'est quand même un rêve. Et donc vous vous êtes mis vous voilà et après j'ai été après j'ai eu l'enfance j'ai eu une enfance proustienne à laquelle je tiens c'està-dire que j'ai été baptisé à Saint-Augustin où mon grand-père a été enterré maur me promenait au parc Monceau dans un dans un de ses grands landau à flanc blanc qui existe on l'imagine quoi. Oui, une enfance une enfance à la prousse à la caotte et qui fait que le le 8e avec son côté bourgeois, grand bourgeois, rigoriste est resté mon arrondissement.
Le 7e arrondissement où j'habite maintenant m'apparaît beaucoup plus comment dire beaucoup plus léger, beaucoup plus aristocratique, beaucoup plus libertin, beaucoup plus étrange. Non non, moi j'ai j'ai voilà j'ai été élevé dans les non pas comme disait Marx dans les eaux glacées du calcul égoïste parce que c'est comme ça qu'il définissait le bourgeoisie mais dans un univers très 1860 quoi. Le gamin que vous étiez voulait il voulait faire quoi dans la vie ?
Vous vous souvenez euh je crois qu'il voulait être il voulait être médecin comme son père, son grand-père et cetera et puis et puis je me suis laissé détourner de cette je me suis laissé détourner de cette vocation. Mais c'est drôle, ça m'a ça m'a rendu un grand service. Il m'est arrivé de d'avoir comme beaucoup de nos compatriotes ou des gens qui nous regardent d'aller devoir passer longtemps à l'hôpital et pour beaucoup de gens c'est c'est c'est stressant d'être à l'hôpital.
C'est c'est pénible hein, les bruits, il y a les odeurs étranges. Et ben pour moi non parce que c'était l'univers où je vais voir mon père. Ouais.
Et donc pour moi l'hôpital c'est chez moi. Oui c'est et donc même en passant 2 mois c'est un univers là c'est le cas dire familier c'est véritablement un univers familier et donc c'est tout ce qui me reste de cette de cette idée qu'après tout j'aurais pu devenir professeur de monsieur donc l'adolescent que vous étiez n'avait plus grand-chose à voir avec le gamin que vous étiez vous avez une trajectoire de assez naturel dans votre évolution ou non il y avait grandes ruptures. L'os était différent et l'adulte est encore totalement différent.
Bah, c'est-à-dire que je me suis je me suis arrangé, quoi. C'est-à-dire comment dire ça ? Je n'avais pas de je n'avais comment dire Sarredit ça très bien, rien dans rien dans les mains, rien dans les poches.
J'ai essayé de faire mon salut laïque, voyez. Euh, je me suis rendu compte que je n'avais pas de vocation particulière en dehors de celle d'écrire, qui était vraiment la chose que je voulais faire depuis le début, ça c'est absolument certain. Oui.
Euh que j'étais raisonnablement socialement inadapté. Oui. Ah, vous vous considérez que vous êtes socialement inadapté ?
Bah, c'est que non, je je suis adapté à la vie conviviale, amicale, normale et cetera. Mais je suis je suis pas un hermite du tout mais mais il m'est difficile de donner des ordres, il m'est très difficile d'en recevoir. Euh je je je sens partout l'imposture chez les autres comme chez moi.
Ça ça si vous voulez, ça ne rend pas facile le le le déroulement d'une carrière. Et donc en fait, je me suis débrouillé. J'ai eu de la chance pour faire euh comment dire pour pour avoir pour oui pour un peu le né au vent comme ça pour avoir les accomplir les les expériences qui m'étaient nécessaires pour écrire ce que je voulais écrire. depuis je crois que depuis très jeune, j'ai pensé que je ne pourrais pas vivre sans écrire parce que écrire était la seule manière de donner à ma vie une existence, une une cohérence, une une voyez ce que je veux dire, un poids qu'elle n'aurait pas sans soi.
Euh mais pourtant, je continue le parcours. Vous avez eu un parcours universitaire très bon niveau Science Po Paris LENAT là se dirige pas fondamentalement et directement vers la littérature. Pourquoi vous faites ces étudesl ?
Ben alors, je crois que je fait c'est des très bonnes études hein. Je crois que je les ai fait par par pure convention. Euh je les ai fait parce que bon j'aurais j'allais pas devenir un tas de option de Paris ou agrégé comme mon père ou mon grand-père.
Il fallait bien que je fasse quelque chose. J'étais bon en classe, j'étais bon à l'école. J'étais bon en science courbe il faut passer les nage passe les nages c'està dire vous le faites pas avec une ambition démesurée d'être un fonctionnaire ou un président de la République ou Non pas du tout et d'ailleurs et d'ailleurs assez vite discut c'est marrant assez vite je suis parti de partout c'estàd que je suis rentré au conseil d'état assez jeune et puis bah au bout de 5 6 ans qu'est-ce que j'ai fait j'en suis parti mais quand j'ai j'en suis parti j'ai démissionné je pas bah voilà oui donc tout ça tout ça pour ça presque donc oui tout ça pour ça mais mais en même temps je suis resté très attaché à cette maison et je suis très très content de d'y avoir été et puis après Quand j'ai commencé là, quand je m'ennuyais au conseil d'État, j'ai signé pour aller dans la réserve opérationnelle des armées au moment de la guerre en Yougoslavie parce que parce que je voulais voir comment c'était, voyez, parce que il faut lire votre livre sans aller.
Voilà, ça mais c'est ça le c'est un c'est un peu ça qui a été le qui a été le guide de mon voilà donc j'ai jamais eu d'idée de destinée et tout en étant très admiratif des gens qui avaient voyez gens qui avaient une destinée fixe avec une vocation fixe qui et qui la réalisait qui l'atteignait. Moi, j'ai j'ai je dis pas que j'ai pas eu cette chance. J'ai jamais été fabriqué comme ça.
On lit on lit sur votre page Wikipédia, je pas aller très loin. Ouais. Que vous avez euh tenté une aventure monacale.
C'est vrai ou pas ? Pas du tout. Pas du tout.
Non. Euh ne me raconte que des conneries. Non, il il y a souvent des trucs.
Ça dépend parce que Vous voulez que vous lise ce qui ce qui est dit dedans ? Peut-être que vous la connaissez votre page Wikipédia, mais euh attendez. Hop, j'ai un peu de réseau.
Oui, François. suraut. Hop, ici.
Euh donc je vais dans biographie. Il a essayé la vie monastique à l'abayie Saint de Cargonan. C'est vrai que j'étais très familier de laabay Saintane de Cargonan.
J'allais j'allais faire des retraites quand j'étais jeune. Mais non, j'ai pas été laabane de cargon. Vous voyez ça, il y a une ambiguïté là.
Ambigé. Oui. Oui.
Je je on pourrait aussi faire une émission entièrement composée de démentis par exemple. On a dit aussi, on a beaucoup écrit que j'avais été fiancé avec Jney, voyez, actrice américaine. Euh euh et ben la difficulté c'est comme comment dire, elle a dû mourir de choses près 10 ans après ma naissance, était assez difficile.
On a prétendu aussi que j'avais écrit le le la théorie générale de l'emploi sous le pseudonyme de John Menard Kanes, mais ça n'est pas vrai non plus. Voilà. Alors donc il y a beaucoup de choses qu'on peut démentir je présente on peut démentir énormément de choses mais c'est amusant l'idée de la vie rêvée quand même.
Oui ouiè aussi c'est de la fiction. Vous avez vous avez vraiment écrit les statuts de d' marche par contre ? Non ça non ça non ça non parce que à l'époque le président de la République m'avit demandé qui n'était que candidat m'avit demandé de faire des statuts de parti.
C'est très simple statut de partie c'est la suite d'association de la loi de 1901. Ça m'emmerdait comme un rat naturellement. J'ai demandé une de mes collaboratrices, une fille très bien, tu peux pas mais trouver des statuts de vraiment et je crois qu'elle est allé copier les statut du je du pas quoi du parti radical en 1960 en rajoutant trois trucs qu'on avait dit de rajouter mais non.
Ah oui donc vous l'avez fait sans sans le faire enfin si vous le j'ai donné à quelqu'un qui travaille avec moi quoi et et ça s'est très très très bien passé. Ouais. Bonsoir.
Bonsoir. Bon, je suis très content d'être là où on va. Allez voir ça.
Ça c'est parce que faut que je vous dise, on va aux invalides, vous l'avez dit avant d'entrer dans cette voiture. Euh, on nous demande souvent de venir aux invalides. Souvent on fait la cour, on dit ou non, le reste on peut pas.
C'est la première fois. On va on va t'achètre à la hauteur. Bon, alors, allons-y.
Allons-y. Venez. Hop là.
Tac. Ah oui, c'est pas rien hein. Non, c'est pas rien.
Hop. Vous avez besoin d'aide ? Non, c'est bon.
Ça passe. Ça passe au général. Comment ça va ?
Mais vous êtes splendide quand même. Comment allez-vous ? Bonsoir Tibo.
Enchanté. Est-ce que je peux vous mettre un petit micro comme ça on vous entend bien ? C'est pas l'objet de la conversation mais nous pouvons évidemment vous pourrez dire des deux trois trucs sur sur C'est bien.
Il faut que vous vous nous expliquz c'est vous le patron des lieux. Exactement. Expliquez-nous où on va rentrer parce que c'est pas rien là.
Donc nous allons rentrer sur le dô des invalides. À l'origine le dô des invalides, c'est la chapelle royale 2014. Ouais.
Qui a été transformée par Napoléon en panthéon militaire. Il y a enterrer notamment les deux grands marchau de 2014 est une amération Turen et Vauban. Napoléon n'avait jamais prévu, n'avait jamais imaginé qu'il serait enterré au panthéon.
Il souhaitait être enterré à la basilique Saint-Denis pour récupérer et prolonger toute l'histoire de France. Finalement, Louis-Philippe en voulant faire un geste politique en 1840, en récupérant ce qu'on appelle les cendres mais qui est en fait le corps de Napoléon, a décidé de l'installer là où était sa place parmi les gloires militaires. Il ne voulait pas en faire ni une gloire politique, ni un successeur de la des linières royales.
Et donc c'est pour ça qu'après 21 ans de travaux, puisqu'il n'y avait pas de crypte à l'époque, après 21 ans de travaux pendant lesquels Napoléon ou plutôt c'est ses reste mort ont attendu dans la chapelle latérale, il a pu être inhumié définitivement dans le dôme et sous et à l'intérieur de cette cripte. Est-ce que je peux vous poser une question ? Une question qui va vous embêter mais comme ça vous dém je vais je vais je vais vous dire quelle est la question que vous allez me poser.
Est-ce que je suis sûr que c'est le corps de Napoléon tellement prévisible ? Non, mais c'est une question que tout le monde pose. Oui.
Euh et la réponse est assez simple. Louis XV a eu l'intelligence d'envoyer une mission composée par des personnes de parti politique ou de sensibilité politique différente qui tous avaient connu Napoléon soit pendant la révolution soit pendant l'empire. Ouais.
Et donc ces 18 personnes ont constaté dont le jolier de Napoléon, le fameux Hutsonov, ont constaté à l'ouverture de la tombe à Saint-É, il s'agissait bien de Napoléon lui-même. Ils ne l'ont pas quitté. Aucun d'entre eux n'avait n'avait intérêt à mentir.
Et si quelqu'un avait menti, il aurait aussitôt été dénoncé par les autres. Et donc nous sommes absolument certains que le tombeau qui a été ouvert était bien celui de Napoléon qui contenait à Saint-Elè le corps de Napoléon qu'il a été escorté jusqu'aux invalides sous surveillance permanente de ces 18 personnages qu'il a ensuite été éveillé jour et nuit il n'était pas possible de faire le transfert toujours par des gens qui n'avaient aucun intérêt les uns ou les autres à ce qu'il disparaissent. Et enfin, une fois qu'il a été placé dans son tombeau définitif en 1861, le couvercle fait 2,4 tonnes, pèse 2,4 tonnes et avec les moyens de l'époque, il est peu probable vous savez que vous êtes plus convaincant que ceilis que Napoléon n'est pas là.
Ce qu'il y a de fantasmatique, c'est d'abord le personnage et la fiction qui permet évidemment d'écrire des livres tous les plus intéressant et imaginatif et créatif les uns que les autres, mais qui en aucun cas ne change la réalité du fait que c'est bien le corps de Napoléon qui est ici. Je voudrais qu'on voit ce dô mais avant de voir Napoléon, on n'est pas là pour lui. On n pas là non plus.
Alors je Oui, mais je tiens préciser, je tiens quand même à lever une ambivité. C'est parce que j'étais malade récemment que je vous emmène visiter ma future chapelle funéraire. ti à rassurer tout le monde.
Tout va bien hein et je ne vais pas je ne vais pas me mettre à demander l'inumation à l'intérieur de l'un quelcon de ces chapelles. Mais je suis là pour vous montrer deux choses. Oui.
D'abord je vous montrer c'est une chose qui m'imeut énormément à cause de mon militarisme bien connu et et à cause du du fait que mon grand-père était a été était l'un des l'un des officiers de chasseur alpins les plus décorés de 141. C'est le c'est le tombeau d'une maréchal fauche que je trouve absolument magnifique et sur lequel nous allons méditer quelques instants. Maréchal Fit, on ira voir le hôtel.
Oui. Alors Fche alors Fache il est vous savez quoi ? On cache Napoléon pour l'instant.
On finira avec on finira avec Napoléon. Alors fauche doit être Non non je je le je me je me gourde toujours hein. Vanc ici là.
Donc faut je mettre un peu à gauche. C'est très impressionnant. Et alors ce qui est Vous êtes déjà venu ici ?
Oui oui mais ce qui est intéressant c'est que voilà regardez ça ça c'est pas je le trouve très émouvant parce que c'est le souvenir c'est l'un des je vous montre ça aussi parce que je crois que c'est l'un des articles que j'ai écrit dans le Figaro. J'en ai pas écrit énormément mais l'un des articles que j'ai écrit dans le Figaro c'était sur le sur le dernier poilu. J'en écris un autre sur le moment où le clair de l'armistice du 11 novembre 1918 sonne.
C'était il y a 30 ans 40 ans. d'être un un anniversaire, voyez, ou 49. J'ai écrit un grand article là-dessus et je trouve cette je trouve que c'est exactement ça.
Vous avez là le le maréchal vainqueur de la Premi Guerre mondiale et il est porté par des soldats qui sont évidemment tristes et mais qui ont ce côté magnifique de à la fois de la victoire et de l'épreuve. Voyez euh le le mouvement absolument naturel des statues, la tête baissée des soldats, leur côté méditatif et quelque chose d'absolument fantastique et fait penser à un très beau verre de un très beau verre d'Aragon qu'on se récitait d'ailleurs puisqu'on en parlait tout à l'heure avec Dormeçon qui est roule roule au loin roule train des dernières lueurs. Les soldats assoupis que ta danse secoue laisse tomber la tête et fléchissent le cou.
Cela sent le tabac, laine et la sueur. Tu n'en reviendras pas. Toi qui courais les filles, jeune homme dont j'ai vu battre le cœur à nu quand j'ai déchiré ta chemise et toi non plus, tu n'en reviendras pas.
Vieux joueur de manie qu'un obu a coupé par le travers en deux pour une fois qu'il avait un jeu du tonner. Et toi le tatoué, l'ancien légionnaire, tu survivras longtemps sans oreilles, sans yeux. Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit.
Déjà vous n'êtes plus qu'un mot d'or sur nos places. Déjà le souvenir de vos amours s'efface. Déjà, vous n'êtes plus que pour avoir péri.
C'est ce qu'il y a derrière ces soldats portant le général en terre. Je trouve que c'est un c'est un tombeau absolument magnifique. C'est très beau.
Puis j'aime ça aussi. J'aime le moment où les grandeurs d'établissement disparaissent. Voyez et ça n'est pas le général d'armée Tartemolle machin membre de l'Académie française et Fuche.
Voilà. Typ est passé dans l'histoire. On se souvient de son nom et de lui seul.
C'est magnifique. Magnifique. Ah, il y a un autre homme ici.
Le français le connaissent. Oui. Loté.
Oui. Je suis pas certain que les français le connaissent. Non.
Alors, Lioté, c'est un c'est Alors pourquoi est-ce que j'ai choisi Loté ? J'ai choisi Loté parce que il y a un côté Figaro dans Lioté. J'ai côté je disais le Faro est un journal paradoxal parce qu'il y a beaucoup d'opinions à l'intérieur du Fiaro beaucoup et il a un côté Figiaro par son côté chic carnet du jour néo aristocratique laurin élevé dans un corset de fer.
Il a il a ce côté ce côté vieille France des années 1890 et puis ce côté également qu'on voit dans les dans les articles du Figaro de l'époque qui est l'aventure coloniale, la conquête du Maroc. Expliquez-nous qui est cet homme parce que je je pense que les gens ne savent pas. Alors, les gens ont l'oté d'un personnage qui était un un quelqu'un de la génération qui a subi la défaite de 1870, qui était un Saint-Syrien, qui ensuite a commandé un régiment de cavalerie et cetera et qui ensuite très très tôt s'est pris de passion pour l'Afrique du Nord et a établi le protectorat français au Maroc.
Alors, ce protectorat était très original dans la mesure où c'était pas de la conquête directe comme en Algérie. Ou en fait, l'OT s'est pris de passion pour le Maroc. Il a aimé les Marocains, il a aimé leur religion, l'islam.
Il ne voulait pas qu'il y ait des Français qui viennent s'installer là-bas. Il voulait pas qu'il y a des fonctionnaires français qui viennent emmerder les populations locales. Il voulaient juste que ça soit un territoire protégé par la France.
Et ce qui ce qui a rendu sans doute plus tard l'indépendance du Maroc plus facile à obtenir que l'indépendance de l'Algérie. Loté était un personnage dépourvu de tout racialisme. Il ne pensait pas du tout que les Européens, spécialement les Français, soient supérieurs aux Marocains.
Il avait il s'est pris de passion pour ce pays et il s'est dit "Trouvons un moyen de le rattacher." Et ce qui est assez ce qui est assez fascinant, c'est que il a réussi à le faire pour finir à l'occasion de la guerre du RIF. le gouvernement l'a débarqué pour le remplacer par Pétin et il est rentré en France et on l'a trouvé on lui a trouvé un dernier emploi misérable qui était de d'organiser l'exposition universelle de 31 lui qui avait euh tant fait pour le le Maroc et avant d' pour l'Indochine on on lui a demandé d'organiser une exposition universelle et dans cette exposition on faisait ce qu'on faisait à l'époque hein des des eau de humain vous savez on présentait des Marocains en train de faire la semoule ou des ou des des antillèses en train de de de fabriquer leur cuisine locale.
Ça paraît impensable mais c'est impensable mais c'était très voilà et a fait à ce moment-là une dépression profonde à refuser les eaux humains à l'exposition universelle et rentrer chez lui à Toreloter en Lorine euh où il est mort quelques années plus tard. Et alors on voit ici qu'il y a des inscriptions. Il y a des inscriptions.
Ça c'est des inscriptions à Koufi magnifique. Il avait il avait une réputation très curieuse parce qu'il était il était il était il était plutôt de réfusard. Il détestait le maréchal Pétin.
Euh, il avait une formule parce qu'il est il était académicien. Il était académicien. Oui, ils avaient ils étaient tous les deux et quand Pétin était élu à l'académie, il avait une manie qui avait aussi un écrivain de Nager qui s'appelait Cobbesco.
Euh on prêtait à Lioter des mœurs, comment dire euh des mœurs variés quoi. Voilà qui à l'époque ne se faisait pas tellement apparemment dans l'univers militaire. Et il avait l'habitude de parler des gens apparemment les plus viriles en les féminisant.
Par exemple quand Pétin était éluit la pétin. Quand Pétin est élu à l'accadémie française, il dit la pétin. Donc on est en quelle année ?
On est bien avant le on est bien avant Vichi. On est on est 5 6 ans après la première mondiale. La pétin Ah mais ça mne ça ne m'étonne pas du tout que la pétin soit immortelle.
Elle n'a pas de cœur, elle n'a pas d'âme, elle n'aime pas les hommes. De quoi voudriez-vous donc qu'elle crève ? Voilà, c'était ce genre-là hein, quelqu'un de très C'est c'est beau comme et et d'autant plus lorsqu'on sait ce qui s'est passé après, il le voilà et donc c'était c'était ce personnage un peu parce que c'était un colonisateur mais c'est un colonisateur mais un colonisateur qui aimait et qui aime enfin voilà qui était mieux au milieu des gens qu'il colonisaient qu'au milieu de ses propres de ses propres compatriotes.
C'est un personnage tout à fait tout à fait étonnant. Cocto disait de lui c'est le genre d'homme auquel les français adorent couper la tête. Euh il disait lui-même qu'il qu'il n'avait pas fait tout ça pour remettre le pays entre les mains des fonctionnaires de l'enregistrement quoi.
Il y avait un côté et ça et ça c'est une chose alors que j'aime énormément. Je l'ai euh je crois que c'est mon grand-père qui m'emmené ici pour la première fois et c'est quelque chose qui est très triste. Nous allons méditer sur cette tristesse.
C'est ce qui écrit en coufig de l'autre côté, c'est la même chose. Être de ceux au être de ceux auxquels les hommes croient, dans les yeux desquels des milliers d'eux cherchent l'ordre à la voix desquelles des routes s'ouvrent, des pays se peuplent, des villes surgissent. C'est comme s'il avaient défini à l'âge de 20 ans, quand vous on se demandait tout à l'heure dans la voiture quelle était la vocation, comme s'il avait défini à l'âge de 20 ans ce qu'un homme doit faire de sa vie.
Et en fait, c'est pas ça. L'administration qui a écrit, qui a fabriqué ce tombeau a détourné complètement une lettre qui écrit un de ses amis vogué en lui disant "J'ai raté ma vie. J'ai complètement raté ma vie.
Euh maintenant, on va coloniser le Maroc comme si c'était n'importe quelle Algérie, si je puis dire. Les Français se répandront partout. J'ai été d'ailleurs viré du territoire.
Le maréchal Pétin m'a remplacé après la guerre du RIF. Je n'ai rien fait de bon. Je n'ai rien fait du tout.
Je n'ai pas écrit de livre. Il était très littéraire. Je n'ai pas écrit de livre.
Je n'ai pas été un saint. Je n'ai pas été un moindre. J'aurais pourtant aimé être de ceux auquels les hommes croient, dans lesquels, les yeux desquels j'aurais pourtant aimé.
C'est la les trois mots qui manquent. J'aurais pourtant aimé. Et c'est pour ça que cette phrase est d'une tristesse et d'une grandeur absolument incroyable.
C'est étonnant d'avoir enlevé ces trois mots et d'avoir enlevé le début pour pour ce qui rend la chose inutilement glorieuse alors qu'elle est mélancolique et pleine de remord d'une certaine manière. Est-ce qu'on se penche enfin sur ce qu' se pencher sur et et quand je vous disais que enfin dis vous êtes déjà venu ? Je suis déjà venu mais on viendra pas à Paris pour un endroit comme ça alors que c'est quand même sans doute peut-être l'homme le plus célèbre de l'histoire de l'humanité ou l'un des hommes le plus célèbres de l'histoire de l'humanité mais on ne se déplace pas pour venir ici pour voir le tombeau de l'emploi et moi je dois vous dire que c'est pas le tombeau qui me c'est pas le tombeau qui me on va peut-être pouvoir descendre d'ailleurs un peu par le je ici oui parce qu'il y a quel oui on va descendre parce que en fait le tombeau on le connaî ce tombeau enfir il y a eu des scène célèbre.
Vous souvenez que pendant la pendant la guerre, Hitler avait voulu pour se concilier les bonnes grâces du gouvernement faire revenir les centres de l'églon. Les glon les français ont dit à ce moment puis c'est un hiver, il faisait très froid, on a besoin de charbon et on nous envoie des cendres. Pasti de rapprochement.
Et de l'autre côté vous avez l'église des soldats. Oui. Euh c'est une église où on enterre les Voilà, c'est pendant qu'on descend.
Magnifique église Saint-Louis des invalides. Vous allez justement je pose la question parce que vous me ditz oui je déteste qu'on me donne des ordres je déteste en don ça ou et pourtant vous avez eu ça c'est une part importante de votre vie une carrière militaire. Oui, j'ai une carrière de réserviste comme Alors, explique expliquez-nous parce comment on devient réserviste quand on a fait votre niveau vos études et qu'on a votre niveau est-ce que comme n'importe quel il y a des équivalences de grade et puis comme n'importe quel français.
J' j'avais j'appartié à une génération qui a fait son service militaire, hein. Donc euh je je savais à quoi ça ressemble, je savais à quoi m'entenir. Et puis dans ma famille, on a toujours euh on a toujours euh voilà euh on a apporté l'uniforme, on a fait des guerres, on a fait comme comme tous les comme toutes les familles françaises de de toutes les générations et donc sauf la votre et donc sauf ma génération.
Je crois que ça a beaucoup compté. J'ai fait ça au moment de la guerre enostie. vous êtes la première génération à ne pas l'avoir connu de manière obligatoire quoi.
Et donc je me suis dit c'est quand même voilà donc je me suis je me suis débrouillé. C'était le début de la réserve opérationnelle quand on a créé l'armée professionnelle. Euh j'ai signé et puis j'ai passé au total, j'aurais passé plus de 18 ans sous l'uniforme euh plus de 100 jours par an quand même.
Donc j'en ai fait pas mal et ça m'a laissé une une très très grande impression de d'amitié et de fraternité avec les gens qui servent sous les armes, quel que soit le grade qu'il détiennent. Ouais, c'est vraiment un des univers humains que j'aurais préféré de loin. Est-ce que vous, pardon de le dire comme ça, vous aviez un besoin de guerre ?
Ah, de guerre non, sûrement pas. Mais alors pourquoi le quand vous me dites oui mais je je suis le seul de ma famille ou le premier de ma famille à ne pas l'avoir vécu et donc je je suis porté au devant du truc. Alors, il y a plusieurs il y a plusieurs choses.
D'abord, mais ça ça m'est resté ensuite. D'abord euh j'ai voulu voir quand même et c'est peut-être aussi parce que même à Science Pailleurs, j'avais étudié l'histoire, j'ai voulu voir ce que c'était que l'histoire se faisant. Vous voyez ?
À l'époque de quand j'étais jeune, on le voyait moins souvent que à votre époque. C'estàd qu'il y avait pas les réseaux sociaux, il y avait pas les machins. Vous appreniez qu'il se passait des trucs à Mostar en Yougoslavie.
Si vous étiez pas à Mostar en Youoslavie, vous n'aviez que très très peu de moyens en réalité de voir ce qui se passait parce que toutes les images étaient contrôlées, parce queil y avait pas beaucoup d'images, pas beaucoup de journalistes. Et moi, je voulais voir. Je c'est pas possible que euh que mes parents aient vu ce qu'ils ont vu et que moi je n'ai rien vu de ce qui s'est passé à mon époque.
Ça a été l'un des l'une des raisons qui m'a fait aller dans ces endroits-là. Et puis après, une autre raison beaucoup plus profonde, c'est que j'avais j'avais trouvé au cours de mon service militaire cette chose que qui ne m'a jamais abandonné depuis, c'est l'impression d'égalité absolue des hommes, pas de l'égalité de droit. égalité de fait euh le le il n'y a il n'y a pas d'hérarchie, c'est-à-dire que le type qui n'a pas eu les mêmes chance que j'avais eu était plus intelligent, courait plus vite, était meilleur en topographie et que je pouvais remettre le case ma vie entre ses mains.
Cette cette impression humaine de fraternité en réalité, on l'éprouve dans ces endroits-là avec ces gens-là et c'est une impression qui restera l'un des souvenirs les plus précieux de ma vie. Ça c'est c'est c'est ce qui m'a l'une des choses qui m'a le plus quand j'étais reçu à l'accadémie française, l'une des choses qui m'a le plus bouleversé, c'est que mon sous-officier adjoint en chef est venu de sa retraite pour pour y assister. Ouais hein.
Jacques Despré. Et alors vous voyez la chance d'être là ça c'est bien là. chance et alors ce qui me ce qui me ce qui m'aime beaucoup si on se recule on va peut-être aller voir attention il y a un machin ou une petite a-dessus là c'est moi je préfère ça ou ça c'est tellement c'était un immense écrivain Napoléon he c'était le désir que mes cendres je désire que mes cendres reposent sur les bords de la scène au mieux ce peuple français que j'ai tant aimé comme s'il n'en faisait pas partie comme si c'était un étranger comme si c'était il y a quand on lit sa correspondance il y a des choses magnifiques qui sont complètement littéraire, il avait le style du 18e.
Par exemple, à un moment des extraits ont été publiés par plomb dans les années 30 et à un moment il notait tout. Il a noté tout. Et à un moment dans le dans le on lui envoie un alors il regardait même les bulins disciplinaires des sous-lienants et on lui envoie une note en disant voilà on va radier des cadres je sais pas quoi du 3e régiment d'infanterie euh le lieutenant machin parce qu'il a des dettes de jeu et en face on voit simplement les annotations de l'empereur.
Quelles sont ses origines ? A-t-il la légende d'honneur ? Était-il à Austerlitz ?
C'est magnifique. Donc ça veut dire que si le type est d'origine modeste qu'il a les ch qu'il était à Oterlit, on va pas le faire chier avec les deux jeux. Voilà, j'adore ça.
Cette grande question parce que on parle beaucoup de l'ambiguité au début depuis le début de Lioté avait une forme d'ambiguïé, le Figaro parfois et c'est ça qui est patient. Alors Napoléon, c'est la la l'essence de l'ambiguïté française, quoi. Oui, mais ça c'est le ça c'est le Oui, c'est mais c'est pas parce qu'on pose sur cette question mais nicken pour Napoléon.
Est-ce qu'on est pour ? Est-ce qu'on est contre ? Et d'abord c'est un peu tarte s'agissant de l'histoire, elle a été quoi et puis et puis on est on Oui, mais est-ce qu'on est-ce qu'on en fait un modèle ou est-ce qu'on ne le fait pas ?
Euh bah, on peut en faire un modèle pour certaines choses. Moi, moi je je reste sensible à la malgré tout à la légende napoléonienne. Je reste sensible à ce côté complètement auquel un écrivain comme Château Bruyant qui était tout à fait monarchiste a été incroyablement sensible. cette espèce de cadet de famille né à Jacio, on on sait même pas exactement qui est son père et et qui tout d'un coup arrive à rentrer à Vienne en conquérant euh avec tout ce que ça traîne de choses romanes.
Je me souviens des années de ça, je me j'avais fêté l'anniversaire invité par hasard à l'anniversaire d'un ami chez Rostropovic qui avait une une un appartement avenue George Chandel et on était 6 ou se et on boit vraiment beaucoup on boit vraiment beaucoup de votre car à la finit quand même largement et Rostropovic qui était très content de ce dîner dit "Est-ce que vous voulez que je vous joue de la musique ?" Bah naturellement oui. Alors il revient avec son violencel qui était un Stradivarius et il commence à nous jouer les suites de bac et je vois sur le côté du Stradivarius il y avait un une grandeflure profonde et je lui dis mais c'est quoi cette erraflure ?
Il dit mais c'est le Stradivarius du port. Je c'est quoi le Stradivarius du port ? Quand Napoléon est rentré dans Vienne en conquérant il y avait un Stradivarius abandonné dans un coin.
Il a voulu en jouer et c'est la trace que son épron a fait sur le bord du véroncel. Merveilleux l'Australie. Imagine avoir entendu Rostropovic après la chute du mur de Berlin jouer sur le Stradivarius du port que Napoléon 1er avait animé.
C'est c'est le grand héros romantique, hein. C'est c'est magnifique. Alors, évidemment, les les gens sérieux, les les disent "Ah, quand même, il a laissé la France plus petite qu'il ne l'a trouvé et toutes cette sortes de choses." Je crois que c'est Hugo qui a eu le plus les les choses les plus belles sur lui quand à cause de du souvenir de son père, à cause de l'amour qu'il avait pour son père et surtout quand il l'a comparé à Napoléon I pouvait pas blairer.
Oui. Voilà. Oui, bien sûr.
C'est la France aujourd'hui, je reviens à cette question de l'armée que vous avez vu. La France, certains le disent, n'a jamais été aussi proche peut-être d'entrer à nouveau en guerre. Est-ce que vous souscrivez ou pour vous c'est pas si évident que ça ?
C'est pas si évident que ça. Non, c'est pas si évident que ça. Et et je pense qu'en tout cas les illusions de la paix perpétuelle se sont se sont envolées.
Ça ça c'est sûr. Je pense que l'idée que elle tenait aussi au bloc est Ouest, des choses de ce genre, l'idée que nous allions vivre comme on a vécu jusqu'ici dans une paix relative si on excepte quelques conflits périphériques ou quelques conflits africains, cette idée a disparu parce que on se rend compte qu'il existe des États, la Turquie, la Russie, la Chine et peut-être même les États-Unis d'Amérique qui n'ont pas renoncé à une politique de puissance traditionnelle et que s'ils ont pas renoncé à une politique de puissance traditionnelle, bah il faut que nous aussi on s'adapte. Je crois que c'est ça qui provoque ce mouvement.
Maintenant, est-ce qu'il y aura une guerre ? Est-ce qu'il y aura une guerre à fumaine ? J'en sais vraiment rien.
Je sais pas parce que certains sont alarmistes. Certains disent "Oh, regardez ces alarmistes qui veulent envoyer nos enfants à la guerre." Et certains diront même rien ne pay qu'une bonne guerre pour remettre la France.
Mais euh je bon, j'ai pas été à Verdin et j'ai pas pris faire de nois ni 374. J'ai j'ai du mal avec les gens qui disent rien de pour avoir vu trois spectacles. J'ai du mal avec les gens qui disent rien ne vaut une une bonne guerre, je veux dire.
Euh et d'ailleurs, c'est ce qui m'empêche souvent, j'ai du mal à en parler. Voyez, par exemple, euhellement, je beaucoup de gens d'ailleurs, je suis plutôt favorable à l'Ukraine qu'au russe dans l'affaire Ukraine russe. Mais quand on me dit de temps en temps, je vois je la radio on me dit "Mais est-ce que vous croyez pas queon devrait aller y aller davantage en Ukraine, y aller nous-même et cetera ?" Une part de moi répond oui naturellement et puis une autre part de moi répond "Mais si vous saviez ce que c'est, vous n'en parlerez pas si facilement quoi." Vous voyez ce que je veux dire ?
Et puis je me méfie aussi des hommes politiques qui disent euh euh "Préparez-vous à la guerre euh euh au fond parce que c'est bien commode, parce que quand il y a la guerre, on ne vient pas critiquer le gouvernement parce que quand il y a la guerre, tout le monde la ferme." Et c'est une c'est l'arrière pensée également d'une classe politique très largement discréditée aujourd'hui. Si euh il y avait une guerre au-delà de vouloir défendre des territoires, qu'est-ce que la France et l'Europe en général auraient à défendre ?
Fondamentalement. Fondamentalement, je je crois que ce que nous avons à défendre, c'est et c'est terrible parce que c'est ce que nous avions à défendre en 14 et ce que ce que nous avions à défendre en 39, c'est la même chose. Nous avons à défendre une qualité d'être qui nous est propre, une qualité d'être où l'homme peut à la fois être civique, patriote, dévoué à son pays, mais n'est pas prêt à marcher au moindre ordre, à la moindre réquisition, à se soumettre au moindre dictateur qui prétendraient incarner l'idée nationale. cette espèce de qualité d'être républicaine quoi qui devrait être presque romaine d'une certaine manière et qui fait que nous pouvons être courageux tout en restant civilisé.
Voilà, ça c'est nous. Ça c'est nous, c'est c'est pas les autres. Et si nous avions à défendre quelque chose, être courageux en restant civilisé, c'est ça qu'il faudrait défendre et c'est très difficile parce que ça ne peut être exprimé que de manière subtile.
Voilà. Et la liberté, bah la liberté, elle la liberté, on on voit on voit ce qu'elle est. Elle est elle est menacée à l'heure actuelle, il me semble, moins par des perspectives de conquête que par l'espèce d'affaissement de de l'esprit de liberté.
La liberté chez nous, c'est c'est quoi ? Ça consiste à dire que en fait la liberté nous apporte plus que que l'inverse. Alors depuis 20 ans ou 30 ans se développe en France cette idée que tout irait mieux si globalement il y avait moins de liberté.
S'il y avait plus de caméras dans les rues, s'il y avait plus de policiers partout, s'il y avait plus de certains français d'ailleurs ne sont pas complètement défavorables à l'idée que la démocratie n'est pas le meilleur des mais par exemple et que les choses ir et ça ça c'est une chose très grave. Pourquoi ? Je pense que c'est une chose très grave parce que je pense que c'est la liberté qui nous rend qui nous rend digne et qui nous rend créatif. parce que c'est le fait que les choses ne soient pas simples, le fait qu'il n'y ait pas de sécurité en permanence partout, le fait que nous soyons sans arrêt obligés d'être du côté du mouvement de l'invention, tout ça va avec la liberté politique et c'est ça qui fait de nous un pays qui dure malgré tout avec notre sens très particulier de la dignité de la personne depuis depuis des milliers d'années, enfin au moins 1000 1500 et ça c'est quelque chose de d'extrêmement précieux.
Voilà. Euh c'est pas la liberté pour liberté, c'est pas la liberté de boire des boqu en terrasse ou la liberté d'imprimer des conneries. Enfin, comme tout le monde, je préfère lire quelque chose de vrai euh à quelque chose qui aurait été publié sous l'empire de la liberté et qui serait faux.
Mais ce que nous avons à défendre, c'est ça, c'est cette incertitude. Nous même on parlait, disait tout tout ça, hein. Je veux dire tout ça froche, Napoléon, des millions de morts.
Et pour finir, pour finir le fait que la destinée de la France, c'est que il y a dans ces échecs, il y a dans ces tentatives, il y a dans le fait qu'on soit toujours là à essayer une espèce de grandeur par laquelle les échecs de la France nous paraissent plus plus honorables que d'autres succès. Voilà, ça me paraît fantastique. Ça c'est très français.
C'est très français. C'est pour ça qu'on C'est pour ça qu'on adore Sirano. C'est pour ça qu'on adore Poulor.
Pouor. Absolument. Absolument.
On remonte. On remonte. Tiens, vous êtes déjà imaginé ce que vous feriez si vous étiez là demain obligé de vivre dans un un pays, une chap de plan, un pouvoir dictatorial.
Vous feriez quoi ? Vous partiriez ? Vous vous entreriez en résistance ?
Vous Bah si c'est mon pays, oui, je prendrai le maiqui avec mon fasse quoi. Si c'est mon Oui, mais alors parce qu'il y a le maqui, il y a le maqui. Le maquille.
Oui, ça je partirai pas je pense. Non non parti pas. Je partirai pas.
Non. Oui mais parce qu'il pourrait y a je veux dire tout un tas de gens en Russie par exemple fait partie il a bien fait. Enfin je veux dire ça dépend tout à fait des ça dépend tout à fait des formes.
Ce que je crois en revanche et ce qui est vrai c'est que le le la liberté fondamentale et la liberté politique sont tout autre chose. C'est que on peut être profondément libre à l'intérieur d'un pays dictatorial. On peut donc c'est une liberté intellectuelle.
C'est une liberté intérieure. C'est le bout de la liberté, le sens de la liberté. Je pense que alors je sais Oui, mais la liberté, elle a besoin de s'exprimer physiquement aussi.
Mais je suis d'accord. Mais dans les dans les dans les hypothèses où on serait complètement privé de liberté, je pense qu'entre entre la résistance, l'expatriation et l'exil intérieur, il resterait toujours le moyen de faire quelque chose quoi. Voilà.
