Face à Face : Maud Bregeon - 12/10
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 25 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
C'est une très bonne nouvelle pour le consommateur, puisqu'on vise une baisse de prix sur le diesel entre 12 et 18 centimes par litre dans les semaines à venir.
- 2:20RelanceRéponse partielle
Vous en êtes sûr ? Ça permettra une baisse de 12 à 18 centimes.
- 2:56OuverteRéponse directe
Exactement la même logique que la vôtre, c'est-à-dire l'idée d'inonder de gasoil les marchés, mais à la faveur des Américains, de la part de Poutine dans cet accord.
- 4:44RelanceRéponse directe
Comme les autres ? Pas plus que les autres ?
- 5:49RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas ce risque-là ?
- 6:13OuverteRéponse directe
Gréjon, est-ce que Total va jouer le jeu aussi de la baisse des prix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:02PrésentateurChiffre
« on vise une baisse de prix sur le diesel entre 12 et 18 centimes par litre dans les semaines à venir. »
- 1:25PrésentateurChiffre
« En France, on a acté la libération prochaine de 10 millions de barils sur trois mois. »
- 1:30PrésentateurChiffre
« Ça représente environ, sur trois mois, 20% de la consommation de diesel en France. »
- 1:51PrésentateurFait
« Parce que ces stocks ont été constitués avant que les prix n'explosent. »
- 2:11Invité politiquePromesse
« On vise, mais c'est un pari. »
- 3:10Invité politiqueChiffre
« Il y a en France 80 sites dans lesquels sont stockés ces fameux stocks stratégiques. »
- 3:17Invité politiqueChiffre
« Il y a en France 200 dépôts où vont se servir les distributeurs. »
- 4:02PrésentateurChiffre
« On a environ 50 millions de stocks stratégiques de diesel. On en libère 10 millions. »
- 4:53Invité politiqueFait
« Certains disaient, au fond, peut-être que ces 400 stations les plus éloignées, les plus rurales, les plus en difficulté, pourraient avoir priorité dans l'accès à ces stocks stratégiques. »
- 7:26Invité politiqueFait
« on a appris ce week-end qu'un accord avait été conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le même principe. »
- 7:47Invité politiqueFait
« Ça veut dire renflouer les caisses de Poutine qui va effectivement pouvoir vendre à nouveau ce diesel. »
- 8:21PrésentateurFait
« nous avons les moyens de contrôler l'ensemble de la traçabilité. »
- 11:23PrésentateurPromesse
« Edouard Geffray sera en mesure, dans les heures ou dans les jours à venir, de communiquer sur des chiffres précis. »
- 15:01Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a communiqué hier sur le fait qu'il y aurait plus de 76 500 lycéens qui ont participé à la fameuse consultation nationale. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Maud Bregeon27 %
- ?6 %
≈ 10,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC.
D'abord cette question, tout à l'heure, 11h30, avec le Premier ministre, vous recevrez donc les différents opérateurs de la chaîne du pétrole, comme on dit. C'est-à-dire à la fois du côté des raffineurs, mais aussi surtout des distributeurs, pour leur expliquer concrètement comment vous allez faire pour libérer ces fameux stocks de gasoil et faire baisser les prix. Ce n
'est
pas mécanique cette
histoire. D'abord,
c
'est une très bonne nouvelle pour le consommateur, puisqu'on vise une baisse de prix sur le diesel entre 12 et 18 centimes par litre dans les semaines à venir. Le président de la République, tout par-delà, a réussi à négocier un accord au niveau du G7, donc un accord international, pour libérer 100 millions de barils. C'est absolument colossal. Et quand vous mettez davantage de volume sur le marché, bien sûr, vous faites baisser les prix. En France, on a acté la libération prochaine de 10 millions de barils sur trois mois. Ça représente environ, sur trois mois, 20% de la consommation de diesel en France.
