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Podcast / conversationRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 21 octobre 2026 15 minComplaisantDivertissementNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Chaos en France : pourquoi Emmanuel Macron aurait dû s’inspirer de Winston Churchill

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce roman s'appelle Electra ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Votre prophétie s'est-elle réalisée avec le détroit d'Ormuz ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Comment gérer une crise majeure comme dans votre livre ?

  • 6:38OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'action du politique face aux crises ?

  • 9:24OuverteRéponse directe

    Qu'aurait-il fallu faire pour le politique ?

  • 10:03OuverteRéponse directe

    Quelle parole auriez-vous tenue face aux Français traumatisés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38InvitéFait
    « le pape François avait parlé de la Troisième Guerre mondiale en morceaux, une guerre faite de drones et de cyberattaques. »
  • 0:56InvitéFait
    « Emmanuel Macron à Doha s'en est pris hier aux dirigeants étrangers qui font campagne sur le dos de la France en visant les propos que Donald Trump a tenus sur le chaos qu'il n'a pas pu empêcher. »
  • 1:07InvitéFait
    « on mesure à quel point un pays qui s'affaiblit s'expose aussi aux ingérences et à l'insolence de nations qui ne le respectent plus. »
  • 2:56InvitéFait
    « une catastrophe économique, comme celle qui peut être créée par une météorite qui tombe sur la terre et qui peut détruire un pays, si vous voulez, une grande ville, eh bien elle pouvait être produite aussi par quelqu'un, une personne qui a un geste de folie. »
  • 4:11InvitéFait
    « les assureurs ne veulent plus assurer les navires. Comme aujourd'hui, d'ailleurs, dans le détroit d'Hormuz, les primes d'assurance sont tellement grandes que les gens ne veulent plus traverser. »
  • 6:59InvitéFait
    « Non, je crois que les hommes politiques sont très myopes. C'est-à-dire, ils voient la réalité telle qu'ils la rêvent, peut-être, mais pas telle qu'elle est vraiment. »
  • 8:15InvitéFait
    « les hommes politiques, quelque part, devraient s'inspirer de ce qu'avait raconté Churchill quand on lui demandait de raconter son expérience pendant la guerre. »
  • 8:35InvitéFait
    « Churchill disait : quand on est devant une situation de crise, d'abord, il faut prendre tout de suite des décisions courageuses. »
  • 9:00InvitéFait
    « il faut parler vrai. C'est-à-dire, parler concret et parler vrai. Dire les choses telles qu'elles sont. »
  • 11:00InvitéFait
    « Le socle rassurant que pouvaient constituer les forces de l'ordre, etc. Parce que mine de rien, ce pays tient avec peut-être les 5000 agents de la DGSI. »
  • 11:37InvitéFait
    « l'énorme faute, c'est qu'on n'avait pas mis les moyens dans la rue. Mais il fallait le dire tout de suite. On a fait une faute. »
  • 12:36InvitéFait
    « Vous êtes favorable, vous, à la participation ? Ah oui, tout à fait, bien sûr, bien sûr. »

Temps de parole

  • Invité72 %
  • Invité 220 %
  • ?5 %
  • Présentateur3 %

≈ 32,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Ce

0:01
Présentateur

programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. RCF Notre-Dame

0:13
Locuteur

Et

0:19
Présentateur

Louis Dauphrenne, on vous retrouve avec votre invité Jean-Jacques Derry, ingénieur ancien dirigeant d'entreprise, spécialiste des mécanismes de crise, auteur du roman Electra, ce météore aux éditions La Route de la Soie.

0:31
Invité

Oui,

0:31
Locuteur

il

0:31
Invité

va nous dire d'ailleurs pourquoi ça s'appelle Electra. Mais vous savez que le pape François avait parlé de la Troisième Guerre mondiale en morceaux, une guerre faite de drones et de cyberattaques.