Et d'ailleurs, c'est assez intéressant. On dit souvent et Emmanuel Macron a répété à nombreuses reprises oui nous sommes contre le régime politique russe et contre Vladimir Poutine mais pas contre la Russie contre les Russes. Quelle est la part de responsabilité des gens à l'intérieur ?
Alors c'est c'est c'est un aprèsbat c'est Tville disait la souveraineté du peuple c'est une phrase terrible terrible la souveraineté du peuple se cache au fond des institutions les moins libres. Ça veut dire que ça veut dire qu'en fait les peuples sont responsables de le régime. Les peuples sont responsables de régime que par exemple le caractère lamentable donné à l'heure actuelle par la classe politique, nous en sommes totalement responsables.
C'est nous qui l'avons voulu, c'est nous qui l'avons installé là. Alors, elle fait moins qui acceptons et qui acceptons qu'elle dure. Alors, elle fait moins de dégâts que Poutine, c'est entendu.
Oui. Ou que que ce qui se passe en Iran, par exemple. qui passe en Iran, c'est entendu, mais mais nous en sommes responsables.
Je crois qu'il y a une vérité profonde dans l'idée que les peuples sont mais la question n'est pas celle-là. La question c'est qu'est-ce qui les a porté à à s'abandonner ainsi, à abandonner des choses ? Par exemple, si on prend le cas de la Russie, s'il a une adhésion partielle ou totale ou à Poutine, elle vient probablement aussi de quelque chose qu'on qu'on pe à imaginer qui est le double traumatisme d'une guerre mondiale où ils ont perdu des gens par dizaines de millions et de l'effondrement d'un empire qui prétendait détenir les clés de l'avenir. et tout ça dans l'espace de 30 ans alors que nous on est encore avec avec une sans doute une chappe de plomb culturelle tout éducative politique pendant des années qui a voilà qui a refermé l'ensemble alors nous qui finalement éprouvons de d'extrêmement grandes difficultés à définir nos relations avec l'Algérie quoi 60 ans après l'indépendance enfin peu chose près ou on n'est pas on n'est pas tellement fondé à leur reprocher de se laisser aller à une espèce de comment dire de pas d'immaturité, voyez, mais de violence en caractère insais des événements historiques se produisent quoi.
Bon, on Turen Turen dont il faut se souvenir quand même de cette chose magnifique. Il a été frappé. Il est très drôle hein.
Marchal de Turine est très drôle. D'accord. par exemple, il est sur un est sur un gabon là sur un une espèce de fortification avec un un jeune officier qui lui fait tout qui qui se montre très courageux dans l'espoir sans doute de franchir un grade et qui s'expose au feu de l'ennemi et qui tout d'un coup prend un boulet en pleine tête.
Évidemment, la cervelle du type tombe sur le costume du marchal de Turen qui dit "Ah, qu'un homme qui est autant de cervelle se fut autant exposé, ça m'étonne." Et il débarrasse la cervelle de son truc. Et puis qu'on est sûr ça vraiment.
Oui oui oui oui si si en tout cas c'est Champ qui le raconte et puis il a été il a été frappé par un boulet lui. Il a eu cette phrase absolument magnifique que nous pourrions tous avoir c'est dommage j'aurais aimé mettre quelques instants entre ma vie et ma mort. C'est très beau ou pour pouvoir réfléchir à ce qu'on a fait pour pouvoir y penser pour pouvoir se souvenir pour pouvoir peut-être peut-être qu'il l'a eu cet instant.
Peut-être qu'il l'a vu. Ouai. Oui.
Oui, parce que les instants de ces instantsl ne sont pas durés que les autres instants ou en effet et personne n'est là pour témoigner de la la possibilité que ces instants est existé. Je suis entièrement d'accord. Merci beaucoup.
Merci de nous avoir accueilli. Bon, on est le le général d'armée Yan Gravette est parti mais c'est lui qui nous a accueilli tout à l'heure, le directeur de ce musée. Merci beaucoup.
Bonsoir. Bonsoir. Merci de nous avoir accueilli.
Bah c'est sympa. Merci. J'ai failli faire venir ma mère et puis je l'ai pas fait.
Vous auriez dû, elle habite au coin là audessus. Vous auriez dû, vous voulez qu'on y aille. Non non non non.
Merci beaucoup. Merci. Au revoir.
Bon, dernière étape. Hop, je vous en prie. Merci.
Je vous remercie de nous avoir emmené ici. C'est bien, hein ? Ah ouais quand même quand même quand même puis ça ça c'est musculé mais je sais pas quel était ce truc mais cette ce jeu lieutenant femme tatoué jusqu'à l'os enfin non mais c'est fantastique quoi l'armée française quoi.
Enfin c'est fantastique. Ouais. Allez je vous laisse monter.
On va laisser Nicolas remonter. Vous avez un peu d'eau sur votre gauche. Vous avez vu ?
On parlait à l'intérieur de de nos libertés, on reçoit en ce moment des leçons morales Ouais. des Américains sur nos libertés et notre manière de l'appréhender. Est-ce que vous les comprenez ou est-ce que vous dites "Bon, il se foutent un peu de nous quand même".
Non, bien sûr, je les comprends. Euh je je pense que enfin, on parle beaucoup de liberté, mais la liberté nous est pas absolument naturelle. Euh mais c'est une il se trouve que Trump donne ou son vice-président donne à cette critique qu'il porte à la France ou à l'Europe une tournure extrêmement vulgaire dans la formulation.
Bon euh il n'en reste pas moins que c'est parfaitement vrai. Nous nous ne sommes pas le pays du free speech. Euh pendant enfin nous avons connu la censure des livres, les procès pour enfance au chef de l'État.
Enfin nous pouvons pas publier tout ce que nous pouvons publier. Dieu sait par exemple. Mais bon, ça c'est ça nous fait doucement rigoler quand certains livres sur certains sujets sont interdits dans certains états.
Oui. Non mais bien sûr mais non je on est loin d'être irréprochable sur cette Non mais je ne me compare pas aux ce que je veux dire c'est que notre frisp à nous n'a jamais été absolument parfait. J'ai vu récemment que la cour de récemment il y a quelques temps que la cour de cassation avait condamné Zemour je crois pour provocation et ou incitation à laine raciale parce qu'il avait déclaré quelque chose dans lequel il était il croyait la théorie du grand emplacement.
H enfin lisant ça, mais j'ai pas lu l'arrêt donc je mal à critiquer et mes pensées ce là-dessus enfin pensées sont très très éloigné de ce que Zour pense car il a bien le droit de penser ce qu'il veut ce bra et c'est pas à la cour de classation de nous dire ce qu'il doit penser ou pas penser euh je suis très hostile à ça de même que je suis très hostile à la légisation sur le négationnisme. Je pense que on doit pouvoir écrire absolument ce qu'on veut. réserve faite de l'incitation au meurtre, au programme euh ou à des choses de ce genre.
Donc la loi Guisso pour vous n'a pas lieu d'être elle a pas lieu d'être mais cette position je suis pas le seul à voir. On l'a oublié maintenant mais euh si je me souviens bien Madeleine Roberou qui était un président de la ligue à l'époque était exactement sur la même position. Un très grand nombre d'historiens étaient sur la même position.
Euh dès lors que vous faites appel à l'État pour vous dire ce qui est vrai ou pas historiquement et que vous en que vous déclenchez une sanction pénale, mais vous rentrez dans un dans un dans un cycle qui est un cycle extrêmement dangereux. Euh imaginez que demain un gouvernement vienne dire "Ah bah on peut pas mettre en doute la culpabilité du capitaine Drefus." Sans ça, c'est 5 ans de prison.
Qu'est-ce qu'on fait ? Personnellement, je vais continuer à plaider l'innocence du capitaine Drefus et je ne veux pas que ça soit l'État qui me dise que ce que je dois ce que je dois penser ou pas. une question extrêmement profonde ou euh mais nous avons tendance à faire du tiers le tiers judiciaire le tiers politique l'arbitre de notre conscience individuelle.
C'est vraiment une une quelque chose de très français quoi. Et les Américains ne le comprennent pas et je je trouve que sous ce rapport ils ont raison de ne pas le comprendre. Voilà.
Alors ça nous énerve parce queen même temps ça les amène chez eux à avoir des mecs mais qui soutiennent des positions qui nous sont insupportables. Il sont insupportables. Mais la liberté c'est aussi le fait d'être choqué par les opinions insupportables.
C'est pas d'aller dire à un juge, sanctionnez-le. Il y a il y a ce grand mouvement aux États-Unis parce que vous êtes un fervant défenseur de la liberté. Il y a ce grand mouvement aux États-Unis, les ce qu'on appelle les libertariens.
Est-ce que vous pourriez être un libertarien français ou c'est un mot qui est un peu fourtout et donc un peu n'importe quoi ? Trou je trouve ça un peu fourtout et puis j'ai puis j'ai pas tellement de la pensée elle est assez limitée hein. J'ai pas de pensée politique générale et libertarien pensée politique économique et cetera et cetera.
Euh par ailleurs euh je j'aime j'aime contrairement aux libertariens, j'imagine j'aime bien l'État, moi j'aime bien l'ordre, j'aime bien l'intérêt général, j'aime bien tout ce genre de choses. Euh simplement je crois qu'il faut que ces ces dispositifs, si je puis dire, ne sortent pas de leur lit, quoi. Ouais.
Euh je suis pas euh nécessairement pour le renard libre dans le poulailler libre. Euh voilà donc bon mais globalement on se fait un peu là enfin je veux dire ce euh aux violations des libertés individuelles notamment forme de liberté publique commise par tous les gouvernements depuis 20 ans de Sarkoi à Macronprè à l'exception de ça sur lequel il serait assez facile de revenir en réalité nous avions un système assez idéal ne nous plaignons pas quoi tout va bien on peut écrire ce qu'on veut on peut publier ce qu'on veut bon il y a des choses qui me choquent beaucoup mais ça me choque moi toujours presque de manière presque presque professionnel. Voyez par exemple bah conserve de la du code pénal comme d'un instrument de police administrative que quand il y a des mecs qui manifestent on les fout en garde à vue avant qu'ils aient rien fait histoire de pouvoir contrôler les foules.
Bah ça ça se fait pas quoi c'est pas c'est pas bien c'est c'est pas bien. Voilà c'est pas bien pas comme ça. Bon mais bon ça ne nous transforme pas pour autant en Kazakhstan quoi.
D'ailleurs certains ça ça a été un débat sur l'état de droit et notamment sur la critique fréquente du Conseil constitutionnel. qui finalement a le pouvoir de retoquer des lois. Oui, on narrive pas là, il y a un équilibre qu'on a perdu.
Non non, mais ça c'est une question très profonde. C'est c'est une question nous avons ce débat depuis le début. Oui.
Depuis c'est depuis toujours, j' depuis le 18e siècle, c'est assez simple. Nous avons ce débat. Alors, il est devenu plus plus aigu récemment, mais nous avons ce débat.
C'estàd que il y a ceux qui pensent, tous les rousauistes de la terre globalement pensent que quand on donne la parole au peuple, le peuple doit pouvoir faire ce qu'il veut par la loi sans se laisser arrêter par rien. La souveraineté étant celle du peuple, le peuple par ses représentants élu peut décider ce qu'il veut. Et donc ça veut dire que la loi que le peuple vote, enfin que les représentants du peuple vote, ce qu'on appelle le droit positif, et bien on ne peut lui mettre aucune barrière.
Et puis les tenants de l'école du droit naturel qui sont tout à fait différents disent tout ça c'est bien joli mais il y a des principes de base qui tiennent à la nature humaine et que même sur lesquels même le peuple ne peut pas revenir. Le peuple ne peut pas par exemple déclarer demain que les blancs sont supérieurs au noirs et quandb même 100 % de l'Assemblée nationale déclarer que les blancs sont supérieurs au noir, il faut qu'il y ait un conséquel pour dire non c'est pas possible. C'est ça la question.
Alors mais ça ne porte pas là sur la là je suis d'accord avec les deux côtés voyez. C'est c'est un problème. Bah je le le le peuple le peuple qui choisit et qui prend des décisions.
Bah évidemment que c'est euh le peuple souverain, c'est même l'essence de la démocratie et en même temps peut faire, il peut pas tout faire. La civilisation c'est que le peuple ne peut pas tout faire. Oui.
Mais alors le problème c'est jusqu'à quel point intervient le Conseil constitutionnel. Oh globalement il fait ça pas mal. Il est pas Ah, vous trouvez que c'est bien ?
Oui. Ou oui, les neuf. Alors moi je trouve que il y a des tas de trucs à améliorer en particulier.
Le défaut principal, c'est je trouve qu'il rentre pas assez dans le je trouve qu'il ne motive pas suffisamment ses décisions général. C'estàd que euh ce qui me paraît énervant pour les tenants de la souhaité populaire, c'est de voir par exemple le le parlement ayant murmour réfléchi, prend des dispositions sur l'immigration, sur la liberté publique, sur et cetera euh et le consel dit ça c'est pas constitutionnel. En réalité, je trouve les motivations par lesquelles il le développe assez faible contrairement aux motivations de la Cour suprême américaine.
Donc ça c'est quelque chose qui ne qui ne me satisfait pas entièrement. Il y a une un autre problème qui est qui est difficile he qui est subtile et je trouve que les gens s'expriment toujours de manière trop trop péigue là-dessus, trop raide, c'est que pour que le Conseil constitutionnel statue, il faut qu'il y ait un principe constitutionnel à l'œuvre. Quand je vous dis le parlement vote que les blancs sont supérieurs au noirs, là il y a un principe constitutionnel s'appelle le principe d'égalité.
Ouième. Oui. Maintenant euh ce que le conseil constit dans ce décisions récente, c'est de considérer qu'appartenait au domaine constitutionnel des choses dont je ne suis pas sûr qu'elles appartiennent véritablement au domaine constitutionnel.
Voilà. Euh je vous je vous prends un exemple qui est mais qui n'est pas en France pour ne pas faire de politique française. Quand la Cour suprême des États-Unis a renversé l'arrêt R versus Wade sur le droit à l'avortement.
Oui. Euh ce qu'ils disent en versant au versus Wade, la Cour suprême des États-Unis ne dit pas "On est contre l'avortement". Elle dit si on dit qu'il y a un principe constitutionnel à l'œuvre à propos de l'avortement, ça veut dire qu'on prive le peuple souverain de s'exprimer sur l'avortement.
Or, dans la Constitution des États-Unis, je vois pas le mot avortement. Il y a rien qui trait l'avortement. Donc ça veut dire que je n'ai pas de principe sur lequel m'appuyer et que les États peuvent faire ce qu'ils veulent.
Derrière cette question, la question de l'office du juge. Jusqu'où va l'office du juge constitutionnel ? C'est une vraie question.
On aurait pu si on était si on était un un juge rul américain, on aurait pu dire qu'il y avait un principe constitu qui est le principe d'égalité. Par exemple, l'homme et la femme ne sont pas égaux dont les conséquences de l'acte sexuel. Donc, on aurait pu s'appuyer là-dessus pour dire il y en a quand même he parce que ça marche pas quoi.
Mais euh mais c'est mais c'est difficile. Et la question qui est derrière, c'est de savoir pour moi cette construction qui consiste en fait à priver le peuple souverain d'une partie de son pouvoir n'est possible que si premièrement la qualité des membres du conseil construire est avérée. Oui, je peux pas que ça soit le cas à l'heure actuelle.
D'accord. Et deuxièmement, si le nombre de principes qu'ils appliquent et et et à partir desquels ils interdisent en réalité à la représentation populaire de prendre les décisions qu'elle doit prendre est relativement restreint. Voilà, on est en train d'avancer gentiment vers voilà vers l'Académie française parce que je rappelle vous êtes académicien François Sura.
Vous me dites depuis le début ah moi la politique française ça m'intéresse moyen. Ça me bon quand même j'ai deux trois questions. Vous en tout votre dev votre relation avec Emmanuel Macron.
Comment ça va entre vous en ce moment ? Oh ben très très bien. Très très bien.
Quand quand quand quelqu'un est détaché on peut être moi je suis je suis comment dire comment dire ça ? Je crois qu'il y a une grande distinction dans la politique, c'est entre ceux qui sentent du côté du Manche puis ceux qui ne sont pas. En fait, j'ai fait l'école de ceux qui devaient être du côté du Manche.
Faites sur Pou Elena, vous faites l'école pour être du côté du Manche. Puis progressivement, je sais pas si c'est parce que j'ai raté beaucoup et que je ne suis pas devenu président de la République, ce que j'ai jamais essayé d'être d'ailleurs. Euh et bien je je cou laissé diriger.
Oui, j'ai cessé d'être du côté du manche. Je vois ce que je veux dire ? Je me vois vraiment comme un citoyen ordinaire.
Alors, le citoyen ordinaire, il a des les les réactions d'un citoyen ordinaire. Il est triste de voir le spectacle lamentable euh offert par la classe politique toute catégorie confondu exécutif et législatif confondu. Il est triste de ne pas connaître le tiers ou le quart du nom des ministres parce qu'il a l'impression que ces types sont complètement interchangeables les uns avec les autres.
Il est triste de voir à droite comme à gauche des gens débattre pour les uns de l'immigration et les autres de la taxation sans jamais avoir d'un côté rencontrer un entrepreneur ni de l'autre côté un étranger qui souhaiterait vraiment devenir français. Voyez euh espèce de déréalité de la vie politique française mais mais c'est la nôtre aussi hein. Donc on a du mal à en faire grief à ceux qui nous à ceux qui nous dirigent et puis en tant que et en tant qu'homme en revanche euh je n'ai rien à des choses qui m'a toujours frappé chez les Français c'est la manière dont l'amitié se transformer en haine quoi.
Moi je suis pas un je suis pas un je il y a des tas de sujets sur lesquels la position du président de la République ou de son gouvernement ne me paraisse pas sympathique du tout. enfin que voilà sans que sans ça change quoi que ce soit sur mes mes appréciation puis c'est un peu facile parce que vous lui alors je sais que c'est toujours compliqué quand on reçoit comme on dit des visiteurs du soir des président ils veulent pas trop nous en nous en dire que je comprends comprend discret par exemple demande votre avis vous avez pas mais parce que vous avez une relation à ce point à ce point forte et non oui mais elle est pas politique en réalité enfin oui donc non je crois pas qu' parce que j'ai lu j'ai lu des articles sur vous il vous répond à un SMS sur 4 ce qui est très élevé par rapport à d'autres SMS sur 3 je sais plus ce que chiffre oui maisant plus que c'est pas des SMS politiques question vous lui parlez de quoi alors pas de la pluie et du beau temps président de la République. Non non mais de temps en temps euh de temps en temps on se parle de livre de choses qu'on a lu, de choses qu'on a découvert de Oui.
On se parle de choses qui sont non qui sont pas des choses. Et quand il s'est allié de parler politique, ce que j'ai dû faire, il a dû être président quoi 10 ans maintenant. Peut-être chose on est à 8.
Euh quand j'ai parlé politique, ça a été c'est moi qui en ai pris initiatif sur sur des sujets qui me qui me frappait, qui me qui me blessaiit, sur lesquels sur lesquels j'étais pas d'accord, sur le les lois visant à restreindre la liberté de manifester, sur sur des choses de genre où je où j'exprime poliment le fait que euh bah comme j'avais la chance de pouvoir lui dire, le fait que je trouve pas ça bien raisonnable. Est-ce qu'au fond vous vous n'avez aucune idée du bord politique ? sur lequel vous passez ou si quand même euh j'imagine que vous avez un socle de valeur, ça j'ai aucun doute sur Mais est-ce que sur la question politique sur les chiquers politiques actuel quand vous allez dans c'est très très c'est très très ce que vous dites enfin c'est c'est c'est comment dire je pense que je suis un homme d'avant 1789 c'estàd c'estàd que en 89 on s'est mis s'est structuré une France en deux où d'un côté les gens se sont dit l'avenir va nous apporter la liberté et l'égalité h les progressistes oui et les autres sont dit ah c'était mieux c'était mieux avant euh dans le passé c'était vachement bien on a peut-être pas toute la liberté toute l'égalité qu'on voulait mais au moins c'était plus civilisé euh et donc on préfère le passer bon ça ça s'est passé en 89 moi je suis un type d'avant 89 c'est-à-dire que euh je pense pas que je je ne crois pas au lendemain qui chante je ne crois pas non plus où c'était mieux avant Et de temps en temps, ce qui me ce qui me révolte quand ça me révolte, c'est par exemple l'injustice, l'injustice sociale.
Et à d'autres moments, ce qui me révolte, c'est le défaut de liberté. Euh et et donc de temps en temps, je me trouve révolté pour des raisons de droite et de temps en temps révolté pour des raisons de gauche. Voilà.
Bah c'est comme ça, j'y peux rien et donc et donc j'aurais évidemment énormément de mal à à énormément de mal à à me j'aurais aimé à vivre enfin bon lui c'est un autre homme hein mais pour moi la plus belle définition c'est Garry on lui demande à la télé pivot on lui pose la même question et on lui dit enfin quand même politiquement vous êtes quoi vous et il a cette réponse magnifique et il répond je suis un français libre parce qu'il était techniquement français libre Ça c'est ça c'est magnifique. Bon euh mais comme j'ai pas eu ni connu ni eu cette chance ni connu cette épreuve euh je ne peux pas donner la même réponse. Mais c'est c'est un peu c'est un peu Mais d'ailleurs, est-ce que c'est pour ça parce que quand on a un homme politique, faut défendre des convictions coup que coup jusqu'au bout du bout du bout.
Euh c'est pas des convictions qu'on défend, on défend on défend les places de ses potes, on défend tout l'ensemble. C'est un peu populiste là ce que vous nous dites. Mais non c'est c'est la vérité.
Je su direimon pour se rendre compte quoi parce que quand on fait de la politique je veux dire on énormément de temps à côté on peut pas tout le enlever certains ont quand même des convictions. Certains envie de faire changer les choses. Ces convictions sont inextricablement mêlées à tout un apparatus complexe lequel leur donne à la fin de leur vie le visage navrant qu'ils ont.
D'ailleurs vous voilà vous les attaquer les politiques. Il y a quelque chose qui m'étonne. En ce moment j'ai l'impression que les français n'en ont plus rien à faire des compétences.
C'estàd qu' on se moque assez de du fait qu' une personnalité soit bonne sur économique compétent sur l'éducation que c'est non ça on a c'est l'impression qu'il donne. combien de fois chez les gens de mon genre là ? Mais c'est je suis pas le seul auquel c'est arrivé.
Il m'est arrivé, il arrive d'avoir un ministre qui vous appelle ou euh et qui vous dit "Ah, je viens d'être nommé, je sais pas quoi moi, garde des saut ou euh est-ce que vous pouvez pas passer me voir pour pour euh pour qu'on discute pour voir si vous avez des idées intéressantes et c la réponse devrait être mais enfin si vous avez pas d'idée vous-même, fallez pas essayer de devenir ministre mais c'est fascinant quand même. Et tout le monde s'y prête et tout le monde devrait faire cette réponse. Tout le monde Oui.
Attendez, moi je trouve ça plutôt bien que des ministres s'ouvrent essayent d'avoir des des idées des cont je rends hommage à votre optimisme les gars ne savent pas pourquoi ils sont là souhaitent quand même y être et pour finir demande aux autres des idées qu'ils n'appliqueront pas. Euh non mais que vous trouviez ça sympathique me va droit au cœur. Enfin ça ça moi ça me voilà et c'est Français qui n'en on a plus rien à faire.
On voit aux États-Unis par exemple d' enfin les Français peut il rejoignent là je pense qu'il reste politisé quand même les derniers aux dernières élections on a bien vu quand même que quand il y avait un choix un vrai choix il se mettait à voter quand même. Oui oui oui oui mais il y a une tendance quand même aux États-Unis on vote pas pour Trump pour ses compétences. Enfin je je ne pense pas.
On vote pour lui pour tout un tas d'autres choses qui peuvent être souci. On fera un souci. Regardez c'est ce que disait Céline à propos de pétin sigmingun il incarne quoi.
Je il s'agit de savoir ce que les gens incarnent. Je pense que les gens recherchent une qualité d'incarnation et recherchent une sincérité. Je trouve qu'ils ont l'impression à l'heure actuelle que la sincérité fait entièrement défaut.
Euh on on peut pas totalement le on peut pas totalement leur donner tort. Euh tout le monde prêche le compromis par exemple, mais le dépôt du compromis, il apparaît que la sincérité n'est pas au rendez-vous quand même. Et je pense que les les gens, ils sont sensibles quoi.
Je moi j'ai rencontré plus de gens de gauche que tu es ravi d'avoir des gens de droite qui avaient vraiment des gueules de gens de droite et de gens de droite qui étaient ravi d'avoir des gens de gauche qui a des gueules de gens de gauche. Mais l'idée de cette espèce de marée insais où pour devenir sous-seur d'état au poste, on est prêt à peu près à n'importe quoi et quel on comprend que ça étonne les gens. Oui oui oui, ça c'est clair.
Allez, on est reparti. Et là et là on va rentrer sous maintenant. Oui.
Et on cesse de parler de truc. D'accord. Ah non.
Ouais. Ouai. L'important là maintenant on est dans les choses importantes.
D'accord. Hop, je vous laisse sortir. Ah !
Ah ! Je vois votre sourire. Et ah c'est pas mal quand même.
Oui mais alors ça veut dire qu'il faiblit pas. Vous vous n'êtes pas blasé. Non mais non parce que j'ai lu que vous parfois vous pouviez envisager me dire bon c'est bon j'ai fait le tour je m'en vais.
Non non mais non parce que enfin ce qui est de merveilleux avec les institutions qui traversent le temps c'est qu'à chaque fois on vient dans une académie différente. Quand l'académie d'aujourd'hui m'emmerd de temps en temps je viens ici et je me dis allez ça y est je vais siéger entre Tocville Roy Collard et Barante et j'arrive tout à fait à m'imaginer. Oui là oui raconter qu'un jour c'estàd que vous voilà vous fermez les yeux et à côté de vous êtes vous êtes 200 ans en arrière quoiou c'est c'est c'est tout à fait satisfaisant al mesur raconter qu'un jour là sur le c'est le jour de la réception d'èco que c'est quand même pas rien et mais je sais pas si c'était une blague ou pas donc arrive il y a plein de monde les jours de réception et donc est là avec son belivers s'apprête à rentrer dans le dans le machin et entouré par ses petits camarades qui a une voiture qui qui s'arrête là, un taxi myux.