Et, pour que vos téléspectateurs comprennent bien, ces 10 millions de barils seront mis sur le marché à un prix bien inférieur, trois à quatre fois plus faible que le prix du marché
aujourd'hui. Parce que ces stocks ont été constitués avant que les prix n'explosent.
Donc, on verra les distributeurs ce matin pour discuter avec eux des modalités logistiques, des modalités pratiques, de la meilleure manière de faire en sorte que ces répercussions à la baisse, encore une fois, pour les Français qui nous écoutent, puissent avoir lieu le plus
rapidement possible. Vous avez dit, on
vise 12 à 18 centimes. On vise, mais c'est un pari. Cette mise sur le marché
de
10 millions de barils permettra une baisse de 12 à 18 centimes.
Vous en êtes sûr ? Ça permettra
une baisse de 12 à 18 centimes. Ensuite, il y a une caractéristique que vous ne maîtrisez pas, c'est ce qui se passe au Moyen-Orient, puisque le prix à la pompe sera structuré avec, d'une part, ces 10 millions de barils qu'on aura mis sur le marché, mais dépendra encore en partie de ce qui se passe au Moyen-Orient. Et là, on revient à toute l'action diplomatique, géopolitique, que mènent notamment le président de la République et nos alliés
européens. On va y venir, parce qu'il s'est passé ces 24 dernières heures, des choses encore
plus complexes, notamment avec cet accord sur le gasoil. Exactement la même logique que la vôtre,
c'est-à-dire l'idée d'inonder
de gasoil les marchés, mais à la faveur des Américains, de la part de Poutine dans cet accord. Je voudrais qu'on y revienne, mais d'abord,
quand
même, Maude Bréjon,
vous
dites, ça va faire descendre de 12 à 18 centimes. Il y
a
des questions très pratiques qui se posent. Il y a en France 80 sites dans lesquels sont stockés ces fameux stocks stratégiques. Il y a en France 200 dépôts où vont se servir les distributeurs. D'abord, comment vous faites pour passer de ces 80 stockages de stocks stratégiques à ces 200 endroits où tous les distributeurs vont se fournir ? Et comment est-ce que vous faites pour que tous se fournissent au même moment, pareil, plutôt que les gros qui vont venir les premiers et qu'on se retrouve avec les stations les plus loin de la chaîne,
c
'est-à
-dire
notamment les plus rurales, les plus éloignées, qui en réalité sont celles qui ont le plus besoin parce que les habitants sont le plus dépendants de la voiture, qui probablement vont se retrouver les derniers
à arriver pour se fournir ? Ce sera tout l'objet des discussions ce matin. D'abord, l'essentiel de nos stocks stratégiques sont stockés dans le sud de la France. On a environ 50 millions de stocks stratégiques de diesel. On en libère 10 millions.
Il
y a effectivement derrière différentes typologies de distributeurs. Vous avez des distributeurs qui sont entièrement intégrés, qui maîtrisent l'ensemble de la chaîne, du stockage, du transport, de la distribution. Vous en avez d'autres qui ne le maîtrisent que partiellement. Et puis, vous avez raison de le dire, vous avez des stations indépendantes, essentiellement dans les zones rurales, là où peut-être l'augmentation des prix du carburant est la plus difficile à tenir
pour les Français, parce qu'il n'y a pas d
'alternative, parce que les distances sont plus longues. Et ces stations, elles devront,
comme
les autres, en bénéficier.
Comme les autres ? Pas plus
que les autres ? Comme les autres, en bénéficier. Et ça, ce sera la responsabilité, notamment de l'État. Vous savez que nous, aujourd'hui,
on ne s'urde pas
leur donner priorité. Certains disaient, au fond, peut-être que ces 400 stations les plus éloignées, les plus rurales, les plus en difficulté, pourraient avoir priorité dans l'accès à ces stocks stratégiques.
