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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 janvier 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraites

Marc Ferracci : « Je pense que le travail coûte trop cher »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    François Bayrou a confirmé hier qu'il n'y aurait pas de suppression de postes d'enseignants, pas de 7h de travail non rémunéré. Le compte n'y est pas, selon Patrick Kanner. Faut-il faire de nouvelles concessions aux socialistes ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le travail coûte trop cher aujourd'hui en France, notamment du point de vue des industriels ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Edouard Philippe a dit qu'il fallait revoir le financement de la protection sociale. Faut-il travailler plus ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Les chiffres du chômage ont bondi de 3,9% au dernier trimestre. Est-ce l'échec du gouvernement ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    L'industrie automobile française est en difficulté avec le passage à l'électrique. Êtes-vous inquiet pour l'emploi ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'industrie chimique est en crise, notamment à Archema avec 154 postes supprimés. Que pouvez-vous faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Marc FerracciChiffre
    « on a créé près de 3 millions d'emplois depuis 2017 »
  • 13:30Marc FerracciFait
    « en 2035 on passera au moteur électrique »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour Marc ferci merci beaucoup d'être notre invité ministre chargé de l'industrie et de l'énergie on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice vesseron du groupe etbra les journaux régionaux de l'Est de la France bonjour Fabrice bonjour orien bonjour Marc Ferraci bonjour Marc ferci François Baayou a donc confirmé hier qu'il n'y aurait pas de suppression de postees d'enseignants pas de 4000 suppressions de postes d'enseignants pas de 7 he de travail non rémunéré comme l'a voté le Sénat le compte n'y est pas complètement c'est ce qu'a dit Patrick canner le patron des sénateurs socialistes après cette interview est-ce qu'il faut faire de nouvelles concession au socialiste je parlerai pas de concession je parlerai de compromis euh on sait que la situation politique nous oblige à faire des compromis c'est pas d'ailleurs une mauvaise chose parce que ça nous oblige également à changer un peu notre culture politique qui est souvent une culture de l'affrontement qui est souvent une culture et bien du pugila parfois moi je suis assez satisfait que les négociations se poursuivent le Parti socialiste émet un certain nombre de souhait de recommandation de revendication et notre responsabilité au niveau du gouvernement c'est celle d'éic Lomb c'est celle d'améine Montchalin qui mène notamment ces négociations pour le ministère de l'économie et des finances bah c'est de trouver des voies de passage qui permettent d'une part et bien d'équilibrer au maximum nos comptes publics on sait qu'on va avoir un déficit on vise 5,4 % de déficit et on v surtout une trajectoire de déficit qui doit nous ramener à 3 % en 2029 et et évidemment trouver les compromis qui permettent et bien de stabiliser l'action gouvernementale d'obtenir un budget je pense que ce besoin de stabilité il est absolument fondamental moi en tant que ministre de l'Industrie je vois passer énormément de filières professionnelles d'entreprises qui sont inquiètes qui sont préoccupés par l'absence de budget ça coûte très cher à la fois en terme budgétaire et aussi en terme d'incertitude économique c'est-à-dire qu quel serait le coût pour l'industrie d'une nouvelle censure bah aujourd'hui la censure qui a eu lieu en décembre on sait que budgétairement sur le simple aspect budgétaire c'est-à-dire les économies qu'on ne réalise pas elle coûte 12 milliards d'euros 12 milliards d'euros il faut rajouter à ça le coût des investissements qui sont suspendus le coût des recrutements qui ne sont pas faits le coût de cette incertitude qui provoque de l'attentisme dans la vie économique et moi je vous donne un exemple très concret en tant que ministre de l'Industrie euh je suis notamment chargé du soutien aux entreprises industrielles en difficulté et bien pour soutenir les entreprises industrielles en difficulté j'ai normalement accès à des crédits pour leur faire des prêts pour leur permettre de boucler des tours de table et de continuer leur activité c'est prêt aujourd'hui je ne peux pas les faire parce qu'il y a un certain nombre de reports de crédit qui ont été bloqués parce que nous n'avons pas de budget ça c'est très concret et c'est des moyens d'intervention en moins qui vont probablement avoir des conséquences économiques sur un certain nombre de dossiers voilà le coût de la censure donc une deuxième censure et bien vous en rajoutez une louche si je puis si je peux me permettre et c'est évidemment ce serait évidemment extrêmement extrêmement délétaire et même catastrophique pour nos entreprises et pour notre économie et ce chiffre de 12 milliards il est contesté notamment Parel le président de la de la commission des finances de l'Assemblée nationale il faut également trouver des recettes hier François Baayou il a écarté la taxation des retraités y compris les plus aisés il a raison le principe qui a été posé c'est que il n'y a pas d'impôt supplémentairire sur les ménage voilà je pense que c'est un principe que l'on peut bien comprendre c'est un principe qui correspond d'une part à ce que souhaite une partie des oppositions et puis qui correspond également il faut le dire à ce que souhaite une partie du bloc central dont je suis issu moi en tant que ministre de l'Industrie je suis issu des députés ensemble pour la République euh le principe de ne pas augmenter les impôts c'est un principe auquel on est attaché ensuite qu'il y a un débat à à moyen terme c'est-à-dire dans les mois qui viennent sur le financement de notre protection sociale moi je ne suis pas hostile je pense que dans la situation dans laquelle nous sommes à la fois en France en Europe et au niveau géopolitique il ne faut s'interdire aucun débat et il ne faut s'interdire aucune réflexion mais là dans le contexte actuel je pense que c'est effectivement une décision qui a du sens édard Philippe dimanche il a dit qu'il fallait revoir le financement de la protection sociale et faire rentrer notre modèle social dans le 21e siècle avant qu'il ne meure est-ce qu'il va falloir travailler plus écoutez moi j'ai défendu depuis des années le principe selon lequel l'allongement de la vie devait devait générer un allongement de la vie professionnelle c'est un principe assez simple c'est pour ça que j'ai défendu la réforme des retraites je l'ai même défendu en étant fidèle aux engagements présidentiels à savoir une retête et un âge légal à 65 ans euh ce n'est pas ce qui a été voté c'est pas ce qui a été adopté et donc moi je suis par principe attaché à cette idée vous savez l'écart de richesse entre la France et les états États-Unis il résulte pour une très large part du différentiel d'heure de travail entre la France et les États-Unis on a 864 heur en moyenne par français travailler chaque année et on a plus de 800 heur aux États-Unis ça c'est une explication très claire et bien d'une forme de décrochage il faut bien le dire en terme de PIB par tête c'est-à-dire en terme de richesse créée qui ensuite a des effets sur notre modèle social sur notre capacité à le financer et aussi sur notre capacité à investir moi j'insiste énormément là-dessus en tant que ministre de l' industrie je constate chaque jour que pour donner à nos entreprises la capacité à lutter à armes égales dans la compétition internationale pour leur permettre de se battre et bien il faut les aider à investir il faut les aider à innover dans tous les domaines notamment dans l'intelligence artificielle et pour cela il faut créer des richesse qu'on le veille ou non il faut aussi leur donner accès à des capitaux plus importants pour vous juste pas question de revenir sur les 64 ans ah moi ça n'est de mon point de vue ce ne serait absolument pas une bonne option évidment mais si les partenaires sociaux se mettent d'accord là-dessus est-ce que vous soutiendrez l'accord écoutez moi ce que je constate c'est que il y a une méthode qui a été choisie la méthode c'est de faire confiance aux partenaires sociaux au dialogue dans un cadre financier qui est posé le cadre financier c'est l'équilibre de nos systèmes de retraite si les partenaires sociaux trouvent à équilibrer notre système de retraite en jouant sur ce paramètre et en même temps en agissant sur d'autres leviers et bien je seraai ravi mais l'équation n'est pas facile oui un mot sur le coût du travail puisque le sujet revient sur le devant de la scène la c'est dernières heures est-ce que le travail coûte trop cher aujourd'hui en France notamment du point de vue des industriels mais je pense que le travail coûte trop cher je pense que le travail coûte trop cher vous savez on a construit notre système de financement de la protection sociale après la Seconde Guerre mondiale en faisant peser le financement d'un certain nombre de droit sur le travail c'est-à-dire avec des cotisations sociales salariales et patronal peu à peu les droits se sont étendus et c'est une très bonne chose nous sommes très attachés à notre modèle social ce sont étendus à une meilleure couverture maladie à une meilleure couverture des retraites et en Mme même temps le nombre de personnes qui travaillent a plutôt eu tendance à se restreindre en proportion de la population il y avait le plein emploi après la Seconde Guerre mondiale on a plus le plein emploi on essaie d'y revenir cet écart cet écart cet écart doit nous inciter à réfléchir à des baisses du coût du travail c'est ce que nous avons fait en 2018 quand nous avons transformé le cice ça représentait 20 milliards d'euros en allègement de charge pérennes ce qui nous a permis d'annuler les cotisations sociales ou quasiment les annuler au niveau du SMIC est ce qui nous a permis de créer beaucoup d'emplois donc moi je souhaite que on ait une réflexion pour poursuivre dans cette voie les options elles sont diverses mais d'une manière ou d'une autre il faut trouver je pense d'autres sources de financement de notre protection sociale que le travail parce que ça pénalise tout simplement la création d'emplois et lesquel du coup écoutez vous avez des économistes je vous donne un exemple comme Étienne vassem et Antoine bosot dans un récent rapport sur les sur les charges social sur sur les cotisations sociales et l'exonération de charge sociale qui préconise par exemple d'utiliser plus la base foncière et de fiscaliser plus le foncier c'est une piste moi c'est une piste que je je regarde avec intérêt comme d'autres pistes des pistes il y en a beaucoup dans le débat public le président du MF Patrick Martin a par exemple parlé de financer la protection sociale en s'appuyant sur la consommation moi je n'ai pas je n'ai pas de de choix déterminé je souhaite que le débat ait lieu parce que comme vous le dites le sujet du coût du travail et les restrictions que ça mène sur les recrutements et sur la capacité de nos entreprises à se développer et bien c'est un vrai sujet excusez-moi mais la consommation agir sur la consommation c'est quoi c'est touché à la TVA mais ce que proposait le président du MF c'était ça est-ce que c'est ça qu'il faut faire je ne sais pas mais il faut en débattre oui mais ça ça serait du coup un impôt pour tout le monde un impôt supplémentaire pour tout le monde si vous augmentez la TVA mais c'est c'est c'est pour ça que je c'est contradictoire avec la volonté du gouvernement de ne pas toucher au pouvoir d'achat des classes moyenes des classes populair c'est pour ça que ça n'est pas la seule option c'est c'est pour ça que je pense qu'il faut avoir un débat sur ce sujet mais le sujet du coût du travail est un vrai sujet et moi je ne lâcherai pas ce débat je ne lâcherai pas ce sujet parce que je rencontre tous les jours sur mes sur le terrain dans mes déplacements ou dans mon bureau quand les gens viennent me voir des gens qui me parlent de cette problématique et qui me donne des éléments de comparaison avec leurs concurrents européens ou extraeuropéens en terme de coût du travail donc un moment un autre faut faut être clair si on veut faire de l'industrie de la réindustrialisation de la lutte pour le plein emploi une priorité bah il faut s'en donner les moyens et donc il faut ouvrir le débat et pour le moment le gouvernement s'en donne pas suffisamment les moyens ah ben je pense que le gouvernement dans les dernières années s'en est clairement donné les moyens je vous rappelle qu'on a créé près de 3 millions d'emplois depuis 2017 c'est en partie lié aux mesures qui ont été prises en matière fiscale et sociale donc moi je constate qu'aujourd'hui on a des problèmes budgétaires à régler ils sont très lourds mais je souhaite que dès lors qu'on aura retrouvé une trajectoire de finances publiques plus favorable bien on rouvre cette question du coût du travail on rouvre la question des impô de production également parce que ça c'est également quelque chose que réclament les entrepreneurs que réclament les industriels en particulier continuer et reprendre la trajectoire de baisse de la CVAE par exemple qui avait été introduite en 2021 et c'était le premier gouvernement à le faire alors que c'était demandé depuis des années par un certain nombre de rapports et par les industriels je souhaite qu'on puisse reprendre la baisse des impôts de production et bien dès que la situation budgétaire le permettra vous parlez de l'emploi les chiffres du chômage ont été publiés hier ils sont très mauvais ils ont bondi pour le dernier trimestre plus 3 9 % c'est la plus forte remontée en une décennie hors crise covid est-ce que c'est l'échec du gouvernement non ce n'est pas l'échec du gouvernement vous savez il y a un indicateur sur le taux de chômage c'est le taux de chaumage au sens du Bureau international du travail il est aujourd'hui à 7,4 % il était à 9,5 % en 2017 donc moi je constate qu'effectivement sur les chiffres de Pôle emploi c'est-à-dire ce qu'on appelle le nombre de demandeurs d'emploi en fin de mois il y a une augmentation elle est liée à un certain nombre de facteurs elle est liée à une conjoncture qui est devenue un peu moins bonne aux difficultés d'un certain nombre de de filières et en particulier des filières industrielles sur lesquelles nous agissons au niveau français au niveau européen c'est l'automobile c'est la sidérurgie c'est la chimie mais aujourd'hui les fondamentaux restent solides j'en veux pour preuve le nombre de recrutements qui ne sont pas pourvus notamment dans l'industrie nous avons 70000 postes qui ne sont pas pourvu dans l'industrie le nombre d'investissements qui aussi pour des raisons d'instabilité politique sont suspendus je pense que si on donne à notre pays un peu de stabilité politique si on permet d'adopter un budget si on permet aux entreprises et au consommateurs aussi de se projeter dans l'avenir et bien la machine repartira et elle peut repartir très vite juste sur la consommation on a un taux d'épargne qui a jamais été aussi haut à 18 % ça c'est le signe que les gens sont inquiets et pour limiter cette inquiétude et pour faire repartir la consommation et derrière on refera aussi partir l'emploi et les embauches et bien il faut donner de la stabilité mais quand les chiffres du chômage vont bien c'est Emmanuel Macron Emmanuel Macron il se vant de dire le chômage on en parle plus et là quand ils vont mal c'est la faute de l'instabilité politique moi j'ai fait de l'analyse du marché du travail des chiffres du chômage une partie de ma vie professionnelle je suis professeur d'université je me suis spécialisé là-dessus je suis lucide il y a ce qui a trait à l'action politique et certaines réformes ont produit des effets d'ailleurs elles ont été évaluées par des chercheurs indépendants la baisse des charges sociales les réformes de l'assurance chômage tout ça ça a contribué à la baisse du chômage mais ça n'explique pas toute la baisse du chômage il y a aussi d'autres facteurs et d'autres tendances à la baisse comme à la hausse donc il faut être évidemment il y a des secteurs en difficulté notamment l'automobile est-ce que ça veut dire que les chiffres du chômage ils ont vocation à rester mauvais sur une certaine période je pense que d'abord la situation de l'industrie elle est contrastée vous avez des filières en difficulté chez les équipementiers automobiles qui ferment beaucoup et puis vous avez des filières qui vont très bien les métiers du nucléaire j'étais la semaine dernière au creusau c'est 100000 embauches dans les 10 prochaines années le la décarbonation de l'industrie et bien ce sont des sites qui ouvrent plus nombreux que les sites qui ferment donc il faut déjà avoir une approche assez lucide et ne pas considérer que toute l'industrie va mal ensuite effectivement sur ces filières il y a des problèmes structurels qui vont mettre du temps à être réglé il faut agir au niveau européen et moi j'ai proposé ça a d'ailleurs été repris par le commissaire Stéphane séjourné par la Commission européenne un plan d'urgence pour l'industrie automobile européenne avec des mesures de soutien à la demande des mesures de soutien aux investissements et des mesures de protection commerciale notamment vis-à-vis des véhicules électriques qui viennent de Chine ça a déjà commencé avec une augmentation des tarifs douiniers je pense qu'il faut continuer puis il faut aussi au niveau français bien tout faire pour soutenir nos industries faire en sorte que les relations entre les constructeurs et les fourn et notamment les équipementiers et notamment les PME les ETI qui sont dans No territoire s'améliore parce que ça n'a pas toujours été le cas on a pu avoir des constructeurs et bien qui mettaient beaucoup de estce que vous êtes inquiet sur l'emploi dans l'industrie automobile française du passage à l'électrique il y aura des conséquences négatives le passage à l'électrique ça génère une grosse transition qui oblige à tout revoir et notamment à revoir les sites de production les compétences en 2035 on passera au moteur électrique ce que nous avons dit vous en êtes sûr aujourd'hui malgré toutes les réticences les doutes que peuvent émettre les les fabricants automobiles non pardonnez-moi mais si vous discutez avec les fabricants ils ne remettent pas en cause le cap de 2035 ce qu'il remett en cause est-ce que nous aussi nous questionnons en tant que ministre j'ai signé une tribune avec mes collègues an spanch et Benjamin Haddad cette semaine c'est le chemin qui mène vers cet objectif de 2035 mais il faut bien voir que cet objectif il a produit déjà des effets considérable moi j'étais il y a quelques mois à visiter l'usine stellentis à socho où les lignes de production de véhicules électriques et bien montrent que des investissements ont été réalisés les batteries sont produits en France les moteurs électriques sont produits en France ça n'existait pas il y a 5 ans donc on a toute une