Mélenchon met le cap sur la présidentielle de 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alex pour cette revue de presse et on va parler politique. Et ce n'est pas une surprise mais Jean-Luc Mélenchon a officialisé hier sa quatrième candidature à la présidentielle. Est-ce le bon moment ?
Quelles conséquences pour le reste de la gauche ? Est-il en capacité de rassembler, de battre le Rassemblement national ? On va analyser, débattre de tout ça avec nos éditeurs réalistes Yves Tréard, Pablo Pio-Vivien qui nous rejoignent.
Mais d'abord on va écouter Jean-Luc Mélenchon. C'était hier soir aux 20h de TF1. La discussion n'est pas portée sur quel est le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi, quelle est l'esthétique ?
C'était qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive Voilà, et on en parle avec vous. Bonjour Pablo Pignovudien, merci d'être là, rédacteur en chef de la revue Regards. Et bonjour Yves Tréard.
Bonjour. Merci également d'être avec nous comme tous les lundis, directeur adjoint de la rédaction de Figaro. On a entendu Jean-Luc Mélenchon qui a donc officialisé hier sa candidature.
Pas une surprise ici ? Non, pas vraiment une surprise. Il l'avait plus ou moins laissé à penser. discours qu'on lui connaît, avec un sourire quand même très prononcé.
Content d'être là, on dirait. Plus aussi...
Avec un discours moins qui vent aussi, vous avez trouvé ça C'est toujours sa technique, ça. Il ne va pas arriver sur un plateau de télévision pour annoncer sa candidature et solliciter le suffrage des Français en disant « bon ben voilà, moi je ne veux que telle ou telle catégorie de personnes ». Donc ça paraît assez logique qu'ils soient souriants et les bras ouverts.
Faites mieux avait-il dit en 2022 et il est de nouveau candidat pour 2027 Pablo comment vous l'analysez est ce que ça veut dire il n'y a personne pour faire mieux ou est-ce qu'il a empêché d'autres personnes Mais aujourd'hui, lorsqu'on regarde le camp insoumis, nécessairement c'est toujours le mieux placé pour représenter ce courant d'idées, ce courant politique à la présidentielle enfin je veux dire il a fait trois présidentielles donc il est celui qui de loin est le plus connu il est celui qui de loin et aussi c'est celui qui peut récupérer subsumer en gros toutes les différentes chapelles qui peuvent exister au sein de la France Insoumise. Ils n'ont pas envie à la France Insoumise encore de faire le choix, de dire bon alors est-ce que ça va être Manuel Bompard Est-ce que ça va être Mathilde Panot ? Ils n'ont pas envie, ils ne sont pas encore à cette étape-là de leur mouvement.
Et donc choisir Jean-Luc Mélenchon, c'est ce qu'il y a de plus simple. C'est un peu le plus simple, la facilité. En fait, c'est ce qu'il y a de plus simple parce qu'il est prêt.
Je veux dire, les autres, ils ne qui n'ont jamais fait de campagne présidentielle, faire une première campagne présidentielle, c'est quand même assez coton. Donc ça veut dire que tant que Jean-Luc Mélenchon est là, ce sera Jean-Luc Mélenchon ? Bien sûr !
D'ailleurs, la question se pose de savoir ce qu'il Il restera de l'insoumission, de la France insoumise une fois que Jean-Luc Mélenchon aura passé la main. C'est un mouvement qui aujourd'hui est construit autour de l'élection présidentielle et autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Yves, est-ce que c'était le bon moment pour annoncer sa candidature à la présidentielle ?
On a un an maintenant. Oui, ce n'est pas un mauvais moment. D'abord, c'est un bon moment parce que le reste de la gauche est en train de se poser beaucoup de question de se diviser, de se chamailler sur les mots d'ordre, sur la méthodologie d'une campagne électorale.
Donc lui, c'est très clair, il a eu en une formule, il a tout chez eux, c'est carré. Il y a un candidat à un programme, qu'on soit pour ou contre. C'est comme ça.