Non ? Ce qui compte pour nous, c'est que partout en France, peu importe où vous habitiez, vous puissiez bénéficier de cette baisse. Et donc, ce sera le rôle de l'État de faire en sorte et de contrôler que l'ensemble de la chaîne joue le jeu, qu'il n'y a pas d'augmentation de marge ici ou là. Et vous savez, d'ailleurs, qu'on surveille, semaine après semaine, les marges, notamment des distributeurs. On sera extrêmement vigilants. Sur une répercussion réelle ? Sur une répercussion réelle, bien sûr. Mais on sera aussi extrêmement vigilants avec ce qui se passe chez les transporteurs et, encore une fois, dans l'ensemble de la chaîne.
Parce que quand il y avait eu une baisse de la TVA, il y a des
années, sur la restauration, tout le monde avait dit que ça allait baisser les prix à la restauration. Non, en réalité, ça avait été dilué dans l'ensemble de la
chaîne logistique. Est-ce qu'il n'y a
pas ce
risque-là ? C'est une
opération qui dure trois mois. Nous avons des outils extrêmement clairs et identifiés pour contrôler les marges et arriver à suivre l'intégralité de la chaîne de valeur. Pas un Français. Et je le dis, nous serons intraitables parce que personne ne comprendrait ce matin que, ici ou là, certains puissent capter des marges, alors même que le prix du gasoil reste extrêmement élevé. Vous en parlez beaucoup sur
vos intérêts.
Gréjon, est-ce que Total va jouer le jeu aussi de la baisse des prix ?
C
'est-à-dire que, est-ce que Total, qui aujourd'hui plafonne ses prix, va les faire baisser de 12 à 18 centimes également ? Là en partant de leur taux actuel, de
leur prix actuel. Là encore, ça fera partie des discussions. Mais Total a vocation, évidemment, à bénéficier.
Parce que sinon, pour le coup, techniquement, ils
vont récupérer un peu d
'argent.
Total a vocation à bénéficier. Comme l'ensemble des distributeurs, de cet apport de volume à des prix 3 à 4 fois inférieurs à ceux du marché.
Et
donc, ça doit, comme pour les autres distributeurs, se répercuter sur leurs prix. Et on le vérifiera. Vous savez qu'on a les moyens de vérifier station par station ce qui se passe et l'évolution des prix. On regarde semaine par semaine, type de distributeur par type de distributeur, les majors, la grande distribution, les indépendants, l'évolution des marges. Et donc, encore une fois, je le redis, on sera intraitables. Jusqu'à présent, les distributeurs ont joué le jeu. Donc, moi, j'ai bon espoir. Et je veux croire que dans un moment très difficile, ils continueront à le faire. Vous les recevez souvent sur vos plateaux. Leurs marges sur l'essence et sur le diesel sont faibles.
Et ça ne doit évidemment pas augmenter du fait de la crise ou de 10 millions de barils supplémentaires mis sur le marché. Dans le même temps,
on a appris ce week-end qu'un accord avait été conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur le même principe.
C'est-à-dire
l'idée d'injecter plus de diesel dans le marché pour faire baisser les prix du diesel qui serait acheté par les Américains
aux
Russes contre tous les accords qui ont été passés depuis plusieurs années. Ça veut dire renflouer les caisses de Poutine qui va effectivement pouvoir vendre à nouveau ce diesel. Et ça veut dire aussi renier ses engagements. Comment est-ce que vous réagissez ? Comment est-ce que la France réagit à cette annonce ? Je pourrais reprendre
un par un vos mots. Ça ne remet nullement en cause les sanctions décidées à l'échelle de l'Union Européenne. Donc nous, on va se retrouver à ne
pas
l'acheter. Eux vont l'acheter. Et donc, je termine. Donc d'abord, je vous le dis ce matin, il n'y aura pas de carburant russe demain dans les pompes et les stations-services françaises. Pourquoi ? Parce que que ce soit sur le produit brut ou le produit raffiné, que ce soit sur du produit qui viendrait directement de Russie ou qui transiterait par des pays tiers, du fait du transport, du fait des opérations de raffinage,
nous avons les moyens. Donc il y avait un
indirectement. Exactement. Nous avons les moyens de contrôler l'ensemble de la traçabilité. Quant à l'effectivité réelle, Quant
à l
'effectivité réelle des baisses de prix, permettez-moi d'être très prudente. Parce que tant qu'on ne sait pas quand est-ce que ça arrive, comment ça arrive, et surtout avec quel volume ça arrive, on ne peut pas préjuger, encore une fois, de baisses de prix à venir. Et puis au-delà de ça, je rappelle pourquoi est-ce qu'on se bat pour l'Ukraine, je rappelle pourquoi est-ce qu'on est aux côtés des Ukrainiens, pourquoi est-ce que c'est à l'Ukraine et à l'Ukraine seule de choisir son avenir. Et pourquoi est-ce que ces sanctions ont été décidées ? C'est parce qu'il se passe en Ukraine. Ce qui se passe en Ukraine, ça concerne aussi la France pour notre sécurité à premier lieu.
