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Podcast / conversationFrance Culture — Affaires étrangères (sur Site radio)· 28 septembre 2026 16 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsDéfenseImmigration & asileSolidarités & famille

[DÉCOUVERTE] Gadi Eisenkot, le général qui défie Nétanyahou | 4/4 · La bataille des législatives : tout sauf Bibi

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Comment situer Yachar, le parti politique de Gadi Eisenkot ?

  • 6:56OuverteRéponse directe

    Comment se positionne Gadi Eisenkot sur le statut de la Palestine, la guerre à Gaza et les colonies en Cisjordanie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:57Invité politiqueFait
    « « Il faut replacer la naissance de ce parti dans son contexte historique parce qu'on dit souvent de la vie politique israélienne qu'elle est très, disons, droitière. » »
  • 3:19PrésentateurFait
    « « Israël mérite d'ouvrir un nouveau chapitre. » »
  • 3:43PrésentateurFait
    « « Pour l'avenir d'Israël, nous devons faire en sorte qu'en octobre prochain, le gouvernement du 7 octobre achève son rôle dans l'histoire. » »
  • 4:45InvitéFait
    « « En Israël, les ultra-orthodoxes sont exemptés de services militaires. » »
  • 5:06PrésentateurChiffre
    « « Aujourd'hui, on a 1,5 million environ d'ultra-orthodoxes en Israël. » »
  • 6:37Invité politiqueFait
    « « Ça, c'est un véritable scandale. » »

Temps de parole

  • Invité politique45 %
  • Présentateur31 %
  • Invité11 %
  • Présentateur 28 %
  • ?4 %

≈ 26,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Dans quelques semaines, nous nous rendrons aux urnes pour un référendum d'une importance capitale,

0:15
Locuteur

des

0:15
Présentateur

élections qui détermineront

0:16
Locuteur

l'identité de

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Présentateur

la nation israélienne.

0:21
Locuteur

Nous

0:21
Présentateur

choisirons entre l'unité et la division, entre la responsabilité nationale et l'abandon des enjeux de sécurité sociaux et politiques. Nous

0:33
Locuteur

choisirons

0:33
Présentateur

entre la vérité et le mensonge. Cette fois, le choix est d'une importance cruciale.

0:40
Locuteur

Les

0:41
Invité

visages de l'actu Gadi Heisenkot, épisode 4, l'anti-Netanyahou.

0:49
Locuteur

Avec

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Invité

Yachar, son propre parti, Heisenkot fait de la rectitude un programme. Il ne se contente pas de vouloir battre Netanyahou, il veut le voir quitter la scène. Face aux diviseurs en chef, il se pose en rassembleur d'une société épuisée par la guerre et ses fractures et en homme, intègre face à un pouvoir rattrapé par les affaires. Comment situer Yachar, le parti politique de Gadi Heisenkot

1:14
Locuteur

? Il

1:16
Invité politique

faut replacer la naissance de ce parti dans son contexte historique parce qu'on dit souvent de la

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Locuteur

vie

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Invité politique

politique israélienne qu'elle est

1:24
Locuteur

très,

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Invité politique

disons, droitière. Alors certes, le baril centre s'est déplacé à droite, il n

1:29
Locuteur

'y a

1:29
Invité politique

pas de doute là-dessus, mais on oublie quand même qu'en réalité, il

1:32
Locuteur

y a

1:32
Invité politique

une forme de tripartition avec cette famille centriste qui a été politiquement incarnée par un certain nombre de formations politiques qui ont disparu, qui sont des formations un peu politiques éclaires. Mais c'est un peu dans cette lignée-là que s'inscrit au fond Heisenkot avec la création de cette nouvelle formation politique, Yachar, donc il y a à peine un an. Et ce qui est assez extraordinaire dans son parcours politique,

1:57
Locuteur

c

1:57
Invité politique

'est que c'est un novice, ce n'est pas un professionnel de la politique. Or, son parti caracole en tête face à un premier ministre israélien qui est au fond aux manettes depuis plus d'une dizaine d'années, qui est un politique madré. Et quand on regarde la plateforme électorale de Yachar, ses contraducteurs lui reprochent le caractère très, très vague de ses propositions, très abstraite, très générale. Je crois au contraire que c'est une stratégie qui est pensée

2:27
Locuteur

par

2:27
Invité politique

Heisenkot et ses conseillers politiques et qui vise au fond à essayer de siphonner une partie de l'électorat du Likoud, c'est ce qu'on appelle en sociologie politique un parti attrape tout, le parti de Gadi Heisenkot. Et notamment, ce qui est intéressant, c'est dans la composition de sa liste électorale, il a pris le soin d'abord de faire en sorte qu'elle reflète un peu la mosaïque sociale israélienne. Vous avez des laïcs, des religieux, des ashkénazes, des orientaux,

2:57
Locuteur

des

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Invité politique

gens qui sont plutôt

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Locuteur

issus

3:00
Invité politique

du centre-gauche, mais majoritairement plutôt de la droite israélienne. Et là, encore une fois, il y

3:05
Locuteur

a

3:05
Invité politique

une stratégie qui vise

3:06
Locuteur

à

3:07
Invité politique

essayer de reconquérir cet électorat qui était historiquement un électorat captif du Likoud, et notamment les orientaux

3:13
Locuteur

qui

3:14
Invité politique

se reconnaissent dans la trajectoire sociopolitique de Gadi Heisenkot. «

3:19
Présentateur

Israël mérite d'ouvrir un nouveau chapitre.

3:28
Locuteur

Nous

3:29
Invité

l

3:29
Locuteur

'écrirons

3:29
Invité

ensemble.

3:30
Locuteur

»

3:31
Invité

Un extrait du discours de Gadi Heisenkot en meeting, mis en ligne par le média « Ici Beyrouth

3:36
Locuteur

»

3:36
Invité

le 1er août 2026.

3:37
Locuteur

«

3:38
Présentateur

Pour l'avenir d'Israël, nous devons faire en sorte qu'en octobre prochain, le gouvernement du 7 octobre achève son rôle dans l'histoire. Et que nous ouvrirons alors un nouveau chapitre de l'histoire d'Israël.

3:56
Locuteur

Un

3:57
Présentateur

chapitre bien meilleur,

3:59
Locuteur

car

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Présentateur

Israël doit vaincre

4:01
Locuteur

et

4:01
Présentateur

il vaincra.

4:03
Locuteur

»

4:03
Présentateur

On voit là que Gadi Heisenkot se propose comme challenger direct de Benjamin Netanyahou avec des mots-clés qui ont fait partie du champ lexical de l'opposition, qui est de l'espoir, qui est d'un nouveau chapitre, une nouvelle ère. Évidemment, rappelons que Netanyahou,

4:17
Locuteur

ça

4:17
Présentateur

fait 30 ans qu'il est en politique israélienne et ça fait 17 ans, presque sans discontinuer, qu'il est au pouvoir et que forcément, le public à la fois peut lui rapprocher une lassitude générale. Évidemment, la catastrophe du 7 octobre et Gadi Heisenkot fait campagne systématiquement sur l'échec du 7 octobre. Et puis, d'autres calamités comme des difficultés économiques et le coût de la vie en Israël en particulier.

4:45
Locuteur

En

4:45
Invité

Israël, les ultra-orthodoxes sont exemptés de services militaires. Gadi Heisenkot veut mettre fin à ce qui est perçu par beaucoup comme une injustice.

4:53
Présentateur

Heisenkot se positionne sur l'enrôlement des ultra-orthodoxes également. Certainement, depuis le 7 octobre, la question de leur dispense à eux d'une communauté qui était ultra-minoritaire historiquement et qui est devenue beaucoup plus importante. Aujourd'hui, on a 1,5 million environ d'ultra-orthodoxes en Israël. Ça, ça ne passe plus après le 7 octobre.

C'est un reproche systématique qui est fait par les autres populations, les laïcs, les traditionnalistes ou les religieux, qui, eux, acceptent l'enrôlement et qui se sont sentis abandonnés au front, finalement, par ces gens qui n'ont pas participé, alors que des familles entières ployaient sous l'effort de guerre, en particulier avec les réservistes. Donc, Heisenkot va se positionner comme ça, comme à la fois le traditionnaliste, qui n'est pas trop un homme de gauche, parce que ça,

5:37
Locuteur

c

5:37
Présentateur

'est un mot qui fait peur, après le 7 octobre, certainement, et qui est capable de proposer une vaste alliance allant de la droite en passant par le centre et jusqu'éventuellement le centre-gauche.

5:48
Invité politique

Cette question de la conscription, c'est très concret pour une écrasante majorité d'Israéliens. Pour une raison assez simple, c'est que vous avez 10 millions d'habitants, dont un peu plus de 7 millions de Juifs, qui servent sous les drapeaux. Donc, vous avez fatalement un frère, un cousin, un oncle,

6:03
Locuteur

qui

6:03
Invité politique

a servi depuis l'attaque du 7 octobre. C'est parfois des tragédies familiales. Et donc ça, quand la majorité des Israéliens regardent

6:14
Locuteur

ce

6:15
Invité politique

qui se passe et constate que vous avez à peu près 12 à 14% de la population, pour ne pas les nommer les ultra-orthodoxes, qui ne servent pas,

6:24
Locuteur

mais

6:24
Invité politique

qui bénéficient d'un certain nombre d'exemptions, de taxes, qui bénéficient surtout des manes financières très généreuses de l'État. C'est ce qu'on appelle en Israël le fameux partage du fardeau. Ça, c'est un véritable scandale.

6:39
Locuteur

Et

6:39
Invité politique

Heisenkot a eu pour le coup le flair de politiser en fait ce ressentiment d'une majorité de la population israélienne à l'endroit des ultra-orthodoxes et a fait de la conscription universelle un élément central de son engagement politique et de sa plateforme électorale.

6:56
Locuteur

Comment

6:57
Invité

se positionne Gadi Heisenkot sur le statut de la Palestine, la guerre à Gaza et les colonies en Cisjordanie

7:03
Locuteur

?

7:03
Présentateur

Heisenkot est probablement plus à gauche sur la question des territoires disputés, sur la question de la Cisjordanie. Par exemple, Pierre Golan, qui est le chef des Démocrates, l'a souvent plombé de déclarations en disant « Gadi, il est comme moi, il comprend très bien le danger que ça représente pour Israël. » Mais que Gadi Heisenkot a fait le choix, contrairement à Ergolan, à la tête des Démocrates, de laisser tomber totalement la solution à deux États de son programme et il prend le soin de répéter, lui ou ses candidats sur sa liste, de répéter qu'un État palestinien n

7:38
Locuteur

'est

7:38
Présentateur

pas d'actualité pour le mandat actuel, c'est-à-dire pas maintenant, et de rester assez vague sur qu'est-ce qu'il préconise comme solution au long cours. Il imagine probablement, parce qu'on arrive quand même à lire entre les lignes, une forme d'autonomie d'indépendance palestinienne, mais néanmoins, il insiste sur le fait que Tzahal restera la seule armée régulière entre la mer et le Jourdain. Donc il est en réalité une position plus à gauche aujourd'hui qu'une majorité d'Israéliens et c'est aussi pourquoi Benjamin Netanyahou, très clairement, a décidé de le positionner en tant que rival officiel, le Challenger.

8:16
Invité

Benjamin Netanyahou, dans une vidéo diffusée sur son compte X le 16 septembre 2026.

8:23
Présentateur

Le président du conseil de Touba Zangari a révélé que lors d'une réunion avec les présidents des conseils bédouins du Nord, Gadi Ezenkot leur avait déclaré

8:31
Locuteur

«

8:31
Présentateur

Je ferai entrer le Rahm dans la coalition que je vais former ». Gadi Ezenkot ne peut former de gouvernement sans les partis arabes, tout comme Lieberman, qui tient un discours de droite mais agit comme un gauchiste, ainsi que Bennett et Lapide.

8:45
Locuteur

Tout

8:45
Présentateur

le monde est bien sûr Yair Golan, tout le monde compte sur un gouvernement qui s'appuie sur les partis arabes.

8:50
Locuteur

«

8:50
Présentateur

Donc si vous voulez empêcher cela, votez pour le Likoud car nous, et nous seuls, accomplirons la tâche.

8:57
Locuteur

»

8:58
Présentateur

Netanyahou commence directement à attaquer Ezenkot sur ses points faibles, son absence de charisme, il ne

9:04
Locuteur

se

9:04
Présentateur

parle pas très bien anglais, ce qui est une compétence que Netanyahou possède, un certain nombre de choses comme ça, et donc le positionne réellement en Challenger. Et ce qui se dit, c'est que Netanyahou préfère un homme comme lui parce qu'il est justement plus de l'aile gauche, on va dire, de la sensibilité de centre, qu'un autre homme comme Naftali Bennett, qui lui est un vrai droitier, même s'il a fait un certain chemin depuis, ou avec Dor Lieberman. «

9:28
Locuteur

Gadi

9:28
Invité politique

Ezenkot, contrairement à ce qui est dit ici et là, son positionnement politique, notamment sur la question palestinienne, sur la poursuite de la guerre, il est beaucoup moins droitier qu'on ne le pense. Pourquoi ? Parce qu'en 2020, alors certes, il ne parle pas d'État palestinien en Côte d'Israël, mais il parle de

9:50
Locuteur

la

9:50
Invité politique

nécessité

9:51
Locuteur

d

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Invité politique

'enclencher un processus de séparation avec les Palestiniens, et il évoque notamment comme argument massue

9:58
Locuteur

la

9:58
Invité politique

préservation du caractère juif et démocratique d'Israël. Or, c'est un argument central

10:03
Locuteur

et

10:04
Invité politique

historique de la gauche travailliste, qui explique, à qui veut bien l'entendre, que la poursuite de l'occupation, son enquistement, met en danger le caractère juif démocratique de l'État pour une raison assez simple, c'est qu'elle produit une forme d'annexion de facto de la Cisjordanie qui obligerait Israël à choisir entre eux son caractère juif et démocratique.

10:26
Locuteur

C

10:26
Invité politique

'est-à

10:26
Locuteur

-dire,

10:26
Invité politique

si on annexe la Cisjordanie, on remet en cause, évidemment, le caractère juif de l'État, puisqu'il y aurait une forme d'égalité démographique entre juifs et arabes en Israël. Et si on décide, malgré tout, d'annexer, on met en danger, par ailleurs, la dimension démocratique de l'État, si on ne donne pas à ses futurs citoyens palestiniens d'Israël le droit de vote.

10:50
Locuteur

Ça, c

10:51
Invité politique

'est très intéressant, parce qu'il le fait de façon subtile, sans utiliser le vocable État palestinien, dont il sait pertinemment qu'il constituerait aujourd'hui une forme d'handicap politique en Israël, parce qu'il y

11:02
Locuteur

a

11:02
Invité politique

une forme de traumatisme historique cumulatif depuis

11:05
Locuteur

l

11:06
Invité politique

'effondrement du processus de paix dans les années 2000. Et c'est ça qui explique l'effondrement de la gauche en Israël. Il faut le dire et le répéter. La gauche en Israël a été associée, assimilée au processus de paix, au processus d'Oslo. Et les attentats suicides ont détruit psychologiquement, dans la psyché collective israélienne, cette idée qu'au fond, le compromis territorial pouvait produire une forme de pacification avec les Palestiniens. Et on peut multiplier les exemples. Ensuite, évidemment, les cinq guerres avec le Hamas depuis le retrait de 2005.

Et enfin, évidemment, ça a culminé avec l'attaque du secte octobre qui a un peu plus encore affaibli ce discours historique de la gauche qui, encore une fois, reposait sur la paix contre les territoires. Donc, lui dit, il ne s'agit pas d'arriver tout de suite à la paix avec les Palestiniens, de créer un État palestinien dans l'immédiat.

