Chaos en France : pourquoi Emmanuel Macron aurait dû s’inspirer de Winston Churchill
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Pourquoi ce roman s'appelle Electra ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Votre prophétie s'est-elle réalisée avec le détroit d'Ormuz ?
- 4:43OuverteRéponse directe
Comment gérer une crise majeure comme dans votre livre ?
- 6:38OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'action du politique face aux crises ?
- 9:24OuverteRéponse directe
Qu'aurait-il fallu faire pour le politique ?
- 10:03OuverteRéponse directe
Quelle parole auriez-vous tenue face aux Français traumatisés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38InvitéFait
« le pape François avait parlé de la Troisième Guerre mondiale en morceaux, une guerre faite de drones et de cyberattaques. »
- 0:56InvitéFait
« Emmanuel Macron à Doha s'en est pris hier aux dirigeants étrangers qui font campagne sur le dos de la France en visant les propos que Donald Trump a tenus sur le chaos qu'il n'a pas pu empêcher. »
- 1:07InvitéFait
« on mesure à quel point un pays qui s'affaiblit s'expose aussi aux ingérences et à l'insolence de nations qui ne le respectent plus. »
- 2:56InvitéFait
« une catastrophe économique, comme celle qui peut être créée par une météorite qui tombe sur la terre et qui peut détruire un pays, si vous voulez, une grande ville, eh bien elle pouvait être produite aussi par quelqu'un, une personne qui a un geste de folie. »
- 4:11InvitéFait
« les assureurs ne veulent plus assurer les navires. Comme aujourd'hui, d'ailleurs, dans le détroit d'Hormuz, les primes d'assurance sont tellement grandes que les gens ne veulent plus traverser. »
- 6:59InvitéFait
« Non, je crois que les hommes politiques sont très myopes. C'est-à-dire, ils voient la réalité telle qu'ils la rêvent, peut-être, mais pas telle qu'elle est vraiment. »
- 8:15InvitéFait
« les hommes politiques, quelque part, devraient s'inspirer de ce qu'avait raconté Churchill quand on lui demandait de raconter son expérience pendant la guerre. »
- 8:35InvitéFait
« Churchill disait : quand on est devant une situation de crise, d'abord, il faut prendre tout de suite des décisions courageuses. »
- 9:00InvitéFait
« il faut parler vrai. C'est-à-dire, parler concret et parler vrai. Dire les choses telles qu'elles sont. »
- 11:00InvitéFait
« Le socle rassurant que pouvaient constituer les forces de l'ordre, etc. Parce que mine de rien, ce pays tient avec peut-être les 5000 agents de la DGSI. »
- 11:37InvitéFait
« l'énorme faute, c'est qu'on n'avait pas mis les moyens dans la rue. Mais il fallait le dire tout de suite. On a fait une faute. »
- 12:36InvitéFait
« Vous êtes favorable, vous, à la participation ? Ah oui, tout à fait, bien sûr, bien sûr. »
Temps de parole
- Invité72 %
- Invité 220 %
- ?5 %
- Présentateur3 %
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Et
Louis Dauphrenne, on vous retrouve avec votre invité Jean-Jacques Derry, ingénieur ancien dirigeant d'entreprise, spécialiste des mécanismes de crise, auteur du roman Electra, ce météore aux éditions La Route de la Soie.
Oui,
il
va nous dire d'ailleurs pourquoi ça s'appelle Electra. Mais vous savez que le pape François avait parlé de la Troisième Guerre mondiale en morceaux, une guerre faite de drones et de cyberattaques.
On
parlait des drones justement à l'instant pour la Russie et l'Ukraine. Dans l'univers décloisonné et hyperconnecté du village planétaire, tout le monde est vulnérable. Emmanuel Macron à Doha s'en est pris hier aux dirigeants étrangers qui font campagne sur le dos de la France en visant les propos que Donald Trump a tenus sur le chaos qu'il n'a pas pu empêcher. Le chef de l'État a même dit qu'on avait vu des images d'intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France, semble-t-il.