0:40
Locuteur

On

0:40
Invité

parlait des drones justement à l'instant pour la Russie et l'Ukraine. Dans l'univers décloisonné et hyperconnecté du village planétaire, tout le monde est vulnérable. Emmanuel Macron à Doha s'en est pris hier aux dirigeants étrangers qui font campagne sur le dos de la France en visant les propos que Donald Trump a tenus sur le chaos qu'il n'a pas pu empêcher. Le chef de l'État a même dit qu'on avait vu des images d'intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France, semble-t-il.

Alors, quoi qu'on pense de cette communication élyséenne qui peut être mal comprise, on mesure à quel point un pays qui s'affaiblit s'expose aussi aux ingérences et à l'insolence de nations qui ne le respectent plus. Jean-Jacques Derry, chef d'entreprise donc, a fait une carrière dans la banque d'investissement dans tous les pays du monde, pourrait-on dire. Il a imaginé une histoire dans laquelle un événement extérieur rendait les comportements imprévisibles. Et c'est ce que nous allons analyser.

Avant le détroit d'Ormouz, il a imaginé les conséquences qu'une météorite qui s'abattrait sur Terre pourrait rendre le monde tout à fait différent de celui qu'on a connu et changer les mentalités et les comportements. Bonjour Jean-Jacques Derry. Bonjour. Ça a commencé aux Antilles, votre histoire

1:39
Locuteur

?

1:40
Invité

Écoutez... Vous étiez sur un bateau. Oui, je vais vous dire comment l'idée est arrivée.

1:47
Locuteur

Parce

1:48
Invité

que nous étions au mouillage, donc dans une petite baie des Antilles, des îles vierges américaines pour tout dire. Et c'était un matin de début du monde, c'est-à-dire une petite baie tranquille, personne, seulement des oiseaux qui plongeaient pour pêcher, et puis l'aube, le soleil qui va se lever. Et donc j'étais dans le copic du petit bateau, et j'avais mon ordinateur, parce que comme j'ai participé à beaucoup de conseils d'administration, forcément je suis toujours un peu en train de travailler. Et là, devant ce spectacle très calme, très beau, je me suis dit mais tout ça peut être détruit en une seconde.

Et alors j'ai eu l'idée comme ça, d'une météorite, mais pourquoi pas, ça peut être autre chose, qui pouvait tout détruire. Et donc j'écris un petit texte, qui est les trois jours qui se passent dans la tête d'un chef d'entreprise d'ailleurs, au moment où une météorite est annoncée. Qu'est-ce qu'on fait devant une crise majeure ? Comment on se comporte ? Est-ce qu'on garde sa dignité, ou au contraire, est-ce qu'on s'affole, et est-ce qu'on panique en fait

2:51
Locuteur

? J

2:52
Invité

'écris ce texte, et puis petit à petit est venue l'idée qu

2:55
Locuteur

'une

2:56
Invité

catastrophe économique, comme celle qui peut être créée par une météorite qui tombe sur la terre et qui peut détruire un pays, si vous voulez, une grande ville, eh bien elle pouvait être produite aussi par quelqu'un, une personne qui a un geste de folie. Et c'est là que le personnage d'Electra est arrivé. Electra, vous vous souvenez, Electre bien sûr, les Atrides, le thème de la vengeance, elle veut venger

3:20
Locuteur

son

3:21
Invité

père, Agamemnon, qui a été tué par sa femme et l'amant de sa femme. Et mon Electra, donc, folle de vengeance, et qui est en même temps une jolie héritière d'un groupe d'armement maritime grec, au fond, consomme sa fortune pour payer des hackers russes

3:42
Locuteur

qui

3:43
Invité

interviennent dans les logiciels qui pilotent les navires. Et vous savez, aujourd'hui, si... Et ça,

3:49
Locuteur

c'était avant

3:50
Invité

le détroit d'Hormuz ? Ah oui, bien avant, c'était il y a trois ans, oui. Mais aujourd'hui, si vous n'avez plus

3:55
Locuteur

les logiciels de navigation...

