EDWIGE DIAZ : « Les Français se posent une question légitime : où passe notre argent ? » (BFM)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:42OuverteRéponse directe
Est-ce que ce texte, vous pourriez in fine le voter ?
- 4:08OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a des annonces qui pourraient vous convaincre ?
- 6:25OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui ferait que vous sauriez les convaincre, vous sauriez les rassurer ?
- 8:32OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous, aujourd'hui, vous dites, on peut travailler collectivement sur le budget de la sécurité civile ?
- 12:54OuverteRéponse partielle
La taxation de retraités, de certains retraités aisés, c'est un tabou absolu au Rassemblement national ?
- 15:35OuverteRéponse directe
Vous vous dites que cette fois-ci, ça ne se passera pas de la même manière ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« Nous sommes abstenus précisément parce que nous avons indiqué que nous étions favorables au principe de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans »
- 0:42Invité politiqueFait
« nous avions critiqué les modalités qui étaient retenues, notamment en matière de vérification de l'âge et de l'identité, notamment en matière de risque pour les libertés numériques et publiques et enfin en matière de protection des données »
- 1:06Invité politiqueFait
« qui, oui, incontestablement, est exposée lorsqu'elle utilise de manière accessible les réseaux sociaux et bien à des dangers comme le cyberharcèlement, la pornographie, les troubles du sommeil ou alors la santé mentale »
- 4:39Invité politiqueFait
« A l'époque, il y avait eu des promesses qui avaient été faites. Emmanuel Macron avait parlé de nouvelles stratégies, il avait promis le renouvellement et le développement de la flotte de Canadair »
- 4:48Invité politiqueFait
« M. Darmanin avait annoncé la création d'une base de Canadair à Mont-de-Marsan, précisément dans les Landes, et malheureusement, ces annonces n'ont pas été suivies d'effet »
- 10:41Invité politiqueFait
« je vous garantis que dans ma circonscription en Gironde, on ne me dit pas que le pouvoir d'achat a augmenté »
- 10:50Invité politiqueChiffre
« un sondage qui a été réalisé qui indique que seulement 12% des Français estiment que leur pouvoir d'achat a augmenté »
- 11:19Invité politiqueChiffre
« Notre contre-budget de l'année dernière faisait état de 36 milliards d'euros d'économie »
- 11:53Invité politiqueChiffre
« Nous avons déposé un amendement, je crois que c'était 4 millions d'euros de mémoire, pour acheter les kits, vous savez, les A400M »
- 15:15Invité politiqueChiffre
« je crois qu'à horizon 2027 ou 2030, c'est plus de 30 milliards d'euros qui vont être consacrés au budget de l'Union Européenne »
- 15:51InvitéChiffre
« Plus de 70 000 personnes qui sont passées, 141 morts aussi »
Temps de parole
- Edwige Diaz65 %
- Invité25 %
- Présentateur6 %
- ?3 %
≈ 13,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous savez, nous, au Rassemblement National, nous déplorons très régulièrement les décisions du Conseil constitutionnel qui vient quelque part empêcher le législateur de faire son travail, le législateur qui lui est élu par les Français et donc du coup qui vote en son âme et conscience. Donc là, c'est ce qui s'est produit une fois de plus aujourd'hui. Mais nous, en fait, nous avions alerté sur ces risques.
Sur le risque de
censure. Sur le risque de censure,
voilà. Mais ça nous a pas empêché de voter
le texte. Nous sommes abstenus précisément parce que nous avons indiqué que nous étions favorables au principe de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans mais que nous avions critiqué les modalités qui étaient retenues, notamment en matière de vérification de l'âge et de l'identité, notamment en matière de risque pour les libertés numériques et publiques et enfin en matière de protection des données.
Et c'est d'ailleurs ma collègue Laure Lavalette qui avait pris la parole à l'Assemblée Nationale pour dire il est important aujourd'hui de concilier, d'articuler la défense des libertés publiques et la protection de notre jeunesse qui, oui, incontestablement, est exposée lorsqu'elle utilise de manière accessible les réseaux sociaux et bien à des dangers comme le cyberharcèlement, la pornographie, les troubles du sommeil ou alors la santé mentale. Donc c'est pour ça que nous nous étions abstenus parce que nous avions dit en fait ce texte vise un bon objectif mais en fait les modalités d'application ne respectent pas suffisamment la liberté. Ce texte, il a quand même été
majoritairement
adopté, 279 voix pour et 81 voix contre. Il va être réécrit, c'est ce qu'on comprend, c'est la demande qui a été faite par Emmanuel Macron à Sébastien Lecornu. Si dans sa réécriture, ce texte répond à vos interrogations et à vos inquiétudes, là on n
'est
pas loin du consensus politique, c'est rare en politique. Est-ce que ce texte, vous pourriez in fine le voter ?
Oui absolument,
justement en fait c'est pour ça que nous avions prévenu la ministre et que nous lui avions dit attention votre texte risque d'être retoqué par le Conseil constitutionnel et donc si en effet maintenant le gouvernement réécrit ce texte conformément à nos attentes et à nos alertes, en prenant en considération nos alertes, et bien en effet nous pourrons tout à fait le voter. C'est juste qu'en fait là il y a quand même un calendrier contraint. Vous voyez on nous promet une loi d'urgence sur les incendies, il y a quand même les opérations budgétaires qui vont nous prendre quasiment deux mois. En raison de
l
'élection présidentielle, l'Assemblée nationale va arrêter de siéger sur les coups de mi-février et donc en fait je crains que la promesse d'Emmanuel Macron, que le gouvernement et le Parlement se mettent à travailler sur la réécriture de ce texte, très sincèrement je ne vois pas comment d'un point de vue du calendrier ça peut être possible donc je crains que ça soit une fois de plus une promesse non tenue. Alors elle pourra peut-être être reprise cette promesse par
celui
ou celle qui succédera à Emmanuel Macron à l'Élysée-Alexis.
Avant d'évoquer d'autres sujets d'actualité, il y en a d'autres bien sûr. Ce commentaire de Sarah Knafow tout à l'heure sur la censure de ce texte, quelle humiliation pour Emmanuel Macron et presque toute la classe politique qui avait laissé passer cette loi. Elle, elle se félicite de la décision dont le RN dit-elle. Elle vous pointe, elle pointe votre responsabilité.
Oui
mais Sarah Knafow c'est comme ça, vous savez, elle n'aime pas beaucoup le Rassemblement national et donc dès qu'elle peut nous critiquer, nous taper dessus, comme on dit dans le jargon, elle ne se prive pas, bon bah écoutez c'est son droit, voilà. Que Mme Knafow se fasse élire députée à l'Assemblée nationale, comme ça on verra ce qu'elle vote parce que c'est assez facile de donner des leçons, des bons et des mauvais points quand on est tranquillement installé au Parlement européen, surtout quand on a été élu sur une liste qu'on n'a soi-même pas mené. Voilà, donc que Mme Knafow se présente aux élections.
Lorsque vous êtes arrivée, vous avez peut-être aperçu ces images sur BFM TV puisque nous étions avec nos équipes dans les Landes en ce moment même, en tout cas jusqu'à 21h20, le Ballet des Canadaires, la Noria des Canadaires se poursuit pour essayer de maîtriser au mieux ce feu qui s'est déclenché. Alors on n'est pas à Biscarros, là où les Landes avaient déjà été touchées, mais on est dans ce même département et puis évidemment vous êtes députée de la Gironde et il y
a
eu ce feu, ce méga-feu, ce méga-feu de Somos. C'est votre département, la Gironde, et c'est là que le Premier ministre est attendu ce lundi. Il a un objectif, c'est lancer une mission pour la reconstruction de ce territoire. Est-ce qu'il y a, vous, des annonces qui pourraient
vous convaincre
?
