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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 3 janvier 2026 8 minAutoproduit

Trump/Venezuela - La servilité produit la guerre.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est formidable que vous soyez là. Soyez certain que vous êtes regardé dans toute l'Amérique du Sud et naturellement au Venezuela. C'est un moment triste et il faut le regarder dans toute sa dureté.

À cette heure, il n'y a rien d'autre qu'une manifestation agressive de l'empire pour assurer sa domination sur les Amériques et sur l'Europe. Ce n'est pas autre chose. Il n'y a pas de bon empire, il n'y a pas de bonnes invasions, il n'y en a que de mauvaises.

Et c'est la raison pour laquelle aucun prétexte n'autorise une nation à envahir son voisin et encore moins s'il prétend le faire pour y régler les problèmes qui s'y trouvent. Les problèmes et leurs solutions appartiennent au peuple qui dans chaque pays en est le seul maître. à peine envahi.

Il ne l'a fait Trump que parce que dans les semaines précédentes, continuant dans la servilité qui est celle des puissances de ce monde, on l'avait autorisé à attaquer des bateaux soi-disant de narcotrafiquants et ensuite à bombarder déjà sur Caracass. Or, la cvilité ne produit rien d'autre qu'une extension du champ de la domination du plus fort. Voilà la règle qui toujours s'applique et se vérifie et pour laquelle il faut à la première minute dire stop.

Mais qui va dire stop sur cette planète quand on accepte un génocide, quand on accepte l'invasion de l'Ukraine, quand on accepte toutes ces choses ? Qui sinon nous le peuple ? Parce qu'il ne reste plus que cela.

Hélas, où est passé le président de la République française qui devrait être le premier à dire que la France n'accepte pas la loi du plus fort où que ce soit. On a donc enlevé Nicolas Maduro et son épouse. Pourquoi son épouse par-dessus le marché ?

Et Trump vient d'annoncer qu'il a l'intention de régler, de faire tourner, je traduis littéralement les deux mots qu'il a utilisé, le Venezuela jusqu'à ce qu'il y ait des élections. Depuis quand sont les États-Unis d'Amérique qui organisent des élections dans les pays voisins ? Pourquoi ne l'organiserait-il pas aussi au Donbas pour savoir ce que veut le peuple du Donbas à Gaza ? pour savoir si vraiment les Gazaouis sont d'accord pour qu'on crée une méina résistance.

Il n'y a d'autres possibilité que la résistance à ce discours, mais il faut que chacun d'entre vous, chacune d'entre vous le démasque complètement. Vous allez voir les grandes orgues de la propagande, celles qui d'abord avait expliqué la nécessité et la justesse de la guerre en Irak qui ont détruit définitivement ce pays qui avait expliqué la nécessité de la guerre ici là et comme à chaque fois vous verrez la même presse Cville couché au pied du maître boyant en cadence pour trouver des prétextes à relativiser le caractère odieux de cette intervention et comment nous français pourrions-nous faire autre chose que de baisser le nez avec un tel chef quand il a accepté qu'un commissaire européen français proposé par les Français parce qu'il avait osé proposer des règles pour contrôler les gars femmes soit interdit d'entrer aux États-Unis d'Amérique alors s'il en est ainsi que fait encore l'ambassadeur et beau-père d'un des enfants du président Trump en France. Que fait-il encore ici si nous sommes interdits d'aller là-bas ?

C'est une question qui doit être posée. Sommes-nous à notre tour devenu un peuple dominé qui ne peut rien dire sinon baisser le nez ? Voilà où nous en sommes.

Il a envahi. Il bénéficie de l'appui des prétextes que chacun va chercher pour trouver une justification. Et maintenant, le voici qui menace, monsieur Trump lui-même menace le Mexique dont déjà son pays, les États-Unis d'Amérique ont volé la moitié de la superficie au siècle précédent.

Il menace la Colombie où il a déjà neuf bases militaires. Il menace le Brésil s'il ne revient pas sur les décisions de justice qu'il a pris. Et voilà la situation telle qu'elle est quand on cède une première fois quand on ne dit pas non à la première attaque, alors on est obligé de subir les suivantes.

Il ne peut y avoir qu'un seul droit, qu'une seule règle. Il ne peut pas y avoir deux poids de mesures selon ce qui nous convient. Les frontières doivent être inviolables.

Les peuple ne doit pas être martyris. Quel qu'en soit le prétexte. Mesdames, messieurs, au moment où je vais conclure, je vous rappelle ceci.

Il y a 126 nations dans le monde qui ont un conflit de frontière avec leurs voisins et 55 d'entre elles sont déjà en guerre. La paix n'est pas seulement un principe moral ou une espérance du plus grand nombre qui refusent de voir ses enfants sacrifier à des élutes qui pour finir tournent toujours autour des mêmes intérêts matériels et des mêmes catégories sociales qui bénéficient de la guerre. La paix est une urgence.

La paix est une méthode de gestion de la situation internationale. Il n'y en a pas d'autres. à l'exception du fait que quand vous êtes envahi, c'est un devoir absolu que de résister les armes à la main contre ceux qui vous envahissent.

Rés la paix dans le monde résistance. Cela signifie que nous n'acceptons plus d'être dirigé par des gens qui cèdent et se croient très intelligents à répéter des formules dont ils ne comprennent même plus le sens et qui disent "Si tu veux la paix, prépare la guerre." Non, si tu prépares la guerre, tu auras la guerre.

Et la guerre ne provoque rien d'autre que de la guerre encore, des rancœurs, de la haine, des revanches et ainsi irait le monde de nouveau de violence en violence et toujours soumis au plus fort. Car c'est toujours le plus fort qui gagne. Sauf quand les peuples s'y mettent comme nous l'avons fait, guerre contre les nazis et leurs alliés dans le monde.

Regardez bien cette coalition qui de Mil en passant par Trump et tout ce que ce monde comporte de tyran regarde avec une bienveillance plus ou moins marquée ce qui vient de se passer. Aas la guerre, abas l'empire vive la liberté vive la paix. vivent les peuples et leur souveraineté nationale.

Trump/Venezuela - La servilité produit la guerre. — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote