Demain quelle France dans quelle Europe? Nicolas Dupont-Aignan invité du débat CNews-Europe 1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Quelle vision portez-vous pour notre pays au sein d'une Europe divisée ?
- 2:48RelanceRéponse partielle
Comment convaincre nos 26 partenaires de changer les taux de TVA et créer un taux zéro ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Cette augmentation de la taxe sur l'électricité est-elle décidée par le gouvernement ?
- 6:04OuverteRéponse directe
Les barrages hydroélectriques vont-ils être privatisés ?
- 7:47OuverteRéponse directe
Pouvez-vous parler de la vie quotidienne de nos concitoyens ?
- 15:47RelanceRéponse directe
Vous avez interpellé Laurent Wauquiez, souhaitez-vous répondre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:38Invité politiqueFait
« Vous avez signé le CETA, c'est-à-dire ce traité de libre-échange avec le Canada. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Les centrales à charbon allemandes ou polonaises polluent plus que la petite voiture du français qui va aller travailler 50 km. »
- 8:34Invité politiqueFait
« La loi Dati, deux ans après la loi Taubira, et c'est toujours appliqué pareil. »
- 10:15Invité politiqueFait
« Être français, c'est accepter de mourir pour son pays sans se poser de questions. »
- 14:12Invité politiqueFait
« Des milliers de migrants se sont noyés en Méditerranée. Mais l'Europe les paye pour le faire. »
- 17:13Invité politiqueFait
« Cette trahison du référendum nous a amenés à créer Debout la France. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan86 %
- ?8 %
- Présentateur3 %
- Présentateur 22 %
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Bonsoir à tous, bonsoir à toutes, avec Mathieu Béliard. Bonsoir Mathieu. Bonsoir Laurence, bonsoir à toutes et à tous. Nous vous souhaitons donc la bienvenue dans ce débat CNews Europe 1 qui a pour thème « Demain, quelle France, dans quelle Europe ? » Nous sommes à 46 jours des élections européennes, ce sera le 26 mai. Nous sommes quasiment 5 mois après le début du mouvement des Gilets jaunes dans notre pays. Quelle vision portez-vous pour notre pays au sein d'une Europe divisée ? Les règles sont simples pour cette soirée, vous avez un temps de parole à respecter. Vos chronomètres sont affichés en permanence sur les côtés, vous pouvez gérer votre temps de parole.
Nous veillerons à ce que vous puissiez vous exprimer, vous interpeller aussi si vous le souhaitez. Nicolas Dupont-Aignan, la crise du consentement à l'impôt. Aujourd'hui on le voit à travers cette étude, non à 75% pour payer plus d'impôts pour de meilleurs services publics.
Mais écoutez, il y avait je crois une Gilet jaune qui avait dit quelque chose très juste, ça a commencé comme ça d'ailleurs. C'était « Où va le pognon ?
» C
'était très juste en fait parce qu'on n'a jamais payé autant
et
on n'a jamais eu autant des services publics dégradés. La ruralité souffre, les infirmières souffrent. On a l'impression qu'on dilapide l'argent public. Et en vérité,
moi
ça m'amuse parce que chacun va venir là et va promettre une baisse d'impôt parce qu'il
y a
des élections dans quelques semaines.
Mais
si on ne s'attaque pas d'abord à la réduction des gaspillages,
des
gaspillages surréalistes, et si on ne s'attaque pas à la création de richesses, c'est-à-dire à amener plus d'emplois en France, relocaliser ce qui est parti dans les autres pays, on passera, vous passerez votre vie à organiser des débats sur quel impôt on baisse, quel impôt on augmente. D'ailleurs le gouvernement a été pris à son propre piège, il a fait les vases communicants. Qu'est-ce qu'on propose à Debout la France ? C'est des choses très simples.
On
est les seuls à avoir chiffré, suite à la crise des gilets jaunes,
un
plan de réduction des gaspillages, mais drastique.