3:57
Invité

Votre

3:57
Locuteur

prophétie s'est réalisée, Jean-Jacques. Ah

3:59
Invité

oui, mais ça, je

4:00
Locuteur

n

4:00
Invité

'avais pas prévu. Mon idée, c'était juste une catastrophe produite par quelqu'un dans un geste de folie.

4:06
Locuteur

Et

4:06
Invité

alors... Donc les logiciels de navigation, s'ils sont perturbés, c'est l'économie

4:09
Locuteur

du monde qui change ? Eh bien, le problème,

4:10
Invité

absolument. Parce que les assureurs ne veulent plus assurer les navires. Comme aujourd'hui, d'ailleurs, dans le détroit d'Hormuz, les primes d'assurance sont tellement grandes que les gens ne veulent plus traverser, ne veulent plus payer les primes. Et donc...

4:22
Locuteur

Mais

4:23
Invité

si les navires

4:23
Locuteur

ne

4:25
Invité

sont plus assurés, vous les mettez immédiatement dans un mouillage ou dans un port, ils ne bougent plus.

4:31
Locuteur

Et

4:31
Invité

donc, les usines, les consommateurs, la grande distribution ne sont plus approvisionnées. Il n

4:36
Locuteur

'y a

4:36
Invité

plus de pièces détachées,

4:37
Locuteur

il

4:37
Invité

n

4:37
Locuteur

'y a

4:37
Invité

plus de bien de grande consommation, etc. L'effet papillon.

4:40
Locuteur

Et

4:41
Invité

c'est catastrophique, bien sûr.

4:42
Locuteur

Et

4:43
Invité

alors,

4:43
Locuteur

comme

4:44
Invité

dans l'histoire précédente de la météorite, comment est-ce qu'on gère une situation comme celle-là ? Et dans le livre, au fond, j'ai expliqué ce qu'on pouvait faire

4:54
Locuteur

en

4:54
Invité

situation de gestion de crise. Et donc, courageusement, dans l'histoire, un ancien chef d'entreprise, le directeur financier de la société d'armement, eh bien, prennent les choses en main et calmement, redressent la situation et font preuve d'optimisme, de calme, d'organisation. Et bien sûr, la folle héritière finit par être convaincue que c'est eux qui ont raison. Et donc, sans m'en apercevoir, tout à fait, depuis le début, quand j'ai commencé à raconter tout ça, je me suis retrouvé dans la situation de transposer, finalement, dans une histoire romanesque, qui est vivante, qui est plutôt amusante, des situations que moi, j'avais vécues dans des situations de crise.

Quand je convoquais la totalité du personnel de ma société, je jouais une salle de cinéma, je mettais tout le monde dedans. Alors, il y avait 400 places, donc 400 personnes. Et puis, j'expliquais, voilà, on a fait ça, voilà où on est, là où on va. Et donc, je gérais les situations de crise en direct, en m'adressant directement aux gens. Oui, c'est une façon de faire. Vous êtes

5:57
Locuteur

très

5:57
Invité

souvent, en tant qu'entrepreneur, gestionnaire d'actifs, ou bien dirigeant de société, confronté à des situations de crise. Parce que, tous les jours, il y a quelque chose qui vous tombe

6:07
Locuteur

sur

6:08
Invité

la figure. Mais la visibilité, Jean-Jacques Derry, elle est à six mois pour un chef d'entreprise, à peu près. Alors, oui et non, parce qu'il y a des grands choix technologiques que vous faites et qui vont vous accompagner pendant des années. Quand vous choisissez d'investir dans un marché nouveau, ça ne

6:21
Locuteur

s

6:21
Invité

'arrête pas à six mois. Donc, vous savez que vous allez devoir travailler sur ces situations-là pendant longtemps. On fait des investissements à court terme, et on fait beaucoup d'investissements à long terme dans une entreprise. Et donc, il faut s'accrocher à ça pour que la rentabilité, par exemple, soit au rendez-vous.

Que pensez-vous de l'action, si on doit juger le politique dans cette histoire-là, dont on a l'impression qu'il a parfois un bandeau sur les yeux, puisqu'il a du mal à anticiper, et Emmanuel Macron l'a reconnu pour ce qui est du renseignement, avec lequel, après son voyage dans le Golfe, il voudra avoir un rendez-vous pour savoir un peu comment les choses se sont passées de ce côté-là. Est-ce que le politique est condamné à ne rien voir, ou à peu voir

6:59
Locuteur

? Non, je

6:59
Invité

crois que les hommes politiques sont très myopes. C'est-à-dire, ils voient la réalité telle qu'ils la rêvent, peut-être, mais pas telle qu'elle est vraiment. Donc, ils ont une espèce de vision un peu fantasmée de la réalité. Peut

7:13
Locuteur

-être

7:13
Invité

qu

7:13
Locuteur

'ils

7:13
Invité

ne

7:13
Locuteur

sont

7:13
Invité

pas assez sur le terrain, tout simplement. Quand vous avez une boîte, vous êtes sur le terrain, vous n

7:17
Locuteur

'avez

7:17
Invité

pas le choix. Donc, peut-être que les hommes politiques sont un peu trop loin de leurs électeurs et du terrain. En France, spécialement, parce qu'on vit dans un monde tellement centralisé, que finalement, on a l'impression que la politique ne se passe qu'à Paris, alors que la plupart des gens ne vivent pas à Paris, ils vivent en province, bien sûr. Je pense qu'aujourd'hui, on vit une situation qui est très, très, comment dire, incertaine. Le monde est très illisible. Vous avez parlé de cybersécurité. Moi, j'avais raconté mon histoire de système de pilotage des navires qui était hacké. C'était la même chose. C'était aussi une question de cybersécurité.

Quand vous dirigez une société, vous êtes très, très sensible à ces questions-là. Et puis, vous avez des obligations très importantes. La RGPD, par exemple, qui vous oblige à être très, très vigilant avec les données personnelles de vos clients et aussi de vos partenaires. Et alors, je pense que les hommes politiques, quelque part, devraient s'inspirer de ce qu'avait raconté Churchill quand on lui demandait de raconter son expérience pendant la guerre, où il avait été confronté à une situation de crise absolument épouvantable. Vous vous souvenez, on défendra chaque plage, chaque rue, chaque maison, etc. Et donc, il fallait que les Anglais restent motivés.

Et Dieu sait s'ils ont été courageux. C'est tout à fait extraordinaire. Et bien, Churchill disait,

8:37
Locuteur

quand

8:38
Invité

on est devant une situation de crise, d'abord, il faut prendre tout de suite des décisions courageuses.

8:43
Locuteur

Il

8:43
Invité

ne

8:43
Locuteur

faut

8:43
Invité

pas attendre que ça s'arrange ou que la chance vous sourit. Là,

8:47
Locuteur

ça n'a pas été fait.

8:48
Invité

Je vous laisse le commentaire, mais je

8:51
Locuteur

crois

8:51
Invité

qu'il est un peu évident.

8:52
Locuteur

Apparemment.

8:53
Invité

Donc, il faut prendre tout de suite des décisions courageuses. Il ne

8:57
Locuteur

faut

8:57
Invité

pas faire des analyses compliquées. Il ne

8:59
Locuteur

faut

8:59
Invité

pas attendre. Il faut décider. La deuxième chose qu'il disait, il faut parler vrai. C'est-à-dire, parler concret et parler vrai. Dire les choses telles qu'elles sont. Partager l'information. Je vous ai raconté tout à l'heure comment moi, je faisais venir tout mon personnel dans une seule salle pour que tout le monde écoute

9:15
Locuteur

la

9:15
Invité

même chose. Parfois, ça leur passait peut-être un peu au-dessus des oreilles. Parfois non, je n'en sais rien. Mais au moins, tout le monde participait et tout le monde pouvait parler. Qu'est

9:24
Locuteur

-ce

9:24
Invité

qu'il aurait fallu faire alors pour le politique ? S'il avait fallu rassembler, il aurait fallu convoquer une sorte de conseil de défense ? Il aurait fallu rassembler le

9:32
Locuteur

Congrès ?

