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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 26 octobre 2026 42 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleÉducation & recherche

Pour Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Économie, "il faut une nouvelle Vème République"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse partielle

    Ce drame et ses conséquences, est-ce que ça va être un tournant de cette campagne présidentielle ?

  • 1:25RelanceÉludée

    Comment expliquer cette recherche de bouc émissaire dans la classe politique ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Vous trouvez pas que la France est malade avec le racisme et l'antisémitisme ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    La classe politique devrait chercher des solutions plutôt que de s'insulter, non ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Comment expliquer les tensions entre policiers et lycéens ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Est-ce le moment d'élever la voix ou d'écouter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Fait
    « On doit penser aux victimes, on doit penser aux familles, on doit penser à la République et se dire tout simplement qu'on doit faire bloc dans ce genre de situation. »
  • 2:06Fait
    « On doit rien viser d'autre que la réconciliation. »
  • 8:01Fait
    « Moi, je suis stupéfaite de la duplicité de Jean-Luc Bélenchon. »
  • 8:45Fait
    « Tous ceux qui ont tenu des propos de haine ou qui ont pointé du doigt des Français une fois encore à raison de leur race, de leur religion, de leur couleur de peau, ont une responsabilité. »
  • 10:11Fait
    « Les accusations en racisme ou en antisémitisme, elles portent sur deux mouvements principalement. Pour le racisme, c'est maintenant le Rassemblement national. pour l'antisémitisme effectivement beaucoup disent que le le le la France assoumise flirte avec et c'est les deux mouvements qui montent. »
  • 11:34Fait
    « Je ne crois pas un instant que les Français soient antisémites ou racistes. »
  • 13:00Fait
    « Mettre des rustines, ça sert à rien. Il faut changer le modèle que ceux qui travaillent gagnent beaucoup plus que ceux qui ne travaillent pas arrêtent d'être autant aidé qu'ils le sont. »
  • 15:06Fait
    « Le président de la République doit présider mais la décision doit être chez le premier ministre. »
  • 15:43Fait
    « J'ai vu des gouvernements tomber à un moment où la France avait besoin de stabilité. J'en ai tiré une conclusion. Vous devez empêcher le parlement de renverser un gouvernement s'il n'a pas une majorité alternative. »
  • 16:24Promesse
    « Nous devons retirer le 493 de la Constitution. »
  • 17:44Fait
    « Ils ont un programme, ils ont deux visions de la société qui sont incompatibles avec ma vision de la République et la vision de la nation. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Nous allons effectivement commencer Bruno Lemire avec ces images. Ça se passe d'ailleurs encore en direct. Ces rassemblements qui étaient organisés en début de soirée en hommage aux victimes de cet attentat de de trapp. L'une des informations de la soirée, c'est d'ailleurs que la garde à vue de l'auteur présumé des faits a repris après avoir été interrompu pour vérification psychiatrique. C'est ce qu'on a appris au cours d'une conférence de presse du procureur antiterroriste dont on parlera évidemment tout à l'heure.

Mais d'abord avec vous Bruno Lemire, ce drame et ses conséquences, est-ce que vous diriez que ça va être un tournant de cette campagne présidentielle puisqu'on voit bien que depuis vendredi cette campagne c'est encore un peu plus tendu ? tournant. Je sais pas, il y en a beaucoup dans les campagnes présidentielles. Ce qui s'est passé dramatique, qu'on puisse être victime d'une attaque, qu'elle soit d'ailleurs verbale ou de manière plus tragique physique à raison de sa couleur de peau, de sa race, de son religion, de son orientation sexuelle. C'est une chose qui est révoltante dans la République.

Donc je m'associe à toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui manifestent contre cette violence qui, je le redis, démarre toujours par la violence verbale et finit dans cette violence physique qui nous bouleverse tous. Est-ce que vous comprenez que quelques heures à peine après ce drame, alors que l'enguette ne faisait que commencer, la classe politique se souhaite aussi vite emparer ce drame et surtout qui a eu très vite une recherche de responsable de bouqu émissaire. Comment l'expliquer ? Je ne suis plus [rires] dans la classe politique depuis 2 ans. Oui, mais vous savez comment dire façon je m'emporte très bien. Oui, mais ces réflexes pavloviens ne sont pas les bons.

On doit penser aux victimes, on doit penser aux familles, on doit penser à la République et se dire tout simplement qu'on doit faire bloc dans ce genre de situation. Faire bloc pour rappeler avec beaucoup de fermeté que des attaques racistes, qu'elles soient une fois encore verbal ou physiques, sont tout simplement intolérables en France. Mais ça s'est terminé, c'est terminé ce bloc, c'est terminé la Concorde lorsque la France est touchée par un attentat. On en a eu l'illustration parfaite vendredi. Vous le dites avec beaucoup de justesse mais ça n'est jamais terminé. C'est un recommencement perpétuel.

Mais on doit pas viser autre chose aujourd'hui en France face à toutes les déchirures que connaît la société française qui peuvent être des déchirures terroristes comme celle qu'on vient de voir, mais aussi des déchirures sociales, des déchirures entre générations. On doit rien viser d'autre que la réconciliation. Mais vous trouvez pas que la France, elle est malade quand même ? Parce que si on regarde la société [raclement de gorge] du racisme, de l'antisémitisme, de la violence dans les rues quand il y a des manifestations et mais c'est pas nouveau. Ça fait maintenant pas mal de temps que ça existe.

Et quand on regarde la le personnel politique qui devrait observer ça et qui devrait chercher des solutions, bah c'est pour élever le ton, c'est pour s'insulter, c'est pour instrumentaliser parfois le ce qui arrive de pire dans la société française. Donc on est quand même dans une situation assez compliquée avec une société qui est sur des charbons ardents si je puis dire et puis une une classe politique qui est survoltée et qui qui ne qui qui gueule avec la meute au lieu d'apporter des résultats. Je ne suis peut-être pas assez survolté pour faire encore partie de la classe politique. Je crois au contraire au calme, je crois au sang froid et je crois à la sérénité.

Vous avez aujourd'hui une dislocation de la société française sous le coût des différences de revenus, des problèmes de pouvoir d'achat, des inquiétudes parfaitement légitimes des jeunes qui se disent quel boulot on va avoir et dans le fond tout le monde a raison dans cette affaire. Quand je vois les policiers tout à l'heure euh la personne interviewée juste avant le disait avec beaucoup de justesse qui s'en prennent plein de la figure qui sont attaqués qui doivent rétablir l'ordre dans des conditions extraordinairement difficiles menacés physiquement.

Bah, on comprend que ces policiers vous disent stop, ça suffit qu'on s'en prenne comme ça aux forces de l'ordre, que ce soit des policiers, des gendarme ou des pompiers. Et puis de l'autre côté, vous avez des lycéens qui disent euh on nous charge, c'est pas normal, on a des revendications légitimes. Bien entendu qu'il faut aussi entendre ces étudiants. Et donc c'est pas le moment d'élever la voix, c'est le moment d'écouter. Parce que vous n'apporterez pas de réponse à cette dislocation, la société française si vous n'allez pas au fond des problèmes. Le problème des policiers, c'est quoi ? C'est que sur le rétablissement de l'ordre et le maintien de la règle, on a trop lâché.

Moi, j'estime que lorsqu'il y a atteinte des forces de l'ordre, policiers, gendarmes, pompiers ou des représentants de l'État, enseignant, que ces atteintes soient physiques ou verbales, les peines doivent être automatiques. Elles ne doivent plus être individualisées. Je considère que pour les lycéens, on y reviendra évidemment, il y a une inquiétude profonde et légitime de la part de jeunes qui voient très bien que depuis maintenant des décennies, on privilégie les plus âgés au détriment des plus jeunes et de l'éducation. Ça se voit dans les budgets, ça se voit dans les choix collectif et je le dis depuis des années.

Je l'ai dit quand j'étais ministre de l'économie et des finances quand on disait "Mais pourquoi vous voulez une réforme des retraites ?" J'ai dit "Mais c'est pas pour embêter des personnes âgées, c'est tout simplement pour dégager des moyens financiers pour les plus jeunes pour l'éducation et pour l'école." Donc Iftra, votre question est fondamentale. Quel choix fait-on face à cette dislocation la société française ? La colère ou la Concorde ? Moi, je fais le choix de la Concorde et de la sérénie. Ça devrait être le cas lors d'une campagne électorale. Ça devrait être le cas et c'est pas le cas.

Mais c'est un combat qui doit être mené tous les jours et j'ai le sentiment en continuant le maire tout simplement en continuant à tracer sa route en creusant son sillon. J'ai la conviction absolue qu'au bout du compte à la fin de cette campagne, les Français écouteront ceux qui se sont exprimés avec le plus de calme.

Et tous ceux qui me disent, parce que j'en entends beaucoup qui me disent "Mais c'est plié le match, ça se joue entre le rassemblement national et la France insoumise, ce sera Marine Le Pen ou ce sera Jean-Luc Mélenchon." Il y en a même qui me disent "Mais vous devriez déjà vous raller à l'un ou à l'autre pour trouver votre place." Écoutez moi, je suis en dehors de tout ça, c'est pas mon sujet, mais je leur réponds que on sous-estime la lucidité des Français, leur capacité à décrypter le langage des politiques et je suis convaincu parce que je fais confiance au peuple français, je fais confiance à leur intelligence, leur capacité à comprendre ce qui apporte des solutions et ce qui crée des problèmes.

Ils choisiront la personne la plus solide avec le plus d'expérience et la plus sereine. On va je nous dirai d'ailleurs dans un instant qui est cette personne selon vous, mais vous parliez de Jean-Luc Mélenchon, il était à l'un de ses rassemblement ce soir évidemment en hommage aux victimes de trap parce qu'il faut qu'on reste encore un moment sur Trap. Euh voilà ce qu'il dit sur le racisme et comment lui il entend combattre le racisme. C'est mon devoir de marcher devant vous en portant l'idée que dans la Nouvelle-Fance, nous ne voudrons plus jamais entendre parler d'un racisme ou que ce soit dans une fonction d'autorité.

7:12
Non speech

[applaudissements]

7:17
Locuteur

Le sera pourchassé et puni systématiquement par la déchéance des fonctions d'autorité par ceux qui d'une manière ou d'une autre auront signifié qu'ils en sont infectés. Infectés, ce sont les mots de Jean-Luc Mélenchon. Qu'est-ce que Comment vous réagissez à ces déclarations et est-ce que la lutte contre le racisme, elle doit selon vous passer par là ? Moi, je suis stupéfaite de la duplicité de Jean-Luc Bélenchon. C'est le même homme qui a joué avec des nons juifs. C'est le même homme qui de manière très sournoise a joué avec l'antisémitisme.

Tout en nous expliquant après, bien entendu, on m'a mal compris, on m'a mal entendu et c'est cette duplicité de la France insoumise que je veux dénoncer. Bien sûr que le racisme est intolérable. Ça n'est pas une opinion. Le racisme, c'est un crime. Donc comme dans n'importe quelle République, ces crimes là doivent être pourchassés et condamnés. Mais il y a dans le discours de la France insoumise sur ce sujet comme sur tant d'autres énormément de duplicités de calcul politiciens. Donc j'invite chacun ne pas prendre au pied de la lettre ce que dit Jean-Luc Mélenchon et de regarder qui attise la violence dans notre pays et qui joue [grognement] sur le calme et le sang froid.

Est-ce que vous diriez comme une partie de la gauche que le racisme s'est libéré en France et que disons les choses clairement le Rassemblement national a une responsabilité là-dedans ? Mais tous ceux qui ont tenu des propos de haine ou qui ont pointé du doigt des Français une fois encore à raison de leur race, de leur religion, de leur couleur de peau, ont une responsabilité. Les mots ont un poids.

Moi, ce que je trouve stupéfiant sur ce sujet, on pourra parler des comptes publics aussi, même si c'est un sujet moins important que la question du racisme, c'est la facilité avec laquelle certains disent des choses qui incitent à la haine, qui incitent sournoisement au racisme ou l'antisémitisme et puis après, il s'étonne qu'il y ait le développement du racisme ou de l'antisémitisme dans notre pays. les mêmes en général qui vous disent que il faut toujours dépenser plus, que les comptes publics c'est pas important, que la dette on s'en fiche et qui après vont vous expliquer ah mais c'est dramatique, on a un problème de finance publique, il faut rétablir les comptes.