Mais
pas en s'attaquant comme ça avait été fait avant aux infirmières, aux policiers, en s'attaquant à la fraude sociale, colossale, notamment les fausses cartes vitales, en s'attaquant au coût de l'immigration, qui est réel, en s'attaquant au coût de l'Union Européenne, qui est délirant, en s'attaquant au train de vie de l'État. On peut économiser 32 milliards, et on les bascule sur les retraités pour réindexer les pensions de retraite, car la moindre des choses, c'est que ce soit indexé sur l'inflation. On le bascule sur les services publics, et on le bascule sur, et c'est
ma différence entre les républicains,
une TVA à 0%, 0% pour des produits de première nécessité. C
'est
impossible, vous le savez très bien.
Pourquoi
c'est impossible ?
Les règles européennes nous en
empêchent. Ah mais, moi
je ne me situe pas dans cette Europe-là.
Ah, vous voulez en sortir ?
Je ne veux pas en sortir, je veux la réformer, et la remplacer. Et il est inadmissible que pour les gens les plus modestes,
on ne
puisse pas décider une baisse de TVA à 0% sur des produits de première nécessité. D
'accord,
simplement,
les élections européennes arrivent, puisque vous en parlez, comment on fait pour convaincre nos 26 partenaires qu'il faut changer les taux de TVA et créer un taux zéro ?
Mais, on négocie. Ça veut dire qu'à un moment, la France dit, je ne joue plus. On
va revenir sur ces questions européennes précisément, on négocie, c
'est votre réponse.
Nicolas Dupont-Aignan, je vous vois vous agacer depuis 25
minutes, allez-y.
Mais
non, mais,
écoutez, il n
'y a
pas un débat sans qu'on passe 10 minutes sur l'ISF. Moi, je suis pour le rétablissement de l'ISF,
avec
une condition d'exonération,
si
la personne qui est riche investit sur le territoire français. Je pense que le problème, ce n
'est
pas plus ou moins d'impôts, c'est la manière dont on les perçoit. Et je reviens d'ailleurs à l'affaire de
la
taxe carbone. Le gouvernement ne veut pas remettre en cause sa hausse de 2018, je le regrette, parce que nos concitoyens, ce ne sont pas ceux qui prennent leur voiture dans le Cantal, en Lozère ou dans les Alpes, qui polluent. Je suis désolé. Ce sont ces cargos immenses avec des containers qui viennent de Chine. Et vous avez signé le CETA, c'est-à
-dire
ce traité de libre-échange avec le Canada. C'est cette mondialisation qui fait qu'on apporte des produits de très loin. Mais aussi, Nicolas
Dupont-Aignan,
simplement, les transports sur le territoire français, c'est 30%
des gaz à effet de serre. Écoutez,
qu'on arrête avec le gaz à effet de
serre sur
notre territoire. Il existe. Mais je peux vous dire que les centrales à charbon allemandes ou polonaises polluent plus que la petite voiture du français qui va aller travailler 50
km. La première des émissions de gaz à effet de serre en France, c'est les transports. Je sais.
Mais la France est le pays qui pollue le moins.
Qui
pollue beaucoup moins grâce à son électricité nucléaire. Et je n'ai assez qu'on culpabilise les français en permanence d'être responsables de la pollution du monde, alors qu'on délocalise toutes nos productions dans des pays qui polluent énormément, et que, d'ailleurs c'est ça qui est incroyable, les cargos qui amènent les produits ont un carburant qui est détaxé. C'est-à-dire que celui qui bosse durement, l'entrepreneur, qui est artisan, on le surtaxe, et ceux qui importent des produits, qui donc nourrissent le chômage, qui mettent au chômage nos concitoyens, sont détaxés. Tout est fait dans notre pays pour favoriser les importations, pour créer le chômage de masse.
