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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 23 février 2017 4 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & élections

Vouloir changer d'Europe est-il respectueux des autres peuples ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Fait
    « tout changement des traités nécessitant l’unanimité des États membres, il est illusoire de croire que 28 gouvernements pourraient, au même moment, tomber d’accord sur une réelle réorientation de l’Union. »
  • Fait
    « si la France venait à quitter l’Union européenne, cette dernière n’y survivrait probablement pas »
  • Fait
    « Restreindre la libre circulation des capitaux et donc endiguer les délocalisations qui en découlent »
  • Fait
    « Une dévaluation de l’euro permettant de favoriser les exportations françaises »
  • Fait
    « Un seul mouvement politique propose depuis mars 2007 la sortie de l'Union européenne, de l'euro ainsi que de l'OTAN. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Comme nous l’avons vu dans la précédente vidéo ‘’Une « autre Europe » est-elle possible ?’’, toutes les promesses d’« autre Europe » ne sont que de la poudre aux yeux car les chances de changer en profondeur l’Union européenne sont infinitésimales. En effet, tout changement des traités nécessitant l’unanimité des États membres, il est illusoire de croire que 28 gouvernements pourraient, au même moment, tomber d’accord sur une réelle réorientation de l’Union.

L’argument qui est régulièrement opposé à cette démonstration est que la France n’est pas un simple pays parmi 28 et que, de par son poids économique, démographique ou encore militaire, elle aurait largement les moyens de faire pencher la balance de son côté. De plus, si la France venait à quitter l’Union européenne, cette dernière n’y survivrait probablement pas, donc les autres pays auraient tout intérêt à accepter cette réorientation. En d’autres termes, la France pourrait user de sa position dominante pour imposer aux autres États membres son chamboulement du modèle européen, par-dessus le marché à coup de chantage à la sortie.

C’est notamment un argument avancé par Jean-Luc Mélenchon, mais il n’est pas le seul. Ainsi, les personnes qui prétendent vouloir « changer d’Europe » parce que celle-ci ne respecterait pas les peuples ou serait dominée par l’Allemagne de Madame Merkel, proposent de faire exactement la même chose pour arriver à leurs fins : imposer leur « Europe » aux peuples des 28 États membres. Cela ressemble à la loi du plus fort...

L’argument suivant consiste à dire que le changement d’Europe que l’on porte rencontre de façon évidente les aspirations de tous les peuples d’Europe sans exception. Alors prenons quelques exemples : - Restreindre la libre circulation des capitaux et donc endiguer les délocalisations qui en découlent, qui pourrait être contre ? Eh bien probablement le Luxembourg, Malte ou Chypre, dont les secteurs bancaires représentent un large part du PIB et qui vivent de ces transferts de capitaux.

Et probablement aussi les pays de l’Est comme la Pologne, la Roumanie ou la République tchèque, qui bénéficient de ces délocalisations intra-européennes. - Une dévaluation de l’euro permettant de favoriser les exportations françaises, qui pourrait être contre ? Probablement l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Finlande, qu’un euro fort favorise.

Cela commence à faire beaucoup de « non » et ce ne sont que quelques exemples...

Certaines réformes peuvent nous sembler pleines de bon sens d’un point de vue français. Mais elles portent sur des sujets vitaux pour d’autres pays, car ils ont pu construire une large part de leur économie dessus. Vouloir user de sa position dominante pour contraindre ces pays à se tirer une balle dans le pied, ce n’est pas très « humain d’abord », si ?

Au lieu de s’obstiner à espérer une « autre Europe » qui n’a statistiquement aucune chance d’arriver, Au lieu de croire à un modèle unique européen, qui ne pourra jamais convenir à 28 États aux cultures, aux économies et aux passés si différents, Au lieu de prétendre user d’une position dominante pour forcer les autres peuples à adopter notre modèle, tout en se prétendant démocrate et humaniste...

Pourquoi ne pas se rendre à l’évidence que le moyen le plus certain et le plus respectueux des autres peuples de réellement changer l’avenir de la France et des Français, est de quitter sereinement l’Union européenne et l’euro ? Ceci nous plaçant à nouveau dans la situation de l’écrasante majorité des pays du monde : une situation où nous détiendront les manettes stratégiques de notre pays et où les Français pourront mener la politique qu’ils auront décidée par eux-mêmes, sans qu’elle ne soit imposé par d’autres, et sans l’imposer à d’autres non plus. Et si notre nouveau modèle fonctionne, cela donnera probablement des idées aux autres, qui seront libres de nous imiter.

Un seul mouvement politique propose depuis mars 2007 la sortie de l'Union européenne, de l'euro ainsi que de l'OTAN. Ce mouvement, c'est l'Union Populaire Républicaine, ou UPR. L'UPR est un mouvement de libération nationale qui rassemble temporairement les Français au dessus des clivages gauche-centre-droite, pour rendre à la France son indépendance et au peuple français la souveraineté qui lui a été volée.

Son Président, François Asselineau, est candidat à l'élection présidentielle de 2017. Pour plus d'informations, retrouvez les analyses, les débats et le programme de l'UPR sur upr.fr.