Cette duplicité du langage et de l'action, je pense qu'elle torpie la crédibilité politique. Les alors les accusations en racisme ou en antisémitisme, elles portent sur deux mouvements principalement. Pour le racisme, c'est maintenant le Rassemblement national. pour l'antisémitisme effectivement beaucoup disent que le le le la France assoumise flirte avec et c'est les deux mouvements qui montent. Donc ça ça dit aussi quelque chose peut-être de la de la société française qui finalement bah on a beau dénoncer cela les les électeurs bah ils n'y trouvent pas une importance capitale. Je rajoute même à la question d'Ivraire. Mélenchon attise la violence. Dites-vous est-ce qu'elle est pas déjà là ?

Est-ce qu'il ne surfe pas sur une violence qui existe déjà au sein de la société française ? responsabilité politique précisément, c'est de dessiner quel est l'avenir souhaitable pour une nation, pour sa nation, quand on aime la France et quand on aime les Français, l'avenir souhaitable pour la nation française, ça n'est pas la violence ni verbale ni physique. Je ne crois pas un instant que les Français soient antisémites ou racistes. Pas un instant. Alors, vous pouvez toujours jouer sur les mauvais sentiments ou le ressentiment de certains. Je pense qu'au bout du compte, c'est un très mauvais calcul et que cette polarisation à laquelle nous assistons aujourd'hui.

Déni du déni de dire que aucun français ne serait ni raciste ni antisémiste. Non, c'est de la volonté. C'est la reconnaissance de ce qu'est le peuple français. C'est ce que vous imaginez pour le peuple français. Ce que vous voulez pour le peuple français. Être politique, c'est pas commenté, c'est orienté et c'est décidé. Je veux d'une France dans laquelle le racisme et l'antisémitétisme n'ont pas leur place et je suis convaincu de pouvoir compter sur une immense majorité de Français.

Ça ressemble à un projet ça même ça ressemble simplement un projet à une personne qui est depuis 30 ans dans la vie publique, qui s'en est retirée depuis 2 ans, qui a toujours le même amour de son pays, le même amour des Français et qui lorsqu'il circule en France, que ce soit au Pays-Bas que j'étais ce weekend ou en Bretagne ou dans les Ardenes où je me suis rendu à plusieurs reprises, ne voit pas de français racistes ou antisémites. résiduel, ça doit être combattu et ceux qui jouent avec ça seront perdants à la fin.

Et tout dépend de nous, notre capacité justement à projeter un avenir positif pour les Français, c'est cela qui permettra de desserrer les taux du Rassemblant national et de la France insoumise. Il joue avec la violence, on doit présenter la paix, il joue avec le retour en arrière, on doit se projeter vers la J'entends ce que vous dites, mais ce qui est frappant aussi en ce moment, c'est de voir à quel point le bloc central, l'espace central a du mal à se faire entendre.

qui est susceptible parmi David Lissard, Édouard Philippe ou encore Gabriel Atal de faire ou peut-être quelqu'un d'autre d'ailleurs vous peut-être d'ailleurs de faire entendre cet espace central, cette autre voix mais il faut d'abord le définir. Bah c'est ce que vous venez faire le drame actuel c'est que vous avez des candidats qui dans le fond pour beaucoup d'entre eux vous disent on va garder à peu près le même modèle et puis on va mettre des rustines ici ou là et faire des réformes ça ira mieux. Mais j'ai malheureusement beaucoup plus d'ancienneté dans la vie publique que tous ces candidats. J'ai commencé avec Jacques Chirac.

J'ai profondément aimé, je l'ai dit sur ce plateau à plusieurs reprises et j'ai dit et j'ai répété sous Jacques Chirac, sous Nicolas Sarkozi, sous Emel Macron, nous allons atteindre le plein emploi comme en Allemagne, comme aux États-Unis, comme en Suisse. C'estàdire 4 à 5 % de taux de chômage. On n est jamais arrivé. Donc moi, je suis arrivé à une conclusion fort de cette expérience. Mettre des rustines, ça sert à rien. Il faut changer le modèle que ceux qui travaillent gagnent beaucoup plus que ceux qui ne travaillent pas arrêtent d'être autant aidé qu'ils le sont. Et là, vous pourrez peut-être véritablement faire les choses et orienter les jeunes vers des métiers, des employés.

C'est pas ce que dit Édouard Philippe à sa manière. Bruno Leer, je vous dis qu'il faut changer le modèle. Ils font tous du copiercollé du macronisme. Je pense que nous restons trop dans le prolongement de ce qui a été fait depuis plusieurs décennies et que nous ne savons pas marquer avec suffisamment de force auprès de nos compatriotes à quel point des ruptures sont nécessaires. C'est justement parce que en fait ce qui a été terrible pour ce qu'on appelle le bloc central qui est qui n'est central que pour ceux qui veulent bien l'appeler comme ça d'ailleurs il est assez hétéroclite.

Quand je dis le bloc central, je parle au milieu de une expression convenue mais elle refait assez mal la radi pour beaucoup de gens David Lissenard ne soit pas le bloc central. et [grognement] mais il y a quand même une chose qui qui qui fait très mal quand même quand on regarde tout ça, c'est qu'il y a un homme qui est président de la République aujourd'hui qui a près de 10 ans a écrit un livre qui s'appelle Révolution et les gens ont voté en se disant ça va on dégage la vieille école [raclement de gorge] euh et on va maintenant changer le logiciel grâce à lui on va aller vers quelque chose qui est tout à fait nouveau. On va réformer notre pays.

Moralité et ben le compte n'y est pas puisque aujourd'hui le pays est dans un état qui est éruptif plus que jamais et cette révolution n'a jamais eu lieu là où elle était attendue. Comment aujourd'hui avec les propos que vous tenez Bruno Lemire, vous pouvez encore d'après vous être avoir la capacité, je vais m'exprimer comme ça, d'être cru peut-être Yve Tréard parce qu'il manquait en 2017 à Emil Macron, ce dont malheureusement je ne manque pas, l'expérience. C'est quand vous dites révolution alors que vous n'avez jamais été élu et que vous arrivez au pouvoir très jeune, pensez que tout commence avec vous.

Moi, j'ai une certitude, c'est que tout ne commence pas avec moi et que depuis des décennies, il y a des présidents de la République qui se sont succédés, qui se sont dit tiens, on va tout diriger depuis l'Élysée et tout va aller mieux. J'eni tiré une conclusion, le président de la République doit présider mais la décision doit être chez le premier ministre. J'ai vu la distribution des pouvoirs entre 35 40 45 ministres. Je suis arrivé à une conclusion, il faut 10 ministres pas plus et leur nombre doit être fixé dans la constitution.

J'ai vu des budgets, j'en ai fait passer sep où à chaque fois on augmente les dépenses et où à chaque fois vous avez des amendements de parlementaires qui multiplient les dépenses. J'en ai tiré une conclusion d'expérience, vous devez restreindre le droit d'amendement des parlementaires sur le budget. J'ai vu des gouvernements tomber à un moment où la France avait besoin de stabilité. J'en ai tiré une conclusion. Vous devez empêcher le parlement de renverser un gouvernement s'il n'a pas une majorité alternative. J'ai vu à quel point on passait parfois en force avec le 493. J'en ai tiré une conclusion. Nous devons retirer le 493 de la Constitution.

Et donc je ne vous dis pas révolution, non, ça veut dire nouvelle 5e République. Moi je suis désolé mais ça me fait un peu penser à François Hollande, c'est-à-dire que il regarde, il observe pas pas sur le fond, pas sur le fond mais sur l'expérience sur la manière de procéder. Entendez-moi, non pas sur le fond, mais sur la forme. C'està-dire que vous observez, vous critiquez, vous faites des propositions, ça ressemble clairement à un programme. Vous dites que finalement personne n'est vraiment à la hauteur. Est-ce que à un moment donné vous vous poserez en recours ? C'est pour ça que je parle de François Hollande, il y a dans le mot recours une telle prétention.

Alors après ça comme je me garderai bien de l'employé pour moi. Il y a eu un seul recours un seul recours dans l'histoire de France récente, c'est le général de Gaulle et personne n'arrive à sa cheville même si ça peut être un motif d'inspiration. Je dis une chose mais sur la démarche. Sur la démarche je vois très bien ce que vous voulez dire et je le partage. Vous ne desserrerez pas les taux qui est en train de se resserrer comme une mâchoire sur les Français. C'est pas nous le problème. Nous ça compte pas. Nous les politiques. Ce qui compte c'est les Français. Il y a un ét qui est en train de se resserrer. La France insoumise d'un côté, le Rassemblement national de l'autre. Oui.

Qui eux prévoir la révolution et l'un et l'autre hein enfin changement. Oui. Enfin, il prévoit surtout du côté du RN la capitulation. On arrête le soutien à l'Ukraine et on tombe dans les bras de la Russie. Et du côté de la France insoumise, on vous promet la fin du droit de propriété. Ouais, enfin, il y a [raclement de gorge] de quoi avoir des frissons dans le dos et commencer à s'inquiéter pour soi, pour ses enfants et pour ses petitsenfants. Ils ont un programme, ils ont un programme, ils ont deux visions de la société qui sont incompatibles avec ma vision de la République et la vision de la nation. Comment est-ce que vous desserrez les taux ?

Est-ce qu'on peut y arriver tout seul avec ses petits bras en disant je suis le meilleur ? Non, zéro chance. Est-ce que vous pouvez y arriver en disant "J'ai tiré les leçons de nos échecs et je m'excuse des échecs ou des erreurs que nous avons pu commettre devant les Français. Il y en a une qui qui est lourde et qui est la plus lourde de toutes. Vous savez savoir de ça hein de la dette la dette. Pardon la dette tout le monde a compris je l'espère que c'est pas la personne qui est en face de vous qui est le premier responsable, c'est notre modèle social et c'est le poids des dépenses de retraite. Alors c'est la dissolution.

Non, je pense que la faute la plus grave qui est commis les personnalités de centre droit et de centre gauche, je me mets dedans. C'est le référendum de 2005 où on les français ont dit non à cette construction européenne pens auun canadien enfin can mal on va faire autre chose et on va quand même adopter une constitution pour l'Europe mais on va le faire avec le Parlement. Cette blessure-là s'est tellement peu refermée que depuis on n'a jamais refait de moi je pense qu'il y a quand même d'autres blessures aujourd'hui pour Non pour moi c'est la blessure la plus profonde mais ce que je veux dire dans ma les Français sont exaspérés vous diriez toujours je n'ai aucune responsabilité aucune.

Ça fait 2 ans que j'ai reconnu mes responsabilités qu'il y a eu une commission d'enquête mais vous pouvez toujours continuer à la logique du bouqu émissaire. Qu'est-ce qui se passe ? Vous dites c'est Bronoau Lemire. Super. Bon le maire, ça fait 2 ans qu'il est parti. La dette, elle n'a cessé d'augmenter. Vous vous avez dit monsieur le maire, vous avez alors personne ne dit c'est vous monsieur le maire, c'est de votre faute. Mais vous vous avez dit le président de la République est dans le déni. Mais 2021, la dette baisse après la forte augmentation pour protéger les Français pendant le Covid. 2022, elle baisse à nouveau. 2023, elle était à combien la dette ? Rappelez-moi. 109 %.

2024, dissolution. Aujourd'hui, elle a combien ? Rappelez-moi, 120 %. Donc, c'est le problème de qui ? C'est Bruno Lemire qui est responsable de tout. Non, c'est les choix politiques de 2024 et c'est un modèle social qui dépense plus de richesse qu'il n'en produit. Donc ce sujet-là, il est évidemment important, je ne le nie pas mais si on refuse de voir que c'est un problème de système et pas un problème de personne, on ne règlera pas le problème. Et ce qui compte pour moi, c'est qu'on règle les problèmes des Français. Donc je reviens à mon raisonnement pour desserrer les taux et les FN, c'est reconnaître nos erreurs, les admettre.

et en dire j'en ai tiré toutes les leçons pour dire on ne se contentera pas de rustine nous allons changer le modèle je comprends toujours pas quelle est votre ambition [rires] du coup mais mon ambition c'est d'être utile c'est de faire comprendre à toutes les personnalités politiques de centre droit de centre gauche qui veulent desserrer cet ét entre la France insoumise national si vous revenez en disant on va faire exactement les mêmes choses mais en un petit peu mieux ça marchera pas si à l'inverse vous dites nous sommes au bout d'un modèle qui dépense plus de richesse qu'il n'ont produit où la monarchie technocratique décide à la place du peuple français et vous ne faites pas droit au référendum d'initiative citoyenne qui est demandé par 85 % de nos compatriotes.

On ne comprend pas que l'Europe à 27 ça ne marche plus et qu'il faut une Europe à à 6 comme je le propose depuis des mois. Si vous n'êtes pas capable d'avoir un langage aussi clair, aussi volontariste, aussi ambitieux, les Français ne vous écouteront pas. C'est un vrai un vrai changement de paradigme avec qui on regarde pour indispensable. Si on dézoome un tout petit peu ce qui se passe et qu'on regarde un peu au-delà de nos frontières, vous avez la révolution industrielle la plus importante qui se soit jamais produite de l'histoire de l'humanité qui s'appelle l'intelligence artificielle.

C'est une révolution industrielle avec derrière des usines de la production manufacturière, des semiconducteurs, je travaille dedans aujourd'hui avec des investissement qui se chiffre en centaines de milliards de dollars chaque année. On veut y participer ou on veut être en dehors ? Si on y participe, la France a tout pour réussir. Elle a l'énergie nucléaire, elle a des scientifiques, elle a des savants, elle peut en tirer une prospérité considérable. Mais si on se met à 27 pour décider si on va faire tel investissement sur tel semi-conducteur ou pas, on est mort.

Donc je dis partons à 6 un petit nombre d'états et vous allez voir raccrocher les vagons par la question de l'application vous gardez qui euh qui sort qui reste ça risque de faire des mécin président de la rép qu'est-ce que j'attends du prochain président de la République pas qu'il me dise s'il va mettre le taux de TVA à 20 à 21 ou à 22 c'est qu'il aille chez le chancelier allemand et qu'il pose trois questions. Qu'est-ce qu'on fait avec la Chine qui est en train de nous envahir avec ses produits industriels à Bakou et qui va tuer notre industrie ? Comment nous nous protégeons ? Comment nous fermons nos frontières ?

Comment est-ce que nous mettons des tarifs douigners sur la production industrielle chinoise ? Première question. Deuxième question, qu'est-ce que nous faisons avec les Américains ? Ils sont en train de tout prendre sur l'intelligence artificielle, de nous imposer sur vos écrans, sur vos micros, sur vos téléphones portables une intelligence artificiel dont il tire tous les bénéfices. Qu'est-ce qu'on fait pour en garder des bénéfices pour nous ? 3è question qui est du niveau du président de la République. Que faisons-nous avec la Russie ? Comment est-ce qu'on règle ce problème de l'Ukraine ? Comment est-ce qu'on soutient l'Ukraine pour qu'elle conserve sa liberté et sa souveraineté ?

C'est ça les questions. Mais ça serait plus que 6 parce que 6 c'est les six les six fondateurs de l'Europe mais vous ajouteriez l'Espagne, l'Espagne et surtout la Pologne. On peut la Pologne est indispensable tout simplement parce qu'elle a de la croissance qu'elle est dynamique qu'elle a une frontière avec la Russie et qu'elle est importante pour notre sécurité. Là vous êtes en train de nous dérouler un programme. Donc ça veut dire une chose c'est que dans votre tête et probablement dans votre esprit que le match n'est pas joué entre la France insouise et le Rassemblement national dans ses mois. C'est ma conviction absolue trard.

Je je suis très très surpris par le défétissement bien, par l'espèce de renoncement comme si c'était pas grave. Je vois trop de parlementaires, amis, d'élus, ils ont le moral dans les chaussettes. L'impression que c'est fait, que demain l'élection va avoir lieu, que c'est c'est fini. Mais il faut avoir un esprit de résistance au fond de soi.

C'est ça la politique, c'est capable de dire "Je n'accepte pas que nos compatriotes soi condamnés d'ici 6 mois à devoir choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen parce que derrière c'est des visions de la société qui sont incompatibles avec notre idée de la nation." Comment vous avez pris cet après-midi la déclaration du président qui a un peu sidéré bonne partie quand même des politiques de ce pays ? président qui dit ce n'est pas normal, ce n'est pas normal qu'à 6 mois de l'élection présidentielle, le pays soit dans cet état d'ébullition. Vous parliez de Denny tout à l'heure, il a Comment vous la recevez cette phrase vous qui le connaissez ?

Ça a été votre propose qu'on l'écoute comme ça et après vous réagissez comme ça. Vous pourrez entendre tout ce qu'il a dit. C'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Il y a normalement un débat présidentiel qui doit se faire pour qu'on ait des élections. C'est parce qu'il y a des élections qu' y a pas de violence. C'est ça une démocratie. Il faut le rappeler aux gens. Mais on continuera de tenir à la fois samedi, le 5 novembre pour la journée de mobilisation sociale et le samedi qui suivront.

Si on fait bien notre travail collectivement, un mouvement qui va se calmer parce qu'on répondra aux attentes légitimes et parce que l'ordre sera tenu. Alors, puisque ça suscite un débat sur ce plateau, est-ce que vous trouvez ça logique, entendable que le président dise cela ? Moi, j'ai une vision très très différente de celle du président de la République et dans son rôle défend la sécurité, c'est le premier des droits permettrait d'avoir un mot pour tous ces commerçants à qui moi j'avais dit à Marseille en 2023 ça ne se reproduira pas. Ça s'est reproduit.

Et là aussi, ayant beaucoup d'expérience, j'ai dit aussi à des commerçants en 2005 au moment de la révolte des banlieux quand nous avions déclenché l'état d'urgence avec Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozi, ça ne se reproduira jamais. Ça s'est reproduit. Donc je pense que c'est sous-estimer la profondeur du mal. Et le mal, il est d'abord social. Bien sûr que ces pillages sont inadmissibles, condamnables. Je l'ai fait, je l'ai dit, je l'ai répété, je me suis même prononcé pour l'état d'urgence, pour la protection. Mais quand j'entends que tout ça n'est pas normal, que cette ébullition derrière, il y a une souffrance. Il y a une souffrance qui est réelle.