Donc la question de la fiscalité, j'insiste
là-dessus, c'est de
détaxer ceux qui produisent en France. Et là vous verrez que l'emploi reviendra, et qu'on aura à ce moment-là... Attention au lapsus. On aura à ce moment-là moins d'impôts à payer, car s'il y a un million d'emplois de relocalisés, et bien vous verrez que la facture diminuera pour
ceux qui sont chiffres.
Le pouvoir d'achat, on a parlé des impôts, il y a les impôts, mais le pouvoir d'achat ce sont des dépenses contraintes, quotidiennes. J'ai une question à M. Guérini. Comme par hasard, vous prévoyez d'augmenter la taxe sur l'électricité, ça,
ça
va être très concret pour les Français,
de
près de 6%, d'ailleurs vous avez décalé après les européennes, c'est quand même mieux, c'est considérable.
Nicolas Dupont-Aignan, pour être précis,
ce n'est pas le gouvernement qui décide de cette augmentation, c'est la commission de régulation de l'énergie. Attendez, attendez, attendez.
On s'est mis
des règles
absurdes, excusez-moi. On a le droit dans notre pays de penser différemment de ceux qui ont mis des règles complètement délirantes, qui font qu'on ne peut plus rien faire quand on est au gouvernement. Je suis désolé, si le gouvernement veut changer les règles de la fixation du prix de
l
'électricité, il peut faire voter une loi. Donc moi je maintiens qu'il est complètement aberrant d'augmenter encore le prix de l'électricité, que les familles n'en peuvent plus. Autre point, c'est de continuer la politique de spoliation des biens
publics.
Est-ce que les Français savent, et on en parlera dans le débat sur l'Europe, que les barrages hydroélectriques que nos grands-parents ont construits à la fin de la guerre vont être privatisés de manière scandaleuse ? Est-ce qu'on a eu l'exemple d'aéroports de Paris, là ? Et il faut tout faire pour bloquer cette vente d'aéroports de Paris ? C'est de la spoliation publique. Et la question majeure qu'on a dans notre pays aujourd'hui, c'est qu'il
y a
des groupes d'intérêt, très proches de votre président de la République, car d'ailleurs, entre parenthèses, c
'est
Bank of America, qui est chargé de la privatisation d'aéroports de Paris.
C
'est assez curieux, vous pourrez
enquêter. On va terminer cette partie dans quelques minutes. Je veux
finir ma phrase quand même, excusez-moi. C'est que si on laisse des oligarchies, des castes, prendre possession du bien public,
du
bien public des Français, et bien il ne
faut
pas s'étonner après qu'ils raquettent les Français. C'est
ce
qui s
'est
passé sur les autoroutes, et reconnaissez que dès 2006, j'ai bataillé contre cette privatisation scandaleuse. Donc, le pouvoir d'achat, ce n
'est
pas simplement l'impôt, c'est le fait que nos concitoyens sont pressés de partout, de partout. Et il faut absolument inverser
la tendance.
Sur l'affaire du SMIC, qu'on soit bien précis, le problème de fond dans notre pays, c'est que celui qui ne travaille pas
et
celui qui travaille n'ont pas une différence suffisante de salaire. Voilà pourquoi je pense que la seule solution, c'est de ne pas augmenter le SMIC brut pour ne
pas
que les TPE et les PME fassent faillite, c'est en revanche d'augmenter le SMIC net en baissant la CSG pour les SMICards afin qu'on puisse revaloriser leur porte-monnaie. Et là, vous ne touchez pas les PME, vous ne les affaiblissez pas, mais en même temps, vous permettez à ceux qui ont des bas salaires d'avoir un supplément de salaire quand ils se lèvent tout le matin. Si on pouvait parler peut-être de la vie quotidienne de nos concitoyens, je suis un élu de banlieue,
on
a beaucoup parlé de police au moment des manifestations.