C'est sûr que, si vous voulez, ça lui donne quand même pas mal d'avance sur le reste de la gauche. La question de savoir maintenant si il peut y avoir un candidat à côté qui soit un candidat d'une gauche moins radicale là si vous voulez c'est une gauche qui est très incarné parce que moi je suis assez d'accord avec pablo le D'ailleurs, il l'avait dit un jour, dans une interview en 2017 au journal Le 1. Il avait dit que mon mouvement est un mouvement gazeux.
Par définition, c'est un mouvement difficile à saisir, difficile à à cerner, il n'y a qu'une chose qui est évidente, c'est que c'est lui le chef. Oui, mais c'est un mouvement, un programme, mais ce n'est pas que ça. Il a aussi dit que c'est une équipe.
Et c'est ça aussi qu'il a par rapport aux autres, c'est que derrière Jean-Luc Mélenchon, vous avez toute une série de...
Oui, groupés derrière Jean-Luc Mélenchon mais aussi de personnalités politiques une percée dans les sondages de popularité donc vous avez plein de gens qui sont venus lorsque même, genre, on prend Jérôme Guedj, il est tout seul. Raphaël Glucksmann, autour de lui, ben, il n'y a pas grand monde. François Hollande, je ne sais pas exactement pour François Ruffin ou Clémentine Autain.
Je veux dire, Jean-Luc Mélenchon, lui, derrière, il y a 15 personnes qui sont capables d'aller sur tous les plateaux voire faire des 20 heures à sa place. – On va écouter, puisque vous le citez, Jérôme Gage, ce qu'il dit de la capacité de Jean-Luc à battre le Rassemblement national. -"Il pense qu'il est l'homme providentiel.
Or, force est de constater qu'il ne l'est pas ou qu'il ne peut plus l'être. Il veut être un candidat, peut être bon de premier tour, mais je ne peux que constater qu'il n'est pas en capacité d'être le barrage à l'extrême droite au deuxième tour. Il dit juste, il ne peut pas battre le Rassemblement national au deuxième tour, Jean-Luc Mélenchon ? – Si vous voulez, dans la mesure où on connaît les scores dans les études d'opinion du Rassemblement national, ça paraît effectivement difficile.
Mais bon, on est à un an du Je crois qu'il ne faut surtout pas faire de pari aujourd'hui. Ce qui est sûr, si vous voulez, c'est que le RN domine la vie politique de façon outrageante, même, d'une certaine façon, le score du rassemblement national aujourd'hui si on s'en tient aux études d'opinion dans même pas en popularité mais en intention de vote c'est le double des scores du deuxième qui est Édouard Philippe, donc vous vous rendez compte. Et Jean-Luc Pénonchon est encore loin derrière.
Bon, il y a encore un an de campagne, donc ça risque d'être effectivement difficile. Pourquoi ça serait difficile – Pardon, pour préciser ce que vous dites Yves, ce matin qui est sorti un sondage à risque alternatif pourrait être elle qui donne, Jordan Bardella, Marine Le Pen entre 32 et 36%, Edouard Philippe à 19 % et Jean-Luc Mélenchon autour de 12%. – Voilà, c'est C'est ça.
Alors, autre chose, autre considération, c'est que si vous faites le total des voix de droite, vous avez un rat de marée bien supérieur à la gauche qui, si je ne m'abuse, si on additionne toutes les voix à gauche aujourd'hui, on arrive péniblement à 35%. Donc, aujourd'hui, on dit volontiers que la France est plutôt à droite, les études d'opinion semblent le montrer. Là, Yves est en train de mettre la droite et l'extrême droite dans le même paquet, je le note.
Ah mais attendez, ce que je dis simplement, c'est que nul n'est capable de me dire la porosité qu'il y a entre le vote de droite et le vote d'extrême droite, tout comme personne n'est capable de dire la porosité entre le vote de la gauche et de l'extrême gauche. Personne n'est capable de le dire. Moi j'aimerais juste rajouter quelque chose à ce que vient de dire Yves parce que c c'était important et je pense que c'est là un des clivages qu'il y a entre l'analyse de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise et l'analyse du reste de la gauche.
