Budget 2027 : "Sébastien Lecornu va entrer dans des négociations de marchands de tapis"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
On parlait du prélèvement exceptionnel sur les grandes entreprises instauré en 2025. Pourquoi le maintenir en 2027 ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Comment concilier respect des objectifs budgétaires, pas d'augmentation des impôts et pas de modération des dépenses ?
- 1:28RelanceRéponse partielle
Les annonces de Lecornu sur le budget sont-elles crédibles ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Le prélèvement sur les entreprises est-il une taxe sur le Made in France ?
- 3:23OuverteRéponse partielle
Le pouvoir d'achat des travailleurs sera-t-il protégé ?
- 4:52OuverteRéponse partielle
La TVA sociale est-elle une solution pour le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:07Fait
« C'est une expression de gérontocratie incroyable. C'est le mot qui a été employé dans cette lettre. »
- 5:35Chiffre
« On a engrangé des gains de compétitivité prix remarquable. Je renvoie au rapport du conseil national de la productivité sur les 6 dernières années près de 20 % de gains de compétitivité prix en France par rapport à l'Allemagne. »
- 7:31Fait
« La TVA sociale c'est véritablement un non sens social parce que ça justifie la transformation de tout notre système de sécurité sociale et d'assurance en un système simple une pompe à redistribu qui fin avec la conséquence terrible terrible c'est que personne en matière de maladie personne en matière de retraite dit mais au fait est-ce Est-ce que vous avez pris les mesures de prévention que tout assuré prendre ? »
- 8:58Fait
« Dans les autres pays qui se portent bien et dans lesquels les finances publiques se portent très bien, ces dépenses non contributives sont payées par des recettes fiscales du type TVA. Et c'est pour ça que dans les pays nordiques et scandinaves, le taux normal de TVA est très largement supérieur aux nôres. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On parlait tout à l'heure de du prélèvement exceptionnel sur les grandes entreprises qui instauré en 2025. En 2025 c'est exceptionnel, c'était pour une année. Il a été reconduit un tout petit peu modifié. On a on a changé l'assiette d'entreprise on est passé 1 milliard 5. Néanmoins, ça a rapporté autant. Donc le prélèvement 7 milliards. Donc le prélèvement est identique sur un plus faible nombre d'entreprises. Donc ça veut dire que les entreprises qui sont qui sont taxées, qui sont sollicitées le le sont le sont beaucoup plus. Hélas pour le budget 2027, on peut pas s'en passer. Donc on va voir les propositions concrès. Sébastien on va voir les les propositions concrètes qui seront faites par le gouvernement. Mais vous voyez, il y a
des objectifs contradictoires. Il y a un objectif de bonne tenue, si j'ose dire, de respect ou de ne pas trop s'écarter en tout cas des des objectifs budgétaires. Et en même temps, simultanément dans un contexte de croissance qui est celui qu'on connaît aujourd'hui, de ne pas augmenter les impôts et de ne pas modérer les dépenses. C'est une équation d'une complexité inouie. Ça fonctionneou. Donc ça sera une découverte. Évidemment le projet de budget et les discussions ne manqueront pas d'être passionnantes. Mais Olivier c'est sur taxe di le problème c'est que vous faites beaucoup de vous payez beaucoup de d'impôts en France. Enfin vous prenez le crédit mutuel l'activité est en France, il paye très cher. Prenez la BNP Paris-bas l'activité est au plutôt à l'étranger,
il paye moins d'impôt. Ça finit par être une taxe sur le M in France quoi. Oui, tout à fait. Et et d'autre part, l'annonce de le cornu, il faut la prendre avec des pincettes parce qu'en fait on est quand même dans des annonces qui précèdent les négociations qui vont avoir lieu sur le budget. Il voudrait donner une poire pour la soif pour obtenir une non censure des socialistes, il ferait pas autrement. Donc là, il annonce ça. Mais est-ce que ça va être maintenu ? Euh on va rentrer dans des négociations. Rappelez-vous les deux des précédents budgets, hein. C'est des négociations de marchand de tapis. On va rentrer là-dedans. Donc toutes les annonces aujourd'hui, elles sont nules et non avenues. Il dit ça, mais est-ce qu'il pourra le maintenir ? Moi, je crois pas du tout qu'il pourra