Alors, quoi qu'on pense de cette communication élyséenne qui peut être mal comprise, on mesure à quel point un pays qui s'affaiblit s'expose aussi aux ingérences et à l'insolence de nations qui ne le respectent plus. Jean-Jacques Derry, chef d'entreprise donc, a fait une carrière dans la banque d'investissement dans tous les pays du monde, pourrait-on dire. Il a imaginé une histoire dans laquelle un événement extérieur rendait les comportements imprévisibles. Et c'est ce que nous allons analyser.
Avant le détroit d'Ormouz, il a imaginé les conséquences qu'une météorite qui s'abattrait sur Terre pourrait rendre le monde tout à fait différent de celui qu'on a connu et changer les mentalités et les comportements. Bonjour Jean-Jacques Derry. Bonjour. Ça a commencé aux Antilles, votre histoire
?
Écoutez... Vous étiez sur un bateau. Oui, je vais vous dire comment l'idée est arrivée.
Parce
que nous étions au mouillage, donc dans une petite baie des Antilles, des îles vierges américaines pour tout dire. Et c'était un matin de début du monde, c'est-à-dire une petite baie tranquille, personne, seulement des oiseaux qui plongeaient pour pêcher, et puis l'aube, le soleil qui va se lever. Et donc j'étais dans le copic du petit bateau, et j'avais mon ordinateur, parce que comme j'ai participé à beaucoup de conseils d'administration, forcément je suis toujours un peu en train de travailler. Et là, devant ce spectacle très calme, très beau, je me suis dit mais tout ça peut être détruit en une seconde.
Et alors j'ai eu l'idée comme ça, d'une météorite, mais pourquoi pas, ça peut être autre chose, qui pouvait tout détruire. Et donc j'écris un petit texte, qui est les trois jours qui se passent dans la tête d'un chef d'entreprise d'ailleurs, au moment où une météorite est annoncée. Qu'est-ce qu'on fait devant une crise majeure ? Comment on se comporte ? Est-ce qu'on garde sa dignité, ou au contraire, est-ce qu'on s'affole, et est-ce qu'on panique en fait
? J
'écris ce texte, et puis petit à petit est venue l'idée qu
'une
catastrophe économique, comme celle qui peut être créée par une météorite qui tombe sur la terre et qui peut détruire un pays, si vous voulez, une grande ville, eh bien elle pouvait être produite aussi par quelqu'un, une personne qui a un geste de folie. Et c'est là que le personnage d'Electra est arrivé. Electra, vous vous souvenez, Electre bien sûr, les Atrides, le thème de la vengeance, elle veut venger
son
père, Agamemnon, qui a été tué par sa femme et l'amant de sa femme. Et mon Electra, donc, folle de vengeance, et qui est en même temps une jolie héritière d'un groupe d'armement maritime grec, au fond, consomme sa fortune pour payer des hackers russes
qui
interviennent dans les logiciels qui pilotent les navires. Et vous savez, aujourd'hui, si... Et ça,
c'était avant
le détroit d'Hormuz ? Ah oui, bien avant, c'était il y a trois ans, oui. Mais aujourd'hui, si vous n'avez plus
les logiciels de navigation...
Votre
prophétie s'est réalisée, Jean-Jacques. Ah
oui, mais ça, je
n
'avais pas prévu. Mon idée, c'était juste une catastrophe produite par quelqu'un dans un geste de folie.
Et
alors... Donc les logiciels de navigation, s'ils sont perturbés, c'est l'économie
du monde qui change ? Eh bien, le problème,
absolument. Parce que les assureurs ne veulent plus assurer les navires. Comme aujourd'hui, d'ailleurs, dans le détroit d'Hormuz, les primes d'assurance sont tellement grandes que les gens ne veulent plus traverser, ne veulent plus payer les primes. Et donc...
Mais
si les navires
ne
sont plus assurés, vous les mettez immédiatement dans un mouillage ou dans un port, ils ne bougent plus.