Donald Trump a également annoncé qu'une trêve énergétique avait été conclue entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine. On sait que les bombardements récents, d'un côté comme de l'autre, sur les infrastructures pétrolières ont aussi eu des conséquences. Il y
a
vraiment les deux sources, j'allais dire,
c
'est-à-dire cette guerre en Ukraine et la guerre autour de l'Iran, qui ont des conséquences chez nous. Est-ce que cette trêve énergétique, vous avez en entendu parler, ou est-ce qu'en fait la France, dans toute cette histoire, elle voit les balles passer ?
Ce que nous observons aujourd'hui et encore depuis quelques jours, c'est le refus évident de la Russie d'accéder à un cessez-le-feu, qu'il soit d'ailleurs total ou partiel, et le refus total de la Russie d'aller vers un cessez-le-feu, notamment énergétique. Donc, encore une fois, moi je ne suis pas là ce matin pour commenter les différentes déclarations de Donald Trump. Ce que je peux vous dire,
c
'est que la position de la France, elle est constante, c'est celle d'un cessez-le-feu et c'est celle de la capacité des Ukrainiens à choisir leur avenir.
Et
puis, cette attaque de l'aéroport de Riyad, un bateau iranien qui a également été visé dans le détroit d'Hormuz, il n'y a pas le début d'une solution de crise. Écoutez, en tout cas, la France, il prend toute sa part, c'est ce que je peux vous
dire. Elle prend sa part à quoi ? Ça fait 6-7 mois maintenant que cette crise a démarré. Personne et aucun des meilleurs experts que vous recevez sur votre plateau ne pourra vous dire ce qu'il en sera dans quelques semaines ou dans quelques mois. Donc, il faut faire preuve de grande humilité. Ce que je peux vous dire, c'est que nous, on travaille d'abord à sécuriser des volumes de carburant et de gaz pour les semaines et les mois qui arrivent. Et nous avons, dès les premières semaines du conflit, proposé notre appui pour sécuriser le transit, notamment dans le détroit d'Hormuz, comme on le fait déjà dans la région dès que les conditions de sécurité le permettront.