Oui, en fait, d'un côté je suis heureuse que le Premier ministre vienne en Gironde pour écouter notamment les professionnels du tourisme, les agriculteurs, les chefs d'entreprise, les élus locaux qui se sont vraiment dévoués avec beaucoup de courage durant cette crise. Mais d'un côté, j'ai des doutes, j'ai des craintes, parce que vous savez, notre département de la Gironde a été durement frappé déjà par des incendies en 2022. A l'époque, il y avait eu des promesses qui avaient été faites. Emmanuel Macron avait parlé de nouvelles stratégies, il avait promis le renouvellement et le développement de la flotte de Canadair. Quelques temps après, M.
Darmanin avait annoncé la création d'une base de Canadair à Mont-de-Marsan, précisément dans les Landes, et malheureusement, ces annonces n'ont pas été suivies d'effet. Donc, comme je vous disais tout à
l
'heure, il reste neuf mois avant la fin de ce gouvernement. Moi, oui, bien sûr, j'ai envie de croire en l'action publique. J'ai envie que M. Lecornu arrive avec des propositions, mais on ne lui demande pas de réinventer l'eau chaude à M. Lecornu. Vous savez, nous, avec mes collègues à l'Assemblée, au RN, depuis quatre ans, nous avons déposé une multitude d'amendements, une multitude de propositions de loi, précisément pour éviter que le drame de 2022 se reproduise. Il n'en a pas tenu compte. Donc, s'il en tient compte maintenant, tant mieux, mais j'ai envie de vous dire que de temps perdu.
Alors, il y a aussi les pompiers qui en appellent évidemment au gouvernement. Ils ont rencontré Laurent Nunez hier, le ministre de l'Intérieur. On l'a vu hier, ils appelaient un mouvement d'ampleur qui aura lieu fin septembre. Là, sur certains points du territoire, ils sont au front à nouveau aujourd'hui. On va écouter, c'est intéressant, on va écouter ce qu'ils disaient à la sortie de cette réunion, parce qu'ils disent ne plus croire aux promesses qui sont faites, faites par les responsables politiques.
Le
blabla politique,
c
'est fini. C'est les actes. Il nous a dit, oui, on allait agir. Il va y avoir des actions. Nous,
on
n'a rien eu encore aujourd'hui. On est déçus, très, très déçus. La profession, on représente les pompiers professionnels et les personnes administratives techniques spécialisées. On ne peut leur dire que notre déception aujourd'hui.
C
'est du blabla politique.
Il va falloir qu'ils soient patients, mais la patience, ça ses
limites.
Les
discours politiques ne sont plus audibles dans les casernes et sur le terrain. Ça vise tout le monde. Qu'est-ce qui ferait que, par exemple, vous,
vous
sauriez les convaincre, vous sauriez les rassurer ? On sait que le personnel politique a du mal à convaincre et pas que les pompiers. Pourquoi est-ce que le Rassemblement national, plus qu'un autre parti politique, pourrait donner des gages aux pompiers ?
Moi, je ne me mets pas dans le blabla des responsables politiques. Parce qu'en fait, ceux qui sont au gouvernement depuis dix ans, ils portent un nom. Ils s'appellent les macronistes dans toute leur diversité. Ceux qui sont pour Édouard Philippe, ceux qui sont pour Renaissance, etc. Donc, en fait, je ne m'inclus pas dans cet échec qui est l'échec des macronistes et très largement soutenu
par la gauche. Et quand on entend
les pompiers, on a quand même le sentiment, je ne
sais
pas si c'est votre sentiment aussi, Alexis, mais en fait, ça vaut pour tout le monde. Ben,
alors,
permettez-moi d'apporter une nuance. Je comprends que vous ayez envie de vous démarquer, mais on a quand
même le sentiment que ça
vous concerne tous. Je vais vous dire pourquoi, en fait, je ne me mets pas dans le même lot que nos opposants politiques. C'est que, vous voyez, moi, tous les ans, j'assiste au Sainte-Barbe. C'est une cérémonie importante pour les pompiers. La fête des pompiers. Exactement, voilà. Et je peux vous garantir que nous avons un excellent accueil. Marine Le Pen, l'année dernière, s'est rendue au Congrès national des pompiers. Il faut voir l'accueil qu'elle avait eu. D'ailleurs, elle avait été suivie par vos équipes. Et enfin, il
y
a un sondage qui a été publié le 31 juillet dernier et qui pose la question aux Français. Quel est le parti politique le mieux à même de soutenir les pompiers, de défendre leurs causes et de leur accorder de la considération ? Et sans surprise, c
'est
le Rassemblement national qui est arrivé en tête. Alors, quand
même, la Sainte-Barbe, on le disait, c
'est
la fête des pompiers, le Congrès national des pompiers. Il ne
se
déroule pas exactement dans les mêmes conditions. Depuis, il y a eu cette mobilisation des pompiers sur le terrain. Et vous le savez, parce que c'était en Gironde, l'annonce d'un mouvement social. Donc, il y
a
peut-être un petit peu plus quand même d'hostilité qui monte.
L'inquiétude des pompiers, on l'entendait, c'est aussi les blocages parlementaires. Blocages parlementaires que parfois, c'est votre rôle aussi en étant dans l'opposition. Vous avez pu alimenter, on pense évidemment au sujet budgétaire, puisqu'il y a une part importante du budget de la modernisation de ces forces de pompiers qui est gérée au niveau du Parlement. Est-ce que vous, aujourd'hui, vous dites, on peut travailler collectivement sur le budget de la sécurité civile ? On peut soutenir le texte qui est proposé par Laurent Nunez pour apporter une réponse à ces pompiers ?
Alors,
j'attends déjà de voir le texte de Laurent Nunez. Et en fait, en ce qui concerne le blocage
parlementaire... Ça ne devrait pas
trop tarder.
Début septembre, le projet
de la modernisation et des
propositions connues dans quelques années.
Mais oui, vous avez raison. Alors, deux choses. C'est que le blocage parlementaire que vous évoquiez, en fait, heureusement que le Rassemblement national était là pour bloquer, non pas le Parlement ni le pays, mais pour bloquer une dégradation de la situation. Parce que si nous n'avions pas été là, eh bien, c
'est
les retraités qui auraient subi une désindexation des pensions de retraite sur l'inflation. C'est certaines prestations sociales, notamment en faveur des familles qui
auraient
été pénalisées. Donc, en fait, voilà, à chaque fois que nous avons dit stop au gouvernement, c'était pour protéger les Français. Et donc, sur les pompiers, par rapport à ce que vous disiez, eh bien, nous, on dit, enfin, cette loi. Je vous rappelle que le Beauvau de la sécurité civile avait été lancé en 2024 et que nous sommes deux ans après et qu'il a fallu attendre, eh bien, ce drame en Gironde pour que ce sujet revienne à l'ordre du jour. Et donc, tant mieux que ce sujet revienne à l'ordre du jour. Il n
'y a
qu'un seul chose, une seule chose que je déplore, c'est en fait ce manque d'anticipation, cette procrastination. Et c'est vraiment ces points-là qui exaspèrent les pompiers. Mais le
problème face auquel vous allez vous trouver, vous évoquiez le budget, les sommes allouées pour les pompiers, elles vont être mises sur la table dans le cadre du budget 2027. Mais les pompiers ont besoin d'argent. Oui. Les hôpitaux ont besoin
d'argent.
On l'a vu, il y a les feux en Gironde, il y a ces épisodes de vagues de chaleur et de canicules à répétition. La police et la justice, tout le monde a besoin d'argent. Alors, comment on peut dire aux uns, vous serez notre priorité
?
Dire aux autres, vous serez notre priorité. Tout le monde ne pourra pas être la priorité. Comment vont s'opérer les choix ? Il faudra forcément faire des choix. Il y a un choix qui est proposé par le ministre Roland Lescure, c'est peut-être enfin de se dire, il va falloir demander aux retraités de mettre un peu la main à la poche.
Oui, c'est assez hallucinant. Moi, j'ai lu l'interview de M. Lescure qui commence par dire que, depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, le pouvoir d'achat des Français a augmenté. Je pense que M. Lescure ne va pas très souvent sur le terrain, parce que moi, je vous garantis que dans ma circonscription en Gironde, on ne me dit pas que le pouvoir d'achat a augmenté. Et d'ailleurs, même, il
y a
un sondage qui a été réalisé qui indique que seulement 12% des Français estiment que leur pouvoir d'achat a augmenté. Donc, vous disiez, tout le monde a besoin d'argent. C'est vrai. L'hôpital,
l
'éducation
nationale, les policiers,
les pompiers, etc. Si, de l'argent,
il
y en a. Et d'ailleurs, tout le monde le voit. Tout le monde voit qu'on paye plus d'impôts, qu'on paye plus de taxes. Sauf qu'en fait, l'argent, il est très mal réparti. Et les Français se posent une question qui est légitime. C'est où passe notre argent ? Donc, chaque année, au moment du budget, nous déposons, nous, avec Jean-Philippe Tanguy, un contre-budget. Notre contre-budget de l'année dernière faisait état de 36 milliards d'euros d'économie, précisément pour, en fait, rembourser la dette, et aussi pour mieux investir dans les services publics qui en ont besoin. Parce qu'en fait, la dégradation de notre système de sécurité civile, elle était annoncée.
Et malheureusement, le gouvernement n'a pris en compte aucune de nos remarques. C'était pris en compte dans
votre contre-budget ? La réforme, en tout cas les besoins de la sécurité civile
?
Ce que demandent les pompiers aujourd'hui, ça, c'est des choses que vous avez déjà budgétées ? Absolument. Je vais vous donner quelques exemples. Nous avons déposé un amendement, je crois que c'était 4 millions d'euros de mémoire, pour acheter les kits, vous savez, les A400M. Nous avons aussi déposé des amendements pour, en fait, que la promesse d'Emmanuel Macron soit honorée en matière de renouvellement des canadaires. Nous avons déposé un amendement pour améliorer la campagne de communication de recrutement des sapeurs-pompiers volontaires.
Et aussi, nous avons demandé au gouvernement qui respecte sa parole, parce qu'il y a quelques années, le gouvernement a fait une promesse aux sapeurs-pompiers volontaires. C'était de leur accorder une bonification en matière de retraite. Sauf que, résultat des courses, c'est seulement un trimestre de retraite qui est accordé dès lors qu'on a fait 10 ans de carrière, entre guillemets, de sapeurs-pompiers volontaires. Sauf que, ça ne s'adressera pas à tout le monde, pas tous les sapeurs-pompiers en seront bénéficiaires, seulement ceux qui ont une carrière hachée. Donc,
en
fait, ceux qui ont eu une carrière professionnelle complète et qui, en plus, se sont dévoués pour les autres en étant sapeurs-pompiers volontaires, eh bien, eux sont totalement lésés. Donc, oui, tout ça, ce sont quelques exemples, parce que je n
'ai
pas beaucoup de temps, mais je vous garantis que tout est chiffré. De toute façon, à l'Assemblée nationale, tous les votes sont publics, donc, du coup, vos téléspectateurs pourront les vérifier.
La taxation de retraités, de certains retraités aisés, c'est un tabou absolu au Rassemblement national ?
En fait, oui, parce que... En fait, j'attends de voir le texte de M. Lescure.