11:58
Locuteur

C

11:58
Invité politique

'est irréaliste. Mais en revanche, il faut préserver les conditions qu'on parvienne à une telle solution à l'avenir, notamment en gelant E1. Donc, E1, c'est ce projet qui consiste, au fond, à vraiment détruire la solution en deux États en créant une continuité territoriale entre Maléa, Doumime et Jérusalem, en mettant un terme aussi aux violences des colons les plus radicaux en Cisjordanie et par ailleurs, en enclenchant un processus de séparation, c'est-à-dire en essayant d'éviter les frictions entre Palestiniens et Israéliens en Cisjordanie.

12:41
Présentateur

Parmi les différents scénarios qu'on a pour cette élection, aucun bloc actuel, ni le bloc Netanyahou, ni le bloc Azenkot, ne parvient à dégager une majorité claire qui est une majorité de 61,

12:52
Locuteur

en

12:53
Présentateur

sachant qu'il vaut toujours mieux avoir 62, 63, 64 mandats pour s'assurer d'une stabilité, surtout dans le contexte de la politique israélienne, toujours extrêmement instable. Soit les Israéliens se réveillent le 28 octobre et disent « Personne n'a de majorité, on va continuer à faire ce qu'on a fait en 2019 et en 2020,

13:09
Locuteur

c

13:09
Présentateur

'est-à-dire retourner aux urnes ad vitam aeternam jusqu'à ce qu'une majorité se dessine. » En 2022, ça avait pris quand même cinq tours d'élection. Les Israéliens sont fatigués au bout de trois ans de guerre, donc reste à voir si c'est un scénario envisageable. Soit le scénario de l'Union, c'est-à-dire que Netanyahou et Azenkot se tendent la main en sachant que beaucoup de gens sont très sceptiques et frileux à l'idée de cette option qui là aussi serait assez bancale mais qui permettrait de passer le cap et d'amorcer peut-être une ère post-Netanyahou.

Et enfin, une dernière option qui est celle privilégiée par Azenkot mais qui n'est pas très populaire auprès des électeurs, ce serait un gouvernement minoritaire, c'est-à-dire s'engager dans une coalition sans réelle majorité et s'appuyer sur l'abstention des partis arabes israéliens qui traditionnellement ne siègent pas au sein des coalitions mais permettraient de l'extérieur de faire passer certaines décisions de gouvernement. Tout cela serait également bancal, ça prédirait une nouvelle élection mais ça permettrait peut-être de passer l'hiver on va dire ou de passer l'année.

14:10
Locuteur

Il

14:11
Invité

a d'ailleurs été reproché à Gadi Azenkot de faire le jeu du parti d'extrême droite Odzama Yehoudite d'Itamar Bengvir et de légitimer sa politique raciste et antidémocratique. Il a soutenu sa demande d'empêcher Samia Bouchéade président du parti Balade de participer aux législatives pour des propos douteux tenus au

14:29
Invité politique

sujet du 7 octobre. Sur cette question du soutien des partis arabes depuis l'extérieur de la coalition c'est un scénario qui est plausible qu'il est d'autant plus que le parti RAM qui avait rejoint la coalition de Yair Lapide et de Bennett donc un gouvernement centriste et qui était un parti plutôt islamique conservateur a intégré son numéro 2 est un juif israélien sioniste ancien ministre Segalovitz pour ne pas le nommer.

14:57
Locuteur

Pourquoi

14:58
Invité politique

je fais cette précision ? Parce que je crois que la clé aussi pour l'opposition sa capacité à reconquérir le pouvoir c'est l'alliance avec les arabes d'Israël ou les citoyens palestiniens d'Israël.

15:12
Locuteur

Mais

15:15
Invité politique

le consensus

15:16
Invité

à son prix le silence ou les contournements sur les colonies Gaza ou l'état palestinien Eisenkot ne rompt pas véritablement avec la politique de ses prédécesseurs et c'est peut-être là aussi ce qui fait sa popularité. Les visages de l'actu ont été préparés par Tom Hundenstock réalisés par Félix Levaché avec à la technique d'Aliya mixage Ludovic Auger coordination Camille Renard.

15:48
Locuteur

Merci d

15:48
Invité

'avoir

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Locuteur

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