Les lycéens, est-ce que les 3000
profs
qui n'étaient pas devant élèves pour reprendre la fameuse expression du ministre de l'Éducation nationale qui a donc annoncé à la fin de la semaine dernière qu'il avait trouvé 3000 profs qui allaient pouvoir être devant les lycéens cette semaine, est-ce que oui, ce matin, là, à l'ouverture des lycées, ils sont devant élèves pour reprendre son expression
? Le déploiement a commencé et Edouard Geffray sera en mesure, dans les heures ou dans les jours à venir, de communiquer sur des chiffres précis. Je voudrais néanmoins rebondir sur ce que vous avez mentionné. On n'a pas trouvé 3000 profs qu'on
aurait
oublié dans un placard
ou dans un bâtiment. Ça fait deux semaines qu'ils manifestent qu'il n'y a pas
de profs et d'un coup, on leur dit qu
'il
y
en
a 3000. C'est bien plus complexe que ça. L'organisation des remplacements, c'est la mise en adéquation d'un prof absent, d'un remplaçant disponible qui habite dans une zone géographique accessible et qui enseigne la bonne matière. Il ne s'agit pas de faire remplacer des profs de maths absents par des profs de français. Donc, tout ça est extrêmement mobile puisque d'une journée à une autre, vous avez un prof qui peut être absent, un autre qui revient. On a réussi à accélérer la mise en place d'un outil qui optimise
l'organisation de ces remplacements. Il faut qu'ils accèdent de faire davantage de
routes
pour
éventuellement rejoindre les
lycées les plus en demande. Vous savez, je pense que les enseignants remplaçants, pour beaucoup, ont des conditions de travail qui ne sont pas toujours faciles. Ça demande beaucoup de mobilité, ça demande beaucoup d'agilité. Ils font déjà, pour certains, plusieurs dizaines de kilomètres le matin. Donc, l'objectif n'est pas de dégrader leurs conditions de travail. L'objectif, c'est d'optimiser l'organisation de ces remplacements. Ça dit aussi quelque chose. Le gouvernement entend les revendications des lycéens. dans ces revendications, parce qu'on parle, et à juste titre, des violences.
Et je le redis, il faut que l'ordre puisse revenir et que les uns et les autres puissent reprendre le chemin de l'école. Mais il y a des revendications, il y a des demandes,
il y a des craintes. On va y
venir sur
ces revendications parce qu'elles commencent à vous remonter.
Et la question du remplacement en fait évidemment partie.
Maude Bréjon, lorsque vous dites qu
'il
faut que l'ordre puisse revenir, est-ce que vous avez des informations sur la reprise ou non des cours ? Comment est-ce que vous voyez
la
semaine qui s'ouvre
? On
verra les chiffres qui seront communiqués encore une fois ce matin. Il est encore un peu tôt. Ce que je peux dire, c'est que petit à petit, les lycées ont réouvert et les cours ont repris. Moi, je pense qu'il faut faire la part des choses. Il y a d'un côté des violences urbaines absolument inadmissibles. Des centaines de policiers, de gendarmes, de pompiers, de personnels de l'éducation nationale, d'étudiants qui ont été ciblés. Et ça doit faire l'objet encore une fois de la condamnation la plus ferme et la plus absolue. Et ensuite, il y a des étudiants qui, de manière pacifique, ont des choses à nous dire et il faut les entendre.
La plus ferme et la plus absolue. Je précise que sur BFM TV, je recevrai tout à l'heure la procureure de Paris, Mme BQO, qui donnera d'ailleurs les premiers chiffres des quelques comparutions immédiates qu'il y a eues et effectivement, à la suite, notamment des arrestations. Parcoursup, est-ce que ça peut sauter ? Est-ce qu'on se dit « Allez, on passe à autre chose ? »
Cette forme de solution baguette magique, par quoi remplace-t-on Parcoursup ? C'est la première question. Ceux à qui, ceux que vous interrogez, ceux qui vous demandent la suppression de Parcoursup, se gardent bien d'expliquer par quoi ils remplacent ce système. Et je pense qu'au-delà de ça, la question de Parcoursup est en fait un peu l'arbre qui cache la forêt. Le problème n'est pas l'outil de Parcoursup, quand bien même il peut être amélioré. Le problème, c'est ce qu'il y a avant et c'est ce qu'il y a après. Comment est-ce que vous accompagnez les élèves dans l'orientation des mois et des années avant de faire vos choix ? Ce n
'est
pas une question facile. Et comment est-ce que vous garantissez que derrière, ils soient engagés dans des filières qui soient suffisamment professionnalisantes, de telle sorte d'avoir un métier suffisamment bien rémunéré et donc des formations en adéquation avec le marché du travail ? La question de l'orientation ne se
résume pas à Parcoursup. Y a-t-il des remontées ? On sait que le gouvernement a communiqué hier sur le fait qu'il y aurait plus de 76 500 lycéens qui ont participé à la fameuse consultation nationale. Est-ce que vous avez un début de revendication qui vous apparaît se dessiner ?
Qu
'est-ce que vous allez en faire ? Oui, il y a des tendances en tout cas qui se dégagent. La question du remplacement des enseignants fait partie des tendances principales, des remontées principales. la question de l'état des établissements, des conditions de travail, de la gestion des emplois du temps fait aussi partie des revendications principales. C'est des sujets qui sont complexes et qui nécessitent un peu de temps. Ceux qui prétendent quand vous en
faites des lois, vous les incurez dans la loi. Ceux qui
prétendent résoudre ces questions au fond qu'on se pose depuis des années maintenant en quelques jours mentent aux étudiants et mentent aux Français. Ça doit faire l'objet de réflexions sur la durée avec les élèves, avec les parents, avec les enseignants. Ça pose aussi, mais pas uniquement, mais tout de même des questions budgétaires.
Et
donc là, je vous renvoie vers le projet de loi de finances et le débat spécifique à l'éducation nationale qui aura lieu courant novembre. pour
l'éducation nationale qui
voit son budget
augmenter de plus d'un milliard encore davantage.
Nous,
on a
posé... Est-ce que vous pourriez le faire davantage ?
On a
fait
une proposition de départ. C'est de préserver ce budget de l'éducation nationale et de l'augmenter. C'est un des seuls budgets de ministère qui augmente
dans le projet de loi de finances et ce qui arrive déjà dans la
copie. Est-ce que vous êtes
ouvert à l
'idée que dans la discussion budgétaire, ce budget alloué à l'éducation nationale augmente encore davantage ? Nous ne fermons pas la porte. Vous ne
fermez
pas la porte. D'abord,
parce
que ça tient aux discussions parlementaires et qu'on respecte les discussions parlementaires qui vont commencer. Et ensuite, parce que là encore, il y a des demandes, il y a des revendications qu'on veut écouter de la manière la plus sincère possible. Mais attention, je le redis quand même, tout n'est pas une question de budget.
Maude Bréjon, Raphaël Luxman a donc gagné hier soir haut la main la primaire de la gauche. Donc, une tête désormais pour cette gauche démocrate. Et vous ? Et vous ? Vous êtes soutien d'Edouard Philippe, mais il y a toujours Gabriel Attal qui a aussi été Premier ministre d'Emmanuel Macron.
Comment
vous allez faire ? Où est-ce que vous en êtes quand vous regardez que les autres, ils ont su organiser une primaire et en sortir avec une seule personne ?
Moi, j'ai une conviction et tous les sondages successifs le démontrent. Edouard Philippe est aujourd'hui la personne, le responsable politique le plus à même de rassembler largement la droite et le centre parce qu'ils portent un projet crédible sur l'économie, crédible sur l'éducation, crédible sur l'écologie.
Mais un sondage encore à Rissa Interac.
Ce matin montre qu'il pourrait ne pas être ce deuxième tour. J
'appelle l'ensemble des responsables politiques de la droite et du centre et pas uniquement les candidats déclarés ou potentiels. L'ensemble des responsables politiques à se rassembler encore une fois dès le premier tour, ça vaut pour
Gabriel Attal
comme Bruno Retailleau et à se rassembler derrière Edouard Philippe parce que j'ai la conviction encore une fois que c'est
le seul pourquoi Edouard Philippe n'accepte pas une primaire ? Regardez,
Raphaël Bluxpan a joué le jeu de la primaire. Que c'est le seul qui est capable encore une fois d'accéder au second tour, de gagner l'élection présidentielle
et d'avoir une majorité. J'ai envie de
vous dire au moins les choses très claires. Il y a beaucoup d'hypocrisie derrière les appels à la primaire ici ou là d'abord parce que tout le monde ne fixe pas le même curseur. Certains veulent aller de la gauche à la droite, d'autres du centre à la droite extrême et personne ne pose clairement son accord pour soutenir le vainqueur au bout du processus. Donc on voit bien que c'est, me semble-t-il, une manière de gagner du temps. Là encore, moi, je dis à tous mes amis de la droite et du centre, on a un candidat, c'est Édouard Philippe. C'est le seul en capacité d'être au second tour et de gagner l'élection présidentielle. Rassemblons-nous. Il reste six mois.