Sur des
fondements économiques, ou pardon, sur des fondements de se dire que les retraités, on en a quand même besoin quand on entre en
période
électorale. Mais on a absolument besoin des retraités, je veux dire, pour être bénévole dans les associations, pour siéger au sein des conseils municipaux, pour garder les enfants quand ils sont grands-parents. Et le problème
avec M. Lescure... Quand je vous dis ça, je
vais
aller un petit peu plus loin. Les retraités, on a un petit peu besoin de les brosser dans le sens du poil quand on entre en campagne.
Enfin, là, ce que je vous dis, c'est sincère, vous voyez. Et en fait, ils ont bien vu, et alors même que nous n'étions pas en campagne électorale, que nous les avons systématiquement protégés quand le gouvernement, l'année dernière, a voulu s'en prendre à leur abattement de 10% et quand le gouvernement a voulu désindexer leur pension de retraite. Vous voyez, donc là, je ne suis pas du tout dans une démarche électoraliste. Tout ce que je vous dis, pareil, c'est chiffrable. Là, en fait, les points noirs des annonces de M. Lescure, c'est que déjà, en fait, il ne dit pas à partir de combien on va... Il parle des retraités les plus aisés. Oui, mais du coup, c'est combien ?
Il dit que c'est une discussion qui s'ouvre. Est-ce que cette discussion, pour
vous, est à vous ? Est-ce qu'elle
est possible ? Deux choses, deux choses, deux choses. Donc déjà,
en
fait, c'est combien. Il ne nous dit pas combien. Et puis, vous savez très bien comment ça se passe. Ça commence de manière partielle. Et puis, ça finit par être généralisé. Et surtout, il ne change pas son paradigme. C'est-à-dire qu'il continue, l'État continue d'engranger de l'argent et à opérer de mauvaises dépenses. Donc, nous, on le dit au Rassemblement National, on n'a pas envie de s'en prendre à ceux qui travaillent, ceux qui voudraient travailler ou ceux qui ont travaillé, c'est-à-dire les retraités, dès lors qu'on n'a pas fait la chasse aux mauvaises dépenses. Et des mauvaises dépenses, il y en a. Et d'ailleurs, les Français sont d'accord avec nous.
Je pense bien sûr aux dépenses colossales sur l'immigration. Je pense à notre contribution au budget de l'Union Européenne. Je pense aux millefeuilles administratives, aux agences de l'État, à la lutte contre la fraude sociale et fiscale, par exemple, qui n'est pas opérée. Donc,
en
fait, de grâce que le gouvernement ouvre les yeux, qu'il s'attaque aux mauvaises dépenses, avant, une fois de plus, de s'en prendre aux Français et surtout aux Français qui ont travaillé durement toute leur vie.
La contribution de la France à l'Union Européenne a eu tendance à baisser ou à se
stabiliser à la baisse.
Non,
non, c'est faux, c'est faux.
Non, non, pardon, pardon, c'est absolument faux. Elle augmente de manière considérable et c'est tout le temps nous qui disons que ça suffit parce qu'en fait, on donne de plus en plus d'argent à l'Union Européenne qui ne nous en rend pas suffisamment, qui en plus nous impose la manière dont on doit déposer cet argent et en plus, il faut qu
'on
dise merci. Voilà. Donc, non, non, j'ai plus les chiffres en tête, mais je crois qu'à horizon 2027 ou 2030, c'est plus de 30 milliards d'euros qui vont être consacrés au budget de l'Union Européenne.
C'est
beaucoup faux. On n'a pas demandé l'avis aux Français. On
va essayer de les
avoir avant
la fin de
cette interview.
Je ne les ai plus en tête, mais je suis sûre qu'ils ont voté. Comme
ça, on partira sur une base factuelle et chiffrée.
Je
voudrais qu'on évoque parce que demain, nous sommes le 15 août. Et il y a une menace qui plane à nouveau sur l'enclave espagnole de Ceuta avec des appels qui se font à nouveau sur les réseaux sociaux, des appels à venir franchir la frontière. On a vu des images le 30 juillet dernier. Plus de 70 000 personnes qui sont passées, 141 morts aussi. C'est ce que disent les ONG marocaines. Alors, cette fois-ci, on a le sentiment que le Maroc et l'Espagne se sont préparées. Vous vous dites que cette fois-ci, ça ne se passera pas de la même manière ?
Eh bien, écoutez, je le souhaite parce qu'en effet, les images glachantes que nous avons vues il y a quelques semaines, eh bien, en fait, ont fait la démonstration que nos frontières de l'Union européenne étaient des frontières passoires, que les appels d'air lancés par Santiago Abascal, le socialiste espagnol, eh bien, ont un effet dévastateur. Déjà, ces appels d'air conduisent les migrants à mettre leur vie en danger. Donc, il s'agit là d'un drame humanitaire avec des dizaines de personnes qui sont décédées. Et puis surtout, la population locale vit dans une situation de terreur. Moi, j'ai entendu des femmes qui ne se sentaient plus en sécurité.
J'ai entendu des commerçants qui étaient à la limite de mettre la clé sous la porte parce que du coup, ils ne pouvaient plus réaliser le chiffre d'affaires nécessaire à l'affrontement de leurs charges. Donc, voilà, j'espère enfin que l'Espagne va faire preuve de responsabilité, qu'il y aura la coopération du Maroc. On verra ce qui se passera demain. Mais en tout cas,
ça
suffit, en
fait. C'est ce qui a l'air de se mettre en place.
On
va quand même préciser. Ceuta a une position très particulière. Ceuta n'a pas de frontière commune avec aucun des pays d'Europe. Ça ne
se
trouve pas en Europe. Et puis, il y a quand même une question que je voulais vous poser parce qu'on le disait, c'est des appels qui sont relayés sur les réseaux sociaux. On a vu qu'il y avait quand même eu beaucoup fake news contre fake news. On peut quand même se demander
qui
a intérêt à propager ce genre de rumeur. La rumeur, là, c'est de dire demain, c'est un jour férié. Et donc,
c
'est un jour férié en Espagne. Et personne ne travaillera au poste frontière. C'est faux. Il y
a
même des faux comptes de la guardia civile.
Quand
il
y a
un concours de fake news, quelqu'un, il y a bien un intérêt
?
Écoutez, je ne sais pas qui c'est qui a un intérêt. Je ne
suis
pas complotiste. Donc, du coup, je ne
vais
pas inventer une thèse. Moi, ce que je vois de manière très pragmatique, c'est qu'aujourd'hui, le continent européen fait l'objet d'une submersion migratoire, qu'il est du devoir des dirigeants de l'Union européenne. Et en ce qui nous concerne, nous, responsables politiques français, il est de notre devoir de protéger les frontières de l'Union européenne et de la France. C'est exactement ce qu'a demandé Jordan Bardella. Nous avons d'ailleurs mis en ligne une pétition, en fait, que nous relayerons au gouvernement, précisément, pour que le gouvernement nous entende.
Et puis, vous savez, nous, avec Marine Le Pen, ça fait des années que nous disons qu'il faut mettre en place un référendum sur l'immigration, parce que les Français ne sont jamais consultés. Or, il faut être suffisamment, il faut être très naïf pour penser que les dizaines de milliers de migrants qui sont arrivés à Ceuta il y a quelques semaines, eh bien, ils ne sont pas tous repartis. Et un certain nombre d'entre eux, malheureusement, je le regrette, finiront en France. Ils sont quand même repartis.
À
tous ?
Ils sont quand même repartis, en grande majorité.
Même s'il en reste 10%,
vous vous rendez compte, ça fait 7000 personnes. Ils sont quand même repartis en grande majorité. Et
je rappelle, nos
frontières sont des passoires, mais je rappelle qu'on n'a pas de frontières communes avec Ceuta. Merci beaucoup, Edwidge, d'avoir été avec nous ce soir.
Edwige Diaz