Ouais. Ouais. Baisse sa vitre et un Oui.
On avait le geste type baisse sa vitre et enveloppé de vieux cachéri. Un type aux cheveux gris, il dit "Eugène, c'est trop bête, on s'en va." Et c'était surant.
Très bon. Très bon. Ouais.
Alors là, faut que vous nous expliquez. Ah oui, moi je suis pas le grand spécialiste des bâtiments. Mon truc c'est plutôt Bonsoir.
Bonsoir. Merci de nous accueillir. Moi c'est plutôt le On peut faire on peut moi je suis François Surau.
Ah bon ? Mais je peux aller dans la je peux leur montrer la salle des la salle des séances ? Oui bien sûr.
On commence par où ? Ah bah génial. Commencer par la coupole.
On commence pas. Parfait. On commence par la coupole.
Nickel. Je je vais vous faire faire le trajet de l'académicien. D'accord.
Ah non si si on va faire l'inverse parce que je vais leur faire le trajet de l'académicien nouveau. C'est quand on est qu'est-ce qui se passe quand on est vous devez partir de la bibliothèque voyez ? Ah d'accord.
C'est la porte est ouverte ou pas ? Alors la bibliothèque est fermée mais la petite salle de séance est ouverte il y a aucun problème. D'accord.
Donc on va commencer. Je commence par la coupole. OK.
Ça marche. C'est possible de nous ouvrir la bibliothèque ou pas ? Non c'est pas possible.
Bon ben, c'est pas grave. Ah d'accord. pas la Mazarine he ?
La bibliothèque de des académiciens. Oui oui oui. Et elle est elle est fermée.
Elle est fermée. OK. Ah bon c'est pas très grave déjà ce qu'on va voir là.
Bon c'est bien là. Ouais. Alors c'est fascinant l'Institut national de France qu' il avait voulu faire le il a voulu faire le même en Égypte.
C'est quand même pas rien avec les Il avait emmené, vous souvenez de l'expédition d'Égypte, il avait emmené toute une foule de naturalistes, de géomètres de type absolument extraordinaire dont dont l'immense vivant de nom. Et euh et puis euh et puis il se il se battaiit avec les mameloues là qui et on on raconte un cri le cri célèbre des officiers de la 21e demi-brigade d'infanterie qui criait attention les Turcs les annes et les savants au centre parce il formait des carrés et il mettait les annes et les savants au milieu des carrés. Ça va ?
Ouais c'est bon. devenir immortel. Alors voilà le tombeau de voilà le tombeau de Mazarin.
Alors Emmanuel de Varesquiel, l'historien m'expliquait il y a de jours que en fait Mazar n'était pas là. Donc là tout à l'heure on avait une demi incertitude sur Napoléon qui écarté semble que Maz soit pas là. Donc là qui réformé l'institut et voilà la fameuse coupole.
Hop ! Alors, il y a pas de place, hein. C'estàd que elle sert pour les cinq académies.
Oui. Euh, y compris l'académie française. Elle ne sert que pour les réceptions.
Donc, en fait, il y a pas de place attribué. Vous pouvez pas vous asseoir là en vous disant "Je suis à la place de Je suis à la place." Donc, vous vous mettez où vous voulez.
Euh les jours les jours de réception, on se met où on veut dans un ordre savant qui est alors expliquez-moi bah qui est qui est l'ancienneté de l'élection. D'accord. Euh donc il y a des huissiers qui savent on vous met et qui vous mettent là euh en fonction de Ah vous décidez pas, vous vous pour une réception l'accadémie française par exemple tous les académiciens se mettent là les Français là.
Ouais. Euh moi j'étais le dernier, je sais pas pourquoi on m'avait mis là pour prononcer mon discours. Je me souviens très bien, j'étais là voilà, j'ai prononcé mon discours ici.
Voilà. Et puis là vous avez et là dans les autres fauteuils, vous avez le public, les guérardes. Donc c'est-à-dire que vous vous avez le droit de vous asseoir ici et vous ici par exemple.
Voilà. Et voilà. Exactement.
Exactement. Et alors devenir immortel, on on le prévoit un peu ou ça nous tombe dessus ? Oh, je crois qu'il faut il y a des dispositions pour ça.
Euh, comment dire ? Euh je pense qu'il il y a des choses qu'il faut aimer, il y a des choses qu'il faut euh et c'est pour ça que c'est comment dire ça ? Ça entraîne les français dans une relation très curieuse avec l'Académie française ou avec les institutions général les anglais beaucoup moins.
D'abord les anglais par exemple trouvent pas grotesse que suite dans des costumes ridicules. Oui. Vous voyez dans l'entrée du lord de mer, ils sont dans des culottes bouffantes à la Henri.
Tout ça complètement grotesque. Il y a des scèes où Turchill par exemple mais mais apparaît costumé comme un gandin de théâtre alors que le gars a sauvé le monde entier. Non, ça le gêne pas de de [ __ ] des culottes en jour avec des petits éclats de verre quoi.
Enfin bon, c'est tout à fait bizarre. Les français ça les gêne. Donc ils aiment pas ça.
Ils ont un côté austère, ils ont un côté joréniste, ils ont un côté républicain. Donc ils aiment pas tellement ça. Donc déjà faut surmonter pour il faut surmonter le l'habit, il faut surmonter le le costume.
Moi, j'ai toujours adoré le costume. Donc ça ça doit pas ce costume. Mais oui, parce que donc vous vous alors en plus quand on se sent bien dans un costume, on porte mieux.
Oui, c'est bien le costume. C'est un costume assez marrant par ailleurs parce que j'adore Monter Cristo. C'est le même costume que le costume de la chambre des pères.
C'est le costume de Morserf quand Aidé vient lui dire "Tu as trahi Ali Pacha." Voilà donc c'est quand même donc voir faut pouvoir surmonter le costume. Tous les gens un peu piss froid qui disent "Ah moi je veux bien mais je veux pas mettre le costume à août voilà si je puis dire.
Oui, faut pas venir dans faut pas venir faut pas venir. Après, il faut aussi aimer un peu les institutions euh parce qu'il y a un côté un peu institutionnel, un côté baroque. Moi euh moi ça m'a plu.
Enfin, ça ça m'a plu. Ça va pas toujours plu d'ailleurs he parce que pendant des années, je me suis dit que je si on proposait, je dirais non. Euh et mais mais en fait ça me plaît à cause de son côté en effet comment dire anglais, baroquet inutile.
J'ai connu énormément d'institutions française qui devaient servir à quelque chose et qui ne servit à rien. Voilà. Je trouve que je n'aurais pas la cruauté de donner les noms de l'institutions publique qui à mon avis ne servent vraiment pas à grand-chose et qu'on pourrait supprimer notre aide pub.
L'Académie française ne sert à rien mais elle le fait vraiment très très bien et ça c'est extrêmement plaisant comme sensation. devoir qu'on convoque la grandeur de l'État, la beauté des bâtiments, la carte républicaine en tenue avec le le pantalon de Casimir blanc, la le roulement des tambours, les décorations partout pour un truc qui ne sert absolument à rien. Ouais.
Et ça c'est dans dans un univers qui est quand même généralement voué à la compétition et à l'efficacité, c'est quelque chose d'assez extraordinaire. Donc j'aime bien ça. Je pense qu'il faut avoir un peu ce tempérament et c'est peut-être pour ça qu'elle peut parce qu'elle a ce et vous avez du recul sur vous-même quand vous me raconter ça.
Bah oui mais aussi c'est c'est pour ça que vous pouvez vous inscrire dans sans problème accepter les critiques. Il y a beaucoup de critiques autour de l'Académie française mais alors ça c'est un truc assez marrant les critiques assez drôle c'est que euh comment dire l'académie française enfin les critiques sont toutes aussi tartes que l'académie française elle-même si je puis dire. Euh quand vous regardez les critiques faites à l'académie française, elles ne sont jamais aussi fortes qu'au moment où l'académie est brillante.
Par exemple, les Vous savez quels sont les pires moment de critique quand vous lisez dans les journaux, mais c'est les c'est lamentables vieillard, ces types complètement nuls, c'est hors sol et cetera. Ça a été écrit à deux moments. Au moment où il y avait à la fois Racine, Corneil, la Fontaine et Boilau.
Et au moment où il y avait à la fois Château Brillant, Victor Hugo, Muset, Vin et la Martine. Et ce sont les deux époques où on a le plus écrit euh ces connards quand même avec leur dentiers et leur sonotone là sont quand même complètement inefficaces. Donc non, faut avoir et puis il faut avoir il faut aimer le les inscriptions historiques.
Il faut aimer le le il faut aimer. Il y a des gens ça ne fait rien. Euh mais vous savez c'est pareil pour les écrivains.
Par exemple un écrivain que j'aime beaucoup comme Apoliner ou André Breton, j'aimais énormément sont des écrivains qui sont généalogistes. Quand quand André Breton publie le premier manifeste du surréalisme, il fait une fait une généalogie des des auteurs. ditug est surréaliste, Rousseau est surréaliste, le marquitad est surréaliste, il a une pensée généalogique de la littérature.
Apolliner était exactement du même type. Et puis il y a des écrivains qui ne sont pas généalogistes le moins du monde. Prou curieusement d'ailleurs qui est un généalogiste au sens du snobisme, enfin un généalogiste social ne l'est pas terriblement sur le plan de l'histoire littéraire.
Euh on voit qu'il est influencé par Bossuet, on voit ce qu'il doit au milieu de nuit naturellement. Mais mais la pensée historique n'est n'est de la littérature n n'est pas véritablement sa chose. Alors que alors qu'il y a des écrivains euh qui comme Breton était d'extrême gauche ou comme Apoliner était demi anarchiste qui sont très très sensibles à l'idée généalogique.
Pour vouloir être élu à l'académie française, il faut que quelque chose en vous vibre un peu à l'idée que le jeudi après-midi, vous allez poser votre Auguste derrière à l'endroit où Victor Hugo l'a posé. Voilà. Ouais.
Alors, il y a des gens qui savent il y a des gens qui s'en foutent et qui sont tout à fait honorables et ça c'est un kiff. Ah moi je trouve c'est un je trouve que c'est un kiff absolu. Mais mais je comprends aussi qu'on s'en fiche.
Mais quand on peut utiliser ce mot là ici ah bon on peut tout utiliser ici. C'est quand même c'est quand même le en plus je suis sûr que même chez Bau de l'air qui n'a pas été élu. On trouverait le mot kiff mais dans un dans un pour désigner quelque chose de différent.
Vous avez ici c'est le temple de la grande culture française, la littérature française mais vous vous avez l'impression aussi un goût pour la culture plus populaire. Ça ça vous Ah mais c'est la même enfin je Oui. Enfin, je veux dire ça, je j'ai un goût extrêmement enfin si vous voulez pour moi le moment est venu le moment est venu d'avouer que bon, d'abord Corneille et Racine quand on les débarrasse du lagar des Michards et et puis surtout Molière quand même euh c'est quand même de la culture populaire en les fourmeris de Scapin qu'on s'est bien joué.
C'est c'est c'est fantastique. Et puis et puis au fond la culture c'est de choses étranges ces livres qui nous donnent l'impression que tout d'un coup on découvre des sentiments, on découvre dans le livre des sentiments que nous ressentions et que l'écrivain est le seul à avoir exprimé d'une manière conforme à ce que nous ressentons. Ceci vous l'avez quand vous lisez prou de temps en temps, quand vous lisez une page de prous sur la jalousie et que vous avez déjà éprouvé la jalousie, vous dites "Merde, c'est c'est vraiment ça quoi." Euh et Monte Christau sur la vengeance.
Vous avez jamais pensé vous venger vous ? Jamais. Vous avez de la chance.
Euh et on lit ça et on se dit mais c'est c'est fantastique le grand roman de la vengeance, ce roman populaire en fait il est populaire parce qu'il satisfait un désir qui est pas brillant d'ailleurs, mais qui est un désir qui est au plus profond de chacun de nous. Et c'est fantastique. C'est fantastique.
Les trois mousquetaires, le le roman de l'amitié. Oui, mais je vais plus loin. Oui, c'est populaire en un sens, mais Ah, c'est bon, Nicolas, tout va bien.
Mais euh est-ce que tu as unint Oui, mais parce que aujourd'hui aujourd'hui euh Duma est entré dans la grande littérature, vous voyez ce que je veux dire. J'ai lu que vous regardiez des séries que vous je vous je vous je vous demande est-ce que vous écoutez du rap parce que je vous ai vu par exemple dans le film d'Abdal Malik qu'on a reçu la semaine dernière d'ailleurs. Oui oui oui.
Peut-être qu'il écoute du rap, je sais qu' qui qui regarde des séries, qu'il adore les polars. Ouioui. Et et et j'ai commencé par alors le rap, j'en écoute mais ma culture j'ai j'ai j'ai un fils dont c'est vraiment le j'ai un fils dont c'est vraiment la dont c'est vraiment le et qui en compose.
OK. Don je vous recommande les productions sous le nom de BB le gourou. Voilà.
Regardez Bed le gourou. D'accord. J'ai un fils rappeur.
Euh et c'est lui qui m'a montré ce que c'était en fait. Il m'a parce que sans ça je l'avais écouté que d'une oreille que d'une oreille distraite. Mais non pour moi tout si vous voulez le le il y a des choses qui m'accrochent.
Montistau m'accroche comme Léonard Cohen m'a fait accrocher quand j'étais jeune comme comme telle ou telle série contemporaine Boss par exemple qui est tellement extraordinaire sur politicien de Chicago qui a une démence à corps de Lévi un des plus beaux films sur la politique enfin une des plus belles séries sur la politique que j'ai vu. Tout ça m'accroche. Euh je je je je pense très sincèrement être la réincarnation du capitaine Adoc.
Euh ça m'étonne à moitié, je pense depuis que je suis tout petit. Il est où le sparadra ? C'est-à-dire il est là.
Je vous lâcherai pas secouer l'avant. C'est et et en fait Adoc regardez cette scène absolument fantastique où il arrive et il dit à Tintin non mais c'est fini maintenant. Je n'inspire je n'inspire plus qu'au calme, à la paix, à la tranquillité.
Euh, regardez comme l'air est beau et frais à Moulinsar. Il rentre, il reçoit un télégramme de ADOC de tournesol qui lui demande de le rejoindre dans objectif Lune près de la ville de Zbrodge par exemple. Et alors que Nestor est en train d'écouter à la porte, Nestor se prend la porte dans la gueule.
Il cesse d'être costumé en gentleman. Adoc réapparaît costumé en marin avec son sac sur le dos et il dit en avant. Voilà.
Euh ce type qui ne tient pas en place qui est à la fois Non mais Tintin tout est dans Tintin. Vous avez remarqué que Milou par exemple cesse c'est ça qui parle au début. Et vous avez remarqué qu'il cesse de parler quand Adoc commence à parler.
Ah c'est à ce moment-là. Et oui. Donc Adoc remplace Milou.
Adoc remplace Milou. C'est quand même habissal. C'était c'est quand même là un monde s'ouvre.
Non mais ça c'est jamais fait attention. Non non, ça c'est et puis et puis la la Silda borduri euh vous sais ce que veut direc blavecement c'est non qui s'y frotte typ si pique c'est la devise du royaume Silda en réalité c'est du c'est du patoi c'est du patoi non c'est c'est du patoi de la région de Bruxell ça voilà non mais Tintin c'est Non mais honnêtement je je c'est pas snobisme tarte que de dire ça mais pour moi Tintin est est du même niveau que Monté Cristo enfin enfin j'y prends la même j'y prends le même intérêt, j'y prends le même plaisir et d'une certaine manière le même le même encouragement à vivre. Euh et ça c'est voilà, c'est c'est non c'est assez fantastique.
Est-ce que ce livre vos collègues ici vont le lire ? Est-ce qu'on lit toujours ce que font les autres académies ? On le il y a quelques-uns.
Oui, quelquesuns. Ou oui, puis il y a des Est-ce qu'on est-ce comment ça comment ça se passe ? Mais peut-être qu' on va aller dans la la salle dans la salle.
Oui. Vous allez m'expliquer tout ça làhaut. Ouais, absolument.
Et parce que c'est vrai qu'il y a un côté très cérémoniel et non pas entre il y a qui a un côté très bah on va en parler là. Il y a un côté très touchant quand même. Il y a même un côté moi qui me rend mais je vous en parlerai mieux là-haut parce j'aurais pas aimé un côté qui me rend même mélancolique euh parce que c'est le couloir c'est le couloir de la mort quand même.
C'est death row ici. Oui à ce point. Bah forcément on vit avec des mecs tous les jeudis puis un jour on apprend que Pierre Nor est mort quoi.
On va tous à son enterrement et on se demande qui sera le suivant. C'est un épad hein. Mais vous vous le dites entre vous.
Vous voulez pas vous mettre mettez pas ça. Ça va ça va les attrister. Oui oui.
Non ça je j'entends bien. J'entends bien. Vous avez un vousz ressenti quoi le jour où vous avez été élu et le jour où vous avez prononcé votre discours qui a resté mémorable sur la liberté ici ?
Bah le jour où j'ai été élu, j'ai été très élu parce que mon père était mort la veille. Mon père avait été président de l'académie de médecine et il aimait beaucoup ce genre de truc. un peu comme moi, il y avait beaucoup les costumes ou et euh mais il était mort et comme il avait la maladie d'Alzemer euh il a pas su que j'avais été élu et je pense que ça lui aurait fait plaisir et et donc j'ai pensé à lui et puis j'ai pensé à aux amis que j'avais eu ici euh et et qui était mort aussi dans l'intervalle parce que j'avais eu des amis euh d'Ormeçon et un homme que j'aimais beaucoup que dont les Français se souviennent plus du tout qui était pour une sorte de sirano politique s'appelait Jean-François Deot.
Ouais. Euh qui avait été ministre euh j'ira voulu en faire je crois un premier ministre, il avait été réélu en en 81 et puis Don ensuite était parti faire la guerre avec Massou. Ouais.
Euh avait écrit un livre magnifique sur le courage qui s'appelle Un quart d'heure avant minuit et était était véritablement un personnage de un personnage de roman. Et j'ai la première chose que j'ai pensé c'était c'était à eux qui euh et puis en même temps avec un sentiment quand même de pas d'indivité quoi, de d'imposture un peu parce que vous allez voir quand on arrive dans enfin quand on voit les bustes là-haut là on se dit euh Oui. Alors en plus vous êtes vous êtes au siège combien vous ? 24 24 pas n'importe lequel il y a des sièges Ouais Colbert la Fontaine Colbert Marivau.
Ah oui ah mariv aussi Marivau. Et et je crois qu'il y a même un gars du Figaro qui s'appelle Alfred Capu. Ah oui ça ch Oui.
Non mais parce qu'il y a des sièges moins prestigieux. Oui ou vous avez pas vous avez parce que on le choisit son siège enfin prend le siège vacant que perpétuel vous désigne mais cela dit l'académie est quand même composée de trois ou qu j'allais dire de 4 tiers mais c'est toujours la même truc. C'est vous avez un tiers de type absolument éminent là, je vais pas me comparer à la fontaine.
Vous avez un tiers de nudité absolument totale élu par hasard, par intrigue ou pour ne pas élire ou pour ne pas élire d'autres mecs. Euh bah c'est comme ça que il y a des scènes dans choses vues de Victor Hugo où Victor Hugo raconte que il veut absolument que Balzac succède à Château Brillant et qu'on lui explique que Balzac est quand même pas génial mais qu'il faut élire monsieur Tartemol parce qu'il est très très bien vu de la contesse de Bogne. Oui oui oui c'est quand même comme ça que ça se passait.
Alors et d'ailleurs Victor Hugo quand il entre succède à un type queen Nepousen leer qui était le type qu' l'avait empêché d'entrer six fois de suite c'est bon. Alors quand même il y a une chose que je il a été obligé de faire son il a fait son élogeog assez magnifique d'ailleurs et je voudrais quand même quand même qu'on regarde cette cours parce que c'est une des choses qui m'aime le plus. Moi, j'aimais énormément le vieil Hugo.
Bon, mais j'aime énormément le vieil Hugo. Et et Hugo revient ici. Il a été élu dans les années 30, il revient ici après l'exil, après Gzé, c'est-à-dire 50 ans après.
Tout le monde l'a oublié. Tout le monde. Il a toujours son sens, il a toujours son siège mais il est pas revenu depuis 50 ans, il était GZ.
Enfin, je veux dire, enfin depuis 50 ans, j'exagère parce qu'il est partir du 150 20 ans euh il venait moins avant. il commence à se fâcher avec Napoléon 3 mettons il a peut-être passé 25 ans ou 30 ans dehors de l'institution donc quand il se pointe ici plus personne le reconnaît les les barbe alors que avant il il était sans barbe c'est un homme quoi puis il revient quand même. Et puis on le reconnaît pas et puis il va en salle des séances, personne ne le reconnaît.
Le directeur fait l'appel, le directeur faisait l'appel. On fait plus ça maintenant. Le directeur en exercice fait l'appel, fait l'appel et et oublie son nom au moment de l'appel puisque ça faisait 25 ou 30 ans qu'on prononçait pas le nom de Victor Hugo au moment de l'appel.
Il est triste et il descend par ce couloir et il s'en va. Mais là, il y a des gens, des gens qui sont venus, des gens du peuple, des bourgeois, des gens qui venaient visiter, des gens qui venaient et cetera. Et en le voyant, les gens enlèvent leur chapeau.
Ça c'est magnifique. Les gens ici, pas les gens là. Pas les gens làhaut.
Alors, on entre, on entre là. D'accord. Et c'est vrai que vous avez cassé l'épée ?
Oui, en me battant avec Mais c'est une bêtise parce que moi j'aime énormément cette immense médiéviste qui est Michel Zinc. Et puis un moment je dois parce que ça m'arrive émettre une opinion que de celle que j'ai émise là pendant une conversation opinion un peu emportée et j'en foutesque où je lui explique que tel écrivain qui trouve considérable et complètement nul. Oui, cquel vous souvenez plus du tout.
Et il dit mais vous pouvez pas dire ça, c'est une honte. Je dis mais écoutez, il faut vider cette querelle immédiatement. Je sors mon épée, il sort la sienne et on commence à se battre.
Je vais vous montrer dans la bibliothèque simplement la sienne était plus solide que la mienne. Et donc j'ai cassé mon épée contre celle de Michel. Mais je l'ai gardé de manière fétichiste.
D'accord. Et vous en avez fait refait ? Non, j'ai gardé.
Je l'ai gardé. On la sort jamais. Elle est dans le fourau.
Oui. Donc elle elle est coupée à la moitié. Elle est coupée à la moitié dans le fourreau.
Voilà. C'est Académie française 9h30 commission du dictionnaire 15h séance. Et là vous avez château brillant.
Alors mélancolique et méditatique. Alors vous venez tous les jeudis, c'est comme ça que ça se passe. Oui oui, c'est plutôt c'est plutôt Bon alors racontez-moi là.
On quelle est l'ambiance ? Comment est-ce que est-ce qu'il y a des sensibilités des camps ? Pas du tout.
C'est c'est une chose. Je suis pas propagandiste de l'académie en tantinstitution, mais ce qui me frappe, c'est qu'on la on la critique beaucoup en disant c'est vieux schnok là et ce euh j'ai vu beaucoup d'institutions de l'État, les les deux champs du parlement, le conseil d'état, la cour du cassation, les tribunaux et cetera. Je n'ai jamais vu d'institutions de l'État qui soit aussi varié parce que il y a quand même de tout.
D'abord, il y en a qui sont pas français. Oui, c'est vrai. Euh, on a quand même un chinois, un haïtien de nationalité canadienne, un anglais, un russe et des Gabriel Garc Marquez euh et Garc Marquez.
Donc ça fait quand même beaucoup de gens qui sont pas français. Oui, ils le sont peut-être ils sont devenus, je veux dire, mais dans la culture d'origine n'était pas celle-là. Il y a des hommes et des femmes, il y a des opinions politiques mais les plus effarantes.
Moi j'ai j'ai effante moi j'ai connu, ils sont morts maintenant mais j'ai connu des confrères qui avaient écrit dans je suis partout pendant la guerre quand même. Oui. Oui.
Et de l'autre côté il y avait Et de l'autre côté il y avait Joseph Cessel, Maurice Garçon ou Schumann la voix de la France libre. Et ces garsl se retrouvent ici. Tous ces garsl se retrouvent ici le jeudi.
Alors maintenant, quand on sait qu'il se retrouve ici le jeudi, on a quand même un peu mauvaise grâce à dire "Oh mais toi, je te parle pas parce que tu es pas recardien quoi." Oui. Oui.
Oui. Tout de suite, tout de suite ça ça a moins d'ampleur. Tout de suite ça a moins d'ampleur.
Et donc et et moi ce qui me frappe c'est le c'est le l'amitié entre en fait au fond ce qui me frappe c'est l'amitié entre les gens. Bon alors chacun essaie de pousser le genre d'auteur qu'il aime, le genre de personne qu'il aime. Mais c'est il y a une grande amitié entre les personnes au fond et ça je trouve ça plutôt plutôt pas mal.
Est-ce qu'on s'en gueule ? On s'engueule mais par plaisir. Ah il y a il y a des il y a des tempéraments volcaniques mais en même temps enfin c'est quand même des gars qui n'ont des femmes qui n'ont plus rien à prouver quoi.
Globalement pour s'engueuler vraiment faut avoir quelque chose à prouver. Donc de temps en temps, vous avez tel de confrère que je ne citerai pas qui sort un truc absolument d'un volcanisme extrême. Alors, on l'écoute avec la plus grande politesse mais bon, très bien, il pas grand chose mais non, c'est il y a il y a il y a eu dans le passé des Angelades à propos des à propos d'élection quand Maurice Dron avait mené campagne pour que Giscar ne soit pas eu par exemple.
Donc ça c'était il y a eu je crois des des trucs extrêmement violents. Alors ça c'est c'est une grande salle qui sert à tout le monde qui n'est pas la nôtre. D'accord.
D'accord. Enfin, il y a quand même racine parce que voilà. Oui.
Alors, c'est vrai qu'on qui sert à toutes les à toutes les académies qui sert à toutes les académies. Alors, c'est à la fois grandiose parce que vous rentrez là-dedans et vous dites quand même qui suis-je poursu des racines ? Maintenant, de l'autre côté, vous vous trouvez entre du 6 et Henri Étienne et vous dites "Bon ben, j'ai toute ma place quoi." Oui, ça rassure.
Ça rassure. Oui. Et puis là, il y a mon il y a mon prédécesseur qui lui a l'air euh Alors, on on ne voit pas malheureusement que euh ce portrait ne lui rend pas justice hein parce que Oui, il a l'air là à la fin de sa vie euh il a eu un retour de religion et Racine l'emmenait à Vètre là.
Euh enfin quand même, il y a un côté un peu ironique quand même hein. On Oui, c'est vrai qu' il y a un petit rictus. Il y a un petit Rictus. là mais on voit quand même ou on voit quand même que c'était un homme sa qui dormait 18h sur 24.
Ah bon ? Ouais. Il ne se réveillait que pour faire l'amour et pour écrire des vers.
Voilà. 18h sur 24, c'est quand même extraordinaire. Non non, le fauteuil 24 c'est quelque chose.
Et là voilà la salle des séances. Alors qu'est-ce qu'on s'y dit ici ? Alors c'est l'un des c'est l'un des départs.
Vous avez une place d'ailleurs ? Ouais je vais vous la montrer. Ouais.
Euh là pour le coup, on a alors on a des petits espèces de trucs genre ministériel là, vous voyez, avec notre nom et machin euh et moi ma place et alors là il y avait là pour le moment il y a personne. Il y avait Florence de la que j'aimais beaucoup qui une femme remarquable euh qui qui est morte récemment. Là, il y a Pierre Rosenbert, le l'ancien conservateur du Louvre, Alain Finkelcro, ma pomme, Maurizio, Serra, Patrick Grinville et celui-là est libre pour le moment.
Voilà. Puis là, c'est il y a le président, le perpétuel et le et le enfin le secrétaire perpétuel, le directeur et le chancelier. Donc, on s'ass là.
Je vous laisse vous asseoir à votre place, moi je me mets derrière. Et alors, est-ce que des gens peuvent assister ou non ? Non, pas non.
Ah non, surtout pas. Donc c'est-à-dire que ces mystères il faut que il faut que c'est il faut que ces mystères restent totalement violé sans ça. Oui.
C'est très grand mystère mais c'est quand même mais concrètement alors on discute par exemple pour le dictionnaire, on discute essentiellement pour alors il y a il y a des éléments administratifs, des éléments pratiques sont ils sont pas idiots. Par exemple, je sais pas, il y a un grand colloque sur tel membre de l'académie ou tel écrivain et cetera ou je sais pas quoi. moi à l'université de Vancouver demande la participation d'un membre de l'académie française et donc on se demande qui va aller à Vancouver et voilà il y a il y a plein de petites choses pratique comme ça et des échanges avec les autres acadéies européennes.
Donc il y a ça et puis il y a de temps en temps ceux qui veulent pousser des cris de bête et qui euh en disant mais il se passe des choses sur lesquelles nous devrions faire un communiqué protester par exemple. Oh ça a été le cas avant mon entrée sur l'écriture inclusive. Oui.
Voilà. euh où euh là les gens font des Voilà, moi je quand je suis rentré euh j'avais pris FTC pour un truc que j'ai dû oublier depuis qui était la la carte d'identité bilingue en français et en anglais. Ouais. et j'étais contre.
Donc je me suis dit il faut protester gueuler. Je pense qu' je pas ce qu'il me pr faire des recours parce que ça me paraissait particulièrement choquant pour deux raisons. La première, c'est que ça consacrait un bilinguisme qui n'avait pas lieu d'être puisque en réalité euh l'Angleterre étant sortie de l'Union européenne et le Gaé étant la langue officielle de l'Irlande, il ne restait plus que Malte à voir l'anglais comme langue officielle et venir faire du bilinguisme et ça ma position était dire si on veut faire une carte voilà bah on a qu'à faire des cartes en français, en allemand, en espagnol, en italien et cetera.
Alors on se déchire là-dessus et puis il se passe rien, tu vois. Euh et et de 2 ans après, il y aura une nouvelle un nouveau truc. Et l'essentiel du travail, c'est le dictionnaire.
D'accord. Euh moi, je fais pas partie de la commission du dictionnaire et donc on les gens qui en font partie, toute une équipe d'agrégé très compétent qui préparent ça. On nous distribue des des feuilles et puis et puis on étudie la lettre A, B, C des années pour faire un dictionnaire.
Des années. Oui. Oui.
Là, on a terminé l'an dernier l'édition l'édition qu'on avait commencer en 1932 ou 1933. Ouais. Mais je suis pas un spécialiste hein parce que les gens qui s'y connaissent me disent que maintenant avec l'électronique on il y a des mises à jour qui sont beaucoup plus régulières mais on étudie les on étudie les les mots.
Alors ça c'est très intéressant parce que il y a toujours le même type de débat. C'est c'est étonnant parce que euh l'Académie française son boulot n'est pas de dire ce qui doit être dit. Ouais c'est pas c'est pas normatif.
Oui, de toute façon, il elle en a pas le pouvoir. Elle a pas le pouvoir. Mais mais très souvent les gens disent "Mais onit faire ce que dit l'Amie française." Non, l'académie française en fait elle elle se contente d'enregistrer le d'enregistrer les variations de la langue.
Et donc si quelque chose apparaît et qui ah ce n'est que ça théoriquement l'écriture inclusive ou la féminisation des noms, elle a eu du mal à passer à l'académie alors même que c'est une langue qui est en train de changer et là elle n'a pas voulu l'enregistrer. Ça c'est différent sur la fébisation des noms si je me souviens bien encore une fois il y a meilleur lexicographe que vous dans cette maison euh sur la féminisation des nom c'est la position de l'académie c'est qu'on dit une écrivaine ou une autrice euh sur l'écriture inclusive alors elle s'y refuse pour des raisons d'illogisme grammatical et non pas parce que c'est et puis parce que c'est moche c'est la quoi. Enfin je dire vous lisez un article de journal qui écrit en écriture inclusive vous le refermez aussitôt c'est c'est pas marrant quoi.
Non, mais je préfère lire un penflet hystérique euh en écriture normale appelant la castration de tous les mâles disponibles plutôt qu'un un truc conservateur écrit en écriture inclusive. C'est c'est juste une question de c'est vraiment ça ne colle pas quoi. Euh mais sans ça, elle enregistre et mais à chaque fois à chaque fois ce qui est amusant c'est qu' à chaque fois c'est très drôle mais des débats portants sur l'enregistrement.
Par exemple, quand on enregistre un mot, c'est quoi un dictionnaire ? de vous permettre également de comprendre ce que un mot que vous auriez pu lire dans un livre du 17e ou du 18e siècle. Vous apprenez des mots vous certains que vous connaissez ou non ?
Oui, bien sûr. Oui, oui, oui, oui. Enfin, je peux pas vous dire quoi, mais d'abord d'abord tous les termes techniques, hein.
Les termes de la marine, là, il y en a plein partout, on y comprend rien. Mais on apprend des mots et et il faut pouvoir en regardant le dictionnaire voir et alors là, ça renvoie à des choses absolument, je sais pas moi, même à des choses du des choses du vocabulaire religieux, un peigne liturgique par exemple. Qu'est-ce qu'un peigne liturgique ?
Alors des gens qui vont vous dire on sait ce que c'est et puis toujours des gens qui vont vous dire c'est incroyable enfin on n'est pas une académie catholique on s'en fout du p liturgique si quelqu'un arrive à lire le mot peine liturgique dans du main il faut qu'il sache ce que c'est donc il y a toujours un débat entre vous voyez ce que je veux dire entre le mot qu'on enregistre et la signification du mot on a eu récemment comme ça des mots racialistes enfin ou racistes très désagréables tiré tiré de la littérature 19e quoi. Est-ce qu'on les laisse ou non ? Oui, on les laisse au moin moi je suis un défenseur du fait de tout laisser de façon principe parce qu'ils ont été prononcés.
Donc je suis très très hostile à toute forme de cancellation mais aussi parce que encore une fois si ces mots ont été écrits dans des dans dans des ouvrages antérieurs, il faut que la personne qui lise puisse retrouver le machin. Un mot quand même sur Loin de Saloni, je me demandé comment vous choisissez parce que c'est une série. C'est une série.
Ouais. Comment on choisit l'époque et le lieu ? Alors, on choisit le lieu parce que euh unique le principe de plaisir et tout essentiel.
On choisit le lieu parce que je je ne je retourne, c'est pour moi l'aspect mémoriel dont je vous parlais. En écrivant ces livres, je retourne dans des endroits que j'ai aimé. Euh vous y allez ?
Ah oui, non mais non, dans dans lesquels je suis allé dans le passé et donc c'est c'est pour moi un moyen de les revisiter en esprit. Donc je suis allé à Salonique que j'ai beaucoup aimé. le précédent c'est ça se passait à Sedan 70 où j'ai fait mon service militaire donc j'en avais gardé un souvenir extrêmement vif.
Celui que j'ai fini après là se passe en Hongrie au moment de la chute du mur et j'habitais en Hongrie au moment de la chute du mur de Berlin. Donc c'est plutôt une histoire d'espionnage avec le même mort qui se passe en Hongrie au moment de la chute du mur parce que je voulais revisiter la Hongrie. Voilà faut lire parce que franchement c'est ça vous ah ben c'est sympa.
Oui, c'est ça se lit parce qu'on et j'essaie de les faire cours aussi pour que ça s vite et que voilà quoi. Oui mais c'est assez extraordinaire. C'est très plaisant.
Tout le monde peut le lire. Ah oui oui je crois voilà j'ai vous pouvez lire un académicien. On dit que les académiciens là mais il y a des a il y a des gens il faut il faut aimer un peu le roman d'aventure ou le feuilleton ou le polar.
Quand on aime ça on peut lire. Et j'ai des j'ai des confrères qui aiment beaucoup ça. Zinc par exemple qui avait écrit un pastige Lupin qui s'appelle le mystère d'Arson Val est un est un je lui donne souvent un lire avant de publier pour qu'il me disent les trucs qui vont pas et cetera et il relève méticuleusement les trucs qui vont qui ne vont pas parce que il faut pas c'est un peu comme l'horlogerie le le roman policier on peut pas rater le coche quoi.
Ouais ouais sinon le lecteur sort. Sinon, le lecteur sort ou dit "Ah, c'est trop facile, on m'a trompé, fait chier." Bon là, le hasard quoi, c'est exactement ça.
Je voulais finir avec ça. Vous avez beaucoup cité depuis le démon. Ouais.
Tout de suite ? Ouais. Comment ça vient en vous concrètement ?
Est-ce que vous tout de suite vous avez le mot ? J'essaie de comprendre comment c'est rangé à l'intérieur de votre tête. Bah, c'est-à-dire que en fait, j'aurais vécu, quand je dis ça, j'ai l'impression que j'arrive à la fin de mon existence, j'aurais vécu la vie des livres.
Vous voyez ce que je veux dire ? Euh j'aurais vécu une vie où parce que j'ai commencé à lire très jeune, où j'étais peut-être un garçon solitaire et où je lisais beaucoup, j'ai beaucoup, je me suis beaucoup ennuyé, j'ai beaucoup rêvé, je me suis imaginé des tas de choses tout seul dans mon placard et et après la vie m'est apparue comme une gigantesque illustration des livres que j'avais lu et pas l'inverse, voyez. Oui oui, je comprends.
Ce qui fait que à chaque fois que il disait dans ça dans et et tout d'un coup ça me voilà et ça vaut pour toutes les ça vaut pour tous les sentiments de la vie. Combien de fois euh voyez je sais pas j'ai j'étais amoureux d'une d'une jeune fille très belle et je je me trouvais très lait à ce moment. Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ?
Naturellement hein, je suis lait par hasard à cette heure et vous belles. Vous attendez le ravisseur longtemps promis qui déploie comme un mirage du montel le bonheur d'être deux toujours s'est endormi. Et ben si elle veut pas de vous, ça vous console.
Voilà, c'est essentiel quand même. Mais comment vous les apprenez ? Ah tout tout le temps non mais vous les lisez une fois et c'est et c'est en vous non vous les apprenez, vous les relisez, vous en fait comme on apprend à l'école poésie.
Ouais, je suis pas hyper médique, j'ai la même mémoire que tout le monde et j'apprends comme on m'a appris les poésies à l'école et j'essaie d'en apprendre. J'essaie d'en apprendre voilà une bon j'en apprends une par semaine quoi. À force ça fait un catalogue.
À force ça fait quand même ça fait quand même un catalogue. Là j'ai appris un j'en ai appris une il y a 3 jours euh et je voyage dans le temps d'ailleurs parce qu'il y a des choses un membre de l'académie d'ailleurs qui était le cardinal de Bernis à une marquise qui lui demandait ce que c'était que l'amour. Je ser extraordinaire.
Un cardinal qui répond une marquise qui lui dit éminence, qu'est-ce que l'amour ? Je pense à ça à propos du grand cardinal que nous voyons ici. On imagine Richelieu qu'est-ce que l'amour ?
L'amour c'est un enfant mon maître. Il est aussi du bergérer et du roi. Il est fait comme vous.
Il pense comme moi. Mais il est plus peut-être. C'est magnifique non ?
Superbe. Merci François. Merci d'avoir passé la soirée avec nous. avoir entraîné dans dans tous ces lieux magnifiques.
Bon, vous avez Alain Finkal Crot à votre gauche alors c'est bien ou absolument ou ou alors il n'est pas d'accord avec moi même quand je suis d'accord avec lui. C'est c'est ce qui fait c'est ce qui fait à mes yeux son charme absolument indépassable. Uh.
Marion Maréchal