Ça va aller très vite et on a besoin de réussir à travailler ensemble. Sans quoi, sans quoi, on aura probablement un second tour entre le Rassemblement National et la France Insoumise. Moi, je ne veux pas ça. Et je vous le dis d'autant plus sincèrement que Édouard Philippe n'est pas issu de mon parti politique. J'ai fait le choix de soutenir un candidat d'un autre parti politique. Parce que je considère que ce qui se joue en 2027, ce n'est pas l'avenir des partis. Ce qui se joue, c'est l'avenir du pays. Et le seul aujourd'hui, encore une fois, pas au sein de nos familles politiques respectives, capable, capable de porter ce flambeau et d'amener la France vers
de meilleures
perspectives.
C'est Édouard
Philippe. Un mot aussi, parce qu'hier,
il
y
a
eu ces images après la victoire de Raphaël Glucksmann. Il a reçu un jet de riz, d'abord, d'un militant la France Insoumise, puis du sucre, puis de la farine encore en fin de soirée. Qu'est
-ce
que ça dit de ce
début de campagne ? D'abord, c'est évidemment inadmissible. Et toutes les formes de violences, quand bien même elles peuvent apparaître comme symboliques, sont inacceptables dans le débat public. Parce que derrière les violences symboliques,
il
y a des violences verbales et que derrière les violences verbales, il y a parfois des violences physiques. Ça démontre, là encore, cette stratégie de tout conflictualiser, d'une forme d'engrenage de la violence, qu'elle soit symbolique, verbale ou physique, portée par la France Insoumise, si tenté qu'il soit réellement derrière les actes que
vous pointez.
Mais
vous pensez qu'aujourd'hui les différents candidats ? Et je le dis, je le dis, pardon. Et donc Philippe, on n'a pas vu
devant les lycées. Est-ce que
vous pensez qu'il
pourrait y aller ? Je pose simplement la question, ce n
'est
pas juste est
-ce
qu'il voudrait y aller ? Est-ce que vous pensez que Raphaël Glucksmann qui se fait enfariner hier, si Edouard Philippe, par exemple, aujourd'hui voulait aller parler avec les lycéens, pensez-vous qu'il puisse le faire ou est-ce qu'il serait reçu de la même manière ou d'une autre, mais en tout cas avec agression ?
Je
suis convaincue qu'il pourrait le faire et je vais vous dire, je pense qu'il le ferait bien. Edouard Philippe, il a des enfants qui sont eux-mêmes lycéens. Il est maire d'une ville populaire dans laquelle il fréquence,
est-ce qu'aujourd'hui, on peut faire campagne sur le terrain de
manière sereine
? Avec
une jeunesse extrêmement plurielle. Et puis ensuite, vous abordez la question comme si au fond, tous les jeunes étaient pareils, comme si tous les jeunes se ressemblaient. Mais un jeune, ça ne fait pas une identité propre en tant que telle.
Ma question, c'est plutôt est-ce qu'on peut faire campagne sur le terrain aujourd'hui avec sérénité
?
Il
était juste dans la rue hier à Fabel Glucksmann et il s'est pris ses jets. Je pense que
l'époque est violente et que la vie politique est violente. Pour autant, je crois que oui,
on
peut faire campagne avec sérénité, que le débat d'idées, que le débat de projets peut avoir lieu, qu'il doit avoir lieu. En revanche, c'est la responsabilité de l'ensemble des candidats, des partis politiques, des élus, d'appeler à cette sérénité dans le débat public.
Merci
Maude Bréjon d'avoir répondu à mes questions. Ministre de l'énergie et porte-parole du gouvernement, il est 8h51.
Maud Bregeon