filière qui est en train de se structurer les investissements sont maintenant massifs ils sont dans une certaine mesure irréversibles en revanche en revanche faire payer à nos constructeurs des amendes pour l'année 2025 lié au fait que il produirait trop de véhicules thermique et pas assez de véhicules électriques et surtout qu'ils en vendrai trop peu ça ça n'est pas juste parce que la demande de véhicule électriqu elle est dégradée pour un certain nombre de raisons qui ne sont pas lié à l'action des constructeurs ils ont fait des investissements ils ont des gammes électriques qui sont aujourd'hui performantes mais la demande n'est pas là c'est la raison pour laquelle avec cette tribune nous avons souhaité limiter la pression financière au travers des amendes le prix des voitures éque reste élevé et on annonce encore des augmentations pour l'avenir est-ce que là il y a pas une diichotomie alors les prix baissent les prix baissent puisque vous avez des modèles qui étaient au-delà de 35000 € qui maintenant sont à 25000 € ça reste encore cher et sans doute trop cher cher vous avez également en France contrairement à d'autres pays des mécanismes de soutien qui sont maintenus même s'ils ont été limités contte tenu du contexte budgétaire c'est le bonus économie c'est le bonus écologique c'est le leasing l'Allemagne a supprimé son bonus écologique nous nous l'avons maintenu tout en le limitant contte tenu du contexte budgétaire donc le cap ne change pas le cap c'est d'accompagner les industriels dans l'amélioration de leur gamme l'amélioration à la fois qualitative et en terme de prix et ça c'est leur travail c'est pas moi ministre de l'Industrie qui va faire le travail de cellentis ou de Renault pour baisser les prix des véhicules électriques mais ils y parviennent et ils vont y parvenir de mieux en mieux et puis le deuxième aspect c'est de faire en sorte que les véhicules qui rentrent en Europe et qui pour beaucoup sont extrêmement subventionnés et bien bénéficient ou plutôt soit taxé ou en tout cas soit pénalisé c'est ce que la Commission a fait et c'est ce que nous avons validé au niveau européen en augmentant les tarifs doigners sur les véhicules électriques chinois l'enquête de la Commission montrait que l'ensemble de la chaîne de valeur des véhicules chinois de l'extraction du lithium pour les batteries jusqu'aux fretes maritimes était subventionné donc quand vous avez ce genre de mécanisme économique c'est facile d'avoir des prix bas c'est facile d'avoir des prix bas et de faire concurrence à nos constructeurs donc il faut de la justice et il faut que tous nos industriel pas simplement dans l'automobile se battent à armes égales et c'est ce que moi j'essaie de faire en tant que ministre de l'Industrie puisque vous parlez de tarif douaniers Donald Trump souhaite soumettre l'Union européenne à des droits de douane vous dites vouloir engager un rapport de force est-ce qu'on en a les moyens bien sûr qu'on en a les moyens l'Europe c'est 450 millions de consommateurs c'est près de 30 % euh de des exportations américaines euh à un moment si on ne joue pas ce rapport de force et bien Donald trum dans sa logique euh qui est la sienne et moi je ne vais pas commencer à donner des bons ou des mauvais points et ben va avancer ses pions et va lui- même imposer le rapport de force donc moi ce que je dis c'est soyons fort de nos atouts euh nos atouts c'est un marché très important de l'innovation euh des talents euh qui restent en Europe et c'est un certain nombre d'entreprises qui sont des leaders mondiaux sur le domaine et dans leur secteur donc nous n'avons absolument pas à rougir maintenant effectivement il faut qu'on réagisse en européen parce que la stratégie de Donald Trump on la connaît ça va être de diviser les Européens ça va être de discuter avec l'Italie de manière bilatérale avec la Hongrie de manière bilatérale ce sont les pays qui lui sont le plus proche d'un point de vue politique et idéologique et bien nous nous devons rester unis n nous devons rester ferme sur une défense collective notamment sur le plan commercial moi c'est ce que je vais défendre dans les prochains jours à Bruxelles est-ce que c'est pour ça que vous dites sans vous en cacher que vous êtes prêt vous inspireer de son plan américain de protectionnisme alors pour le coup c'était plutôt le plan de Joe Biden lira mais fondamentalement nous devons sortir d'une forme de naïveté au niveau européen ça veut dire aider parfois en dérogeant à certaines règles du droit de la concurrence européenne qui limite par exemple les aides d'État aider nos filières en transition la filière des batteries la filière des véhicules électriques toutes ces filières qui ont besoin à la fois de monter en capacité c'est-à-dire de produire plus et d'innover bien pour ça on voit que les Ch chinois on voit que les Américains et bien produisent des aides massives il faut que on s'élève et que on soit en capacité d'être leader deain sur C sur ces secteurs là Marc il y a une industrie qui est dans la tourmente c'est l'industrie chimique particulièrement en iszer ou après V correct c'est archema qui réduit la voilure 154 postes supprimés sur les 334 qu'est-ce que sur les 344 pardon qu'est-ce que vous pouvez faire alors d'abord on agit sur les dossiers eux-mêmes sur vorex c'est un dossier très difficile c'est une entreprise qui a une activité de plateforme c'est-à-dire qui est au milieu de toute une une chaîne de valeur avec des fournisseurs en amont et avec des clients en aval et ce que nous faisons depuis maintenant près de 10 mois avec les services du ministère de l'économie et des finances moi j'étais pas encore ministre mais ça a commencé avant c'est essayer de trouver une solution industrielle il y a un actionnaire qui est en train de s'en aller qui est un actionnaire thaïlandais cet actionnaire et bien a accompagné socialement son départ mais nous notre responsabilité c'est de trouver une solution industrielle pour éviter qu'il a des effets sur l'ensemble de la chaîne de valeur l'ensemble de la filière chimique et c'est ce que nous sommes en train d'essayer de faire euh pour que un certain nombre d'activités de correct soi reprise et d'ailleurs j'auraai ce soir une rencontre à Bercy avec les représentants des salariés et avec les élus sur le dossier vancorex pour évoquer l'état d'avancement du dossier euh fondamentalement c'est ce que nous faisons et c'est ce que nous faisons sur chaque dossier c'est-à-dire essayer de trouver des solutions industrielles parfois euh c'est difficile parfois nous y arrivons j'étais il y a quelques jours à arc dans le Pas de Calais euh pour annoncer que nous avion nousons trouvver une solution économique et industrielle et un tour de table financier pour une entreprise qui comporte 4000 salariés 4000 salariés 450 avant correex et on parle quand même plus devant correex que de arc 4000 salariés pour le plus gros site verrier mondial donc il y a des combats qu'on mène et on en mène beaucoup il y a des combats qu'on gagne il y a des combats qui sont plus difficiles à gagner mais moi je me base sur tous les dossiers puis faut aussi puisque vous avez évoqué la filière chimique il faut aussi dire que il y a une action qui se mène également au plan européen parce que pourquoi est-ce que vancorex est en difficulté parce qu'ils font face à une concurrence qu' a aussi a très subventionné surcapacitaire avec des prix des composants et Ben qui sont plus bas et ça c'est quelque chose de structurel qu'il nous faut régler et bien de la même manière que j'ai porté et que nous portons le principe d'un plan d'urgence pour l'automobile au niveau européen nous portons le principe d'un plan d'urgence pour la chimie et également pour la C vous n'excluez pas l'entrée ou la montée dans le capital de l'État dans les entreprises dites stratégique alors tout dépend de ce qu'on entend par entreprise stratégique et j'allais vous poser la question il y a déjà des pistes mais aujourd'hui aujourd'hui les état investi dans un certain nombre d'entreprises qui sont garantes de notre souveraineté il y a une doctrine d'investissement de l'État s'agissant de vanorex il y a un enjeu qui est de savoir s'il y a un modèle économique pour l'entreprise et si on peut euh et bien alimenter la chaîne de valeur de manière différente ce que je constate c'est que pendant près de 10 mois il y a un repreneur qui a été recherché pour V correct c'est que pour l'ensemble des activités de V corct il y a eu 5 mois de conciliation 4 mois un peu plus de 4 mois de redressement judiciaire et on n pas trouvé de repreneur parce que tout simplement les conditions du marché ne le permettent pas est-ce que l'État en entrant au capital ferait mieux bah moi je vous le dis très simplement je ne le pense pas je ne le pense pas ça ne ça ne signifie pas que euh on ne continue pas à chercher des solutions industrielles mais euh très sincèrement euh faire rentrer l'État au capital de toutes les entreprises qui vont mal ça s'appelle nationaliser les pertes moi mon métier de ministre de l'Industrie c'est pas nationaliser les pertes et euh laisser les bénéfices aux acteur privés euh tous les gens qui demandent la nationalisation de telle ou telle entreprise de telle entreprise qui va mal devrait se poser cette question-là à un moment ou un autre moi je suis aussi responsable des deners publicqus euh des entreprises qui perdent de l'argent elles n'ont pas forcément vocation à être nationalisé merci Marc ferci merci beaucoup d'avoir été notre invité merci Fabrice à la semaine prochaine on passe tout de suite au club des territoires [Musique]