L'édito de Quentin Gérard : «L'Etat-providence est mort et c'est tant mieux !»
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6h50 lors de l'éditau politique de Quentin Gérard. C'est à la une du journal du dimanche une interview de David Lissard dans laquelle le maire de Cann assume de dire que le modèle de l'État providence est mort. Pour vous Quentin, ce constat doit être fait par tout le monde.
Oui, mais il ne faut pas se leurer. Si on a l'habitude d'entendre David Lisnard parler vrai sur la question des dépenses publiques, ce n'est pas le cas d'une grande partie de la classe politique a commencé par la gauche qui continue de nous parler de cette fable d'une France ultralibérale, peu importe qu'on ait deux fois plus de fonctionnaires par habitant que la Chine communiste ou que on est le record du monde de dépenses publiques. Mais dans les pages du JDD ce matin, le maire de Cann encore une fois le mérite de dire les choses que tout le monde peut et doit constater.
L'État Providence et mort et j'ai envie de dire que c'est peut-être une bonne chose, que c'est tant mieux parce que ce qu'on nomme état providence aujourd'hui n'est plus qu'une administration obèse qui fabrique de la pauvreté. Il l'entretient en décourageant le travail et l'investissement et en prime il importe une immigration massive. Puis de l'autre côté, conséquences logiques, il pousse les talents et les capitaux à affilés à l'étranger.
Quentin, c'est la philosophie même de l'État providence qui est aujourd'hui intenable. Oui, parce qu'elle date en réalité d'une d'une autre époque. L'État providence est né après la Seconde Guerre mondiale dans un contexte particulier.
La démographie explosait comme la croissance, la productivité ou encore le le pouvoir d'achat. L'idée c'était de protéger tout le monde des grands risques de la vie. Sauf que cet état à providence en réalité n'a jamais arrêté de grossir.
Aujourd'hui, les dépenses sociales pèsent 32 % du PIB contre 15 % dans les années 60. Sauf qu'aujourd'hui, le contexte a complètement changé. La natalité est en chute libre, la croissance est à tonne et le pouvoir d'achat stagne.
Mais l'État providence continue de dépenser un argent qu'il n'a pas. Pour ça, il commence par tondre fiscalement les actifs, les entreprises avec un résultat logique qui est que les Français n'arrivent plus à vivre de leur travail et comme ça ne suffit pas, ils s'endettent encore et encore avec des taux d'intérêt qui explosent. Nicolas Dufourc, le président de la banque publique d'investissement, l'a écrit dans son dernier livre sur les derniers 1000 milliards de dettes.
La moitié est causée par le système des retraites. Ce système est une immense pyramide de Ponzi qui va finir passer par s'effondrer un jour ou l'autre si rien n'est fait. Alors justement Quentin, est-ce qu'une personnalité euh politique aux idées libérales pourrait sauver économiquement la France ?
Bah de prim à de prime à bord, c'est difficile à dire ton impression que notre pays est fâché avec le libéralisme et toutes les candidatures libérales dans l'histoire ces dernières décennies ont fini par s'écraser. On se souvient de Raymond Bar en 1988 avec ses 16 %. On se souvient d'Alain Madelin en 2002 avec ses 4 % à peine.
On nous a vendu Emmanuel Macron comme un libéral en 2017. Si c'est vrai qu'au début, il y a eu une un semblant de politique de l'offre, ça n'a pas duré. Les dépenses publiques comme la dette n'ont cessé de de monter et de grimper.
Aujourd'hui, c'est vrai que plusieurs candidats portent des idées libérales. David Lisnard bien sûr, aussi Bruno Rota Édouard Philippe et dans une certaine mesure Gabriel Atal. reste à voir si l'un de sera élu et si c'est le cas s'il aura au bout de son projet une fois qu'il sera au pouvoir.
Mais il y a quand même un exemple qui doit nous donner de l'espoir, c'est évidemment l'Argentine de Ravière Miley. Ce pays l'Argentine était au bord du gouffre une inflation à plus de 250 % par an, un taux de pauvreté au-delà de 40 %, des dizaines de défauts de paiement. La cause on la connaît bien, c'est le péronisme, c'est-à-dire une sorte d'état providence à la française mais puissance 1000.
Dans quelques mois, le président Miley a obtenu des des résultats tout à fait spectaculaires. L'inflation a été ramenée autour de 30 %. La pauvreté est en chute.
La croissance est repartie. Il s'est même payé le luxe d'avoir un excédent commercial. La preuve que rien n'est jamais perdu, que n'importe quel pays peut se relever.
Encore faut-il le vouloir.