C'est la souffrance de l'ouvrier que j'ai vu il y a pas très longtemps à côté d'Oray qui a 35 ans, qui paye 150 ou 160 € de plus pour son plein d'essence, qui s'en sort pas, qui fait des plaques en béton armé pour le bâtiment, il bosse et il ne s'en sort pas. Euh c'est la souffrance de l'infirmière qui est à l'hôpital et qui a des conditions de travail qui sont difficiles.

C'est la souffrance de tous ceux dans notre pays qui se disent "Mais de quoi l'avenir va être fait pour nous, pour nos enfants, on ne s'en sort pas." Et je pense que nous aons tous intérêt de gauche, de droite, peu importe à comprendre que ce qui ne va pas en fait en France, c'est que ceux qui bossent ne s'en sortent pas parce que notre modèle économique est un modèle à somme nul. C'està-dire qu'on finance tout notre modèle, toute la redistribution, toutes les aides sociales par le travail. Ça ne peut plus dur. Mais le fait quand même que le président lui-même dise cela, vous allez nous dire dans un sens ce qui n'a pas fonctionné et comment on en est arrivé là.

Mais lui, le président, qu'est-ce qu'il a manqué ? Qu'est-ce qu'il a loupé ? Je je vais pas me faire le juge du président. Ben si, vous pouvez vous avez travaillé avec lu me faire le juge ce soir. Vous nous dites c'est normal que le pays soit dans cet état d'ébulition. Si on a bien compris, vous vous dites c'est normal. Il y a une souffrance. Lui, il dit c'est pas normal. Qu'est-ce qu' rate ? Oui. Qu'est-ce qui de discours consistant à dire l'ébullition, elle est euh alimentée par des parties extrêmes qui jouent avec le feu qui Mais il n'y arriverait pas. ces parties qui effectivement jouent avec le feu et jou avec la violence.

Il n'y arriverait pas si derrière il y avait pas une vraie souffrance que j'entends, que je touche du doigt, que je vois chacun de mes déplacements de gens qui se serrent la ceinture qui ne devraient pas se ser la ceinture, de gens qui s'inquiètent pour leurs enfants qui ne devraient pas s'inquiéter pour les Donc faut financer notre système social si je comprends bien entre autrement que par uniquement le travail. C'estàd qu'effectivement toutes les cotisations qu'on paye, ce sont des cotisations qui sont prélevées sur notre nos salaires, nos revenus et d'après vous, il faudrait changer ce modèle là. Vous vous avez une proposition changer modèle. J'ai une proposition qui est très concrète.

On doit avoir une réponse immédiate sur les salaires pour que tous ceux qui bossent se disent "Ça ça vaut le coup de travailler" et qui sont libres en travaillant beaucoup et qui ne se retrouvent pas prisonniers de leur travail. J'ai proposé l'augmentation du SMIC. Hm hm. Ça ça a beaucoup surpris. Il y a des patrons qui disent on peut pas y arriver. On va regarder les allègements de charge en complément de ça le profil. Ne rentrons pas trop dans la technique. Mais ce geste fort de l'augmentation du SMIC, j'y suis favorable. Deuxième geste, financer autrement les charges en disant on va augmenter la TVA. J'ai proposé trois points.

Taxer l'intelligence artificielle qui aujourd'hui remplit les poches des milliardaires américains comme je l'ai fait sur les gens du numérique en affrontant Donald Trump directement et taxer les importations carbonées chinoises. Avec ça, vous avez plusieurs dizaines de milliards d'euros que vous rendez directement à ceux qui travaillent pour qu'ils aient une augmentation de salaire entre 150 et 250 €. La taxation de l'IA, ça se fait pas simplement. J'ai mis 5 ans à faire la taxation sur les géants du numérique mais au bout du compte ça rapporte de l'argent au trésor public et c'est de la justice. Enfin je propose une troisème chose.

Attendez parce qu'il faut s'arrêter quand même sur l'augmentation de la TV. Non mais l'augmentation de la TVA pour ceux qui manifestent en ce moment je pense que c'est inaudible. Je termine juste sur la 3è proposition que je fais qui est de simplifier la feuille de paye. Je l'avais proposé il y a 3 ans, personne ne m'a suivi pour passer de plus de 50 lignes à 15 lignes. Et vous supprimez des cotisations comme la cotisation pour la formation professionnelle ou le versement transport. tous ces petits 1 % qu'on vous prend à chaque ligne et qui font qu'à la fin vous avez un salaire qui est pas du tout à l' hauteur de ce que vous pourriez espérer.

Le nouveau financement, la protection sociale et suppression d'un certain nombre de cotisations. Là, tout d'un coup, vous aurez ce choc salarial qui me paraît indispensable. L'augmentation de la TVA, c'est la même le même principe que pour François Hollande précisément dont on parlait tout à l'heure. C'est la TVA sociale. On est un peu à fran renversé puisque lui propose quatre points. Moi je n'ai proposé que trois points. Vous voyez qu'il y a des il peut y avoir vous savez je suis quelqu convergence je ne suis pas sectaire mais les économistes sont pas tous d'accord hein sur l'efficacité de ce problème. J'ai beaucoup écouté les économistes.

Chacun arrive avec ses critiques, mais je vois pas de proposition aussi complète que celle que je fais pour pouvoir dire à l'ouvrier que j'ai rencontré il y a quelques jours à côté de Van pouvoir lui dire "Oui, tu travailles mais à la fin du mois tu auras un bon salaire. Tu pourras te payer un resto, tu pourras financer les études de tes enfants, tu pourras partir en vacances et tu te poseras pas de questions quand tu passeras à la pompe en disant je peux pas me payer le plein." C'est ça que je veux pouvoir dire. Donc mes propositions sont peut-être critiquables, mais ont le mérite de la simplicité et de l'efficacité. Et au bout du compte, qu'est-ce qu'on veut comme modèle ?

Moi, je veux un modèle économique où on produit avant de consommer. Nous avons un modèle qui ne repose que sur la consommation. Donc, on baisse la TVA, on consomme toujours plus. C'est ceux qui proposent de baisser la TVA sur l'essence, mais on produit de moins en moins et donc on s'approuvrit. On est d'accord que vous ne touchez pas au produits de première nécessité. Juste voilà, ça c'est important de le préciser. Merci de me poser la question. Au contraire, si on doit rajouter un ou deux produits de première nécessité dans les taux très réduits, ça ne me pose aucune difficulté.