D
'abord, je voudrais dire que si on respectait les forces de l'ordre,
on
paierait leurs heures supplémentaires. Est-ce que vous réalisez que dans notre pays, des policiers, des gendarmes, surtout les policiers, qui n'en peuvent plus, qui sont insultés, agressés,
et
pas sur les Champs-Elysées une fois par semaine, au quotidien depuis des années, ne sont toujours pas payés par l'Etat de leurs heures supplémentaires ? C'est un problème d'abord de respect pour cette profession. Le second point, c'est est-ce qu'on peut s'occuper de la sécurité au quotidien ? Et la sécurité au quotidien,
c
'est le laxisme judiciaire absolument inimaginable, qui fait que des personnalités, j'en ai eues dans ma ville, condamnées à plusieurs reprises pour trafic de drogue, ne font pas de peine de prison. Ça a commencé malheureusement avec la loi Dati, deux ans après la loi Taubira, et c'est toujours appliqué pareil. L'état de nos prisons est dramatique, les surveillants pénitentiaires ne sont pas soutenus. La seule préoccupation de Mme Belloubet, c'est de mettre le téléphone dans les cellules, et d'aller faire des cours pour inciter les détenus à voter. Oui, parce qu'aux Européennes, c'est la première fois que les détenus ont des incitations par le garde des Sceaux de voter.
Les honnêtes gens, on ne
s
'en occupe pas, les victimes, mais les détenus, les voyous, le gouvernement est auprès d'eux. C'est inadmissible
ce qui se
passe.
Oui,
ça
me choque. Parce que quand on a violé la loi républicaine, j'estime qu'on doit le payer. Et il y a un moment dans notre pays,
s'il y a autant d'insécurité,
d'ailleurs c'était le cas jusqu'à une loi qui est revenue dessus, si dans notre pays, il y a autant d'insécurité,
et
on le voit au quotidien, c'est parce qu'un trafiquant de drogue, arrêté 15 fois,
n
'aura pas la peine de prison, qui le dissuadra de continuer. Le deuxième point sur lequel je veux insister,
et
je pense que j'ai un peu de retard, je ne
vais
pas être trop long, rassurez-vous, c'est le contrôle des frontières. On parle tout le temps du contrôle des frontières uniquement pour l'immigration. Mais on n'en parle pas pour le trafic d'armes, pour le trafic de drogue, pour la surveillance des mouvements et les terroristes qu'on a eus malheureusement dans notre pays, ont circulé librement dans toute l'Europe. Donc il faut à la fois qu'on ait une institution judiciaire beaucoup plus ferme, des peines de prison appliquées, et puis des contrôles des frontières pour lutter contre les mafias qui se sont implantées au fur et à mesure du temps dans notre pays.
Et
qui redoublent d'intensité.
Je
crois qu'il y avait une belle phrase d'André Malraux qui disait qu'être français, c'est accepter de mourir pour son pays sans se poser de questions.
Parce
que c'est comme pour ses enfants. Si nos enfants
ont
un danger, vous vous précipitez, vous les sauvez, vous ne réfléchissez pas, même autrui. Être français, c'est donc mourir pour son pays quand
son pays est en danger.
Être français, c'est aussi un bloc.
On
ne choisit pas. On ne choisit pas les périodes de son histoire. On prend la France telle qu'elle s'est forgée, oui, avec des racines gréco-latines, une histoire judéo-chrétienne, le siècle des Lumières. C'est un ensemble. Et on ne sépare pas. On ne choisit pas. C'est un bloc, comme disait Clemenceau, là, c'était sur la Révolution, ce n'était pas sur la France, mais qu'importe. Et puis, il y
a
un autre point qui me paraît très important. Être français, c'est aussi une dynamique. Pourquoi beaucoup de jeunes Français ou de gens qui sont arrivés sur notre sol ne s'assimilent pas ?
C
'est peut-être aussi parce que les Français de souche ont perdu la fierté de la France, la volonté de la défendre et de la rendre libre. Être français, c'est être libre. Libre, fort, juste. Et le problème de fond aujourd'hui, pourquoi il
y
a une crise d'identité, il
y a
une crise existentielle ? C'est parce que nos dirigeants ont donné les clés de la Maison France
à
des technocrates non élus, à des marchés financiers, et que les Français voient bien qu
'ils
n'ont plus le pouvoir. Donc on pourra retrouver notre identité française que lorsque les Français retrouveront le pouvoir de maîtriser leur destin. C'est ça l
'enjeu majeur. Ce qui est extravagant,
et c'est un autre
sujet.
Moi je trouve
ça
extravagant ce débat, parce que c'est vrai que c'est très important, il faut absolument respecter la loi de 1905. Mais elle n'est pas respectée au quotidien. Le communautarisme est le contraire de l'assimilation républicaine. Alors on peut discuter des heures sur la loi de 1905, moi je remarque quoi ? Je remarque qu'au quotidien depuis des années, les islamistes radicaux, les salafistes, infiltrent nos banlieues, menacent les filles qui ne portent pas le voile, s'étendent, que l'argent coule à flot,
coule
à flot du Golfe pour renforcer des mosquées salafistes et renforcer des mosquées intégristes. Et que face à ça, on se ferme, on ferme les yeux. Combien de maires, notamment locaux, ont fermé les yeux, notamment en Seine-Saint-Denis, ne sont pas soutenus d'ailleurs par l'État quand ils veulent résister. Et derrière cela,
il
y a quoi ? Il y a la vie des femmes qui devient un enfer dans certains quartiers. Laurent Wauquiez avait tout à fait raison de parler de la situation de nos compatriotes juifs qui vivent aussi un enfer et qui partent. Donc, c'est très sympathique, les grandes discussions, loi 1905, pas loi 1905. La réalité, c'est qu'on a cédé face à des salafistes, on a cédé face à des intégristes. Et parce qu'on a une sorte de complexe complètement ridicule, et je peux vous dire que dans ma circonscription où il y a beaucoup de Français d'origine étrangère, ce sont les premiers qui viennent me dire mais pourquoi la France est si faible ? Pourquoi nous qu'avons fui l'Algérie, qu'avons fui des pays où il
y a
un islamisme radical qui nous déplaît, pourquoi quand on arrive en France on va être obligé peut-être de partir aussi de France ? Donc, ce n
'est
pas la question des Français récents ou moins récents, etc. C'est la question de savoir
si
on veut défendre nos valeurs et si on va expulser les imams, mais pas en expulser 3 ou 4 tous les 3 ans. C'est vraiment expulser tous les imams qui prêchent des discours de haine. Est-ce qu'il est normal, par exemple, qu'Astrasbourg, la Turquie finance une des plus grandes mosquées d'Europe, est-ce qu'on continue comme ça ? Voilà la question simple. Ce qui est quand même tragique et paradoxal et effrayant, c'est que, je ne doute pas de votre sincérité et de votre générosité,
Je
vous remercie, M. le Président. Non, mais je n'en doute pas. Mais que c'est ce type de comportement
d
'absence de raison d'État, presque, qui fait qu'aujourd'hui, vous avez des passeurs qui exploitent la misère humaine et qui font que des milliers de migrants se sont noyés en Méditerranée. Mais
l'Europe les paye pour le faire. L'Europe les paye pour le faire. Si
je peux finir ma phrase. Quand on regarde, par exemple, l'Australie, qui a été d'une fermeté que certains, et que vous auriez traduit d'inhumanité, eh bien, ont réussi à bloquer les passages. Et,
de
fait, il n
'y a
pas eu, il n
'y a
moins, et il n'y a plus, quasiment plus, de migrants qui se noient pour aller en Australie. Ce que je veux dire, c'est que, est-ce qu'on ne devrait pas
être adulte ? Ils sont renseignés en Libye, M. le Président. Est-ce qu'on ne devrait pas être adulte
? C'est-à-dire, à un moment donné, envoyer un message clair. Non, l'Europe n'a pas les moyens, avec 16 millions de chômeurs, avec des problèmes financiers, n'a pas les moyens de pomper les richesses africaines.