Dans son interview hier sur TF1, il a dit oui mon principal adversaire c'est le Rassemblement national mais je ne crois pas en la capacité du Rassemblement national de l'emporter à l'élection présidentielle et je ne crois même pas qu'il sera au second tour. Alors même, et ça c'est une grosse différence parce que l'ensemble, tout le reste de la gauche, le PS, les écolos, etc., sont persuadés, enfin ils misent tous sur le fait que Jordan Bardella ou Marine Le Pen, peu importe, sera au second tour et que c'est cette urgence-là qui les motive en fait à se réunir.
Jean-Luc Mélenchon il dit oui c'est mon principal adversaire mais vous savez genre ça c'est pas dans le cadre de l'élection le danger principal ce n'est pas ça. Quelle analyse vous paraît la bonne ? Est-ce que le RN sera au second tour ou est-ce que le second tour ça peut être bloc centrale contre France ?
Jean-Luc Mélenchon mise tout sur la dynamique de la campagne et il pense comme à chaque fois que les groupes peuvent s'inverser etc. Je pense qu'il a raison sur ce point c'est-à-dire que Yves et Oriane vous parliez tout à l'heure du sondage d'aujourd'hui, on est à un an des présidentielles, il peut se passer beaucoup de choses en un an. Savoir si le socle sur lequel est assis aujourd'hui, le Rassemblement national peut se tasser jusqu'à faire qu'il n'arrive pas au second tour.
Imaginez que la candidature par exemple d'une nouvelle personnalité qui ne serait pas Marine Le Pen, qui a déjà fait des campagnes présidentielles, comme par exemple Jordan Bardella qui foire tout en fait dans sa campagne et qu'à la fin il soit en dessous de la barre pour aller au second tour. C'est aussi possible, ça fait beaucoup de conjectures. Moi je trouve que Jean-Luc Mélenchon se projette en fait dans un futur désirable selon lui qui, pour l'instant, je vois pas en fait dans les cartes qu'on a en main, je vois pas où est-ce qu'il voit le chemin pour être aussi sûr de sa prédiction.
Jean-Luc Mélenchon qui est dans une dynamique électorale lors de ses trois précédentes candidatures, on va regarder les scores de 2012 jusqu'à 2022, il a commencé à 11 % en 2012, il a terminé à 22 % en 2012, il a terminé à 22 % en 2022, on le rappelle il était à 400 000 voix seulement de se qualifier au second tour. -ce qu'il est sur un plafond ou est-ce qu 'il peut faire mieux ? -ce qu'aujourd'hui il a un socle électoral, un noyau électoral intangible ?
Alors il a un noyau électoral qui est probablement le noyau électoral qu'on mesure dans les études d'opinion actuellement. C'est-à-dire qu'il a, c'est invariable, toujours entre 10 et 13%. Après, c'est sa capacité à aller au-delà.
Ce qu'il a fait en 2017, ce qu'il a fait en 2022, c'est-à-dire qu'en 2022, il loupe le deuxième tour à 400 000 voix, je crois, à 450 000 Parce qu'il y a eu un réflexe vote utile et le PS, ça fait moins de 2%. Est-ce que ce réflexe peut encore avoir lieu ? Il peut avoir lieu ce réflexe en fonction...
Ça dépendra effectivement de l'offre à gauche par ailleurs. Ça c'est une chose qui est évidente. Et puis du rejet que va inspirer son discours.
Est-ce que ça va être un discours, comme vous le disiez tout à l'heure, maintenant qu'il sera extrêmement clivant avec matinée d d'antisémitisme, de choses comme ça ? Enfin, de choses qui pourraient être ressenties comme de l'antisémitisme. Tout ça, évidemment, ça va compter, mais je suis persuadé qu'ils vont tout faire pour, au contraire, à mon avis, ouvrir et faire oublier certaines choses, parce qu'ils sont madrés.
C'est un candidat...
Mais là, ces dernières années, ces derniers mois, il a quand même théorisé la conflictualisation, Jean-Luc Mélenchon. Il l'a théorisé, mais est-ce que vous pouvez aller à une campagne électorale, en la théorisant de la sorte ? Je ne sais pas.
Il a peut-être une autre façon de présenter les choses. Il faudra voir. – Oui, je ne suis pas sûr que l'iconflictualisme, et comme dans tout débat politique, je veux dire dans tout contexte politique, tous les camps conflictualisent.
Vous écoutez Olivier Faure, ils conflictualisent, vous écoutez Bruno Retailleau, ils conflictualisent, vous écoutez Edouard Philippe, ils conflictualisent, tout le monde conflictualise, ils font de la politique, ils ont des adversaires politique, et donc ils essayent de faire que leur vision de la France, leur vision de l'avenir, soit celle qui finalement l'emporte. Donc moi je vois pas La question de son rejet, à mon avis, est située ailleurs. Ce n'est pas sa conflictualisation de tout, c'est plutôt son attitude qui est visée.
C'est ça, lorsque vous regardez les études d'opinion et que vous regardez les raisons pour lesquelles les Français rejettent Jean-Luc Mélenchon, c'est souvent parce qu'il trouve qu'il gueule trop, il est trop énervé, il est trop agressif, etc. Mais ce n'est pas la question de la conflictualisation en tant que telle. D'ailleurs, il a très bien expliqué ce que c C'était sa vision de la conflictualisation hier dans son interview sur TF1.
Il a dit, moi je conflictualise contre le Rassemblement national, mais je veux rassembler les Français. – Mais est-ce qu'il peut aujourd'hui encore incarner le Rassemblement et particulièrement le Rassemblement de la gauche ? Est-ce qu'aujourd un électeur PS peut se dire au premier tour je vais voter Jean-Luc Mélenchon ?
Quand vous regardez les études d'opinion, il y en a de moins en moins. Mais il y en a toujours une partie et vous savez ce qui se passe une semaine avant le vote ou même le jour du vote. Pour un électeur de gauche qui veut voir arriver au second tour un candidat de gauche, ça peut changer beaucoup de choses.
C'est exactement ce qui s'est passé en 2017, ce qui s'est passé en 2022. Vous avez des gens qui ont fait des campagnes et à la fin, le type de gauche se présente à l'isoloir et il met dans l'isoloir le bulletin qui fait qu'au second tour, il espère qu'il y aura un candidat de gauche. Peu importe qu'il s'appelle Pierre-Jacques ou Paul.
Et même si à l'heure actuelle, ce candidat de gauche n'est pas en capacité de battre le RN ? Alors ça c'est une autre question parce que je pense qu'effectivement, ce sera un déterminant dans le vote de 2027. C'est-à-dire que ça sera plus large que la gauche.
C'est-à-dire que les gens seront dans l'isoloir et là ils iront mettre un bulletin de vote pour la personne qui pourra battre Jean-Dane Bardella au second tour. Et si cette personne s'appelle Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure ou Édouard Philippe ou Dominique de Villepin, je ne sais pas, je dis n'importe quoi. Eh bien ce sera ça qu'ils mettront dans l'urne.
Mais ça c'est mon pari à un an des élections. Et plus que dans les campagnes de Rézé en parce que dans les campagnes précédentes, cette question elle se posait au second tour. Là elle va se poser dès le premier tour ?
Elle va se poser dès le premier tour puisqu'on nous explique que la plupart des candidats perdent contre Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Donc évidemment pour quelqu'un qui est profondément antifasciste, qui a encore ce réflexe-là et je pense que c'est encore une majorité de français. Enfin je l'espère et je le souhaite.
Cette question va se poser à mon avis dès le premier tour. Ça va être une nouvelle donne de cette campagne de 2020 ? François Hollande théorise la chose suivante.
D'habitude, on élimine au premier tour et on choisit au deuxième tour. Ce qui est de moins en moins vrai d'ailleurs. Et il dit que là, et c'est pour ça qu'il croit en son étoile, c'est qu'on va choisir au premier tour celui qui peut battre le rassemblement national au deuxième tour c'est toute sa théorie sauf qu'il oublie une chose c'est justement la porosité de l'électorat de droite et d'extrême droite à A partir du moment où cette porosité est grande, cette théorie-là ne tient plus, d'après moi.
Donc on va voir. Ce qui est sûr, si vous voulez, c'est qu'il y a une chose qui va être très importante dans le vote de Mélenchon cette cette année, à la mesure où de plus en plus il théorise et il creuse son sillon. C'est le vote protestataire des abstentionnistes, enfin...
Est-ce qu'il va réussir à capter ce vote des deuxièmes et troisièmes générations d'immigration aussi, qui n'allaient pas voter parce qu'ils considéraient que c'était pas trop leur affaire ? Et ça, c'est une donne qui peut pas mal changer les choses ? Un mot sur l'impact que va avoir cette déclaration de candidature sur le reste de la gauche.
Jean-Luc Mélenchon, qui a un peu fustigé ses camarades de gauche, les autres partis hier soir sur TF1. Nous sommes à moins d'un an du deuxième tour de l'élection présidentielle et quoi ? Les divisions internes dans les partis font qu'il y a une prendre de vitesse le reste de la gauche et dire voilà, nous on est prêts.
Un deuxième candidat qui se déclare, ce sera un diviseur ? Oui, je pense que c'est exactement ce qu'il veut faire. D'ailleurs, il va commencer ses meetings là dès le mois de juin.
Il rentre. Il rentre. Il rentre. en campagne active et à la question de...
Vous savez, encore, il y a quelques semaines, il y avait des gens qui disaient oui, mais vous allez voir, peut-être que ça va être bon part, peut-être que ça va être machin, etc. Et ce doute-là, depuis hier, ils y ont mis fin et là, ils sont partis, ils sont tous lancés sur 2027. Vous allez sur les réseaux sociaux, hier c'était de la folie, vous aviez tous les députés, tous les cadres de la France Insoumise qui tweetaient la même chose, aller voir et qui mettaient sur tous leurs réseaux sociaux à les mettre de Mélenchon 2027 .fr, allez mettre votre parrainage etc et ça on va y avoir droit pendant un an et donc c'est ça là ils veulent dire aux autres maintenant genre vous rangez derrière nous parce que nous on a de l'avance, on a de l'avance, effectivement en fait on a de l'avance parce que de fait Jean-Luc Mélenchon dans le sondage que vous citiez il est le premier à gauche donc il dit vous vous mettez derrière moi, ils ont ceux qui ont le programme le plus abouti, le plus on ne doute pas qu'ils vont réussir il y a les parrainages d'élus aussi, les fameux 500 maires est-ce que ça ils seront en capacité de les avoir sans l'appui du reste de la gauche ?
Oui alors déjà ils ont quelques mairies maintenant contrairement à la dernière fois ils n'en ont pas 500 tout à fait après franchement si Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise n'ont pas 500 parrainages, on est encore sur...
Le RN a du mal à les avoir il y a 50 ans. Ça pose des problèmes démocratiques de base et il y a souvent des maires et 500 maires ça se qui disent qu'en fait, on a besoin dans la course présidentielle d'avoir le Rassemblement National ou d'avoir la France Insoumise ou d'avoir quelques autres partis qu'on décide que c'est important parce que ça reste quand même des forces très importantes dans notre pays. Ça ne va pas être un sujet ?
Ce n'est pas une arme, ça, du PS contre la France insomnie ? Non, je ne pense pas. Même pour le Rassemblement national, ça ne compte plus.
En plus, vous avez l'UDR maintenant, c'est-à-dire le parti d'Éric Ciotti, donc ça...
Non, non, c'est à mon avis une formalité maintenant, les 500 signatures pour les uns et les autres. Quel peut être le thème de campagne de Jean-Luc Mélenchon-Pablo ? Il l'a dit, il y a cette problématique de la Nouvelle-France, c'est-à-dire de parler de la France actuelle.
C'est ça, la Nouvelle-France. Et il dit, voilà, les autres, là, ils me parlent d'une France des années 60, des années 40, des années je ne sais pas quoi. Moi, je vais vous parler de la France d'aujourd'hui.
Et la France d'aujourd'hui, elle est féminine, elle est diverse, elle est tout ce que vous voulez. C'est de ça dont il va parler prioritairement. Après, il a aussi les autres questions qui sont liées à l l'économie, à la vieille ancienne socialiste qui est la répartition des richesses.
Il va vous parler de super-profits, de taxes, etc. Et c'est normal, c'est son rôle de Il ne faut pas oublier que c'est un socialiste, il ne va pas vous parler de récupération d'outils de production. Il n'est pas communiste mais c'est un socialiste.
Et justement le thème principal pour les Français et c'est encore ce que dit ce sondage ARTL Harris Interactive ce matin c'est le pouvoir d'achat thème de préoccupation principale et face à la flambée des prix du carburant au bénéfice de Total le débat sur la taxation des super profits est relancé on va écouter ce qu'on disait hier le RN Jean-Philippe Tanguy et le modem Marc Fénault il y a une inaction il n'y a pas d'action volontariste à savoir baisser les taxes baisser la TVA baisser la TICPE pour atteindre comme le propose le Rassemblement National une baisse de 40 centimes minimum par litre c'est l'efficacité et dans un deuxième temps pour financer cette mesure on peut évidemment récupérer une partie de ses sur profits c'est Marine Le Pen qui en 2021 à la présidentielle compte tenu de l'hyperinflation est déjà d'un certain nombre d'abus enfin pas d'abus c'est des phénomènes de de marchés qui font qu'à la fin totale s'enrichit mécaniquement, on puisse récupérer une partie de ses sur -profits. Quand vous faites une loi, le temps de voter une loi, le temps moyen d'une loi, même en procédure accélérée, c'est entre 6 et 12 mois. C'est très sympathique d'aller dire aux Français, attendez si ça...
C'est très déclaratif tout ça. C'est très totémique. On fait semblant de si tant est que la loi soit votée.
Donc je trouve que c'est pas opérant par rapport à la réalité de nos concitoyens. Je préfère avoir le dispositif qui a été disposé sur la par le Premier ministre qui, lui, est opérant plutôt qu'une loi sur des profits qu'on ne saura pas qualifiés et qu'on ne saura pas qualifier et distinguer entre les profits nationaux et les profits internationaux. – Alors c'est vrai que, il faut-il taxer les superprofits – Oui, c'est une question qui nécessairement va être posée et qui est posée par tous les opposants au gouvernement.
Je ne pense pas que ce soit la meilleure des solutions. Parce que d D'abord, Total fait la plupart de ses profits non pas en France, comme vous le savez, mais à l'étranger. Deuxième chose, deuxièmement, Total est une société, une compagnie pétrolière qui est dans le marché d'une concurrence effrénée entre une centaine de compagnies pétrolières, il faut le savoir, qui font exactement les mêmes opérations que Total.
Et que Total, évidemment, doit aussi, verser des dividendes à ses actionnaires d'une part et deuxièmement faire des investissements. Alors est-ce que le réflexe immédiat dans ce pays, c'est toujours d'aller...
Eh bien, c'est tout juste s'il ne faut pas nationaliser Total. C'est exactement ça, en fait. C'est un peu ça le sujet.
C'est-à-dire que c'est une société privée, mais on va piocher dedans quand Non, ce n'est pas comme ça que ça doit se passer. C'est-à-dire qu'il faut...
Parce que je vais vous dire Total à ce qu'elle peut faire. Ça se fait en deux secondes, ça. Si on ennuie trop Total et ses actionnaires, il suffit qu'ils déménagent, ils s'installent à New-York et c'est terminé, on n'en parle plus.
Donc il faut savoir ce qu'on veut. Moi je crois sincèrement qu'il faut revoir l'échelle des taxes qui appartiennent à l'État, pour le coup, enfin, qui vont dans les caisses de l'État pour ce qu'il y a des super profits. C'est là qu'il faut sans doute travailler.
Et puis, il faut travailler à la conversion et à la transition énergétique. C'est évident. On ne peut pas dire...