le maintenir. Il va se heurter là-dessus à une levée de bouclier et donc il va être obligé de remonter remonter cet impôt pour le remettre au niveau 2025 pour obtenir la noncensure. À mon avis, c'est ça qui va se passer. Donc il est en train de lâcher les pistes en bah là c'est une par jour he Oui. En prévision de la NOG. En prévision de la Négo pour faire passer le budget. Et à la fin ça finit ça finit que on arrivera pas à faire les économies. Je crois que Gilbert a raison quelque part à court terme, les ressources dont nos disposants sont définies. Pour l'année qui vient, on va pas voir grand-chose et même si on prenait les plus belles réformes au monde, elle n'aurait pas défit à horizon de 3 mois. Aucune bonne réforme n'a défit un horizon de 3 mois et cetera. Mais nous avons comme le
disait Gilbert sous le pied au moins au moins 10 % de plus de travail et d'activité. Et c'est ça qu'il faut monter parce que mais c'est toujours voilà et c'est donc c'est ça doit être l'objet. C'est pour ça que ça sera ça serait important que les candidats à la présidentielle se mettent sur ce trip parce que ce ne sera ils pourront pas être jugés sur le résultat de l'année 2027 la 2 mais vous voyez bien ce qui se passe personne ne veut parler retraite. Dès que vous posez la question ah ben non je vous dirai plus tard dans 15 jours. Je reviendrai vers vous parce que ils vont se trouver en fin de mandat avec plus de problèmes qu'ils n'en ont en début de mandat s'ils ne font pas des réformes structures. Le constat qui a été fait par le gouverneur de la Banque
de France dans sa lettre au président de la République est quand même un constat qui prend avant celle qu'il a fait avant de partir ou avant prend une véracité. Bon, le pouvoir d'achat va être entamé et en particulier le pouvoir d'achat des travailleurs, hein, les les l'augmentation des prix va être supérieure à l'augmentation des salaires. Si euh on n'envisage pas un, je dirais un effort du côté des retraités, soit par une une desation partielle, soit par la suppression de l'abattement de de 10 %, enfin il y a différents moyens. C'est une expression de gérontocratie incroyable. C'est le mot qui a été employé dans cette lettre. Voyez incroyable le seul pouvoir d'achat qui va être protégé et maintenuité
serait celui des retraités des personnes qui ont quitté l'activité. Voyez euh ce pouvoir d'achat est plus celui des des prestations évidemment les les les plus les plus basses. C'est quelque chose qui peut choquer choquer pour les repas 1 € qui le tour du pâé de maison quoi. Alors du côté des prélèvements, je crois qu' il faut regarder juste les chiffres. C'est intéressant voyez. Moi je je regarde régulièrement le le site Fipo fait par notre collègue notre ami François et et ce qu'on voit c'est que en France quand on se compare aux autres pays européens les prélèv sur le capital sont plus élevées les prélèvements sur le travail sont plus élevés il y a qu'un prélèvement qui est plus faible et c'est ver c'est celui sur la consommation voilà il
y a qu'un prélévement qui Ah bon le ministre a écarté toute hausse des impôts et une TVS sociale serait de fait une hausse de de certains impôts. Néanmoins, c'est là où il y a une différence. Je rappelle que dans l'Union européenne à 27, il y a 20 pays qui ont un taux de TVA normal supérieur au nôtre, supérieur à 20 %. Et vous me dites que le pouvoir d'achat va déjà être attaqué. Alors là, vous me rajoutez une TVA en plus. Mais de toute façon, il faudra je dire il y aura une une baisse de pouvoir d'achat des des ménages dans le contexte dans le contexte actuel. Néanmoins, il faut souligner, ça c'est une réfite de la France, que l'inflation en France est plus basse que dans la moyenne de la zone euro et depuis plusieurs années et plus basse que dans on a engrangé des
gains de compétitivité prix remarquable. Je renvoie au rapport du conseil national de la productivité sur les 6 dernières années près de 20 % de gains de compétitivité prix en France par rapport à l'Allemagne. Et ça c'est lié à quoi considérable ? Des prix qui ont moins augmenté euh et des prix qui ont moins augmenté. Pourquoi ? parce qu'on modère l'augmentation des du coût salarial par différentes politiques et puis le bouclier tarifaire a eu des conséquences incroyable incroyable le bouclier tarifaire s'est reporté évidemment sur l'indice des prix à la consommation moindre croissance de l'indice des prix à la consommation et donc mais c'est du déficit ça Gilbert mais c'est du déficit on a payé à crédit une inflation plus faible et des gains de des gains de compétitivité
on s'est acheté des gains de compétitivité [rires] c'était beaucoup plus favorable mais beaucoup plus et quand on les acheté à 0 Mais là c'est 4,3 énergie. Voilà. Là là où c'est la politique devient vraiment un sport complexe, c'est que il y a un effet de bord sur la baisse de la consommation. Baisse de la consommation par exemple, c'est augmentation de la malbouffe parce que les gens vont avoir moins de budget. Vous parliez du poisson par exemple, les gens vont s'acheter moins de donc sans prendre l'exemple de master poulet mais fondamentalement les gens vont aller vers de la nourriture moins cher puisque la nourriture à un moment faut quand même un peu manger et les conséquences on les paye sur le budget de la santé en revanche hein. C'est-à-dire que derrière avec tous les
accidents de santé qui peuvent être liés les accidents cardiaques et autres fondamentalement vous retrouvez la dépense ailleurs. Hein donc attention aussi aux effets de bord la baisse de la consommation peut avoir vous dites non à la TVA socio sociale. Je pense qu'on honnêtement on va pas y couper. Je pense que c'est le comme comme le disait Gilbert, quand vous regardez la liste des prélèvements, c'est le seul prélèvement sur lequel on est globalement euh on a une marge de manœuvre par rapport à à nos principaux voisins. On va forcément y aller. Donc ça sera travailler plus TVA, plus hausse des prix à cause de l'énergie. Donc je pense la TVA sociale de mon point de vue est une erreur qu'on prélève plus pour les éventuellement euh pour les prestations sociales, pourquoi
pas mais elles n'ont pas à être financées par la TVA sociale, tout au moins les parties qui correspondent à des mécanismes d'assurance comme la santé et la vieillesse. Nous ne sommes pas dans des systèmes redistributifs. La TVS la TVA peut aider à financer de la redistribution. En revanche, tout ce qui est trait à l'assurance maladie et à la et à la vieillesse doit être lié au revenus, ne doit pas dépasser le revenu. C'est des mécanismes d'assurance. Vous mettez de l'argent de côté pour faire face à des coups durs et je crois qu'il faut qu'on en reste vraiment là parce que la TVA sociale c'est véritablement un non sens social parce que ça justifie la transformation de tout notre système
de sécurité sociale et d'assurance en un système simple une pompe à redistribu qui fin avec la conséquence terrible terrible c'est que personne en matière de maladie personne en matière de retraite dit mais au fait est-ce Est-ce que vous avez pris les mesures de prévention que tout assuré prendre ? Donc les gens s'exposent en matière de maladie à des risques idiot qui pourrait être évité et en matière de vieillesse, on ne prend pas les mesures qui permettraient justement un dérapage des dépenses. En relatif désaccord avec Philippe sur ce point-là. dans dans la protection sociale, il y a des dépenses dites contributives, il y a des dépenses qu'il sont pas euh la retraite et et le chômage sont contributif, hein. Il faut
avoir contribué pour euh pour y avoir droit. Par contre, la santé euh est une dépense non contributive, de même que la famille. Et on voit et on voit que 100 milliards sont payés, sont prélevés sur les entreprises chaque année en France pour financer, pour contribuer au financement de la santé et de la famille. Dans les autres pays qui se portent bien et dans lesquels les finances publiques se portent très bien, ces dépenses non contributives sont payées par des recettes fiscales du type TVA. Et c'est pour ça que dans les pays nordiques et scandinaves, le taux normal de TVA est très largement supérieur aux nôres. On parle pas et je parle pas ici du financement des retraites ou du financement des chômages, je parle du financement de la santé de la famille.
Donc c'est une vraie question qu'on doit avoir dans un pays comme la France. Olivier, je peux vous laisser 20 secondes ? Et ben 20 secondes pour dire c'est pas une TVA sociale qui vaut faire, c'est une TVA productive. Faut augmenter la TVA mais avec ce gain là il faut à un moment défiscaliser l'investissement pour que les entreprises investissent pour créer de la croissance. C'est pas le maître sur les dépenses sociales, ce serait une erreur. Alors vous taxez quoi ? Je [rires] bah je taxe la consommation, j'augmente la TA mais le gain que je fais avec ça, ce gain là, je le mets à un moment pour favoriser l'investissement pour aller vers une société qui travaille plus et plus productive. Merci. Alors 2 secondes, allez 3 secondes. Donc juste le petit point de désaccord avec
Gilbert vient du fait que je pense que la l'assurance maladie reste une assurance. Il y a de la redistribution dans la maladie. Bien évidemment quand j'accorde une couverture maladie à des réfugiés politiques en France, je fais de la redistribution. Et ça du ça doit être financé par l'impôt et surtout pas par les cotisations sociales. Mais inversement, le reste non. M.
Sébastien Lecornu