On a les moyens de vendre des armes pour
les
bombarder, monsieur.
Je ne suis pas pour vendre des armes à les bombarder les gens. Arrêtez. Je dis simplement que, dans ce débat, au lieu de s'envoyer des anathèmes à la figure, est-ce qu'il ne serait pas temps de dire clairement l'Europe ne peut plus accueillir, la France, en tout cas, ne le peut pas. Et, dans ces conditions, détruisons les passeurs. On ne
va
pas me dire que les forces armées françaises, italiennes, espagnoles ne sont pas capables de détruire 200 organisations de passeurs en Libye ? Ce n
'est
pas possible. Deuxièmement, organisons le développement de l'Afrique, et là, oui, par une autre politique. C'est d'ailleurs le président sénégalais qui dit que c'est un égoïsme que de vouloir prendre les forces vives de ces pays et les amener chez nous. Donc, moi, je crois qu'il faut apaiser le débat, être d'une intransigence absolue pour que les migrants sachent qu'il n'y
aura
pas de place pour eux dans notre pays, sauf quelques cas d'asile exceptionnels, et puis parallèlement, changer complètement la politique d'aide au développement
de l'Afrique pour éviter
le gaspillage des
moyens dans ce continent. Laurence Ferrari, je
voudrais juste quand même répondre à Laurent Wauquiez. Non ? Si vous me permettez, quand même, il m'a...
Ah si, il l'a interpellé.
Il m'a interpellé.
Juste, Laurent Wauquiez, je me réjouis que vous évoluiez, mais de grâce, veillez à ce que vos députés au Parlement européen n'aient pas voté toutes les directives, tous les traits, toutes les résolutions, j'en ai un certain nombre, je ne
veux
pas revenir dessus, soutien au pacte de Marrakech 18 avril 2018, à
l
'exception de Mme Morano. Non. Mais sinon, ils ont tous voté... Non,
non, non, non, non. Alors là, vous me permettez, Je veux bien que
vous preniez ces positions,
mais de grâce, soyez cohérents dans vos votes. M. Dupont-Aignan, vous avez eu
un léger moment qui a été un moment d'honnêteté.
Mais je vais très faire ce que
vous dites est faux.
Ah bah... Non, c'est vrai. 18 avril 2018. Et je vais vous dire pourquoi, et pour Marine Le Pen, et pour M. Dupont-Aignan,
je vais vous dire pourquoi...
Vous
l'avez voté.
Et je vais me permettre de vous
répondre parce que je n'aime pas votre façon
de faire. Ah bah c'est dommage de dire la
vérité.
Il consiste à
diffuser de fausses informations. Ah
bah
fausses
informations. Et espérer
que ça puisse prospérer dessus. J'ai
tous les votes. J'ai tous les votes des
Républicains
au Parlement. M. Dupont-Aignan. Alors, allez-y
M. Wauquiez et après j'aimerais passer la parole.
Il faut une clarté. Il faut une clarté, Laurent Wauquiez. M. Dupont-Aignan,
ne dites pas et ne faites pas l'averse. Vous voudrez
écouter M.
Dupont-Aignan.
D
'abord, moi je voudrais regarder les
faits.
Depuis 20 ans, la gauche et la droite de gouvernement ont signé tous les traités. D'ailleurs, moi j'ai quitté l'UMP à l'époque quand il y a eu le traité de Lisbonne qui reprenait les dispositions de la Constitution européenne qui avait été rejetée par le peuple français. Cette trahison du référendum nous a amenés à créer debout la France. Parce qu'en vérité, on s'aperçoit qu'aujourd'hui, cette Europe ne marche pas. Cette Europe où on a transféré des pouvoirs extravagants
à
trois organismes dont les membres ne sont pas élus.
