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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 12 octobre 2017 34 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Conférence: Regards croisés sur l'éducation et l'école avec François-Xavier Bellamy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:58Invité politiqueChiffre
    « 23% des jeunes français à la fin de la classe de troisième ne maîtrise pas les fondamentaux en histoire et en géographie »
  • 17:55Invité politiqueFait
    « vous ne devez surtout pas transmettre des connaissances vous êtes enseignant vous ne devez surtout pas transmettre des savoirs »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
François-Xavier Bellamy

une folle on était un poète un orateur un avocat et surtout alain meyer est d'ailleurs venue prévue entre grand bar un peu la lèze il fit sillonné le globe oprean la sphère 33 fois le flot du monde il se battait contre l'exclusion que cette panne avait provoqué et provoque encore et ça va c'est pas mais aussi à cet ogre let us son ignorance j'ai bien aimé en redisant un peu les écrits de raoul follereau ils posent beaucoup la question la jeunesse pourquoi la vie pour que la vie et voilà moi j'ai eu la chance je pense à un moment un peu charnière avec le décès de ma mère il ya quelques années de me poser la question pourquoi la vie et qu'est ce que je fais sur cette terre avec mon épouse et je pense que cette question de l'urgence de la vie a été le déclencheur de notre départ à marseille en fin 2013 et puis j'ai bien aimé aussi le terme de mission de ma vie parce qu'on pourrait dire mon nouveau boulot à marseille j'ai été muté et en fait je pense que fin le terme de mission est assez beau donc sens où pour moi c'est justement un peu plus qu'un job et puis il ya le côté ont une mission ça se reçoit et alors nous c'est arrivé par mail on était donc à paris un peu aller coûte de se dire tiens qu'est-ce qu'on veut faire de notre vie et pourquoi en effet et c'est donc arriver par mail de un mail laconique d'une certaine inès qui possède dans un patronage au coeur des quartiers nord dans la cité des lauriers disant malisse et kristof on cherche à monter une école on a pensé à vous est ce que ça vous dit points et est du coup voilà enfin de kamloops a été hyper clair tout de suite on s'est dit qu'on était enfin voilà ça ne venait que confirmer des intuitions qu'on avait autour d'eux un projet sur l'éducation autour de faire quelque chose en couple et puis vivre la fraternité et le don de nous mêmes donc nous avec mon épouse mes deux enfants maintenant on aviv vécu pendant deux ans dans la cité des lauriers pour pour savoir un peu ce que c'est que la vie est donc on a on a pu rencontrer vraiment de manière très fraternel et aux quotidiennes les les futurs parents d'élèves et puis aussi plainte enfin tous les habitants de cette cité donc les lauriers c'est 2000 habitants sur dans une barre qui fait 400 mètres de long donc c'est une sorte de petit village fêterait étages et moi je peux vraiment vous dire que les parents qui habitent les familles qui habitent les parents sont des héros alors il ya 5 % de gens qui font du trafic et qui pourrissent la vie des autres mais la grande majorité sont des gens ne serait-ce que vivre au 10ème étage avec cinq enfants quand l'ascenseur marche pas et que le vide le vide ordures non plus déjà la vie quotidienne est compliqué mais en plus quand on ajoute le fait que le parking n'est pas sur le fait que le facteur ne passe pas le fait qu' on est perpétuellement sous l'oppression du regard de l'autre ce qui je pense la plus grande des souffrances quand on habite dans un quartier comme ça voilà là je pense que je peux dire que les les parents à qui on s'adresse ont vraiment des héros et que ils sont vraiment prêts à se battre pour leurs enfants mais ils en sont souvent démunis soit ils ont perdu espoir l'expérience de qu'ils ont eue de l'école soit d'abord à titre personnel et puis en tant que parents dans leur première année de l'éducation sont souvent marquées par le fait d'être convoqué tout le temps pour nous expliquer que notre gamin est un con ou d'un moment on n'y va plus c'est ce qu'ils nous disent le fait d'avoir en fait que les portes l'école est vraiment fermé parce que du coup il ya sûrement eu des problèmes et légitimement l'équipe de les deux écoles publiques qui sans un quartier font font du bon boulot mais c'est vrai que et ils se donnent vraiment mais le il ya vraiment une barrière entre l'école et les parents et ses deux mondes qui se sépare de plus en plus les parents en pensant qu'ils n'ont pas leur place à l'école l'école disant que les parents font mal leur boulot et de façon ces deux mondes qui se comprennent difficilement en tout cas c'est ce qu'on a pu voir mais en même temps c'est des parents qui disent mais bon mais moi je suis prêt à faire des trucs et je pense notamment un à ses reins qui est une maman qui me disaient mais silva c est justement la maman de karim tu disais mais si jamais karim arrivent au collège aurait fait quelque chose de grand dans maman et je me suis dit tiens là c'est une super responsabilités pour nous parce que il s'agit surtout pas lui dire donnez nous votre fils on va s'en occuper vous inquiétez pas on est super machin est donc on va s'occuper de votre fils c'est vraiment tiens comment est-ce qu'on va remettre en selle cette maman et comment est ce qu'on va lui demander des choses pour que l et nous ensemble on puisse faire quelque chose de grand pour pour karim et qu' elle puisse toute sa vie ensuite dire j'ai sauvé mon fils donc concrètement ça veut dire d'abord ouvrir les portes donc l'école est très ouverte les parents sont bienvenus le soir un enfant peut dire viens moment je vais te montrer un truc dans la classe on a un certain nombre de rituels début fin de semaine où les parents sont là on a des rituels plus exceptionnel ces derniers temps on a remis des stylos plume and ocp et donc à ce moment là donc on essaie paix écrivent de manière suffisamment belle et délicates comme une léger comme une plume sur leurs cahiers et bien au début au crayon de papier on leur remet leur stylo plume et du coup en présence des parents la remise de nos élèves ont un uniforme l'uniforme est remis avec les parents des parents se relaient aussi pour faire des tours de ménage de l'école les parents participent financièrement peu près 70 euros par mois notre première mission c'est vraiment pour faire court je pense que notre école il ya un mélange entre école et scoutisme et et scoutisme sur toutes ces questions éducatives et je pense que et du coup les ducati vient vraiment en premier pour développer la confiance parce que des enfants qui ont peur de se faire taper à la récré des enfants qui ont peur comme karim par exemple quand il est arrivé de lire parce que c'est tellement moquer de lui qu'il voulait plus lire voilà tant que la confiance n'est pas rétablie et que l'enfant ne sent pas à sa place on peut rien faire sur le côté apprentissage en tout cas on va prendre beaucoup plus de temps donc notre premier enjeu c'est ça évolue vous disais il s'agit de construire et de semer et je pense que c'est exactement ce qu'on fait c'est qu'on construit des trucs et puis on enseigne d'autres pour pour la suite donc sur la question des éducatifs en fait sa ferme confiance résume tout donc d'abord le terme de son travail sur la confiance de l'enfant en lui de manière très concrète on lui donne une place une grande chanson de l'école qui dit moi je suis unique je suis magnifique il n'y a que moi comme moi tout est tueuse unique tu es magnifique il n'y a que toi comme toi les deux derniers points sur la confiance et la question de donner et je pense que ça ses clés en tout cas pour nos jeunes qui sont qu'ils sont nuls qui enfin vu 2e qui sont nuls on leur dit qu'ils sont nuls et on voit là et qu'ils y sont inespérés en fait on les met en situation de donner et de se donner alors ça ça passe aussi bien dans les services à l'école donc après les repas ils font les services de ménage de vaisselle et même des toilettes ce qui permet entre parenthèses d'avoir des toilettes propres tout le temps il n'y a pas de rouleaux de pq mouillée qui sont ni parce qu'ils savent que c'est eux qui ont les doigts il ya fait des services dans une maison de retraite une fois par mois mais maintenant un peu plus dans deux maisons de retraite de notre quartier et ça c'est des moments où les enfants vraiment je pense qu'on est plus pauvres à partir du moment où on a quelque chose à donner mais sauf que tant qu'on n'est pas en situation de donner on ne sait pas quoi donc nous on s'évertue vraiment à leur donner des occasions de se donner et aussi de donner aussi des poésies laier yassine avait travaillé un petit texte du bourgeois gentilhomme sur la leçon d'orthographe qui est vraiment à se plier derrière et voilà on lui a mis un peu la pression en nous disant travailler puis tu l'as présentera devant tout le monde dans trois semaines et donc voilà mettre les élèves en situation de ne puis il ya des belles cd beau moment je pense à karim qui est donc ans qui vient d'assez loin qui a accueilli un nouvel élève donc antoine qui arrivé en cours d'année il ya peu de temps et puis parfois il tire un enfant au hasard donc on a tiré le nom d'antoine ce matin là et puis chacun lui donne des donc ça se passe en classe et puis chacun lui donne lui dit des compliments lui dit des qualités ou bien d'idées des beaux moments rappelle des bons moments vécus avec cet enfant c'est un outil extraordinaire s'appelle l'élève cadeaux et donc c'est antoine qui est tiré et karim lydie antoine tu es érudit et alors dans la bouche de karim c'est absolument incroyable et est alors antoine dit qu'est ce que ça veut dire qu'ils rudy alors qu'antoine c'est le champion toutes catégories de la lecture et de la culture générale à l'école il a d'autres difficultés mais il est réduit et est donc karim lui explique qu'il réduit ça veut dire intelligent et surtout il se retourne vers sa maîtresse en aidant maîtresse j'ai appris un mort antoine voilà c'était vraiment le plus beau et après on a fait le lien après parce qu'il le j'entendais des se traitait de jean de la fontaine à la récré jeudi mais en vain on n'en a pas fait des extraterrestres et je vous dis des petits mots ou est ce que c'est vraiment drôle mais il se traitait de jean de la fontaine et bien signé pourquoi il entendu ça y est la maîtresse m'a dit mais je pense que c'est à cause d'eux érudits de ce matin il traite karim de gens [Musique] voilà mais c'est beau de voir que les enfants s'approprient cette culture d'une à leur manière vraiment à leur manière et qu'ils aiment jouer avec vous auriez vu yacine hier sur scène sur sa leçon d'orthographe c'est c'était à se plier de rire essayé voilà ça vaut le coup de leur proposer du beau souvent quand les gens viennent en classe qui est bien c'est que le l'effet direct c'est surtout que les instits reçoivent beaucoup de compliments et ça c'est aussi bon de les entendre même s'il ya parfois des choses à améliorer je pense que dans le boulot d'éducateur au quotidien c'est bon parfois quand quelqu'un dit c'est bien ce que tu fais voilà donc ça la dynamique d'équipé le côté progrès continu ouverture je pense que c'est hyper important l'acompte la co-construction pardon avec les parents et puis il ya l'espérance je voyais le dans les uns des textes de paul rolin qui disait il y attend de ciel au dessus de nous et je pense que nous on a la chance à marseille de bien le voir et c'est vrai que voilà on prend le le l'habitude avec les instits de tous les quinze jours on a une réunion de quatre heures de travail et on commence toujours par un temps de relecture des réussites et des belles choses et en fait c'est vraiment extraordinaire on a mangé une place de témoins privilégiés c'est d'une densité de vie absolument extraordinaire et c'est beau de le voir ça parce que sinon on a tendance à ne s'arrêter que sur les problèmes donc il faut qu'on sache qu'on s'applique à nous qu'on de ce qu'on demande de faire aux élèves d'abord le constat est le constat est vraiment tragique et je crois que le mot n'est pas trop fort notre pays est aujourd'hui devant une crise éducative majeur et cette crise éducative elle est au coeur du problème que nous traversons collectivement au coeur de tous les problèmes me semble-t-il que nous traversons collectivement aussi bien des questions d'économie et d'emploi car quand on parle d'emploi il faut parler de ce qu'ils préparent l'emploi de demain c'est à dire de nos écoles que évidemment des questions de citoyenneté d'intégration de fait nous sommes brutalement rappelé à la dimension tragique de l'histoire par la crise de notre école qui est pour quelque chose nécessairement cela ne peut pas être autrement dans ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui le terrorisme contemporain le point commun de tous les jeunes car ils sont tous jeunes hélas qui ont causé les attentats de janvier et de novembre dernier en france c'est qu'ils ont été scolarisés dans notre pays pendant des années qu'ils y ont parfois même fait la totalité de leur parcours scolaire parfois même jusqu'au bac quand le cas ils ont collectivement passé et non pas des centaines ni des milliers mais des centaines de milliers d'heures sur les bancs de notre école de notre collège de notre lycée et quand nous voyons le résultat et le niveau de désintégration que ce parcours scolaire produits sans qu'il soit le seul évidemment facteurs explicatifs bien d'autres viennent s'ajouter malgré tout on se dit que nous avons forcément manquer quelque chose que nous avons forcément manquer quelque chose dans mohamed merah dans amedi coulibaly que nous avons forcément manquer quelque chose dans les frères kwasi et dans bien d'autres qui aujourd'hui sont dans nos salles de classe avec un tel degré à nouveau renouvelé de distance à l'égard de notre pays à l'égard de notre culture à l'égard de tout ce qui peut fonder leur insertion dans la société de distance même tout simplement à l'égard de leur propre nature car le propre de cette violence c'est qu'elle est proprement inhumaine et nous devons regarder le mystère du mal qui traverse notre pays comme étant aussi lié à cette faillite éducative qu'est ce qui a pu se passer pour que nous ne sachions pas transmettre ce qui fait le fondement ce qui fait le coeur de notre humanité commune non pas seulement de notre société commune ni même de notre pays mais de notre humanité commune la maîtrise des fondamentaux et fragile dans tous les autres domaines 23% des jeunes français à la fin de la classe de troisième ne maîtrise pas les fondamentaux en histoire et en géographie 26% dans la culture scientifique etc de fait ce jeune français sur 5 que nous voyons sortir de la classe de 3e avec un niveau de maîtrise insuffisante du français nous le retrouvons quelques années après au moment de la journée de défense et de citoyenneté qui a remplacé le service national et qui est l'occasion de faire chaque année surtout les jeunes français à leur majorité un test de lecture ce test de lecture peut-être vos enfants vos petits-enfants peut-être vous même l'avait fait il n'est pas d'une grande difficulté c'est vraiment un test de lecture ya pas de compréhension du tout il consiste ordinairement dans la lecture d'un programme de cinéma on vous donne programme de cinéma et on vous demande devant ce programme de dire à quelle heure passe tel film et quel acteur joue donc à bout telle production et bien cet exercice a représenté à la session 2015 de la journée de défense et citoyenneté une difficulté majeure pour 21 % des jeunes interrogés ce tir 21 % des jeunes interrogés ont soit mis un temps très important à répondre à la question soit non pas sur et points n'ont pas répondu ou ont répondu à côté ce qui veut dire qu'encore une fois un jeune français sur 5 à 18 ans est aujourd'hui en situation d'illettrisme totale ou partielle ou alors bien sûr je ne vous voit pas parce que nous sommes un peu ébloui par la lumière mais je vous devine quand même dans la salle car nous sommes ici à versailles je me doute que vous avez parfois du mal à vous représenter ce jeune français sur cinq que vous vous demandez où il se trouve ce jeune français sur cinq est bien c'est un scoop il n'est pas à saint-jean hulst heures il n'est pas non plus au lycée hoche ce jeune français sur cinq il est concentré évidemment en fait il n'ya pas un jeune français sur cinq serres il y à des lieux où il n'existe pas et il y a deux lieux où ils sont deux ou trois sur cinq dans une classe de collège dans une classe de lycée est-ce qu'on se rend compte comme la classe est difficile est-ce qu'on se rend compte comme l'école et violente quand il faut beaucoup de temps pour déchiffrer une question est ce qu'on se rend compte comme le monde et violent quand on n'a pas la facilité à déchiffrer les messages les plus simples qui traverse le monde d'aujourd'hui pour vous n'arrivez pas à savoir à quelle heure passant film au cinéma c'est que vous êtes en quelque sorte exclu du monde dans lequel vous vivez et si ces jeunes en sont exclus ce n'est pas qu'ils sont réfractaires ce n'est pas qu'ils sont moins bout et ce n'est pas qu'ils sont moins forts mais c'est qu'ils sont les grandes victimes de l'échec de notre école et cet échec de notre école c'est la dernière statistique qu'il faut ajouter au diagnostic il est inégalement partagés très inégalement partagés le système scolaire français la dernière enquête pisa nous l'a appris en 2013 système scolaire français est devenu le plus inégalitaire de tous les pays de l' ocde c'est à dire celui qui produit la plus grande différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent et nous avons encore bien des raisons de nous réjouir de la réussite de ceux qui réussissent mais il faut voir le degré des cars qui avec l'échec de ceux qui échouent et surtout choses sans doute plus terrible encore le système scolaire français et celui où vous pouvez le mieux prédire le parcours scolaire d'un élève à partir de son milieu social d'origine c'est-à-dire celui où la réussite scolaire d'un élève la plus directement déterminer la plus directement corrélé à son milieu social d'origine alors comment comprendre cet échec comment comprendre cette catastrophe comment comprendre encore une fois cette blessure très profonde au coeur de notre société qui fait que certains jeunes à l'intérieur de notre pays peuvent légitimement avec toute leur bonne volonté se sentir relégué à une forme d'exclusion sociale d'exclusion scolaire et même si j'osais aller jusque là à une forme d'exclusion du champ de l'humanité ordinaire de fait c'est encore une fois ce qui se passe aujourd'hui non pas parce que ces jeunes sont moins doués menant intelligent qui pourrait le prétendre qui pourrait l'affirmer c'est toute la catastrophe absolue du diagnostic à verser que nous sommes en train de faire je discutais récemment avec un haut fonctionnaire du ministère de l'éducation nationale sur la récente réforme du collège et musées mais vous devriez être à vis de la réforme du collège parce qu'avec l'accompagnement personnalisé l'autonomie des établissements nous allons pouvoir varier les réponses apportées aux jeunes et il me disait dans les collèges privés ou dans les collèges de centre-ville un peu favorisés on poussera les jeunes un peu plus loin dans leurs capacités dans leurs compétences et dans les collèges de banlieue on fera du soutien scolaire mais ça veut dire quoi qu'en banlieue en est moins intelligent qu'en centre ville que quand on est dans une famille socialement favorisés on a plus de talent que quand on est dans un quartier nord de marseille et tout ça n'a aucun sens j'ai été accueillie donc à l'iufm dans cette année de formation dans l'enseignement qui accueille encore aujourd'hui à travers les sp tout ce qui commence à enseigner après les concours de recrutement et c'est une chose parfaitement normal et nécessaire que nous allions nous former pour devenir de bons enseignants car c'est une chose de connaître une discipline c'est tout autre chose de savoir la faire partager donc nous allions à l'iufm pour devenir de bons enseignants rien d'étonnant à cela mais ce qu'il y avait des zones ans et le discours qui a structuré notre formation et que j'ai eu la chance de rencontrer d'une façon très explicite au moins très cohérente et très complet et ce discours était orientée autour d'un principe très simple vous ne devez surtout pas transmettre des connaissances vous êtes enseignant vous ne devez surtout pas transmettre des savoirs parce que si vous transmettez des savoirs ça veut dire que vous savez des choses que vous élèves ne savent pas donc vous les mépriser vous les traitez d'ignorants vous les fait entrer dans le rôle de simple récepteur passif et voulait condamner à subir votre autorité vous les condamnez à connaître le carcan de vos disciplines et vous voyez tout ce qui lie à d'horribles dans ce mot de discipline ils vont devoir recevoir de façon purement passif ce savoir que vous faites descendre vers eux avec votre condescendance de supposer sa chambre pour le dire autrement ce que l'iufm révolue déconstruire absolument c'est la situation que nous sommes en train de vivre maintenant dans laquelle raoul follereau nous a placés n'est ce pas monsieur des chat c'est à dire que vous nous avez invité très bien nous sommes là nous sommes devant vous nous avons un micro et vous n'en avez pas nous sommes en plus sur cette espèce de chose horrible que nous avons heureusement des retirés de la salle de classe et qu'on appelle une estrade une scène c'est à dire que nous vous regardons dans l'eau bien sûr et vous êtes maintenant condamnés à nous écouter pour le reste de cette soirée et c'est l'occasion pour christophe et moi de vous demander pardon pour tous la violence symbolique que nous sommes en train de vous infliger ce soir et j'espère que vous n'allez pas sortir traumatisé surtout donc ne pas transmettre un savoir surtout ne pas tenter de jouer à tout prix la position de l'enseignant la position de l'instituteur qui voudrait instituer quelque chose à l'intérieur de la salle de classe instituée quelque chose dans l'esprit de ses élèves laissez les élèves être les auteurs de leur propre savoir laisser les élèves construire par eux mêmes leur propre savoir produire par même leurs propres connaissances au fond cette vision pédagogique c'est celle que vous voyez se déployer de façon parfaitement transparente dans la dernière réforme du collège la réforme du collège n'est que le dernier mot le dernier mot apporté au discours de la rupture de la transmission il s'agit par exemple de rompre avec les heures d'enseignement disciplinaire de faire éclater le gard camp disciplinaire selon les mots de ceux qui promeuvent cette réforme pour dans des enseignements pratiques interdisciplinaire mettre les élèves en apprentissage autour de problèmes concrets dont ils doivent pouvoir trouver par eux-mêmes la solution et ainsi nous en sommes persuadés ainsi les connaissances ont du sens pour eux plutôt que de faire un cours de physique abrutissant et coercitif un cours de biologie abrutissant et coercitif un cours de français ennuyeux et disciplinaires eh bien nous allons proposer à nos élèves comme vous l'avez peut-être vu dans les derniers manuels scolaires de rédiger le rapport de police sur l'électrocution de claude françois dans sa baignoire comment n'y allions nous pas pensé plus tôt tous les problèmes de l'école sont résolus désormais les élèves ou en sommes convaincus vont être absolument passionné ce qui prouve au moins qu une seule chose que ce qu'ils font c'est ce pays n'ont pas vu un élève depuis vraiment très très longtemps enfin bon passons c'est un autre problème en tous les cas surtout ne pas transmettre des connaissances c'est la vision qui préside à l'école d'aujourd'hui et il faut en avoir conscience si je devais répondre est peut-être terminée dans les cinq minutes qui me reste en proposant un remède peut-être une thérapeutique à la crise dans laquelle nous sommes aujourd'hui peut-être cette thérapeutique se trouve tout entière au fond dans l'émerveillement devant ce qu'est en fait la réalité de la culture qui nous appartient de transmettre nous avons fait de la culture quelque chose qui tourne autour du verbe avoir quelque chose comme un capital comme un bagage c'est la grande expression de pierre bourdieu qui en 1964 publiés les héritiers comme une condamnation de l'élite âge qu'est la culture qui se transmet nous avons fait de la culture quelque chose comme un capital comme un capital social comme un capital économique les titres scolaires disait bourdieu les titres universitaires sont simplement convertibles en liquidités exactement comme les titres boursiers et bien précisément le drame absolu ce que parler de la culture dans le vocabulaire de la voir c'est nécessairement la tuer la culture n'est pas quelque chose que l'on possède la culture n'est pas quelque chose comme un bagage et d'ailleurs si on décrit la culture comme un bagage expression à laquelle nous sommes tous devenus familiers en fait on la détruit par avance remarquez le avec moi quand vous partez en vacances en fait votre valise bien sûr c'est tout à fait nécessaire de partir en voyage avec un bagage mais quand vous partez en vacances vous faites en sorte et c'est très rationnel de partir avec le bagage le plus léger possible parce qu'un bagage cet encombrant c'est pesant ces jeunes ont un bagage sa gêne la liberté de mouvement si donc la culture est un bagage nous avons tout à fait raison de transmettre à nos enfants le bagage culturel le plus léger possible dans la mesure de sa stricte utilité et d'autre part à le but de la vie au fond c'est peut-être de devenir n'est ce pas un jour assez riche assez puissant pour que quelqu'un finissent par porter vos valises à votre place n'est ce pas alors si la culture est un bagage nous avons tout à fait raison de tenter par tous les moyens de la confier à quelqu'un qu'il apportera à notre place est ce quelqu'un c'est internet si la culture est un bagage si la culture et d'un capital si la culture est quelque chose que l'on acquiert alors nous avons tout à fait raison de confier cette acquisition à quelqu'un qui pourra la porter pour nous le problème c'est que la culture n'est pas un bagage le propre d'un bagage c'est qu'il est détachable du voyageur vous pouvez perdre votre bagage vous pouvez le confier à quelqu'un justement sans cesser d'être vous même il en va tout autrement de la culture il faudrait beaucoup de temps pour s'émerveiller ensemble sur le grand ministère de la culture qui ne se laisse d'écrire correctement je le crois profondément que dans le vocabulaire de l'être en fait la vérité c'est que la culture est ce sans quoi personne ne devient ce qu'il est serions nous nous mêmes aujourd'hui c'est la véritable question serions nous nous mêmes aujourd'hui c'est à dire serions nous vraiment ce que nous sommes singulièrement et collectivement serions nous la personne que nous sommes devenus serions nous vraiment humain sans la culture que nous avons reçu la réponse est évidemment non non pas au sens où nous avons aidé formaté par la culture mais au contraire au sens où nous avons été ouvert par la culture à une infime liberté quand nous étions petits gants vécu enfant quand nous sommes nouveaux nés nous étions tous capables de parler nous étions tous capables de penser nos parents n'ont pas créé en nous la faculté de penser et nino enseignants bien sûr mais si nous n'avions pas été par la thur capable de penser nous n'aurions jamais commencé à penser en revanche nos parents nous ont transmis la langue qui était la leur c'est à dire un produit culturel le produit construit par une histoire humaine le résultat d'une construction culturelle et cette langue qu'ils nous ont transmises à aider pour nous la condition de notre propre pensée nous n'aurions jamais commencé à penser sans les mots que nous avons reçus de notre langue de notre histoire de notre famille de notre école nous n'aurions jamais commencé à conquérir notre propre pensée en fait il faudrait retrouver tout simplement le sens de l'école la réforme de l'éducation nationale est une chose finalement assez simple elle elle consiste tout entière et il suffirait pour cela de retrouver le sens authentique de l'école c'est à dire le sens essentiel de la culture et du savoir la culture et ce sans quoi personne ne peut devenir ce qu'il est personne ne peut devenir vraiment ce qu'il est personne ne peut accomplir sa propre liberté et personne évidemment ne peut accomplir sa nature reprenons l'exemple du langage je terminerai par là comme dans l'exemple de la langue car tout est constituée dans la langue la langue est un produit culturel et de fait nous pourrions la décrire avec la même détestation que la culture avec la même détestation que nous regardons nos jours avec laquelle nous regardons aujourd'hui la culture comme le résultat d'un arbre claire culturel comme presque un totalitarisme c'est roland barthes au xxème siècle qui disait que la langue est fasciste parce qu'elle vous a été imposée d'abord la langue est une langue parmi d'autres vous auriez pu vouloir en parler une autre mais non vous a imposé la vôtre en fait ça n'était pas du tout la vôtre c'était celle de vos parents qui dans un espèce d'arbitraire culturel totalement dénué de scrupules dans une violence symbolique à nouveau renouvelé vous imposer leur langue comme par hasard et c'est devenu votre langue votre langue maternelle et ensuite dans la langue que vous parliez vous avez dû apprendre des règles vous avez été obligé de vous plier à son orthographe à sa grammaire à sa syntaxe toutes ces règles contre est complètement arbitraire d'ailleurs complètement arbitraire mais qu'on vous a imposé dans le centre de la violence scolaire parce que nous ne vivions pas encore au moment de l'évaluation bienveillant connaissent par nous allons maintenant mettre des gommettes et des smileys à nos élèves et donc vous avez eu des notes et parfois même des mauvaises notes et comme le dirait pierre bourdieu vous avez vu sur vos copies le rouge sang de la mortalité scolaire vous avez dû vous rendre à l'évidence la langue est une discipline et il a fallu vous plier à cette discipline de la langue on pourrait donc regarder la langue comme ceux qui piègent notre liberté et roland barthes écrivait d'ailleurs qu'il faut chercher la liberté en dehors de la langue mais où se trouve cette liberté en dehors de la langue précisément voyez ce qu'il ya de merveilleux ces grands nous donnant les mots pour parler en nous donnant même les règles de leur propre langue nos parents ne nous ont pas priver de notre propre liberté au contraire ils l'ont fondée en nous et quand vous même qui est parent quand vous qui êtes grands parents vous avez transmis à vos enfants petits enfants les mots de votre propre langue vous le savez tous très bien vous leur avez donné les moyens de parler et non pas seulement de parler mais vous leur avez donné les moyens de penser et vouloir me donner les moyens de penser par eux mêmes c'est à dire un jour peut-être de penser contre vous vous ne pouviez pas prédire ce qu'ils allaient faire des mots que vous étiez en train de leur donner et vous étiez très loin de savoir au moment où vous transmettiez ces mots de votre vocabulaire lusage qu'ils allaient en faire en fait le grand mystère de l'expérience humaine le grand mystère de la médiation le grand mystère de la culture c'est que l'adolescent rebelle qui se révolte contre ses parents en disant j'en ai rien à faire de tout ce que vous m'avez transmis il le fait encore avec les mots que ses parents lui ont transmis tout notre liberté d'aujourd'hui nous la devons à ceux qui nous a précédés et par conséquent la culture se transmet c'est la liberté qui grandit là où la plus pure se transmet avec le sens de ce qu'il y à de plus grands dans la culture de ce qu'elle fait grandir en nous et là où se transmet la culture avec la fécondité de l'autorité qui est la sienne là où on rencontre les grands auteurs avec l'autorité c'est la liberté qui s'augmente je terminerai par là parce qu'au fond je crois que c est ce que christophe vient de nous montrer d'une façon bien plus efficace que je ne saurais le faire en faisant la démonstration par l'exemple je crois que c'est la devise du coureur à lames d'ailleurs deviens ce que tu es cette maxime de pindar qui me vient du quatrième c'est que le grec si étonnante elle nous dit en fait de la peinture de l'éducation deviens ce que tu es et c'est peut-être la grande mission de notre vie de retrouver le sens de cette fécondité de la culture deviens ce que tu es cette maxime nous invite à réfléchir sur ce que nous sommes devenus et ce à quoi nous devons ce que nous sommes devenus sans la culture que nous avons reçu nous ne serions jamais devenus ce que nous sommes aujourd'hui avec la richesse de la culture nous avons reçu nous avons trouvé le matériau de notre propre liberté l'expérience de la reconnaissance je sais je crois que nous savons nous pouvons tous le savoir que dans la culture que nous avons reçue à l'école ou dans notre famille nous avons trouvé l'occasion de nous connaître nous mêmes de nous reconnaître dans notre propre liberté en tant qu être authentiquement humain est de ceux là nous pouvons nous sentir reconnaissant cette expérience de la reconnaissance elle me fait penser à ce mot de rolf l'euro qui disait il ne manque qu'une chose à mon bonheur c'est de le voir à toute la terre est tendue au fond c'est peut-être ça qui peut motiver l'engagement dans l'enseignant je sais que dans la philosophie j'ai trouvé l'occasion de me reconnaître moi même d'une façon très singulière dans bien d'autres disciplines aussi mais dans la philosophie singulièrement et cette expérience voiliers qui a pu contribuer d'une façon si singulière à la reconnaissance que j'ai vécu de moi même dans l' aventure de cette année de terminale eh bien il n'y manque qu'une seule chose c'est de pouvoir permettre à d'autres de la vivre à leur tour il ne manque qu'une chose à mon bonheur c'est de le voir à toute la terre est tendue je me rappelle cette anecdote incroyable qui m'a effectivement pour marquer ma première année d'enseignement j'étais donc au lycée renoir et ça rejoint ce que vous disiez tout à l'heure des 16 problèmes contre les quatre vingts jours en cours de 1 descendre en terminale s je fais cours à mes élèves sur le gorgias de platon autant vous dire vendredi après-midi en terminale s le corps viage de platon au lycée auguste renoir bref c'était pas facile du tout bien sûr dans le gorgias de plateau ya ce passage merveilleux ou socrate parle avec cali classe et khalid less dia socrates pour moi que c'est socrates le bonheur c'est d'avoir beaucoup de pouvoir et l'avoir beaucoup de désir pour satisfaire par le pouvoir qu'on a gagné tous ses désirs alors ce grade dit à quelle classe mais la vie que tu me proposes khaliq laisse aller catastrophique cette vie elle est pire que la mort et même les pires que la pire des malédictions de l'amour parce que comme nous avons toujours plus de désir si le but de notre vie c'est de satisfaire tous vos désirs fait on en aura jamais fini on poursuit un objectif qui ne sera jamais atteint on ne sera jamais satisfaits et par conséquent notre vie sur résume à l'entreprise délirante qui consiste comme dans la malédiction antique à remplir un tonneau percé avec une passoire donc je dis aux élèves c'est une allusion au mythe des danaïdes vous connaissez le mythe des danaïdes non-dits ce baiser je leur ai expliqué me vient à l'esprit ce ver de la policière que j'ai cités encore avec mes élèves hier qui dit oh mon tonneau des danaïdes comment faire pour être heureux comme un petit enfant candide je ne veux jamais l'oublier ma colombe à blanchir à davao marguerite exfolier mon île où on m'a désirade malheureusement j'ai oubliez et doigt qui me suis en rampant dieu de mes dieux morts en automne tu mesure combien d'enfants j'ai droit que la terre me donne au mont nombre au mon vieux certains au soleil parce que tu lèves j'étais mené souvient temps bien ténébreuse époux ce que j'aime et tu les as mois en étant rien au monde on brandt a eu de moi même mon beau navire au ma mémoire avons nous assez navigué dans une eau de mauvaise à boire avant nous assez divaguer de la belle au triste soir enfin j'ai continuer à réciter le poème c'est la chanson du mal-aimé d'avenir je vais pas vous faire mentir ce que c'est très long et donc je ne voudrais surtout pas à dépasser mon temps de parole parce que j'ai sans doute déjà fait mais enfin et donc j'ai fait exactement ce que je viens de faire c'est à dire gg le ver m'est venu à l'esprit je l'avais sites comme ça sans introduire sans expliquer jusqu'à la fin c'est beaucoup plus long que ça et là il s'est produit une espèce de miracle c'est à dire que pour la première fois de l'année on était en décembre ce faire première fois de l'année quand j'ai eu terminé de réciter le poème d'apollinaire la chanson du mali mais il y a eu dans la salle un silence spontanée c'était vraiment miraculeux c'était vraiment incroyable tu es tellement étonnant que les élèves eux mêmes en sont restés tout étonné que personne n'a rien dit tout le monde s'est tu mets vraiment je vous promets que c'était phénoménal il s'est produit un tout petit peu de ça à l'instant même mais là c'est pareil parce que vous êtes tellement bienveillant depuis tout à l'heure que vous nous écoutez avec une attention sans faille mais oubliez cette espèce de silence du texte qui s'impose de lui même c'est à dire je pense que les élèves n'ont rien compris bien sûr en fait moi je la connais par coeur la chanson nouvelle mais je n'ai toujours pas compris donc je pense qu'ils ont pas compter non plus mais c'était beau et précisément ce à les dépasser et dans ce dépassement il retrouver quelque chose qui s'imposait à eux et qui méritait d'être contempler c'était vraiment miraculeux ça a duré sans doute 10 ou 15 secondes qui m'ont paru une éternité au bout desquels à nice trafic était au premier rang à lever les yeux et m'a dit mc ça recommence pour draka vous avez après tout ça alors je lui ai dit surtout il faut pas essayer ça marche pas du tout le même miracle c'est que la semaine d'après le même coup avec la même classe des élèves de la même classe me dise au milieu du court au milieu de nulle part comme ils ont l'habitude m sur fonds propres de poèmes comme la dernière fois alors là je me dis c'est les élèves qui veulent raccourcir le cours de philosophie il faut surtout pas céder à l'enclos jeudi si vous voulez mais après la sonnerie la soguipah ce vendredi après midi c'est le week-end noailles la somme qui passe tous les élèves restés dans la classe et je récite un autre poème besoin d'armes et de victor hugo et à la rentrée de janvier les élèves des autres classes que j'avais dans le même lycée me dise monsieur on prépare des pommes comme les terminales et avec lui tous les élèves que j'avais au lycée auguste renoir le dernier cours de la semaine s'est terminée après la sonnerie paris en poésie et j'ai acheté ton tantôt anthologie de la poésie française de pompidou que j'ai laissé au lycée raynouard je pense qu'elles y sont toujours et ces élèves qui pour la moitié d'entre eux un gros tiers d'entre eux lisent est le français avec leurs doigts se sont mis à apprendre de la police française par coeur

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Non speech

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