Escalade des tensions en Ukraine, avenir des Républicains et fin du masque dans les transports.... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Juvin
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Bienvenue à tous dans le 8.30 France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT. Bonjour Jean-Jérôme Bertolus. Bonjour Alcine. Chef du service politique de France Info. Notre invité ce matin, Philippe Juvin. Bonjour à vous. Bonjour. Maire Les Républicains de la Garenne-Colombe, chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou et vous étiez candidat au congrès LR en décembre dernier. On peut commencer par parler de l'Ukraine et des derniers développements de ce qui se passe là-bas, à savoir cette déclaration de Sergeï Lavrov, qui est le bras droit de Vladimir Poutine, en conférence de presse hier. Il considère que l'Occident a déclaré une guerre totale à la Russie.
Écoutons-le ensemble.
L'Occident nous a déclaré une guerre hybride totale. Il est difficile de prédire combien de temps cela va durer, mais les conséquences seront recensies par tous, sans exception. Nous avons tout fait pour éviter une confrontation directe, mais nous sommes obligés d'accepter le défi. Nous avons l'habitude des sanctions.
Philippe Juvin, que pensez-vous de cette déclaration ? Est-ce qu'il faut maintenant réellement redouter une escalade entre la Russie et l'Europe ?
Écoutez, moi j'ai passé quelques semaines, deux semaines en Ukraine pour aller soigner des blessés là-bas. J'ai observé que le peuple ukrainien était un peuple courageux, mais c'était surtout un peuple agressé. Donc l'agresseur, c'est la Russie, l'agressé, c'est l'Ukraine. Donc on est typiquement dans une propagande traditionnelle. Cette guerre, au fond, c'est une guerre qui est à la fois une guerre sale, parce qu'elle frappe essentiellement des objectifs civils. On bombarde des villes, des hôpitaux, des théâtres, vous avez vu ça. Et c'est une guerre qui est soutenue par une propagande qui en fait, depuis le début, vous avez pu observer, nazifie à tout craint.
C'est-à-dire que tout le monde est nazi. Le gouvernement ukrainien est nazi, l'Ukraine est nazi, l'OTAN est nazi, l'Europe est nazie. Et effectivement, on revient à une propagande de type Union soviétique où il y avait, souvenez-vous à l'époque, les fascistes. Et ceux qui n'étaient pas, c'était facile, c'est une manière de diviser le monde. Et bien là, on est de retour avec les mêmes recettes.
C'est-à-dire qu'il y a les bons et les méchants, et eux sont les agressés. Est-ce que d'après vous, ça risque d'aller encore beaucoup plus loin qu'on le voit aujourd'hui ?
En fait, je ne sais pas. Dans le discours du 9 mai de Vladimir Poutine, on peut avoir des éléments positifs puisque celui-ci n'a pas évoqué l'arme atomique alors qu'il l'avait évoqué auparavant. Il n'a pas évoqué la guerre totale alors qu'il l'avait évoqué avant.
Mais Sergei Lavrov le fait.
Mais Sergei Lavrov le fait, avec un peu de retard. Moi, je crois qu'il y a, d'une certaine manière, une bonne surprise dans cette guerre. C'est la surprise qui vient des Européens. C'est-à-dire que nous pensions que nous n'étions pas capables de nous unir face à une menace extérieure. Nous nous regardions le nombril en permanence. L'Europe n'était que le marché intérieur. Je ne sous-estime pas les intérêts considérables du marché intérieur. Mais l'Europe n'était que cela. Et brutalement, on s'aperçoit que face à une menace extérieure, les Européens sont capables de se mobiliser.
Alors, attention à ne pas tomber dans le piège des Russes qui consiste à renverser la charge de la preuve en disant « Au fond, nous sommes agressés. Non, ce sont eux les agresseurs. »
Jean-Jérôme. Retour à la politique intérieure. Cette fois, Emmanuel Macron est aujourd'hui à Abu Dhabi. Jean Castex est toujours à Matignon. Comment vous jugez ce temps politique un peu suspendu, trois semaines après le deuxième tour ?
Alors, c'est vrai que c'est un peu curieux, puisque tous les candidats à l'élection présidentielle, tous, y compris évidemment le président Macron, avaient expliqué durant la campagne que la situation était très grave, qu'il fallait prendre des mesures d'urgence, etc. Bon. Comment peut-on l'expliquer ? Alors, on peut l'expliquer à la fois, peut-être, par le fait que c'est difficile aujourd'hui de faire de la politique et que les candidats ne se pressent pas pour prendre des fonctions à Matignon. On a vu quelques refus qui ont été étudiés.
Il faut que ça fasse réfléchir, je pense, la classe politique, les médias, nos concitoyens, sur la brutalité de la politique et voir finalement, il n'y a pas beaucoup de gens qui se pressent à faire ce travail qui est un travail difficile. Et puis, ça peut être aussi de la tactique de la part du président. Moi, je ne sais pas si c'est le cas. C'est vrai, quand vous nommez les ministres, en particulier les jeunes ministres, vous n'êtes pas à l'abri parce que là aussi, vous, les journalistes, vous êtes redoutables d'efficacité pour le faire tomber dans une trappe au bout de deux jours de nomination avec une déclaration qui serait peut-être un peu maladroite.
Il y a des élections dans quelques semaines et ce n'est pas une bonne idée d'avoir un jeune ministre qui fait une déclaration à la droite deux semaines avant. Donc, c'est un peu tout ça. En réalité, je ne sais pas l'interpréter. Je ne suis pas dans le secret des dieux.
Mais est-ce que vous jugez qu'il y a urgence ou pas ? C'est-à-dire, est-ce que vous jugez que finalement, c'est préoccupant cette espèce d'état d'apesanteur ?
Alors, d'abord, il y a des exemples dans l'histoire récente. Je me souviens que la Belgique, elle, n'a pas eu de gouvernement durant plus d'un an, me semble-t-il, il y a quelques années.
Mais c'était une crise énorme.
Oui, c'était une crise énorme. L'important, ce n'est pas tant qu'il y ait un nouveau Premier ministre ou qu'on garde l'ancien, c'est que le Premier ministre en place joue son rôle. C'est que la France soit gouvernée. Est-ce que M. Castex gouverne ? Oui, je pense que M. Castex gouverne. À partir du moment où vous avez un nouveau programme, ce serait mieux qu'il y ait un nouveau Premier ministre. Mais encore une fois, je ne suis pas dans le secret des lieux.
Et je ne sais pas pourquoi cela prend du temps. Alors, sans être dans le secret des lieux, est-ce que ce serait important, voire même incontournable, que le prochain Premier ministre soit une Première ministre ?
Alors, incontournable, non, bien entendu. Mais c'est vrai que la France est un de ses grands pays qui n'a pas fait beaucoup la place aux femmes dans les postes à très haute responsabilité. La présidence de la République, bien sûr. Ça n'est jamais arrivé. Et le poste de Premier ministre est arrivé une fois avec Edith Cresson, on se souvient, avec un succès tout mitigé. Oui, ce serait un beau symbole. D'ailleurs, je crois qu'Emmanuel Macron essaie en désespérant de trouver une femme depuis quelques semaines. Vous parlez d'Edith Cresson.
Dans le JDD, ce matin, elle dit que si c'est une femme qui est nommée Matignon, elle lui souhaite beaucoup de courage. Elle parle du machisme, non pas des Français, mais de la classe politique. Vous êtes d'accord avec ça ?
Oui, il y a probablement un biais considérable. C'est que c'est très difficile de faire de la politique en général. C'est très brutal.
Vous en témoignez ?
Moi, je fais de la politique depuis toujours à côté de mon métier. C'est très brutal. et les Français ne se rendent pas compte de ce que ça signifie en pratique dans sa vie quotidienne. Mais le comportement des politiques avec leurs collègues femmes... Une femme, c'est encore plus compliqué parce qu'une femme est suspecte par définition d'incompétence. On lui pose des questions qui sont des questions qu'on ne poserait pas à des hommes. On a eu des exemples multiples. Souvenez-vous des exemples qui ont d'ailleurs... Edith Cresson en a été une victime à l'époque. Oui, donc je crois que c'est beaucoup plus difficile.
Philippe Juvin, invité du 830 France Info. On va reprendre cette interview dans une minute, juste après le Fil Info avec Diane Ferschit.
La Finlande officialisera à la mi-journée sa candidature à l'OTAN. Une volonté qualifiée d'erreur par Vladimir Poutine. Ce qui est important, c'est le choix souverain d'un pays qui regarde vers l'ouest et manifeste une inquiétude vis-à-vis de la Russie, estime sur France Info l'ancien chef d'état-major de l'OTAN, le général Olivier de Bachinkov. L'OTAN qui salue la victoire de l'Ukraine à l'Eurovision. Une victoire qui montre l'immense soutien public au pays selon l'Alliance Atlantique. Les six musiciens du groupe ont lancé un appel à aider l'Ukraine et Mariupol et des Azovstal tout de suite ont-ils déclaré pour ce qui est de la France dans ce concours de l'Eurovision.
Les Bretons, Alvarez et Haez ont eux fini avant-dernier du classement. Premier déplacement hors Union européenne depuis sa réélection pour Emmanuel Macron. Aujourd'hui, direction les Émirats Arabes Unis pour le chef de l'État. Il va rendre hommage au président du pays mort vendredi à l'âge de 73 ans. C'est son demi-frère Mohamed Ben Zayed qui lui succède. Conséquence de ce déplacement, le Premier ministre Jean Castex ne se rend pas au Vatican pour la canonisation de Charles de Foucault. Il est remplacé par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. C'est terminé pour Toulouse en Coupe d'Europe de rugby. Les Toulousains qui ont été battus 40 à 17 par le Leinster.
La deuxième demi-finale ce sera tout à l'heure. Elle voit s'affronter deux clubs français. La Rochelle et le Racine 92 coup d'envoi à 16h. France Info
C'est le maire LR de la Garenne-Colombe Philippe Juvin qui est l'invité de France Info ce matin. Jean-Jérôme Bertelus.
En matière de pouvoir d'achat, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement a indiqué qu'un projet de loi serait présenté juste après les législatives avec notamment la prolongation du bouclier tarifé sur l'énergie, la suppression de la redevance audiovisuelle, la revalorisation du point d'indice pour les fonctionnaires comme la revalorisation des pensions de retraite. Est-ce que ça répond bien au coup de chauffe sur les prix aujourd'hui ?
Alors qu'il y ait une question de pouvoir d'achat c'est évidemment clé. Tous les candidats à la présidentielle l'ont évoqué et tous avaient un chapitre pouvoir d'achat. Donc ce qui est proposé là c'est évidemment intéressant. Ce sont d'une certaine manière des rustines parce que le vrai sujet sur le pouvoir d'achat c'est le travail. Il faut que la quantité de travail dans notre pays augmente. C'est ça qui va permettre au pays de créer plus de richesses. Donc que face à l'urgence à l'explosion des prix par exemple de l'énergie il y a des mesures du type d'échec qui soient prises pourquoi pas ? Mais on voit bien que l'échec c'est quoi ?
D'abord c'est temporaire c'est souvent insuffisant et puis il y a des effets de seuil c'est-à-dire que vous avez le droit au chèque ou vous n'avez pas droit en fonction de ce que vous gagnez il suffit parfois que vous passiez un seuil pour ne plus y avoir droit. Donc le vrai sujet c'est comment on fait pour enrichir le pays travailler plus.
Vous êtes un homme de droite je suis étonné que vous ne me dites pas le vrai sujet c'est une nouvelle dépense budgétaire et que vous n'ayez pas un oeil préoccupé sur le niveau
de la dette. Mais tout le monde a cette idée évidemment nous sommes préoccupés par la dette. Ce que je veux vous dire que Pierre Dac disait tout est dans tout et réciproquement. Effectivement tout est dans tout et réciproquement. Mais la question c'est que la France ne produit pas suffisamment de richesse.