La
Commission de Bruxelles, la Banque centrale, la Cour de justice et nos gouvernements successifs, vous élisez les présidents de la République, les uns après les autres, ils sont prisonniers de règles
et
ils ne peuvent pas s'en extraire. Si cette Europe avait au moins créé des grands projets comme Airbus, Ariane, ce n'était pas l'Union européenne, c'était des coopérations. Au moins, on pourrait dire bon, on a abandonné des pouvoirs mais ils ont fait quelque chose. Ils ont échoué sur tous les domaines. Bureaucratie, dumping social, incapacité à créer de grands projets pour affronter la Chine et les États-Unis. Alors, il y a deux solutions maintenant. Il n'y
en
a que deux. Soit on part dans une optique fédérale et au moins en marche et cohérent. Les Verts aussi. Ils volent une Europe fédérale. Ça veut dire qu'il
n'y a
plus de nation, il n'y
a
plus de France, les Français ne voteront plus pour leur liberté, ils confient leur destin dans une Europe fédérale. C'est un choix cohérent. Ce n
'est
pas le mien mais il est cohérent. Soit on revient à la seule Europe qui peut marcher. C'est l'Europe des nations, ce que j'appelle l'Europe des nations libres et des projets concrets. On renvoie au peuple la maîtrise de leurs frontières nationales, de leurs lois, primauté du système juridique,
c
'est-à-dire des lois françaises, bien évidemment de leur budget. On arrête de financer les délocalisations et les travailleurs détachés des autres pays. C'est quand même un scandale. Chaque nation reprend sa respiration démocratique. Et là, vous verrez que le suffrage servira à quelque chose d'élire un président de la République.
Mais
ça n'interdit pas et c'est le point fondamental de l'Europe gaullienne du début de l'Europe. Ça n'interdit pas des coopérations sur des projets à la carte. Pourquoi on est incapable de développer la souveraineté numérique, l'intelligence artificielle, un programme pour la Méditerranée, pour l'Afrique ? Pourquoi on est incapable de lutter contre le cancer ou l'Alzheimer par des
projets de
coopération ? Mais ça, ça ne se fera pas à 28. Mais comment ? D'ailleurs, Laurent Vaucu,
vous avez voté tous les
textes
qui élargissaient
le
régime et maintenant, vous faites semblant de croire que ça ne marche pas. À ceux qui veulent ?
Sérieusement. Non, je finis.
Terminé, parce que là, M. Catherine, c'est en
retard, comme
M. Fort.
J'avais beaucoup de retard. C'est une Europe
à
projets à géométrie variable. On fait à 4 pays un projet sur la lutte contre le cancer parce qu'on a des industries pharmaceutiques, comme on a fait Airbus. Et puis, on laisse les nations vivre, on leur envoie l'ensemble des compétences, on supprime la commission. C'est notre projet à debout la France, c'est-à-dire un projet où on repart sur la démocratie. Moi, je dis bravo pour un protectionnisme environnemental. Mais ce que je trouve fascinant chez les Verts, c'est que quand nos ouvriers perdent
leur boulot...
On
est fascinant
à plein de points de vue, M. Dupont.
Oui, fascinant. Quand les ouvriers perdent leur boulot, les agriculteurs, un agriculteur se suicide tous les deux jours, on ne demande pas de protectionnisme.
Quand c'est la qualité de l'air, on demande de
protectionnisme.
Eh bien, ce que je veux dire... On parle d'agriculteurs dans un instant,
mais... Je peux exprimer ma pensée. Allez-y, Nicolas. Ce que je veux dire...