Et
donc, les usines, les consommateurs, la grande distribution ne sont plus approvisionnées. Il n
'y a
plus de pièces détachées,
il
n
'y a
plus de bien de grande consommation, etc. L'effet papillon.
Et
c'est catastrophique, bien sûr.
Et
alors,
comme
dans l'histoire précédente de la météorite, comment est-ce qu'on gère une situation comme celle-là ? Et dans le livre, au fond, j'ai expliqué ce qu'on pouvait faire
en
situation de gestion de crise. Et donc, courageusement, dans l'histoire, un ancien chef d'entreprise, le directeur financier de la société d'armement, eh bien, prennent les choses en main et calmement, redressent la situation et font preuve d'optimisme, de calme, d'organisation. Et bien sûr, la folle héritière finit par être convaincue que c'est eux qui ont raison. Et donc, sans m'en apercevoir, tout à fait, depuis le début, quand j'ai commencé à raconter tout ça, je me suis retrouvé dans la situation de transposer, finalement, dans une histoire romanesque, qui est vivante, qui est plutôt amusante, des situations que moi, j'avais vécues dans des situations de crise.
Quand je convoquais la totalité du personnel de ma société, je jouais une salle de cinéma, je mettais tout le monde dedans. Alors, il y avait 400 places, donc 400 personnes. Et puis, j'expliquais, voilà, on a fait ça, voilà où on est, là où on va. Et donc, je gérais les situations de crise en direct, en m'adressant directement aux gens. Oui, c'est une façon de faire. Vous êtes
très
souvent, en tant qu'entrepreneur, gestionnaire d'actifs, ou bien dirigeant de société, confronté à des situations de crise. Parce que, tous les jours, il y a quelque chose qui vous tombe
sur
la figure. Mais la visibilité, Jean-Jacques Derry, elle est à six mois pour un chef d'entreprise, à peu près. Alors, oui et non, parce qu'il y a des grands choix technologiques que vous faites et qui vont vous accompagner pendant des années. Quand vous choisissez d'investir dans un marché nouveau, ça ne
s
'arrête pas à six mois. Donc, vous savez que vous allez devoir travailler sur ces situations-là pendant longtemps. On fait des investissements à court terme, et on fait beaucoup d'investissements à long terme dans une entreprise. Et donc, il faut s'accrocher à ça pour que la rentabilité, par exemple, soit au rendez-vous.
Que pensez-vous de l'action, si on doit juger le politique dans cette histoire-là, dont on a l'impression qu'il a parfois un bandeau sur les yeux, puisqu'il a du mal à anticiper, et Emmanuel Macron l'a reconnu pour ce qui est du renseignement, avec lequel, après son voyage dans le Golfe, il voudra avoir un rendez-vous pour savoir un peu comment les choses se sont passées de ce côté-là. Est-ce que le politique est condamné à ne rien voir, ou à peu voir
? Non, je
crois que les hommes politiques sont très myopes. C'est-à-dire, ils voient la réalité telle qu'ils la rêvent, peut-être, mais pas telle qu'elle est vraiment. Donc, ils ont une espèce de vision un peu fantasmée de la réalité. Peut
-être
qu
'ils
ne
sont
pas assez sur le terrain, tout simplement. Quand vous avez une boîte, vous êtes sur le terrain, vous n
'avez
pas le choix. Donc, peut-être que les hommes politiques sont un peu trop loin de leurs électeurs et du terrain. En France, spécialement, parce qu'on vit dans un monde tellement centralisé, que finalement, on a l'impression que la politique ne se passe qu'à Paris, alors que la plupart des gens ne vivent pas à Paris, ils vivent en province, bien sûr. Je pense qu'aujourd'hui, on vit une situation qui est très, très, comment dire, incertaine. Le monde est très illisible. Vous avez parlé de cybersécurité. Moi, j'avais raconté mon histoire de système de pilotage des navires qui était hacké. C'était la même chose. C'était aussi une question de cybersécurité.