9:32
Invité

Non, je crois qu'aujourd'hui,

9:33
Locuteur

on a des moyens

9:33
Invité

de communication directe extraordinaires. Il

9:37
Locuteur

a fait la parole à la télévision, etc. D'ailleurs,

9:40
Invité

quand M. Macron est intervenu il y a quelques jours, je crois qu'il a eu 16 millions, 17 millions d'auditeurs. Donc les gens sont très très friands de communication directe.

9:49
Locuteur

Mais il

9:49
Invité

n

9:49
Locuteur

'a

9:49
Invité

pas dit grand-chose.

9:50
Locuteur

Il

9:51
Invité

faut parler vrai

9:51
Locuteur

et

9:52
Invité

il faut créer la confiance. Ça c'est difficile parce que pour ça,

9:57
Locuteur

il

9:57
Invité

faut ne pas avoir peur de l'échec.

10:00
Locuteur

Donc

10:01
Invité

il faut être très courageux, il faut s'exposer. Quelle parole auriez-vous tenue Jean-Jacques Derry à sa place

10:05
Locuteur

? Si

10:07
Invité

vous aviez dû prendre la parole à la télévision face aux Français, traumatisés par le chaos ? Ce n

10:12
Locuteur

'est

10:12
Invité

pas mon boulot. Je ne suis pas un homme politique. Mais je crois que

10:16
Locuteur

c

10:18
Invité

'est un peu comme dans l'histoire que je raconte dans ce livre, Electra.

10:23
Locuteur

C

10:24
Invité

'est-à-dire que les gens en charge du problème prennent les choses calmement, dans l'ordre, de manière transparente et avec beaucoup de courage. Alors on peut s'inspirer de ça.

10:38
Locuteur

Ça

10:38
Invité

permet de faire un discours optimiste.

10:41
Locuteur

Aujourd

10:41
Invité

'hui, c'est ce qui nous manque énormément. Vous imaginez, le stress ambiant est considérable. Considérable. Considérable. Vous avez l'impression d'avoir un gouvernement sans direction. Tout le monde flotte. On entend les partis politiques proposer des mesures qui sont totalement irréalistes. Je veux dire, c'est le Frexit généralisé en

10:59
Locuteur

quelque sorte.

11:00
Invité

Le socle rassurant que pouvaient constituer les forces de l'ordre, etc. Parce que mine de rien,

11:05
Locuteur

ce pays

11:05
Invité

tient avec peut-être les 5000 agents de la DGSI. C'est peut-être ça qui tient ce pays aujourd'hui, si on considère les choses ainsi. Et puis les forces de l'ordre, là, on a vu que ça pouvait défaillir. Et ça, c'est un changement. Certains parlent d'autodéfense maintenant pour les commerçants. Vous voyez, on bascule dans autre chose. Et ça, c'est dangereux quand

11:25
Locuteur

même, Jean-Jacques Derrick. Je

11:25
Invité

lisais dans le journal hier, vous l'avez vu certainement, qu'en fait, on avait mis une bonne partie des forces de l'ordre qu'on avait beaucoup mobilisées précédemment, dans les semaines précédentes, au repos. Donc, l'énorme faute, c'est qu'on n'avait pas mis les moyens dans la rue. Mais il fallait le dire tout de suite. On a fait une faute. Tout à fait. Ça, ça aurait pu être dit à la télévision, par

11:47
Locuteur

exemple. Mais

11:47
Invité

bien sûr. Quel est le troisième point avec Churchill

11:49
Locuteur

?