Oui, mais on peut dire
n'importe quoi. On
peut
dire David Cormand parce que ce qu'il a dit n'est pas ce que vous dites. Eh bien, moi, je vous dis ce que je pense. Je trouve que
c'est fascinant... C'est fascinant de voir que les Verts... Répondez au moins avec honnêteté, c'est tout. Laissez
-moi répondre comme je l'entends. Ce que je trouve fascinant, c'est que la qualité de l'air vous permet de dire il faut un protectionniste que je revendique depuis des années pour nos ouvriers, nos agriculteurs. Ce qui veut dire
d
'une manière plus générale que si on veut vraiment protéger la planète, à ce moment-là, il faut localiser, relocaliser des millions d'emplois en Europe. Et pour relocaliser des millions d'emplois, il faut stopper ce libre-échange déloyal, complètement dingue qui a été mis en place. Je vous ferai le rappel que le fameux CETA,
d
'accord, avec le Canada, qu'Emmanuel Macron avait promis pendant la présidentielle, non pas de renégocier, mais de revoir en confiant à une commission l'examen de ce CETA. La commission, la fameuse commission, a émis un rapport assez sévère. Eh bien, au Parlement français, nous n'avons toujours pas, à l'Assemblée nationale, voté sur le CETA. Et on nous dit que ça a été délayé, que ça sera peut-être après les européennes. Deuxième point, le Mercosur, c'est-à-dire le traité de libre-échange avec l'Amérique latine, qui va être un désastre pour nos agriculteurs. Alors là, on n'en parle plus, mais vous verrez qu'il va ressortir après les européennes.
Cela veut dire très clairement qu'il faut maintenant changer de logique. Mais changer de logique, comme on a perdu le droit de veto sur une partie des négociations de libre-échange, ça veut dire que la France, avec le traité de Lisbonne, et c'est pourquoi j'avais contesté ce traité, a perdu la capacité de bloquer.
Et
voilà pourquoi seule, à un moment, une France forte qui dit stop, je ne joue plus, je n'accepte plus ces traités de libre-échange. Parce que sinon, avant chaque élection européenne, on aura le même cinéma. Chaque élection européenne, on entend Europe sociale, protection de l'environnement.
Et
puis ensuite, tout ce beau monde va là-bas. Et comme on applique toujours les mêmes
traités, eh
bien, ça passe.
Donc il
faut rompre
avec
les
traités et renégocier tous les traités.
Nicolas Dupont-Aignan, votre conclusion ?
Comme avant chaque élection européenne, c'est extraordinaire. Tous ceux qui ont signé tous les traités se plaignent des effets de ces traités. C'est ça. Or, moi, je ne fais pas confiance à ceux qui ont créé cette Union européenne pour la changer. Ils ne la changeront jamais. La preuve, c'est qu'ils sont prisonniers de ces traités, de leurs partenaires. Personne n'a parlé de l'allié de M. Bellamy, le PPE, qui est un parti fédéraliste. Personne n'a parlé que les socialistes et la République en marche travailleront en fait avec M. Juncker ou avec son successeur. C'est la même chose. Ils ont exactement créé la même Europe. Alors,
en
même temps, c'est aperçu aujourd'hui qu'on ne réglerait les problèmes français que si on remplaçait cette Union européenne par une Europe radicalement différente. Et moi, si j'ai choisi comme chef de parti de m'engager et d'être tête de liste aux européennes, c'est parce que je suis convaincu qu'avec le changement qu'il y a dans tous les pays d'Europe, et aujourd'hui, on a très peu parlé de nos partenaires étrangers. Or, c'est avec les autres peuples qu'on va changer l'Europe.
Et c'est pourquoi, je pense qu'il y a une occasion absolument historique à Strasbourg et à Debout la France, nous avons tissé un partenariat avec 23 parties pour, de l'intérieur, dire stop à tous ces traités, revoir complètement l'architecture de l'Union européenne. Et ce n'est qu'à cette condition que tous les beaux discours qu'on aura pu avoir ici auront un sens. Sinon, une fois là-bas, ils revoteront exactement les mêmes choses. Et je dis aux Français qui m'écoutent, ne vous laissez pas tromper par ceux qui vous ont trompé à chaque élection européenne.
Merci,
Nicolas Dupont
-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan