La grande interview de Romain Desarbres avec Philippe Tabarot
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8h13, la grande interview CNews Europe 1 avec ce matin Philippe Tabarro, ministre des Transports. Bonjour Philippe Tabarro. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur CNews et sur Europe 1. On va parler de tous les sujets d'actualité, notamment de vos sujets concernant le transport. On va parler transport routier, on va parler transport ferroviaire et aérien. Mais tout d'abord, je voulais vous entendre sur cette affaire, ce drame qui secoue tout le pays. La petite Liana a disparu depuis une semaine et un corps a été retrouvé. Le suspect, de multiples fois mis en cause, n'a jamais été inquiété par les enquêteurs et par la justice, malgré donc plusieurs plaintes.
Comment est-ce que vous réagissez ce matin ?
Écoutez, quand vous m'avez invité à venir sur ce plateau il y a quelques jours, on n'avait pas connaissance de ce drame et j'avais bien volontiers accepté pour venir vous parler de transport. Et c'est vrai que je me suis posé la question, est-ce que je suis le plus à même de répondre sur ces sujets ? Je ne vais pas le faire en tant que membre du gouvernement ce matin. Vous savez qu'il y a une réunion avec Sébastien Lecornu et avec mes collègues plus directement concernés, que ce soit le garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur. Je vais réagir aujourd'hui en tant que père de famille, en tant que citoyen français, qui est bouleversé par ce qui est arrivé à cette jeune fille.
Bouleversé déjà par rapport aux conditions, probablement, même si on en sera plus dans quelques heures, je n'ai aucun élément supplémentaire. C'est pour ça que je dis bien que je parle en mon nom, de dire que bouleversé par les conditions et la manière dont les choses semblent s'être passées, pour avoir laissé une personne qui semblerait avoir de graves problèmes avec les enfants, de faire ce qui est la pire des choses.
Ce qui est la pire des choses, c'est une barbarie de s'en prendre à des enfants de cette manière et que cette personne qui, d'après ce qu'on entend aujourd'hui, avait l'air connue à la fois des services de police ou en l'occurrence de gendarmerie, également de la justice, voire même des personnes de l'environnement. J'entendais un certain nombre de témoignages de personnes qui racontaient qu'ils le voyaient régulièrement avec des enfants. Comment tout ça a pu arriver sans que cette machine infernale ne s'arrête ? Et puis, je suis de la génération du fait divers de Patrick Henry qui avait tué le petit Philippe Bertrand dans la fin des années 70.
Quelque chose qui avait marqué profondément la France. Je pense que le drame qu'on vit aujourd'hui est de ce niveau, avec un cynisme particulier aussi, comme pour Patrick Henry, où le criminel potentiel participe à la recherche de sa victime. Et c'est là le summum, je dirais, de la barbarie. Quelle peine méritent les tueurs d'enfants en France ? La peine maximum, qui est dans le code pénal. La peine maximum, pas de peine, des peines incompressibles, des peines qui puissent permettre, même si on n'arrive probablement jamais à le faire, à un petit peu apaiser les familles.
Parce qu'aujourd'hui, vous savez, on va probablement, et c'est indispensable, mon collègue Gérald Darmanin l'a dit, il y a probablement eu de graves dysfonctionnements au sein de l'appareil judiciaire, au sein des enquêteurs. Chacun doit rendre des comptes, les politiques également, sur ces sujets. Mais c'est la moindre des choses qu'on doit aux parents de la petite Liana. Voilà, c'est une prise de conscience collective, et puis jouer la transparence, tout dire, et en tirer, bien sûr, les conséquences s'il y a des manquements, parce que tout le monde dans sa vie peut être responsable de quelque chose, et doit pleinement l'assumer.
Est-ce que Gérald Darmanin a dit qu'il prendrait ses responsabilités ? Comment est-ce que vous comprenez ça ?
Gérald a dû être très touché, j'ai pas eu l'occasion, je rentre dans le déplacement à l'étranger, d'échanger avec lui directement sur ce drame. Bien sûr qu'il est probablement très touché également, c'est un père de famille, à titre personnel, et puis de se dire que l'administration qu'il a sous sa responsabilité, même si elle se dit en permanence indépendante, et qu'elle revendique cette indépendance, semble avoir, je parle encore au conditionnel, mais de graves dysfonctionnements.
Quand, par exemple, vous avez un dépôt de plainte qui est classé sans suite, il faut peut-être le motiver plus que ça, et quand vous avez une plainte qui n'est pas classée, qui concerne un enfant, avec semble-t-il, et je dis là aussi au conditionnel, par rapport aux informations que vous donnez, des preuves de violence sexuelle, et qu'au bout de neuf mois, au bout de neuf mois, la personne ne soit pas entendue, et qu'on ne fasse pas ce lever de doute.
Les instructions peuvent durer, peuvent prendre du temps pour pouvoir avoir tous les éléments nécessaires pour incriminer le potentiel délinquant, mais je pense que dans les affaires qui concernent des enfants et des violences sexuelles, la levée de doute doit se faire immédiatement, parce qu'on ne peut pas laisser des prédateurs de la sorte pouvoir continuer à faire, par exemple, des sorties scolaires avec nos propres enfants.
Est-ce qu'on peut dire ce matin que l'État fait tout, fait tout en France pour protéger les enfants ?
Je crois qu'on a un système que je connais plutôt bien, puisque j'ai été en responsabilité dans un département où je présidais un foyer de l'enfance. Tout ce qui touche à la protection de l'enfance, c'est un sujet aussi d'actualité, puisque, coïncidence, c'était avant ce drame, comme le ministre de la Justice avec la ministre de la Santé et le ministre de l'Éducation, nous ont présenté il y a quelques semaines un projet de loi concernant l'aide à l'enfance et notamment sur ces questions qui viennent suite aussi au scandale du périscolaire à Paris, qui a duré trop d'années. Là aussi, des personnes étaient, semble-t-il, au courant et personne n'a agi.
Il a fallu que ce gouvernement, sur ce sujet, prenne les choses en main. Là, peut-être, une collectivité ne l'a pas fait ou a tourné la tête pour éviter le problème.
Philippe Tabarro, ministre des Transports, invité de la grande interview CNews Europe 1 ce matin. Samedi soir dernier, malgré l'engagement de 22 000 policiers et gendarmes, la fête a viré au chaos. À Budapest, où seulement 4 000 policiers étaient mobilisés, les célébrations se sont déroulées sans incident majeur. Ça pose une question simple. Est-ce qu'on peut encore célébrer quelque chose en France, se rassembler sans qu'il y ait des violences ?
D'abord, on parle beaucoup de hooliganisme. J'aimerais dire que ce n'est pas du hooliganisme. Le hooliganisme est un fléau également que les Anglais ont réussi à éradiquer et les autorités travaillent en France sur ce sujet. Il y aura des points dans la loi Riposte du ministre Nunes sur ce sujet. Mais là, on est sur de la délinquance d'opportunité, de la délinquance dite de droit commun, où on voit que des personnes qui sont là ne sont là pour fêter quoi que ce soit. On n'a presque rien à faire du match, parce que quand vous voulez suivre un match de foot, vous n'êtes pas déjà dans la rue à voir ce que vous allez pouvoir casser. Vous suivez au moins le match.
Donc, oui, très probablement, il y a des personnes qui veulent profiter de ces événements pour commettre leurs méfaits, comme ils le feraient de manière normale sur d'autres événements. Sur ce sujet, j'ai entendu les différentes polémiques et je les comprends. Et je les comprends de se dire que nos policiers ont été pris à partie. Ils ont fait face avec beaucoup de courage et je tiens à leur rendre hommage. Et quand j'entends aux questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, un groupe, pour ne pas le citer, LFI, qui n'a à la bouche que les violences policières, mais est-ce que c'est des violences policières qu'on vient de voir sur votre antenne ?
On est dans une situation où nous avons des jeunes, parce qu'on a vu que principalement, c'était des jeunes de plus en plus violents, qui veulent en découdre, qui sont là pour casser et vraiment de prendre à partie la police et quelque part de cautionner ce qu'ils font par rapport à des discours politiques. C'est tout simplement une honte, la honte de la République. Est-ce qu'il faut faire enfin payer vraiment les casseurs ? Oui. Même ceux qui se disent insolvables ? Il faut, c'est ce qu'a souhaité, c'est ce qu'on attend à droite, entre guillemets, depuis toujours, ou depuis très longtemps en tout cas.
Et je dirais enfin, le Premier ministre a envie de prendre ce sujet à bras-le-corps, de dire que quand tu casses, tu payes. Et c'est pas la première fois. Pardonnez-moi, monsieur le ministre,
mais on l'a entendu des dizaines de fois.
Oui, mais par rapport à de la solvabilité qui se mettait en place et qui aujourd'hui, à travers les allocations qui pourraient être prélevées ou retirées, pourraient permettre de payer les dégradations, parce que je pense que c'est le meilleur symbole de pouvoir dire que quand tu te comportes de la sorte, tu dois payer. Et puis, bien sûr, j'ai été, comme un certain nombre de Français, un peu étonné de voir 900 interpellations, 450 gardes à vue, et au final, trois condamnations à de la prison ferme.
Si la prison ferme doit servir à dissuader les futurs délinquants à aller dans la rue pour soi-disant fêter une victoire sportive, je pense que ce ne sera pas suffisant, c'est le moins qu'on puisse dire.
Alors, je voudrais qu'on réécoute le président de la République, c'était dimanche soir à l'Elysée.
Des scènes de violence inacceptables à Paris et dans d'autres villes. Ce n'est pas le foot, ça. Ce n'est pas le sport, ce n'est pas ce qu'on aime. Donc, merci à nos policiers, à nos gendarmes. On sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le-bol. Terminé.
900 personnes interpellées, et vous le rappeliez, trois ou quatre personnes en détention provisoire, donc derrière les barreaux. C'est être intraitable, ça ?
Au parlementaire, au gouvernement, de mettre le cadre juridique pour pouvoir permettre plus d'interpellations, mais surtout plus de condamnations, peut-être par rapport à un défaut de preuve et bien sûr par rapport à un laxisme d'une certaine justice sur ces sujets. Mais à quoi ça sert
de dire qu'on sera intraitable alors qu'il le sait très bien qu'il ne pourra pas, il n'a même pas les moyens
de l'imposer ? Non, il faut mettre en place les moyens. Là, par exemple, dans la loi Riposte, encore du ministre Nunez, il y aura un article concernant les tirs de mortier aujourd'hui qui n'était pas pris en compte par rapport à l'évolution des armes, je dirais, de destination de ces délinquants. Donc, il faut faire évoluer les choses. Moi, je suis un farouche partisan. Il y aura un article dans cette loi aussi. J'avais souhaité le faire passer dans la loi Sûreté sur les transports que j'ai portés. La question des caméras algorithmiques également. Là, il y a une avancée dans la future loi que va présenter Laurent Nunez.
Je souhaite qu'on utilise les caméras algorithmiques partout, en tout lieu, dans le transport du quotidien également pour pouvoir permettre aussi de pouvoir avoir des éléments de preuves pour condamner les délinquants qui commettent ces exactions. Philippe Tabarro
est avec nous ce matin, ministre des Transports. On va parler de vos sujets transports. Il y a énormément de choses à dire. Déjà, sur le carburant, la crise des carburants se poursuit. Les Français restent à la merci des négociations irano-américaines. Vous allez nous parler du transport routier. Est-ce qu'on aura de l'essence pour cet été ?
Oui, on n'a pas un sujet majeur d'approvisionnement dans notre pays, que ce soit pour la route, que ce soit pour le kérosène pour nos avions, que ce soit pour nos trains, même s'ils sont à 80% électriques, je le rappelle. Pas de sujet d'approvisionnement, même si c'est une mobilisation des uns et des autres pour que la question ne se pose pas. C'est quand même une bonne chose. Il y a la question, bien sûr, du coût qui met en difficulté les Français sur la route ou sur les autoroutes, qui met en difficulté les compagnies aériennes concernant le kérosène. Donc, l'explosion des coûts crée des situations difficiles.
Le gouvernement a souhaité mettre en place des aides ciblées pour les plus gros rouleurs. Dans mon domaine, ce sont bien sûr les taxis qui vont pouvoir le plus rapidement possible électrifier leurs taxis et bénéficier d'avances concernant les frais qui sont les leurs et les remboursements, notamment, de ce qu'on appelle la TICPE et puis, également, le transport routier qui est un transport indispensable à notre pays avec une très faible marge et aujourd'hui, les transporteurs routiers ou les entreprises sont en difficulté.
5 000 ont fait appel au gouvernement grâce à la plateforme qu'on a mis en place et les premières sommes sont versées pour pouvoir leur permettre de passer ces trois mois difficiles parce que ces aides vont se reconduire sur trois mois pour le transport routier. Ça va aller jusqu'à quand ? Écoutez, au moins les trois mois pour passer l'été et puis, on fera évoluer le système ou en tout cas la plateforme qui a été mise en place par rapport à la durée de la situation.
Vous savez que c'est compliqué de ne pas avoir de prévisibilité d'une manière générale et là, en particulier, je m'endors en écoutant votre chaîne ou d'autres de temps en temps et j'entends que ça y est, c'est pour demain matin le cessez-le-feu. C'est ce qu'annonce Donald Trump très régulièrement et quand on se réveille le lendemain matin, on s'aperçoit que la situation dure et est encore plus tendue. Je reviens de Grèce où j'ai eu l'occasion de traiter ces sujets avec mes homologues, notamment avec les armateurs français et grecs qui sont dans le détroit d'Ormuz aujourd'hui.
Je peux vous confirmer que pour eux, la situation est compliquée, qu'il y a encore des centaines de navires qui sont bloqués avec des marins à l'intérieur qui craignent pour leur situation et pour leur vie également. Vous nous dites ce matin sur le sujet du carburant, les Français peuvent partir en vacances en voiture, il n'y aura pas de pénurie cet été. Il n'y aura pas de pénurie cet été pour les Français, quel que soit le mode de transport qu'ils choisiront et puis également pour pouvoir accueillir des Français, des étrangers en France puisque je vous rappelle que nous sommes le premier pays au monde au niveau touristique.
que le tourisme représente 8 à 9% de notre produit intérieur brut et qu'il faut recevoir cet été absolument des touristes qui vont pouvoir consommer dans notre pays et un des points d'entrée c'est l'avion comme peut l'être également la route.
Il y a beaucoup de Français qui ont déjà acheté leur billet d'avion pour cet été. Le prix de l'essence peut baisser et peut remonter. Est-ce qu'aujourd'hui la loi autorise les compagnies aériennes à augmenter les tarifs à demander des suppléments
de tarifs ?
La loi ne répondait pas l'Europe a répondu et nous nous sommes engouffrés dans cette situation seulement une compagnie l'avait fait aujourd'hui on est rentré dans une phase où nous souhaitons que ce soit un cas exceptionnel et qui ne se reproduise plus quand on passe un contrat dans le droit simple on se met d'accord sur un prix et puis quel que soit les aléas on ne change pas après le prix soit s'il y a des clauses très particulières en l'occurrence le droit dit que ces clauses ne sont pas et ne concernent pas ce type de contrat donc les compagnies aériennes à l'exception de la compagnie dont je pense vous parler ont certes quelque peu augmenté leurs tarifs par rapport à la montée du prix du clérosène mais pas à hauteur d'un coût d'exploitation qui était environ de 20% aujourd'hui et qui est passé à 45% il n'y a pas d'annulation de vol il y a une desserte dans tous les pays du monde et la possibilité d'accueillir tous les touristes nécessaires et ça a été un vrai challenge pour pouvoir arriver à ces conclusions en sachant que les compagnies aériennes font 70% de leurs chiffres entre le mois de juillet et le mois d'août donc si nous n'avions pas été au rendez-vous pour leur apporter le carburant nécessaire on aurait eu très probablement à la rentrée beaucoup de compagnies qui n'auraient pas pu passer l'hiver Pour parler
de notre compagnie nationale Air France et de sa filiale low cost 1500 vols par jour cet été c'est énorme
Oui on a une offre aéroportuaire qui est forte on a de grandes plateformes aéroportuaires on a des compagnies françaises on a des compagnies étrangères mais qui se comportent bien je dirais en France en payant leurs charges sociales en payant leurs charges fiscales il y en a d'autres qui le sont un petit peu moins mais en tout cas c'est un mode de transport et je profite aussi pour dire qu'il y a un autre mode de transport plébiscité en ce moment par les français qui est le train la SNCF a mis un demi million de places supplémentaires en vente depuis hier pour pouvoir permettre à ceux qui ne partiront pas à l'étranger ceux qui souhaitent rester dans notre pays de pouvoir prendre le train dans les meilleures conditions possibles on sait que la fréquentation a augmenté de plus de 18% ces derniers mois sur les trains à grande vitesse de pratiquement 40% sur le TER il y a une appétence des français pour le train il faut que l'opérateur ou les opérateurs puissent permettre aux français de prendre le train dans les meilleures conditions possibles 500 000 places de train
mises en vente pour cet été il y a eu un coup de chaud la semaine dernière des retards sur certains TGV notamment vous nous dites que ça ne se reproduira plus ou vous nous dites ce sont les risques du voyage
les joies du voyage je vous dis qu'il faut investir et continuer à investir sur les infrastructures de transport et sur les infrastructures ferroviaires c'est pour ça que je porte une loi qui s'appelle la loi 4 j'en ai parlé ici elle a été votée au Sénat je souhaite qu'elle soit inscrite à l'Assemblée pour monter à 4 milliards et demi le niveau d'investissement chaque année sur les infrastructures ferroviaires on prend 2 milliards et demi au péage autoroutier pour pouvoir les mettre sur les infrastructures de transport en commun et particulièrement du ferroviaire pour qu'il y ait le moins d'incidents possible et on attend l'arrivée de nouveaux matériels qui pourra permettre de ne plus voir ces scènes où les personnes descendent du train en pleine nature elles pourront par rapport à des trains à batterie notamment le futur TGVM de se rendre jusqu'à la gare la plus proche et avec de l'air conditionné même s'il n'y a plus d'alimentation électrique c'est ça aussi le futur c'est ce qu'on prépare ça changera tout
une question Philippe Tabarro ministre des transports invité de la grande interview CNews Europe 1 sur Nice Nice qui est retiré de la carte des JO d'hiver 2030 le comité d'organisation des jeux a acté le regroupement des épreuves de glace à Lyon Renaud Muselier qui est le président de la région PACA dont vous avez été le vice-président pendant plus de 5 ans tiens Eric Ciotti le nouveau maire de Nice pour responsable de la situation Eric Ciotti qui a refusé d'installer une patinoire provisoire au stade de l'Alliance Alliance Riviera Eric Ciotti qui dit au contraire qu'il a fait économiser 150 millions d'euros à sa ville comment est-ce que vous réagissez vous à cette passe d'armes
qui peut croire ça quelle ville au monde ne serait pas la plus heureuse d'avoir ce cadeau que sont l'organisation des Jeux Olympiques tous les pays se battent pour organiser les Jeux Olympiques on voit que Nice a eu beaucoup de réticences et la nouvelle municipalité alors que des villes comme Paris comme Lyon se sont immédiatement positionnées c'est une chance de recevoir les Jeux Olympiques c'est 500 000 spectateurs en l'occurrence sur les sports de glace qui devaient se tenir à Nice c'est une cérémonie de clôture que le monde entier attendait sur la baie des anges comment on peut dire que ce n'est pas une bonne nouvelle bien au contraire et je peux vous dire que ce n'est pas une question politique nous souhaitions tous que ça se fasse à Nice notamment les élus régionaux les membres du gouvernement que le maire s'appelle Christian Estrosi ou Eric Ciotti c'était la ville de Nice c'était le département des Alpes-Maritimes c'était la région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui était choisie malheureusement le nouveau maire de Nice en quelques jours a gâché la fête de milliers de millions d'enfants lui dit qu'il a fait faire des économies au Niçois écoutez c'est sa vision des choses mais sincèrement c'est un héritage l'héritage des Jeux dont il ne bénéficiera pas un héritage en termes de logement un héritage en termes d'infrastructures sportives un héritage également en termes d'infrastructures ferroviaires on devait créer à Nice la plus grande gare intermodale de France avec la possibilité à côté de l'autoroute de retrouver du tram d'avoir une gare TER une gare TGV d'avoir une gare routière tout ça c'est des investissements qu'on a pu faire ou qu'on peut faire ou qu'on peut accélérer quand il y a une échéance de Jeux Olympiques j'espère qu'on pourra quand même mener le projet à bien tant que je suis au ministère ce sera le cas mais je ne serai pas là tout le temps pour veiller aux intérêts aussi des Maralpas mais je souhaite en tout cas que et je regrette je regrette plus que tout que les habitants de notre pays et de ma région soient privés de ce magnifique événement à Nice qui aurait pu montrer toutes les beautés et tout le savoir-faire de cette région dans le monde entier devant 800 millions de téléspectateurs
Merci beaucoup Philippe Tabarro ministre des transports d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1 bonne journée à bientôt Merci beaucoup Merci Philippe Tabarro merci Romain Desarbres vos signatures Europe 1 le journal de Roland-Garros dans un instant Merci Philippe Tabarro
Philippe Tabarot