Évidemment notre dépense publique est très importante même si je crois vous savez que durant le congrès j'ai défendu l'idée que la France ne devait pas mettre en avant la lutte contre la question des services publics était clé les services publics un élément d'équité sur le territoire je pense qu'aujourd'hui le pays est tellement fractionné que la priorité ne doit pas être la réduction de la dépense sur les services publics mais doit être la création de richesse ensuite on viendra la poursuite du quoi qu'il en coûte.
Alors on va parler maintenant des législatives Philippe Juvin dans votre camp Les Républicains je vois votre sourire que vous présentez ce qui va venir parce que la majorité a décidé de préserver certains députés LR sortant on ne met pas de candidats en phase 2 écoutez ce que disait sur France 2 Stanislas Guérini le patron d'En Marche à propos de Damien Abad président du groupe LR à l'Assemblée
Moi ce que j'ai noté c'est que Damien Abad à un moment où son parti politique Les Républicains faisait une nouvelle fois le choix de ne pas faire le choix entre l'extrême droite et Emmanuel Macron dans un nini qui est une forme de naufrage idéologique et politique pour son parti lui s'en est mis en retrait de façon extrêmement claire
Alors elle est extrêmement claire la position du LR Damien Abad
Non mais d'abord moi je remercie M. Guérini de nous donner des leçons de morale etc. Moi j'ai été candidat à la primaire je n'ai jamais été ambigu sur mes choix politiques et c'est ainsi donc qu'il fasse le choix je parle de La République En Marche de soutenir quelques candidats LR pourquoi pas ça les regarde c'est pas la première fois le vrai sujet c'est que nous je crois qu'à droite c'est qu'il faut que nous arrêtions de nous auto-flageller et de nous diviser Et vous sentez pas une fuite qui se profile là ?
Je sens surtout de la part de La République En Marche une volonté d'instrumentaliser des différences d'appréciation dans notre camp la droite elle est multiple ça a toujours été le cas Damien Abad il est victime c'est ça
de la propagande
du gouvernement Non mais il y a une instrumentalisation enfin c'était évident M. Guérini se pointe à la télé en disant ah quand même le pauvre Abad etc. ils essayent de fractionner notre propre camp en nous montant les uns contre les autres ne tombons pas dans ce piège il est normal d'avoir des visions différentes moi-même comme Abad j'ai défendu l'idée que les partis de gouvernement dans un pays aussi fractionné que la France pourraient avoir des programmes communs de gouvernement du pays que ce n'est pas scandaleux ça se fait dans des tas de démocratie on ne va pas en mourir c'est même bénéfique pour le pays et bien ça ne fait pas de nous des crêtres voilà
Donc justement Aurélien Pradié qui est le numéro 2 de votre parti dit à propos d'Abad je le cite bien sûr qu'il arrête de nous prendre pour des cons parce que la rumeur c'est que Damien Hamad pourrait intégrer le prochain gouvernement vous vous ne seriez pas choqué vous ne pensez pas qu'Abad vous prend pour des cons
je voudrais surtout voir je regarde dans le studio où est l'extincteur j'aimerais prendre un extincteur et mettre un coup d'extincteur sur la droite nous avons des élections dans quelques semaines il faut arrêter de se taper les uns sur les autres et ne pas comment dirais-je faire le jeu de nos adversaires politiques qui essayent de nous fractionner je vous dis calmons-nous un peu de calme mais si les républicains veulent jouer un rôle dans ce pays qu'ils en soient dignes voilà mais sur le fond
vous ne condamnez pas par avance si effectivement Damien Hamad rejoint le prochain gouvernement
mais monsieur Bertelus moi ça fait des semaines que j'explique que dans un pays aussi fractionné que la France où 70% des gens ont soit se sont abstenus ou soit ont voté pour des partis pardon qui sont des partis populistes d'opposition aveugles ça fait des semaines que je dis que les partis de gouvernement doivent réfléchir à travailler ensemble donc comment voulez-vous que je vous dise que les attitudes de ceux qui réfléchissent à une telle procédure soient condamnables non moi je crois j'ai été député européen pendant 10 ans et j'ai appris une chose chez nos voisins il faut toujours regarder chez les voisins c'est que quand on arrive à avoir une culture du compromis politique et bien on est plus intelligent et c'est pour ça que je ne condamne pas les gens de mon propre camp qui ont une telle réflexion mais d'un mot est-ce que
ce matin vous n'introduisez pas une certaine confusion chez les sympathisants de LR parce que il y a aujourd'hui des députés sortants qui ont rallié la majorité des députés LR sortants qui ont rallié la majorité d'autres qui ne se voient pas opposés de candidats ce qui permet à Marine Le Pen de dire chez les républicains il y a désormais les vendus et les demi-vendus est-ce qu'effectivement votre approche n'introduit pas un petit peu plus de confusion à droite
moi je crois tout à fait le contraire d'un côté j'ai monsieur Guérini de la république en marche qui dit exactement la même chose que de l'autre côté madame Le Pen parce qu'en fond c'est ça qu'ils disent et bien si peut-être nous sommes également critiqués par la république en marche et Marine Le Pen c'est que peut-être nous avons une position qui n'est pas aussi inintelligente que cela le pays a besoin d'une droite modérée libérale européenne qui est la nôtre à celle des républicains et je la défendrai parce que nous en avons besoin nous n'avons pas besoin d'un parti unique parce que la démocratie ce n'est pas le parti unique nous avons besoin d'une intelligence collective et nous les républicains nous sommes là pour ça moi je me suis toujours opposé d'une manière très dure vous l'avez vu pendant l'épidémie à la politique menée par Emmanuel Macron au moment où il fallait le faire et le jour où les décisions étaient bonnes je les défendais je suis un homme modéré et j'appelle la droite à être intelligente et modérée et à ne pas tomber dans le piège de monsieur Guérini et de madame Le Pen qui jouent en réalité exactement la même partition
et à un moment donné évidemment vous devrez compter vos troupes Philippe Juvin il y a aujourd'hui 100 députés LR sortants vous en espérez combien à l'arrivée ? la boule de cristal en politique
la boule de cristal
l'espoir l'espoir c'est pas la boule de cristal
non mais je crois que nous avons une implantation locale qui est extrêmement forte c'est une des caractéristiques comme vous savez de notre famille politique nous gouvernons je crois la majorité des villes de plus de 5000 habitants ou 10 000 habitants donc nous nous appuyons sur des talents locaux qui ont montré leur savoir-faire et c'est de savoir-faire ils doivent pouvoir s'exprimer à l'Assemblée nationale pour apporter une vision différente des choses et un contre-pouvoir la démocratie ce n'est pas l'homogénéité la démocratie c'est c'est la c'est la c'est la c'est la bataille des idées et les républicains sont utiles pour cela moi je plaide pour que dans un pays comme le nôtre il y ait un gouvernement en place ayant face une opposition qui puisse participer sur quelques projets au soutien du gouvernement quand ces projets nous paraissent bons et qui puisse dire oui nous ne sommes pas d'accord quand les projets nous paraissent pas bons nous avons de force vive dans les circonceptions et je pense que les électeurs se diront que peut-être après avoir donné une majorité au président de la république enfin avoir élu le président de la république il faut rééquilibrer d'une certaine manière les pouvoirs
et très vite après législative il y aura un congrès Christian Jacob a d'ores et déjà indiqué qu'il ne souhaite pas se voir reconduit il y a semble-t-il des candidats déclarés ou pas comme heureusement heureusement que c'est candidat qui est heureusement est-ce que vous vous êtes candidat
d'abord je ne suis pas candidat aujourd'hui il y a des élections législatives chaque jour suffit sa peine je veux dire simplement qu'il est normal que dans la droite républicaine il y ait des droites dans la droite républicaine il y a toujours eu des droites
et vous pourriez incarner cette droite modérée
ou pas ? durant le congrès j'ai essayé d'incarner avec une toute relative efficacité j'en conviens une droite c'est vrai qui défend les services publics par exemple cette droite il faudra qu'elle soit portée une droite européenne moi je crois à l'Europe
donc vous ne l'excusez pas
quand j'étais en Ukraine j'ai compris pourquoi il fallait être européen et bien il ne faut rien exclure pourquoi ? parce que la droite elle marche sur ses deux jambes
Philippe Juvin invité du 830 France Info on reprend cette discussion après le fil Info 9h moins 10 Diane Ferschit
l'invasion russe en Ukraine et pour le ministre russe des affaires étrangères l'Occident mène une guerre hybride totale contre la Russie Sergei Lavrov accuse l'Union Européenne d'être devenue agressive et belliqueuse et il prévient les efforts de l'Occident pour isoler la Russie sont selon lui voués à l'échec et dans ce contexte notre courage impressionne le monde notre musique conquiert l'Europe réagit le président ukrainien Volodymyr Zelensky après la victoire du groupe ukrainien Kalush Orchestra à l'Eurovision à Turin en Italie ils ont obtenu 631 points pour leur chanson Stéphania mélange de hip-hop et de musique folklorique aux Etats-Unis au moins 10 morts une majorité d'afro-américains dans une fusillade le FBI dit enquêter sur un crime motivé par la haine et un extrémisme violent à motivation raciale dans ce supermarché de Buffalo dans le nord de l'état de New York le tireur a été immédiatement arrêté âgé de 18 ans il était équipé d'une caméra afin de diffuser son crime en direct sur internet le pape François canonisera Charles de Foucault l'explorateur français devenu moine ermite ce matin il est mort Charles de Foucault en 1916 et c'est Gérald Darmanin qui représente la France pour cette cérémonie au Vatican
France Info Philippe Juvin invité du 8 30 France Info ce matin Jean-Jérôme Bertolus
on verra après les législatives effectivement dans quel état LR ressort de cette élection en tout cas il y aura une étape sûrement incontournable pour la droite républicaine c'est celle de la refondation écoutez ce que disait Gérard Larcher le président du Sénat sur France Info cette semaine c'est un échec que nous avons subi il faudra en tirer d'ailleurs tous les enseignements toutes les conséquences c'est un échec d'ailleurs qui dépasse la seule élection présidentielle c'est comment on parle aux français comment on renoue avec cette partie des français notamment qui travaillent qui ont une vie quotidienne parfois difficile et c'est une responsabilité que nous avons en rebâtissant me semble-t-il du sol au plafond notre famille politique alors cette refondation cette reconstruction cette construction presque on a envie de dire ça veut dire que LR vous pensez à encore un avenir
je ne sais pas si c'est LR en tout cas une droite modérée républicaine libérale européenne oui elle a évidemment sa place nous avons connu beaucoup de défaites ces dernières années et chaque fois on a dit la même chose on a dit on va en tirer les leçons il faut enfin le faire il faut arrêter de le dire il faut le faire moi d'une certaine manière j'ai l'impression que nous nous sommes auto-trompés nous nous sommes trompés parce que nous avons été trompés par nos succès locaux c'est à dire que nous gagnions les élections locales départementales régionales municipales réellement réellement très largement même et nous nous cachions derrière ces victoires en nous disant au fond tout va bien en oubliant que probablement parce que nous gagnions ces élections locales parce que nous avions des talents locaux et pas tant parce que nous étions républicains la question de qu'est-ce que c'est qu'être républicain c'est une question fondamentale moi personnellement je pense que la question de la liberté est aux clés je suis un disciple de Raymond Aron et je pense que les démocraties les sociétés sont prospères à condition qu'elles aident de la démocratie représentative qui fonctionne c'est à dire le contraire du tirage au sort que l'on fait aujourd'hui et que l'on offre aux individus la possibilité d'exercer leur potentialité c'est ça
la droite de demain très vite Philippe Jubin avant de passer à un autre sujet est-ce que la priorité de cette refondation c'est de rompre aussi avec le Sarkozy
mais non mais non tout ça pardon d'abord Nicolas Sarkozy ça a été un très grand président de la république mais pas un grand soutien de Valérie Pécresse non mais ça a été un grand président de la république et il faut aussi apprendre de ce qu'il a apporté au pays et il a vécu il a guidé la France dans une crise absolument immense et aujourd'hui y compris ses critiques de l'époque commencent à dire oui heureusement à l'époque qu'il était là donc moi je crois que nous devons beaucoup à Nicolas Sarkozy y compris les défaites mais non Nicolas Sarkozy est celui le dernier qui a gagné comment voulez-vous lui reprocher la défaite alors que c'est le dernier qui a gagné le jour où nous gagnerons peut-être que nous pourrons faire comme vous le dites le procès de Nicolas Sarkozy non mais vous voyez mais c'est votre candidate qui a été un peu je ne crois pas du tout à ça et je crois que la droite doit arrêter de s'autoflageler et de trouver des ennemis en son sein la droite et bien elle est diverse ça fait partie de son ADN et il faut l'accepter c'est une richesse n'en faisons pas une faiblesse
Philippe Juvin je m'adresse maintenant à nouveau au médecin vous êtes chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou le Covid en France d'abord demain la fin du masque obligatoire dans les transports donc ce sera le cas à peu près partout est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
Oui parce qu'en fait il faut trouver le juste équilibre qui n'est pas parfait entre le retour à une vie normale on voit bien que on voit bien les autorités sanitaires françaises viennent de dire que la population française et on le voit dans notre vie de tous les jours vous tous tout le monde est extrêmement affectée par les deux années de Covid en particulier en matière de santé mentale on voit bien que nos structures mentales sont différentes notre rapport au travail notre rapport aux autres donc il faut revenir le plus vite possible à une situation normale et en même temps il faut être vigilant donc je crois qu'aujourd'hui ça va mieux nous n'en sommes pas sortis mais on enlève quand même le masque oui l'autorité européenne attention l'autorité européenne de contrôle des maladies a dit qu'il faut s'attendre dans les semaines et les mois qui viennent à une remontée de l'épidémie à cause des variants BA4, BA5 donc on a un sujet là-dessus il faut utiliser cette période d'accalmie pour faire ce qu'on n'a jamais eu le temps de faire premièrement très clairement bâtir un outil de surveillance épidémiologique que nous n'avons pas un plan ventilation il faut un plan ventilation dans tous les bâtiments publics et privés d'accord c'est fondamental aller chercher non mais je vous le dis parce qu'on n'a jamais le temps de dire troisième aller chercher les Covid longs on a un problème sur les Covid longs on ne sait pas combien il y en a on ne sait pas pourquoi ils y sont il faut pouvoir les traiter moi je suis médecin je ne sais pas à qui envoyer un Covid long
est-ce que vous craignez Philippe Juvin qu'à un moment donné on reparte de zéro si le virus circule comme il circule en ce moment en Asie par exemple en Corée du Nord et on sait que c'est ça qui fait apparaître de nouveaux variants
on ne partira pas de zéro parce que d'abord on a appris de nos erreurs et parce que nous sommes vaccinés la grande différence entre ce que nous vivons nous et ce que les Chinois vivent c'est la vaccination les Chinois ont fait le pari du zéro Covid qui était un bon pari à l'époque où nous n'avions pas de vaccin il fallait le faire et ils ont raison à l'époque mais ils n'ont pas suffisamment vacciné et donc c'est ça la grande différence
et si un nouveau variant apparaît là-bas il se répondra oui bien sûr même s'il est dangereux oui et on repartirait de zéro pas de zéro
parce que nous avons appris de nos erreurs et parce que nous savons fabriquer des vaccins mais c'est vrai vous avez raison nous n'en sommes pas sortis on pourra dire probablement qu'on en est sortis si on aura passé une saison complète sans virus ce qui n'est pas le cas et si possible une saison d'hiver
là où nous sommes calfeutrés Philippe Juvin d'un mot très rapidement est-ce qu'il faut réintégrer les 15 000 soignants qui ont été suspendus pour cause d'absence de passe vaccinale
écoutez oui je pense je pense pourquoi parce que l'épidémie a beaucoup baissé et que nous avons besoin de beaucoup de monde dans nos hôpitaux et dans nos maisons de retraite oui nous avons besoin de bras vous savez qu'aujourd'hui il y a des gens qui ne peuvent pas être opérés en France merci parce que nous n'avons pas suffisamment de personnel dans nos hôpitaux
merci beaucoup Philippe Juvin on est obligé de s'arrêter là
merci
LR de la Garenne-Colombe invité du 830 France Info ce matin on vous réécoute sur franceinfo.fr merci
merci merci