Quand vous dirigez une société, vous êtes très, très sensible à ces questions-là. Et puis, vous avez des obligations très importantes. La RGPD, par exemple, qui vous oblige à être très, très vigilant avec les données personnelles de vos clients et aussi de vos partenaires. Et alors, je pense que les hommes politiques, quelque part, devraient s'inspirer de ce qu'avait raconté Churchill quand on lui demandait de raconter son expérience pendant la guerre, où il avait été confronté à une situation de crise absolument épouvantable. Vous vous souvenez, on défendra chaque plage, chaque rue, chaque maison, etc. Et donc, il fallait que les Anglais restent motivés.
Et Dieu sait s'ils ont été courageux. C'est tout à fait extraordinaire. Et bien, Churchill disait,
quand
on est devant une situation de crise, d'abord, il faut prendre tout de suite des décisions courageuses.
Il
ne
faut
pas attendre que ça s'arrange ou que la chance vous sourit. Là,
ça n'a pas été fait.
Je vous laisse le commentaire, mais je
crois
qu'il est un peu évident.
Apparemment.
Donc, il faut prendre tout de suite des décisions courageuses. Il ne
faut
pas faire des analyses compliquées. Il ne
faut
pas attendre. Il faut décider. La deuxième chose qu'il disait, il faut parler vrai. C'est-à-dire, parler concret et parler vrai. Dire les choses telles qu'elles sont. Partager l'information. Je vous ai raconté tout à l'heure comment moi, je faisais venir tout mon personnel dans une seule salle pour que tout le monde écoute
la
même chose. Parfois, ça leur passait peut-être un peu au-dessus des oreilles. Parfois non, je n'en sais rien. Mais au moins, tout le monde participait et tout le monde pouvait parler. Qu'est
-ce
qu'il aurait fallu faire alors pour le politique ? S'il avait fallu rassembler, il aurait fallu convoquer une sorte de conseil de défense ? Il aurait fallu rassembler le
Congrès ?
Non, je crois qu'aujourd'hui,
on a des moyens
de communication directe extraordinaires. Il
a fait la parole à la télévision, etc. D'ailleurs,
quand M. Macron est intervenu il y a quelques jours, je crois qu'il a eu 16 millions, 17 millions d'auditeurs. Donc les gens sont très très friands de communication directe.
Mais il
n
'a
pas dit grand-chose.
Il
faut parler vrai
et
il faut créer la confiance. Ça c'est difficile parce que pour ça,
il
faut ne pas avoir peur de l'échec.
Donc
il faut être très courageux, il faut s'exposer. Quelle parole auriez-vous tenue Jean-Jacques Derry à sa place
? Si
vous aviez dû prendre la parole à la télévision face aux Français, traumatisés par le chaos ? Ce n
'est
pas mon boulot. Je ne suis pas un homme politique. Mais je crois que
c
'est un peu comme dans l'histoire que je raconte dans ce livre, Electra.
C
'est-à-dire que les gens en charge du problème prennent les choses calmement, dans l'ordre, de manière transparente et avec beaucoup de courage. Alors on peut s'inspirer de ça.
Ça
permet de faire un discours optimiste.
Aujourd
'hui, c'est ce qui nous manque énormément. Vous imaginez, le stress ambiant est considérable. Considérable. Considérable. Vous avez l'impression d'avoir un gouvernement sans direction. Tout le monde flotte. On entend les partis politiques proposer des mesures qui sont totalement irréalistes. Je veux dire, c'est le Frexit généralisé en
quelque sorte.
Le socle rassurant que pouvaient constituer les forces de l'ordre, etc. Parce que mine de rien,
ce pays
tient avec peut-être les 5000 agents de la DGSI. C'est peut-être ça qui tient ce pays aujourd'hui, si on considère les choses ainsi. Et puis les forces de l'ordre, là, on a vu que ça pouvait défaillir. Et ça, c'est un changement. Certains parlent d'autodéfense maintenant pour les commerçants. Vous voyez, on bascule dans autre chose. Et ça, c'est dangereux quand
même, Jean-Jacques Derrick. Je
lisais dans le journal hier, vous l'avez vu certainement, qu'en fait, on avait mis une bonne partie des forces de l'ordre qu'on avait beaucoup mobilisées précédemment, dans les semaines précédentes, au repos. Donc, l'énorme faute, c'est qu'on n'avait pas mis les moyens dans la rue. Mais il fallait le dire tout de suite. On a fait une faute. Tout à fait. Ça, ça aurait pu être dit à la télévision, par
exemple. Mais
bien sûr. Quel est le troisième point avec Churchill
?
