Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 21 octobre 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSécurité

90% des universités sont touchées par le mouvement de colère selon la vice-présidente de France Universités

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse partielle

    Alors n'est-ce pas une fausse bonne idée ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Alors pourquoi fermer Hélène Boulanger ?

  • 1:13RelanceRéponse directe

    Donc c'est de la prévention, c'est de la précaution des questions de sécurité avant tout ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    A-t-on une idée du nombre de facultés, d'écoles fermées aujourd'hui ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez des consignes ? Qu'est-ce qu'on vous demande au niveau des préfectures ou du ministère de fermer, d'agir ?

  • 2:31RelanceRéponse directe

    Je reviens à la question de la sécurité.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:37Invité politiqueChiffre
    « pour les universités, c'est pratiquement 90% des universités qui sont touchées. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Nous sommes aussi des enseignants, des enseignantes, et ça nous crève le cœur de revenir à des conditions qui nous font penser au moment du Covid. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « les présidents sont élus par leur communauté universitaire, ils disposent d'une autonomie dans l'exercice du pouvoir de police, et ils prennent leurs décisions au regard des informations qui sont disponibles, pas sur ordre, pas sur demande. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « il y a forcément des questions de sécurité liées à des groupuscules qui peuvent envahir des bâtiments, les dégrader jusqu'à les brûler, comme ça a été le cas à Rouen. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « les présidents et les présidentes sont opposés aux formes de blocage. »
  • 5:40Invité politiquePromesse
    « la mesure la plus importante, c'est la revalorisation des bourses. »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « Il y a une réforme des bourses qui est restée en suspens il y a quelques années et qui aboutit à ce que l'étudiant au plus haut niveau de bourse n'ait pas de quoi subvenir à ses besoins pour étudier. »
  • 5:56Invité politiquePromesse
    « Il faut nous permettre de recruter les enseignants dont nous avons besoin puisque nous avons toujours autant d'étudiants et d'étudiantes à former. »
  • 6:04Invité politiquePromesse
    « il faut enfin activer ce qui va nous permettre d'adapter le bâti universitaire, les bâtiments dont on parlait tout à l'heure, au dérèglement climatique. »

Temps de parole

  • Invité politique61 %
  • Présentateur37 %
  • ?2 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

À 6h21, nous sommes en pleine vacances scolaires. Le mouvement lycéen est donc de fait en pause, mais celui des étudiants se poursuit rassemblement et actions de blocage tous les jours devant plusieurs dizaines d'établissements pour réclamer plus de moyens ou encore la rénovation des locaux. Face à cette mobilisation ces derniers jours, les fermetures administratives d'universités se multiplient place à l'enseignement à distance. Alors n'est-ce pas une fausse bonne idée ? Question ce matin à Hélène Boulanger. Bonjour. Bonjour. Présidente de l'université de Lorraine, vice-présidente de France Université. Ces fermetures, elles crispent un peu tout le monde, j'allais dire.

Les étudiants mobilisés, mais aussi ceux qui veulent étudier et beaucoup de professeurs qui ne veulent pas enseigner à distance. Alors pourquoi fermer Hélène Boulanger

0:53
Locuteur

? Alors

0:54
Invité politique

une fermeture de bâtiment de l'initiative du chef d'établissement où un blocage aboutit au même résultat. Les enseignements ne peuvent pas avoir lieu, les conditions d'études sont dégradées. Et bien évidemment, ça crispe tout le monde. Lorsqu'un chef d'établissement décide de fermer un bâtiment, c'est qu'il considère que les risques associés à son ouverture sont trop importants.

1:13
Présentateur

Donc c'est de la prévention, c'est de la précaution des questions de sécurité avant tout ?

1:17
Locuteur

Chaque

1:17
Invité politique

chef d'établissement analyse la situation dans laquelle il se trouve, les risques particuliers sur un bâtiment, et prend les décisions au regard de cela. C'est compliqué d'avoir un commentaire général parce que les situations sont très différentes en fait d'un établissement à l'autre partout en France.

1:31
Locuteur

A

1:32
Présentateur

-t-on une idée du nombre de facultés, d'écoles fermées aujourd'hui

1:36
Locuteur

? Alors

1:37
Invité politique

de ce qu'on peut voir au niveau de France Université, pour les universités, c'est pratiquement 90% des universités qui sont touchées. Je voudrais quand même insister sur quelque chose. Nous sommes aussi des enseignants, des enseignantes, et ça nous crève le cœur de revenir à des conditions qui nous font penser au moment du Covid. Ça n

1:53
Locuteur

'a

1:53
Invité politique

pas été une expérience vraiment enthousiasmante, ni pour les enseignants, ni pour les étudiants. Et c'est vraiment un regret qu'on est contraint de passer sur ces modalités.

2:03
Présentateur

Qu'on comprenne bien Hélène Boulanger, ce sont donc les présidents d'universités, les chefs d'établissement qui décident des fermetures. Est-ce que vous avez des consignes ? Qu

2:12
Locuteur

'est

2:12
Présentateur

-ce qu'on vous demande au niveau des préfectures ou du ministère de fermer, d'agir

2:16
Locuteur

? Alors

2:17
Invité politique

les présidents sont élus par leur communauté universitaire, ils disposent d'une autonomie dans l'exercice du pouvoir de police, et ils prennent leurs décisions au regard des informations qui sont disponibles, pas sur ordre, pas sur demande.

2:31
Présentateur

Je reviens à la question de la sécurité. On a vu notamment à Nantes, un campus, être envahi par un certain nombre de personnes. À Rouen, il y a un bâtiment qui a été détruit. La sécurité face à ces actions de blocage ou ces manifestations vous inquiète ? Et c'est aussi ça qui peut motiver les fermetures administratives

2:52
Locuteur

?

2:53
Invité politique

Alors oui,

2:54
Locuteur

il

2:54
Invité politique

y a forcément des questions de sécurité liées à des groupuscules qui peuvent envahir des bâtiments, les dégrader jusqu'à les brûler, comme ça a été le cas à Rouen. Mais il faut vraiment distinguer d'une part le mouvement social qui est porté par les étudiants, et d'autre part des actions à caractère violent qui peuvent être portées par d'autres types de groupes.

3:15
Locuteur

C

3:15
Invité politique

'est vraiment deux choses à considérer de manière séparée. Vous voyez ce qui se passe partout en France. Il n

3:19
Locuteur

'y a

3:19
Invité politique

pas de raison que les universités échappent à des courants avec des formes de violence auxquelles on n'a jamais été confrontés précédemment. Mais ce sont vraiment deux choses différentes. Si vous prenez mon établissement, il n'y a pas un tag, il n'y a pas une dégradation, il n'y a rien, les bâtiments sont bloqués pour une part, mais absolument aucune dégradation réalisée par les étudiants et les étudiantes mobilisées.

3:43
Présentateur

Je le disais, les professeurs, certains professeurs sont aussi bien contre ces fermetures. Je cite par exemple le syndicat SNESUP-FSU, qui qualifie les fermetures, je cite, d'intolérables, et qui rappellent que l'université a toujours été et est toujours un lieu de débat. Est-ce que ce n'est pas du coup contre nature, contre productif, que de fermer un lieu de débat alors qu'il y en a sans doute besoin aujourd'hui

4:07
Locuteur

? C

4:08
Invité politique

'est pour ça que les présidents et les présidentes sont opposés aux formes de blocage. Pour ma part,

4:13
Locuteur

j

4:13
Invité politique

'ai des bâtiments fermés de l'initiative de l'établissement, des bâtiments qui sont bloqués par les étudiants et étudiantes mobilisées. On ne peut pas à la fois reprocher au président de fermer les bâtiments et soutenir les étudiants et les étudiantes qui les bloquent.

4:28
Présentateur

Et les blocages et les manifestations, ce ne sont pas des formes de débat, d'interaction, de mise en place de ce débat justement

4:36
Locuteur

? Un

4:37
Invité politique

mouvement social, quel qu'il soit, il produit de la gêne. C'est dans l'essence même, si des personnes manifestent et que rien ne se passe, l'état du dialogue social en France aboutit à ce qu'il n'y

4:50
Locuteur

a

4:50
Invité politique

aucun résultat,

4:51
Locuteur

il

4:51
Invité politique

n

4:51
Locuteur

'y a

4:51
Invité politique

aucune forme de discussion qui s'engage. Donc on a forcément des formes d'expression qui produisent de la gêne et une grève par exemple a ce résultat-là et c'est tout à fait normal et on peut l'entendre. Mais jusqu'à quel point ? Et combien de temps ?

5:05
Présentateur

Une dernière question Hélène Boulanger. Au fond, vous semblez comprendre cette colère en tant que président d'université puisqu'avec France Université, vous venez de publier un manifeste intitulé « Faisons de la jeunesse une grande cause nationale ». C'est une réponse politique qu'il faut à cette crise ? C'est ce que vous demandez au gouvernement ?

5:22
Locuteur

Il

5:23
Invité politique

faut des réponses immédiates, des annonces qui permettent de ramener de l'apaisement dans nos établissements. Il faut aussi que s'engage un grand débat politique dans la perspective des présidentielles 2027.

5:35
Présentateur

Quelle mesure en particulier pourrait être prise tout de suite

5:37
Locuteur

?

5:37
Invité politique

Alors immédiatement, pour nous, la mesure la plus importante, c'est la revalorisation des bourses. Il y a une réforme des bourses qui est restée en suspens il y a quelques années et qui aboutit à ce que l'étudiant au plus haut niveau de bourse n'ait pas de quoi subvenir à ses besoins pour étudier. On ne

5:54
Locuteur

peut

5:54
Invité politique

pas laisser cette situation durer. Il faut nous permettre de recruter les enseignants dont nous avons besoin puisque nous avons toujours autant d'étudiants et d'étudiantes à former. Et il faut enfin activer ce qui va nous permettre d'adapter le bâti universitaire, les bâtiments dont on parlait tout à l'heure, au dérèglement climatique. Ce sont les mesures immédiates que nous attendons et nous espérons que nous nous mettions tous ensemble pour nous occuper de la jeunesse. Il faut construire pour eux un futur désirable. Et on ne peut pas leur dire, on vous donne les clés du camion et débrouillez-vous avec. Il faut travailler avec eux pour le construire, ce futur désirable. Et il est possible.

Et ça, c'est un propos extrêmement optimiste qui nous permet de nous sortir de la chape de plomb sous laquelle nous évoluons depuis des semaines maintenant.

6:41
Présentateur

Merci Hélène Boulanger, présidente de l'Université de Lorraine et vice-présidente de France Université.