Les gens aujourd'hui qui demandent un taxé total, ce sont les mêmes qui vous disent qu'il faut faire des progrès sur le fond écologique. C'est une bonne idée de s'attaquer à Total, ce que demande une partie de la gauche ? Je souscris à ce qu'a dit Marc Fénaud et à ce qu'a dit Yves Tréhard en très grande partie.
C'est-à-dire que Total est une entreprise privée qui fait ce qu'elle veut avec son fric, ce qu'elle veut avec ses investissements. Si elle a envie de tout reverser à sélectionnaire, elle reverse tout à sélectionnaire et elle a bien raison de le faire puisqu'elle peut le faire. C'est comme ça que pense une société du type Total.
Je suis aussi d'accord qu'il est très compliqué de savoir qu'est-ce qui est fait en France, qu'est-ce qui est fait à l'international sur les bénéfices de Total. Enfin, je suis aussi d'accord avec le fait que Total, si demain ils ont envie de se barrer à l'étranger ben ils peuvent le faire. Donc c'est quoi ?
C'est de la démagogie de la part de la gauche qui demande ça ? Non, non. J'arrive à ma conclusion.
Donc la question c'est nous sommes dans une Nous avons besoin d'un outil qui nous permette d'agir sur le secteur énergétique et en particulier sur le secteur des hydrocarbures. Et je rappelle, il y a de ça encore un peu moins de 40 ans. Total était une entreprise publique.
Et à ce moment-là, ça a été libéralisé dans les années 80 et dans les années 90. Mais moi, je pense que la question de la nationalisation se pose. Mais pas forcément, on n'est pas obligé de dire c'est à l'État, on peut trouver des manières pour dire que...
Mais que ça soit un outil démocratique. On ne peut pas, on est en une démocratie, on est 70 millions en France, on On avait un outil qui nous permettait d'agir sur le pétrole, la production, la distribution de pétrole. Aujourd'hui, on ne peut pas se permettre, comme l'a très bien expliqué Yves Tréhard, qu'ils fassent ce qu'ils veulent avec à la fois les prix, à la fois le siège social et à la fois les bénéfices qui font.
Donc nationalisation ? Bien sûr nationalisation. Yves nationalisation ?
Non, moi je suis tout à fait hostile à ce genre de parce que l'État est un très mauvais actionnaire et l'État est un très mauvais chef d'entreprise. Mais c'est vrai que de deux choses l'une, soit c'est une société privée et puis elle fait ce qu'elle veut avec quand même une direction qui est consciente de ses actions et de ses choix et de ses options. Soit c'est une société publique et à ce moment-là, on connaît le sort de toutes les sociétés publiques en France.
Ça se termine toujours en catastrophe. – Non, ce n'est pas vrai. – Si, toutes les nationalisations ont toujours mené à la catastrophe. – Non, ce n'est pas vrai. – Il s'agit aussi bien dans l'automobile que justement l'industrie pétrolière et la gauche est bien placée pour le Parce que ce n'était pas Total qui était public, c'était Elf.
Et Elf Aquitaine, on sait ce que c'est devenu comme machine à sous de l'État. Le prix qu'on l'a vendu, c'est parce que précisément, ça marchait très bien et qu'à ce moment-là, c'était rentable. Il y a eu quelques abus, effectivement, mais franchement, on a des sociétés, notamment dans le secteur de l'énergie, qui sont tout à fait intéressante.
Enfin, je veux dire, EDF, ça reste une très belle société qui marche très bien et que beaucoup de nos partenaires à travers le monde nous envient. Et grâce aussi à...
Parce qu'on a des bons polytechniciens, on a des bons normaliens, on a des des bons, école des ponts, école des mines, etc., qui fournissent les cadres de ces entreprises. Et ça marche très bien.
Sauf quand on décide de fermer des réacteurs nucléaires. Oui, mais ça c'est des choix politiques qui sont faits. Et c'est un autre débat.
Merci beaucoup Pablo Piovivien et merci Yves Tréard d'avoir été avec nous pour ce débat merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée public sénat en partenariat avec la presse régionale
Jean-Luc Mélenchon