11:50
Invité

Alors, oui, Churchill, lui, vous vous souvenez, il disait, il faut prendre des décisions tout de suite, rapides, il faut parler vrai, ne

11:58
Locuteur

pas

11:58
Invité

avoir peur, donc il ne

12:00
Locuteur

faut

12:00
Invité

pas s'arrêter parce qu'on a peur. Et il disait aussi, il faut profiter des circonstances

12:05
Locuteur

troubles

12:06
Invité

pour

12:07
Locuteur

prendre

12:08
Invité

des décisions qui, autrement, auraient paru impossibles à prendre. Et alors, vous vous souvenez, par exemple, en 68, par exemple, où on avait des événements qui ressemblaient un peu à ce qu'on a là, dits très différents, mais qui ressemblaient un peu, eh bien, par exemple, De Gaulle avait lancé l'idée de l'intéressement et de la participation. Cette idée a prospéré. Que le patronat refusera, quand même, sur Pompidou.

12:35
Locuteur

Oui,

12:35
Invité

mais ça finit par se faire. Vous êtes favorable, vous, à la participation ? Ah oui, tout à fait, bien sûr, bien sûr. C'est tout à fait, et au fond d'investissement dans lequel investissent les salariés d'une entreprise, d'abord, c'est une façon de capitaliser pour leur retraite,

12:48
Locuteur

c

12:48
Invité

'est une façon d'être associé et de s'intéresser à la marge de l'entreprise, non pas seulement comme employé, mais aussi comme actionnaire,

12:57
Locuteur

ce

12:58
Invité

qui est un métier différent du métier de dirigeant ou d'employé. Donc, bien sûr, on ne peut être que favorable. Ça,

13:03
Locuteur

c'est

13:03
Invité

un moyen de dépasser les antagonismes et de

13:05
Locuteur

proposer quelque chose d'optimiste. Bien sûr,

13:07
Invité

bien sûr, bien sûr. Et c'est quelque chose qu'on partage avec l'actionnaire, avec les dirigeants, quand on est simplement employé. Alors, bien sûr, on peut considérer que, ah, mais ce n

13:17
Locuteur

'est

13:17
Invité

pas pour moi, etc. Mais non, petit à petit, on entre dans le truc, puis à la fin de l'année, les gens surveillent le cours de leur action, ou bien combien cela leur fera d'économie le moment venu. C'est très important pour leur sécurité future. Et donc, ils y sont sensibles, bien évidemment. Moi, j'ai eu ça. Je trouve que c'est très, très bien. Eh bien, oui, donc, profiter des circonstances pour annoncer des réformes ou des nouvelles qui auraient paru totalement incroyables, étonnantes, impossibles, quelques temps avant. Pour

13:51
Locuteur

peu

13:51
Invité

que vous ayez la

13:52
Locuteur

main sur les

13:53
Invité

institutions, ce qui n

13:53
Locuteur

'est

13:53
Invité

pas le cas du chef de l'État aujourd

13:55
Locuteur

'hui, puisqu'il n'a pas l'assemblée avec lui.

13:57
Invité

Le problème, c'est la décrédibilisation du gouvernement et du président de la République quand il n'a pas de majorité. Ça,

14:04
Locuteur

c

14:04
Invité

'est au Parlement, certainement. Mais, quand même, s'exposer sans avoir peur, lancer quelque chose de mobilisateur, c'est une façon d'avoir un discours positif, de rassurer. Vous savez, moi, j'ai fait

14:20
Locuteur

beaucoup

14:22
Invité

de bateaux dans ma vie et c'est ce que vous faites avec un équipage. Avec un équipage, vous le mobilisez, vous l'entraînez, vous l'encouragez. Voilà, on gardera cette image du capitaine qui dirige son équipage. Merci, Jean-Jacques Derry. Electra, ce météore, c'est la route de la soie, votre éditeur. Et ce n'est pas le premier livre que vous écrivez sur le sujet. C'est ça, sur la crise et ces questions qui sont d'actualité que vous n'aviez pas imaginé, qu'elle le serait d'autant plus aujourd'hui. Merci et bonne journée.

14:48
Locuteur

Merci à

14:49
Présentateur

vous. Merci. Et merci.

14:50
Locuteur

Et

14:50
Présentateur

si vous voulez continuer à voguer, vous pouvez aller réécouter cette émission et cet entretien sur rcfnotredame.fr.