Soutien à l'Ukraine : le Parlement va voter
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'invité du jour c'est vous Benjamin Hadad bonjour vous êtes député renaissance de Paris mais vous avez aussi deux autres casquettes importantes dans l'actualité du jour c'est que vous êtes membre de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée et puis vous êtes le président du groupe d'amitié France Ukraine il y a ce vote aujourd'hui à l'Assemblée faut-il oui ou non poursuivre l'aide à l'Ukraine et à quelle hauteur est-ce qu'il faut donner ces 3 milliards supplémentaires davantage de munitions d'avantage d'armes c'est un vote globalement plutôt symbolique c'està-dire que même si l'assemblée vote non ces 3 milliards on est d'accord ils sont actés oui c'est un accord qui a été signé par le Président de la République avec le président Zelenski lorsqu'il était à Paris il y a quelques semaines et qui nous engage sur le temps long avec les Ukrainiens qui dit en gros que sur les prochaines années nous continuerons à faire ce que nous avons fait ces deux dernières années c'est-à-dire l'aide financière l'aide militaire donner tous les moyens aux Ukrainiens pour gagner cette guerre contre la Russie c'est la condition de notre sécurité mais ce sera aussi je crois un moment de vérité et de clarification puisqu'on a des partis notamment la France insoumise le rassemblement national qui nous disent aujourd'hui être pour le soutien à l'Ukraine alors que depuis 2 ans ils ont voté contre toutes les résolutions de l'Assemblée nationale comme du Parlement européen de soutien à l'Ukraine ils se sont constamment opposés aux mesures de sanction ou de livraison d' ce sera un moment de de vérité aussi pour voir si on est pour la victoire de l'Ukraine ou pour celle de Vladimir ptin mais enfin c'est assez saisissant Benjamin Hadad c'est que je vous je vous interroge sur le sur le vote et sur l'aide à l'Ukraine et vous me répondez RN c'estd on se demande à force de vous entendre au gouvernement ou dans la majorité on se demande si vous faites ça pour l'Ukraine ou si vous faites ça pour diviser la France ouais déjà je vous rappelle que c'est un vote qui a été demandé par les oppositions donc le gouvernement a répondu à la demande des groupes d'opposition même si d'ailleurs nous notre groupe majoritaire s'en est fait aussi l'écoo parce que je pense que c'est positif qu'on ait ces débats de politique étrangère puisqueaujourd'hui au fond il y a plus beaucoup de différence entre la politique étrangre dire c'est que il y a deux questions il y a une question évidemment et on va y revenir qui est où est-ce qu'on en est aujourd'hui volodimir Zelenski a déclaré d'ailleurs sur BFM TV il répondait hier soir à une interview en direct sur BFM TV dans laquelle il a dit un qu'il avait réussi à stopper l'avancée des Russes deux qu'il ne demandait pas à ce stade la moindre troupe au sol au fond la question sur ce qu'il se passe là-bas elle est devenue une question sur ce qu'il se passe ici depuis la fameuse expression dont on se demande si c'était pas une expression malheureuse de d'Emmanuel Macron il y a 10 jours qui dit qu'il n'exclut pas l'envoi de troupe au sol et qui depuis ne cesse de dire qu'il n'y a pas de limite pour autant ses voisins ses alliés disent l'inverse qui croire non déjà le président de la République il a raison d'envoyer un message de fermeté très clair à Vladimir Poutine Poutine pense qu'on va se lasser qu'on va se diviser et que le tout seul ce message les autres disent mais non mais non il question mais regardez ce qui s'est passé ces derniers jours voyez tous nos alliés d'Europe centrale et orientale les Polonais les États baltes les tchqus sont les pays qui sont en première ligne face à la Russie qui soutiennent la France et qui remercie le président de la République de sa fermeté il faut quand même le dire parce que c'est des pays S vent qui sent abandonné qui ont souvent une certaine méfiance vis-à-vis de la France comme de l'Allemagne c'est avec eux qu'on pourra créer l'Europe de la défense c'est avec eux qu'on a besoin de construire cette souveraineté européenne et cette Europe qui assume sa puissance et qui défend ses intérêts et sa sécurité et encore une fois c'est un rendez-vous de courage où on montrera aujourd'hui qui est avec les Ukrainiens c'est la condition de notre sécurité le président Zelenski hier a dit quelque chose qui est ce qu'on dit qui est absolument fondamental c'est tant que l'Ukraine tiendra il y aura pas de troupe qui viend de la déf démocratie européenne il y a euh cette attaque cette cyberataque majeur hier contre des ministères français visiblement une attaque tout à fait signée hein transparente c'est sibilin il s'agit d'une attaque de hackœur russe il y a ces propos je voudrais les dire ici même s'ils sont immondes les propos de Dimitri Medvedev l'ancien président de Russie qui est encore aujourd'hui président de la Confédération russe qui dit et il faut s'y prendre à deux fois pour entendre et pour s'assurer que c'est bien un ancien président russe qui le dit Macron s'apprête à se rendre à Kief mais c'est un trouillard zoologique quoi qu'il en soit je recommande à son bureau de prendre plusieurs paires de caleçons ça senentira très fort pS J'ai écrit ça ce matin je n'ai pas eu le temps de le publier et le soir il s'était déjà chié dessus pauvre France voilà ce que ce que dit l'allié le partenaire de Vladimir Poutine au fond est-ce que la guerre n'est pas déjà là voilà la réalité de ce qu'est le régime de Vladimir Poutine et c'est un régime effectivement qui redouble d'agressivité de violence à notre égard contre les démocratie européenne et contre tout particulièrement la France on l'a vu hein ces derniers mois avec une accélération des cyberattaques des ingérences vous l'avez mentionné c'est pas nouveau on l'avait eu déjà dans notre élection en 2017 mais on sent une accélération des provocations contre nous contre nos nos partenaires et c'est pour ça encore une fois que cette guerre c'est pas une guerre lointaine qui concerne uniquement les les Ukrainiens c'est la condition de notre sécurité et c'est un moment existentiel pour l'Union européenne si l'Ukraine venait à tomber demain c'est toute l'architecture de sécurité européenne qui sera mise en question en plus dans un contexte particulier dont il faut parler qui est évidemment celui des élections américaines demain avec un président Trump qui peut-être remettra en question la les garanties de sécurité américaineur et la relationci ce qui me met un peu mal à l'aise et je vais être tout à fait honnête c'est que ce sont des questions si essentielles si vitales et que on a quand même l'impression que vous en faites désormais un argument de camp c'està-dire que c'est un argument contre le RN mais la question c'est pas le RN la question c'est l'Ukraine la question c'est ce qui se passe là-bas est-ce que vous êtes pas en train de faire d'un enjeu vital une question bassement politicopiticienne mais l'enjeu vous l'avez dit c'est c'est l'Ukraine mais mais c'est aussi un enjeu du débat européen qu'on est en train d'avoir en ce moment si le Parlement européen demain est bloqué ce que souhaite l'extrême droite comme les par exemple le Congrès américain et bien on pourra plus financer le plan de munition de Thierry Breton on pourra plus financer les 50 milliards d'aide économique financière humanitairees qui ont été décidé récemment par l'Union européenne ces élections européennes c'est aussi un enjeu fondamental pour notre sécurité moi j'entends le rassemblement national nous dire si le RN gagne on va dissoudre l'Assemblée nationale ça a absolument aucun rapport avec la chourûte nous on va parler d'Europe et donc on va parler des enjeux européens que ce soit l'environnement l'agriculture les accords de libre échange l'immigration mais on va aussi bien sûr parler de l'enjeu de sécurité majeur qui est la question ukrainienne parce que le scrutin du 9 juin aura des impacts sur notre capacité à financer ce soutien et le deuxième point du contexte intérieur dont je voulais parler c'est ce timing économique c'est-à-dire dire d'un côté on va donner 3 milliards d'euros à l'Ukraine au moment même où Bruno Le Maire et la Cours des comptes encore ce matin nous disent qu'il va falloir se serrer la ceinture trouver 10 milliards en urgence 20 milliards 25 milliards peut-être demain eu c'est vrai que le contexte est quand même douloureux pour les Français qui se rendent bien compte qu'on va devoir renier sur un certain nombre d'aides est-ce que vous vous n'avez pas peur de perdre l'opinion sur cette question là précisément des sous donn 3 milliards au moment où on demande aux Français de se serrer la ceinture mais c'est aussi pour ça que le Président de la République a des termes graves parce qu'il veut sensibiliser aussi nos concitoyens à la gravité de la menace et de la situation dans laquelle on est aujourd'hui ces 3 milliards dont vous parlez qui seront l'aide militaire qu'on donnera à l'Ukraine en 2024 c'est le prix de notre sécurité et c'est absolument fondamental et et d'ailleurs à l'inverse si demain on abandonn l'Ukraine la Russie se retrouverait propriétaire d'un tiers des exportations de de céréales et de grains dans le monde la Russie pourrait continuer à mettre la pression sur les prix de l'énergie à travers le monde ça aurait un impact très concret sur le pouvoir d'achat des Français donc on défend aussi nos intérêts nos intérêts sécuritaires mais aussi nos intérêts économiques en assurant la souverereaineté de l'Ukraine merci merci Benjamin Hadad d'être venu défendre donc votre position ce matin je rappelle qu'il y aura ce vote cet après-midi à l'Assemblée vous êtes député renaissance de Paris et président du groupe d'amitié francec [Musique]
Benjamin Haddad