Mais ma vision à 20 ou 30 ans, c'est d'avoir des gens qui travaillent qui ne se posent aucune question sur leur vie quotidienne et c'est retrouver une nation française qui produit des biens agricoles et des biens industriel. Mais pour le coup, vous connaissez par cœur ces sujets. Donc imaginons que demain vous arrivez au pouvoir, vous augmentez cette TVA de trois points. Donc à partir de quel moment ça peut se répercuter sur les salaires ? Est-ce que ça va vite ? Ça va très vite. C'est d'ailleurs mais c'est d'ailleurs pour pourquoi est-ce que je retiens ces propositions et pourquoi j'affirme aussi la nécessité d'augmenter le SMIC ? C'est que les gens ne peuvent pas attendre.

Le mot d'ébullition, on en a beaucoup parlé. Ça veut dire quoi ébullition ?

Vous avez toujours pas répondu à la question d' vous avez pas je me permets de vous dire non non non sur le fait que ce soit ce que ça dit du chef de l'état que lui aujourd'hui moi je ne suis ni psychiatre ni interprète de psychologie je vous dis simplement que s'il y a une ébullition c'est qu'il y a des causes profondes et que l'ébullition n'étant pas bonne pour un pays je reviens à mes premiers propos apaiser faire retomber la température c'est pas traiter des problèmes de surface c'est traiter des problèmes de fond et le premier problème de cette injustice c'est cette injustice intolérable intolérable de gens qui bosse et qui s'en sortent pas.

Donc vous avez dit augmentation de la TVA tr points et vous dites ça se répercute très vite sur les salaires. Revalorisation du SMIC. Ce qu'il faut dire Lisaf, c'est qu'il y a une réflexion en cours du côté du gouvernement pour répondre précisément à ceux qui étaient dans la rue encore samedi dernier pour revaloriser le SMIC plutôt que prévu. C'est ça. Pour que tout le monde ait le même niveau d'information, surtout vous chez vous qui nous regardez. Je rappelle que le SMIC, c'est la rémunération minimale obligatoire en France et qu'il existe deux mécanismes de hausse.

Il y a la revalorisation annuelle automatique le 1er janvier et il y a aussi une revalorisation en cours d'année en cas de forte inflation. par exemple en juin, il avait augmenté de 2,41 % ce qui a porté le montant du SMIC mensuel net à 1867, et2 centimes. Maintenant que tout le monde a les mêmes outils de compréhension, voici ce qui a été exactement dit par le ministre de l'économie, Roland l'escur. Il dit "Une hausse anticipée du SMIC avant la revalorisation automatique du 1er janvier et dans un contexte de forte revendication sur le pouvoir d'achat fait partie des débats. Donc ça veut dire que le SMIC pourrait être revalorisé plus tôt que prévu.

Mais la conséquence directe, c'est qu'en janvier, au moment de la revalorisation officielle, si je puis dire, cette hausse anticipée sera déduite. En clair, si le SMIC devait augmenter de 2 % en janvier et qu'il a déjà été augmenté de 2 % en novembre, la hausse du 1er janvier sera de 0 %. pour de pour donner une aide plus conséquente et arrêtez-moi monsieur le maire si je me trompe, il faudrait que le gouvernement octroie un pourcentage supplémentaire supérieur à l'inflation par exemple plus 1 % en plus de l'indice de l'inflation. [grognement] J'espère que c'est clair. Sinon, monsieur le maire saura mieux le résumer. Mais surtout, est-ce que c'est pas tout ce qui ne va pas ?

Est-ce que c'est pas tout ce qui ne va pas en ce moment dans la manière dont ce gouvernement répond aux revendication ? C'est-à-dire qu'il y a du monde dans la rue, on nous explique qu'il va y avoir des réponses à porter et donc une revalorisation qui intervient plutôt du du SMIC mais qui en fait va annuler celle qui était prévue en janvier prochain. Donc d'une certaine manière, on se moque un peu de nous quoi. Je pense qu'il est préférable de trancher vite et de trancher clairement dans ce genre de situation. Les attentes sociales sont légitimes. Hm. Donc on doit y répondre. L'augmentation du SMIC fait partie des réponses possibles.

On doit aussi répondre aux attentes des entrepreneurs qui disent "On sorte pas, il y a trop d'arrêt maladie qui est devenu un sujet mais partout vous allez en France, le patron de PME, le patron de l'hôtel, du restaurant, de la petite entreprise vous dira j'en peux plus de tous ces arrêts de maladie qu'on me dépose comme ça sans que je puisse rien faire." Apportons-li aussi une réponse immédiate à cette question des arrêts maladies. Comme on apportera une réponse avec le SMIC pour les salaires les plus modestes comme une réponse était attendue sur les lycéens. Quelle quelle réponse sur le SMIC ? Quelle réponse sur le SMIC ? Là on voit bien que ça ne sera pas suffisant.

Vous vous feriez quoi ? Il faut des réponses concrètes, urgentes, rapides. On fait quoi sur le SMIC ? On l'augmente de combien selon vous ? Je je vais pas vous donner des chiffres précis. J'irai plus loin que ce qui a été proposé aujourd'hui par le gouvernement parce que le message politique compte autant que le chiffre. Le message politique c'est nous avons entendu votre colère.

Elle est légitime et répondre aux colères quand elle s'exprime de partout, que ce soit les lycéens, les petits patrons qui ne s'en sortent pas avec les er maladies, les salariés qui ne s'en sortent pas avec le niveau du SMIC, les différentes revendications qui toutes sont légitimes, la responsabilité du gouvernement c'est de les prendre une à une et d'apporter des ressources. Mais alors je souligne une contradiction. Je suis sûr que il allait vous dire exactement la même chose que moi. Vous êtes le premier à dire attention à la dette et aux finances publiques. Comment on répond si on a plus les finances ? Mais la dette et les finances publiques, je le redis, c'est deux sujets.

C'est pas les salariés, c'est Mais vous augmentez, ça veut dire que pour la fonction publique, ça fait gratuit. Vous donner au lycéen, c'est un budget à débloquer. Mais ça veut dire faire des choix que nous n'avons pas eu le courage de faire suffisamment clairement. c'est repousser l'âge légal de départ à la retraite, dépenser moins pour les retraites et plus pour les étudiants, pour les jeunes, pour l'innovation, pour la production en France. C'est ça le grand choix politique que nous avons à faire et qui est très difficile. Répondre au chaos dans le pays. Maintenant, on lance la réforme des retrait que ça [raclement de gorge] va améliorer les choses.