Alors, oui, Churchill, lui, vous vous souvenez, il disait, il faut prendre des décisions tout de suite, rapides, il faut parler vrai, ne
pas
avoir peur, donc il ne
faut
pas s'arrêter parce qu'on a peur. Et il disait aussi, il faut profiter des circonstances
troubles
pour
prendre
des décisions qui, autrement, auraient paru impossibles à prendre. Et alors, vous vous souvenez, par exemple, en 68, par exemple, où on avait des événements qui ressemblaient un peu à ce qu'on a là, dits très différents, mais qui ressemblaient un peu, eh bien, par exemple, De Gaulle avait lancé l'idée de l'intéressement et de la participation. Cette idée a prospéré. Que le patronat refusera, quand même, sur Pompidou.
Oui,
mais ça finit par se faire. Vous êtes favorable, vous, à la participation ? Ah oui, tout à fait, bien sûr, bien sûr. C'est tout à fait, et au fond d'investissement dans lequel investissent les salariés d'une entreprise, d'abord, c'est une façon de capitaliser pour leur retraite,
c
'est une façon d'être associé et de s'intéresser à la marge de l'entreprise, non pas seulement comme employé, mais aussi comme actionnaire,
ce
qui est un métier différent du métier de dirigeant ou d'employé. Donc, bien sûr, on ne peut être que favorable. Ça,
c'est
un moyen de dépasser les antagonismes et de
proposer quelque chose d'optimiste. Bien sûr,
bien sûr, bien sûr. Et c'est quelque chose qu'on partage avec l'actionnaire, avec les dirigeants, quand on est simplement employé. Alors, bien sûr, on peut considérer que, ah, mais ce n
'est
pas pour moi, etc. Mais non, petit à petit, on entre dans le truc, puis à la fin de l'année, les gens surveillent le cours de leur action, ou bien combien cela leur fera d'économie le moment venu. C'est très important pour leur sécurité future. Et donc, ils y sont sensibles, bien évidemment. Moi, j'ai eu ça. Je trouve que c'est très, très bien. Eh bien, oui, donc, profiter des circonstances pour annoncer des réformes ou des nouvelles qui auraient paru totalement incroyables, étonnantes, impossibles, quelques temps avant. Pour
peu
que vous ayez la
main sur les
institutions, ce qui n
'est
pas le cas du chef de l'État aujourd
'hui, puisqu'il n'a pas l'assemblée avec lui.
Le problème, c'est la décrédibilisation du gouvernement et du président de la République quand il n'a pas de majorité. Ça,
c
'est au Parlement, certainement. Mais, quand même, s'exposer sans avoir peur, lancer quelque chose de mobilisateur, c'est une façon d'avoir un discours positif, de rassurer. Vous savez, moi, j'ai fait
beaucoup
de bateaux dans ma vie et c'est ce que vous faites avec un équipage. Avec un équipage, vous le mobilisez, vous l'entraînez, vous l'encouragez. Voilà, on gardera cette image du capitaine qui dirige son équipage. Merci, Jean-Jacques Derry. Electra, ce météore, c'est la route de la soie, votre éditeur. Et ce n'est pas le premier livre que vous écrivez sur le sujet. C'est ça, sur la crise et ces questions qui sont d'actualité que vous n'aviez pas imaginé, qu'elle le serait d'autant plus aujourd'hui. Merci et bonne journée.
Merci à
vous. Merci. Et merci.
Et
si vous voulez continuer à voguer, vous pouvez aller réécouter cette émission et cet entretien sur rcfnotredame.fr.