Je je dis, j'ai regretté à plusieurs reprises que on ait débranché la réforme des retraites que nous avions fait passer. C'est pas que vous regrettez, c'est que vous dites que c'est carrément responsable ce ce return [rires] est responsable de la situation dans laquelle a provoqué la situation d'effondrement sur la dette et sur les finances publiques que nous connaissons aujourd'hui. On va pas pleurer sur les renversé maintenant qu'on en est là et que nous avons un moment de refondation qui s'appelle l'élection présidentielle, qu'est-ce que nous choisissons pour l'avenir ?

Est-ce que nous continuons à garder un modèle dans lequel on dépense beaucoup plus que tous les pays développés de la planète pour les retraites change et beaucoup moins pour l'éducation, l'innovation et les lycées ? Et bien ma réponse est extraordinairement simple et c'est ça à mon avis qui peut desserrer les taux entre les filles et le RN, c'est dire on va investir plus sur l'innovation et éducation. Sauf que Bruno Leire, il reste 6 mois ici à l'élection présidentielle. Il faut passer un budget, un budget pour lequel évidemment personne va être d'accord. En plus, vous avez les tensions dans la rue, les manifestations, chacun veut défendre son bout de gras ou en réclape davantage.

Comment vous faites passer le budget ? Bon, est-ce que c'est important ? C'est décisif. Ah ah oui oui. Non mais [rires] je j'ai cru que vous alliez nous dire on laisse tomber le budget, on va jusqu'à la présidentielle. Non, j'ai gardé toute ma tête [rires] malgré les bugitions actuelles. J'essaie de garder mon sang froid. Je pense que c'est absolument essentiel. La seule raison pour laquelle Moudiz n'a pas dégradé la note française, ils l'ont très clairement indiqué dans leur note, c'est qu'ils attendent un budget. S'il y a pas de budget, nous serons dans le toboggan. Donc, nous devons avoir un budget.

Je constate mais sans aucune surprise que les parlementaires ont tous refusé les propositions d'économie du gouvernement. Commencé par la suppression, la réduction de l'avantage fiscal sur les retraités. Maintenant, les 10 %. Ce qui valide ce que je vous disais tout à l'heure. De toute façon, on n'attendait rien des parlementaires de l'opposition. Ils ne proposeront que des dépenses et jamais d'économie, je l'ai vu pendant 7 ans. Les mêmes qui pleurent ensuite sur le la renversé et sur la dette. Donc l'urgence, c'est d'adopter un budget. Donc passage en force. Plus les discussions seront courtes, plus on ira vite et plus le budget sera derrière nous, mieux nous nous porterons.

Moi, j'apporte un soutien total au Premier ministre, au gouvernement pour faire passer ce budget. Il sera pas parfait. Tout le monde le sait. Tout le monde sait que dans 6 mois [rires] le ça peut être le 493, ça peut être l'ordonnance. Il y a plusieurs questions. En tout cas, vous voulez supprimer Bruno ? Bah oui, on comprend plus là. Mais pour l'instant, il y a pas encore de réforme constitutionnelle. Vous supprimez le 493 le jour, non, vous supprimez le 493 le jour où vous ne pouvez plus renverser un gouvernement sans avoir de gouvernement alternatif. C'est deux transformations constitutionnelles qui vont ensemble.

Mais là, on doit gérer l'urgence et la responsabilité du gouvernement, c'est d'éviter que les taux qui sont déjà à près de 5 % Ouais. Arrivent à 6 ou davantage. Ce qui voudra dire que vous pourrez plus vous loger, vous pourrez plus emprunter chez le banquier pour acheter un appartement ou une maison individuelle et les entreprises ne pourront plus emprunter pour investir. Donc on doit stopper net l'hémorragie et la seule façon de stopper net l'hémorragie c'est le budget. et une hémorragie.

Chacun sait que c'est une urgence donc il faut donc l'idée c'est de limiter la casse d'ici la présidentielle limiter la cass est-ce que ce qui a été annoncé aujourd'h ça suffira pour les pour les marchés mais ce sera déjà un bon signal plan de rénovation des lycées et des universités d'un montant de 5 milliards d'euros au total il va y avoir une une vraie refonte de parcours sup avant un remplacement plus de classe avec moins d'élèves aussi est-ce que vous trouvez que ce qui a été annoncé à la hauteur est à la hauteur ce soir alors que les organisations lycéennes qui ont quand même obtenu des réponses heft on en reparlera continue à se mobiliser ne sont pas satisf je trouve que tout ça va dans la bonne direction [raclement de gorge] mais c'est dommage d'avoir attendu 3 semaines pour entendre des revendications qui sont quand même des peut-être parce que j'ai deux fils qui sont lycéens encore sur les qu qui manifeste non il ne manifeste pas parce que je leur ai dit que je préférais qu'il reste travaillé mais très franchement vous pouvez pas dire à des gosses je vous écoute vous avez de la Vous pouvez pas dire à des gosses, vous devez travailler chaque jour parce que chaque note va compter pour parcours sup.

Et si vous loupez parcours sup, vous allez loupé votre vie et puis de l'autre leur dire "Tu sais pas quoi ? Ton prof de français va être absent pendant 3 mois." Là, il y a vraiment un truc qui va pas. Donc toutes ces attentes des lycéens, elles étaient parfaitement légitimes et fondées. Le gouvernement aurait dû y répondre plus tôt. Ma deuxième remarque, c'est que faire de la transparence au parcours chup, et c'est très bien. La question crée n'est pas résolue, c'est celle de l'orientation de nos enfants et il faut de la sélection. Il faut une meilleure orientation. Ah, vous m'avez pas répondu. Sélection ou non ?

en que les jeunes aent les emplois qui existent, qui sont les rémunérés et qui correspondront à leurs attentes. Merci beaucoup Bruno le maire d'avoir été avec nous et à très vite. Peut-être [musique] que lorsque vous direz officiellement que vous êtes candidat à la présidence, toujours très heureux de revenir chez vous. Yeah.